Médecine scientifique et médecine traditionnelle : Pourquoi l’Ordre des médecins veut-il couper le cordon ombilical ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L'0rdre des médecins tunisiens a décidé de porter plainte contre la chaîne El Hiwar pour avoir diffusé des contenus portant atteinte à la médecine scientifique et promouvant celle dite traditionnelle. La médecine traditionnelle, peut-elle justement guérir les maladies incurables?
Le Conseil de l'Ordre des médecins a annoncé dans un communiqué publié hier qu’il déposera officiellement une plainte contre un programme télévisé diffusé sur la chaîne El Hiwar présentant le traitement du cancer par des méthodes non médicales, mettant en danger la santé des citoyens tunisiens.
En indiquant que le traitement du cancer repose sur des médicaments spécifiques et des protocoles cliniques validés par des médecins spécialistes, le Conseil de l'Ordre affirme son rejet de ces méthodes de guérison douteuses et rappelle que celle de la médecins scientifique constitue le seul recours sûr pour les patients.
L’Ordre a exprimé sa préoccupation face à la hausse des publications à caractère promotionnel et a insisté sur la nécessité pour les praticiens de respecter les principes éthiques encadrant l’usage d’Internet, des médias et des plateformes sociales.
Il a, également, appelé les médecins concernés à retirer tout contenu publicitaire en ligne, qu’il s’agisse de textes, d’images, de vidéos, de témoignages sponsorisés ou de collaborations avec des influenceurs pour la promotion de produits ou de médicaments.
Le Conseil national de l’Ordre des Médecins de Tunisie a, en outre, dénoncé les contenus diffusés par les médias sans encadrement scientifique ni avertissement, désorientent le public et qui peuvent retarder le diagnostic ou le traitement de maladies graves. La médecine traditionnelle peut-elle justement guérir les maladies incurables?
Controverse...
Interrogé à ce sujet, l'universitaire Salem Chérif nous a confié : " Selon plusieurs études et réflexions, le conflit entre médecine scientifique (moderne) et celle traditionnelle repose sur des approches différentes : la science se focalise sur des causes précises et des traitements ciblés (le symptôme), souvent via l'expérimentation et la technologie, tandis que la médecine traditionnelle traite le patient dans sa globalité (corps, esprit, environnement), en utilisant des savoirs locaux et naturels, créant des débats sur l'innocuité, l'efficacité et l'intégration de ces pratiques complémentaires, malgré une reconnaissance croissante de leur complémentarité pour une approche plus holistique.
Ce qui pose toutefois problème sont les pratiques douteuses comme le charlatanisme et la guérison à l'aide de ces potions magiques administrées sauvagement aux malades désespérés.
En effet, l'étude publiée récemment sous le thème : " Santé et dérives certaines " a montré que le charlatanisme en guérison représente un danger significatif, car il promet des remèdes miraculeux non éprouvés, pouvant mener à l'abandon des traitements médicaux conventionnels, des retards de prise en charge graves, des pertes financières et même des décès, souvent via des discours simplistes, des pseudosciences et des méthodes sectaires, comme le montre la Miviludes, impliquant des risques pour la santé physique et psychologique
Il faut se méfier des discours absolus, des secrets, des pseudo-diplômes, et privilégier les professionnels reconnus et validés scientifiquement pour éviter ces dérives, qui sont réprimées pénalement".
M.B.S.M.
« L’esclavage et son abolition » en débat à « Beït al-Hikma » : Eclairage sur l’histoire et sur des fragments de la mémoire collective
Par Imen Abderrahmani
L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « Beït al-Hikma » proposera, les 11 et 12 de ce mois, un colloque ayant pour thème « De l’esclavage en Tunisie à son abolition et ses manifestations contemporaines ».
Cette rencontre vient à quelques semaines de la célébration de la proclamation de l’abolition de l’esclavage, le 23 janvier 1864 par Ahmed Pacha Bey. Ce colloque qui se tiendra sur deux jours explore la mémoire de l’esclavage, cherchant dans ses racines profondes comme dans ses traces persistantes dans la société contemporaine, réinterrogeant l’histoire et certaines pratiques, mettant l’accent sur ses répercussions sociales et culturelles qui résonnent encore aujourd’hui.
Le colloque s’articulera autour de quatre sessions scientifiques axées sur des approches novatrices sur des thématiques cruciales, abordées sous un angle historique, juridique, social et culturel. « Les Africains à la peau noire en Tunisie, leur présence au fil des siècles, leur représentation et leur rôle dans la société tunisienne » seront les premiers sujets à être explorés dans la première session. Des chercheurs de renom comme Jaafar Bennasr et Marwa Mernawi viendront partager leurs analyses sur les origines de cette présence, tout en questionnant les lectures eurocentriques de l’histoire précoloniale, en confrontant les archives et les données archéologiques.
Cette première session mettra également en lumière l’évolution de la pensée tunisienne à travers l’étude de Ahmed Bernaz (1664-1726), un penseur majeur qui a influencé la trajectoire historique menant à l’abolition de l’esclavage. Hayet Mejri abordera ce sujet avec son analyse de l’œuvre « Aalam al-Ayan », offrant ainsi une perspective intellectuelle essentielle pour comprendre la dynamique du changement de mentalité à l’époque. La clôture de cette première sera marquée par la projection d’un documentaire du réalisateur Hichem Ben Ammar.
Le deuxième volet du colloque s’intéressera à l’abolition légale de l’esclavage en Tunisie sous le règne d'Ahmed Bey en 1846. Ce décret historique, qui fut l’un des premiers en Afrique du Nord, fait l’objet d’une attention particulière. Salah Trabelsi proposera une réflexion sur le processus d’abolition de l’esclavage dans le Maghreb, tout en analysant les pressions extérieures qui ont joué un rôle déterminant dans cette décision. Des historiens comme Abdelhamid Henia et Moncef Ben Abdeljalil interrogeront les motivations politiques et intellectuelles derrière cet acte de souveraineté, ainsi que la manière dont il a été perçu par la population tunisienne à l’époque.
De cet héritage, parlons-y !
Dans la troisième session, les discussions porteront sur l’écart entre l’abolition légale de l’esclavage et les pratiques sociales qui ont perduré bien après 1846. Des chercheurs comme Yamina Ouni et Leïla Zaghdoud mettront en lumière les conséquences sociales et économiques de l’abolition. En s’intéressant notamment à l’expérience des libérés dans les oasis, comme l’exemple de l’oasis de Kébili, ces interventions souligneront l’impact de l’émancipation des esclaves sur les structures sociales de la Tunisie du XIXᵉ siècle.
Cette lecture historique, sociale et politique sera complétée par une lecture et une analyse des manifestations contemporaines de l’esclavage en Tunisie. Inès Reguiga analysera les héritages de la traite transatlantique dans la société tunisienne à travers la loi numéro 50, tandis que Mohamed Jouili s’intéressera aux enjeux symboliques et ethniques qui demeurent vivaces dans certaines régions de Tunisie, comme l’oasis d’El Menchiya.
Sur une note musicale se clôturera le colloque avec l’intervention de Rabah Arqoubi, qui abordera la musique Stambali, héritage direct des esclaves en Tunisie, et son rôle central dans la construction de l’identité culturelle tunisienne contemporaine. Symbole de la résilience des esclaves noirs tunisiens, cette musique continue à résonner dans tant de rendez-vous musicaux, devenant un véritable pont entre passé et présent, inspirant tant de musiciens.
Imen.A.
**L’expérience tunisienne de l’abolition de l’esclavage inscrite à l’UNESCO
L’UNESCO a inscrit la collection d'archives intitulée « L'abolition de l'esclavage en Tunisie 1841-1846 » au registre « Mémoire du monde » en 2017, reconnaissant ainsi l'expérience tunisienne pionnière d’abolition progressive de l’esclavage, notamment par le décret du Bey Ahmed Pacha en 1846, faisant de la Tunisie le premier pays arabo-musulman à franchir ce pas.
La collection d’archives « L’abolition de l’Esclavage en Tunisie 1841-1846 » est constituée du décret d’Ahmed Pacha Bey (1837-1855) promulgué au mois de janvier 1846, de circulaires, de correspondances, d’actes notariés et de registres fiscaux conservées aux Archives nationales de Tunisie.
Ces documents datant de la fin de la première moitié du 19e siècle permettent de mettre en relief plusieurs étapes ayant menées à l’abolition officielle de l’esclavage, passant de la fermeture des marchés aux esclaves, la suppression des impôts perçus par l’Etat à ce titre, l’affranchissement des enfants nés de familles d’esclaves et de tous les esclaves entrant en Tunisie à son abolition définitive.
Des écrivains et des critiques débattent, à Tunis, du « Rêve dans le roman arabe »
« Le Rêve dans le roman arabe » est le thème du colloque de Tunis pour le roman arabe qui aura lieu du 11 au 13 décembre 2025. Participent à cette troisième édition organisée par la Maison du Roman, des écrivains et des critiques de 18 pays arabes dont la Tunisie.
La cérémonie d’ouverture aura lieu aujourd’hui, le mercredi 10 décembre à 17h00 au Théâtre des Jeunes Créateurs de la Cité de la Culture Chedli Klibi, où les invités pourront assister à un spectacle musical intitulé « Rêve », présenté par l’Opéra.
Les activités du colloque se poursuivront les jours suivants à la Bibliothèque nationale de Tunisie. La première session, intitulée « Les Rêves dans le roman arabe : Approches conceptuelles », démarre le jeudi à 10h00 à l’instar de toutes les séances matinales.
La seconde séance, intitulée « Les rêves dans le roman arabe : le rêve comme mécanisme imaginatif », sera animée par l’écrivaine et universitaire Emna Rmili.
Les activités du forum se poursuivent le vendredi 12 décembre avec la troisième session, intitulée « Les rêves dans le roman arabe : un dialogue entre soi et le sens » animée par Nour El Houda Badis.
La quatrième session, intitulée « Symbolisme et esthétique du récit », le vendredi après-midi sera animée par l’écrivain Mohamed Aïssa Meddeb, qui présentera une communication sur « Le roman… ce monde onirique » à 15h. La clôture du colloque aura lieu le samedi par une session intitulée « Modèles du roman arabe », animée par l’écrivain Mustapha Kilani.
Outre les rencontres littéraires, la Maison du Roman a concocté un riche programme parallèle comprenant des échanges avec les invités à la Maison du Roman à la Cité de la Culture, des visites au Musée et Centre Ennejma Ezzahra pour la musique arabe et méditerranéenne.
Editorial : La paix n’est plus un tabou … - Par Jalel HAMROUNI
Alors que Donald Trump multiplie les déclarations en faveur d’un accord de paix rapide entre la Russie et l’Ukraine, l’Europe semble, elle, s’enfermer dans une logique d’escalade. Entre sanctions renforcées, livraisons d’armes toujours plus lourdes et rhétorique martiale, les capitales européennes donnent le sentiment de s’engager dans une confrontation stratégique qu’elles ne sont ni prêtes à assumer ni capables de gagner.
La guerre qui ravage l’Ukraine depuis 2022 n’a pas seulement épuisé Kiev : elle a révélé les fragilités profondes d’un continent qui se découvre vulnérable, tant sur le plan militaire que financier et énergétique. Et c’est précisément pour cela qu’il devient urgent, vital même, de redonner une chance à la paix.
Trump, quel que soit le jugement politique que l’on porte sur lui, exprime un point simple : ce conflit ne peut se régler durablement sur le champ de bataille. Ni l’Ukraine ni la Russie n’y ont un intérêt réel et encore moins l’Europe, qui se trouve en première ligne en cas de dérapage.
La Russie demeure une puissance militaire majeure, dotée d’une profondeur stratégique et d’une capacité industrielle que ni les sanctions ni l’effort technologique occidental n’ont réussi à briser. L’Ukraine dépend désormais totalement de l’aide internationale. Quant aux États-Unis, leur position varie au gré des cycles politiques : Washington soutient Kiev, certes, mais sans jamais engager son propre territoire ou son industrie au point de risquer un affrontement direct avec Moscou.
L’Europe, elle, se trouve coincée dans une position beaucoup plus périlleuse. La récente proposition de financer l’Ukraine en utilisant les avoirs russes gelés en est une preuve éclatante.
Derrière l’apparente audace de cette mesure se cache une réalité beaucoup plus inquiétante : les budgets européens sont à bout de souffle, et les opinions publiques commencent à montrer des signes de lassitude. Recourir aux fonds gelés de Moscou, loin d’être une démonstration de force, révèle au contraire une faiblesse structurelle.
Si l’Europe avait la capacité financière de soutenir l’effort de guerre ukrainien sur le long terme, elle n’aurait pas besoin de détourner des actifs étrangers au risque d’un séisme juridique et diplomatique.
Cette démarche envoie un message limpide à la Russie : l’Europe n’a pas les moyens d’une confrontation prolongée. Sur le plan militaire, malgré des annonces répétées, les arsenaux restent insuffisants, les chaînes de production lentes, les capacités de défense anti-aérienne limitées. Sur le plan énergétique, la rupture avec la Russie a certes été en partie compensée, mais au prix d’une inflation galopante et d’un affaiblissement industriel lourd. Sur le plan politique enfin, le continent est divisé, hésitant, et souvent en réaction plutôt qu’en stratégie.
Face à une Russie qui, de son côté, considère ce conflit comme existentiel et affirme qu’elle ira jusqu’au bout, l’Europe ferait bien de méditer sur ses propres limites. Les déclarations de Moscou menaçant de hausser le ton ne doivent pas être prises à la légère : la Russie dispose de moyens militaires conventionnels importants, mais aussi d’une capacité de pression hybride, énergétique, cybernétique, diplomatique, que l’Europe connaît déjà trop bien.
Dès lors, la question n’est pas de savoir si l’Europe doit céder ou s’incliner, mais si elle peut se permettre de continuer sur une voie qui pourrait la conduire à sa propre déstabilisation. La paix ne doit pas être un mot tabou. Chercher un compromis, explorer des options diplomatiques, pousser Kiev et Moscou à renouer le dialogue : tout cela n’a rien d’une capitulation. C’est au contraire un acte de responsabilité, de lucidité et, finalement, de courage politique.
Il est temps que l’Europe cesse de se comporter comme si elle était protégée de toutes conséquences. La géographie ne changera pas : la Russie sera toujours là, immense, voisine, dotée d’une puissance militaire redoutable. L’illusion selon laquelle une guerre prolongée affaiblirait Moscou au point de forcer un effondrement stratégique relève plus du fantasme que du calcul rationnel. En revanche, ce conflit affaiblit déjà l’Europe : économiquement, politiquement, socialement.
Donner une chance à la paix n’est pas un signe de faiblesse. C’est peut-être la seule voie réaliste pour éviter à un continent vieillissant, fragile et profondément dépendant du reste du monde de devenir le grand perdant d’un affrontement qu’il n’a ni choisi ni maîtrisé. La diplomatie n’est pas une fuite : c’est le dernier bastion de la raison dans un climat où l’irrationalité gagne du terrain. L’Europe ferait bien de s’en souvenir avant qu’il ne soit trop tard.
J.H.
Deux projets retenus par la commission tuniso-italienne d’aide au développement d’œuvres cinématographiques
Le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI) a publié sur sa page la liste des projets de films retenus par la commission tuniso-italienne d’aide au développement d’œuvres cinématographiques pour la session 2024-2025.
Bénéficiant chacun d’une subvention de 50 000 dinars tunisiens, les deux projets de coproduction mentionnés sur la liste sont une fiction et un documentaire à savoir « Les sept jours », une fiction d’Ines Ben Othman (Yol Films House, Tunisie, et Flicktales, Italie), et « Maurizio Valenzi et les Italiens de Tunis », un documentaire de Mohamed Challouf (Caravane Production, Tunisie, et Casa del Vision SRL, Italie).
Il est à rappeler qu’en vertu d’un accord signé le 11 mai 2018 entre le CNCI et la Direction générale du cinéma au ministère de la Culture italien (DGC-MIC), un fonds bilatéral d’aide au développement a été créé afin d’encourager les coproductions artistiques tuniso-italiennes d’œuvres cinématographiques de long métrage.
Ce fonds est destiné à accorder des subventions de co-développement non remboursables à des projets entrant dans le cadre de l’accord de coproduction cinématographique tuniso-italien conclu le 29 octobre 1988 entre l’Italie et la Tunisie.
Chaque année, un appel à projets est lancé conjointement par le CNCI et la DGC-MIC. Les subventions sont attribuées après consultation de la commission tuniso-italienne d’aide au développement, composée de six membres : trois désignés par le CNCI et trois par la DGC-MIC.
Les projets sont évalués sur plusieurs critères, notamment la qualité artistique, le potentiel de circulation de l’œuvre sur les marchés tunisien, italien et international, ainsi que la contribution du projet au renforcement des relations entre les producteurs tunisiens et italiens.
A la TGM Gallery : Rendez-vous avec « L’Ecole de Tunis » et ses pionniers
Le vernissage de l’exposition sur « Les peintres de l’Ecole de Tunis » aura lieu à la TGM Gallery à la Marsa dès 17h, avec la présentation au public de plus de 40 œuvres, dont certaines puisées de collections privées, qui soulignent le parcours artistique d’un courant qui a marqué les arts-plastiques en Tunisie et mettre en relief ce riche patrimoine pictural.
Le public passionné pourra découvrir des œuvres des fondateurs et des membres de l’Ecole de Tunis avec Pierre Boucherle (1894-1988), Antonio Corpora (1909-2004), Moses Levy (1885/1968), Jules Lellouche (1903/1963), Aly Bellagha (1924-2006), Jallel Ben Abdallah (1921-2017), Fethi Ben Zakour (1947), Brahim Dhahak (1931-2004), Amar Farhat (1911-1987), Abdelaziz Gorgi (1908/1928), Hassen Soufy (1937), Hedi Turki (1922/2019), Zoubeir Turki (1924 /2006) et YahiaTurki (1903/1969).
Cette exposition se poursuivra jusqu’au 18 janvier 2026.
Gabès : des sessions scientifiques pour inscrire les oasis de Gabès au patrimoine national
La déléguée régionale aux Affaires culturelles de Gabès, Naïma Haddar, a annoncé lundi le lancement prochain des sessions scientifiques en vue d’inscrire les oasis de Gabès au patrimoine national, première étape avant une candidature au patrimoine mondial de l’Unesco.
Cette annonce a été faite lors d’une réunion au siège du gouvernorat, consacrée aux préparatifs de la troisième édition des Journées de l’Oasis (Oasis Days) organisées du 11 au 14 décembre par l’association Focus Gabès. Le gouverneur de Gabès, Radhouen Ncibi, a souligné l’importance du projet et estimé que la manifestation pourrait contribuer à son avancement.
La troisième édition prévoit des activités culturelles réparties entre Gabès-ville, Gabès-Ouest et Gabès-Sud, dont une exposition de Mamia Taktak au siège de Focus Gabès, ainsi que la présentation d’une résidence artistique de l’artiste Seif Fraj lors de l’ouverture.
Une table ronde sur l’eau face au changement climatique se tiendra à Chenini, en plus de deux résidences artistiques présentées respectivement par Nejib Belhaj au Musée ethnographique de Gabès et par Hela Lamine à « Résidence K ». Un concert du musicien Nidhal Yahyaoui est également prévu.
Le programme comprend une visite de l’oasis de Tbelbou et se clôturera par l’événement culinaire “La Cuisine de l’Oasis” dans une exploitation agricole à Chenini.
MACAM : dernier délai pour candidater pour le 2ème édition du Salon national des Beaux-arts, le 22 décembre
Le Musée National d’Art Moderne et Contemporain (MACAM) rappelle que la date limite de dépôt des candidatures pour la 2ème édition du Salon national des Beaux-arts, qui se tiendra du 24 janvier au 24 février 2026, est le 22 décembre 2025.
Les artistes souhaitant participer à ce salon, organisé sous l’égide du ministère des affaires Culturelles, sont invités à s’inscrire et à soumettre leur candidature en ligne via le lien disponible sur la page Facebook du musée.
Le dossier de candidature doit comprendre un formulaire de candidature dûment rempli, un CV du candidat (200 mots maximum, au format Word) accompagné d’une photographie, ainsi que des photos de cinq œuvres du portfolio de l’artiste, à l’exclusion de celles exposées. Le dossier doit également inclure une brève biographie artistique du candidat (cinq lignes maximum), rédigée en arabe et en français, qui sera publiée dans le catalogue de l’exposition. Cette biographie doit être. Les images des œuvres proposées (trois maximum par artiste) doivent être soumises au format JPG, accompagnées d’un document Word les détaillant, selon un communiqué des organisateurs outre cinq photos d’œuvres autres que celles avec lesquelles l’artiste voudrait participer.
Le dossier doit également contenir une copie de la Carte d’identité nationale (CIN) du candidat ainsi qu’une copie signée de l’engagement et de l’autorisation d’utilisation de l’œuvre, téléchargeable sur le site web du Musée national d’art moderne et contemporain.
Selon un communiqué du musée, les œuvres sélectionnées le seront sur la base de l’avis d’une Commission artistique composée d’artistes et d’experts créée pour cet objectif.
Ligue des champions : Liverpool sourit enfin, Koundé héros de Barcelone et l’Atlético brille en déplacement
La soirée a été chaude à l’occasion de la sixième journée de la Ligue des champions, avec des victoires en déplacement et des sueurs froides pour quelques favoris.
Sans Salah, écarté après ses propos chocs le week-end dernier, Liverpool a retrouvé le sourire en s'imposant dans le choc de la soirée face à l'Inter Milan (1-0).
Bousculé par Francfort pour son retour européen au Camp Nou, le FC Barcelone a tout renversé grâce à un très grand Jules Koundé, auteur du premier doublé de sa carrière (2-1).
La soirée a également été animée sur d'autres pelouses: l’Atalanta a réalisé un gros coup face à Chelsea (2-1), tandis que l'Atlético Madrid, en déplacement, et Tottenham ont assuré la victoire.
Résultats
Kairat 0-1 Olympiakos
Bayern Munich 3-1 Sporting Lisbonne
Atalanta 2-1 Chelsea
Monaco 1-0 Galatasaray
Saint-Gilloise 2-3 Marseille
PSV Eindhoven 2-3 Atlético Madrid
FC Barcelone 2-1 Francfort
Tottenham 3-0 Slavia Prague
Inter Milan 0-1 Liverpool
Le journal de l’économie
La chinoise IM Motors s’installe en Tunisie: une marque premium 100% électrique
Le groupe automobile chinois SAIC s’apprête à lancer sa marque premium IM Motors sur le marché tunisien. Proposant des véhicules électriques très haut de gamme avec jusqu’à 655 kilomètres d’autonomie (WLPT), IM Motors cherche à rivaliser avec les constructeurs premium établis comme Porsche, BMW et Mercedes-Benz.
SAIC Motors, l’un des plus grands groupes automobiles chinois, poursuit sa stratégie de large expansion en Tunisie. Après avoir brillamment réintroduit MG avec un succès commercial international, le géant asiatique prépare désormais l’arrivée de sa division électrique premium: IM Motors.
La gamme IM Motors destinée à la Tunisie comprendra d’emblée des modèles déjà commercialisés en Norvège. Le LS7, SUV électrique performant au design aérodynamique et offrant une autonomie dépassant les 500 kilomètres, servira de vitrine technologique et sera rapidement disponible en Tunisie. Pour le lancement tunisien, ce sera l’IM5, berline imposante de 4,93 mètres de long, accompagnée de son grand frère, l’IM6, un SUV aux performances impressionnantes, qui seront proposées.
Galaxy Z TriFold: Samsung ouvre un nouveau chapitre de l’innovation mobile
Samsung Electronics Co., Ltd. a annoncé aujourd’hui le lancement du Galaxy Z TriFold, renforçant ainsi son leadership dans les nouveaux facteurs de forme pour l’ère de l’AI mobile. S’appuyant sur une décennie d’innovation dans la catégorie des appareils pliables, le Galaxy Z TriFold illustre une véritable maîtrise d’ingénierie grâce à ses technologies pliables les plus avancées, optimisées pour les exigences uniques d’un design à plis multiples. Son profil fin garantit la portabilité d’un smartphone haut de gamme offrant des performances ultra, et lorsqu’il est déplié deux fois, il révèle un écran immersif de 10 pouces[1] qui sublime la productivité et l’expérience cinématographique. Il offre une expérience mobile de premier ordre, jamais vue auparavant dans aucun autre format.
« La quête incessante de nouvelles possibilités de Samsung continue à façonner l’avenir des expériences mobiles », a déclaré TM Roh, directeur général, président et chef de la division Device eXperience de Samsung Electronics. « Grâce à des années d’innovation dans le domaine des formats pliables, le Galaxy Z TriFold relève l’un des défis les plus anciens de l’industrie mobile : offrir l’équilibre parfait entre portabilité, performances haut de gamme et productivité, le tout dans un seul appareil. Le Galaxy Z TriFold repousse désormais les limites du possible en matière de travail mobile, de créativité et de connexion. »
Roche : Matthieu Galais nommé au poste de D.G. pour la Tunisie et la Libye
Roche vient de nommer Matthieu Galais au poste de Directeur Général pour la Tunisie et la Libye. Il s’agit d’un un leader expérimenté du secteur pharmaceutique, avec plus de 18 ans au sein du groupe Roche. Avant sa nomination en Tunisie et en Libye, il dirigeait les activités de Roche en Afrique centrale basé à Kinshasa (République Démocratique du Congo), couvrant à la fois les activités de Roche Pharma et Diagnostics dans l’un des environnements parmi les plus complexes du continent. Il y a construit une organisation agile et apprenante, capable de tisser des partenariats solides avec les acteurs de la santé, d’accompagner les patients tout au long de leur parcours de soins, et de maintenir un dialogue constant avec les autorités et les parties prenantes publiques et privées. Il a notamment contribué à intégrer de nouveaux modèles de prise en charge en oncologie et à renforcer les programmes d’accès au diagnostic, dans une approche centrée sur le patient et la durabilité.
Dans son rôle actuel de Directeur Général pour la Tunisie et la Libye, il œuvrera à accélérer l’accès aux innovations médicales, à renforcer les partenariats stratégiques et à accompagner la transformation des systèmes de santé au bénéfice des patients.
Festivités de fin d’année : Mövenpick Hôtel du Lac lance la campagne "Étoile Filante"
Le Mövenpick Hôtel du Lac Tunis a annoncé le lancement officiel de sa campagne de fin d’année « Étoile Filante », un programme exceptionnel qui marque le début des festivités du mois de décembre.
Afin de marquer l’ouverture de cette campagne, le Mövenpick Hôtel du Lac Tunis a organisé une soirée inaugurale réunissant un programme riche et diversifié. Le vernissage de la galerie d’art فـن « Le Voyage de l’Étoile Filante » a été présenté, tandis qu’une performance du ballet Nutcracker de Tchaïkovski a apporté une touche féerique grâce à l’interprétation délicate et enchanteresse des élèves de la Ballet Academy Little Ballerina. Des ateliers de poterie animés par Fann is Cool, des ateliers de chocolat dirigés par les chefs de l’hôtel, ainsi qu’un buffet varié comprenant cookies et bûches ont complété la soirée. Plusieurs animations et surprises étaient également destinées aux familles. La soirée de lancement a par ailleurs donné le ton à un mois d’activités pensées pour rassembler familles, amis et visiteurs autour de moments de partage, de créativité et d’inspiration.
Ligue 2 : Le CSHL sacré champion de la phase aller
Malgré deux faux pas inattendus face à l’OC Kerkennah et à au Stade Africain de Menzel Bourguiba, le Club Sportif d’Hammam-Lif a validé son titre honorifique de champion de la phase aller du groupe 1 en Ligue Professionnelle 2. Un sacre assuré avant même la dernière journée de cette première moitié de saison.
En effet, quel que soit le résultat du déplacement à Hammam-Sousse pour y affronter l’ESHS, El Hamhama conservera la tête du classement. Les Verts comptent trois longueurs d’avance sur leur poursuivant direct, l’Union de Tataouine, avec en prime l’avantage du face-à-face direct.
Un constat laisse toutefois, un goût amer aux supporters et aux dirigeants de la formation banlieusarde : ce leadership s’est confirmé dans un contexte de baisse de régime inattendue. Les deux derniers matches, pourtant abordables face à des équipes mal classées, auraient dû permettre au CSHL de creuser l’écart.
Or, la dynamique s’est enrayée. Manque de préparation mentale, excès de confiance, erreurs individuelles à répétition et absences de joueurs cadres — à l’image de Chedhli Kacem, Aziz Boukoba, Amine Abassi et Youssef Al-Mosrati — ont freiné l’élan de l’équipe.
Face à ce constat, les supporters exhortent le comité directeur, présidé par Monji Bahar, à agir rapidement pour renforcer l’effectif avec des profils ciblés, notamment dans les postes clés. Ils appellent également le staff technique et les joueurs à davantage de rigueur et de concentration, afin d’aborder la phase retour dans les meilleures conditions et préserver le rêve de voir le club retrouver sa place naturelle en Ligue 1.
Selon Reporters sans frontières : 67 journalistes tués en un an !
Les chiffres sont effrayants et révélateurs. 67 journalistes ont été tués dans l'exercice ou en raison de leur métier à travers le monde en un an, dont près de la moitié dans la bande de Gaza "sous le feu des forces armées sionistes", accuse Reporters sans frontières dans son bilan 2025 publié ce mardi.
"Le nombre de journalistes tués (du 1er décembre 2024 au 1er décembre 2025, ndlr) est reparti à la hausse, du fait des pratiques criminelles de forces armées régulières ou non et du crime organisé", déplore l'organisation de défense de la liberté de la presse, selon qui "les journalistes ne meurent pas, ils sont tués". Et ce qui se passe à Gaza est bien là pour le confirmer.
Editorial : Rompre le cercle vicieux des inégalités - Par Hassan GHEDIRI
Fermée la (petite) parenthèse du gel qui a duré un mois sur décision jugée « arbitraire et injustifiée », le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) a repris ses activités le 28 novembre en promettant de poursuivre, avec une résolution inflexible, sa lutte conte toutes les formes d’injustices et d’inégalités.
Le forum qui s’autoproclame comme étant un défenseur incontestable des populations marginalisées et un dénonciateur crédible et légitime des politiques publiques qui les maintiennent dans un cercle d’exclusion a décidé de repartir de plus belle pour relancer le débat sur les inégalités. La thématique sera en effet abordée aujourd’hui à l’occasion d’une conférence-débat qu’abritera la faculté des Sciences économiques et de gestion de Tunis.
S’inscrivant dans une série de contributions élaborées par des chercheurs actifs au sein du Forum, la réflexion invite à repenser l’économie tunisienne pour restaurer la confiance dans l’Etat et rompre une fois pour toute le cercle d’exclusion sociale entravant l’accès équitable aux ressources, aux droits et aux services essentiels.
Car, aujourd’hui, d’après des enquêtes de terrain, les populations longtemps marginalisées par les politiques de développement souffrent d’une invisibilisation accrue par les institutions publiques, ce qui engendre chez eux une méfiance généralisée envers l’Etat. Il y a d’ailleurs un constat qui motive l’invitation à repenser l’économie à partir de la réalité sociale.
C’est que, selon les chercheurs du FTDES qui ont travaillé sur les problématiques de l’injustice et de l’exclusion, il y a un fossé qui ne cesse de se creuser entre la représentation des institutions et administrations publiques du vécu des populations vulnérables et la réalité que celles-ci vivent réellement. Un fossé qui les maintient dans un cercle d’exclusion durable et permanente entravant leur accès équitable aux ressources.
Ce processus épinglé par les enquêtes de terrain conduit l’Etat à reconduire et à prolonger la vulnérabilité et la précarité d’un pan entier de la population par le biais d’un modèle de développement qui a démontré ses limites et qui s’est avéré, depuis longtemps, incapable d’assurer une prospérité économique et sociale équitable et durable.
Il existe, en effet, presque un consensus quant aux insuffisances du modèle de développement actuel et de son échec à produire des avancées économiques et sociales significatives. Un modèle de développement qui incite à l’informalité des populations voyant leur précarité économique et sociale non pas une crise conjoncturelle mais structurelle, complexe et durable.
Cela dit, il s’avère donc que les instruments de soutien social ne permettent pas de briser le cercle vicieux des vulnérabilités économiques et sociales auxquelles sont exposées les populations marginalisées en Tunisie.
L’Etat, mais également les organisations et institutions internationales supposées œuvrer pour combattre les inégalités économiques et sociales, comme la Banque mondiale, s’intéressent beaucoup plus à la quantité, c’est-à-dire le nombre des bénéficiaires des aides qu’à l’impact réel de leurs programmes d’aide sur les conditions de vie des individus.
Les instruments mobilisés, comme les pensions et les allocations financières, souvent médiocres, ne font que renforcer la vulnérabilité et les inégalités n’étant pas accompagnés ni de programmes effectifs de renforcement économique ni de réformes structurelles susceptibles de traiter les causes profondes de la vulnérabilité.
Beaucoup de chercheurs tendent aujourd’hui à croire que les politiques sociales appliquées jusqu’ici en Tunisie ont transformé le principe de solidarité en une simple « gestion technique de la misère » sur laquelle veillait l’appareil bureaucratique de l’Etat.
Ils sont toutefois unanimes à considérer que le problème ne réside pas en les politiques de protection sociale, mais dans le modèle de développement dans son intégralité. Repenser ce modèle est la condition sine qua non à l’élimination des inégalités qui minent la cohésion sociale et la confiance dans l’Etat.
H.G.
Classés 4è mondial : Pourquoi les Tunisiens sont assez dépressifs ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le dernier classement publié par World Population Review a placé la Tunisie au quatrième rang mondial des pays les plus touchés par la dépression. Comment expliquer cet état de fait et qu'en pensent les spécialistes ?
Avec un taux de 6 120 cas pour 100 000 habitants, les Tunisiens sont classés parmi les populations les plus touchées par le phénomène de la dépression. Les dernières statistiques de World Population Review montrent que la Tunisie compte environ 732 900 personnes souffrant de dépression, soit 6,1 % de sa population. Selon Dr Ahmed Fouad Rekik: "Ces chiffres sont alarmants et exigent une réflexion aussi bien politique que médicale". Quelles en sont, en outre, les raisons ?
Pour Dr Rekik : "Selon ce rapport, la forte position de la Tunisie dans ce classement souligne la nécessité d’actions concrètes en santé mentale : prévention, accès aux soins, campagnes de sensibilisation et lutte contre la stigmatisation. Le classement devrait servir de signal d’alerte pour les autorités, les professionnels de santé et la société civile afin d’agir rapidement. Cela impose également un diagnostic de la situation afin de mieux comprendre ce phénomène.
Il faut, en effet, savoir qu'en Tunisie la dépression est causée par une combinaison de facteurs mondiaux (réseaux sociaux, injonction au bonheur), socio-économiques (crise post-pandémie, injustice sociale) et personnels (deuil, stress, problèmes relationnels, événements traumatisants), exacerbés par des vulnérabilités individuelles, génétiques et des troubles de sommeil ou somatiques, créant un contexte complexe de mal-être psychique. En témoigne le nombre important de patients sous traitement à l’hôpital Razi.
Ce nombre a considérablement augmenté après la révolution qui a généré plusieurs problèmes comme le sentiment d'insécurité, la dégradation du pouvoir d'achat, le taux élevé du chômage et la non-confiance en la classe politique qui a échoué durant la dernière décennie à sauver le pays du chaos". Qu'en est-il, de fait, des facteurs médicaux ?
La maladie du siècle ...
Pour Dr Ahmed Fouad Rekik, : "En se basant sur une étude publiée par Télé-médecine la dépression désigne un trouble de l’humeur. Cette maladie psychique s’accompagne d’une tristesse profonde, un désespoir, des pensées morbides, une perte de motivation et d'intérêts, une baisse du sentiment de plaisir et un changement de comportement.
La vraie dépression n’a rien à voir, par ailleurs, avec un vague-à-l’âme qui dure quelques jours. En effet, elle se manifeste par quelques épisodes dépressifs caractérisés par des symptômes bien précis qui perdurent des semaines, des mois et parfois des années". Et d'ajouter : " certaines personnes dépressives peuvent aussi perdre intérêt à leurs activités quotidiennes, avoir tendance à pleurer facilement et être très irritable.
D’autres présentent plutôt des hallucinations, des convictions irrationnelles et des douleurs corporelles et musculaires (comme par des douleurs abdominales, articulaires, des maux de tête). La gravité des symptômes de la dépression est variable. Dans ses formes les plus extrêmes, elle peut menacer la vie du malade et donc elle requiert tout de suite des soins médicaux.
Pour les formes de dépression les plus légères, les symptômes peuvent parfois influencer la qualité de vie d'une personne". Peut-on, par ailleurs, traiter la dépression ?
" Les traitements de la dépression varient en fonction de la gravité des symptômes et leurs origines.
N’ayant pas beaucoup d’impact sur la vie du patient, les formes légères de la dépression se soignent généralement par la psychothérapie. Si l’épisode dépressif devient plus caractérisé avec apparition de symptômes plus intenses et nombreux, il faut alors prescrire un traitement médicamenteux comme les antidépresseurs, outre la psychothérapie.
Si la personne dépressive fait des idées délirantes ou des hallucinations, le médecin peut recommander des médicaments neuroleptiques ", pointe du doigt Dr Rekik.
M.B.S.M.
L’Association Tunisienne des Réalisateurs de Films (ARFT) : Pour une réforme immédiate, profonde et structurante du secteur du cinéma et de l’audiovisuel en Tunisie
L’Association Tunisienne des Réalisateurs de Films (ARFT) alerte l’opinion publique et les autorités concernées sur la gravité de la situation que traverse actuellement le secteur du cinéma et de l’audiovisuel en Tunisie.
L’ARFT exprime son soutien sans réserve à toute mesure susceptible de redonner souffle et cohérence à une industrie sinistrée, à condition que ces mesures soient concrètes, structurantes, dotées de moyens réels, et construites avec les professionnels du secteur.
À ce titre, les articles 61 et 103 du projet de loi de finances pour l’année 2026 représentent une opportunité substantielle que nous soutenons, et que nous ne pouvons pas laisser traîner au gré des approches technocratiques ou improvisées.
Nous appelons avec insistance les parties concernées (CNCI, Ministère des Affaires Culturelles, Ministère des Finances, Présidence du Gouvernement, organisations professionnelles et cinéastes) à soutenir cette initiative parlementaire et à engager, dans le court terme, un travail en profondeur pour sortir de l'attentisme.
Nous rappelons que les réformes partielles ou superficielles ne feront que prolonger l'agonie du secteur.
Le temps n’est plus aux concertations vagues ni aux diagnostics répétés : il faut agir maintenant. L’ARFT exige :
• L’adoption urgente d’une vision stratégique pour le secteur, articulée autour de la création, de la production, de la diffusion et de la formation.
• L’engagement d’une réforme structurelle complète, et non morcelée, des mécanismes de gouvernance, de financement et de soutien à l’industrie.
• La mise en œuvre immédiate d’un plan d’action impliquant les professionnels du terrain dans toutes les étapes de réflexion, d’exécution et d’évaluation.
• La fin du pilotage administratif opaque et centralisé, qui a démontré ses limites et qui a participé pour une grande part à la marginalisation croissante des créateurs.
L’ARFT rappelle au ministère de tutelle que l’inertie institutionnelle actuelle ne peut plus être tolérée, alors que des dizaines de créateurs, producteurs et techniciens voient leurs projets abandonnés, leurs droits bafoués et leur avenir sacrifié.
Nous demandons par ailleurs la tenue sans délai des Assises nationales du cinéma et de l’audiovisuel, sur la base d’un mandat clair, avec des garanties de résultats, et un calendrier précis. Ces Assises doivent être l’occasion :
• D’établir un état des lieux réel, loin des chiffres décoratifs.
• De dresser un inventaire complet des défaillances des politiques précédentes.
• Et de bâtir, avec audace et rigueur, les fondements d’un nouveau modèle de développement pour le cinéma et l’audiovisuel tunisiens.
L’ARFT se tient prête à assumer pleinement son rôle dans ce processus de restructuration du secteur, et refuse d’être le témoin passif d’une lente désintégration culturelle.
Il est temps que les cinéastes recouvrent leur dignité, leur autonomie et les moyens (financiers, législatifs, administratifs) qui leur permettront d’assurer une libre expression cinématographique et audiovisuelle nationale.
Nous invitons tous les professionnels du secteur à se mobiliser pour faire entendre leur voix, et à faire bloc autour d’un projet commun : Reconstruire un écosystème cinématographique libre, viable et ambitieux, à la hauteur de notre histoire et de nos talents.
















