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CAN 2025 - Après le 1er tour des Tunisiens : L'art de tout faire à l'envers

Par Jamel Belhassen 

Que peut-on attendre d'un selectionneur qui considère comme une performance  la qualification au second tour de la CAN en terminant  deuxième du groupe avec une défaite, un nul et une victoire et faisant partie des seize sélections qui passent sur vingt- quatre? 

 A l'évidence très peu. Aucune stratégie dans les choix et le jeu, des changements à chaque match, de dispositif et de joueurs, une attitude attentiste qui ne mène à rien sachant que celui qui ne tente rien n'a rien.

Lors du premier match face à un adversaire sans aucune référence,  la victoire par trois buts à un a été présentée comme un exploit par Sami Trabelsi. Puis, face au Nigéria,  la prestation a été nulle avec une équipe qui ne fait que subir le jeu pour encaisser trois buts avec une formule bizarre de trois axiaux - Talbi-  Bronn et .... Valery.  Ce dernier étant un latéral droit de métier alors que sur le banc il y avait Meriah et Arous.

A l'entrejeu,  Sassi errait comme une âme en peine, Ben Romdhane, milieu offensif était aligné comme excentré droit !!! Enfin, en attaque, Achouri et Mastouri étaient esseulés. Et lors de la conférence de presse d'après match, le sieur Sami Trabelsi ne retient que le dernier quart d'heure ou l'équipe a réussi à inscrire deux buts oublient presque d'évoquer le waterloo des soixante- quinze minutes précédentes.

Enfin, face à la Tanzanie et alors que tous les observateurs s'attendaient à une réaction,  ils eurent droit à une vraie parodie de football avec un sélectionneur nerveux qui cherche à répondre aux critiques qui ont précédé cette rencontre et qui a fini par aligner des joueurs proclamés par les chroniqueurs, osant même le dire au micro d'un correspondant d'une chaîne de télévision. La prestation etait le moins qu'on puisse dire mediocre ponctuee par une parité honteuse.

Sur le plan individuel, les satisfactions se comptent sur les doigts d'une seule main,  alors que pour les déceptions,  on a été bien servis à commencer par un gardien, Dahmen, qui ne représente aucune sécurité à l'équipe et qui fait preuve d'une fébrilité inquiétante. Autant de mauvais  choix ne peuvent donner qu'une piètre copie d'une sélection qui ne séduit plus personne.

Il ne reste plus qu'à espérer un miracle pour voir nos représentants sortir indemnes du huitième de finale de samedi contre le Mali ou de poursuivre leur séjour au Maroc, tellement rien aujourd'hui ne présage une suite favorable aux Aigles de Carthage qui ne volent pas haut , sans ailes ni envie. En attendant des lendemains meilleurs, nous vous souhaitons une bonne année 2026.

                                  J.B.

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