UGTT : Démission quasi confirmée de Noureddine Taboubi
La rumeur a pris une tournure quasi officielle et l’information devient, ainsi, fondée. Selon des sources très proches de la Centrale syndicale, la démission de Noureddine Taboubi, le secrétaire général de l’UGTT, est certaine.
Pour le moment, aucune confirmation officielle n’a toutefois été publiée par l’UGTT, et l’on ignore encore si Noureddine Taboubi a quitté son poste de secrétaire général ou s’il s’est retiré du bureau exécutif.
Les prochaines heures seront sûrement porteuses de plus de certitudes à ce propos et surtout sur les raisons qui ont amené Taboubi à présenter sa démission et de l’identité de celui qui va assurer l’intérim.
K.Z.
La 11ᵉ édition du Festival national de la musique pour enfants à Bouhjar : Une édition dédiée à l’artiste Oulaya
La ville de Bouhjar accueillera, du 24 au 27 décembre, la 11ᵉ édition du Festival national de la musique pour enfants, placée cette année sous le signe de l’hommage à l’artiste disparue Oulaya, figure marquante de la scène musicale tunisienne et arabe.
Organisé par l’Association de la créativité culturelle de Bouhjar, le festival se tient sous l’égide de la Délégation régionale des affaires culturelles de Monastir, en partenariat avec la Maison de la culture de Bouhjar, l’Institut régional de musique et de danse et la municipalité de Bouhjar.
Les festivités s’ouvriront le mercredi 24 décembre par de grandes animations déambulatoires dans les rues de la ville, mêlant majorettes et marionnettes géantes, annonçant une édition festive et résolument tournée vers l’enfance.
Le programme artistique proposera ensuite un concert de la chorale « L’Artisto » de Jemmal, suivi d’une prestation du club « Ziryab » du Complexe culturel de Monastir. La salle de spectacles de la Maison de la culture de Bouhjar accueillera également le lancement des premières compétitions officielles, dédiées aux instruments piano, guitare, orgue et accordéon.
Des compétitions au cœur du festival
Les 25 et 26 décembre seront consacrés aux compétitions artistiques réunissant de jeunes talents venus de différentes régions. L’Institut public de musique et de danse de Monastir abritera les concours des groupes musicaux et des chorales d’enfants, tandis que la Maison de la culture de Bouhjar accueillera les épreuves d’instruments à percussion, oud, qanun et violon, dans leurs expressions orientale et occidentale.
Soucieuse d’accompagner les mutations contemporaines, la direction du festival a réservé la journée de clôture, le 27 décembre, à un colloque scientifique organisé à la Maison de la culture de Bouhjar. Deux axes majeurs y seront abordés : « Le rayonnement de la musique tunisienne dans le monde arabe, à travers l’expérience artistique d’Oulaya », présenté par le professeur Houcine Belhaj Youssef et « L’usage des technologies de l’intelligence artificielle dans la musique », thème animé par les professeurs Mohamed Rached Brouq et Mohamed Kdidi.
Le festival s’achèvera le samedi soir par la compétition officielle de performance vocale et de composition, suivie de la proclamation des résultats et de la remise des distinctions aux lauréats, en présence de nombreuses figures du paysage culturel et musical de la région de Monastir.
Une nouvelle publication de la revue Essadikia
À l’occasion du 150ᵉ anniversaire du Collège Sadiki (1875-2025), une nouvelle publication de la revue Essadikia en langue arabe revient sur l’héritage intellectuel et éducatif de cette institution.
Édité par l’Association des anciens élèves du Collège Sadiki, ce numéro commémoratif met en lumière la place du collège dans l’histoire nationale, à travers des textes historiques, des témoignages, des archives photographiques et des analyses consacrées à une mémoire toujours active.
Le 70ᵉ numéro spécial de la revue, fondée en 1920 et daté de décembre 2025, rassemble des contributions retraçant les grandes étapes de l’histoire du Collège Sadiki et de son environnement éducatif. Les auteurs y soulignent le rôle de l’établissement dans la formation de générations de penseurs, de responsables et d’acteurs de la vie publique tunisienne, sans élargir le propos à des données extérieures.
Figures marquantes et débats éducatifs
Plusieurs textes en langue arabe reviennent sur des personnalités associées à l’institution, dont Cheikh Mohamed Taher Ben Achour. Le numéro aborde également des débats éducatifs fondateurs, à travers une contribution consacrée à l’obligation de l’éducation des jeunes filles musulmanes, un thème présenté comme révélateur de la modernité qui a marqué l’histoire du collège.
D’autres contributions s’intéressent à la mosquée d’Essadikia, à des correspondances historiques et à des échanges entre figures de l’époque. Sont notamment évoqués les échanges entre Kheireddine Pacha et Mohamed Larbi Zarrouk, alors directeur du collège, ainsi que ceux entre Habib Bourguiba et Mustapha Kaak, président de l’Association des anciens élèves à l’époque.
Le numéro propose par ailleurs un aperçu des activités culturelles de l’Association des anciens du Collège Sadiki prévues pour l’année 2025 et consacre un espace à la mémoire de figures et pionniers de l’établissement. Deux contributions en langue française complètent la publication, dont un dossier de classement historique du collège préparé par l’historienne et urbaniste tunisienne Jamila Binous, ainsi qu’un texte intitulé « Le modèle sadikien : un symbole de réussite », consacré à l’esprit et à la singularité de cette institution.
CAN 2025- Groupe C: ce soir Tunisie- Ouganda : Partir du bon pied
Par Jamel Belhassen
Les Aigles de Carthage entament ce soir leur aventure en Coupe d'Afrique avec beaucoup de détermination. Réussir l'exorde constitue un défi majeur à relever coûte que coûte pour prendre leur envol dans cette joute.
Face à l'Ouganda, Sami Trabelsi aura à sa disposition un effectif mieux fourni qu'en coupe arabe. Les choix sont multiples et les joueurs sont davantage compétitifs. On est en droit de s'attendre à une prestation digne et honorable assortie d'une victoire rassurante pour la suite face aux Ougandais. Le groupe se porte comme un charme et toutes les parties prenantes de la sélection tiennent chasser le signe indien qui les poursuit dans le premier match de groupe.
Au niveau des choix techniques et tactiques, Trabelsi pense opter pour le 3-5-2 qui offre beaucoup de liberté aux latéraux Abdi et Valery. En pointe, Saad et Mastouri sont en forme optimale et seront alignés d'entrée.
Sur le banc, les solutions de rechange sont de bonnes qualité. Il ne reste plus qu'à souhaiter beaucoup de chance et de lucidité à nos représentants dans cette premier match qui a été assez dur pour certains prétendants au titre lors des deux premières journées de la compétition.
Formation probable
Dahmen, Meriah, Bronn, Talbi, Valery, Abdi, Skhiri, Sassi, Majbri, Saad, Mastouri.
J.B.
Editorial : Un levier de résilience, de prospérité et de progrès - Par Hassan GHEDIRI
Alors que l’Afrique subsaharienne progresse plus vite que n’importe quelle autre région dans le monde, la Tunisie décroche une place au top 5 des écosystèmes numériques les plus performants du continent, et ce, bien que tardant toujours à engager les réformes nécessaires des systèmes d’enseignement et de formation. Des chantiers qui peinent à démarrer alors qu’ils sont indispensables pour s’adapter aux progrès technologiques qui bouleversent le monde à un rythme vertigineux.
A première vue, la Tunisie réussit quand même à ne pas être à la marge de l’évolution de l’entrepreneuriat numérique en Afrique et dans le monde. C’est ce qui ressort du tout nouveau Digital entrepreneurship ecosystem Index, qui classe les écosystèmes d’entrepreneuriat numérique les plus performants dans le monde et en Afrique.
Dans l’édition 2025 de ce classement publié par The Vienna Institute for Global Studies (VIGS), basé à Vienne en Autriche, la Tunisie se distingue parmi les pays disposant des écosystèmes numériques les plus performants dans le continent africain. Notre pays arrive en effet dans la quatrième position dans un top cinq africain dominé haut la main par l’Afrique du Sud, qui devance respectivement la république de Maurice et le Maroc.
Dans son rapport édité le 20 décembre 2025, VIGS met à l’honneur la croissance réalisée par les pays de l’Afrique sub-saharienne qui ont vu leurs écosystèmes numériques progresser avec un rythme très soutenu considéré comme le plus rapide au monde.
Pour mériter sa quatrième place en Afrique, la Tunisie a dû faire des progrès notables au niveau d’un certain nombre d’indicateurs. La mesure des performances de l’écosystème de l’entrepreneuriat numérique formé essentiellement des start-up digitales, repose sur par moins d’une cinquantaine d’indicateurs.
Il est surtout question d’évaluer la quantité des réglementations du secteur des TIC, des capacités institutionnelles de prévenir et de lutter contre la cybercriminalité, la qualité et le déploiement des infrastructures numériques. Les performances sont aussi évaluées à travers le nombre des sociétés spécialisées dans les technologies financières et le nombre d’applications numériques développées localement, le nombre d’incubateurs et d’accélérateurs de start-up.
Sur ce, la Tunisie est dotée d’un écosystème performant grâce à un niveau assez élevé des compétences dans les technologies numériques. L’e-commerce et l’émergence des technologies financières de plus en plus innovantes (Fintech) et diverses autres applications numériques dans différents secteurs reflètent la très bonne dynamique de l’entrepreneuriat numérique dans le pays.
Cependant, beaucoup d’obstacles semblent ralentir son expansion se manifestant notamment par les difficultés d’accès aux financements et par d’innombrables entraves bureaucratiques. Il en résulte alors une inadéquation flagrante dans la distribution des ressources injectées par le biais des mécanismes de soutien de l’entrepreneuriat qui tendent à favoriser de plus en plus les sociétés communautaires.
En Tunisie, comme partout en Afrique, l’économie numérique incarne une promesse de transformation économique et sociale à grande échelle. Partout dans le contient, l’expansion rapide des écosystèmes numériques suscite un engouement grandissant des investisseurs étrangers et ce malgré les infrastructures insuffisantes et les disparités géographiques. En 2024, les IDE déclarés en Afrique ont bondi de plus de 75% en un an, et ce, malgré un contexte mondial incertain.
Frôlant les 100 milliards de dollars, ces investissements sont distribués de manière très déséquilibrée entre les régions. Les pays qui accusent des retards en matière d’investissement dans de nouveaux projets de service numérique sont ceux qui présentent des lacunes en matière d’attraction des capitaux dans le commerce électronique et l’inclusion financière.
Le bon positionnement de la Tunisie dans les classements africains ne doit pas masquer l’urgence d’une action résolue pour libérer pleinement le potentiel de l’entrepreneuriat numérique.
Lever les obstacles réglementaires, alléger les lourdeurs administratives, garantir un accès équitable et transparent au financement et réorienter les mécanismes de soutien vers les start-up innovantes constituent désormais des priorités stratégiques. Parce que l’économie numérique, pour la Tunisie, est un levier incontournable de résilience, de prospérité et progrès.
H.G.
CAN 2025 – Groupe B : L’Egypte renverse le Zimbabwe (2-1)
L'Égypte a renversé la situation pour décrocher une victoire acharnée 2-1 face à une équipe zimbabwéenne tenace lors de son premier match du groupe B de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2025, lundi soir.
Les Warriors ont pris de court les Pharaons en ouvrant le score grâce à l'attaquant des Young Africans, Prince Dube, à la 20e minute.
L'Égypte a multiplié les tentatives pour égaliser, mais Washington Arubi a repoussé leurs assauts avec des arrêts décisifs jusqu'à l'heure de jeu. L'attaquant de Manchester City, Omar Marmoush, a décoché une frappe puissante depuis un angle fermé, permettant aux septuples champions d'Afrique de revenir à hauteur à la 64e minute.
C'est le talisman de Liverpool, Mohamed Salah, qui a fait basculer la rencontre en inscrivant le but de la victoire dans le temps additionnel, offrant ainsi les trois points aux Nord-Africains.
Grâce à ce succès, l'Égypte rejoint l'Afrique du Sud en tête du groupe, cette dernière s'étant imposée 2-1 face à l'Angola plus tôt dans la journée - les deux équipes s'affronteront lors de la deuxième journée, vendredi 26 décembre. Dans le même temps, le Zimbabwe et l'Angola tenteront de décrocher leurs premiers points en s'opposant également ce jour-là.
CAN 2025 – Groupe A : Le Mali accroché par la Zambie (1-1)
Malgré son statut de favori, le Mali s’est fait surprendre en fin de match avec une égalisation zambienne inespérée qui a vu les deux équipes se quitter sur un match nul (1-1).
Dominateurs, les Maliens ont loupé l'opportunité d'ouvrir le score en première période avec un penalty d'El Bilal Touré repoussé par Mwanza. Lors du second acte, Sinayoko (61e) a donné l'avantage aux Aigles, mais Daka (90+2e) a égalisé en fin de partie.
Victorieux des Comores hier soir, le Maroc occupe la tête de cette poule A.
K.Z.
CAN 2025 : Qui sont les dix joueurs à suivre durant la compétition ?
À quelques jours du début de la Coupe d’Afrique des nations au Maroc, les observateurs braquent les projecteurs sur les joueurs qui pourraient briller ces prochaines semaines. Des stars confirmées comme Aubameyang ou Hakimi aux jeunes pépites Mbaye, Mejbri ou Diomandé, voici les talents du continent africain.
Achraf Hakimi (Maroc), le latéral volant
Le capitaine des Lions de l'Atlas, considéré comme le meilleur latéral droit du monde, est depuis début novembre dans une course contre la montre pour participer à la CAN 2025 au Maroc. Blessé en Ligue des champions après un vilain tacle du joueur du Bayern Luis Diaz, le 6e du dernier classement du Ballon d’Or est actuellement en avance sur les temps de passage pour retrouver les terrains.
Son sélectionneur Walid Regragui a assuré que le défenseur serait même prêt pour le match d'ouverture face aux Comores, le 21 décembre. Mais la formule à 24 nations pourrait lui permettre de prolonger la convalescence de son capitaine sans que cela compromette la qualification des Lions de l’Atlas.
Hannibal Mejbri (Tunisie), de la générosité à en revendre
Il s’agit de l’un des jeunes talents les plus prometteurs. Hannibal, formé en France et ayant fait ses preuves en Premier League, particulièrement à Manchester United, est une pièce maitresse du dispositif de Sami Trabelsi, le sélectionneur des Aigles de Carthage. Il allie bien le rôle de récupérateur, de relayeur mais également de régisseur, il se donne à fond pour servir le groupe.
L’actuel sociétaire de Burnley attend avec passion ce rendez-vous africain pour contribuer à un retour en force des Tunisiens sur le plan africain et de le confirmer tout de suite après au Mondial 2026, et il n’est pas du genre à lâcher prise lors de tels grands événements. L’heure de la maturité a sonné pour Mejbri et il fera partie des principaux fers de lance des Tunisiens.
Yan Diomandé (Côte d’Ivoire), une pépite en attaque
C'est la sensation ivoirienne du moment. À tout juste 19 ans, Yan Diomandé flambe en Bundesliga avec son club de Leipzig et pourrait être l'une des attractions de la Coupe d’Afrique des nations. Explosif, habile des deux pieds, le natif d'Abidjan a mis tout le monde d’accord au RB Leipzig en Allemagne avec six buts inscrits et trois passes décisives délivrées en 14 journées.
Capable d'évoluer sur les deux ailes, Yan Diomandé a de quoi tourmenter les défenses et étonne par sa maturité, même s'il doit encore peaufiner son adresse devant le but. Si son manque d'expérience peut le desservir dans un secteur offensif où les Éléphants sont bien pourvus, il a clairement le vent en poupe avant ce début de compétition au Maroc.
Kamory Doumbia (Mali), le "facteur X" des Aigles
À 22 ans, le milieu de terrain du Stade Brestois apparaît déjà comme un cadre de l’entrejeu malien malgré son jeune âge : depuis 2022, Kamory Doumbia a déjà inscrit 14 buts en 26 sélections avec son équipe nationale. Nul doute que les Aigles compteront sur leur meneur de jeu au Maroc pour bien figurer dans la compétition continentale.
Celui qu’on surnomme "la Toupie" – à cause de sa capacité à donner le tournis à ses adversaires – pourrait bien être le "facteur X" de sa sélection lors de cette CAN, comme l’a expliqué à L’Equipe le sélectionneur des U23 du Mali, Fousseni Diawara : "Kamory Doumbia peut apporter du déséquilibre, et il marque avec Brest (déjà 4 buts en Ligue 1 cette saison, NDLR)”.
Mohamed Salah (Égypte), patron des Pharaons et porteur de leurs espoirs
La légende de Liverpool et attaquant star de l'Égypte vit une période troublée ces dernières semaines avec son club. Décisif depuis son arrivée en 2017 – 250 buts inscrits, une Ligue des champions remportée en 2019 et deux Premier League en 2020 et 2025 –, Mohamed Salah n’est plus vraiment en odeur de sainteté chez les Reds cette année. En conflit avec son coach, il arrive à la CAN au bon moment pour oublier ce qui se passe en Premier League et tenter de rentrer avec l’un des rares titres qu’il ne possède pas.
Leader incontesté des Pharaons, il sait que ce sera l’une de ses dernières conquêtes pour porter encore plus le onze égyptien et gagner encore plus de points afin de rentrer le moral au zénith à Liverpool.
Victor Osimhen (Nigeria), le serial buteur des Super Eagles
Le Nigerian masqué continue de faire parler la poudre cette année. Il a inscrit pour le moment 12 buts – dont six en Ligue des champions – en 16 rencontres avec le club turc de Galatasaray. Toujours décisif, Victor Osimhen va, toutefois, devoir digérer la non-qualification du Nigeria pour le Mondial 2026 au moment d’arriver à la CAN.
L’attaquant aux 31 buts et aux 12 passes décisives en 46 sélections joue un rôle central dans le onze type des Super Eagles. Pour preuve, le Nigeria a perdu pied lors du match de barrage du Mondial 2026 face à la RD Congo lorsqu'il a été contraint de quitter le terrain à la mi-temps. Le bon parcours de son équipe – finaliste de la dernière édition de la CAN en Côte d’Ivoire – dépendra assurément de sa forme au Maroc.
Ibrahim Mbaye (Sénégal), future star des Lions de la Teranga
Même pas majeur, Ibrahim Mbaye va débarquer au Maroc avec un statut tout frais de joueur titulaire du PSG, champion d'Europe où il est passé par les catégories U16 à U20. Il est aussi devenu il y a peu international sénégalais après avoir côtoyé les sélections de jeunes des Bleus.
Avec le PSG, le natif de Trappes âgé de 17 ans est de plus en plus utilisé par Luis Enrique, symbolisant la montée en grade des "titis" face à l'accumulation des matches et des blessures. En sélection, Ibrahim Mbaye a fait ses débuts avec le Sénégal au mois de novembre. D’abord en disputant 15 minutes face au Brésil en amical, puis face au Kenya contre lequel il a marqué les esprits avec un but et deux passes décisives.
Mohamed Amoura (Algérie), un attaquant star au format de poche
L’attaquant algérien de 25 ans, qui fait aussi les beaux jours de Wolfsburg en Bundesliga, sera assurément une des attractions de cette CAN. Auteur de 10 des 24 buts de l'Algérie lors des éliminatoires pour le Mondial 2026, Mohamed Amoura est en train de se faire un nom dans l’ombre du joueur clé des Fennecs, Riyad Mahrez.
Depuis sa première sélection en 2021, l’attaquant au format de poche – 1,70 m – montre qu’il a tout d’un grand avec 19 buts et six passes décisives inscrits en 38 rencontres. La carrière de celui qu’on surnomme "Speedy Amoura" connaît aussi une ascension fulgurante ces dernières années : Sétif (Algérie), Lugano (Suisse), Union Saint-Gilloise (Belgique) et actuellement Wolfsburg – six buts et deux passes décisives en 14 matches.
Carlos Baleba (Cameroun), un cadre en devenir des Lions indomptables
Formé à l'Ecole des Brasseries du Cameroun, Carlos Baleba débarque à Lille en 2021. Le natif de Douala y est jugé encore trop tendre pour prétendre à une titularisation et il choisit de tenter sa chance en Premier League deux ans plus tard. Direction Brighton, où il s'impose sans tarder.
Milieu polyvalent, son profil suscite les convoitises de cadors européens, notamment du PSG, mais Carlos Baleba est resté jusqu'ici fidèle à son club anglais. À 21 ans, il est déjà en passe de devenir un cadre en sélection, où il pourrait vite devenir un des dépositaires du jeu au sein d'un effectif rajeuni après le départ de Vincent Aboubakar, Michael Ngadeu-Ngadjui ou encore Vincent Onana.
Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon), une dernière CAN pour la route
Du haut de ses 36 ans et de ses 81 sélections, "Aubame" est le taulier des Panthères pour la sixième CAN de sa carrière – qui sera aussi sûrement sa dernière. Le natif de Laval compte à son actif 39 buts et 10 passes décisives dans les matches internationaux, tandis qu’il continue de faire parler son sens du but cette année sous les couleurs de l’Olympique de Marseille – 8 buts en 20 matches, dont quelques-uns décisifs en Ligue des champions.
Seul hic pour le Gabon : Pierre-Emerick Aubameyang s’est blessé lors de son dernier match avec l’OM et sera forfait pour le premier match des Panthères face au Cameroun, le 24 décembre. Son retour est espéré pour la deuxième rencontre face au Mozambique, le 28 décembre, sous réserve que sa blessure à la cuisse gauche soit bien soignée.
Prix de la création littéraire et intellectuelle de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) : Ouverture des candidatures
Le comité directeur de la 40ᵉ édition de la Foire internationale du livre de Tunis, qui se tiendra du 23 avril au 3 mai 2026, a annoncé que les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 janvier 2026 pour les six prix de la création littéraire et intellectuelle ainsi que pour les deux prix de l’édition.
Dans le but de valoriser les contributions des créateurs, chercheurs et traducteurs à la culture nationale et d’encourager l’innovation et la création, le comité décernera six prix de la création littéraire et intellectuelle, chacun doté d’une valeur de quinze mille dinars.
Ces prix seront attribués par des jurys composés de créateurs, d’universitaires et de critiques tunisiens.
L’annonce des résultats se fera en deux étapes. Primo, la publication de la shortlist des finalistes sur le site officiel de la Foire et dans la presse tunisienne. Secundo, la cérémonie de proclamation des lauréats, prévue le jeudi 30 avril 2026.
Avec 160 mille naissances par an : La dynamique démographique reste très modérée...
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le dernier rapport World Population Prospects prévoit un taux de natalité assez faible en Tunisie pour l'année 2025, ce qui confirme le constat que le phénomène de vieillesse de la société est bien réel...
Avec 160 mille naissances prévues en 2025, la dynamique démographique est qualifiée par les Nations unies de faible. Quelles sont les causes de cette réticence des Tunisiens qui ne veulent plus de beaucoup d'enfants ?
La Tunisie traverse une mutation démographique sans précédent. Selon les derniers chiffres publiés par l’Institut national de la statistique (INS) dans une note relayée par gnet news. En effet, l’année 2024 a été marquée par une baisse significative du nombre de mariages et de naissances, confirmant une tendance qui s’accentue depuis plusieurs années. Selon, également, les Nations unies, l'année 2025 ne sera pas meilleure et la dynamique démographique demeure modérée voire faible.
Selon la même note, seuls 70 942 mariages ont été enregistrés en 2024, contre 78 115 en 2023, soit une baisse de près de 10 %. Les naissances suivent la même trajectoire : 133 322 nouveau-nés en 2024, contre 147 242 l’année précédente, soit une diminution de plus de 14. 000 en un an.
Le dernier recensement national de 2024 met justement en lumière l’ampleur de ce basculement. Le taux de fécondité s’établit désormais à 1,7 enfant par femme, bien en dessous du seuil de renouvellement des générations fixé à 2,1. Le taux de croissance démographique annuel plafonne à 0,87 % sur la période 2014–2024, son plus bas niveau depuis l’indépendance. Quelles sont, en outre, les effets de ce fléau ?
Vieillesse...
Interrogé à ce sujet, Me Houssem Eddine Ben Atiya, spécialiste dans les affaires matrimoniales, nous a confié : " En s'appuyant sur la note publiée par gnet, j'estime qu'au- delà des chiffres, ce repli reflète des transformations profondes de la société tunisienne : recul de l’âge au mariage, maternité retardée, impact de la conjoncture économique sur les choix familiaux, et montée de l’individualisation au détriment du modèle de la famille élargie ".
Et d'ajouter : " Les conséquences s’annoncent lourdes. La pyramide des âges se redessine rapidement avec moins de jeunes et davantage de seniors, une évolution qui risque de fragiliser encore davantage un marché du travail déjà saturé, des systèmes de santé sous pression et une sécurité sociale menacée ".
Me Houssem Eddine Ben Atiya estime aussi " sans politiques volontaristes en matière de natalité, d’emploi et de protection sociale, la Tunisie pourrait, dans les prochaines années, se retrouver face à une équation démographique et économique difficile à résoudre".
M.B.S.M.
Kairouan : une découverte archéologique majeure aux bassins des Aghlabides
Les travaux de restauration et de mise en valeur des bassins des Aghlabides à Kairouan ont récemment révélé une découverte archéologique d’une importance exceptionnelle. L’Institut national du patrimoine (INP) a annoncé, vendredi 19 décembre 2025, la mise au jour de structures hydrauliques inédites, découvertes dans le cadre du projet de réhabilitation du site et de l’aménagement de son environnement immédiat.
La découverte, réalisée jeudi 18 décembre 2025, concerne des vestiges jusqu’ici inconnus, que les archéologues considèrent comme les premiers de ce type identifiés à ce jour. Selon les premières analyses, ces structures pourraient être directement liées au système d’alimentation en eau des célèbres bassins des Aghlabides, considérés comme l’un des chefs-d’œuvre de l’ingénierie hydraulique médiévale dans le monde islamique.
Face à l’importance scientifique et patrimoniale de ces vestiges, l’Institut national du patrimoine a décidé de lancer une fouille de sauvetage. Cette opération vise à documenter et à étudier ces installations afin de compléter les données archéologiques existantes et d’approfondir la compréhension du fonctionnement global du complexe hydraulique aghlabide. Les chercheurs espèrent ainsi mieux cerner les modes d’exploitation de ces structures et leur rôle précis dans la gestion et la distribution de l’eau.
Les prochaines étapes consisteront en des recherches scientifiques approfondies et des opérations de documentation minutieuses. Celles-ci devraient permettre de proposer une datation plus précise des vestiges, grâce aux analyses archéologiques et aux investigations techniques qui seront menées sur le terrain.
Cette découverte vient renforcer l’intérêt historique et patrimonial du site des bassins des Aghlabides de Kairouan, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de recherche sur les systèmes hydrauliques anciens. Elle met une nouvelle fois en lumière l’ingéniosité des ingénieurs de l’époque aghlabide et la place centrale qu’occupait la maîtrise de l’eau dans l’organisation urbaine et politique de Kairouan médiévale.
Festival Neapolis du théâtre pour enfants : Quand la scène éveille l’enfance et fait vibrer Nabeul
Par Imen ABDERRAHMANI
Avec "Alma", création théâtrale espagnole, s'ouvre aujourd'hui la 38è édition du Festival Neapolis du théâtre pour enfants. Rendez-vous tant attendu par les petits comme les grands, le festival transforme Nabeul en une scène ouverte sur le monde.
Fidèle à sa vocation fondatrice, ce rendez-vous majeur des arts vivants place l’enfant au cœur de l’expérience artistique tout en réaffirmant, année après année, son rôle essentiel dans l’animation culturelle et sociale de la région.
Le festival, qui démarre aujourd'hui pour se poursuivre jusqu'au 28 décembre, marquant bel et bien la première semaine des vacances scolaires d'hiver, s'ouvrira avec "Alma", spectacle espagnol destiné à la petite enfance et dont deux représentations sont annoncées à 10h00 et à 12h30. Ce spectacle propose un voyage poétique et sensoriel à travers les quatre saisons de l’année. Chaque saison y révèle sa propre âme, prenant forme grâce aux objets et aux matériaux que rencontre la protagoniste au fil de son parcours.
Conçu pour les petits à partir de l'âge de deux ans, "Alma" repose sur le théâtre d’objets et le mouvement. Il offre aux plus jeunes spectateurs une expérience visuelle et sensible faite de matériaux naturels, ludiques et délicatement poétiques, évoquant avec douceur le passage du temps et les cycles de la nature.
Au-delà du spectacle d’ouverture, la programmation de cette 38ᵉ édition propose un large éventail d’expériences artistiques destinées à éveiller la curiosité et l’imaginaire des enfants. Théâtre, marionnettes, danse, cirque et formes visuelles se conjuguent pour offrir un parcours sensible à travers les arts vivants.
En accueillant des compagnies venues d’Europe, d’Asie, du monde arabe et d’Afrique, le Festival Neapolis ouvre le jeune public à la diversité des cultures. Le théâtre tunisien, avec treize spectacles au programme, y occupe une place centrale, confirmant le rôle du festival dans la structuration et la valorisation des créations pour l’enfance.
Carrefour des imaginaires et des talents
Parallèlement aux représentations théâtrales, le festival affirme sa dimension éducative et formatrice à travers des workshops, des ateliers de création pour enfants et étudiants, des séminaires réunissant artistes et pédagogues, ainsi que des rencontres professionnelles favorisant les échanges et les coopérations.
Fondé en 1986, le festival s’est imposé au fil des décennies comme une référence incontournable en Tunisie, mais aussi dans le monde arabe, en Afrique du Nord et dans l’espace méditerranéen. Sa mission demeure inchangée : défendre les arts vivants destinés aux enfants et leur offrir une place centrale dans la vie culturelle.
Ici, le théâtre dépasse le simple divertissement pour devenir un langage essentiel, capable de nourrir l’imaginaire, d’aiguiser la sensibilité et d’accompagner l’enfant dans sa construction émotionnelle et cognitive.
Dans un souci de démocratisation culturelle et d'élargir l’accès à la culture à l’échelle nationale, les organisateurs ont choisi d’étendre la programmation bien au-delà de Nabeul, touchant Sfax (Aguereb), Bizerte, Kairouan (Chebika), Tunis (Bardo), Siliana ainsi que Menzel Bouzelfa. Cette ouverture s’accompagne de la 5ᵉ édition des Journées de la Fable, un temps fort consacré au conte, où des voix tunisiennes et algériennes font revivre, pour les enfants, la magie des histoires transmises autrefois lors des soirées familiales.
Avec Neapolis, Nabeul confirme, année après année, sa place de capitale tunisienne du théâtre pour enfants, où l’art devient un levier d’éveil, de transmission et de partage. Si vous êtes à Nabeul ou dans les villes avoisinantes, ne ratez pas ce beau rendez-vous artistique fait de magie et de rêve.
I.A.
Marché de l’art : Une master-class avec l’expert Ridha Moumni sur la visibilité des artistes MENA
Une master-class inédite intitulée « Visibilité, valeur et marché mondial de l’art » est animée à Tunis par Ridha Moumni, historien de l’art, curateur et président de Christie’s Middle East and Africa.
Organisée sur deux jours (aujourd’hui et demain) à Selma Feriani Gallery et à la galerie Archivart, cette formation propose une immersion dans le fonctionnement des maisons de ventes aux enchères et leur rôle central dans la visibilité et la valorisation des artistes modernes et contemporains de la région MENA.
Destinée aux professionnels de l’art, artistes, curateurs, collectionneurs, chercheurs et étudiants, la master-class combine études de cas, ateliers pratiques et échanges interactifs, s’appuyant notamment sur des exemples issus de Christie’s. Elle met en lumière les dynamiques d’un marché MENA en plein essor, marqué par une visibilité internationale croissante et un fort intérêt des collectionneurs.
Longtemps marginalisée, la région s’impose aujourd’hui comme un pôle culturel stratégique. Les ventes d’artistes nord-africains et moyen-orientaux ont fortement progressé sur les marchés internationaux, confirmant un véritable momentum, renforcé par le développement des foires, des musées et l’arrivée annoncée d’Art Basel Qatar en 2026.
Secteur automobile : Intérêt ministériel aux sessions de formation
La ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Mme Fatma Thabet Chiboub, a supervisé, le vendredi 19 décembre courant, au siège de la Tunisian Automotive Association(TAA) à Tunis, la clôture d’une session de formation au profit d’un groupe de journalistes issus de différents médias écrits, électroniques et audiovisuels.
Cette rencontre s’est déroulée en présence de la cheffe de cabinet, Mme Afef Chachi Tayari, de la présidente de l’Association, Mme Mariem Elloumi, ainsi que de représentants de l’Association et de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).
Cette session a été organisée par la Tunisian Automotive Association (TAA), sous la tutelle des services du ministère et en collaboration avec la GIZ et Invest For Jobs, du 17 au 19 décembre courant.
Dans son allocution, la ministre a souligné le rôle des différents médias dans la promotion de ce secteur prometteur et la mise en valeur de ses atouts aux niveaux national et international. Elle a indiqué que l’industrie des composants automobiles renforce le positionnement de la Tunisie dans la région euro-méditerranéenne et en Afrique, ajoutant que les services du ministère veillent, en coopération avec l’ensemble des parties prenantes, à attirer les grandes entreprises, à lancer de nouveaux projets, à créer davantage d’emplois et à améliorer la compétitivité du secteur.
Des présentations ont également été faites sur les indicateurs du secteur, qui compte près de 300 entreprises et assure plus de 120 000 emplois, tandis que les exportations ont atteint 3,9 milliards d’euros.
L’Allemagne arrive en tête des destinations des exportations tunisiennes dans ce domaine avec 37 %, suivie de la France (21 %), de la Roumanie (12 %) et de l’Italie (11 %).
Parmi les grands projets programmés dans le secteur figure la création de la « Smart Automotive City » sur une superficie de 300 hectares. Ce projet comprendra des unités industrielles avancées, des laboratoires de recherche et développement, des centres de formation ainsi que des espaces dédiés aux technologies modernes et il contribuera à la création de jusqu’à 150 000 emplois à moyen et long termes.
Durant la période de la formation, la délégation de journalistes a visité plusieurs entreprises industrielles actives dans le secteur des composants et équipements automobiles, telles que TPS Plastivaloire, Draxlmaier, PSZ Electronic et ACTIA.
CAN 2025- groupe A, 1eJ. - Maroc- Comores (2-0) : Les Lions de l'Atlas rugissent en seconde mi-temps
Par Jamel Belhassen
Après une première période difficile, le Maroc a eu raison de la résistance des Comores grâce à la valeur de ses individualités. Poussés par un public tout acquis à leur cause et sous une pluie battante, les Lions de l'Atlas entament le match en force et foncent vers les buts adverses. A la (10e) Diaz est crocheté dans la surface. Penalty.
Mais, chargé de l'exécution, Sofiane Rahimi voit son tir repoussé par le gardien comorien Pandor. Les Marocains repartent à l'attaque devant des Comoriens qui se défendent bien et qui guettent l'occasion pour surprendre sur les contres.
Au fil des minutes, les locaux redoublent d'efforts pour faire la différence et les visiteurs gagnent en confiance. Ounahi rate une opportunité ( 47e) de près. Et ce qui devait arriver arriva à la (55e), Diaz trouve le chemin des filets et donne l'avantage aux siens ( 1-0). Dans l'autre camp Bounou sauve un but tout fait ( 60e) devant Said.
Les Comoriens deviennent plus entreprenants en attaque laissant des espaces dans leurs dos. Et Kaabi, rentré en cours de jeu, double la marque de la tête ( 2-0) à la ( 74e). La suite est plus aisée pour le Maroc qui signe une victoire amplement méritée devant les Comores, appliqués et difficiles à tromper derrière.
J.B.
















