Affaire du « complot contre la sûreté de l’État » : Les détails des peines annoncées en appel
La chambre pénale spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la cour d’appel de Tunis a rendu, dans la nuit de vendredi 28 novembre 2025, les jugements définitifs concernant les accusés impliqués dans l’affaire dite du “complot contre la sûreté de l’État”.
Les peines prononcées à l’encontre des détenus varient entre 10 et 45 ans de prison, tandis qu’un accusé a été relaxé. Pour les prévenus en liberté, les peines vont de 5 à 35 ans, deux d’entre eux ayant été également relaxés. Quant aux accusés en fuite, les jugements confirment les peines prononcées en première instance (33 ans avec exécution immédiate) et les majorent pour certains jusqu’à 43 ans. Dans certains cas, des amendes et la confiscation de fonds détenus dans des établissements financiers tunisiens ont été ajoutées.
Accusés détenus:
Mohamed Khayam Ben Ibrahim Ben Mustapha Turki (45 ans, amende de 100 000 dinars, confiscation de fonds et 5 ans de contrôle administratif), Kamel Ben Youssef Ben Slimane Eltaïef (30 ans, 100 000 dinars et 5 ans de contrôle administratif),
Nour Eddine Abdallah Salem Bhiri (25 ans et 5 ans de contrôle administratif).
Issam Ben Abdelaziz Ben Ahmed Chebbi : 20 ans de prison et 5 ans de contrôle administratif (18 ans en première instance).
Jawhar Ben Ezzedine Ben Mohamed Habib Mbarek : 20 ans de prison et 5 ans de contrôle administratif (18 ans en première instance).
Ghazi Ben Mohamed Ben El Hadi Chouachi : 20 ans de prison et 5 ans de contrôle administratif (18 ans en première instance).
Ridha Ben Al-Bachir Mohamed Belhaj : 20 ans de prison et 5 ans de contrôle administratif (18 ans en première instance).
Abdelhamid Ben El Kader Ben Mohamed Jlassi : 10 ans de prison et 5 ans de contrôle administratif (13 ans en première instance).
Hattab Fethi Hattab Salama : non-lieu (4 ans en première instance).
Ali Mahjoub Mohamed Halioui : 33 ans de prison (33 ans avec exécution immédiate en première instance).
Ridha Ali Jilani Charafeddine : 2 ans et 3 mois de contrôle administratif (16 ans en première instance).
Sahbi Messaoud Salem Atig : 10 ans de prison et 5 ans de contrôle administratif (13 ans en première instance).
Sayed Mohamed Bouraoui Ferjani : 10 ans de prison et 5 ans de contrôle administratif (13 ans en première instance).
Kamel Bachir Mohamed Badawi : 13 ans de prison et 5 ans de contrôle administratif (13 ans en première instance).
Accusés en liberté
Ahmed Najib Abdelaziz Ahmed Chebbi : 12 ans de prison et 5 ans de contrôle administratif (18 ans en première instance).
Chaima Issa Ibrahim Ben Bahki : 20 ans de prison, amende de 50 000 dinars et confiscation de fonds (18 ans en première instance).
Mohamed Lazhar Akremi : non-lieu (8 ans en première instance).
Chokri Ben Issa Bahriya : 19 ans de prison et 5 ans de contrôle administratif (13 ans en première instance).
Ayachi Ahmed Rabah Hamami : 5 ans de prison et 2 ans de contrôle administratif (8 ans en première instance).
Mohamed Mabrouk Mohamed Hamdi : 17 ans de prison, amende de 20 000 dinars et 5 ans de contrôle administratif (13 ans en première instance).
Nour Eddine Ahmed Younes Boutar : non-lieu (10 ans en première instance).
Karim Farid Laurent Ben Mohamed Glati : 35 ans de prison, amende de 50 000 dinars et 5 ans de contrôle administratif (25 ans en première instance).
Mohamed Bachir Mohamed Badawi : 13 ans de prison et 5 ans de contrôle administratif (13 ans en première instance).
Accusés en fuite
Les peines initiales ont été confirmées à 33 ans avec exécution immédiate pour :
Hamza Mohamed Rejab Ali Meddeb, Monji Saleh Arabi Dhaouadi, Kamel Salem Saeed Guizani, Ridha Mahmoud Mohamed Idris, Mustapha Kamel Haj Ali Nabli, Kawthar Mohamed Kamel Amara Al-Daassi, Mohamed Abdelraouf Abderrahman Mohamed Al-Wassif Khalaf Allah, Abdelmajid Omar Ahmed Al-Zar, Tasnim Rachid Mohamed Al-Khariji, Nadia Al-Beji Hattab Akacha, Rafik Ahmed Abdelrahman Chabouni.
Pour certains accusés, les peines ont été augmentées jusqu’à 43 ans avec exécution immédiate, accompagnées d’amendes et de 5 ans de contrôle administratif :
Najla Abdellatif Khalifa Latif (fuite) : 43 ans, amende de 50 000 dinars et 5 ans de contrôle administratif (33 ans en première instance).
Bochra Belhaj Hmida (fuite) : 33 ans, amende de 50 000 dinars et 5 ans de contrôle administratif (33 ans en première instance).
Bernard Henri Lévy (fuite) : 43 ans et 5 ans de contrôle administratif (33 ans en première instance).
L’affaire remonte à février 2023, lorsque plusieurs personnalités politiques issues de différents partis, d’anciens ministres et responsables, des avocats, des hommes d’affaires et des responsables sécuritaires ont été arrêtés pour des accusations portant notamment sur la constitution d’une entente visant à conspirer contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État.
Loi de Finances 2026 : Présentation du projet à l’ARP dans sa version amendée
Le projet de Loi de Finances (PLF) 2026, dans sa version amendée, regroupe 61 articles et présente un budget de charges de 63,575 milliards de dinars. Les ressources budgétaires sont estimées à 52,560 milliards de dinars, principalement issues des recettes fiscales (47,773 milliards de dinars, soit 82 % du total).
Le déficit budgétaire prévu s’élève à 11,015 milliards de dinars. Les crédits d’engagement pour les dépenses de l’État sont fixés à 66,8 milliards de dinars.
Les ressources allouées aux comptes spéciaux du Trésor atteignent 1,924 milliard de dinars, tandis que les recettes des opérations des fonds de participation sont estimées à 53,104 millions de dinars. Les ressources de trésorerie devraient s’élever à 27 milliards de dinars en 2026.
Elles financeront notamment le déficit de l’État (11 milliards de dinars) et le remboursement de la dette intérieure (7,932 milliards de dinars) et extérieure (7,917 milliards de dinars).
Ces ressources proviendront essentiellement des emprunts intérieurs (19 milliards de dinars) et des emprunts extérieurs (6,8 milliards de dinars).
Selon les articles 8 et 9, le budget destiné aux ministères et entreprises publiques, employant 687 000 agents, est estimé à 1,585 milliard de dinars.
L’article 12 autorise la Banque Centrale de Tunisie (BCT) à accorder des facilités de financement à la trésorerie générale de l’État pour 11 milliards de dinars, remboursables sans intérêts sur 15 ans, avec une période de grâce de 3 ans.
Le PLF 2026 est actuellement discuté en plénière par l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et le Conseil National des Régions et des Districts (CNRD). Le texte est disponible sur le site de l’ARP.
Diplomatie : L’Etat tunisien adresse une protestation officielle ferme à l’ambassadrice des Pays Bas à Tunis
L’ambassadrice du Royaume des Pays-Bas en Tunisie, Joséphine Frantzen, a été convoquée jeudi par le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti qui lui a notifié une protestation ferme en raison de son non-respect des règles du travail diplomatique. Il l’a également appelée à respecter les usages diplomatiques et à s’abstenir de toute forme d’ingérence dans les affaires intérieures de la Tunisie, selon un communiqué du ministère. Le Président de la République avait chargé, le ministre des Affaires étrangères — selon une vidéo publiée par la Présidence — d’adresser une protestation sévère à une représentante d’un pays étranger accrédité en Tunisie et à toute personne ne respectant pas les normes diplomatiques.
Aucune précision n’a été donnée sur les raisons de cette protestation officielle ferme.
Stade Tunisien : Lassaad Dridi, nouvel entraîneur
C'est maintenant officiel. Lassaad Dridi succède à Chokri Khatoui à la tête des seniors du Stade Tunisien. Les négociations entre les deux parties n'ont duré que l'espace de vingt- quatre heures.
Rappelons que Dridi a eu à diriger le ST, son club de cœur, par le passé entre 2013 et 2016.
J.B.
Journées théâtrales de Carthage - Remise du Prix Salah Kassab attribué à Fadhel Jaïbi : Une reconnaissance à une vie vouée au théâtre
Par Imen ABDERRAHMANI
Il est sans équivoque l’un des maîtres incontestés du théâtre tunisien contemporain. Depuis près de cinq décennies, Fadhel Jaïbi a sculpté son nom dans les mémoires. C’est à lui que le prestigieux prix Kassab a été attribué, une récompense qui vient couronner son engagement artistique sans faille.
Ce soir-là, au cœur de l'hiver, un prix d’une grande noblesse lui a été attribué : le prix Kassab, une récompense magnifiquement méritée qui vient couronner une œuvre dédiée, sans réserve, à la magie du théâtre.
Il y avait de la joie à la salle « CinémAfricARt ». En dépit du froid extérieur, une chaleur intense régnait, alimentée par l’amour de l’art et la célébration de la vie. Figure lumineuse dont l’éclat a traversé les frontières, illuminant la scène tunisienne, arabe et internationale, Fadhel Jaïbi a été à l’honneur. C’était un moment rare où l’on ressentait que le théâtre n’était pas seulement un spectacle, mais un souffle vivant qui traverse les âmes, une énergie qui va au-delà de la scène.
Son nom résonne fort ici et ailleurs, Fadhel Jaïbi a été accueilli avec une admiration sans borne, applaudi par ceux qui ont été là et qui connaissent très bien que Jaïbi est une école dans la mise en scène et l’un des rares artistes qui ont su, au fil des années, insuffler au théâtre tunisien une force qui fait écho à des générations entières.
Dans ses mots, on entendait non seulement la gratitude mais aussi l’humilité d’un homme dont l’œuvre est tissée de passion, de patience et de sacrifice. « Si je devais vous faire une confidence, a-t-il dit d’une voix tremblante d’émotion, j’aime profondément cet homme, cet artiste.
Et si j’avais un prix en mon nom, je l’aurais sans hésitation attribué à Salah Kassab. Un artiste avec qui je partage non seulement la passion du théâtre, mais aussi la quête incessante de l'excellence. Le théâtre, c’est un art qui exige de l’engagement, de la rigueur, de la liberté».
L’artiste, dans sa déclaration, a fait une incursion dans le passé, évoquant sa rencontre avec Salah Kassab en 1987, lors de la représentation de «Arab». « Il est venu vers moi avec toute la modestie du monde, m’exprimant son admiration et me faisant part de remarques qui, aujourd'hui encore, nourrissent ma réflexion», a-t-il raconté, visiblement ému par la beauté de ce lien qui ne fait que se renforcer au fil des ans.
La rencontre des titans…
Dans son intervention, le directeur des Journées théâtrales de Carthage, Mounir Argui, a fait savoir que « cette année, une exception a été faite ». Traditionnellement, deux artistes sont honorés chaque année.
Mais cette fois, c’est Fadhel Jaïbi qui a été seul mis à l’honneur, et cela semblait juste. « Un hommage bien mérité pour celui qui a su, par son talent et sa vision, marquer à jamais le paysage théâtral arabe. Et j’aime bien à cette occasion saluer également sa compagne de route et de rêve, Jalila Baccar», a-t-il précisé.
L’artiste irakien accompli Salah Kassab, dans un discours empreint de sagesse et de respect, a salué non seulement la carrière de Fadhel Jaïbi, mais aussi l’essence même du théâtre arabe, qu’il a contribué à nourrir de sa vision singulière. «Le théâtre est un univers à part entière. Et Fadhel Jaïbi, lui seul, est tout un continent. Il incarne, à lui seul, un phénomène théâtral de notre époque. Il est unique. Il ne se reproduit pas », a-t-il souligné, avec une admiration manifeste.
La cérémonie de remise de ce prestigieux prix a été guidée par Riyadh Moussa Sakran, professeur de littérature et critique, également Secrétaire général du prix Kassab, qui a retracé avec passion l’histoire de cette récompense, née en 2013 en Tunisie.
Ce prix est bien plus qu’une distinction ; il incarne le respect profond que l’on porte à une œuvre qui traverse le temps, et rend hommage à un homme qui, tel un phare, a éclairé le théâtre arabe de sa vision.
La cérémonie a été également marquée par la présence de l’ambassadeur de l’Irak en Tunisie, Abdelhakim Kassab, de l’artiste soudanais Ali Mahdi, directeur du théâtre national-Théâtre Al- Buqaa et également artiste de l’Unesco pour la paix. Tous les deux ont été également à l’honneur. L’homme de théâtre Hatem Derbal a rappelé dans son intervention les circonstances de la création de ce prix.
Quant au directeur artistique des Journées théâtrales de Carthage, Mounir Argui a rappelé le lien indéfectible qui unit Salah Kassab aux JTC, ce rendez-vous annuel devenu incontournable pour les amoureux du théâtre arabe. « Salah Kassab est un pionnier, un maître du « théâtre de l’image », une mémoire vivante du théâtre arabe. Il a accompagné, de ses conseils avisés et de sa sagesse, l’évolution des Journées théâtrales de Carthage », a-t-il noté.
I.A.
En amical : le Club Africain bat la Sélection des Stars d'Al Qods (2-0)
Dans une rencontre amicale à forte dimension symbolique, jouée cet après-midi à Rades, le Club Africain a pris le dessus sur la Sélection des Stars d'Al Qods par 2 à 0. Les deux buts ont été inscrits par Zemzemi après un service de Seghaier ( 54e) et par Srarfi suite à un centre de Mahmoud. Ce rendez-vous a consolidé les liens de fraternité entre les deux peuples tunisien et palestinien.
J.B.
Ligue des champions: l'Espérance à Luanda pour rebondir
Par Jamel Belhassen
Le représentant tunisien en Ligue des champions, l'Espérance de Tunis, est arrivé hier à Luanda où il sera opposé demain samedi à 17 heures à Petro Atletico au stade 11 novembre. La formation Sang et Or aura à se racheter du score vierge du match de la première journée à Rades contre le Stade Malien.
La tâche des hommes de Maher Kanzari sera certes ardue mais à cœur vaillant, rien d'impossible. Il est vrai que l'effectif est amputé des services de quatre étrangers, à savoir Blaili, Keita, Sasse et Toughai, mais les Boualia, Konate, Danih, Meriah et Jebali possèdent assez d'arguments pour sortir indemnes de ce déplacement périlleux.
L'adversaire angolais s'est imposé le week-end dernier en Tanzanie face à Simba mais il y a toujours un moyen pour le déstabiliser chez lui. En tout cas, les Sang et Or n'ont pas d'autre choix que de réussir ce face à face s'ils comptent rester en course pour les places qualificatives aux quarts de finale.
Il appartient donc aux Boualia, Tka, Danoh ou encore Konate de se montrer lucides face aux buts adverses et aux Jelassi, Meriah, Ben Hamida et Ben Ali de faire preuve de vigilance, derrière.
Il ne reste plus que le facteur chance qui leur a tourné le dos , samedi dernier à Rades, de constituer un vrai allié pour les Sang et Or cette fois-ci.
J.B.
Coupe Arabe des nations: accueil chaleureux réservé aux Tunisiens à Doha
Par Jamel Belhassen
La Tunisie qui prend part à la coupe arabe des nations au Qatar du 1er au 18 décembre est partie hier soir à destination de Doha, la capitale qatarie. A son arrivée, la délégation tunisienne qui n'a comporté que six joueurs seulement a été bien accueillie par les Tunisiens vivant à Doha .
A signaler que le reste du groupe convoqué pour cette joute arabe rejoindra la sélection d'une manière progressivement. Certains sauteront même le premier tour à l'instar de Mastouri, retenu par son club russe.
Quant aux sept joueurs de l' Espérance qui sont engagés ce samedi en Angola en Ligue des chzmpions contre Petro Atletico ils rejoindront la selection dimanche.
Rappelons que les Aigles de Carthage ouvriront leur participation lundi à 14 heures contre la Syrie. Les deux autres matches du premier tour auront lieu les 4 et 7 décembre contre la Palestine puis le Qatar. Bonne chance aux camarades de Ferjani Sassi.
J.B.
Tunisie Telecom, acteur clé d’une IA responsable et compétitive
Tunisie Telecom a pris part au Forum Méditerranéen de l’Intelligence Artificielle, rendez-vous majeur de l’IA en Méditerranée, organisé les 20 et 21 novembre 2025 autour du thème : « Quelles solutions l’IA peut-elle apporter aux grands défis méditerranéens ? ».
À cette occasion, l’opérateur national a présenté sa vision stratégique visant à faire de l’intelligence artificielle un moteur de développement, un levier d’innovation et un vecteur de souveraineté numérique pour la Tunisie.
Des infrastructures souveraines pour une IA de confiance
Engagée depuis plusieurs années dans le renforcement d’une souveraineté numérique solide et durable, Tunisie Telecom a mis en lumière le rôle essentiel de ses infrastructures stratégiques. L’opérateur s’appuie aujourd’hui sur un réseau de Data Centers certifiés, répartis sur tout le territoire tunisien, labellisés N-Cloud et éligibles G-Cloud.
Son Data Center Carthage se distingue par ses certifications ISO 27001, ISO 27701 et ISO 9001, gages d’une sécurité renforcée des données, d’une protection rigoureuse de la vie privée et d’un niveau de qualité élevé pour l’ensemble des services hébergés.
Ces plateformes garantissent sécurité, conformité, continuité de service et hébergement souverain des données nationales — des piliers essentiels pour soutenir la croissance d’écosystèmes d’intelligence artificielle fiables et sécurisés.
Une transition énergétique au service d’une IA durable
Sur le plan énergétique, Tunisie Telecom a déployé une capacité solaire de 3,5 mégawatts-crête sur plus de 150 sites techniques. Ces installations photovoltaïques couvrent une part significative des besoins énergétiques de l’opérateur, réduisent la pression sur le réseau national et préparent l’avènement d’une IA véritablement durable.Cette démarche s’inscrit pleinement dans une stratégie d’autonomie énergétique et de transition verte, soutenue par un programme ambitieux 2026–2029 visant à renforcer et étendre encore l’usage des énergies renouvelables sur l’ensemble des infrastructures de Tunisie Telecom.
Une connectivité internationale renforcée pour soutenir l’essor de l’IA
L’atterrissement du câble sous-marin Medusa à Bizerte, le 1ᵉʳ novembre 2025, constitue une avancée majeure dans la stratégie de connectivité internationale de la Tunisie. Avec une capacité de 22 Tbps, cette infrastructure relie directement la Tunisie à l’Europe grâce à un réseau de dernière génération, positionnant le pays comme un véritable hub numérique méditerranéen. Grâce à Medusa, la Tunisie dispose désormais d’une connectivité souveraine capable d’accueillir, d’héberger et de distribuer des flux de données et de calcul IA à l’échelle régionale. Un pilier indispensable pour bâtir des infrastructures d’intelligence artificielle durables, compétitives et ancrées dans la souveraineté.
Ainsi, avec ses infrastructures souveraines, sa stratégie énergétique durable et son engagement à renforcer la connectivité internationale, Tunisie Telecom confirme son rôle central dans la construction d’un écosystème méditerranéen de l’intelligence artificielle, fiable et compétitif.
En investissant dans des technologies de pointe et en anticipant les besoins futurs, l’opérateur national se positionne comme un acteur incontournable de l’innovation; prêt à accompagner les grands défis de demain.
Tunisie-Union européenne : Bisbille ou véritable motif qui fâche ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La rencontre de l’ambassadeur de l'Union européenne avec le secrétaire général de l’UGTT a été perçue par certains observateurs comme de l’ingérence. Si c’est vrai, pourquoi certains diplomates occidentaux se donnent-ils autant d’aise en Tunisie ?
Même si l’Union européenne estime que la rencontre de son ambassadeur en Tunisie, Giuseppe Perrone, avec le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Tabboubi, « fait partie des fonctions de son diplomate », la convocation de l’ambassadeur pour une consultation au palais de Carthage continue à faire couler de l’encre aussi bien en Tunisie que de l’autre côté de la Méditerranée.
Certains observateurs en Tunisie estiment, en effet, qu’il s’agit d’ingérence dans les affaires intérieures du pays. Pour Rached Mathlouthi, activiste : « Nous sommes dans la même logique ayant conduit plusieurs diplomates, notamment occidentaux, au lendemain de la Révolution de 2011 à tout se permettre en sillonnant le pays du nord au sud et d’ouest en est, imposant au passage une tradition diplomatique étrange et douteuse.
Le comportement de ces diplomates était devenu tellement folklorique qu’il avait suscité le dégoût de la population. De fait, il est tout à fait légitime que le président de la République, Kais Saied, fasse ce rappel à l’ordre en se basant sur les conventions internationales qui déterminent la mission des diplomates et leur marge d’action ».
Et d’ajouter : « La Convention de Vienne de 1961, le traité international qui régit les relations diplomatiques entre les États, notamment les privilèges et immunités des ambassadeurs et des ambassades, interdit, en effet, l'ingérence des diplomates dans les affaires intérieures de l'État accréditaire, L'article 41 stipule que les diplomates doivent respecter les lois et règlements du pays hôte, tandis que d'autres articles garantissent des immunités et privilèges.
L'ingérence est considérée comme une violation des usages diplomatiques et de la souveraineté nationale. Alors, il y a interrogation en la matière, car il est quasi impossible pour un diplomate de ne pas connaitre ce traité ». Si c’est vrai, pourquoi, alors, certains diplomates occidentaux se donnent-ils autant d’aise en Tunisie ?
Dérives …
La période post-révolution a été marquée en Tunisie par une activité diplomatique intense, frôlant parfois les scandales. A cet égard, l’universitaire Salem Chérif nous rappelle que ces excès avaient commencé dès 2011. « Fraichement nommé ambassadeur de la France en Tunisie, Boris Boillon avait qualifié les questions des journalistes tunisiens lors d’une conférence de presse tenue en 2011 de « débiles » et « n'importe quoi ».
L’histoire retiendra que ce même diplomate avait été arrêté en 2013 à la gare du Nord à Paris avec 350 000 euros en espèces, une somme qu'il n'avait pas déclarée à la douane. Pis encore, en 2021, il a été déchu de la Légion d'honneur, une sanction liée à ses condamnations pénales. », rappelle notre interlocuteur.
Pour notre universitaire : « Il est difficile de me convaincre personnellement que ces rencontres relèvent de simples concertations entre des diplomates et une composante civile ou partisane. Si c’est le cas, pourquoi ne pas informer les autorités concernées avant toute prise de contact avec une ONG ou un parti politique.
Imaginer par exemple l’ambassadeur de la Tunisie en France rencontrer Jean Luc Melançon pour parler des gilets jaunes ou de la crise politique française. Nous sommes en face de la logique de deux poids deux mesures et ce qui nous est permis, il ne l’est pas pour eux. Alors, il faut un rappel à l’ordre et puisqu’il est le garant de la souveraineté du pays, le président de la République, Kais Saied, a convoqué l’ambassadeur de l’Union européenne pour lui rappeler que la Tunisie est un Etat souverain et indépendant ».
I.A.
Editorial : Prudence, vigilance… - Par Hassan GHEDIRI
Après la clôture, fin de la semaine dernière, des travaux des commissions de finances de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts qui ont passé au crible, pendant trois longues semaines la version initiale du projet de loi de finances de 2026, place bientôt à l’exercice fatidique, à savoir son adoption par l’Assemblée avant le 10 décembre 2025.
Pour enfin entamer la dernière ligne droite dans l’hémicycle, les députés ont retouché, en commissions, plusieurs articles dans la copie initiale qui leur avait été remise par la commission des finances. Pas moins de 150 amendements avaient été, apparemment nécessaires pour parvenir à une version consensuelle.
A en croire les élus, les modifications adoptées à l’unanimité après plusieurs auditions avec des experts auraient principalement porté sur des mesures fiscales et avaient pour but d’éliminer les inégalités, de renforcer l’inclusion et de consolider la relance économique.
Le contre-la-montre pour les parlementaires s’approche donc de son ultime étape lors de laquelle les parlementaires membres des commissions tenteront de sauver leurs amendements en les faisant endosser par la majorité des députés lors du vote final. Pour que tout passe comme prévu et les délais soient respectés.
Selon l’article 78 de la constitution du 25 juillet 2022, le projet de loi de finances est soumis à l’Assemblée au plus tard le 15 octobre. Il est adopté au plus tard le 10 décembre. Il reste normalement un peu moins de quinze jours dans l’échéance constitutionnelle pour franchir les dernières étapes.
Mais avant d’arriver là, et partant du principe que les députés qui disposent du droit d’amendement sont les (vrais) seuls à décider de quoi sera faite la finance de l’Etat, le PLF2026 répondrait-il aux attentes du « peuple » et honorerait-il les promesses et les engagements de l’exécutif? Des engagements et des promesses de rendre les politiques fiscales et sociales plus justes ?
C’est ce que révèlera le vote solennel dans l’hémicycle d’ici le 10 décembre prochain. Sinon, l’on verra, peut-être, Kaïs Saïed exercer son droit du rejet parce que, c’est très important, le chef de l’Etat n’hésitera peut-être pas à renvoyer à l’ARP son texte s’il s’avère non conforme aux politiques et orientations fixées par la présidence de la république.
Dans la Constitution, il est en effet noté en substance que dans les deux jours qui suivent son adoption, le président de la république peut renvoyer le PLF à l’ARP pour une deuxième lecture. Dans ce cas, l’ARP se réunit pour une deuxième délibération dans les trois jours qui suivent l’exercice du droit de renvoi.
Dans un autre paragraphe de la Constitution, l’on peut toutefois lire que dans les trois jours qui suivent l’adoption de la loi par l’Assemblée en deuxième lecture, après renvoi ou après l’expiration des délais de renvoi sans qu’il ait été exercé, le Président de la République, le tiers des membres de l’Assemblée des représentants du peuple ou le tiers des membres du Conseil national des régions et des districts peuvent intenter un recours en inconstitutionnalité contre les dispositions de la loi de finances devant la Cour constitutionnelle.
Laquelle Cour constitutionnelle - qui n’existe malheureusement toujours pas - statue dans un délai n’excédant pas les cinq jours qui suivent le recours.
Arriver à ce stade c’est se mettre dans une situation complètement inédite, absurde et embarrassante pour tout le monde.
Un tel scénario est peu probable en raison de toutes les considérations et les motivations qui guident l’action des protagonistes et dans ce qui sont désormais considérées comme des fonctions institutionnelles. Lors du vote en plénière pour l’adoption du PLF2026 dans sa globalité, les députés ont intérêt à être extrêmement prudents et vigilants parce que déjà la copie sortie des commissions est pointée du doigt à cause de ce qui d’aucuns considéraient comme étant des amendements de complaisance servant des intérêts privés et leur permettant de continuer à faire main basse sur beaucoup de secteurs économiques.
H.G.
Au Théâtre de l’Opéra : Hommage à feu Salah El Mahdi, le 4 décembre
La 2ème saison du rendez-vous musical « Ain Mhabba », lancé par le ministère des Affaires culturelles, fait son retour avec un hommage consacré au centenaire de la naissance du célèbre compositeur et musicologue tunisien feu Salah El Mahdi (1925-2014).
Le Théâtre de l’Opéra de Tunis, en collaboration avec l’Organisme tunisien des droits d’auteur et des droits voisins (OTDAV), organise dans ce contexte un concert dirigé par le maestro Chadi Garfi, avec la participation de l’Orchestre symphonique tunisien, de la Troupe nationale de musique et des Voix de l’Opéra de Tunis. L’événement se tiendra le vendredi 5 décembre 2025, 20h00, au Théâtre de l’Opéra, à la Cité de la Culture Chedly Klibi.
Le spectacle sera porté par une pléiade de chanteurs : Sherazade Helal, Raja Ben Said, Soumaya Hathroubi, Nouha Rhaiem, Wiem Kasbaoui, Firas Kolsi et Wafa Abbas.
La soirée rend hommage à l’héritage musical de Salah El Mahdi, qui a occupé d’importantes responsabilités au sein du ministère de la Culture, où il a supervisé le secteur musical aux niveaux de la direction, de l’orientation et de l’enseignement. Salah El Mehdi qui maîtrisait le nay et le oud tunisien, a contribué largement à l’essor et au développement de la musique tunisienne.
Il a laissé une œuvre considérable, comptant près de 600 compositions entre pièces instrumentales, chansons et hymnes, dont l’hymne national « Ala Khallidi ».
Porteur de nombreuses initiatives, il a été à l’origine de la création de multiples structures et troupes pour ne citer que le conservatoire de musique et de danse, la Troupe des arts populaires, la Troupe nationale de musique, le Festival de Carthage des arts populaires ou encore le Festival du malouf et des musiques traditionnelles de Testour.
Membre éminent de nombreuses instances culturelles arabes et internationales, Salah El Mehdi a également été interprété par de grandes voix qui l’ont côtoyé et ont chanté ses compositions, parmi lesquelles Mustapha Charfi, Adnane Chaouachi, et surtout les divas Saliha, Fethia Khairi, Naâma, Oulaya et Soulef.
Le « King Lear » dans sa version persane séduit le public des JTC
Le Théâtre de l’Opéra de Tunis a accueilli, mercredi soir, la première internationale de l’adaptation musicale iranienne de « King Lear », Le roi Lear, signée Elika Abdolrazzaghi et produite par le célèbre producteur, réalisateur et acteur Ali Oji.
Une création vibrante présentée hors compétition dans le cadre des Journées héâtrales de Carthage (JTC), où la tragédie shakespearienne se réinvente à travers une esthétique persane foisonnante, mêlant chant, danse et énergie rock.
Créée en mai dernier en Iran, cette version du chef-d’œuvre shakespearien, intègre des chorégraphies contemporaines, révélant une approche audacieuse d’un texte mythique qui n’a cessé d’inspirer les scènes du monde.
Cette lecture iranienne de King Lear déploie un dispositif scénique où le mouvement devient souffle et où chaque geste dessine une émotion. Le jeu d’acteur, profondément expressif, se mêle à des chorégraphies fluides qui orchestrent la tragédie comme une trame dansée, soutenue par des emprunts audacieux aux univers du trio anglais « Muse » ou du groupe allemand « Rammstein ».
Les costumes, éclatants de rouges, de verts et de jaunes, convoquent l’imaginaire persan ancestral. Leur éclat évoque les étoffes voyageuses de la Route de la soie, que le spectacle revisite avec une élégance contemporaine. Cette palette haute en couleurs contraste avec une scénographie inscrite dans la pénombre et des lumières ténues, parfois trop avares, qui plongent le récit dans un clair-obscur permanent.
Une esthétique de l’ombre
La scénographie d’Amir Hussain Dwani joue sur un espace dépouillé, illuminé par des faisceaux lumineux rappelant des coups de pinceau. L’obscurité, omniprésente, instaure un climat de tension qui épouse la folie progressive du roi Lear. Mais cette économie de lumière brouille parfois la lisibilité des tableaux, malgré l’intensité vocale, chorégraphique et musicale qui soutient la narration.
Les voix, notamment celle de Seyedeh Mohammad Reza Yazdani, se déploient comme un chant ancien ouvrant un passage vers la mélancolie persane. Le sur-titrage arabe, discret, accompagne le spectateur sans altérer la puissance du texte chanté.
Cette adaptation rappelle combien Shakespeare reste un terrain fertile pour les créateurs du monde entier. Chaque pays y inscrit son propre contexte, ses sensibilités, ses fractures. L’Iran, où le théâtre n’a pas bénéficié d’une tradition continue comparable à celle de l’Occident, inscrit ici sa voix avec assurance.
La force de cette version réside dans sa dimension humanisée : un Lear vulnérable, porté par une distribution généreuse où acteurs et danseurs forment une mosaïque vivante. Le spectacle réunit un large ensemble d’interprètes, -parmi eux Ahmad Saatchian dans le rôle du roi, Ali Jadidi, Ali Khayyam, Fereshte Attarisari, Amoor Zarkarian, Tooraj Saminipour, Shema Parvandi, Boorzhin Abdolrazzaghi, Seyedeh Narges Mohammadi, Nooshin Etemad, Soroush Kariminejad et Milad Rahimiabkenar -, épaulés par vingt danseurs qui amplifient la dramaturgie par leurs mouvements.
Dans une salle comble, malgré une heure de retard liée à un incident technique, le public a répondu massivement présent. Quelques conversations effilées dans l’obscurité ont néanmoins tranché avec la gravité du drame, signe discret d’une culture théâtrale encore inégale.
La littérature iranienne, riche de 2 500 ans de poésie, irrigue cette réinvention. Elle donne au Lear persan une musicalité et une sensibilité propres, tout en demeurant fidèle à la puissance universelle du texte. Cette première internationale marque ainsi un moment singulier : une rencontre entre héritages, où la scène iranienne affirme sa place dans la cartographie théâtrale contemporaine.
TAP
La météo de ce vendredi 28 novembre : températures hivernales et pluies éparses
Les températures maximales varieront entre 12 et 16 °C, et autour de 8 °C dans les hauteurs de l’ouest. Le ciel sera parfois très nuageux avec des pluies éparses au nord et localement au centre, temporairement orageuses et parfois abondantes sur les côtes nord. Ailleurs, des nuages passagers seront présents.
Le vent soufflera du nord-ouest, fort près des côtes et des hauteurs, et modéré à relativement fort ailleurs.
La mer sera très agitée et localement houleuse.
Utilisation des appareils de chauffage : Mise en garde contre l'intoxication au monoxyde de carbone
Le ministère de la Santé a appelé les citoyens à faire preuve de prudence face au risque d'intoxication au monoxyde de carbone et à prendre les mesures préventives nécessaires, en particulier avec l'utilisation des appareils de chauffage.
Dans un communiqué, publié jeudi, le département a insisté sur la nécessité de faire entretenir les appareils de chauffage et les chauffe-eau par des techniciens spécialisés, avant de les utiliser, de nettoyer régulièrement les radiateurs et de vérifier régulièrement la couleur de la flamme des appareils de cuisson ou de chauffage, soulignant que le changement de couleur de la flamme du bleu au jaune ou orange est le signe d'une combustion incomplète et d'une émission de monoxyde de carbone; ce qui nécessite l'arrêt immédiat de l'utilisation.
Le ministère a recommandé d'assurer une aération continue des espaces clos et d'ouvrir les fenêtres quotidiennement, pendant au moins 15 minutes afin de renouveler l'air, d'éliminer les polluants atmosphériques intérieurs, d'éviter d'utiliser les appareils de chauffage à l'intérieur pendant de longues périodes et d'éviter d'utiliser des moyens de chauffage traditionnels (kanoun) dans les pièces fermées, de les éteindre et de les sortir de la pièce avant de se coucher.
Il a, également, souligné l'impératif d'installer des détecteurs et des alarmes de monoxyde de carbone, en particulier dans les bâtiments et les espaces à usage collectif (foyers, crèches, jardins d'enfants, hôtels et établissements de santé...) et d'être vigilant et rapide, en cas de suspicion d'intoxication, en ouvrant les fenêtres et les portes et en quittant immédiatement les lieux ou en transportant les personnes intoxiquées vers un endroit ouvert.
Le ministère a précisé qu'en cas d'intoxication, il est nécessaire d'appeler la protection civile au 198, le SAMU au 190 ou le centre anti-poison au 71335500, ou de se rendre au centre de santé le plus proche, dans les plus brefs délais.
Et d'ajouter que les symptômes d'intoxication se manifestent par de violents maux de tête, des nausées, des vertiges, une difficulté à se concentrer, des vomissements et une fatigue persistante. Dans les cas graves, cela peut entraîner la mort ou des complications permanentes au niveau du système nerveux.
Il convient de noter que le monoxyde de carbone est connu sous le nom de « tueur silencieux », car c'est un gaz incolore, inodore et insipide, ce qui le rend extrêmement dangereux. Il se lie aux globules rouges dans le sang à un taux 240 fois supérieur à celui de l'oxygène, ce qui entraîne une grave carence en oxygène dans l'organisme, note le même communiqué.
















