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Attaque contre l’Iran : 555 morts parmi les civils, la guerre s'étend au Liban...

L’attaque menée par les États-Unis et l’entité sioniste prend encore de l’ampleur. Les frappes ont déjà emporté plusieurs dignitaires du régime, dont trois membres des Gardiens de la Révolution ce 2 mars dans la matinée, et surtout l’ayatollah Ali Khamenei dans les premières heures du conflit. Et la communauté internationale commence à livrer de premiers bilans. Ainsi, le Croissant-Rouge iranien affirme ce lundi 2 mars que 555 personnes ont été tuées en Iran par l’opération militaire américano-israélienne, alors que la guerre s’étend au Liban, où Israël a lancé des raids qui pourraient durer. Voici les principaux développements du conflit.

L’armée sioniste a indiqué le 2 mars continuer à mener des « frappes à grande échelle » à Téhéran. Le Croissant-Rouge a annoncé un bilan de 555 morts depuis le début de la guerre samedi. Au moins 35 dans la province de Fars dans le sud du pays, 27 dans le nord-ouest en deux jours (selon un responsable iranien), au moins trois dans l’ouest à Sanandaj, selon le gouverneur local.

La province centrale de Yazd a été touchée. L’agence de presse iranienne Tasnim a évoqué des explosions dans la capitale. Les Affaires étrangères chinoises ont fait état d’un ressortissant tué à Téhéran.

Le conflit s’étend au Liban

Le Hezbollah avait promis de « faire face à l’agression » américano-israélienne contre l’Iran après la mort de l’ayatollah Ali Khamenei. Le mouvement armé pro-iranien basé au Liban a affirmé le 2 mars avoir tiré des missiles et des drones vers Israël, pour la première fois dans ce conflit. L’armée israélienne a répliqué, annonçant frapper des cibles du Hezbollah « à travers le Liban » et ordonnant aux habitants d’une cinquantaine de villages d’évacuer.

Des journalistes de l’AFP ont entendu de puissantes explosions à Beyrouth, et vu de nombreux habitants fuir vers le sud du pays. Selon un premier bilan officiel, ces frappes israéliennes ont fait 31 morts et 149 blessés.

Explosions à Jérusalem, l’Iran refuse toute négociation

Les frappes ont entraîné des répliques en direction d’Israël. Plusieurs explosions ont été entendues lundi 2 mars à l’aube à Jérusalem, où les sirènes d’alerte ont retenti après l’annonce par l’armée de tirs de missiles iraniens. La veille, un missile iranien a frappé un abri à Bet Shemesh, dans le centre du pays, faisant neuf morts, 11 disparus et 46 blessés. Les secours ont aussi fait état de la mort d’une femme à Tel-Aviv.

Téhéran « ne négociera pas avec les États-Unis », a affirmé le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani. Il a accusé Donald Trump d’avoir précipité le Moyen-Orient dans le « chaos » avec ses « rêves illusoires ». Les Gardiens de la Révolution ont déclaré le 2 mars avoir lancé un barrage de missiles sur les villes de Tel-Aviv, Haïfa et Jérusalem-Est. L’armée iranienne affirme avoir visé la base aérienne américaine Ali Al-Salem au Koweït. Plusieurs sites « dans les villes d’Ardakan et de Yazd, ainsi qu’un site sur la route Yazd-Mehriz, ont été attaqués », selon le vice-gouverneur de la province, Esmail Dehestani, cité par l’agence de presse officielle Irna.

Les répercussions se sont aussi fait sentir dans le Golfe, de l’autre côté du détroit d’Ormuz. Une personne a été tuée à Bahreïn dans une attaque iranienne, a annoncé le 2 mars le ministère de l’Intérieur. Des journalistes de l’AFP à Doha, Abou Dhabi et Dubaï ont entendu de fortes explosions.

Un correspondant de l’AFP a vu une épaisse fumée noire s’élever le lundi 2 mars de l’ambassade des États-Unis au Koweït, qui conseille de « ne pas venir à l’ambassade ». L’armée koweïtienne dit avoir intercepté plusieurs drones au-dessus de son territoire.  Des explosions ont été entendues le 2 mars près de l’aéroport irakien d’Erbil qui héberge des troupes américaines. Des systèmes de défense anti-aérienne proches de l’aéroport ont abattu des drones.

Les forces américaines ne sont pas sorties indemnes de ces premiers mouvements. Si leurs équipages ont survécu, plusieurs avions de combat américains se sont écrasés au Koweït dans la matinée du 2 mars. Surtout, les États-Unis avaient annoncé la veille avoir perdu trois militaires, leurs premières pertes dans le conflit. Un bilan qui est en train de s’agrandir.

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