Décès du réalisateur tunisien Hmida Ben Ammar
Le réalisateur tunisien Hmida Ben Ammar est décédé lundi 15 décembre 2025, à l’âge de 84 ans, a annoncé le ministère des Affaires culturelles.
Figure majeure du cinéma documentaire en Tunisie, il laisse derrière lui une œuvre marquée par une lecture attentive des mutations historiques et culturelles du pays.
Né en 1941 à Akouda, dans le gouvernorat de Sousse, Hmida Ben Ammar s’est imposé comme l’un des pionniers du film documentaire tunisien. Son travail s’est distingué par une écriture cinématographique exigeante et un regard singulier porté sur le patrimoine, l’histoire et les transformations de la société tunisienne.
Parmi ses œuvres les plus emblématiques figurent « Le Calligraphe arabe » (1971), « La Zitouna au cœur de la Tunisie » (1981) et « Ribat » (1986), des films qui ont contribué à forger son identité artistique et à enrichir la mémoire audiovisuelle nationale.
L’Association Ajyèl Ksar Hellal (Générations de Ksar Hellal) au Djebel Semmama : la montagne rend hommage au Dr M'hamed Hassine Fantar
Dans le cadre de sa visite dans la région de Kasserine, placée sous le thème « À la découverte des trésors des Hauts-Plateaux », l’Association Ajyèl Ksar Hellal (Générations de Ksar Hellal) a effectué une visite au Centre culturel du Djebel Semmama. L’équipe de cette association historique a ainsi pu découvrir les spécificités de cet espace montagnard singulier à travers une exploration approfondie de ses différents lieux.
Avec des bouquets d’armoise et de romarin, l’équipe du centre les a accueillis, leur offrant l’occasion de déguster des spécialités culinaires montagnardes, alliant traditions patrimoniales et touches contemporaines.
Les membres de l’association ont exprimé leur admiration devant les créations artisanales et artistiques qui ornent les pavillons de ce lieu, lequel évolue progressivement vers un musée moderne dédié au patrimoine montagnard et aux traditions pastorales.
La visite s’est achevée par un hommage rendu par l’équipe du Djebel au Dr M’hamed Hassine Fantar, à qui a été décernée la médaille « Soleil de Semmama », créée par les artisanes de la montagne à partir de fibres d’alfa.
Cette excursion a été organisée par l’Association « Ajyèl Ksar Hellal » sous la présidence de Moncef El Felli, tandis que la mise en valeur de ses différentes étapes a été assurée par l’écrivain et journaliste de renom Tahar El Ayachi.
Les membres de l’association se sont accordés, en clôture de la visite, à revenir à Semmama pour assister à la quatorzième édition de la Fête des Bergers, prévue du 25 au 29 mars 2026.
CAN 2025 : Les 5 matches de la phase de groupes à ne pas manquer
La Coupe d’Afrique des Nations au Maroc promet un grand feu d’artifice avant même que le premier coup de sifflet ne retentisse. À l’approche du coup d’envoi de la CAN, cinq matches se distinguent déjà comme incontournables, non seulement pour leurs enjeux, mais aussi pour les histoires qui les accompagnent.
1. Maroc vs Mali — 26 décembre, Stade Prince Moulay Abdellah, Rabat
Les hôtes arrivent dans cette CAN en forme impériale, sur une série record de 18 victoires consécutives. Le Maroc compte sur des stars comme Brahim Diaz du Real Madrid, Achraf Hakimi du PSG, incertain pour le début du tournoi, et une colonne vertébrale bien rôdée. Mais le Mali n’est pas à sous-estimer. Les Aigles portent une confiance tranquille et un milieu de terrain garni avec Amadou Haidara et Yves Bissouma.
Les deux équipes se sont affrontées pour la dernière fois lors d’un match amical en 2021 qui s’est terminé sur un score nul et vierge, mais cette fois, les enjeux de cette affiche clé de la CAN 2025 sont continentaux. Les Lions de l’Atlas chercheront à imposer leur rythme à domicile lors de cette 2e journée, tandis que les Aigles du Mali compteront sur la puissance et la précision.
2. Nigeria vs Tunisie — 27 décembre, Stade de Fès, Fès
Le Nigeria et la Tunisie partagent une longue histoire à la CAN. Du triomphe de la Tunisie en demi-finale en 2004 à la revanche du Nigeria deux ans plus tard, cette affiche déçoit rarement.
Dans ce match de la 2e journée, les Super Eagles du Nigeria, guidés par la détermination sans relâche de Victor Osimhen, chercheront à submerger une défense tunisienne bien organisée et qui a terminé les qualifications à la Coupe du monde 2026 invaincue. Le choc entre les dribbles d’Ademola Lookman et la vitesse et les passes de Samuel Chukwueze face au pressing discipliné de la Tunisie s’annonce prometteur.
Plus qu’une simple rencontre de phase de groupes, l’un des matches incontournables de la CAN.
3. Côte d’Ivoire vs Cameroun — 28 décembre, Stade de Marrakech, Marrakech
Peu de rivalités dans le football africain suscitent autant d’émotion que celle-ci. Les deux nations ont soulevé le trophée de la CAN deux fois au 21e siècle, et chaque rencontre porte les échos des anciennes batailles, notamment des confrontations du milieu des années 2000.
Sébastien Haller, incertain, et Franck Kessié mèneront la charge ivoirienne lors de cette 2e journée, tandis que le Cameroun s’appuie sur Bryan Mbeumo.
Ce match pourrait décider du Groupe F ; deux poids lourds, une déclaration à faire dans cette affiche clé de la CAN 2025.
4. Sénégal vs RD Congo — 27 décembre, Stade Ibn Batouta, Tanger
Le Sénégal, vainqueur de la CAN en 2022, entame une nouvelle campagne avec le poids des attentes sur les épaules. La RD Congo, imprévisible et audacieuse, est le type d’adversaire capable de ruiner les plans de n’importe qui.
Les hommes de Pape Thiaw compteront pour ce choc de la 2e journée sur Sadio Mané, Pape Sarr, Ismaïla Sarr et l’expérience d’Édouard Mendy à tous les niveaux. Mais Chancel Mbemba, Noah Sadiki et Cédric Bakambu de la RD Congo apporteront un combat face à qui il sera difficile de rivaliser.
Après leur défaite 3-2 lourde de conséquences à domicile en septembre dernier dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2026, les Léopards auront soif de revanche.
5. Égypte vs Afrique du Sud — 26 décembre, Stade d’Agadir, Agadir
Les Pharaons contre les Bafana Bafana, deux nations imprégnées d’histoire continentale. L’Égypte, sept fois championne et détentrice du record, a été sonnée sur son sol par l’Afrique du Sud en huitièmes de finale 2019 lorsque Thembinkosi Lorch a fait taire Le Caire.
Six ans plus tard, les blessures demeurent. Mohamed Salah est la tête d’affiche de la quête de rédemption des Pharaons, tandis que l’Afrique du Sud, sous la direction d’Hugo Broos, mélange jeunesse et expérience menées par Ronwen Williams et Teboho Mokoena.
Il faudra s’attendre à un football calculé, une prudence tactique et une intrigue de revanche à la CAN 2025 lors de cette 2e journée.
Coupe du monde 2026 : La Tunisie programme deux matches de préparation en mars sur le continent américain
Par Jamel Belhassen
Les Aigles de Carthage n'attendront pas le mois de juin pour aller en Amérique, disputer la coupe du monde 2026. En effet, deux matches amicaux sont programmés pour le mois de mars lors de la pause internationale.
Le 26 mars , la Tunisie croisera le fer au Mexique contre la Corée du Sud dont le jeu s'apparente à celui du Japon, notre adversaire au premier tour, avant de se déplacer au Canada pour rencontrer le 30 du même mois la sélection locale.
Voilà deux rencontres qui devraient être d'une grande utilité pour la bande à Sami Trabelsi.
J.B.
L’attentat de Sydney aux yeux des analystes tunisiens : Et si le Mossad était passé par-là ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Entre complot sioniste et vengeance islamiste, l'attentat survenu en Australie continue à interpeller les spécialistes et nourrir le flou. Qu'elles sont les retombées de cet incident sur le plan géographique ?
Au lendemain de l'attentat de Sydney, la presse internationale pro-sioniste continue à « raconter» la même histoire en pointant du doigt des groupes islamistes comme étant les responsables de ce drame qui a coûté la vie à quinze personnes, selon un bilan avancé par les autorités australiennes.
Dans un post publié sur X, le militant antisémite, Alain Soral, assure, en effet, que cette attaque a été menée par les agents du Mossad, le service de renseignement israélien, afin de détourner les regards de Gaza et de « faire avancer la dictature sioniste sur l'Occident ».
Il nie ainsi tout acte antisémite.
Et pour ceux qui ne connaissent pas Alain Soral, il s'agit d'un intellectuel français, qui à titre d'exemple, avait imputé aux sionistes l’attentat du 11 septembre 2001 à New York, « c'est dire à quel point l'opinion publique occidentale ne croit plus à tout le narratif de victimisation qui a régné en maître depuis l'occupation de la Palestine par les sionistes et la création de l'Etat hébreu en 1948 », estime l'activiste Anis Hlel.
Et d’ajouter : « Un document très pertinent publié par le Comité de solidarité nous apprend, en effet, que dans le discours officiel israélien, les Palestiniens sont invariablement présentés comme des agresseurs et des terroristes, alors que les Israéliens sont présentés comme des victimes qui ne font que se défendre contre le terrorisme.
Or, c’est oublier qu’une bonne partie de l’élite qui a créé l’État d’Israël en 1948 avait de nombreux actes terroristes sur la conscience (et même du sang sur les mains pour quelques-uns). Le terrorisme israélien s’inscrit dans l’histoire violente de la conquête territoriale de la Palestine.
Si le terrorisme politique est surtout le fait des organisations extrémistes comme l’Irgoun ou le Lehi jusqu’en 1948, c’est aujourd’hui l’armée, Tsahal, qui utilise la terreur pour soutenir la guerre de colonisation dans les territoires occupés ».
Tous les moyens sont bons …
La guerre de Gaza a montré au monde entier que la terreur au quotidien est bel et bien un fondement idéologique de l’Etat hébreu, «alors, rien ne prouve que pour ‘’ gagner ‘’ l’opinion publique internationale, les sionistes sont prêts à tout, y compris tuer dans leur propre camp », nous dira l’activiste Anis Hlel.
Pour lui, « les enjeux sont énormes au niveau géopolitique. Il faut éloigner les regards sur ce qui se passe actuellement en Palestine. Car, contrairement à ce que l’on croit, on continue à tuer et à affamer toute une population. On colonise aussi des terres en Syrie et on positionne des troupes au Liban.
Il s’agit là de la face cachée de ce plan de paix adopté par les Américains. Il apparaît quasiment futile de rappeler d’autres aspects de la guerre quotidienne du territoire à laquelle participent les colons israéliens : incendier les terres palestiniennes, saboter les lignes électriques dans la bande de Gaza ou détruire des oliveraies dont l’exploitation est le principal ressort économique en Palestine.
Nous ne parlerons pas non plus des bombardements dits «préventifs» menés sur Gaza, Hébron, Haïfa ou Ramallah. «Préventif» est un triste euphémisme pour qualifier les représailles au centuple de l’armée hébreue.
En fait, c’est véritablement l’armée qui utilise le terrorisme non pas uniquement sur les populations palestiniennes comme stratégie de colonisation., mais aussi sur l’opinion publique internationale qui, depuis la guerre sur Gaza, a commencé à mieux comprendre cet Etat voyou ».
M.B.S.M.
"La voix de Hind Rajab" en route vers les Oscars
Le film tunisien "The Voice of Hind Rajab" (La Voix de Hind Rajab), réalisé par Kaouther Ben Hania, figure sur la shortlist du Meilleur long métrage international de la 98ᵉ cérémonie des Oscars, a annoncé mardi soir l’Académie des arts et des sciences du cinéma.
L’œuvre tunisienne fait partie des quinze films présélectionnés dans cette catégorie, parmi 86 pays et régions initialement en lice. Cette annonce s’inscrit dans la publication des listes restreintes de douze catégories pour cette nouvelle édition des Oscars, marquant une étape décisive vers les nominations officielles.
Le processus de sélection repose sur un vote préliminaire des membres de l’Académie, toutes branches confondues, à condition d’avoir visionné un nombre minimum de films. Lors de la phase suivante, consacrée aux nominations, les votants devront avoir vu l’ensemble des quinze œuvres retenues dans la catégorie afin de participer au scrutin.
Classée par ordre alphabétique de pays, la shortlist du Meilleur long métrage international comprend notamment des productions d’Argentine, d’Allemagne, du Brésil, de Corée du Sud, de France, d’Inde, du Japon, de Norvège, de Palestine, de Suisse, de Taïwan, ainsi que "The Voice of Hind Rajab" pour la Tunisie, confirmant la présence du cinéma tunisien parmi les œuvres majeures de l’année.
Outre cette catégorie, l’Académie a également dévoilé ses films présélectionnés dans plusieurs autres domaines, dont le long métrage documentaire, le court métrage de fiction, la photographie, le son, les effets visuels, la musique ou encore le maquillage et la coiffure.
Le vote pour les nominations se déroulera du 12 au 16 janvier 2026, tandis que les nominations officielles seront annoncées le 22 janvier 2026. Au total, 24 catégories seront récompensées lors de cette édition, chacune comptant cinq nommés, à l’exception du Meilleur film, qui en réunira dix.
La 98ᵉ cérémonie des Oscars se tiendra le dimanche 15 mars 2026 au Dolby Theatre de l’Ovation Hollywood, à Los Angeles. L’événement sera retransmis en direct sur la chaîne ABC et diffusé dans plus de 200 territoires à travers le monde.
Institution emblématique du cinéma mondial, l’Académie des arts et des sciences du cinéma, qui rassemble plus de 11 000 professionnels, décerne chaque année les Oscars et œuvre, à travers sa Fondation, à la promotion, à l’éducation et à la préservation du patrimoine cinématographique.
Grippe hivernale : Le variant H3N2 suscite des inquiétudes
Par Hassan GHEDIRI
La baisse progressive du mercure risque d’intensifier la saison grippale en Tunisie, en favorisant une circulation plus rapide d’un variant du virus particulièrement virulent…
Des infections respiratoires aiguës de plus en plus sévères sont diagnostiquées par les médecins un peu partout dans le pays ces dernières semaines. Certains pensent que c’est dû au virus du Covid qui revient en force, d’autres associent la flambée des cas à l’émergence d’une maladie contagieuse inconnue. Il ne s’agit néanmoins ni du tristement célèbre Covid qui a fait des ravages en Tunisie, il y a cinq ans, ni d’une maladie respiratoire ignorée par les médecins.
Il s’agit du début d’une flambée épidémique provoquée par un nouveau variant de l’influenza hivernale de type H3N2. C’est nouveau, parce que c’est le H1N1 qui est connu pour être le virus le plus répandu durant la saison grippale qui démarre à l’entame de l’hiver dans l’hémisphère nord.
En effet, les spécialistes, qui ont suivi de très près l’évolution de l’épidémie grippale dans l’hémisphère, étaient convaincus que la saison sera particulièrement intense dans les pays qui venaient de rentrer dans l’hiver. Ainsi, en Tunisie, les autorités sanitaires ont appelé à la vigilance en annonçant en novembre l’apparition du virus H3N2 et sa propagation dans notre pays.
Dans un communiqué rendu public le 27 novembre, le ministère de la Santé a affirmé que le vaccin antigrippal commercialisé dans les officines permet une couverture immunitaire contre le nouveau variant. En plus de la vaccination, il était également recommandé aux personnes immunodéprimées de prendre les précautions sanitaires relatives à l’hygiène et à la distanciation physique.
7 versions
Depuis son déclenchement dans beaucoup de pays d’Europe, l’épidémie de la grippe saisonnière ne cesse de susciter des inquiétudes liées à la virulence et la vitesse de circulation du virus H3N2. Ce variant, apparu à la fin de la l’épidémie dans l’hémisphère sud, est de type aviaire transmissible à l’homme.
Ce qui inquiète le plus chez ce variant, c’est sa capacité de muter dans 7 versions en modifiant au passage ses antigènes à même de pouvoir tromper les anticorps acquis par la vaccination. Cette particularité fait qu’aujourd’hui ce variant est le plus répandu dans les pays confrontés au pic de l’épidémie grippale.
Au Royaume-Uni, par exemple, le H3N2 domine les infections avec un taux proche de 100% tandis qu’en France, le nouveau variant met les hôpitaux sous tension en frappant durement les personnes âgées. Les médecins et les chercheurs sont presque unanimes à considérer que la saison grippale sera majeure cette année et risque même d’être plus grave que durant les années passées.
Les spécialistes expliquent que les premières inquiétudes vis-à-vis des nouvelles mutations sont apparues cet été, pendant que l'hémisphère sud traversait l'hiver et donc sa saison grippale. L'Australie avait alors enregistré un nombre record de cas, tandis qu’une augmentation de 127 % des formes graves de la grippe avait été déclarée au Brésil.
Il y a lieu de rappeler que des mutations moins graves du virus H3N2 avaient été signalées en Tunisie au cours de l’hiver dernier. Une explosion des infections respiratoires a été observée depuis le début l’automne qui a connu une chute remarquable des températures.
H.G.
JCC - « Katanga, la danse des scorpions », de Dani Kouyaté : Quand le pouvoir devient poison
Par Imen ABDERRAHMANI
Pour gouverner, le bain de sang est-il inévitable ? Que devient la volonté des peuples dans la course au pouvoir ? Ces interrogations traversent « Katanga, la danse des scorpions » de Dani Kouyaté, film Burkinabè, projeté dans la compétition officielle des longs-métrages de fiction.
Œuvre captivante tournée en noir et blanc, « Katanga, la danse des scorpions » puise sa force dans « Macbeth » de Shakespeare, tout en enrichissant le langage cinématographique d’une forte dimension théâtrale. D’une durée de près de deux heures, le film séduit autant par sa rigueur formelle que par la profondeur de sa réflexion politique.
Le choix du noir et blanc renvoie aux origines du cinéma et inscrit le récit dans une temporalité indéterminée. Pourtant, des éléments contemporains comme les antennes paraboliques, les kalachnikovs ou encore les motos rappellent que cette histoire, bien que symbolique, appartient aussi au présent.
Il faut aussi dire qu’adapter Shakespeare au cinéma est un pari audacieux. L’œuvre a été tant revisitée. Mais ici, loin d’un simple exercice de style, le texte est profondément enraciné dans le contexte africain.
Cette fois-ci, Shakespeare parle le mooré, langue la plus parlée au Burkina Faso, et ses personnages sont habillés de costumes traditionnels et tout comme les gestes et les objets du pouvoir jusqu’au trône obéissent aux codes de la tradition locale, à tel point qu’on oublie l’origine shakespearienne du récit.
Sang et trahisons
Pour bien situer son histoire, Dani Kouyaté a créé son propre royaume, le royaume fictif de Ganz. Un village qui peut exister ici et là, tout au long du territoire africain. Et comme c’est toujours le cas, en Afrique, tout commence par un complot qui échoue ou qui réussit. Cette fois-ci, il s’agit d’un complot avorté qui mène le roi à nommer son cousin Katanga chef des armées.
Celui-ci désigne à son tour Bougum, son ami fidèle et cousin, comme adjoint. Inquiets face à cette nouvelle responsabilité, les deux hommes consultent un devin, qui annonce que Katanga deviendra roi et que le fils de Bougum lui succédera.
D’abord réticent, Katanga finit par céder aux exhortations de son épouse, Pougnéré, qui l’incite à assassiner le roi venu célébrer officiellement sa nomination. Une fois le trône conquis, Katanga ouvre une ère de violence : il élimine ses opposants, y compris Bougum, témoin du meurtre royal. Rongé par la culpabilité et obsédé par le pouvoir, il sombre dans la paranoïa et la brutalité.
À travers cette trajectoire, Dani Kouyaté pose une question centrale : les coups d’État sont-ils une fatalité dans l’accès au pouvoir ? Pourquoi les voies pacifiques et démocratiques, fondées sur la volonté populaire peinent-elles encore à s’imposer dans de nombreux pays africains ?
Personnage principal de ce conte africain, Katanga incarne cet homme autrefois droit et loyal, détruit par l’ambition, incapable de percevoir sa chute alors que tous la voient venir. Des figures semblables, l’histoire africaine même contemporaine en regorge ; il suffit d’y plonger pour en retrouver les innombrables traces.
Le film interroge également sans cesse la trahison et la fragilité du pouvoir. Véritable fable politique, « Katanga, la danse des scorpions » fait du langage un champ de bataille. La parole y devient tour à tour une arme pour tuer, un outil de manipulation, une flatterie intéressée, un piège tendu… mais aussi levier de révolte.
La touche de Dani Kouyaté se manifeste pleinement à travers le personnage de Soubila, qu’il a créé et fait évoluer au fil des événements jusqu’à lui conférer une place essentielle. D’abord réticente face à la prophétie, elle se retrouve, à la fin du film, à la tête d’une mobilisation féminine visant à mettre un terme au règne du tyran, Katanga, ainsi qualifié par ses concitoyens.
Dani Kouyaté choisit de s’éloigner de la fin shakespearienne pour proposer une conclusion symbolique et radicale. Acculé, Katanga met fin à ses jours par l’épée, à la manière des Hara-kiri.
Œuvre puissante, à la fois intemporelle et profondément actuelle, « Katanga, la danse des scorpions » mérite le détour.
I.A.
Editorial : Le héros, le pyromane et l’imbécile encerclé…
Par Chokri Baccouche
Le Premier ministre israélien aurait tant aimé que l’homme qui a réussi à désarmer l’un des deux assaillants auteurs de la fusillade meurtrière, survenue dimanche soir sur la plage de Bondi à Sydney en Australie, ne soit pas un citoyen de confession musulmane.
S’il avait le pouvoir de refaire l’histoire et une machine à remonter le temps, il n’aurait pas hésité une seule seconde pour remplacer Ahmed Al-Ahmed, le héros syrien qui a réussi à arracher, au péril de sa vie, le fusil d’un des deux agresseurs, par un John, Alain ou Albert.
Cela lui aurait certainement permis d’alimenter sa propagande islamophobe et de crier sur les toits, pour la énième fois, que la «civilisation judéo-chrétienne est victime du terrorisme islamiste » sur fond d’un « antisémitisme débridé ». Manque de pot pour lui, tout ne s’était pas déroulé comme il l’aurait ardemment souhaité.
Le héros, qui a exposé sa propre vie au danger pour sauver ces paisibles citoyens de confession juive célébrant la fête de la Hannouka sur cette plage australienne, est un ressortissant syrien. Un honnête père de famille, originaire du pays d’Echam, celui-là même que le Premier ministre israélien bombarde chaque jour que Dieu fait depuis un bon bout de temps et dont il occupe des pans entiers de son territoire.
Ayant plus d’une corde à son arc et passé maitre dans l’art de la récupération politicarde, Benjamin Netanyahu ne s’avoue pas pour autant vaincu et tient à exploiter au mieux cette tragédie dans l’espoir hypothétique de lustrer sa propre image et celle de son pays qui partent en vrille. Le premier ministre israélien tient en effet directement pour responsable de cette tragédie son homologue australien Anthony Albanese, coupable à ses yeux d’avoir commis l’impardonnable péché et l’erreur de sa vie en reconnaissant l’Etat de Palestine.
C’est cette reconnaissance qui serait donc, selon la logique sournoise de Netanyahu, à l’origine de « l’explosion de l’antisémitisme » aussi bien en Australie que dans le monde. Un « antisémitisme » qualifié par le Néron du Moyen-Orient de « cancer qui se propage ».
Ce qui s’est passé dimanche soir sur cette plage australienne est une tragédie. Tout esprit normalement constitué ne peut d’ailleurs que condamner un tel acte terroriste qui a causé la mort à des innocents indépendamment de leur appartenance religieuse ou ethnique. Ce que le Premier ministre israélien feint d’ignorer en revanche, c’est que la violence appelle la violence et la haine alimente la haine.
Et à ce titre on peut vraiment dire que Benjamin Netanyahu est un moteur, semblable à une machine de propulsion d’un super tanker, qui fait tourner à plein régime la haine et la violence au Moyen-Orient et dans le reste du monde. En effet, le premier ministre sioniste voue une haine morbide pour tous les peuples de la région qu’il veut soumettre à sa botte.
Des territoires palestiniens occupés en passant par le Liban, la Syrie, le Yémen et l’Iran pour ne citer que ces pays, on ne compte plus en effet les agressions et les crimes commis par l’armée sioniste. Ces exactions répétées génèrent d’insupportables souffrances pour les victimes du bourreau israélien dont l’agressivité et l’inhumanité défraient chaque jour la chronique et dépassent le seuil de l’entendement.
En fait et pour toutes ces raisons, on est en droit de penser que le véritable cancer qui se propage n’est pas l’antisémitisme mais la politique de la terre brûlée, de la mort, la destruction et la désolation privilégiée par le Premier ministre sioniste dans l’objectif avoué de concrétiser son délire faussement messianique. Cette tumeur maligne est actuellement en métastase comme le confirme la tragédie dantesque des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie qui subissent au quotidien d’effroyables exactions au vu et au su de toute la planète.
Par son acte héroïque et courageux, le Syrien Ahmed Al-Ahmed a donné la preuve formelle que l’Islam, contrairement à ce qu’une certaine propagande sioniste veut le faire croire, est une religion de tolérance, profondément humaniste et qui traite les individus sur un pied d’égalité et ce quelles soient leur culture ou leur appartenance ethnique ou religieuse.
Ce musulman qui a sauvé des juifs donne en fait la preuve formelle que les dérives meurtrières de Netanyahu sont devenues non seulement une source de tensions permanentes et d’instabilité au Moyen-Orient mais également un danger pour ses propres concitoyens. Le premier ministre israélien gagnerait à se rendre à cette évidence et cesser de prendre les citoyens du monde pour des canards sauvages en tentant de leur faire croire qu’un concerné est obligatoirement un… imbécile encerclé…
C.B.
Cinéma arménien et identité : master-class avec Tamara Stepanyan
Le Musée d’art moderne et contemporain (MACAM), situé à la Cité de la culture accueillera, demain, à 15h00, une masterclass de Tamara Stepanyan, autour du cinéma arménien et de la question de l’identité.
« Introduit en Arménie sous le régime soviétique en 1923, le cinéma arménien a traversé ruptures et renaissances, notamment après l’effondrement de l’Union soviétique », lit-on dans la présentation de ce rendez-vous. Tamara Stepanyan, membre de la génération qui a connu ces bouleversements, partagera son expérience et celle d’un collectif de femmes réalisatrices ayant brisé les tabous pour s’imposer dans un milieu longtemps masculin.
La masterclass explorera les liens entre cinéma et identité, les héritages soviétiques et les enjeux du cinéma contemporain : comment l’« arménité » a été préservée malgré la censure et comment le cinéma d’aujourd’hui dialogue avec son passé. Une occasion unique de découvrir l’histoire et les défis d’une cinématographie méconnue mais riche.
Imen.A.
Les réalisateurs tunisiens et la question du statut
Dans le cadre de la 36ᵉ édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), l’Association tunisienne des réalisateurs de films (ARFT) organise un panel de réflexion intitulé « Le réalisateur : un créateur sans statut reconnu !? », consacré à la place du cinéaste dans l’écosystème cinématographique.
Cette rencontre entend ouvrir un débat approfondi sur la reconnaissance du rôle du réalisateur en tant que créateur à part entière. Elle abordera les enjeux liés à son statut professionnel, à ses droits moraux et financiers, ainsi qu’aux conditions d’exercice du métier, dans un contexte marqué par de profondes mutations du secteur audiovisuel.
À travers les interventions de professionnels du cinéma, le panel examinera également les défis actuels auxquels font face les réalisateurs, entre précarité, cadre juridique insuffisant et évolution des modes de production et de diffusion, tout en esquissant des perspectives d’avenir pour la profession. Prévu le jeudi 18 décembre à partir de 9h30, le panel se tiendra à l’Hôtel Africa à Tunis. Cette initiative s’inscrit pleinement dans l’esprit des JCC, festival historiquement engagé en faveur des créateurs et des débats qui traversent le cinéma arabe et africain.
Imen.A.
Le cinéma tunisien vu par le critique Kamel Ben Ouanès
« Champ contre-champ » tel est l’intitulé du nouvel ouvrage de Kamel Ben Ouanès qui propose une lecture critique, historique et esthétique du cinéma tunisien, de ses origines à ses mutations contemporaines. Paru chez Contraste Éditions, l’ouvrage « s’ouvre sur une analyse des quatre premières décennies de la cinématographie tunisienne (1960-2000), période fondatrice marquée par la recherche d’une identité esthétique et narrative. Il s’attarde ensuite sur les relations entre littérature et cinéma, à travers l’étude des adaptations littéraires et des choix formels qu’elles impliquent », lit-on dans la présentation de cet ouvrage qui défend l’idée d’une « tunisianité » cinématographique fondée moins sur le discours que sur la construction d’un style et d’un univers formel. Au-delà d’être une analyse approfondie du cinéma tunisien, l’ouvrage, dans sa dernière partie, interroge le rôle et les mutations de la critique cinématographique, aujourd’hui, avec l’apparition et la montée de nouveaux médias et canaux d’expression et de diffusion.
Critique de cinéma et de littérature, enseignant à l’Université de Carthage (ISLT et ESAC), scénariste et producteur au sein de Kantaoui Films, Kamel Ben Ouanès poursuit avec « Champ contre-champ » une réflexion au long cours sur le septième art tunisien. L’auteur, déjà connu pour « Figures, La Tunisie, 30 ans de cinéma » ou encore un essai consacré à Georges Perec, s’appuie sur une solide expérience universitaire et cinématographique.
À la fois essai historique et réflexion critique, Champ contre-champ s’adresse aux chercheurs, aux étudiants et aux cinéphiles désireux de mieux comprendre les fondements et les enjeux du cinéma tunisien.
Imen.A.
Journées cinématographiques de Carthage : Moins de strass, plus de traces
Par Imen Abderrahmani
Sobre et élégante, telle a été la soirée d’ouverture des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), accueillie samedi à la salle de l’Opéra de la Cité de la culture. Une cérémonie maîtrisée dans sa forme, mais quelque peu froide, manquant par moments d’animation et de cette part de magie que l’on attend d’un événement d’une telle envergure.
Les organisateurs ont choisi de placer cette ouverture sous le signe de Ziad Rahbani, à travers un hommage posthume rendu lors d’un intermède musical assuré par Mariem Laabidi, accompagnée au piano par Omar Elouaer. La chanteuse a interprété deux compositions emblématiques du musicien libanais : « Kedni maak ya hob », écrite pour le film Nahla du réalisateur algérien Farouk Beloufa, et « Bala wala chi » (Sans rien du tout), une pièce mêlant jazz, funk et boogie, extraite de l’album Houdou nisbi (Calme relatif, 1985). Une séquence du film Nahla (1979), tourné à Beyrouth en 1978 en pleine guerre civile libanaise, a également été projetée. Fidèle à sa réputation, Mariem Laabidi a su captiver l’assistance par la puissance et la justesse de sa voix.
La cérémonie a également été marquée par des hommages posthumes rendus à plusieurs figures disparues du cinéma tunisien, africain et arabe, parmi lesquelles Fadhel Jaziri, Souleymane Cissé, Mohamed Lakhdar-Hamina, Claudia Cardinale et Ziad Rahbani, ainsi qu’au critique libanais Walid Chmait et au réalisateur béninois-sénégalais Paulin Soumanou Vieyra.
À ces moments de recueillement se sont ajoutés une brève allocution du directeur des JCC, Tarek Ben Chaabane, la présentation du jury, celle du film d’ouverture « Palestine 36 » et de son équipe, ainsi que la remise d’un Tanit d’honneur au producteur tunisien Abdelaziz Ben Mlouka.
Mais cette sobriété suffit-elle à annoncer les couleurs de cette manifestation cinématographique majeure ? Pour les organisateurs, la réponse est sans équivoque. En choisissant de revenir aux sources et d’écarter certaines « festivités » introduites ces dernières années -comme le défilé sur le tapis rouge-, le comité d’organisation affirme une vision claire : les JCC ne sont ni un festival de glamour ni de paillettes. Ils demeurent avant tout un festival engagé, porteur de récits, de mémoires et de voix souvent marginalisées, fidèle à l’esprit qui a façonné son histoire.
Même si la soirée d’ouverture a pu paraître retenue, voire austère, elle annonce néanmoins la couleur d’une édition qui revendique le fond avant la forme. Aux JCC, le cinéma ne se consomme pas comme un spectacle mondain : il s’impose comme un acte de mémoire, de résistance et de prise de position. Les films programmés dans la compétition officielle comme dans les différentes sections en témoignent. Loin du faste et des artifices, les JCC dans leur 36ème édition replacent le cinéma au cœur du débat, réaffirmant l’identité de ce festival qui se veut, depuis sa création différent. Certes pas de tapis rouge mais des films qui laissent des traces.
Si vous cherchez de la magie, allez voir des films, c’est là que les rêves se fabriquent sans artifices.
Imen.A.
Quinzième anniversaire de la Révolution tunisienne : Sommes-nous sur la bonne voie… ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Les Tunisiens célébreront demain le quinzième anniversaire de la Révolution du 17 décembre 2010-14 janvier 2011. Que reste, justement, de cette révolution et sommes-nous sur la bonne voie ?
« Avons-nous échoué ou, au contraire, il reste encore de l’espoir pour sauver la Révolution tunisienne ? », telle est la question qui revient sur toutes les lèvres alors que nous nous apprêtons à célébrer demain le quinzième anniversaire de la Révolution tunisienne.
Au mois de juillet 2016, Ridha Abdmouleh, docteur de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) à Paris, écrivait : « L’enthousiasme et la ferveur populaire, lors de la révolution 2011, ont cédé la place à un sentiment de mécontentement, de pessimisme et d’indifférence. Le laxisme du discours d’Ennahdha et ses alliés (la Troïka), son incapacité à gouverner le pays aussi bien à l’échelle économique que sécuritaire, l’absence de projet en synergie avec la révolution expliquent le désenchantement et l’irritation de l’opinion publique ».
Un avis partagé par la majorité des Tunisiens qui s’étaient réjouis de l’arrivée au pouvoir de Kais Saied comme cinquième président de la République post-révolution succédant ainsi à Fouad Mbazaa (Président provisoire), Moncef Marzouki (élu au suffrage indirect), Béji Caid Essebssi (élu au suffrage direct), Mohamed Ennaceur (Président par intérim), « Le 25 juillet 2021 est une date clé en Tunisie, lorsque le président Kaïs Saïed avait pris des mesures exceptionnelles, limogeant le Premier ministre, suspendant le Parlement et activant l'article 80 de la Constitution pour répondre à une crise politique profonde», nous dira l’activiste Rached Mathlouthi.
Et d’ajouter : « Cet événement constitue un tournant appuyé par des milliers de manifestants qui réclamaient la dissolution de l'Assemblée des représentants du peuple et un changement de régime. Le malaise social et le désespoir de la population avaient ouvert la voie vers ce changement qui rompt avec cette décennie noire qui n’avait rien apporté aux Tunisiens et fait sombrer le pays dans le chaos ». Sommes-nous pour autant sur la bonne voie ?
Des jours meilleurs …
Malgré une conjoncture internationale assez difficile et une économie nationale à la recherche de ses repères et d’une certaine stabilité, bon nombre de Tunisiens sont confiants en l’avenir.
L’universitaire Salem Chérif estime, à cet effet, que « le temps est à l’espoir. Il faut réinventer le modèle tunisien et redonner de l’espoir aux Tunisiens, notamment aux jeunes. Cela doit passer par des actions concrètes et symboliques : mettre l'accent sur les forces et les réussites, même petites ; construire des liens de solidarité et de soutien mutuel via le bénévolat et le partage d'expériences ; promouvoir des récits humains et culturels pour dépasser les traumatismes ; encourager l'action collective (éducation populaire, projets communautaires) pour créer un sentiment d'agentivité ; offrir des perspectives d'avenir en encourageant des actions positives et en s'appuyant sur des valeurs partagées (justice, dignité) plutôt que sur les promesses des puissants.
Il faut, également, une plus forte volonté politique. La Tunisie doit être dotée d’infrastructures modernes et synchrones, de ressources humaines qualifiées et de ressources financières suffisantes. Mais le plus important serait d’adopter un nouveau mécanisme permettant de favoriser le développement de toute la Tunisie.
Croissance économique soutenue, partagée et durable afin d’offrir à chacun un emploi décent et de qualité. Une croissance économique soutenue, partagée et durable permettra, en effet, d’offrir à chacun un emploi décent et de qualité.
Elle vise à éradiquer le travail indigne et à assurer une protection de tous les travailleurs. Il promeut le développement d’opportunités de formation et d’emploi pour les nouvelles générations, accompagnées d’une montée en compétences sur les emplois durables ».
M.B.S.M.
CAN 2025 - veillée d'armes sereine à Tabarka : Talbi et Tounakti, derniers arrivés, Sliti opérationnel
Par Jamel Belhassen
Les nouvelles en provenance de Tabarka sont plutôt rassurantes. A partir de mardi après-midi, l'effectif mis à la disposition de Sami Trabelsi est au complet. Les derniers arrivés avaient pour noms Talbi et Tounakti.
C'est dire que le sélectionneur pouvait désormais effectuer le travail technico-tactique dans de bonnes conditions pour bien se préparer à la Coupe d'Afrique des Nations qui approche à grands pas. Et les bonnes nouvelles ne s'arrêtent pas là.
Sliti qui était diminué par une blessure persistante , a finalement récupéré et a pris part à la séance d'entraînement de mardi après-midi dans sa totalité. Il sera donc maintenu parmi le groupe qui se déplacera à Rabat, vendredi.
Voilà une solution de valeur pour Sami Trabelsi pour le poste d'attaquant sur le flanc droit, où les choix sont bien limités. En tout cas, le match d'application de ce jeudi contre le Botswana sera d'une grande utilité pour les Aigles de Carthage quelques jours avant le match d'ouverture face à l'Ouganda à Rabat, le mardi 23 décembre.
J.B.
















