Alors que la BCT observe presque impuissante … : L’inflation va-t-elle repartir à la hausse ?
Par Hassan GHEDIRI
Après avoir poursuivi une décrue depuis le mois de mars, l’inflation a marqué sa toute première pause le mois dernier faisant planer le spectre d’un rebond…
Oui, après la rude épreuve traversée par les ménages tunisiens durant laquelle l’inflation a atteint ses plus hauts niveaux en franchissant la barre de 10% en 2023, la tendance s’est ensuite inscrive dans un rythme de décroissance quasi-mécanique. En une année, l’inflation est alors passée de 6,7% en octobre 2024 à 4,9% en octobre 2025 marquant une décélération spectaculaire depuis le pic de 10,4% de mars 2023. Un ralentissement qui plaide en faveur d’une BCT vivement critiquée pour sa politique de resserrement monétaire.
Jusqu’ici, les autorités monétaires, banque centrale en tête, ont pu défendre leur cause avec les chiffres qui prouvent que leur politique de hausse des taux porte bel et bien ses fruits. Sauf qu’aujourd’hui, les craintes de voir les prix remonter des plus belles et ce au moins parce que pour la première fois depuis le début de l’année, la baisse de l’inflation fait une pause.
D’après le nouveau bulletin mensuel de l’Institut national de la statistique (INS), l’inflation vient en effet de se stabiliser à 4,9% en novembre 2025 soit le même taux enregistré un mois plus tôt. Dans son décryptage, l’INS a expliqué cette pause qui vient après plusieurs mois de ralentissement, par une évolution contrastée des prix de plusieurs groupes de produits de consommation courante.
L’autorité de la statistique publique souligne notamment la hausse du « rythme de progression » des prix des produits d’alimentation (5,8% en novembre 2025 contre 5,6% en octobre 2025) et des prix du groupe logement, eau, gaz (3,5% en novembre 2025 contre 3,4% en octobre 2025).
L’INS constate en revanche une baisse du rythme de progression des prix des services (restauration, cafés et hôtels) estimée à 6,2% en novembre 2025 contre 7,5% en octobre 2025 ainsi que la progression des prix des services du groupe « meubles, articles de ménage » estimée à 4,8% en novembre 2025 contre 4,9% en octobre 2025).
Paralysie ?
Il y a toutefois lieux de rappeler que jusque dans son dernier rapport qui remonte au mois de juillet dernier, le Conseil d’Administration de la Banque centrale de Tunisie a toujours considéré que l’arme des taux d’intérêt est efficace face à l’inflation. En décidant de maintenir inchangé à 7,5% le taux directeur de la BCT au mois de juillet 2025, la plus haute autorité décisionnelle a justifié son choix par une trajectoire inflationniste soumise à des risques haussier demeurant actifs.
Il était alors inévitable d’après le CA de continuer à soutenir le processus désinflationniste en cours en vue de ramener l’inflation à sa moyenne de long terme. Seulement aujourd’hui, l’INS fait état d’une inflation qui marque sa toute première pause légèrement au-dessus de 5% après une décrue qui dure depuis plusieurs mois.
En même temps, la BCT censée réagir et réadapter sa politique monétaire à cette nouvelle donne inflationniste ne va apparemment pas pouvoir opérer les manœuvres nécessaires. Et pour cause, son Conseil d’administration qui a vu trois de ces membres partir après avoir expiré leur mandat, ne peut naturellement pas se réunir ni décider quoi que ce soit en ce qui concerne la politique anti-inflationniste.
L’absence du quorum au sein d’appareil décisionnel de la BCT, qui ne suscite jusqu’ici aucune réaction de la part des autorités concernées, signifie une paralysie pure et simple des politiques monétaires au moment où le spectre d’une remontée de l’inflation commence à planer…
H.G.
Suspension du système du tiers payant : Le ras-le-bol des pharmaciens, la détresse des malades
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Réuni jeudi dernier en urgence, le bureau exécutif du SPOT a décidé de suspendre le système du tiers payant pour les assurés de la CNAM à partir du 8 décembre prochain. Et même si cette crise ne date pas d’aujourd’hui, à quand une solution radicale à ce problème ?
Dans un communiqué par l’agence officielle TAP, le syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) a annoncé qu’il a été décidé «de cesser la délivrance des médicaments pris en charge par la CNAM jusqu’au règlement des dettes de la Caisse envers les pharmaciens».
Le syndicat a également appelé également à «clarifier le cadre juridique régissant le fonctionnement des officines, à prendre des mesures urgentes pour sauver la distribution des médicaments et à prévoir un financement exceptionnel pour la CNAM dans la loi de finances 2026 ».
Selon le syndicat, toute la chaîne du médicament — fabricants, Pharmacie centrale, grossistes et officines — se trouve désormais au bord de l’effondrement. De ce fait, les pharmaciens, notamment ceux des zones intérieures et des régions prioritaires, se disent incapables de poursuivre la délivrance des médicaments en raison de «pressions financières étouffantes».
La rupture du tiers payant pourrait ainsi priver des milliers de citoyens de leur accès aux soins, alerte le syndicat. Et même si le bureau national du SPOT affirme rester ouvert à toute initiative sérieuse et responsable susceptible d’apporter des solutions urgentes et durables, garantissant à la fois la dignité des pharmaciens, les droits des patients et la stabilité du système de santé, pour certains experts, cette crise qui perdure depuis 2011 et s’est aggravée au fil des années, ne peut-être résolue que par des solutions radicales visant à sauver tout le système de la sécurité sociale en Tunisie.
Réforme urgente …
En attendant des réformes structurelles profonde, les experts estiment que les mesures prévues par la Loi des finances pour l’exercice de l’année 2026 sont insuffisantes, «les réformes décidées dans le cadre du budget de 2026 visant à sauver le système de la sécurité sociale en Tunisie ont pour objectif de résoudre des déséquilibres financiers majeurs, avec des mesures récentes incluant une contribution solidaire exceptionnelle de 0,5 % sur les salaires en 2026 et 3 % sur les entreprises pour financer les caisses», nous dira, l’expert, Mohamed Salah JENNADI.
Et d’ajouter : «en attendant des réformes structurelles profonde, les priorités doivent inclure l'élargissement de la couverture sociale, l'amélioration des services dont le remboursement de la CNAM), la rationalisation des dépenses, l'adaptation des plafonds de couverture». Jennadi nous, en outre, indiqué : «l’ajustement des plafonds de remboursement de la CNAM (Caisse Nationale d'Assurance Maladie) par rapport au SMIG et à l'inflation pour équilibrer les coûts, est devenue une urgence.
Il faut également accélérer la généralisation de la carte électronique «Labess» et la réduction des délais de traitement des remboursements (objectif : 15 jours) pour améliorer l'accès aux soins ».
Selon aussi, l’expert, Mohamed Salah Jennadi : «la crise de la CNAM ne se limite pas aujourd’hui à ses difficultés financières avec les pharmaciens, mais aussi au grand public.
Le grand public reproche, en effet, ) la CNAM son manque d’organisation, le plafonnement trop limité des remboursements, le non prise en charge de certaines maladies et explorations, et surtout les mauvaises conditions d’accueil dans les services de la CNAM. L’image de la CNAM prend dans ce contexte l’allure d’une institution impopulaire qui met en avant ses intérêts et se démarquant ainsi de l’éthique de solidarité ».
M.B.S.M.
Coupe arabe des nations 2025 - Aujourd'hui 18h00 - Tunisie- Qatar : Vaincre et attendre un coup de pouce du destin
Par Jamel Belhassen
Les Aigles de Carthage n'ont plus leur destin entre les mains. C'est là, malheureusement, la situation actuelle de notre sélection qui a tout fait pour passer à côté du sujet lors des deux premières journées contre deux adversaires largement à sa portée, sur le papier, cela s'entend.
En raison d'une mauvaise gestion de la préparation et des deux matches sus indiqués, les Protégés de Sam Trabelsi se retrouvent dans l'obligation de battre le Qatar et d'attendre un concours de circonstances favorables pour se qualifier aux quarts de finale de cette coupe arabe.
Pourtant au départ, on était en droit d'ambitionner même une finale ou le titre suprême surtout que la majorité des sélections participantes favorites évoluent avec leurs secondes équipes. Autant dire que les Aigles de Carthage qui.ne volent pas haut ces temps-ci se retrouvent proches de la porte de sortie d'une manière prématurée.
L'effectif est un ensemble de joueurs fatigués, usés par la succession de rencontres, à titre d'exemple, Meriah a joué samedi dernier à Lunada avec l'Espérance, a pris l'avion pour Qatar , dimanche, a joué lundi contre la Syrie puis jeudi contre la Palestine. Au total trois rencontres en six jours!.
Il est clair que le casting du début et la gestion des deux rencontres ont été tout simplement catastrophiques. Il ne reste plus à Sami Trabelsi que de rectifier le tir et d'espérer un sursaut d'orgueil salutaire de part des joueurs même si les choix ne sont pas nombreux dans certains postes, sachant aussi que Ismail Gharbi a déjà quitté Qatar pour rejoindre son club allemand d'Augsbourg.
C'est dire que le sélectionneur tunisien se trouve dans une situation délicate face à un adversaire qatari qui évolue dans son jardin, face à son public et qui a lui aussi besoin de points pour passer le tour. Trabelsi a beau dire que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir mais en football il y a des signes qui ne trompent pas. Le miracle aura-il lieu ? Nous l'espérons de tout cœur. Attendons voir.
Classement
1) Palestine 4 Pts
-Syrie 4 Pts
3) Qatar 1 Pt
- Tunisie 1 Pt
« Disunited Nations » de Christophe Cotteret, exclusivement, au Rio : Quand l’ONU paralysée regarde Gaza brûler
Par Imen ABDERRAHMANI
Il sera projeté pour la première fois à Tunis, à la salle « Le Rio » à 19h00, le 10 décembre, date symbolique, celle de la Journée internationale des droits de l’homme. La présentation de « Disunited Nations », ce doc dénonçant l’impuissance de l’ONU, aura lieu en présence de Francesca Albanese...
Gaza, ville meurtrière qui continue à saigner. L’ONU n’a pas réussi à arrêter les bombardements et à sauver ce qui reste de la population. Les appels de l’ONU et de nombreux pays adhérents sont tombés dans l’oreille d’un sourd qui n’a en tête que raser la ville et exterminer sa population.
« Disunited Nations » qui vient de faire sa sortie dans quelques salles de cinéma européennes, dans le cadre des projections spéciales, raconte cette crise que vit l’ONU, exposant les malheurs et les larmes de cette ville palestinienne. Le film raconte cette guerre sur Gaza qui a mis à nu cette organisation internationale qui s’est trouvée incapable d’agir et a montré quel est réellement sans poids et que le droit international n’est qu’un grand mensonge.
Le 10 décembre, Journée internationale des droits de l’homme, sera marquée par la première projection à Tunis de ce documentaire de Christophe Cotteret, qui plonge au cœur de l'incapacité de l'ONU à agir face au génocide à Gaza. Produit à chaud en 2025, le film repose sur les récits de la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese dont ses déclarations en faveur de Gaza et sa qualification des crimes commis par l’armée israélienne- qu’elle compare à « six Hiroshima en un an »- lui ont valu attaques politiques, campagnes de dénigrement et même des sanctions de l’administration Trump.
Le film se veut une nouvelle sonnette d'alarme que tire Christophe Cotteret et Francesca Albanese avec l'espoir de tirer la communauté internationale de ce sommeil profond, de son coma. La souffrance de Gaza continue malgré ces discussions et ces conseils.
Alors que l'accord de cessez-le-feu est entré en vigueur depuis quelques semaines, Gaza continue de pleurer ses morts : plus de 370 Palestiniens ont été tués et 922 blessés ont été enregistrés, illustrant une tragédie humaine qui reste largement ignorée par la communauté internationale. Ce film, qui suit le travail de la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese, interroge l’effondrement du droit international et la complicité des grandes puissances et la faillite du système international face à ce qui est aujourd’hui qualifié de génocide.
De New York à Genève, en passant par Londres et Paris, l’enquête mène le spectateur dans les arcanes de l’ONU, mettant en évidence les failles du système international face à la violence qui déchire Gaza.
La faillite de l'ONU
Le film de Cotteret fait le constat d’un échec monumental de l’ONU, cette organisation née après la Seconde Guerre mondiale avec pour promesse de défendre les droits humains et la paix, mais qui, aujourd’hui, semble incapable d’empêcher la violence systématique à Gaza. Malgré les résolutions multiples et les déclarations de principe, le Conseil de sécurité reste paralysé par les vétos, et l’Assemblée générale ne parvient à prendre des mesures concrètes.
Le film est également un portrait de Albanese, dont le travail inlassable et les prises de position l’ont mise dans le viseur de puissances mondiales comme Israël et les États-Unis. Réalisateur engagé, Cotteret lui donne la parole pour raconter et analyser les violences commises à Gaza et leur caractère génocidaire. Le film est également le récit triste d'une ville résistante dont les citoyens ont choisi de dire non à la colonisation, non à l'exil, défendant à tout prix la terre, la liberté et la dignité.
Si Gaza occupe une place centrale dans ce documentaire, Cotteret ne se contente pas de se concentrer sur l'enclave palestinienne. Le film fait également le point sur la colonisation israélienne accélérée et cette répression quotidienne contre les Palestiniens.
Pourquoi ce silence mondial face un projet colonial à une échelle aussi massive? Comment explique-t-on l’inaction du Conseil de sécurité, et l’impunité des acteurs responsables des crimes de guerre? Quel rôle aujourd'hui pour l’ONU? Tant de questions qui soulèveront ce documentaire dont la projection coïncide avec la célébration de la Journée internationale des droits de l'homme. Seule projection: le Rio, le 10 décembre à 19h00. Et n'oubliez pas que Francesca Albanese sera présente et répondra à vos questions lors du débat qui suivra le film.
I.A.
Editorial : Pacte avec le diable…
Par Chokri BACCOUCHE
Aussi peu surprenant que cela puisse paraitre, Israël agit en Syrie en pays conquis. Depuis la chute du régime de Bachar el-Assad, l’armée sioniste multiplie les incursions et les agressions en territoire syrien se permettant même le luxe d’y créer une zone tampon. En plus du plateau du Golan qu’il occupe depuis 1967, Israël s’est accaparé quelque 400 km2 dans le sud de la Syrie depuis 2024. Dans le gouvernorat de Qunaitra, les bidasses de Tsahal font régner la terreur.
Les incursions, les enlèvements et les attaques des snippers israéliens y sont devenus monnaie courante. Pis encore, l’armée sioniste y a établi des check points semblables aux points de contrôle érigés dans les territoires palestiniens occupés. Les syriens ne circulent plus librement, du coup, dans leur propre pays et sont ainsi obligés de montrer patte blanche pour se rendre d’une région à une autre. L’humiliation en extra bien évidemment quand les brimades sévères ne sont pas au rendez-vous.
Ne faisant face à aucune résistance et l’appétit venant en mangeant, l’armée israélienne érige des miradors un peu partout et prend en otage pour ainsi dire des pans entiers du territoire syrien. Ce qui était impensable il y a quelques années, est devenu malheureusement une réalité palpable. Une réalité amère qui veut que le fier pays d’Echam tombe aussi bas dans les affres de l’incertitude, la résignation révoltante et l’humiliation aussi douloureuse qu’inacceptable.
Comment en est-on arrivé là ? Bonne question à poser à Ahmed Al-Charaa alias Abou Mohamed Al Joulani, le nouveau président syrien. Leader de Hayat Tahrir Al-Cham, une ancienne branche d'Al-Qaida en Syrie, Joulani a troqué, depuis le départ d’Al Assad son képi militaire pour un costume Alpaga de plusieurs centaines de dollars. On ne compte plus ses visites à l’étranger, pour renforcer dit-on sa mainmise sur le pouvoir, mais certainement pas pour le bien de son pays et de son peuple.
Celui qui a guerroyé pendant de longues années contre l’armée régulière de Bachar Al-Assad se fait étrangement muet comme une carpe face à l’invasion par Israël de la Syrie. Aussi étrange et troublant que cela puisse paraitre, les jihadistes de Hayat Tahrir Al-Cham n’ont même pas tiré une seule balle contre les soldats israéliens qui violent pourtant l’honneur et l’intégrité territoriale du pays qu’ils prétendent avoir libéré, paradoxalement, des « griffes d’un dictateur sanguinaire ».
On l’aura certainement compris, Joulani n’est pas du genre ingrat. Il n’ose pas bouger le petit doigt pour chasser l’envahisseur israélien, parce que dès le départ on lui a assigné ce rôle. Celui de la marionnette attitrée d’un sit-com américano-sioniste d’une médiocrité assommante. Par son ineptie calculée, Joulani renvoie en fait l’ascenseur à ceux qui l’ont nourri, blanchi, armé jusqu’aux dents et qui lui ont fourni l’aide et la logistique nécessaire pour faire tomber l’ennemi numéro un d’Israël dans la région à savoir Bachar Al-Assad.
Telle était l’idée dès le départ et le plan machiavélique concocté par la CIA et le Mossad israélien et que Joulani se devait d’appliquer à la lettre pour trouver grâce aux yeux de ses sponsors et mettre pied à l’étrier du pouvoir.
Que ne ferait-on pas, décidément, pour le pouvoir. Comme disait le célèbre homme de lettres ivoirien Fodjo Kadjo Abo, il est des gens qui sont tellement tourmentés par le pouvoir qu’ils en viennent à faire l’âne pour avoir du foin. Rien, pour eux, n'est ni trop dégradant ni trop suicidaire pour arriver à leurs fins. Ce que Fodjo regrette le plus, c'est « la manie que ces arrivistes ont de vouloir satisfaire leurs ambitions aux dépens de l'ordre public ». Joulani pousse en fait l’absurde et l’inconcevable à leur paroxysme car il veut satisfaire ses ambitions dévorantes et démesurées non pas aux dépens de l’ordre public mais au détriment de l’indépendance de son propre pays.
Un pays qu’il a vendu apparemment pour une bouchée de pain en le jetant en pâture aux charognards qui rôdent dans le ciel du Moyen-Orient. En scellant surtout un véritable pacte avec le diable.
Le plus dramatique dans cette histoire, c’est que la Syrie est non seulement menacée aujourd’hui dans son intégrité territoriale mais elle fait l’objet également d’un plan de partition israélien devant permettre à l’entité sioniste de mettre sous sa botte l’ensemble de la région. Le pouvoir de transition en Syrie qui a célébré, il y a quelques jours, en grande pompe le premier anniversaire de la chute du régime de Bachar Al-Assad, aura certainement l’occasion de s’initier sous peu à l’art de… danser sur un seul pied au rythme d’une partition en quatre temps égrenée par ses maitres à penser sionistes. Le tout dans un pays livré aux vents de l’instabilité, comme « Syriens n’étaient »…
C.B.
Sa déclaration fait l’effet d’une bombe : Mohamed Salah annonce son départ de Liverpool !
Mohamed Salah a fait une déclaration surprenante : le match de la semaine prochaine contre Brighton pourrait être son dernier à Liverpool. Salah affirme de manière fracassante qu'il est « sacrifié » par Liverpool, la star égyptienne déclarant que sa relation avec l'entraîneur Arne Slot est totalement rompue.
Le troisième meilleur buteur de l'histoire du club a laissé entendre que la réception de Brighton & Hove Albion à Anfield la semaine prochaine pourrait même être sa dernière apparition sous le maillot des Reds, alors que le mercato hivernal approche et que des clubs de la Saudi Pro League seraient intéressés.
Salah, qui avait débuté 53 matches consécutifs de Premier League avant la victoire 2-0 contre West Ham la semaine dernière, est désormais resté sur le banc lors des trois derniers matches, n'apparaissant qu'en tant que remplaçant en seconde période lors du match nul 1-1 à domicile contre Sunderland mercredi soir.
Après avoir une fois de plus regardé depuis le banc ses coéquipiers gâcher une avance de deux buts avant de faire match nul 3-3 contre Leeds à Elland Road samedi, Salah a lancé une réponse explosive à son exclusion de l'équipe pour trois rencontres consécutives, une première dans sa carrière à Liverpool qui compte 420 matches.
« Je ne sais pas quoi dire », a déclaré Salah. « C'est assez drôle, je n'arrivais pas à y croire. C'est un résultat décevant pour nous en tant qu'équipe. Nous avons encaissé des buts bêtes. Je n'ai rien pu faire pour mes coéquipiers car j'étais sur le banc. »
« Je n'arrivais pas à croire que j'étais sur le banc pendant 90 minutes. C'est la troisième fois. Je crois même que c'est la première fois de ma carrière. Je suis très déçu. J'ai tellement fait pour ce club au fil des années, surtout la saison dernière. J'ai l'impression que le club m'a trahi. C'est mon ressenti. On veut me faire porter tout le chapeau. Le club m'a fait de belles promesses cet été. Maintenant que je suis sur le banc, je peux dire qu'ils n'ont pas tenu parole. »
« Avant, j'avais de bonnes relations avec Slot. Maintenant, on n'a plus aucun contact et je ne sais pas pourquoi. On dirait que quelqu'un ne veut plus de moi au club. J'ai appelé mes parents pour leur dire de venir au match de Brighton. Peu importe que je joue ou non. Je vais en profiter. Je serai simplement à Anfield pour dire au revoir aux supporters avant la Coupe d'Afrique des Nations, car je ne sais pas ce qui va se passer là-bas. »
« Pour être juste, je trouve ça inacceptable. Si j'étais ailleurs, tous les clubs protégeraient leurs joueurs. Maintenant, c'est : "On sacrifie Mo parce qu'il pose problème à l'équipe". »
« Je ne pense pas être un problème. Je ne me bats pas tous les jours pour ma place, car je l'ai méritée. Je ne suis pas plus important que le club. Je ne suis plus important que quoi que ce soit. Mais je l'ai méritée. »
Salah, dont l'entretien avec les médias a duré environ sept minutes et demie, a ajouté : « C'est comme ça. Dans le football, on ne sait jamais, mais je n'accepte pas cette situation. J'ai tellement fait pour ce club. Je suis désolé, j'adore Erling Haaland, je l'adore vraiment, mais je suis actuellement le meilleur buteur de Premier League (dernier vainqueur du Soulier d'Or). J'ai remporté le championnat avec panache. Absolument, ça me fait mal. Ce que j'ai fait me fait mal. Je connais bien le club, j'y suis depuis de nombreuses années. Demain, Jamie Carragher va me critiquer, mais ce n'est pas grave.»
« Y a-t-il un intérêt de l'Arabie saoudite ? Je ne veux pas répondre à cette question car le club va m'orienter vers d'autres horizons. J'ai tellement donné à ce club. J'aime énormément les supporters et j'aime ce club. Je ne sais pas ce que l'avenir me réserve. Depuis mon arrivée en Premier League, je marque plus de buts que n'importe quel autre joueur de ma génération. Je ne crois pas qu'il y ait eu plus de buts. Un exemple ? C'est absurde : Harry Kane n'a pas marqué pendant dix matchs [à Tottenham], peut-être un ou deux. Tous les médias disaient : « Harry va marquer, c'est sûr. » Maintenant, c'est : « Mo devrait être sur le banc ! Je ne sais pas si quelqu'un veut m'évincer. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, s'il vous plaît. C'est juste ce que je ressens. J'ai posé la question, mais je n'ai pas eu d'explication. Je savais que je n'allais pas jouer le jeu. Il faut juste l'accepter. « Arne m'a dit [que je ne jouerais pas] hier. J'avais une réunion hier. Il connaît mes sentiments. C'est si terrible que je doive répondre à ça ? »
« Même la question (regrettes-tu d'avoir signé le contrat en avril) me blesse. Je ne regretterai jamais d'avoir signé pour ce club. Je pensais signer et finir ma carrière ici. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. Je ne comprends pas pourquoi ça se termine comme ça. Il y a cinq mois, je gagnais des prix, pourquoi maintenant prendre cette direction ? Tout le monde dans l'équipe n'est pas au top de sa forme, mais c'est moi qui dois me défendre. »
« Il n'y a plus aucune relation [avec Slot]. C'était une très bonne relation. Maintenant, il n'y a plus aucune relation. Non, non, je ne me sens pas déçu par mes coéquipiers, ces gars-là, ils savent combien je les aime. Ils savent à quel point je les soutiens, même en coulisses avant et après le match. Je suis un joueur expérimenté, j'ai été à leur place. Je les soutiens toujours, je leur apporte toujours mon expérience. Mais non, non, les joueurs ne sont pas concernés par la situation. Ils me soutiennent énormément, il y a donc beaucoup d'affection et de respect entre nous, en tant que joueurs. »
Vers un record historique en 2025 : Les fonds transférés des TRE pourraient atteindre le seuil symbolique de 10 milliards de dinars …
Par Hassan GHEDIRI
Alors qu’il se battait bec et ongle à l’hémicycle pour réduire comme il peut les dépenses prévues pour 2026, le gouvernement peut toujours compter sur la diaspora pour stabiliser la balance des paiements…
En six mois, les transferts de fonds en provenance de la diaspora tunisienne ont plus que doublé, frôlant les 8 milliards de dinars (MD) fin novembre contre 3,14 MD au mois de mai. Les fonds des TRE qui ont été depuis longtemps considérés comme une ressource indispensable pour la consommation des ménages en Tunisie, s’imposent désormais avec les recettes touristiques comme un levier économique stratégique et fondamental qui permet à l’Etat de maintenir à flot ses stocks en devises, de compenser le manque de financements extérieurs et surtout de couvrir une partie non négligeable du service de la dette.
En effet, 8 milliards de dinars c’est quasiment l’équivalent de la somme consacrée chaque année par l’Etat pour la subvention des familles nécessiteuses et des entreprises. D’ici la fin de l’année, il serait possible de voir ces recettes frôler les 10 milliards de dinars.
Certes, la dépréciation de la monnaie nationale par rapport aux principales devises explique en grande partie l’expansion remarquable des fonds transférés par les TRE, mais c’est aussi la détérioration du pouvoir d’achat des ménages tunisiens dont des centaines de milliers dépendent désormais des aides envoyés par leurs proches pour arrondir leurs fins de mois.
Car, l’argent de la diaspora tunisienne continue toujours à servir exclusivement à la consommation alors que les autorités peinent à mettre en place des mécanismes d’incitation efficaces à même de réaffecter massivement ces fonds dans des projets de développement durables et générateurs d’emplois.
Un grand défi
Aujourd’hui, ces transferts sont néanmoins en train d’apporter une véritable bouffée d’oxygène à la balance de paiements de notre pays. Dans un contexte de déficit général, l’apport des transferts de la diaspora consolide tant bien que mal les réserves en devises considérées comme un filet de sécurité financière pour subvenir aux besoins stratégiques de liquidité.
Le grand défi consiste toutefois à rediriger une bonne partie de ces fonds vers des investissements qui permettent d’améliorer davantage les indicateurs de développement. Une urgence rendue plus que jamais vitale dans la conjoncture économique et financière actuelle.
Il faut dire que la problématique de la rentabilisation économique des transferts de la diaspora a fait l’objet de plusieurs études pour identifier les entraves qui empêchent le pays de mieux tirer profits de cette manne colossale.
Alors que la Tunisie manque encore de tirer pleinement profit de l’énorme potentiel économique que représentent les TRE, nombreux sont les pays qui ont suivi avec succès des politiques permettant de drainer plus efficacement l’épargne de leur diaspora. Pour ce faire, des pays comme l’Egypte, le Nigeria, l’Inde et d’autres ont misé sur des produits financiers plus en phase avec les besoins de leurs diasporas avec notamment des rémunérations de l’épargne plus attractives que ce qui est appliqué dans les pays d’accueil.
Les spécialistes trouvent d’ailleurs absurde qu’en Tunisie, l’Etat hésite à jouer cette carte, d’autant que les taux de rémunération en vigueur dans les principaux pays d’installation des TRE, en l’occurrence la France, l’Italie et l’Allemagne, sont très bas.
Un constat qui doit normalement inciter l’autorité monétaire à revoir à la hausse les taux appliqués par les banques, ce qui permet d’attirer des capitaux à même de financier structurellement l’économie et participer durablement à la stabilisation des équilibres publiques.
H.G.
Comptes en devises pour les Tunisiens : Pourquoi on a négligé le marché noir ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Les Tunisiens ont désormais le droit d'ouvrir un compte en devises suite à l'amendement de l’article 18 de la loi n°76 de 1976, relatif au cahier des changes et du commerce extérieur. Que dit le nouveau texte et qu'en pensent les experts ?
Avec 69 voix favorables, 17 oppositions et 17 abstentions, l'Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a voté l'amendement de l’article additionnel n°81 du projet de loi de finances 2026, permettant aux citoyens résidant en Tunisie, d'ouvrir des comptes en devises. Cette réforme vise à assouplir les démarches et moderniser le cadre légal de Code des Changes, à clarifier les conditions d’ouverture de ces comptes et à assouplir leur régime de fonctionnement.
Pour mieux comprendre les dispositions de cette nouvelle législation, nous avons interrogé l'expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi, qui nous a indiqué : " Les personnes physiques de nationalité tunisienne, résidant en Tunisie, peuvent ouvrir auprès des intermédiaires agréés des comptes en devises.
Cette ouverture n’est plus soumise aux conditions prévues aux articles 16 et 18 du Code des changes et du commerce extérieur, ni aux dispositions de l’article 16 de la loi n°83 de 1986 (loi de finances rectificative). Le texte précise également que l’ouverture de ces comptes n’est pas soumise à l’accord préalable de la Banque Centrale de Tunisie.
Les comptes en devises peuvent être alimentés sans autorisation préalable, notamment par les montants transférés depuis un autre compte en devises ou en dinars convertibles, les intérêts générés par les fonds déposés ou placés par l’intermédiaire agréé, conformément aux taux avantageux fixé par la Banque centrale et les montants provenant de la dotation touristique annuelle ". Qu'en est-il, en outre, du marché de devises en noir et quel est l'impact de cette législation sur l’économie nationale ?
Restrictif...
Même si certains experts ont salué cette nouvelle réforme notamment pour ses effets positifs sur l'activité des Start-up, d'autres spécialistes regrettent l'approche restrictive de cet article, " certes les nouvelles dispositions relatives au Code des changes et du commerce extérieur vont permettre aux jeunes investisseurs dans les Start-up de booster leurs activités en s'ouvrant sur les marchés extérieurs, seulement et au vu des chiffres fraîchement publiés, je crains que la performance réalisée ces deux dernières années en matière des équilibres financiers en devises ne soit altérée. En effet, le déficit courant a continué de se contracter, s’établissant à -2,6 milliards de dinars (MDT).
Soit -1,6 % du PIB et en amélioration par rapport aux -3,5 milliards de dinars et -2,3 % enregistrés une année auparavant. Cette évolution a permis la consolidation des avoirs nets en devises. Lesquels se sont maintenus à 27 332 MDT à la fin de 2024, représentant l’équivalent de 121 jours d’importation.
Ce sont les chiffres révélés par le rapport de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), intitulé « Balance des paiements et position extérieure globale de la Tunisie 2024», nous dit le cadre bancaire Houssine Chalghaf. Et d'ajouter : " J'aurais préféré et souhaité que la législation ait opté vers une amnésie générale permettant d'intégrer le marché de devises en noir dans le circuit officiel afin de faire profiter l'économie nationale de cette manne".
M.B.S.M.
Ras Jedir : La Douane saisit près d’un million de dollars et 6 lingots d’or
Les services douaniers au poste frontière de Ras Jedir ont déjoué une tentative de contrebande d’un montant en devises de 945700 dollars, soit l’équivalent de 2,8 millions de dinars (MD).
Cette somme d’argent a été saisie dans un véhicule qui s’apprêtait à quitter le territoire tunisien, indique la Direction générale de la Douane dans un communiqué publié vendredi. Les agents de la douane ont également, saisi 6 lingots d’or pesant 14,6 kg.
Un procès-verbal de détention a été établi à cet effet et le ministère public, après consultation, a autorisé le renvoi du dossier vers les services de sécurité compétents pour poursuivre l’enquête.
Tirage au sort de la Coupe du monde 2026 : Du dur pour la Tunisie !
Le tirage au sort du Mondial 2026 a finalement eu lieu et il n’a pas été clément avec les Aigles de Carthage qui héritent d’un groupe C à priori difficile avec les Pays-Bas, le Japon, et le qualifié du quatuor Ukraine ou Suède ou Pologne ou Autriche.
Comme en 1998, le Brésil a hérité du Maroc et de l'Ecosse au sein d'un Groupe C où il devra affronter Haiti. Le champion du monde en titre, l'Argentine est dans le Groupe J avec l'Autriche, l'Algérie et la Jordanie alors que la France n’a pas été épargnée dans un groupe I où elle aura affaire au Sénégal, à la Norvège et au qualifié du trio Irak ou Bolivie ou Suriname.
Voici le tirage complet, sachant que le match d’ouverture opposera, le 11 juin, le Mexique à l'Afrique du Sud à Mexico.
Groupe A
Mexique, Corée du Sud, Afrique du Sud, Danemark ou Macédoine du Nord ou République Tchèque ou Irlande.
Groupe B
Canada, Suisse, Qatar, Italie ou Irlande du Nord ou Pays de Galles ou Bosnie-Herzégovine.
Groupe C
Brésil, Maroc, Ecosse, Haiti.
Groupe D
Etats-Unis, Australie, Paraguay, Turquie ou Roumanie ou Slovaquie ou Kosovo.
Groupe E
Allemagne, Equateur, Côte d'Ivoire, Curaçao.
Groupe F
Pays-Bas, Japon, Tunisie, Ukraine ou Suède ou Pologne ou Autriche.
Groupe G
Belgique, Iran, Egypte, Nouvelle-Zélande.
Groupe H
Espagne, Uruguay, Arabie Saoudite, Cap-Vert.
Groupe I
France, Sénégal, Norvège, Irak ou Bolivie ou Suriname.
Groupe J
Argentine, Autriche, Algérie, Jordanie.
Groupe K
Portugal, Colombie, Ouzbékistan, Congo ou Jamaïque ou Nouvelle-Calédonie.
Groupe L
Angleterre, Croatie, Panama, Ghana.
K.Z.
Le président du Conseil d’administration de l’Université des Langues Etrangères de Pékin en visite en Tunisie pour renforcer la coopération académique et éducative
En visite en Tunisie du 3 au 5 décembre 2025, dans le cadre d’une tournée africaine qui englobe la Tunisie, l’Algérie et le Maroc, le professeur Wang Dinghua, président du Conseil d’administration de l’Université des Langues Etrangères de Pékin (BFSU), a réaffirmé la volonté de son établissement de renforcer la coopération académique avec les institutions d’enseignement supérieur de la région et d’identifier de nouvelles opportunités de partenariat dans les domaines de la formation universitaire et de la recherche scientifique.
Il a souligné que cette tournée s’inscrit dans une dynamique plus large d’ouverture de l’université chinoise vers l’Afrique, un continent désormais considéré comme l’un des plus stratégiques au monde. Il a précisé que la Tunisie en constitue une étape clé, en raison de la qualité de ses universités et de la réputation scientifique de ses institutions. Le professeur Wang a rappelé que la BFSU compte parmi les plus importantes universités chinoises relevant directement du ministère de l’Enseignement supérieur, et qu’elle se distingue par une vocation internationale affirmée.
L’établissement dispense l’enseignement de 101 langues étrangères, couvrant l’ensemble des pays entretenant des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine. Outre les langues et cultures étrangères, l’université propose également des cursus en sciences politiques, études régionales, musique, médias, droit ou encore intelligence artificielle, offrant ainsi un environnement de formation complet destiné à préparer des compétences capables d’évoluer dans des contextes multilingues et multiculturels.
Evoquant l’enseignement de la langue arabe à la BFSU, le président du Conseil d’administration a indiqué que ce département, fondé en 1958, a formé au fil des décennies plusieurs générations de spécialistes chinois en langue et civilisation arabes. Ces diplômés ont largement contribué au développement des relations sino-arabes dans les domaines politique, diplomatique, culturel, économique et éducatif. Aujourd’hui, l’université œuvre à renforcer ce département afin de l’adapter à l’essor continu des coopérations entre la Chine et les pays arabes.
Concernant les partenariats tunisiens, le professeur Wang a précisé que la BFSU entretient déjà des collaborations actives avec plusieurs institutions, notamment l’Université de Sousse et l’Université de Carthage.
Cette visite a été marquée par la signature d’un nouveau mémorandum d’entente avec l’Université de Carthage, prévoyant notamment la création de cours conjoints, l’organisation de visites d’échange pour les enseignants et les étudiants, ainsi que la mise en œuvre de projets de recherche communs dans les domaines des études régionales et sectorielles. Il a également réaffirmé la volonté de son établissement d’accueillir davantage d’étudiants tunisiens, en précisant que les cours de la Faculté des études arabes sont dispensés en arabe, tandis que les autres facultés proposent des enseignements en anglais, ce qui facilite l’intégration académique des étudiants internationaux.
Le président du Conseil d’administration a également mis en avant l’importance que l’université accorde aux expériences interculturelles et aux stages pratiques, menés aussi bien en Chine qu’à l’étranger, notamment en Afrique. Il a évoqué la création d’une plateforme mondiale de services linguistiques, destinée à fournir des prestations de traduction et de recherche aux institutions gouvernementales et académiques. Par ailleurs, la BFSU pilote un vaste mécanisme de coopération réunissant cent universités chinoises et africaines. Environ cinquante établissements de chaque côté, dont plusieurs universités tunisiennes, y participent déjà, et l’objectif est d’élargir ce réseau aux institutions du Maghreb.
Evoquant l’enseignement du chinois en Tunisie, le professeur Wang s’est dit particulièrement réjoui par l’intérêt croissant des jeunes Tunisiens pour cette langue, un engouement qu’il attribue à la volonté de mieux comprendre la culture chinoise et de saisir les opportunités offertes par l’essor économique notable de la Chine. Il a reconnu que l’apprentissage du chinois reste exigeant, notamment en ce qui concerne la grammaire et l’écriture, mais a assuré qu’une pratique régulière permet d’en maîtriser les bases. Il a formulé à l’intention des apprenants tunisiens quatre recommandations essentielles : multiplier les exercices avec des enseignants et étudiants chinois ; utiliser les outils d’intelligence artificielle pour faciliter l’entraînement ; séjourner en Chine pour s’immerger dans un environnement linguistique authentique ; et regarder des films chinois en version originale afin d’associer langue, image et contexte.
Le professeur Wang Dinghua a également souligné que l’intérêt mondial croissant pour la langue chinoise est étroitement lié au développement économique rapide de la Chine et à l’élargissement de sa présence internationale. Il a rappelé que de nombreux étudiants arabes ayant poursuivi leurs études en Chine ont connu des réussites remarquables et obtenu des distinctions gouvernementales de haut niveau. Il a ajouté que le continent africain enregistre lui aussi des avancées significatives dans ce domaine, avec un nombre croissant d’enseignants africains spécialisés en langue chinoise, l’intégration du mandarin dans les programmes universitaires et le développement de nouvelles approches pédagogiques mêlant enseignement en présentiel, intelligence artificielle et laboratoires virtuels.
Il a réaffirmé la volonté soutenue de l’Université des Langues Étrangères de Pékin à approfondir sa coopération avec les institutions tunisiennes dès lors que les perspectives de partenariat entre les deux parties sont particulièrement prometteuses, tant pour l’enseignement de la langue chinoise que pour l’ensemble des disciplines académiques et scientifiques, contribuant ainsi au renforcement des échanges culturels et intellectuels entre la Chine et la Tunisie.
Journées cinématographiques de Carthage 2025 : Retour à l’ADN du festival
A quelques jours de l’ouverture officielle, le 13 décembre, les Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) continuent à révéler leurs secrets. Tant de belles surprises sont à l’affiche de cette édition dont le budget est estimé à 3.8 millions de dinars.
« Retour aux sources », ou « A la lumière des principes fondateurs » ou « Sur les traces des pères fondateurs » tel pourrait être le slogan de cette 36ème édition des Journées cinématographiques de Carthage qui aura lieu du 13 au 20 décembre courant.
Orchestrée par l’universitaire, critique de cinéma et scénariste Mohamed Tarek Ben Chaabane, cette édition se caractérise par un vrai retour aux sources et aux fondements de cette manifestation créée en 1966 avec comme objectif mettre en avant les cinémas africains et arabes et offrir aux cinéastes africains et arabes une plateforme professionnelle de diffusion et de promotion de leurs films. Outre les films, tant d’hommages à des cinéastes africains sont annoncés.
Lors d’un point de presse, tenu hier à la Cité de la culture, le comité d’organisation a révélé quelques axes de sa philosophie de cette édition. Au-delà du programme de différentes sections et surtout de la compétition officielle, qui é été révélé depuis quelques jours et qui a été déjà publié sur les colonnes de notre journal, le directeur de l’édition a fait savoir que tout en restant fidèles à ces cinémas arabes et africains qui sont le cœur battant de la manifestation, le festival s’ouvre cette année sur d’autres cinémas comme le cinéma arménien connu pour son langage poétique et philosophique, le cinéma de l’Amérique latine connu pour son engagement, sur le cinéma espagnol connu par sa richesse et variété thématique et le cinéma philippin qui a vu émerger ces dernières années une nouvelle génération qui s’est imposée à l’échelle internationale.
Pour la soirée d’ouverture, le directeur de l’édition a noté qu’elle portera le souffle de Ziad Rahbani, cet artiste exceptionnel qui vient de quitter ce monde, promettant les médias qu’elle sera une belle surprise pour le public.
La Palestine encore et toujours
Outre le film d’ouverture « Palestine 36 » de la réalisatrice palestinienne Annemarie Jacir qui sera présente avec son équipe artistique, les JCC accordent une place de choix dans sa programmation à la Palestine. Une nouvelle sélection des films produits et soutenus par le Fonds Masharawi, ce fonds lancé par le réalisateur palestinien Rashid Masharawi pour filmer Gaza et raconter ses récits sous les bombardements quotidiens de l’armée sioniste, sera projeté. Le public découvrira ainsi « De tout petits rêves », « Les rêves de Farah et Zahra », « Le vœu », « Des couleurs sous le ciel », « Le clown de Gaza », « Hassan », « Histoires inachevées » et « Gaza vers l’oscar ».
Trois films tunisiens restaurés « Caméra arabe » de Férid Boughedir, « La noce » du Collectif Nouveau Théâtre de Tunis et « L’homme de cendres » de Nouri Bouzid sont également au programme de cette édition qui propose également une section portant sur les questions environnementales et écologiques. « Cinéma Vert » ainsi s’intitule ce mini-programme qui propose « Les enfants de Fatma » de Abdelhamid Bouchnak (Tunisie), « Une mémoire d’arbre » de Wassim Tanios (Liban), « La colline aux serpents » de Joëlle Abou Chabké (Liban), « The earth weavers » (Les tisseuses de la terre) de Rima Kaddissi (Liban) et « L’arbre de l’enfer » de Raed Zeno.
Les JCC exploreront également la relation et les nouvelles technologies, offrant à voir différentes expériences de films réalisés avec la Réalité virtuelle (VR). Au programme : « Origen », doc- Interactif VR, « Moins de 5G de Safran », « Les mimistoires », « Jack et Flo », « Bloom » et « Si vous voyez un chat ».
Ce point de presse qui a été apporté pour apporter plus d’éclairages sur la programmation déjà annoncée a été une occasion pour soulever également certains détails tels que l’esthétique et la propreté de la ville, tout au long de la manifestation, la nécessité d’établir un bureau permanent des JCC pour faire le suivi tout au long de l’année des nouveautés, la préservation de la mémoire de cette manifestation…
La célébration en 2026 du 60ème anniversaire de ce rendez-vous phare a été également évoquée par les journalistes qui ont mis l’accent sur la nécessité de commencer les préparatifs dès janvier 2026.
Imen.A.
Budget estimé à 3.8 millions de dinars
Le responsable du Centre National du Cinéma et de l’Image Chaker Chikhi a fait savoir lors de son intervention que le budget de cette édition est estimé à 3.8 millions de dinars, soulignant qu’il connaît une légère hausse par rapport à l’année dernière, précisant que le CNCI accorde 3 millions de dinars et que 650 mille dinars proviennent des sponsors alors que le reste provient de vente des billets. Il a également noté que le fonds de soutien des salles de cinéma sera relancé en 2026, après presque trois de suspension, ce qui permettra aux propriétaires de ses salles à assurer les services de maintenance et de rénovation nécessaires.
Les jurys
- Jury de la compétition officielle des longs métrages fiction
Najwa Najjar Présidente du jury - Écrivaine et réalisatrice (Palestine)
Jean-Michel Frodon - Critique de cinéma (France)
Lotfi Achour - Réalisateur et producteur (Tunisie)
Kantarama Gahigiri - Scénariste et réalisatrice (Rwanda)
Lotfi Bouchouchi - Réalisateur et producteur (Algérie)
- Jury de la compétition officielle des courts- métrages et de Carthage Ciné Promesse
Hikmat Al-Beedhani - Président du jury cinéaste et professeur (Irak)
Bassirou Niang - Critique de cinéma et poète (Sénégal)
Elias Khlat - Réalisateur et Producteur (Liban)
Nadia Raïs - Artiste visuelle et réalisatrice(Tunisie)
Sara Suleiman - Réalisatrice et chercheuse (Soudan)
- Jury de la compétition officielle de la Première Œuvre Tahar Cheriaa
Mariam Naoum - Présidente du jury - Scénariste (Egypte)
Ibrahim Letaief - Réalisateur et producteur (Tunisie)
Salam Zampaligré – Réalisateur (Burkina Faso)
En marge de la CAN 2025 : Tom Saintfiet et Claude Le Roy torpillent Arsène Wenger !
La décision de la Fifa de reporter d'une semaine la date de libération des joueurs pour la Coupe d'Afrique (21 décembre-18 janvier) a mis en colère des sélectionneurs africains face à ce qu'ils considèrent être un manque de respect.
La fédération internationale a annoncé mercredi que les clubs auront désormais jusqu'au 15 décembre, et non plus le 8, avant de libérer les joueurs participant à la CAN au Maroc, une décision présentée comme le fruit de "consultations fructueuses" qui permettra de "réduire les répercussions" pour les différentes parties.
"C'est catastrophique, a réagi auprès de l'AFP le sélectionneur du Mali Tom Saintfiet après cette annonce. En Europe, tout le monde pense que le football africain n'est pas important, c'est un manque de respect, je suis très en colère." Dans ces conditions, "on ne peut pas préparer l'équipe, on ne peut pas jouer de matches amicaux, nous devons annuler ceux que nous avions prévu contre le Botswana et la Tanzanie : je n'ai plus de joueurs", peste Saintfiet.
"C'est regrettable pour le football africain, abonde auprès de l'AFP Stefano Cusin, l'entraîneur italien des Comores, parce que toutes les fédérations ont déjà des programmes, ont réservé des hôtels, des terrains d'entraînement, pris les billets d'avion et même organisé des matchs amicaux".
Il estime que son équipe et le Maroc, qui disputent le match d'ouverture, sont "particulièrement pénalisés puisque nous jouons dès le 21. Nous aurions eu bien besoin de trois, quatre jours en plus de préparation". Il regrette que les sélections africaines doivent laisser la priorité aux employeurs des joueurs. "Je comprends les clubs européens, mais ils ont quand même eu un an pour se rendre compte des dates" de la CAN, ajoute Cusin.
Pour Tom Saintfiet, "le problème, c'est que le directeur technique de la Fifa, Arsène Wenger, ne connaît rien au football de sélection. Hormis deux saisons au Japon (avec Nagoya), il a seulement travaillé avec des grands clubs en Europe, Arsenal et Monaco. Et c'est ce qu'il fait maintenant, le travail pour les grands clubs, pas pour les équipes nationales. Un directeur technique pour FIFA, ça doit être un ancien sélectionneur qui connaît le monde et le métier de sélectionneur", insiste-t-il.
"Il n'y a aucun respect pour le foot en Afrique, en Asie, en Océanie, dans la Concacaf (Amérique du Nord, du Centre et Caraïbes), le centre du football pour la Fifa, c'est l'Europe et c'est le seul qui compte, ajoute Saintfiet. L'argent des clubs en Europe, c'est le seul qui compte."
Pour Claude Le Roy, qui a disputé neuf CAN avec différentes équipes, cette décision "est une honte, encore une fois (le président de la Fifa Gianni) Infantino fait semblant d'être ami de l'Afrique en n'ayant pas la moindre parcelle d'estime pour ce continent", dit-il à l'AFP.
"C'est un problème quasiment géopolitique, poursuit Le Roy, qui a remporté la CAN-1988 avec le Cameroun. On n'arrête pas d'entendre des grands discours sur le besoin d'aider le Sud, mais dans les moments où on pourrait l'aider, on l'agresse, on le torpille, on le ridiculise".
Un hommage à Ahmed Bennys en ouverture de Ciné-Musée
C’est par un hommage à la mémoire du directeur de la photographie et réalisateur tunisien Ahmed Bennys que s’ouvrira, ce vendredi 5 décembre 2025 à 17h00, la huitième édition de l’événement « Ciné-Musée », à l’Institut Supérieur de Musique de Sousse.
Organisé par l’Association Ciné-Sud Patrimoine, en partenariat avec le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), l’événement sera consacré lors de la soirée d’ouverture à la mémoire d’Ahmed Bennys, avec la projection de son film « La Mohammadia » (1974), en présence de sa fille Amel Bennys.
Décédé le 20 août 2025, Ahmed Bennys a contribué à forger une identité visuelle singulière, illustrant la spécificité du cinéma tunisien. Son travail a également marqué le paysage cinématographique arabe et africain grâce à une vision artistique unique, désormais inscrite dans la mémoire collective.
Son court métrage « La Mohammadia, œuvre d’animation satirique, raconte avec un humour féroce la fascination du bey de Tunis pour l’Europe, son obstination à construire un « Versailles » à Tunis – la Mohammadia- et la lente descente aux enfers d’une Tunisie cruellement endettée jusqu’à l’instauration du Protectorat.
La projection du film qui combine la vie quotidienne du Tunisien d’antan et des événements historiques majeurs, à travers une écriture cinématographique où le conte populaire occupe une place centrale, sera suivie d’un ciné-concert intitulé « Aller et retour en Méditerranée entre Sousse et Naples ».
Pour son rendez-vous consacré à la valorisation et à la redécouverte du patrimoine cinématographique tunisien et international, Ciné-Musée 2025 propose une escale exceptionnelle à Tozeur, les 13 et 14 décembre 2025. Cette nouveauté s’inscrit dans une démarche de décentralisation culturelle visant à rapprocher le public du Sud tunisien du cinéma de patrimoine.
Organisée en partenariat avec le Musée Dar Chraiet, le Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI) et avec le soutien de la Délégation régionale des Affaires culturelles de Tozeur, cette escale propose la projection de deux films du patrimoine tunisien et international, « Les Baliseurs du Désert » de Naceur Khemir et le premier épisode de « La Guerre des Etoiles » de George Lucas. Récemment restaurés, ces deux films tournés à Tozeur et Nefta seront présentés pour la première fois au public de Tozeur.
Au programme, un concert panafricain, célébrant les rencontres et le dialogue musical Nord-Sud du Sahara, une exposition de photographies anciennes intitulée « Le Djerid dans la Mémoire de l’Image », véritable voyage au cœur de la vie et des traditions du Sud tunisien, ainsi qu’une exposition d’affiches et de photos retraçant les débuts du cinéma en Tunisie.
L’UGTT décrète une grève générale Les raisons profondes d’un dérapage
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La Commission administrative de l’UGTT décidera aujourd’hui de la date de la grève générale annoncée le 30 novembre dernier depuis le Maroc par le secrétaire générale adjoint, Hfaiedh Hfaiedh. Jusqu’où peut aller ce bras de fer entre la Centrale syndicale et le gouvernement ?
Le secrétaire général adjoint de la centrale, Sami Tahri, a annoncé hier que la date de la grève générale annoncée le 30 novembre dernier par le scérétaire générale adjoint, Hfaiedh Hfaiedh, depuis le Maroc où il assistait à l’Assemblée générale de la Confédération syndicale et ouvrière du Maroc, sera fixée aujourd’hui à l’occasion de la tenue des travaux de la Commission administrative de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).
Selon une déclaration relayée par Business news : « Cette décision découle de la montée des tensions avec les autorités tunisiennes, accusées d’ignorer les demandes répétées de l’UGTT ». Et d’ajouter : « Nous avons adressé plus de 17 correspondances aux gouvernements successifs depuis celui de Najla Bouden, sans aucune réponse », y voyant au passage la preuve d’une volonté de « refus absolu du dialogue ».
Le dirigeant syndical déplore une fermeture totale des canaux de concertation et « l’annulation de tous les corps civils, sociaux et syndicaux », signe selon lui d’une crise profonde entre les acteurs du champ social et un exécutif qui ne croit plus en les corps intermédiaires d’une façon générale », a indiqué Sami Tahri.
Selon la même source, l’UGGT revendique : « La mise en place d’un véritable dialogue social, la défense du droit de négociation collective et du droit syndical, ainsi que le refus d’une augmentation salariale marginale inscrite dans le projet de loi de finances 2026 touchant les secteurs public et privé.
Tahri qualifie cette hausse d’une « innovation inacceptable », estimant qu’elle « contourne les mécanismes de négociation et affaiblit les acquis sociaux ». Jusqu’où peut, justement, peut aller ce bras de fer entre la Centrale syndicale et le gouvernement ?
A la recherche d’une notoriété perdue …
Pour le dirigeant au sein de l’opposition syndicale, Habib Jerjir : « Il veulent nous faire comprendre (Le bureau exécutif ) que la crise de l’Union générale tunisienne du travail et le fond de problème est avec le pouvoir. Les membres du bureau exécutif oublient que la base syndicale les a rejetés pour les raisons que tout le monde connait. Défendre les libertés, c’est bien, mais non pas avec des putschistes ».
De son côté, le secrétaire général de la Centrale syndicale, Noureddine Tabboubi, n’a pas hésité à confirmer la déclaration de son secrétaire générale adjoint, Sami Tahri, en indiquant : « La Commission administrative qui se réunira aujourd’hui va examiner la crise actuelle dans tous ses aspects politiques et sociales. Elle est tenue aussi à respecter les décisions prises lors de la réunion du dernier Conseil national y compris la grève générale dont elle décidera de sa date ».
Pour les observateurs, la donne est tout autre à savoir si l’UGTT dispose des moyens nécessaires pour pouvoir mobiliser la base syndicale et réussir cette grève générale. C’est du moins l’avis de l’activiste, Rached Ben Hcine, qui nous a confié : « A mon sens, l’Union générale tunisienne du travail est en train de traverser une crise profonde et cette crise est purement interne.
La base syndicale n’a plus confiance, en effet, en ses dirigeants et réclame ouvertement leurs démissions et la tenue d’un congrès extraordinaire afin d’élire un nouveau bureau exécutif. Donc, il s’agit d’une crise de confiance et de notoriété et la Centrale syndicale doit soigner ses maux avant d’engager ce bras de fer avec le gouvernement ».
M.B.S.M.
















