Alors que son instance administrative nationale se réunira aujourd’hui : Qui peut sauver l’UGTT de l’effondrement ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La démission du secrétaire général de l’UGTT deviendra effective le 17 janvier, quel est alors le sort de la grève générale du 21 janvier lorsqu’on sait que le préavis de cette grève doit être signé par le secrétaire général en personne ?
Le rapporteur du Comité du règlement intérieur au sein de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé dans un communiqué rendu public hier que les membres de l’Instance administrative nationale ont été convoqués à une réunion qui se tiendra aujourd’hui mercredi 14 janvier 2026, à partir de 9h00, au siège de la Centrale syndicale à Tunis.
Cette réunion intervient dans un contexte de crise marqué notamment par la démission du secrétaire général, Noureddine Taboubi, et du secrétaire général adjoint, Anouar Ben Gaddour. Selon, en effet, l’article 132 du règlement intérieur, la réunion de l’instance administrative vise à rapprocher les points de vue entre les deux groupes dits de dix et de cinq. Les membres de l’instance administrative tenteront aussi d’instaurer un climat de réconciliation, de mettre un terme aux conflits internes et de faire prévaloir le respect des règles régissant l’organisation syndicate portant sur les questions relatives aux dossiers qui divisent les deux parties, ainsi qu’à consolider les relations entre les différentes structures et à mettre fin aux violations et aux dérives enregistrées ces derniers mois.
Conjointement, le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail, Salah Eddine Salmi, a affirmé que la démission du secrétaire général de l’organisation, Noureddine Taboubi, deviendra effective le 17 janvier, conformément à l’article 219 du règlement intérieur.
Pour rappel, Noureddine Taboubi ne s’est pas présenté à la première convocation, fixée au 3 janvier, et qu’il a également manqué la deuxième convocation. En attendant, c’est le flou total qui entoure le sort de cette démission puisque cette démission ne pourrait ne pas être entérinée que dans une seule hypothèse : un retrait de la démission par Noureddine Taboubi qui est le seul concerné par cette procédure.
Tous ces rebondissements interviennent alors que la Centrale syndicale se prépare à une échéance d’une extrême importance, à savoir la grève générale prévue pour le 21 janvier. Quel est, justement, le sort de cette grève et que disent les analystes de l’avenir de l’Union générale tunisienne du travail ?
Flou total...
Interrogé à ce sujet, l’avocat Me Houssem Eddine Ben Aliya estime que « Faute de préavis envoyés dans les délais légaux, la grève générale du 21 janvier est devenue caduque sans même être officiellement annulée ». Et d’ajouter : « L’instance administrative nationale qui devrait se réunir aujourd’hui est appelée à trancher et décider du sort de cette grève même si, légalement parlant, les délais de préavis ont expiré».
De son côté, l’activiste Rached Ben Hcine nous a confié : « Je joints ma voix à celle de l’ancien dirigeant syndicaliste, Kacem Ifiya, qui a appelé dans une déclaration à la presse nationale à une sortie de crise via un sursaut interne et une commission conjointe regroupant la direction et l’opposition.
L’objectif étant d’auditer les congrès défaillants, d’assainir les structures et de gérer la transition, sans candidature future pour ses membres. Dans ce contexte, il exhorte les dirigeants de la centrale syndicale à l’autocritique tout en insistant que la solution est syndicale et non politique ».
Pour le dirigeant au sein de l’opposition syndicats, Habib Jerjir: « La priorité aujourd’hui est de sauver l’organisation syndicale du chaos et du désordre qui règnent en maitres depuis 2022, date du congrès de Sfax. Un congrès qui nous a conduits là où nous sommes aujourd’hui avec des démissions et une centrale syndicale affaiblie.
C’est pourquoi, il y a urgence en la matière pour sauver l’organisation qui est menacée dans sa propre existence en désignant un comité national qui aura pour mission d’assurer la période transitoire en attendant la tenue du prochain congrès ».
Jerjir a, en outre, appelé à un retour aux valeurs démocratiques au sein des instances dirigeantes afin de permettre à tous les syndicalistes d’exprimer leurs points de vue et leurs positions en toute transparence ».
M.B.S.M.
Nigéria : Ndidi absent face au Maroc
Le capitaine nigérian Wilfred Ndidi sera suspendu pour la demi-finale de la CAN 2025 contre le Maroc. Après le Mozambique en 8es (4-0), le milieu de terrain a de Besiktas écopé d’un second carton jaune samedi en quart contre l’Algérie (2-0) lors de la phase à élimination directe, synonyme de suspension automatique.
C’est un coup dur considérable pour le Nigeria. Au-delà de son brassard, Ndidi incarne l’équilibre de cette équipe : leader naturel dans le vestiaire, il s’est aussi illustré en dehors du terrain en proposant de couvrir personnellement des primes impayées avant le quart de finale face à l’Algérie. Un geste fort, qui a renforcé son statut auprès du groupe.
Sur le plan tactique, l’absence de Ndidi change le visage de l’entrejeu nigérian. Même s’il n’est plus à son apogée individuelle, son volume de jeu, sa lecture défensive et sa capacité à casser les transitions adverses restent essentielles. Sans lui, le Nigeria perd un véritable point d’ancrage.
Le sélectionneur Eric Chelle devra donc s’adapter. Une option crédible serait la mise en place d’un double pivot composé de Frank Onyeka et Raphaël Onyedika, chargés de protéger la défense derrière Alex Iwobi, plus libre dans l’animation offensive.
CAN 2025- Les demi-finales Sénégal-Egypte et Maroc- Nigéria : Deux plateaux de choix
Par Jamel Belhassen
La Coupe d'Afrique des Nations qui se déroule aux Maroc atteint ce mercredi le penultieme tour. Les ferus du suspense et d'émotions fortes retiennent leur souffle. Il y aura sur les arènes quatre sélections puissantes, ambitieuses et déterminées à aller au bout de leurs intentions.
La première demi-finale au programme opposera à 18heures le Sénégal à l'Égypte, Sadio Mane à Mohamed Salah. Le duel promet d'être serré, fort et spectaculaire.
La seconde mettra face à face le pays organisateur soutenu par son large public, le Maroc et le grand favori qui monte en puissance d'un match à l'autre, le Nigéria. Achraf Hakimi face à Osimhen.
Que pourrait espèrer de plus le public pour ces deux demi-finales . Deux plateaux de choix avec quatre formations qui partent à chances égales surtout si l'arbitrage ne s'en mêle pas car, il y a eu jusque-là des erreurs fatales commises par les referees sur la pelouse et par les sieurs de la fameuse VAR censée corriger les erreurs de l'arbitre central. Bon spectacle à tous.
Le programme
18 h Sénégal - Egypte
21 h Maroc - Nigéria
J.B.
Crise de la CNAM : L’Etat cherche solution désespérément …
Par Hassan GHEDIRI
Il semble que l’Exécutif soit à court d’idée en ce qui concerne les mesures à prendre pour réformer l’assurance maladie. Pourtant, les solutions semblaient être à portée de main…
Le 20 mai 2025, le chef de l’Etat a reçu Issam Lahmar, ministre chargé des Affaires sociales, à qui il a donné ses instructions pour «élaborer de nouvelles formules de financement» de la Caisse de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS), la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), et ce, selon un communiqué publié par la présidence de la république à la même date.
Cinq mois plus tard, le 27 octobre de la même année, le Président de la république reçoit le même ministre pour discuter de la situation des caisses sociales, en particulier la CNAM.
Kaïs Saïed a souligné, lors de cette rencontre, «la nécessité de réviser et d’améliorer les législations régissant les caisses sociales en Tunisie, afin qu’elles puissent retrouver leur équilibre financier et remplir pleinement les missions pour lesquelles elles ont été créées», souligne-t-on en substance dans le communiqué officiel diffusé sur les réseaux sociaux de la Présidence.
Et last but not least, Issam Lahmar a répondu présent avant-hier lundi 12 janvier 2026, au palais de Carthage pour écouter attentivement le Chef de l’Etat exprimer, une nouvelle fois, ses préoccupations à propos de la situation des caisses sociales, en particulier celle de la CNAM.
Et Saïed de réitérer à son interlocuteur la nécessité de remédier « dans les plus brefs délais » à la situation ayant conduit à une quasi-paralysie du système de l’assurance maladie dans le pays. Le Chef de l’Etat a ordonné au ministre de trouver des solutions urgentes permettant d’assurer une couverture sanitaire adéquate à tous les assurés sociaux, quelles que soient leurs filières d’affiliation au régime de l’assurance maladie.
La CNAM., il faut le souligner, cumule aujourd’hui plus de 200 millions de dinars d’impayés envers les pharmacies d’offline. Une situation qui a fait naitre une grave pénurie de médicaments vitaux.
La présidence de la république cherche, donc, désespérément des solutions à la crise financière qui ébranle le système de l’assurance maladie en Tunisie depuis des années. Une crise qui commence à prendre une ampleur telle que des centaines de milliers de Tunisiens souffrant de maladies chroniques se trouvent, aujourd’hui, privés de médicaments essentiels et vitaux. Pourtant, des solutions existent bel et bien. Mieux encore, il semble qu’elles sont à portée de main de la présidence.
Un Think tank orienté vers la recherche stratégique et prospective traite des problématiques visant à éclairer le décideur sur les enjeux stratégiques présents et à venir. Se définissant sur son site web comme étant un instrument d’aide à la décision publique et de pilotage des changements, l’ITES explique que ses travaux visent à mettre l’accent sur les politiques publiques de demain afin de faciliter la prise de décision en matière de réforme de fond qu’appelle le processus de transition dans lequel notre pays s’est engagé depuis 2011.
La sécurité sanitaire à l’horizon de… 2025
En fait, c’est dans cette même perspective que l’ITES s’était d’ores et déjà penché sur la question de l’assurance maladie en proposant des pistes de réformes susceptibles d’aider la CNAM à sortir définitivement de la crise chronique dans laquelle elle se trouve depuis des années. Les réformes proposées par l’ITES ont été exposées dans le cadre de l’étude publiée en 2018 et intitulée « Vision stratégique de la sécurité sanitaire à l’horizon de 2025 ».
Le document propose une réforme en profondeur de l’assurance maladie, structurée autour d’une feuille de route opérationnelle 2022-2025 déclinée en 121 mesures. Cette réforme vise d’abord l’unification progressive des régimes et dispositifs existants afin de réduire la fragmentation du système, renforcer l’équité entre assurés et améliorer l’accès effectif aux soins, notamment pour les populations vulnérables et les régions défavorisées.
L’ITES préconise un recentrage de l’assurance maladie sur la couverture des risques majeurs et des pathologies lourdes, accompagné d’une meilleure hiérarchisation du parcours de soins autour de la médecine de première ligne, du médecin de famille afin de fluidifier les trajectoires des patients et de limiter les actes redondants.
La maîtrise des dépenses constitue un axe central de la réforme, avec des mesures ciblées sur la régulation des dépenses pharmaceutiques (révision de la politique de remboursement, promotion du médicament générique, rationalisation des prescriptions, renforcement de la centrale d’achat), l’amélioration du contrôle médical et la lutte contre les abus et la fraude.
Le document insiste également sur la modernisation de la gouvernance de l’assurance maladie à travers la clarification des rôles institutionnels, le renforcement des capacités de la CNAM, l’introduction d’outils numériques intégrés (dossier médical numérisé, systèmes d’information interopérables, dématérialisation des procédures) et une contractualisation plus performante avec les prestataires publics et privés fondée sur la qualité, la performance et les résultats.
Enfin, la vision de l’ITES met l’accent sur la soutenabilité financière du système, en plaidant pour une diversification des sources de financement, une meilleure articulation entre financement, offre de soins et politiques de prévention et une gouvernance stratégique capable d’accompagner la transition vers un système d’assurance maladie plus équitable, efficient et centré sur le patient.
La présidence de la république, qui appelle le ministère des Affaires sociales à trouver des solutions urgentes capables de remédier en urgence à la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la CNAM, devrait peut-être consulter les travaux de l’ITES qui a déjà proposé des pistes pour faire sortir le système de l’assurance maladie d’une crise qui n’a que trop duré.
H.G.
Editorial : La dédollarisation, nerf de toutes les guerres…
Par Chokri Baccouche
Le dollar, on le sait, n’est pas seulement une monnaie nationale pour les Etats-Unis. Il est le socle de leur puissance économique et de leur influence géopolitique mondiale. Grâce au statut de monnaie de réserve internationale du dollar, le pays de l’oncle Sam bénéficie de privilèges énormes voire exorbitants. Il peut en effet emprunter sans compter et à des taux beaucoup plus avantageux que les autres pays.
C’est d’ailleurs pour cette raison et aussi paradoxal que cela puisse paraitre que les Etats-Unis sont à la fois la nation la plus riche du monde mais également la plus endettée. Grâce au billet vert, l’Amérique peut maintenir par ailleurs un déficit commercial important, car le reste du monde accepte ses dollars en paiement pour accumuler des réserves.
Plus instructif et significatif encore : le dollar est l’outil principal de la domination globale américaine dans le monde. Jusqu’à aujourd’hui, il demeure en effet la devise refuge vers laquelle se replient les investisseurs et les marchés financiers en période d’incertitude économique pour assurer leur liquidité et leur sécurité. Le dollar est aussi la norme par excellence du commerce.
Il représente la monnaie la plus utilisée dans les transactions internationales et sur le marché des changes. En 2025-2026, 90 % des transactions commerciales dans le monde ont été libellées en dollar.
En tant que pilier du système monétaire international au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le dollar est devenu par ailleurs un levier privilégié de la politique étrangère américaine. En contrôlant de bout en bout ce système basé sur leur monnaie nationale et taillé sur leur mesure ou plutôt leur démesure, les Etats-Unis disposent d’un pouvoir de sanctions économiques sans équivalent.
Les pays qui sortent des rangs, refusent d’appliquer à la lettre les désidératas et les diktats américains font ainsi l’objet de mesures de rétorsions sévères qui peuvent les mener à la faillite. En excluant, donc, des pays ou des entités du système de paiement en dollars, Washington peut exercer une pression politique majeure et atteindre les objectifs tracés sans avoir à recourir forcément à une intervention militaire.
Bref, on peut dire et sans exagération aucune que l’Amérique doit une fière chandelle à sa monnaie nationale qui est la base même de son opulence, sa puissance et explique certainement aussi l’arrogance effrénée de ses dirigeants comme c’est le cas avec l’actuelle administration sous la houlette du virevoltant et non moins fantasque et égocentrique président Donald Trump.
Sans le dollar, les Etats-Unis ne seraient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Ils n’auraient jamais pu dominer le monde, technologiquement et militairement, comme ils le font aujourd’hui.
Ils n’auraient jamais eu les moyens nécessaires pour financer le fonctionnement de leurs innombrables bases militaires, éparpillées par milliers à travers le monde. Bref, en un mot comme en cent, sans le dollar le rêve américain ne serait plus qu’un modeste rêve d’un Etat fédéral commun, comme on en trouve dans certaines parties du globe.
De ce qui précède, on déduit l’importance capitale que revêt le billet vert pour les Américains et on comprend mieux surtout pourquoi le processus de dédollarisation des transactions commerciales engagé par certains groupes de pays dont les BRICS, est vécu outre Atlantique comme un véritable cauchemar voire le plus grand danger qui menace le leadership américain dans le monde.
Motivés par leur volonté de renforcer leur souveraineté économique face aux sanctions américaines, ces pays rebelles à l’ordre américain et favorables à l’émergence d’un nouvel ordre mondial multipolaire sont en fait la cause principale de l’ensauvagement des Etats-Unis constaté ces derniers temps.
A travers le récent coup d’Etat perpétré au Venezuela et la volonté, ouvertement déclarée, des dirigeants américains de faire main basse sur la l’île stratégique du Groenland, les Etats-Unis veulent démontrer en fait qu’ils sont prêts à tout pour empêcher la dédollarisation des transactions commerciales, quitte en cela à mettre le monde sens dessus-dessous.
Beaucoup plus qu’une insulte à leur ego, la mise en place d’un nouveau système monétaire international affranchi de la domination du dollar est vécue en réalité par les Américains comme la cause logique d’un effondrement potentiel de leur empire.
La question qui se pose désormais avec insistance est de savoir quelle sera la réponse que le groupe des Brics va réserver à ce fait accompli imposé par les Etats-Unis ? Les membres de ce groupe vont-ils accepter de revenir à la case départ et faire comme si de rien n’était, c’est-à-dire jeter aux oubliettes le projet visant la mise en place d’un nouveau système monétaire international ?
A contrario, seront-ils obligés, face à l’ensauvagement de l’ogre américain, d’accélérer la dédollarisation des transactions commerciales pour se mettre à l’abri des futures sanctions économiques étasuniennes et favoriser ainsi l’émergence d’un monde multipolaire? La deuxième hypothèse parait la plus probable et pour cause : les Brics n’ont désormais d’autre choix que d’aller de l’avant car tout retour en arrière est perçu comme un acte suicidaire, partant de l’évidence que la liberté ne se donne pas mais s’arrache…
C.B.
Symposium d’Art Contemporain de Yasmine Hammamet : Focus sur l’expérience artistique de Meriem Bouderbala
À l’occasion de sa 8ᵉ édition, le Symposium d’Art Contemporain de Yasmine Hammamet rend hommage à Meriem Bouderbala, figure majeure de l’art contemporain, dont l’œuvre explore le corps, la mémoire et l’identité.
Organisée du 10 au 24 janvier 2026 à Yasmine Hammamet, la manifestation est initiée par l’Association Ensemble d’Art Contemporain, présidée par l’artiste Rim Ayari, en partenariat avec le Centre Culturel International de Hammamet (CCIH) – Maison de la Méditerranée pour la Culture et les Arts. Fidèle à sa vocation de plateforme de création et de réflexion, le symposium met cette année à l’honneur une artiste au parcours singulier, reconnu sur les scènes tunisienne et internationale.
L’hommage prendra la forme d’une intervention du chercheur Mohamed Elmay, intitulée « L’expérience plastique de Meriem Bouderbala : entre la construction de la vision et la déconstruction de la forme », prévue le 20 janvier 2026 à 16h, au CCIH. Cette rencontre propose une lecture critique d’une œuvre marquée par une tension féconde entre figuration et effacement, présence et disparition.
Vivant et travaillant entre Tunis et Paris, Meriem Bouderbala s’est formée à l’École des Beaux-Arts d’Aix-en-Provence avant de poursuivre ses études à la Chelsea School of Art à Londres. Nourrie par sa double culture tunisienne et française, elle développe une réflexion critique sur l’imaginaire oriental et sur le regard occidental porté sur la femme dans le monde arabe. À travers des séries d’autoportraits, elle explore « ce point où la figure humaine est à la fois de chair et d’encre », cherchant à fusionner visions orientale et occidentale.
Sa recherche esthétique s’articule autour de la figure féminine, tantôt drapée, tantôt révélée dans sa nudité, exprimant fragilité et complexité. Les corps qu’elle donne à voir, aux contours fluides et souvent déformés, se déploient comme des chorégraphies sensuelles où le corps devient espace de mémoire et d’identité.
Depuis sa première exposition personnelle en 1987 à l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris, Meriem Bouderbala a exposé en France, en Tunisie et au Maroc. Son travail a été distingué par plusieurs récompenses, dont le Prix de la Fondation Ricard (1998), le Prix du Centenaire de Michelin (1999) et, en 2010, le titre de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
Célébrant l’art contemporain comme lieu de dialogue et de renouvellement, le Symposium d’Art Contemporain se déploie sur deux semaines de création collective, réunissant céramique, peinture, gravure et sculpture. Les œuvres réalisées dans le cadre des ateliers seront présentées lors de l’exposition finale, organisée à l’occasion de la cérémonie de clôture.
« Where the Wind Comes From » arrive en salles : Laissez-vous emporter par ce vent de jeunesse
Le premier long-métrage de fiction d’Amel Guellaty « Where the Wind Comes From » sera à partir d’aujourd’hui dans les salles tunisiennes, après un parcours remarqué dans les festivals internationaux.
Coproduite entre la Tunisie, la France et le Qatar, cette fiction de 99 minutes suit Alyssa et Mehdi, deux jeunes liés par une amitié profonde, confrontés à la précarité et au manque de perspectives. Leur participation à un concours artistique dans le sud du pays les entraîne dans un road trip de Tunis à Djerba, où se mêlent espoirs, tensions et désir de liberté.
Avant sa sortie nationale, le film a été présenté en avant-première le 10 janvier au CinéMadart de Carthage, en présence de l’équipe du film, selon Hakka Distribution. Il avait auparavant été dévoilé en avant-première mondiale au festival de Sundance, puis en avant-première européenne à Rotterdam.
Projeté pour la première fois en Tunisie lors des 36ᵉ Journées cinématographiques de Carthage, le film a suscité un vif engouement. Sa première tunisienne, le 17 décembre à l’Opéra de Tunis, s’est déroulée à guichet fermé et s’est conclue par une longue ovation d’un public majoritairement jeune.
S’agissant toujours des JCC, le film a décroché le prix de la critique, le prix du scénario et le prix du public, ainsi qu’une distinction du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). À travers une approche sensible, le film aborde la jeunesse tunisienne, la condition féminine et les rapports de genre, en s’éloignant des représentations conventionnelles.
Diplômée en droit de la Sorbonne et photographe, Amel Guellaty signe avec ce premier long-métrage une œuvre remarquée, confirmant l’émergence d’une nouvelle voix du cinéma tunisien contemporain.
Le nouveau film de Abdellatif Kechiche « Mektoub My Love : Canto Due », à partir d’aujourd’hui aux cinémas Pathé –Tunisie
Après une sortie française le 3 décembre 2025, « Mektoub My Love : Canto Due », septième long métrage du réalisateur franco-tunisien Abdellatif Kechiche, sera projeté à partir du 14 janvier dans les cinémas Pathé à Tunis, selon les informations communiquées par son distributeur Pathé Tunisie.
D’une durée de 2h14, ce drame romantique, coécrit par Abdellatif Kechiche et Ghalya Lacroix, est une adaptation libre du roman "La Blessure, la vraie" de François Bégaudeau. Le film est produit par Bling Flamingo, en coproduction avec Pathé Production, Why Not Productions et Goodfellas, avec le soutien de Canal+ et de Ciné+.
Le récit suit Amin, de retour à Sète après ses études à Paris, où il nourrit toujours un projet de cinéma. Un producteur américain, rencontré par hasard, s’intéresse à son scénario et souhaite confier le rôle principal à son épouse, Jess. Le film met en scène les trajectoires personnelles et professionnelles de ses personnages dans un contexte estival.
« Canto Due » s’inscrit dans la trilogie « Mektoub My Love », initiée avec « Mektoub My Love : Canto Uno » (2017) et poursuivie par « Mektoub My Love : Intermezzo » (2019), un film controversé présenté au Festival de Cannes mais resté inédit en salles. Ce troisième volet vient compléter ce cycle consacré à la jeunesse et aux relations humaines.
Le film a été présenté en compétition officielle (Concorso Internazionale) à la 78e édition du Festival du film de Locarno, organisée du 6 au 16 août 2025.
Avant de passer à la réalisation, Abdellatif Kechiche a débuté comme acteur. Il apparaît en 1978 dans une adaptation de Federico García Lorca, avant de jouer au théâtre, notamment au Théâtre national de l’Odéon, puis au cinéma dans Le Thé à la menthe d’Abdelkrim Bahloul en 1984. Il réalise son premier long métrage, La Faute à Voltaire, en 2000.
Réalisateur de fictions toutes produites en France, Kechiche est notamment l’auteur de L’Esquive (2004), La Graine et le Mulet (2007), Vénus noire (2010) et La Vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2 (2013), film récompensé par la Palme d’or au Festival de Cannes.
A la Maison de France à Sfax : Le « Jeudi Bleu » c’est pour ce 22
La Maison de France à Sfax a annoncé l’organisation, jeudi 22 janvier à 16h00, d’une rencontre culturelle ouverte au public dans le cadre du programme « Jeudi Bleu ».
Gratuite et accueillie dans les locaux de la Maison de France à Sfax (salle Albert Camus), cette initiative s’inscrit dans une série de rencontres mensuelles destinées à dynamiser la scène culturelle locale. Elle réunit artistes, responsables d’espaces culturels, associations, institutions, producteurs, chercheurs et acteurs culturels indépendants de la région.
Selon l’Institut français, ces rencontres visent à favoriser l’échange et la concertation afin de co-construire les orientations culturelles de l’année 2026, en tenant compte des spécificités culturelles, sociales et économiques de la région de Sfax.
Située au coeur d’un bâtiment historique datant de la fin du XIXe siècle, la Maison de France à Sfax est aujourd’hui l’antenne méridionale de l’Institut français de Tunisie, un relais qui propose une plateforme de contacts et d’échanges à Sfax et dans le Sud de la Tunisie.
Real Madrid : Une polémique éclate avec 7 joueurs après le départ de Xabi Alonso
Ce lundi, la planète foot s’est arrêtée aux alentours de 18h. Quelques heures après la défaite du Real Madrid en finale de Supercoupe d’Espagne face au FC Barcelone, Xabi Alonso a été remercié par le club merengue. Une surprise générale qui a même été appuyée par l’annonce, une poignée de minutes après, de la prise en charge d’Alvaro Arbeloa du groupe professionnel. Dès lors, la presse internationale est en ébullition après cette annonce choc. Malgré quelques mauvaises surprises sportives depuis le début de son mandat cet été, on pouvait s’attendre à la patience du Real vis-à-vis de Xabi Alonso.
Las de toutes ses déconvenues sportives à la tête de la Maison Blanche, Alonso a rencontré ses dirigeants et a exprimé son incapacité à travailler dans ces conditions. Sur le même diapason, sa direction a fait part de ses doutes et la décision a été prise de mettre fin à la collaboration sans que l’ancien milieu de terrain ne le sache vraiment. Ayant certaines tensions avec plusieurs joueurs dans le vestiaire, le coach de 44 ans a pourtant été salué par la plupart de son groupe.
Mais voilà, ce mardi, la presse espagnole nous apprend que certains joueurs ont "oublié" de dire adieu à leur ancien entraîneur. Un chiffre assez important car sept joueurs n’ont encore rien dit suite à l’éviction de leur ancien entraîneur. Une situation qui interroge en Espagne car certains de ces sept joueurs sont considérés comme des joueurs importants du système madrilène. Ainsi, Marca affirme que Franco Mastantuono, Trent Alexander-Arnold, Eder Militao, Brahim Diaz (à la CAN), Jude Bellingham, Ferland Mendy et Vinicius Junior n’ont toujours pas réagi sur les réseaux sociaux.
Et même si la situation n’inquiète pas pour certains joueurs, les médias espagnols se demandent en chœur si Vinicius, qui attendait le départ de Xabi Alonso pour envisager son avenir à Madrid, écrira un petit message pour celui avec qui les relations étaient si complexes. Même le message sobre de Dani Carvajal ("Merci pour tout, boss") interroge tant il dénote avec la profondeur des textes de ses coéquipiers. En attendant, les Merengues vont vite devoir se remobiliser pour sauver la situation sous Alvaro Arbeloa, attendu comme le nouveau Zidane en Espagne.
Eventuelle attaque américaine contre l’Iran : Vers un embrasement du Proche et Moyen orients ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Sous prétexte de la répression des manifestants, les USA menacent de frapper l’Iran. Quel est l’impact d’une attaque américaine sur la région ?
Alors que les manifestations continuent à secouer presque tout l’Iran, certains experts pointent du doit les services de renseignements sionistes et américains qui seraient derrière ce «soulèvement populaire».
Conjointement, la tension monte d’un cran entre l’Iran et les USA. En effet, le président américain, Donald Trump, envisage de faire pression sur le pays et étudie plusieurs réponses militaires "très fortes" qui lui seront proposées aujourd’hui mardi 13 janvier, lors d'une réunion avec de hauts responsables de l'administration.
Selon le Wall Street Journal, « différents scénarios sont possibles : le déploiement d'armes cybernétiques secrètes contre des sites militaires et civils iraniens, l'imposition de nouvelles sanctions contre des personnalités du régime ou des secteurs de l'économie iranienne, ou encore des frappes militaires ».
Une autre option évoquée est la mise en place en Iran de terminaux Starlink, le service Internet par satellite d'Elon Musk, permettant aux manifestants de contourner la récente coupure d'internet dans le pays - Donald Trump devrait bientôt rencontrer Elon Musk pour en discuter, a-t-il fait savoir ce dimanche dernier.
Réaction de l’Iran : «Si les États-Unis entreprennent une action militaire contre la République islamique ou les territoires occupés, les bases militaires et navales américaines seront considérées comme des cibles légitimes», a prévenu Mohammad Baqer Qalibaf, le président du Parlement iranien.
L’Iran s'est dit cependant « prêt à des négociations », à condition qu'elles soient "équitables, avec des droits égaux et fondées sur le respect mutuel", a précisé hier le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Le pays "ne cherche pas la guerre, mais est tout à fait préparé pour", a-t-il ajouté. Quel est l’impact, justement, d’une attaque américaine sur la région ?
Une guerre généralisée ?
Pour l’avocat Me Houssem Eddine Ben Atiya : « Même si le président américain entretient volontairement le flou entre usage de la force et négociation, tous les scénarios sont sur la table. Selon lui, les dirigeants iraniens l’auraient appelé ce week-end pour tenter d’ouvrir des discussions. Une démarche qui ne l’empêche pas de réfléchir à plusieurs options. Cela étant, une intervention militaire comporte de nombreux risques.
Téhéran a déjà promis de s’en prendre aux intérêts américains et israéliens dans la région en cas d’attaque. Il existe aussi le danger de provoquer des victimes civiles et de rallier une partie de la population iranienne au régime face à ce qu’il percevrait comme une agression américaine. Selon plusieurs observateurs occidentaux, le contexte politique pèse également.
À moins d’un an des élections de mi-mandat, Donald Trump ne veut pas froisser une partie de son électorat avec une nouvelle opération militaire à l’étranger, après les frappes de juin et la capture de Nicolas Maduro au Venezuela ».
De son côté, l’universitaire et juriste Salem Chérif estime : « Comme l’a souligné le diplomate britannique, James Landale, l'Iran pourrait frapper des cibles américaines au Moyen-Orient, comme des camps des forces spéciales en Irak, des bases militaires dans le Golfe et des missions diplomatiques dans la région.
Les forces mandatées par l'Iran – le Hamas et le Hezbollah – sont peut-être très affaiblies, mais les milices qui le soutiennent en Irak restent armées et intactes.
Les États-Unis craignaient de telles attaques et ont retiré une partie de leur personnel. Dans leurs messages publics, ils ont fermement mis en garde l'Iran contre les conséquences de toute attaque contre des cibles américaines.
Si, par ailleurs, l'Iran ne parvient pas à endommager l'armée bien protégée d'Israël et d'autres cibles, il pourra toujours pointer ses missiles vers des cibles plus faciles dans le Golfe, en particulier des pays dont l'Iran pense qu'ils ont aidé et encouragé ses ennemis au fil des ans. Donc, on se dirige vers une guerre généralisée qui embrasera toute la région du Golfe ».
M.B.S.M.
Editorial : Un méga scandale et des questions ? - Par Par Hassan GHEDIRI
Hier, à Marseille, est ouvert un procès inédit qui jette une lumière crue sur un vaste trafic de pesticides interdits en Europe. Les enquêtes préliminaires menées par la police judiciaire française auraient permis de lever le voile sur des pratiques frauduleuses impliquant des agriculteurs marseillais originaires des Bouches-du-Rhône et de la Drôme, deux grandes provinces agricoles situées au sud de l’Hexagone, et leurs fournisseurs qui s’approvisionnaient auprès des trafiquants de pesticides se trouvant en Espagne.
Les audiences de ce procès hors norme vont se poursuivre pendant trois jours au tribunal judiciaire de Marseille et devraient permettre de comprendre la nature d'un trafic qui ne se limite certainement pas aux frontières de cette métropole de la rive nord de la Méditerranée. En dépit des gros moyens déployés par l’Etat français pour combattre le trafic des produits dangereux pour la santé et l’environnement, cette affaire montre que les trafiquants de pesticides parviennent toujours à tromper la vigilance des contrôleurs.
Aujourd’hui, des millions de Français sont sous le choc après que l’on a dévoilé la quantité des pesticides prohibés qui ont pu être commercialisés par ces trafiquants et qui ont contaminé des milliers d’hectares de productions maraichères et fruitières dans les provinces de Marseille. Selon les enquêteurs, quelque 3,5 tonnes de pesticides interdits avaient été, en effet, importées d’Espagne entre 2018 et 2024 grâce à la complicité de plusieurs dizaines d’individus impliqués dans un trafic tentaculaire.
Très nombreux seraient alors les agriculteurs qui auraient pulvérisé leurs cultures par ces pesticides et qui avaient ensuite approvisionné les marchés par des fruits et légumes empoisonnés finissant leur parcours dans les assiettes des consommateurs.
Ce scandale sanitaire mis au grand jour en France ne peut pas ne pas éveiller de grandes inquiétudes ici en Tunisie. Et pour cause, la grande ambiguïté caractérisant la manière par laquelle les autorités traitent la question des pesticides avec un laisser-aller flagrant qui encourage les pratiques frauduleuses.
Il y a lieu de rappeler que ces dernières années, la Tunisie a été, à maintes reprises, citée parmi les pays vers lesquels des produits phytosanitaires (insecticides, herbicides…) ont continué à être expédiés par des fabricants européens malgré leur interdiction au sein de l’UE. En 2020, l’ONG Greenpeace n’avait-elle pas révélé l’existence d’un vaste commerce de pesticides interdits, car néfastes pour la santé humaine et l’environnement, qui s’étend sur plusieurs pays, dont la Tunisie ?
Le fléau est beaucoup plus alarmant parce qu’en plus de ce qui semblait devenir un commerce «légal» de substances interdites d’utilisation dans les pays de fabrication où les normes sanitaires sont très strictes, en Tunisie, il y a également le marché informel de pesticides qui échappe totalement au contrôle de l’Etat avec d’énormes quantités de pesticides non homologués introduits clandestinement sur le territoire national et qui sont massivement utilisés par les agriculteurs.
Malgré les avertissements lancés à plusieurs reprises par les spécialistes qui mettent en garde contre l’usage incontrôlé des substances toxiques dans le secteur agricole en Tunisie, beaucoup de défaillances sont constatées au niveau du contrôle et de la prévention. Alors que les scientifiques ne cessent de confirmer le lien de causalité entre la flambée des cancers et certains types de pesticides qui n’avaient été interdits en Europe qu’après plusieurs années d’utilisation, en Tunisie on ignore l’ampleur du fléau.
Et il semble, d’ailleurs, que les autorités ne diront jamais combien de tonnes de pesticides ont fini dans nos assiettes depuis que ces poisons sont utilisés dans l’agriculture en Tunisie ?
H.G.
De Venise à Londres : « La voix de Hind Rajab » poursuit sa lutte
Une voix fragile, captée dans l’urgence, continue de traverser les frontières et les écrans. « La voix de Hind Rajab » de Kaouther Ben Hania figure sur la longue liste des EE BAFTA Film Awards 2026, a annoncé l’Académie Britannique.
Tuée par l’armée sioniste, Hind Rajab reste une voix qui dérange, symbole des enfants palestiniens pris pour cibles au quotidien. Kaouther Ben Hania retrace dans son film les dernières heures de la fillette, qui avait appelé à l’aide le Croissant-Rouge palestinien, lui-même paralysé, et dont les secouristes ont été tués. L’œuvre, poignante et engagée, continue de marquer les scènes cinématographiques internationales et de rappeler la violence persistante qui frappe Gaza.
La sélection de ce film dans la longue liste des EE BAFTA Film Awards 2026 est une nouvelle justice rendue aux enfants palestiniens. Selon l’annonce de l’Académie Britannique, le film figure dans deux présélections : Meilleur réalisateur et Meilleur film en langue non-anglaise.
S’agissant de la première catégorie, celle du meilleur réalisateur, Kaouther Ben Hania fait partie des dix cinéastes retenus parmi 182 films éligibles.
Le film connaît également un large déploiement dans le monde arabe. Il est projeté dans 167 salles, notamment au Koweït, en Jordanie, en Irak, en Égypte, au Qatar, en Arabie Saoudite et au Bahreïn, et a bénéficié d’un cycle de projections à Los Angeles, portant haut la voix de cette fillette de six ans.
« La voix de Hind Rajab » est venu confirmer encore une fois le regard singulier de Kaouther Ben Hania qui a réussi ces dernières années à s’imposer sur la scène internationale par des films à l’approche innovante et aux thèmes bien ancrés dans l’actualité comme « L’homme qui a vendu sa peau » ou « Les filles d’Olfa ».
La présence du film sur la scène britannique et dans cette sélection resserrée et minutieuse s’inscrit dans la continuité avec d’autres réussites enregistrées lors de l’année écoulée, depuis la projection de ce film en première mondiale à la 82e Mostra de Venise. Applaudi durant 23 minutes (un vrai record), « La voix de Hind Rajab » a réussi lors de ce prestigieux rendez-vous cinématographique le Lion d’argent – Grand Prix du jury, ainsi que six prix parallèles. Le film qui a fait le tour des écrans des grands festivals notamment à Toronto, San Sebastián et Londres et Le Caire, a reçu lors de la 36ème édition des Journées cinématographiques de Carthage Un Tanit d’honneur. L’actrice Saja Kilani a à son tour décroché le prix de la meilleure interprétation féminine dans cette même manifestation.
Coproduction tuniso-française réunissant Tanit Films, Film4 Productions et Film Four, soutenue par le Fonds d’encouragement à la création littéraire et artistique du ministère des Affaires culturelles, ce long- métrage représente la Tunisie aux Oscars 2026. Il figure dans la shortlist de la catégorie « Meilleur long- métrage international- de la 98ᵉ cérémonie des Oscars. Il est ainsi à rappeler le vote pour les nominations se déroulera du lundi 12 au vendredi 16 janvier 2026. Les nominations officielles des Oscars seront annoncées le jeudi 22 janvier 2026. Quant à la cérémonie, elle aura lieu le dimanche 15 mars 2026 au Dolby Theatre de l’Ovation Hollywood, à Los Angeles.
En attendant et pour cette nouvelle sélection des EE BAFTA Film Awards 2026, le second tour est ouvert jusqu’au 20 janvier. Une annonce des nominations officielles est prévue le 27 janvier. La cérémonie, qui se tiendra le 22 février à Londres, pourrait consacrer une œuvre où le cinéma devient espace d’écoute et de mémoire, de lutte et de justice et où une voix d’enfant, arrachée au silence, continue de résonner dans le monde.
Imen.A.
A Dar El Masrahi-Bardo : De la musique pour accueillir le nouvel an amazigh
A l’occasion de Yennayer 2976, le nouvel an amazigh, la compositrice, chanteuse-autrice-interprète et guitariste tuniso-amazighe Nora Gharyeni, donnera rendez-vous au public pour une soirée musicale ancrée au cœur de l’identité et de l’héritage, placée sous le signe des racines, de la création et de la célébration.
Programmé le 17 janvier 2026 à partir de 19h00 à Dar El Masrahi au Bardo, le concert « Nora Gharyeni and friends » se présente comme une expérience artistique où tradition amazighe et sons contemporain se croisent.
Le concert réunit des musiciens incarnant chacun une énergie, un rythme et une couleur propres à leur instrument. La voix et les grageb (castagnettes métalliques typiques de la musique amazighe, qui donnent à la percussion un rythme sec et hypnotique) de Nora Gharyeni s’entrelacent aux sonorités de la guitare électrique de Yessine Boudaya, de la basse de Taieb Farhat, du piano de Sami Ben Saïd, des percussions de Samer Houas, de la batterie d’Ayman Boujlida et du violon d’Ahmed Majoul, dessinant un paysage musical bien diversifié.
La rencontre nationale de la musique et des chorales des écoles primaires du 16 au 18 janvier à Sfax
Le ministère de l’Éducation organise la rencontre nationale de la musique et des chorales des écoles primaires, du 16 au 18 janvier prochain au théâtre municipal de Sfax.
Selon un communiqué du ministère de l’Éducation, la première journée de cette rencontre nationale (16 janvier) sera consacrée à la présentation des spectacles musicaux et des chorales des écoles primaires relevant des délégations régionales de l’éducation des gouvernorats de Gafsa, Le Kef, Jendouba, Tozeur, Ariana, Mahdia, Sousse, Tunis 1 et Tataouine.
Le deuxième jour sera consacré aux spectacles musicaux et chorales des écoles primaires relevant des délégations régionales à l’éducation des gouvernorats de Bizerte, Béja, Sidi Bouzid, Gabès, Monastir, Nabeul, Manouba, Zaghouan, Kebili, Medenine et Kasserine.
La journée de clôture sera consacrée aux écoles primaires relevant des délégations régionales à l’éducation des gouvernorats de Siliana, Sfax 1, Kairouan, Tunis 2, Ben Arous et Sfax 2.
















