Éditorial : L’Afrique n’est plus un élève à corriger !
Par Jalel HAMROUNI
Le 7ᵉ sommet Union européenne–Union africaine, tenu à la Capitale angolaise, Luanda, a agi comme un révélateur. L’Afrique n’est plus ce terrain périphérique sur lequel s’exerçaient des influences extérieures hiérarchisées et prévisibles. Elle est désormais actrice de ses choix, stratège de ses alliances et arbitre de ses partenariats. Dans ce nouveau paysage, Bruxelles découvre une réalité inconfortable et insuffisamment anticipée : l’Union européenne n’est plus le partenaire privilégié par défaut, mais un partenaire parmi d’autres.
Cette inflexion n’est ni conjoncturelle ni circonstancielle. Elle est le fruit d’une transformation profonde du continent africain, à la fois démographique, économique et politique. Une jeunesse nombreuse, connectée et consciente des rapports de force globaux aspire à des relations fondées sur l’intérêt mutuel, la rapidité d’exécution et le respect de la souveraineté.
Or, face à cette attente, l’UE a souvent peiné à se départir de ses réflexes normatifs, conditionnels et parfois moralisateurs.
Dans le même temps, d’autres acteurs ont avancé leurs pions avec méthode. La Chine, d’abord, a bâti une présence structurante, fondée sur les infrastructures, le financement massif et une diplomatie de résultats.
Routes, ports, chemins de fer, réseaux énergétiques : Pékin a répondu à des besoins concrets, souvent sans s’encombrer de conditionnalités politiques. Cette constance, doublée d’une capacité financière et d’une vision de long terme, a séduit de nombreux gouvernements africains en quête de leviers rapides de développement.
La Russie, ensuite, opère un retour brutal et assumé, misant sur les domaines sécuritaire et militaire.
À travers des accords de défense, des livraisons d’armes et un discours souverainiste qui résonne avec les frustrations postcoloniales, Moscou s’est imposée comme un partenaire alternatif, notamment dans des pays en rupture avec l’Occident. Cette présence, controversée mais efficace sur le plan tactique, souligne l’érosion de l’influence européenne dans des zones jadis considérées comme acquises.
La Turquie, de son côté, avance avec pragmatisme. Elle combine diplomatie économique, coopération sécuritaire et soft power culturel. Présente sur le terrain, active dans le commerce et la construction, Ankara a su tisser des liens directs, souvent personnalisés, qui contrastent avec la lourdeur institutionnelle européenne. À cela s’ajoute l’activisme croissant des États du Golfe, dont les investissements ciblés dans l’agriculture, les ports, l’énergie ou la finance redessinent des équilibres régionaux, en particulier en Afrique de l’Est et au Sahel.
Face à cette concurrence multiforme, l’UE réalise que son offre n’est plus unique. Pire : elle apparaît parfois décalée. Si l’Europe demeure le premier partenaire commercial de l’Afrique et un bailleur de fonds majeur, son approche reste marquée par la lenteur des procédures, la fragmentation des politiques et une difficulté à parler d’une seule voix. Les discours sur les valeurs, aussi légitimes soient-ils, perdent de leur portée lorsqu’ils ne s’accompagnent pas de projets visibles et transformateurs.
Le sommet de Luanda a toutefois montré que l’Europe dispose encore d’atouts considérables : proximité géographique, interdépendance économique, expertise technologique, expérience institutionnelle. Mais ces atouts ne suffisent plus à garantir une position centrale. Ils doivent être repensés dans un cadre de partenariat d’égal à égal, où l’Afrique n’est ni un élève à corriger ni un marché à capter, mais un acteur souverain avec ses priorités.
L’heure est donc à l’introspection stratégique pour Bruxelles. Continuer à considérer l’Afrique à travers le prisme de la gestion des crises — migration, sécurité, terrorisme — serait une erreur. Le continent demande des partenariats orientés vers l’industrialisation, la création d’emplois, la transition énergétique et la valorisation locale des ressources. Il exige aussi du respect, de la cohérence et de la réciprocité.
Être « un partenaire parmi d’autres » n’est pas une défaite en soi. C’est une invitation à se réinventer. Si l’Union européenne accepte cette nouvelle donne et ajuste son approche, elle peut encore jouer un rôle majeur dans l’avenir du continent. À défaut, elle risque de devenir un acteur secondaire dans un jeu d’alliances africain désormais ouvert, compétitif et résolument multipolaire.
J.H.
Au Théâtre national tunisien : Un début de saison placé sous le signe de l’excellence
Par Imen Abderrahmani
Le Théâtre National tunisien a choisi de commencer l'année 2026, sous le signe de la créativité, en programmant trois de ses œuvres phares "Call Center Tragedy", "Les fugueuses" et "Ad Vitam".
Le coup d'envoi de la programmation a été donné hier avec "Call Center Tragedy" mise en scène par Nizar Saïdi d'après le texte et la dramaturgie de Abdelhalim Messaoudi.
Produite par le Jeune Théâtre national 2025, la pièce dénonce sans concession les dérives du monde du travail contemporain. Dans un univers où la parole est uniformisée et où la pression du rendement écrase les corps, les personnages évoluent dans un espace scénique chargé de tension, révélant peu à peu l’épuisement des corps et l’érosion des consciences. Tragédie moderne et incisive, elle jette une lumière crue sur les fractures sociales et humaines, transformant le plateau en miroir de notre époque. Il est ainsi à rappeler que la pièce est lauréate du Tanit de bronze des Journées Théâtrales de Carthage (JTC) et de trois prix majeurs du Festival du théâtre national "Les saisons de la création": celui de la meilleure scénographie, le prix du meilleur texte attribué à Abdelhalim Messaoudi, ainsi que le prix de la meilleure mise en scène décerné à Nizar Saïdi.
Pour ce soir, place à "Les fugueuses", une création de Wafa Taboubi qui signe le texte, la scénographie et la mise en scène. Coproduit par le Théâtre National tunisien (TNT) et Fabula Prod, le spectacle suit le parcours de femmes en rupture, poussées par un désir impérieux de se libérer de tout enfermement, qu’il soit social, intime ou symbolique.
La pièce a marqué la dernière édition des Journées théâtrales de Carthage (JTC) en remportant le Tanit d'Or ainsi que le prix de la meilleure actrice, attribué à Lobna Noomen, et le prix du meilleur texte décerné à Wafa Taboubi. Elle a également été couronnée du Grand prix du Festival du Théâtre national "Les saisons de la création", confirmant son fort retentissement artistique.
La programmation se clôturera, demain, avec "Ad Vitam" de Leïla Toubel, Une œuvre qui questionne le lien entre vie, temps et résistance, mêlant introspection profonde et engagement politique sur scène. Figure majeure de la scène tunisienne, Leila Toubel a par ailleurs été distinguée aux Journées théâtrales de Carthage (JTC) par l’attribution d'un Tanit d'honneur, une consécration saluant l’ensemble de son parcours artistique et son apport majeur au théâtre tunisien.
Cette ouverture de saison s’inscrit dans un contexte de rayonnement du théâtre tunisien sur la scène arabe. En effet, ces trois pièces de théâtre tunisiennes figurent parmi les seize œuvres sélectionnées pour la 16ème édition du Festival du Théâtre arabe qui aura lieu du 10 au 16 janvier au Caire. un événement organisé par l'Instance arabe du théâtre en partenariat avec le ministère égyptien de la Culture.
À travers cette programmation inaugurale et les nombreuses distinctions récoltées par les œuvres présentées, le Théâtre National tunisien (TNT) affirme son ambition pour ce nouvel an: défendre un théâtre audacieux, ancré dans les préoccupations contemporaines, et capable de porter haut la création tunisienne sur les scènes nationales et arabes.
Imen.A.
Réalisé en IA, Lily dans le top 5 mondial
Le court-métrage tunisien "Lily", signé Zoubeir Jelassi et conçu à l’aide de l’intelligence artificielle, s’est hissé parmi le Top 5 mondial du prestigieux AI Film Award, organisé dans le cadre du 1 Billion Followers Summit à Dubaï.
Cette reconnaissance internationale inscrit le film parmi les créations les plus innovantes du cinéma intégrant l’IA et met en lumière le potentiel créatif tunisien sur la scène mondiale.
La projection officielle des œuvres finalistes est programmée pour le 10 janvier 2026, en présence du jury et des leaders de l’industrie.
Le 14 janvier, dernier délai pour postuler au Festival de la chanson tunisienne
La 24ᵉ édition du Festival de la chanson tunisienne (FCT) se déroulera du 5 au 7 mars 2026, à l’initiative du Théâtre de l’Opéra de Tunis, sous l’égide du ministère des Affaires culturelles.
À cette occasion, le comité d’organisation a annoncé, dans un communiqué publié sur la page officielle du Théâtre de l’Opéra de Tunis, l’ouverture des candidatures aux différentes compétitions du festival. Trois catégories sont concernées : la compétition de la chanson, la compétition de la composition instrumentale et la compétition d’interprétation, toutes réservées à des nouvelles productions de l’année 2025. Des prix financiers viendront récompenser les lauréats de chaque catégorie. Le dernier délai pour y participer est le 14 janvier.
Les candidats sont tenus de remplir le formulaire de participation correspondant à la compétition choisie, dûment signé et accompagné d’une signature légalisée de l’ensemble des intervenants de l’œuvre. Le dossier de candidature doit également comprendre une clé USB contenant l’enregistrement de l’œuvre (répétition ou version finale), les paroles au format Word, ainsi qu’un curriculum vitae (dix lignes maximum) pour chaque intervenant – parolier, compositeur, interprète et arrangeur – accompagné de photos d’identité numériques de haute qualité.
Pour la compétition de la chanson, le dossier devra en outre inclure une partition musicale complète, précisant l’ensemble des éléments de l’œuvre.
Les candidatures doivent être envoyées sous l’intitulé « Festival de la chanson tunisienne – 24ᵉ édition » à l’adresse suivante :
Établissement du Théâtre de l’Opéra de Tunis – Cité de la Culture Chedly Klibi, avenue Mohamed V, 1002 Tunis, ou déposées directement au bureau d’ordre du même établissement, au plus tard le vendredi 14 janvier 2026, à la clôture de l’horaire administratif.
Tout dossier incomplet ou reçu après la date limite sera automatiquement rejeté, précise le communiqué.
Entrée gratuite demain aux sites archéologiques et aux musées
L’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC) annonce que demain, le dimanche le 04 janvier 2026, l’accès aux sites, monuments et musées ouverts et dépendant de l'Agence de mise en valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle sera gratuit.
Bénéficient de la gratuité d’entrée tous les Tunisiens ainsi que les personnes étrangères résidentes en Tunisie sur présentation de la carte d’identité nationale ou de la carte de séjour durant les jours suivants : le premier dimanche de chaque mois, le 18 avril : Journée internationale des sites et monuments, le 18 mai : Journée internationale des musées et les jours fériés.
Pour avoir plus d’informations sur les horaires d’accessibilité, n’hésitez pas à visiter la page de l’Agence : https://www.facebook.com/Amvppc
CAN 2025 : Ali Abdi figure dans l’équipe-type du premier tour
C’est Ali Abdi qui a sauvé la face pour les joueurs tunisiens à l’issue du premier tour de la CAN 2025. En effet, Abdi figure dans l’équipe-type du premier tour de la Coupe d’Afrique des nations de football (Maroc 2025), selon ce qu’a publié ce vendredi le comité d’organisation de la compétition sur son site officiel.
Ali Abdi a disputé l’intégralité des rencontres du premier tour de l’épreuve continentale avec les «Aigles de Carthage». Il a inscrit un but sur penalty face à la sélection nigériane lors de la deuxième journée et a également délivré une passe décisive sur laquelle Elias Achouri a marqué le deuxième but contre l’Ouganda, lors de la première journée.
Le joueur, professionnel à l’OGC Nice a porté le brassard de capitaine à deux reprises lors de cette CAN : lors du match d’ouverture face à l’Ouganda en remplacement de Ferjani Sassi, puis lors de la troisième rencontre contre la Tanzanie en tant que capitaine titulaire, avant de céder le brassard à Sassi après l’entrée en jeu de ce dernier.
L’équipe-type du premier tour est composée comme suit :
Gardien de but :
Mohamed El-Shenawy (Égypte)
Défenseurs :
Noussair Mazraoui (Maroc – arrière droit) – Ali Abdi (Tunisie – arrière gauche) – Edmond Tapsoba (Burkina Faso – défenseur axial) – Axel Tuanzebe (République démocratique du Congo – défenseur axial)
Milieux:
Carlos Baleba (Cameroun – milieu défensif) – Ademola Lookman (Nigeria – meneur de jeu) – Brahim Díaz (Maroc – meneur de jeu)
Attaquants :
Riyad Mahrez (Algérie – ailier droit) – Sadio Mané (Sénégal – ailier gauche) – Amad Diallo (Côte d’Ivoire – avant-centre).
Par ailleurs, le sélectionneur du Nigeria, Eric Chelle, a été désigné meilleur entraîneur du premier tour de la Coupe d’Afrique des nations.
K.Z.
Selon la FIFA : 5 clubs tunisiens interdits de recrutement
Dans sa mise à jour du début de l’année 2026, le site de la FIFA a indiqué que 5 clubs tunisiens sont interdits de recrutements avec un total de 9 litiges à régler.
Il s’agit du Club Sportif Sfaxien (3 dossiers), EGS Gafsa (2 dossiers), AS Rejiche (2 dossiers), Union Sportive Monastirienne (1 dossier) et AS Soliman (1 dossier), qui sont sanctionnés par l’instance internationale.
Les attentes des Tunisiens en 2026 : Des priorités centrées sur les conditions de vie
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
En 2026, les attentes des Tunisiens s’articulent principalement autour de l’amélioration des conditions de vie et de la stabilité économique et sociale. Les préoccupations exprimées par les citoyens concernent en premier lieu l’approvisionnement régulier du marché en produits de base, la maîtrise des prix et l’accès aux services essentiels.
Interrogée sur ses attentes pour l’année 2026, Samira Missaoui, employée du secteur public, estime que la priorité doit être accordée à la régulation des circuits de distribution : « Il est nécessaire que l’État assure la disponibilité des produits de première nécessité tels que le pain, le lait, le sucre et l’huile, et qu’il mette en place des solutions durables pour éviter les pénuries. »
Elle souligne également l’importance de la gestion des ressources hydriques, affirmant que « l’accès continu à l’eau potable doit être garanti, et les coupures doivent rester exceptionnelles ».
Pour Nabil, enseignant, la question de l’emploi et du revenu demeure centrale : « La stabilité professionnelle et un revenu suffisant permettent aux citoyens de subvenir à leurs besoins et de faire face aux imprévus. Il est également important de renforcer les mécanismes de protection sociale». Il ajoute que l’amélioration de la situation économique dépendra à la fois des choix politiques et de l’engagement collectif.
La jeunesse et la question de l’emploi
La situation de l’emploi, notamment chez les jeunes, reste une préoccupation majeure. Youssef, diplômé à la recherche d’un emploi, considère que 2026 devrait être marquée par « la mise en œuvre de politiques efficaces en faveur de l’insertion professionnelle et du soutien à l’initiative privée ». Selon lui, « l’amélioration de l’environnement économique est un facteur clé pour encourager l’emploi et limiter le chômage ».
Selon des données issues de sondages récents, 46 % des Tunisiens placent l’amélioration du système éducatif parmi les priorités nationales, tandis que 38 % accordent une importance particulière au secteur de la santé, notamment à la disponibilité des équipements et des médicaments. 34 % des personnes interrogées estiment que l’augmentation du pouvoir d’achat et la maîtrise des prix sont essentielles, et 31 % considèrent la création d’emplois comme une priorité. La sécurité est citée par 28 % des sondés.
Concernant les sources d’inquiétude, 70 % des Tunisiens expriment des craintes liées à l’instabilité régionale, 67 % à la situation économique, et 60 % aux effets des changements climatiques, en particulier la sécheresse.
35 % redoutent des perturbations dans l’approvisionnement alimentaire, tandis que 27 % se préoccupent de la propagation des drogues dans les établissements scolaires. D’autres préoccupations incluent la fuite des compétences et les risques sécuritaires.
Perspectives pour l’année 2026
Dans l’ensemble, les attentes exprimées pour 2026 traduisent une volonté de stabilisation et d’amélioration progressive des conditions de vie. Les priorités identifiées mettent en évidence l’importance des politiques publiques dans les domaines économique, social et environnemental, ainsi que la nécessité d’une coordination entre les différents acteurs pour répondre aux préoccupations des citoyens.
M.B.S.M.
Découverte - En marge de la CAN : L'Olympique al Dcheira, un club militant au service de la jeunesse maghrébine…
Par Habib Missaoui
Alors que la coupe d’Afrique des nations bat son plein au Maroc, un club marocain attire depuis le début de la compétition continentale l’attention des observateurs. Il s’agit de l’olympique Dcheira qui se distingue par une autonomie financière exceptionnelle et une gestion sportive adaptée aux jeunes talents…
Lorsque vous parler de l’As Dcheira avec son président, Mohamed Afellah, c’est toute l’histoire du Royaume qui est racontée par cet ancien joueur devenu entraineur puis premier dirigeant du club.
Afellah nous apprend ainsi que « L'Olympique Dcheira, plus connu sous l’abréviation « l'OD », est un club sportif marocain de football basé dans la région de Souss-Massa exactement à la ville de Dcheira El Jihadia, commune urbaine de la Préfecture d'Inezgane-Aït Melloul, mitoyenne de la ville d'Inezgane.dans le sud du Maroc Fondé en 1940 par les résistants marocains de souss.
Détenteur de la Coupe d'excellence, l'olympique évolue en Botola Pro1 depuis la saison actuelle étant nouveau promu ».
C'est en 1940 que l’Association omnisports Olympique Dcheira fut créée par les résistants marocains de la ville, et depuis, l'OD a commencé ses activités sportives sous la LMFA.
De son prestige national, l’association sportive de Dcheira participe de 1944 à 1955 au dynamisme national lancé par les équipes marocaines du mouvement national pour l’Indépendance du Maroc. En 1960 les adhérents du club portent soutien aux efforts d’aide des victimes du séisme d’Agadir.
Durant l’assemblée générale extraordinaire de 1961 vote pour la régularisation de l’équipe de football et de son adhésion au FRMF, et c'est donc de ce fait que l'OD participe aux compétitions de division d’honneur de 1962 à 1986, au sein des compétitions de la division amateur 2 jusqu'à 1996, l'an où l'équipe réalisera sa montée en division amateur 1.
À partir de 2014, l’Olympique participe aux compétitions de la Botola Pro2. Ainsi, l'Olympique de Dcheira réussit la performance d'atteindre les quarts de finale de la coupe du trône lors de la saison 2003/2004.
Son président actuel, Mohamed Afellah, participe à ce beau parcours depuis 1968 en tant que joueur puis entraineur avant d’être élu président dans les années. Commença alors cette aventure fantastique qui va conduire le club au Botola Pro 1, l’équivalent de la ligue 1 en Tunisie, « Nous avons compté sur nous-mêmes pour financer les activités du club en lui assurant des ressources stables.
Le club dispose aujourd’hui d’une vingtaine de locaux commerciaux qu’il loue aux particuliers et un magasin de sport assez rentables grâce aux supporters », nous dira, le président Afellah. Et d’ajouter : « Grace à cette autonomie financière, nous avons notre propre complexe sportif avec un hôtel d’une capacité de vingt chambres et d’un restaurant au service de nos joueurs appartenant à toutes les catégories.
Ainsi, nous avons réussi à protéger nos jeunes talents de certains agents malintentionnés et hisser l’As Dcheira au sein de l’élite du football marocain où nous occupons actuellement le milieu du tableau ce qui n’est pas mal pour un nouveau promu ».
Entouré d’un bureau composé de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur dont notamment, le directeur administratif et financier, Abdelhedi Anjdar, le porte parole, Ismail Zitouni, le président Mohamed Afellah, a réussi à adopter selon la presse marocaine « une stratégie sportive claire, misant sur la formation locale et l’intégration de jeunes joueurs prometteurs, formés dans la région, un encadrement administratif stable, où l’humilité et la rigueur financière ont primé sur la précipitation et un ancrage populaire fort dans une ville qui vit et respire le football ».
En effet, « Dcheira qui n’a jamais bénéficié de grands moyens, ni de stars médiatiques, s’est façonné dans le silence, à l’écart des feux de la rampe, avec une seule arme: la passion du ballon rond ». Un exemple à suivre dans toute la région du Maghreb…
H.M.
Editorial : Évidences et boule de cristal …
Par Chokri BACCOUCHE
2025 a donc fait ses valises et cède la place à une nouvelle année flambant neuve. A quoi faut-il s’attendre en 2026 et que nous réserve le nouveau millésime ? La rituelle question est sur toutes les lèvres et les astrologues et autres voyants sont déjà à pied d’œuvre pour éclairer la lanterne des férus de la sempiternelle interrogation existentielle « de quoi sera fait demain ? ».
Comme d’habitude, les prédictions de Nostradamus reviennent sur le devant de la scène et sont minutieusement décortiquées, donnant lieu à un florilège d’interprétations. De la relativement objective, à la carrément farfelue. Pour l’année 2026, le célèbre astrologue français du 16ème siècle ne nous fait pas de gâteau malheureusement.
Apparemment descendu du lit du mauvais pied le jour « J », voilà cinq bons siècles, il a prédit des choses pas du tout rassurantes dans l’ensemble du genre catastrophes environnementales, crises financières, nouvel ordre mondial... Le bonhomme barbu, toujours collé à sa boule de cristal, évoque dans ses écrits une année 2026 « turbulente », caractérisée par un « grand essaim », des « références au sang » et une escalade du conflit Est-Ouest.
Au-delà du débat controversé que suscitent l’astrologie et les astrologues d’une manière générale, on peut dire que les prédictions de Nostradamus ont de fortes chances de coller à la réalité. A commencer par les catastrophes environnementales devenues depuis des années déjà un sacro-saint problème planétaire.
Les tornades, les ouragans, les sécheresses et les incendies de forêt dus à la pollution atmosphérique et au dérèglement climatique sont le lot de l’humanité depuis des années et leur fréquence inquiète au plus haut point.
Au rythme du dérèglement actuel des marchés financiers en raison de la récession tenace qui affecte l’économie mondiale et surtout de la persistance de pratiques spéculatives à haut risque, selon les experts, une crise financière ravageuse semblable à celle des Subprimes qui a provoqué en 2008 des dégâts considérables à l’échelle internationale, pourrait également survenir au courant de la nouvelle année.
Quand aux « références au sang » et à « l’escalade du conflit Est-Ouest », on peut dire qu’on y est déjà et jusqu’au trognon. L’hémoglobine continue en effet de couler à flots un peu partout dans le monde et plus particulièrement au Moyen-Orient où l’armée sioniste poursuit sa campagne d’extermination des Palestiniens, en toute impunité et au vu et au su de tous.
La guerre en Ukraine rajoute une bonne couche et promet malheureusement de nouveaux bains de sang en 2026 en l’absence d’une volonté politique réelle visant à résorber ce conflit particulièrement meurtrier par la voie pacifique et diplomatique. L’entrée potentielle en éruption de nouveaux volcans, actuellement en gestation, pourrait corser davantage la situation dans ce registre durant la nouvelle année.
Il s’agit notamment de la crise opposant actuellement les Etats-Unis au Venezuela. Au nom du pétrole vénézuélien, le cupide et vorace président américain Trump est prêt à mettre à feu et à sang ce pays latino-américain que Washington veut mettre sous sa coupe en règle pour faire main-basse et contrôler ses immenses réserves d’hydrocarbure.
Les tensions entre la Chine et Taïwan qui se sont exacerbées ces derniers jours pourraient dégénérer en un conflit militaire de grande envergure durant la période à venir, mettant aux prises les « frères-ennemis » chinois ainsi que de nombreux autres protagonistes étrangers dont notamment les Etats-Unis et le Japon. Bon sang de bonsoir : On peut dire que les « balivernes » de Nostradamus qui attirent de plus en plus d’émules du reste, ont de fortes chances de faire un carton cette fois-ci.
En fait, il ne faut pas être forcément un mage branché sur les sciences occultes pour dresser avec précision l’état des lieux prévalant actuellement dans le monde et partant, établir des projections objectives pour l’avenir. Des projections qui ne sont pas du tout rassurantes malheureusement comme le confirment la multiplication des foyers de tension et des guerres et l’aggravation de problèmes récurrents liés notamment à l’environnement et à la montée des inégalités et des injustices.
Le tout sur fond de rivalités géopolitiques féroces qui font peser une lourde menace sur la paix et la stabilité fragile dans le monde. Dans l’intérêt de tous, une prise de conscience des enjeux ne serait certainement pas de trop. La communauté internationale gagnerait en tout cas à se rendre à l’évidence que la meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer comme le disait si bien l’ancien président américain Abraham Lincoln.
Et pour jeter justement les bases d’un avenir meilleur pour l’ensemble de l’humanité, il est impératif de rectifier le tir et favoriser l’émergence dans la célérité requise d’un nouvel ordre mondial plus juste et équitable fondé sur le droit et la cohabitation heureuse entre les cultures, les religions et les nations…
C.B.
CAN 2025 - Mali : Tentative pour récupérer Amadou Haïdara avant le choc contre la Tunisie
Opposé à la Tunisie samedi en 8e de finale de la CAN 2025, le Mali a décidé de faire appel du carton rouge infligé à son milieu de terrain Amadou Haïdara.
Lundi, à la 88e minute du dernier match de la phase de groupes, contre les Comores (0-0), Amadou Haïdara, a été exclu pour un tacle le pied en avant sur Youssouf M’changama. Le milieu de terrain du Mali avait pourtant touché le ballon avant d’entrer en contact avec son adversaire et son carton rouge semblait donc sévère. D’autant qu’il le contraint à être suspendu pour le 8e de finale de la CAN 2025 face à la Tunisie samedi.
C’est dans ce contexte que la Fédération malienne de football (Femafoot) a décidé de faire appel de cette sanction auprès de la Confédération africaine de football (CAF). Les Aigles seraient confiants quant à une issue favorable dans ce dossier puisque l’arbitre tchadien Aliou Mahamat aurait reconnu que sa décision était une erreur et il aurait présenté ses excuses lors d’une réunion technique avec le comité des arbitres.
Reste à savoir évidemment si la CAF aura la même lecture ou si le sélectionneur des Aigles, Tom Saintfiet, sera contraint de se passer de la recrue hivernale du RC Lens face aux Aigles de Carthage.
Drame en Suisse : Un incendie fait une quarantaine de morts !
Un violent incendie a ravagé le bar Le Constellation à Crans-Montana lors des festivités du Nouvel An. Frédéric Gisler, commandant de la police cantonale valaisanne, a annoncé en conférence de presse un premier bilan d'une quarantaine de morts et environ 115 blessés, la plupart grièvement.
De nombreux secours ont été engagés dans la nuit et la matinée sur les lieux du drame. Plusieurs hôpitaux à l'extérieur du Valais, dont le CHUV, les HUG et l'hôpital universitaire de Zurich, sont mobilisés pour accueillir des blessés, souvent des grands brûlés. Au vu de la gravité de la situation, le Conseil d'Etat a décidé de décréter l'état de situation particulière.
Une instruction a été ouverte pour élucider les circonstances du drame. Selon les premiers éléments et témoignages, l'incendie aurait provoqué une explosion et un embrasement généralisé des locaux. L'explosion serait donc la conséquence et non la cause de l'incendie.
En marge de la CAN 2025 : Le Gabon met à l'écart Aubameyang et suspend sa sélection !
Éliminé de la Coupe d'Afrique des nations après trois défaites, le Gabon a déçu et sa sélection n'en sortira pas indemne. Mercredi soir, le ministre des Sports gabonais a annoncé une série de sanctions concernant les Panthères : le staff technique est dissout, l'équipe nationale est suspendue et deux de ses cadres, Bruno Ecuele Manga et Pierre-Emerick Aubameyang, sont mis à l'écart.
C’est que l'élimination au premier tour de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) passe mal au Gabon, où le ministre des Sports a annoncé mercredi soir une série de sanctions. Face à la Côte d'Ivoire, tenante du titre, la sélection gabonaise s'est inclinée (3-2) mercredi, pour la troisième fois en autant de matches de poules.
25 organismes publics bientôt formés en cybersécurité : Objectif : évaluer et renforcer les capacités à affronter les attaques
Par Hassan GHEDIRI
L’ANCS espère faire de la prévention cybernétique la préoccupation principale de tous les acteurs publics et privés appelés à se mobiliser pour préserver la souveraineté numérique nationale…
Face à une intensification sans précédent des cyberattaques dans le monde et qui tend à mettre à rude épreuve les systèmes de défense en Tunisie, l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) tentera de renforcer la résilience cybernétique des organismes publics.
Pour ce faire, des journées d’exercices cybernétiques seront organisées au mois de février avec pour objectif la qualification des compétences de 75 agents chargés des systèmes informatiques au sein des organismes et structures publics qui sont le premier rempart de la sécurité.
Selon un appel à candidature lancé au mois de décembre et destiné à sélectionner des collaborateurs spécialisés en cybersécurité auxquels sera confiée la mission de développer la prise de conscience des risques cybernétiques et les capacités de prévention et la riposte aux attaques.
Par cette action l’ANCS espère faire de la prévention des menaces informatiques une préoccupation principale de tous les opérateurs publics et privés qui doivent se mobiliser pour préserver la souveraineté des services numériques essentiels.
En effet c’est un genre d’exercices qui est très utilisé dans le monde par les agences publiques chargées de la sécurité des systèmes d’informations. Dans certains de pays des crises cybernétiques de grande ampleur sont simulées entrainant une interruption massive des services numériques essentiels pour les entreprises, administrations et structures officiels. Le but étant d’évaluer et ensuite renforcer la capacité du pays à affronter un scenario de blackout numérique d’ampleur inédit.
Vulnérabilités
L’exercice qui sera organisé par l’ANCS répond à une nouvelle exigence à laquelle se trouve désormais confrontée la Tunisie et qui veut que la menace cybernétique soit une réalité au quotidien pour toutes les structures et entreprises publiques et privée.
A ce stade, les journées d’exercices cybernétiques de l’ANCS s’inscrivent concrètement dans l’objectif de favoriser une montée en compétence rapide des acteurs impliqués au sein des structures publiques. Au total 25 structures et organismes publics seront sélectionnées pour prendre part à cet exercice à raison de trois participants issus de chaque structure.
Selon un publié de l’organisation internationale de police criminelle (Interpol) consacré à l’évaluation des cybermenaces dans le continent africain et qui été publié en 2023, la Tunisie se trouve en effet dans le top 5 des pays dans lesquels des systèmes informatiques présentent beaucoup de vulnérabilité qui semblaient être utilisés pour des activités malveillantes telle que des campagnes de fishing.
Interpol estime que les hackers profitent des dispositifs de protection défaillants et obsolètes pour mener leurs attaques contre des entreprises et des institutions publiques et privés. Faute de compétences et de stratégie claire, la majorité des structures publiques restent vulnérables.
H.G.
CAN 2025 - Après le 1er tour des Tunisiens : L'art de tout faire à l'envers
Par Jamel Belhassen
Que peut-on attendre d'un selectionneur qui considère comme une performance la qualification au second tour de la CAN en terminant deuxième du groupe avec une défaite, un nul et une victoire et faisant partie des seize sélections qui passent sur vingt- quatre?
A l'évidence très peu. Aucune stratégie dans les choix et le jeu, des changements à chaque match, de dispositif et de joueurs, une attitude attentiste qui ne mène à rien sachant que celui qui ne tente rien n'a rien.
Lors du premier match face à un adversaire sans aucune référence, la victoire par trois buts à un a été présentée comme un exploit par Sami Trabelsi. Puis, face au Nigéria, la prestation a été nulle avec une équipe qui ne fait que subir le jeu pour encaisser trois buts avec une formule bizarre de trois axiaux - Talbi- Bronn et .... Valery. Ce dernier étant un latéral droit de métier alors que sur le banc il y avait Meriah et Arous.
A l'entrejeu, Sassi errait comme une âme en peine, Ben Romdhane, milieu offensif était aligné comme excentré droit !!! Enfin, en attaque, Achouri et Mastouri étaient esseulés. Et lors de la conférence de presse d'après match, le sieur Sami Trabelsi ne retient que le dernier quart d'heure ou l'équipe a réussi à inscrire deux buts oublient presque d'évoquer le waterloo des soixante- quinze minutes précédentes.
Enfin, face à la Tanzanie et alors que tous les observateurs s'attendaient à une réaction, ils eurent droit à une vraie parodie de football avec un sélectionneur nerveux qui cherche à répondre aux critiques qui ont précédé cette rencontre et qui a fini par aligner des joueurs proclamés par les chroniqueurs, osant même le dire au micro d'un correspondant d'une chaîne de télévision. La prestation etait le moins qu'on puisse dire mediocre ponctuee par une parité honteuse.
Sur le plan individuel, les satisfactions se comptent sur les doigts d'une seule main, alors que pour les déceptions, on a été bien servis à commencer par un gardien, Dahmen, qui ne représente aucune sécurité à l'équipe et qui fait preuve d'une fébrilité inquiétante. Autant de mauvais choix ne peuvent donner qu'une piètre copie d'une sélection qui ne séduit plus personne.
Il ne reste plus qu'à espérer un miracle pour voir nos représentants sortir indemnes du huitième de finale de samedi contre le Mali ou de poursuivre leur séjour au Maroc, tellement rien aujourd'hui ne présage une suite favorable aux Aigles de Carthage qui ne volent pas haut , sans ailes ni envie. En attendant des lendemains meilleurs, nous vous souhaitons une bonne année 2026.
J.B.
















