Ligue 1- 15e journée- match de rattrapage - EST- USBG (4-0) : Cavalier seul des Sang et Or
Par Jamel BELHASSEN
Supérieurs sur tous les plans, les Sang et Or ont effectué une vraie promenade de santé face aux Sudistes, par moments, Dépassés, pour prendre trois points d'écart avec le dauphin, le C Africain.
Maher Kanzari et Karim Dalhoum ont alignéau cours de ce match, les éléments suivants: .
EST: Memmiche, Keita, Ben Hamida, Jelassi, Guennichi, Ogbelu, Tka ( Aifi 76e), Jebali ( Taboubi 76e) , Sasse ( Boualia 57e), Konate ( Msakni 57e) et Jabri ( Danoh 57e)
USBG: Karkouba, Abderrazek, Yaken ( Chaibi 68e), Bida, Taoues, Touis, Hrabi, Mchareg ( Abecha 77e), Salhi ( Boukhouch 56e), Samb et Touray ( Hakimi 68e)
Il était clair que l'équipe Sang et Or a laissé sur le banc les internationaux Ben Said et Meriah ainsi que la nouvelle recrue Msakni, Boualia et Danoh. Le match a commencé sur un rythme assez lent avec une domination des Tunisois mais sans grand danger devant la cage du jeune Karkouba.A la (17e) Tka est parti seul mais son tir final a été contre par Bida.
Et sur un contre, l'arbitre accorde un penalty pour faute sur Yaken (20e). Mais la VAR corrige la décision vu que la faute a eu lieu en dehors des seize mètres. Et c'est dans la logique des choses que l'Espérance ouvre le score à la (32e) par Tka après un bel échange avec Sasse (1-0). La suite est favorable aux Sang et Or avec des essais incessants. Les Sudistes, eux, guettaient des contres pour menacer Memmiche.
De retour des vestiaires, la musique ne changera point. Sasse, au prix d'un effort individuel trompe le gardien Karkouba ( 2-0) à la (48e). Kanzari incorpore Msakni, Danho et Boualia, d'un coup.(57e). Ce dernier, d'entrée, triple la marque d'un beau tir des seize mètres (63e) (3-0).
Et ce n'est pas fini. Le jeune Taboubi, à peine entré trompe Karkoubi d'un tir puissant (4-0) à la (80e). La différence de classe est évidente. L'USBG ne pouvait que subir la domination de son homologue tunisois sans résistance. La valeur du compartiment offensif de l'Espérance a fait la différence.
Classement après 15 journées
1 EST 34 Points
2. CA 31
3 ST 30
4 CSS 26
USM 26
6 ESZ 24
7 ESM 23
8 ESS 19
ASM 19
10 USBG 18
11 CAB 16
JSO 16
13 JSK 13
14 ASS 11
OB 11
16 ASG 9
J.B.
Attaque américaine contre le Venezuela : Contre les convoitises impérialistes, la mobilisation des peuples…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
De l’enlèvement d’un président d’un Etat souverain aux menaces proférées contre d’autres pays, Donald Trump affiche le vrai visage de l’impérialisme, estiment les observateurs. Que peut faire le reste du monde pour faire face à ces atteintes au droit international ?
Pour la majorité des analystes, l’attaque militaire perpétrée par les forces américaines contre le Venezuela et l’enlèvement de son président, Nicolas Maduro, redonnent aux USA son caractère impérialiste, « le mercantilisme brutal est à son comble dans cette stratégie que Donald Trump nous lance au visage en ce début 2026. Si dans le passé, les Etats-Unis se drapaient dans des objectifs plus honorables, les USA de Trump ne font plus semblant », dira la journaliste au pôle international, Pauline Hofmann, dans un article publié par ''Le Soir''.
De son côté, l’homme politique français, Jean Luc Melenchon, estime que : « L’enlèvement de Nicolás Maduro par les USA de Donald Trump propage une onde de choc mondiale. Elle atteint tous les espaces politiques. Les parallèles avec l’expansionnisme nazi et leur théorie de « l’espace vital » ressurgissent. Il en est de la volonté d’annexion du Groenland par Trump comme de la situation des Sudètes abandonnées à Munich.
Venant après l’agression du Venezuela et les menaces sur la Colombie, le Mexique et Cuba, la gravité de la situation appelle une vigilance sur tous les points et une mobilisation soigneusement ciblée ». Que faire, alors, pour faire face à ce nouveau paysage qui se redessine sous le crayon de Donald Trump, ses ambassades et ses agents d’influence ?
En Tunisie comme dans le reste du monde arabe, les réactions face à la politique expansionniste du président américain, Donald Trump, sont timides et presque inexistantes, contrairement à l’autre rive de la Méditerranée où intellectuels, hommes politiques et activistes appellent à la mobilisation internationale. «Illustrée par l’enlèvement du président vénézuélien, la politique expansionniste et néo-réactionnaire de Donald Trump s’attaque à l’ensemble des citoyens de la planète.
Alors que leurs dirigeants les lâchent, les sociétés européennes n’ont d’autre choix que de se mobiliser pour défendre leurs principes d’égalité et de justice sociale », a écrit à titre d’exemple l’écrivaine Carine Fouteau. Qu’en est-il, justement, de nos analystes ?
Mobilisation…
Interrogé à ce sujet, Me Houssem Eddine Ben Atiya nous rappelle que «la règle est la même soit lors de l’histoire ancienne ou contemporaine. A chaque fois que l’humanité est menacée dans sa propre existence et ses fondamentaux, il faut construire un internationalisme puissant, combinant solidarité populaire et opposition aux logiques de domination (économique, militaire, idéologique).
Il est important aussi d’appuyer les pays qui cherchent à établir des rapports d'égalité et à contrôler leurs ressources ». Et d’ajouter : « Face à la politique américaine de Donald Trump, les slogans ne suffisent pas et les appels au respect du droit international ne mèneront pratiquement à rien. Ce qu’il faut est une coalition internationale qui doit tirer sa puissance de la solidarité entre les peuples et non pas des régimes politiques.
En cessant de mener des luttes isolées les unes des autres pour mener un « combat transnational », l’internationalisme devient la méthode qui « permettra de trouver de nouvelles voies praticables pour faire sens et corps ensemble », comme le souligne une étude menée par le centre Reporterre.
La même étude désigne l’adversaire commun contre lequel nous sommes appelés à s’unir qui est « l’Empire » : non seulement les empires coloniaux et les impérialismes étasuniens, mais un empire qui a émergé lors de l’expansion du capitalisme et uniformise progressivement le monde. Face à un capitalisme mondialisé qui adopte les mêmes méthodes répressives à travers le monde, repenser les modalités d’une union internationale est urgent ».
M.B.S.M.
Festival du théâtre Arabe au Caire: Forte présence tunisienne
Avec trois spectacles en compétition officielle et une présence active dans le débat critique, la Tunisie confirme son rôle central lors de la 16ᵉ édition du Festival du Théâtre Arabe, prévue au Caire à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 16 janvier 2026.
La nouvelle édition du Festival du Théâtre Arabe mettra en lumière une participation tunisienne d’envergure, tant sur le plan artistique qu’intellectuel. Trois productions tunisiennes figurent en compétition officielle pour le prix du meilleur spectacle de théâtre arabe, attestant du dynamisme et de la vitalité de la scène théâtrale nationale.
La sélection tunisienne comprend « Les Fugueuses » de WafaTaboubi, spectacle couronné lors des Journées Théâtrales de Carthage (JTC) 2025 par le Tanit d’Or. L’œuvre s’était également distinguée en remportant le prix de la meilleure actrice, attribué à LobnaNoomen, ainsi que le prix du meilleur texte, décerné à sa metteure en scène. Figure également en compétition « Jacaranda » de NizarSaidi, récompensée par le Tanit de bronze lors de la même édition, ainsi que « Ad Vitam » de Leila Toubel, dont la metteure en scène s’est vu décerner un Tanit d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.
Produites par le Théâtre National Tunisien (TNT), ces trois créations ont marqué de manière significative l’année théâtrale 2025, aussi bien en Tunisie que sur les scènes arabes. « Les Fugueuses » et « Jacaranda » ont notamment dominé les palmarès des festivals nationaux, en raflant la majorité des distinctions de la troisième édition du Festival national du théâtre tunisien « Les Saisons de la Création ».
Au-delà de la compétition officielle, le théâtre tunisien sera également présent dans le programme culturel et scientifique du festival. Des metteurs en scène, universitaires et critiques tunisiens participeront au colloque intitulé « Pour un théâtre arabe nouveau et renouvelé », prévu les 11 et 12 janvier 2026. Le critique et universitaire Mohamed Mediouni prendra part à l’évaluation des communications de recherche présentées lors de cette rencontre.
Parmi les contributions programmées figure une communication de la tunisienne Karima Ben Saad, intitulée « La démarche méthodologique de la critique théâtrale arabe : de la théorie à la pratique ». L’écrivain, critique de théâtre et dramaturge tunisien AbdelhalimMessaoudi participera également aux travaux de ce colloque, qui se décline en six séances, chacune articulée autour d’une communication suivie d’un débat, et interviendra lors de la cinquième séance.
Organisée en partenariat avec le ministère égyptien de la Culture, la seizième édition du Festival du Théâtre Arabe réunit quinze spectacles issus de onze pays arabes : le Maroc, le Qatar, l’Algérie, les Émirats arabes unis, le Liban, l’Irak, la Jordanie, l’Égypte, le Koweït et la Tunisie. La sélection a été effectuée par une commission présidée par Youssef Aidabi (Soudan) et composée de Walid Daghsni (Tunisie), IhabZahdeh (Palestine), Zaid Khalil Mustapha (Jordanie) et Alaa Kouka (Égypte).
Les rabais de l’hiver attendus vers la fin du mois : Repenser le système pour sauver un rituel commercial en perte de vitesse…
Par Hassan GHEDIRI
Les soldes d’hiver vont normalement débuter fin janvier. Mais n’est-il pas temps de reconnaitre que cet évènement ne répond plus aux attentes des consommateurs ? Jadis un rendez-vous commercial incontournable durant lequel la frénésie du shoping bat son plein, les soldes sont en perte de vitesse depuis plusieurs années en Tunisie.
Face à l’explosion des ventes privées et des achats sur les réseaux sociaux où les prix défient toute concurrence, le spectacle des hordes de consommateurs se bousculant devant les portes des magasins est complètement révolu. Résultat : quand les soldes arrivent, de moins en moins de gens prennent la peine de fréquenter les boutiques en quête des bonnes affaires.
Il faut dire que le problème ne date pas d’aujourd’hui. Cela fait plusieurs années que les professionnels appellent à une révision radicale du système des soldes tel qu’il existe aujourd’hui en Tunisie. Depuis 2013, la chambre syndicale du prêt-à-porter relevant de l’UTICA n’a pas arrêté d'appeler à la révision de la loi régissant les saisons de rabais. A cette période, le ministère chargé du Commerce multipliait les promesses d’une réforme imminente qui n’a finalement jamais vu le jour.
Après plus d’une décennie, il semble que les commerçants qui ont longtemps appelé à une remise en question des règlements encadrant les soldes, pour construire quelque chose de nouveau, ont abandonné leurs exigences se contentant de simples modifications du calendrier dans l’espoir de faire venir les clients.
C’est ainsi que le président de la chambre syndicale du prêt-à-porter a expliqué, au cours de la semaine dans une déclaration accordée à l’agence TAP, que la saison des soldes d’hiver 2026 débutera le 29 janvier avec la possibilité d’un prolongement pour s’étaler sur les trente jours de ramadan, et permettre ainsi aux commerçants de tirer profit de la ruée attendue des consommateurs en prévision de la fête de l’Aid el Fitr.
Obstacle
Il est important de rappeler qu’en 2018, la chambre syndicale avait pourtant obtenu l’aval de l’autorité de tutelle concernant un projet de réforme de la loi organisant les soldes en Tunisie. La loi n°98-40 du 2 juin 1998, jugée obsolète par tous les opérateurs du secteur du textile-habillement concernés par les rabais, est devenue au fil des ans un obstacle empêchant le développement de l’activité commerciale et ne favorisant pas la transparence des transactions.
Les professionnels appellent en effet depuis 2013 au changement de la loi des soldes. Ils pensent que la loi appliquée depuis 1998 n’est plus adaptée au contexte de la concurrence et ne permet pas de satisfaire une clientèle devenue très exigeante aussi bien pour la qualité que pour les prix.
La loi n°98-40 du 2 juin 1989, relative aux techniques de vente et à la publicité commerciale, fixe les règles régissant les ventes avec réduction des prix, les ventes hors magasins, et la publicité commerciale, et ce, en vue d'assurer la transparence dans les transactions commerciales et de protéger le consommateur. Dans son chapitre consacré aux soldes saisonniers, cette loi exige la justification par les commerçants de la possession des produits à écouler depuis au moins trois mois.
Une condition qui ne permet pas de consentir des remises sur les prix des articles des nouvelles collections. Au lieu de trois mois, les professionnels aiment obtenir un feu vert pour la liquidation à l’occasion des soldes saisonniers de leurs stocks composés d’articles commercialisés depuis au moins 1 mois.
Il était également question dans les propositions de réformes émises par les professionnels d’encadrer le commerce en ligne et la vente à distance durant les soldes et ce dans l’objectif d’être au diapason du grand engouement observé en Tunisie pour les ventes en ligne pratiquées par de nombreuses enseignes à l’occasion des soldes et qui devaient être alignées sur les dates encadrant les transactions dans les circuits conventionnels. L’idée est de repenser le système dans sa globalité pour sauver un rituel commercial en perte de vitesse.
H.G.
Éditorial : L’illusion d’un Groenland « à vendre » - Par Jalel HAMROUNI
L’idée de fixer un prix à un territoire doté de souveraineté, d’identité, d’une population et de ressources naturelles n’est pas seulement irréaliste, elle traduit un état d’esprit colonialiste que l’on croyait révolu. Pourtant, dans l’esprit de certains dirigeants contemporains, cette notion d’achat et de propriété territoriale renaît sous une forme encore plus agressive : l’aversion cataclysmique pour les cadres du droit international et le mépris pour la dignité des peuples.
Prenons l’exemple du Groenland. Cette île arctique appartient au Royaume du Danemark mais jouit d’un statut autonome, avec une population de près de 57 000 habitants qui a clairement exprimé son opposition à toute idée de vente ou de transfert de souveraineté. En 2025, selon un sondage publié dans la presse locale, 85 % de Groenlandais s’opposaient à l’idée de devenir américains.
Fixer un prix pour un territoire comme le Groenland, doté d’une histoire, d’une culture inuit vivante et de droits politiques garantis, serait non seulement une absurdité économique, mais surtout une négation des principes les plus élémentaires de la coexistence pacifique entre nations. Pourtant, sous la logique expansionniste récemment exprimée par Donald Trump, pas seulement l’achat mais la prise effective de territoires par d’autres moyens se profile à l’horizon.
Après la capture controversée du président vénézuélien Nicolás Maduro par des forces américaines, Trump a réaffirmé son intention de mener la politique étrangère américaine à coups de désirs d’annexion et de contrôle direct.
Le 3 janvier 2026, les États-Unis ont mené une opération militaire aérienne et héliportée sur le sol vénézuélien qui s’est soldée par la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse, conduits à New York pour être poursuivis sur des accusations de narcotrafic.
Des experts en droit international et des institutions mondiales ont qualifié cette opération de violation grave du droit international, pointant qu’elle constitue une attaque armée sans autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU et contrevient explicitement à la Charte des Nations Unies. Même certains alliés traditionnels des États-Unis ont exprimé leur consternation.
Le président français Emmanuel Macron a critiqué ouvertement Washington pour sa « rupture des règles internationales » et pour ses menaces envers le Groenland, soulignant les limites des institutions mondiales incapables de répondre à de telles agressions.
Ce que certains appellent pudiquement une « justice transnationale », d’autres le dénoncent comme un kidnapping d’État et une démonstration de force brutale. Sur la scène internationale, plus de pays que jamais parlent d’un crime d’agression commis par les États-Unis.
Derrière le vernis légaliste avancé par la Maison-Blanche, la lutte contre la drogue ou la lutte contre un régime considéré illégitime, se profilent des intérêts géopolitiques et économiques évidents : le contrôle des ressources. Comme pour le Groenland, convoité pour ses richesses en terres rares, minéraux et minerais essentiels à la transition énergétique, la fuite en avant vers l’intervention armée reflète une logique de domination plutôt qu’une politique multilatérale respectueuse des souverainetés.
Et alors que le monde observe, certaines nations dénonçant l’action américaine, d’autres restant prudentes, l’ordre international mis en place après 1945 se trouve mis à mal. Le principe fondamental de non-ingérence et de respect des frontières est érodé par la pratique de la force.
Face à ce virage, il ne s’agit pas seulement de critiquer une politique étrangère agressive, mais d’alerter sur ce que cela signifie pour l’avenir des relations internationales.
Retour à l’idée de vendre un territoire : on ne peut pas réduire une nation, un peuple ou un territoire à une marchandise. Les Groenlandais ne sont pas des actifs corporels à évaluer et à échanger. Les citoyens vénézuéliens ne se résument pas à des ressources pétrolières ou à des leviers géostratégiques.
Dans une époque marquée par des défis globaux, changements climatiques, migrations, tensions économiques, la coopération internationale et le respect des normes communes sont plus essentiels que jamais.
L’attitude expansionniste qui transforme des territoires souverains en prix à négocier ou en cibles de conquêtes modernes n’est pas simplement une erreur diplomatique : elle est une menace pour toute la communauté mondiale. Car une fois que l’on légitime la force à l’encontre d’un État, une fois que l’on banalise de telles actions, on ouvre la porte à des pratiques encore plus dangereuses.
Le droit international ne doit pas être relégué au rang de simple option politique. Le respect des peuples, de leurs droits, de leur autonomie politique ne se négocie pas au prix d’un territoire ou au gré des ambitions d’une administration. Et c’est cette certitude que les nations ne sont pas des biens négociables, que le monde doit réaffirmer face à l’impérialisme renouvelé.
J.H.
CAN 2025 : l’arbitre du choc Algérie – Nigeria écarté à cause de ses… chaussures !
La Confédération Africaine de Football (CAF) a retiré le quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Nigeria et l’Algérie à l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, moins de 48 heures avant que le match ne soit joué samedi à Marrakech.
Omar Abdulkadir Artan avait été initialement désigné pour diriger ce choc de samedi, mais le compte spécialisé La Vague Verte a révélé jeudi qu’il a été écarté. Cela fait suite à la découverte que le célèbre arbitre portait des chaussures d’une marque non approuvée par les sponsors officiels de la CAN 2025 lors d’un match précédent.
Cette violation des règles contractuelles de la CAF avec ses partenaires commerciaux a donc entraîné la mise à l’écart de l’officiel. C’est une décision surprenante, d’autant plus qu’Artan a récemment été nommé Arbitre de l’Année de la CAF et avait été salué pour ses performances au Maroc jusqu’à présent.
CAN 2025 : Le Sénégal et le Maroc en demi-finales
Auteur de sa prestation la plus aboutie dans cette CAN 2025, le Maroc a dompté le Cameroun 2-0 ce vendredi en quarts de finale au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Brahim Diaz (26e) et Ismael Saibari (74e) ont marqué sur coups de pied arrêtés pour permettre aux Lions de l’Atlas d’accéder aux demi-finales de la CAN pour la première fois depuis 2004.
Pour sa part, le Sénégal s’est emparé du premier billet pour les demi-finales de la CAN 2025. Les Lions ont remporté le derby face au Mali à Tanger (1-0). Profitant d’un ballon relâché par Djigui Diarra, Iliman Ndiaye a inscrit le seul but du match (28e) face à des Aigles ensuite réduits à dix suite à l’expulsion d’Yves Bissouma avant la mi-temps. Le Sénégal affrontera la Côte d’Ivoire ou l’Egypte en demi-finales.
Elle est censée protéger l’industrie européenne de la concurrence : La taxe carbone : « Un mal pour un bien » pour le made in Tunisia
Par Hassan GHEDIRI
Depuis le 1er janvier 2026, les exportations industrielles tunisiennes se heurtent à une nouvelle barrière commerciale à l’entrée du marché européen...
Il s’agit de la taxe carbone qui risque de compromettre la compétitivité de certains produits made in Tunisia bénéficiant dans leur processus de production d’une réglementation climatique moins stricte.
L’entrée en vigueur de cette nouvelle réglementation passe presque inaperçue en Tunisie malgré qu’elle frappe de plein fouet des industries exportatrices tunisiennes et risque d’impacter négativement la solde commerciale.
Hamdi Hachad, expert en environnement, a expliqué comment ce durcissement réglementaire pourrait constituer une opportunité pour la Tunisie et inciter à l’accélération de la dépollution de l’industrie et à la transition énergétique. Pour pénétrer le marché européen, des produits comme le ciment, le phosphate et ses dérivés (engrais azotés) et l’acier sont en effet soumis depuis le 1er janvier 2026 à la taxe carbone.
Appelé ‘Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF), cet outil vise à aligner le coût du carbone des importations sur celui des industriels européens. Le mécanisme intéresse directement la Tunisie au vu du volume des échanges commerciaux de notre pays avec l’Union européenne et aussi parce que le champ d’application de cette barrière commerciale est susceptible d’être élargi pour toucher environ 180 produits divers afin d’«éviter les contournements », comme le justifiait la commission européenne dans ces textes.
L'objectif déclaré étant de protéger les industries européennes d'une concurrence déloyale, tout en incitant les partenaires commerciaux à réduire les émissions de leurs procédés de fabrication, explique Hachad.
Concrètement, selon lui, ce sont les importateurs européens qui paieront le surcoût généré par la taxe carbone, mais, en réalité, ils imposeront à leurs fournisseurs tunisiens de déclarer des données précises sur leur empreinte carbone, c’est-à-dire combien de combustibles fossiles sont consommés et quel type d'électricité est utilisé pour la fabrication d’un tel produit. Cela nécessite en soi un grand savoir-faire en matière de traçabilité des énergies chez nous.
Il en va de même pour les matières premières et leur provenance. Sans données fiables et vérifiables, les exportateurs risquent de voir le prix de leurs produits s'envoler davantage sur le marché européen et perdre énormément de leur compétitivité. Hachad pense que la Tunisie se trouve aujourd’hui face à deux options.
Subir ce durcissement réglementaire sans réagir, ce qui signifie un renchérissement systématique des exportations ou bien saisir l’opportunité et se transformer progressivement en une plateforme industrielle bas-carbone dans la Méditerranée et ce en investissant massivement dans les énergies renouvelables et dans l’efficacité énergétique des industries.
Dans l’immédiat, l’enjeu pour les entreprises tunisiennes consiste à maitriser les outils permettant de calculer efficacement l’empreinte carbone des produits destinés à l’Europe et à mettre en œuvre en même temps des plans de transformation des processus de production vers des modèles de fabrication moins polluants.
Selon les estimations, la Tunisie aura encore une marge de manœuvre avant de voir le MACF s’étendre à une panoplie de produits plus large pouvant inclure certaines industries stratégiques délocalisées dans notre pays à cause justement des règlements environnementaux moins stricts.
H.G.
Démission du secrétaire général de l’UGTT : Une manœuvre syndicale ou un signe d’un ras le bol général… ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Quinze jours après, la démission de Noureddine Tabboubi de son poste de secrétaire général de l’UGTT continue à susciter plusieurs interrogations. Quel est le sort aujourd’hui de cette démission et son impact sur la grève générale prévue le 21 janvier?
Alors que le règlement intérieur de l’UGTT stipule que toute démission émanant de l’un de ses membres n’est recevable que 15 jours à partir de son dépôt au bureau d’ordre, la démission de son secrétaire général, Noureddine Tabboubi, continue d’interpeller les observateurs et certains estiment qu’il s’agit d’une manœuvre de nature à calmer une crise interne qui devient interminable. Que dit justement le règlement intérieur ?
Interrogé à ce sujet, l’avocat Me Houssem Eddine Ben Atiya nous a confié : « Le règlement intérieur de l’Union générale tunisienne du travail stipule qu’une démission, comme celle de Noureddine Taboubi présentée le 23 décembre 2025, déclenche une procédure stricte : une convocation dans 15 jours pour l'intéressé afin d'expliquer ses motifs, une tentative de médiation, et la démission devient effective seulement si la décision est maintenue après ce délai ».
Selon, en outre, les dernières affirmations, il parait qu’aucune date n’est encore fixée pour entendre Noureddine Tabboubi, par le Comité du règlement intérieur concernant les motifs de sa démission.
Conjointement, une initiative lancée par vingt-deux anciens dirigeants de l’Union générale tunisienne du travail afin de rapprocher les points de vue des différents protagonistes et trouver une solution à la crise interne qui secoue la Centrale syndicale. Conduite par d’anciens secrétaires généraux adjoints tels qu’Ali Romdhane, Hédi Ghodhbani, Abdelmajid Sahraoui, Ridha Bouzriba ou encore Kamel Saâd, cette initiative vise aussi à convaincre le secrétaire général, Noureddin,e Tabboubi, et le secrétaire général adjoint, Anwar Ben Gaddour, de revenir sur leurs démissions.
Du côté de l’opposition syndicale, un appel a été lancé en vue de remplacer le bureau exécutif actuel par un Comité national provisoire qui aura pour mission d’assurer la période transitoire et organiser un congrès électif dans les plus brefs délais.
Une crise qui en cache une autre…
Secouée par une crise qui menace aujourd’hui sa propre existence, l’Union générale tunisienne du travail est à la croisée des chemins et même la tenue d’un congrès extraordinaire peut ne pas sauver la centrale syndicale si on ne procède pas à la refonte de la Centrale syndicale, estime le dirigeant au sein de l’opposition syndicale, Habib Jerjir. Idem pour le syndicaliste et ancien dirigeant Taieb Bouaicha.
Ce dernier a indiqué que la démission de Noureddine Tabboubi survient dans un contexte assez complexe suite à un cumul de crises qui secouent l’organisation depuis l’amendement du fameux article 20 ayant ouvert la voie à l’actuel bureau pour se présenter aux élections sans limitation de mandats.
Pour l’opposant syndical Habib Jerjir : « Ces démissions confirment un seul constat, à savoir ce qui est construit sur un faux ne peut donner qu’un bureau exécutif fantoche constitué de putschistes.
Nous pensons, alors, que, moralement, les actuels dirigeants ne doivent pas se présenter aux prochaines élections et ouvrir la voie à une nouvelle génération de dirigeants afin d’assainir les instances de l’organisation syndicale et repenser l’action syndicale sur des bases solides de nature à rendre à l’Union générale tunisienne du travail son prestige et sa crédibilité et lui permettre de continuer son rôle dans la défense des droits des travailleurs ».
Et d’ajouter : « Nous proposons, en tant qu’opposition syndicale, une feuille de route pour sauver l’organisation de l’effondrement et la remettre sur la bonne voie afin de continuer de protéger les acquis de la classe ouvrière et défendre les intérêts des travailleurs ».
M.B.S.M.
Retour de la Ligue 1 : Demain EST - USBG: Les Sang et Or pour reprendre leur avance
Après près de deux mois de trêve, Coupes arabe et d'Afrique obligent, la Ligue 1 reprend ses droits avec la phase retour à partir de jeudi prochain. Mais, auparavant, le match en retard de la quinzième journée entre l'Espérance de Tunis et l'USBGuerdane est programmé pour demain samedi à Rades à partir de 14 heures.
Les Sang et Or qui occupent la première loge en compagnie des Clubistes Rouge et Blanc auront à saisir cette occasion pour avoir trois points d'avance avant d'entamer la phase retour. L'équipe de Bab Souika en l'absence de Blaili, Ben Ali, Toughai et Keita , blessés, pourra compter en cours de jeu sur le retour de Youssef Msakni, la nouvelle recrue en attendant Rafiaa, Boubakar Soussou et Draguer.
En tout cas, Maher Kanzari dispose de beaucoup de choix dans les trois compartiments du jeu. Voici, par ailleurs, le programme de la 16e journée qui se jouera les jeudi, vendredi et samedi prochains:
Jeudi 15 janvier à 14h00
EST ASG
ASS JSK
Vendredi 16 janvier 2026
ST USM
OB USBG
ESZ CSS
Samedi 17 janvier 2026
ASM CA
CAB ESM
ESS JSO
J.B.
Editorial : La malédiction de l’or noir…
Par Chokri Baccouche
Que ne fait-on pas au nom du pétrole ? La question se pose et s’impose avec insistance particulièrement par ces temps où la mainmise des grandes puissances par la force sur les ressources énergétiques des plus vulnérables est devenue très à la mode.
Au nom de l’or noir, on peut, en effet, déstabiliser des régimes, fomenter des complots pour inventer des guerres, assassiner des dirigeants qui refusent d’appliquer à la lettre les diktats qu’on leur impose, fussent-ils au détriment des intérêts de leur pays et de leur peuple.
On peut même dépêcher un commando armé jusqu’aux dents avec pour mission de capturer un président démocratiquement élu avant de le transférer hors de son pays pour être jugé par ses ravisseurs, comme cela s’est passé il y a quelques jours au Venezuela. Bref, au nom du pétrole, on est capable de faire tous les sales coups, possibles et imaginables, sans aucun remords ni état d’âme.
Les accusations de trafic de stupéfiants et de terrorisme portées par la Maison Blanche contre le président vénézuélien pour justifier le coup d’Etat contre son régime ne sont donc que des pipeaux, de faux prétextes et des alibis pas du tout réalistes et convaincants. L’or noir est en effet le cœur battant des ambitions américaines dans ce pays d’Amérique latine.
Donald Trump ne s’en cache pas et il l’affirme d’ailleurs haut et fort : quelques heures après l’intervention de sa soldatesque, le président américain s’est lancé dans une tirade qui en dit long sur ses véritables intentions : "Nos compagnies pétrolières américaines, les meilleures du monde, vont aller sur place et dépenser des milliards de dollars", a-t-il déclaré.
Et d’ajouter que les Etats-Unis souhaitaient faire main basse sur le pétrole vénézuélien, parce que « le pays détient la plus grosse réserve mondiale. Les sous-sols vénézuéliens sont gorgés de pétrole, surtout sur la ceinture de l'Orénoque. Ils abritent 18 % des réserves mondiales, devançant les plus grands producteurs d’or noir comme l'Arabie saoudite ou l'Iran ».
En contrôlant de bout en bout le pétrole vénézuélien, Washington va permettre bien évidemment aux compagnies américaines d’exploiter toute la production et de réaliser des gains juteux dont l’économie U.S, actuellement en récession, en a ardemment besoin pour sortir de l’ornière. Au demeurant, le pétrole vénézuélien est également une arme stratégique de premier plan pour les Américains.
Quand on sait que 80% du pétrole extrait du sous-sol vénézuélien est vendu jusque-là à la Chine, on saisit mieux les enjeux et les véritables tenants et les aboutissants qui se cachent derrière le coup de force américain au Venezuela. Pour Washington, il fallait donc casser à tout prix la dynamique d’alliance entre Caracas et Pékin et priver ainsi la Chine, son principal rival pour le leadership mondial, d’un atout énergétique déterminant et éminemment nécessaire pour le maintien de sa croissance économique.
Les experts s’accordent également à penser, à juste titre, que le pétrole vénézuélien sous contrôle américain permet également à Washington de peser face à l’OPEP et d’influencer les prix, les volumes et les flux. La mainmise des Etats-Unis sur le secteur pétrolier vénézuélien rebat, par ailleurs, les cartes dans la région, avec des recompositions politiques et diplomatiques majeures.
Plus exactement, de nombreux pays d’Amérique latine, ayant maille à partir avec l’impérialisme américain, risquent d’en subir directement et dans les plus brefs délais les fâcheuses conséquences. Cuba pourrait ainsi se retrouver dans l’œil du cyclone. Fortement dépendant du pétrole vénézuélien que lui fournissait l‘ex-président Maduro à des prix préférentiels très bon marché, le pays de Fidel Castro est d’ores et déjà dans le viseur étasunien.
L’homme qui est à la manœuvre du coup bas, en gestation dit-on, contre Cuba s’appelle Marco Rubio. Fils d’exilés cubains farouchement anticastriste, le secrétaire d’Etat et conseiller à la sécurité nationale entend en effet peser de tout son poids pour faire tomber le régime de La Havane en le privant des précieuses et non moins vitales ressources pétrolières vénézuéliennes.
Provoquer une débâcle économique à Cuba, qui entraînerait la chute du régime sans avoir à intervenir militairement, est devenue non seulement une véritable obsession chez Marco Rubio mais également un souhait vivement partagé par le président américain Trump qui place dans son viseur d’autres pays dont notamment le Nicaragua.
Anti-américain et également largement tributaire du pétrole vénézuélien, ce pays a de fortes chances de se retrouver sous peu dans la tourmente dans le cadre d’une stratégie, vicieuse et pernicieuse, que Washington envisage de mettre en place dans l’objectif de renforcer son influence et de neutraliser une bonne fois pour toutes ses opposants.
Après le Venezuela, les coups bas américains promettent donc de pleuvoir dans quelque temps à Cuba, au Nicaragua et dans bien d’autres pays qui sortent de la ligne éditoriale imposée par Washington et surtout qui ont la malchance de posséder d’importantes réserves de pétrole. Assoiffé d’or noir, l’empire attaque à tout va et tire sur ce qui bouge, au vu et au su de tous et dans la quasi léthargie de l’ensemble de la communauté internationale.
Et c’est justement là que le bat blesse et où réside le véritable danger qui fait peser une lourde menace sur la paix et la stabilité fragile dans le monde. A part cela, tout va pour le mieux Madame La Marquise…
C.B.
« Les œuvres théâtrales complètes- 1er volume » de Ezzedine Madani : Le théâtre comme acte de rébellion et de mémoire
Par Imen Abderrahmani
Le théâtre ne vit pas seulement sur scène. Il se prolonge dans les livres qui l’éclairent et le préservent. Avec l’édition du premier tome des œuvres théâtrales complètes d’Ezzedine Madani, « Beït al Hikma » inscrit une œuvre majeure dans la mémoire vivante du théâtre tunisien et arabe.
Il est des noms qui traversent le temps sans perdre leur éclat, parce qu’ils ont su inscrire leur œuvre dans la mémoire profonde des peuples. Ezzedine Madani, né à Tunis en 1938, appartient à cette lignée rare d’écrivains pour qui le théâtre n’est ni un simple art de la scène ni un divertissement, mais un acte de pensée, un lieu de résistance et de dévoilement. En témoignent ses œuvres théâtrales au souffle à la fois historique et contemporain qui continuent à faire le beau temps du 4ème art en Tunisie comme dans le monde.
Chez lui, l’histoire n’est jamais un décor figé. Elle est une matière vivante, travaillée, interrogée, parfois bousculée, afin d’éclairer le présent. Madani a fait du passé un miroir tendu à son époque, et du théâtre un espace où se rencontrent la mémoire collective, la révolte et le désir de liberté.
Célébrant la langue arabe dans sa majesté et sa richesse, Ezzedine Madani s’est imposé comme une voix lucide et indocile de la scène théâtrale arabe, affirmant avec force et singularité une écriture profondément ancrée dans son héritage linguistique et culturel.
Fort d’un parcours riche de plus d’une quarantaine de textes théâtraux, patiemment tissés mot par mot, souffle par souffle dans la langue arabe, le dramaturge a vu paraître, en 2025, le premier tome de ses Œuvres théâtrales complètes, publié par l’Académie des sciences, des lettres et des arts Beït al-Hikma. Il convient de rappeler qu’en 2017, la Maison tunisienne du livre avait déjà publié, sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, les œuvres complètes d’Ezzedine Madani consacrées au récit.
Le théâtre, un miroir du temps
Animée par la volonté de mettre en valeur l’héritage intellectuel de cette figure majeure et de préserver la mémoire théâtrale nationale, Beït al-Hikma a ainsi entrepris l’édition du premier tome des œuvres théâtrales complètes de l’auteur. Dans la présentation de l’ouvrage, le professeur Mahmoud Ben Romdhane, président de l’Académie, a souligné le rôle pionnier d’Ezzedine Madani dans le théâtre expérimental arabe, mettant en lumière son recours inventif au conte populaire, transformé en un espace de créativité et d’expérimentation linguistique et scénique.
Dans ses notes introductives, Mahmoud Ben Romdhane précise également que cette publication a été établie par Ezzedine Madani lui-même, garantissant ainsi l’exactitude des informations et des textes réunis, tout en annonçant la parution prochaine d’autres volumes.
Au fil de ses 414 pages, ce volume donne à lire quatre pièces théâtrales majeures : La Révolte de l’homme à l’âne, Le Diwan de la révolte des Zanj, Le Périple d’Al-Hallaj et Moulay le sultan Hassan Hafsi. Ces textes, traversés par un même souffle de rébellion, interrogent la liberté, le pouvoir, la répression et la dignité humaine.
Chaque pièce est accompagnée d’une présentation de son contexte d’écriture, de regards portés par les metteurs en scène ayant accompagné Ezzedine Madani dans cette aventure créative, ainsi que d’analyses des problématiques soulevées au fil des représentations. Témoignages, commentaires critiques et retours d’expérience viennent enrichir l’ensemble, offrant au lecteur une lecture à la fois artistique et réflexive.
À la croisée de la mémoire et de la création théâtrale, cet ouvrage s’impose comme une référence essentielle pour les chercheurs en théâtre et en sciences culturelles. Fidèle à son esprit de narrateur, Ezzedine Madani y raconte toute une époque, restituant avec précision les circonstances de ses rencontres avec des figures marquantes de la scène culturelle tunisienne, telles que Aly Ben Ayed, Mohamed Salah Mzali, Moncef Souissi et Taher Guiga.
Entre scène et page, mémoire et création, l’œuvre d’Ezzedine Madani poursuit ainsi son chemin, fidèle à sa vocation première : interroger le monde et éclairer le temps.
Imen.A.
Edition 2026 de « Sufiyet » : L’appel à candidatures est ouvert
Le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM) a annoncé l’organisation de la manifestation musicale « Sufiyet » durant le mois de Ramadan, du 12 au 25 mars, au palais Ennejma Ezzahra à Sidi Bou Saïd.
Dans un communiqué publié sur sa page officielle sur facebook, le CMAM invite les artistes tunisiens et arabes à proposer des projets musicaux s’inscrivant dans le patrimoine soufi et populaire, en vue de présenter un spectacle dans le cadre de cet événement. Les candidats intéressés sont appelés à transmettre leur dossier par courrier électronique à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
Le dossier de candidature doit comprendre une demande de participation au nom du Centre des musiques arabes et méditerranéennes, une note de présentation du projet en arabe et en français, un enregistrement audio ou audiovisuel d’extraits du projet, cinq photographies artistiques en haute définition, ainsi qu’une courte biographie de l’artiste, rédigée en arabe et en français, ne dépassant pas 150 mots.
La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 28 janvier 2026 à 13h00, précise le communiqué.
« Sufiyet » est un rendez-vous musical ramadanesque du palais Ennejma Ezzahra dédié à la musique mystique.
Rendez-vous à partir de demain avec le Salon du livre de Bizerte
Placée sous le slogan « Fais du livre ton compagnon », la 23ème édition du Salon du livre de Bizerte s’ouvrira demain pour se poursuivre jusqu’au 8 février 2026 au Centre culturel Cheikh Idriss. Organisé sous l’égide du ministère des Affaires culturelles et de la délégation régionale des Affaires culturelles de Bizerte, ce rendez-vous est porté par un programme culturel varié.
Le public pourra découvrir une exposition documentaire et une exposition d’arts plastiques, participer à un atelier de calligraphie arabe, ou encore assister à des concours scolaires visant à encourager la lecture et la créativité chez les plus jeunes. Une attention particulière est accordée à la réflexion contemporaine à travers une table ronde consacrée à la production de contenus médiatiques et culturels créatifs à l’ère de l’intelligence artificielle. Le programme comprend également une animation musicale ainsi que des rencontres autour de la présentation de onze ouvrages et de deux recueils de poésie.
En marge du salon, les activités du « festival du livre » viendront enrichir cette dynamique à travers une série d’animations parallèles. Ateliers, rencontres, spectacles d’animation, concours pour enfants, activités des clubs littéraires au sein des institutions culturelles, ainsi que des programmes spécifiques dédiés aux personnes en situation de handicap et à besoins spécifiques sont au programme. Des prix, des projections cinématographiques, des représentations artistiques, musicales et théâtrales, ainsi que des rencontres avec des étudiants créateurs viendront compléter le programme culturel.
Selon Caracas : L'attaque des États-Unis au Venezuela a fait 100 morts !
L'attaque au cours de laquelle les États-Unis ont capturé Nicolas Maduro à Caracas a fait 100 morts, a annoncé mercredi le ministre vénézuélien de l'Intérieur Diosdado Cabello, selon qui le président vénézuélien déchu et son épouse ont été blessés pendant l'opération.
"Jusqu'à présent et je dis bien jusqu'à présent, il y a 100 morts, 100, et un nombre similaire de blessés. L'attaque contre notre pays a été terrible", a affirmé Diosdado Cabello lors de son émission hebdomadaire à la télévision publique. "Cilia (Flores, l'épouse de Maduro) a été blessée à la tête et a reçu un coup au corps. Le 'frère' (camarade) Nicolas a été blessé à une jambe. Heureusement, ils se remettent de leurs blessures", a-t-il ajouté.
















