Au Centre des arts, de la culture et des lettres (Cacl): Colloque international pour faire le point sur le patrimoine immatériel
Par Imen.A.
Le palais Ksar-Saïd accueillera les 8 et 9 mai prochain un colloque scientifique international consacré au rôle des régions dans la préservation et la valorisation du patrimoine culturel immatériel, entre dynamiques locales, enjeux nationaux et perspectives durables.
Les rendez-vous dédiés au patrimoine se multiplient en en 2026. Outre les projets qui seront inaugurés ou encore qui feront l’objet d’une réhabilitation ou d’une restauration, une série de colloques et de rencontres est annoncée avec comme objectif apporter des éclairages sur des questions d’actualité.
D’ailleurs, dans cet ordre d’idées, le Centre des arts, de la culture et des lettres (Cacl), palais Ksar-Saïd, a annoncé l’organisation d’un colloque scientifique international intitulé « Les régions et le patrimoine culturel immatériel : dynamiques, enjeux et perspectives » et ce les 8 et 9 mai 2026. Ce colloque se tiendra dans le cadre d’un partenariat avec le Laboratoire du monde arabe et islamique médiéval de l’Université de Tunis et la Chaire Ibn Khaldoun pour la culture et le patrimoine (ICESCO).
Cet événement réunira chercheurs, universitaires, institutions culturelles, acteurs associatifs et porteurs de traditions autour d’une réflexion approfondie sur la place des territoires dans la vie du patrimoine immatériel. Le colloque sera également une occasion pour mettre en lumière la richesse du patrimoine immatériel national et pour revenir sur l’état d’avancement de l’inventaire national et sur également les inscriptions sur la liste du patrimoine immatériel e l’UNESCO.
Au cœur des échanges, « la région est envisagée comme un espace fondamental de production, de transmission et de renouvellement des pratiques culturelles. C’est à cette échelle que s’enracinent dialectes, traditions orales, expressions musicales, rituels, fêtes, pratiques artisanales et savoirs liés à la nature. Autant de formes vivantes, façonnées par des histoires locales, des rapports singuliers à l’espace et des trajectoires sociales différenciées, qui confèrent au patrimoine immatériel sa diversité et sa vitalité ». Cette approche fonde l’argumentaire du colloque, dont l’introduction met également l’accent sur la définition du patrimoine culturel immatériel telle qu’elle a été consacrée par la Convention de l’Unesco de 2003.
Le patrimoine et l’identité culturelle
Loin de s’inscrire en opposition avec l’échelle nationale, cette diversité régionale en constitue l’une des richesses majeures. Le patrimoine immatériel des régions participe pleinement à la construction du patrimoine culturel national, qu’il nourrit par sa pluralité, sa créativité et sa capacité d’adaptation. Sa reconnaissance apparaît aujourd’hui comme une condition essentielle pour une approche plus équilibrée, plus inclusive et plus fidèle à la complexité de l’identité culturelle nationale.
Dans cette perspective, le colloque ambitionne de dépasser une vision centralisée du patrimoine, souvent réductrice, pour faire émerger une lecture polyphonique du fait culturel. En donnant à voir la diversité des expériences, des initiatives et des savoir-faire portés par les régions, il met l’accent sur les dynamiques locales et les logiques territoriales, tout en interrogeant les mécanismes de sauvegarde, de transmission et de valorisation du patrimoine immatériel à l’échelle nationale.
Une attention particulière sera portée au rôle des collectivités territoriales, des institutions culturelles, du tissu associatif, des chercheurs et des détenteurs de traditions dans la construction de démarches concertées. Les débats s’attacheront à explorer les interactions entre politiques publiques, initiatives locales et savoirs scientifiques, ainsi que les conditions d’un accompagnement respectueux des communautés dans la préservation vivante de leurs pratiques culturelles.
Conçu comme un espace de dialogue interdisciplinaire et d’échange d’expériences régionales, ce rendez-vous scientifique vise également à favoriser la mise en réseau des acteurs du patrimoine. À travers cette dynamique collective, le colloque entend contribuer à une réflexion renouvelée sur le patrimoine culturel immatériel en tant que levier de cohésion nationale, d’ancrage territorial et de développement culturel durable.
Il est à noter que ce colloque sera dédié à la mémoire du chercheur et historien Abderrahmane Ayoub s’est éteint le 12 août 2021.
Le défunt était chercheur à l’Institut national du patrimoine. Il était un chercheur éminent ainsi qu’un expert international spécialisé dans le patrimoine culturel immatériel.
Il a enseigné à l’université tunisienne et occupé d’importantes fonctions au sein du ministère des Affaires culturelles.
Imen.A.
A l’Institut du monde arabe (IMA): Nidhal Saadi présenté sa « 2ème vie »
L’acteur et humoriste tunisien Nidhal Saadi présentera, le 30 janvier 2026, son tout nouveau spectacle en arabe dialectal tunisien « 2ème Vie » à l’Institut du monde arabe (IMA), dans le cadre de l’IMA Comedy Club 2026, le festival d’humour de l’IMA à Paris, qui se tiendra du 28 janvier au 1er février 2026.
Nidhal Saadi revient avec un one-man-show où il raconte ce que personne n’ose avouer mais que tout le monde vit. Dans ce spectacle, il partage sa deuxième vie : celle de papa, où les nuits blanches deviennent des scènes cultes, celle d’homme connu, où la célébrité prend parfois un coup… de bave de bébé, et celle de mari, un rôle pour lequel aucun mode d’emploi n’existe.
Avec son humour piquant, Nidhal Saadi transforme les galères du quotidien en fous rires, les doutes en punchlines, et la vie en un spectacle dans lequel chacun peut se reconnaître.
Chaque année, l’IMA met à l’honneur le stand-up à travers l’IMA Comedy Club.
Pour cette 7ème édition, le festival met en lumière les scènes humoristiques arabophones et francophones, à travers une programmation foisonnante mêlant talents confirmés et découvertes inédites, célébrant l’humour dans toute sa diversité linguistique et culturelle.
Précipitations : Liste des routes coupées à Tunis-Sud, appel à la prudence
Les fortes pluies qui frappent la capitale provoquent des interruptions sur plusieurs axes routiers, a annoncé ce mardi le colonel Moez Amri, chef de la sous-direction de la circulation de Tunis-Sud. Il a appelé les citoyens à faire preuve de prudence et à éviter les déplacements non indispensables.
Le colonel Amri a détaillé les routes touchées par les inondations et les accumulations d’eau :
*TGM en direction de La Goulette : les automobilistes sont invités à emprunter la route nationale 9 (route de La Marsa) pour se rendre dans la banlieue nord.
*Sous le pont de la République, au niveau du giratoire Saint-Quentin : un important amas d’eau oblige les conducteurs à circuler directement sur le pont.
*De Bir Kassaâ vers Choucha, Radès et le port de Radès : il est conseillé de prendre l’autoroute sud, puis de rejoindre le giratoire du Centre, ou de continuer vers Lacania et Bab Alioua pour rejoindre la route nationale 1.
Le colonel Amri a assuré que toutes les équipes de la police de la circulation sont mobilisées sur le terrain et travaillent en coordination avec la salle des opérations centrale et la protection civile pour sécuriser les axes et faciliter la circulation.
A cause des fortes précipitations : suspension des cours dans les gouvernorats de Tunis, Bizerte, Ariana et Nabeul
Les gouverneurs de Tunis, de l’Ariana, de Bizerte et de Nabeul ont décidé de suspendre, mardi 20 janvier 2026, les cours dans l’ensemble des établissements scolaires, de formation et universitaires de ces régions.
Cette mesure intervient en raison des mauvaises conditions météorologiques et des fortes précipitations dans ces régions, conformément aux bulletins d’alerte et cartes de vigilance publiés par l’Institut National de la Météorologie.
L’objectif est de réduire les risques liés aux déplacements et d’assurer la sécurité des élèves, étudiants, enseignants et personnels administratifs.
Brahim Diaz sort du silence après son terrible échec : “J’ai le cœur brisé” !
Passé de héros à zéro dimanche soir au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat en finale de la CAN 2025 à domicile contre le Sénégal (1-0 ap.), Brahim Diaz a pris la parole ce lundi via son compte officiel Instagram. L’international marocain (26 ans, 22 sélections, 13 buts) en a profité pour faire son mea culpa à la suite de sa panenka manquée, privant son équipe du paradis à la 90e+24.
« J’ai mal au cœur. J’ai rêvé de ce titre grâce à tout l’amour que vous m’avez donné, à chaque message, à chaque marque de soutien qui m’a fait sentir que je n’étais pas seul. Je me suis battu de toutes mes forces, avec mon cœur avant tout. Hier, j’ai échoué et j’en assume l’entière responsabilité et je m’excuse de tout cœur. Il me sera difficile de m’en remettre, car cette blessure ne guérit pas facilement, mais j’essaierai. Pas pour moi, mais pour tous ceux qui ont cru en moi et pour tous ceux qui ont souffert avec moi. Je continuerai jusqu’à ce qu’un jour je puisse vous rendre tout cet amour et être la fierté de mon peuple marocain. »
Accueilli comme une rock star il y a pratiquement deux ans après avoir choisi le Maroc au détriment de l’Espagne, l’offensif du Real Madrid avait jusque-là répondu aux attentes dans cette CAN 2025, plantant un pion lors de chacun des cinq premiers matchs des Lions de l’Atlas. Ce qui lui a d’ailleurs valu de briser plusieurs records et de s’offrir le Soulier d’Or.
En osant une panenka dans une situation de haute tension, inédite pour une finale de coupe continentale, et ce, après avoir mis le feu sur l’arbitre puis à tout le stade, Brahim Diaz avait pris un très gros risque. Peut-être n’avait-il pas mesuré l’ampleur de ses responsabilités. De ce que signifiait cette balle de match pour toute une nation dans l’attente d’un second titre depuis 50 ans. Ou encore des efforts considérables consentis à cet effet.
En tout cas, le natif de Malaga n’est pas au bout de ses peines. Pris en grippe par les cadres du vestiaire, il s’est également retrouvé dans le collimateur des supporters. Bref, un sale temps pour celui qui était encore porté en triomphe après le but contre le Cameroun le 9 janvier dernier (0-2) en quarts de finale.
Ligue 1- 17e journée - USM- EST (2-1) : Le leader tombe à Monastir
Par Jamel Belhassen
Au prix d'une belle réaction, l'USMonastir a réussi à renverser une Espérance de Tunis qui a bien entamé le match avant de céder, victime aussi de sa défense, en petite forme.
Point de round d'observation pour ce match d'ouverture de la 17e journée joué sur une pelouse en très bon état. Dès la première minute, l'Espérance donne le ton avec un tir enveloppé de Diarra détourné avec brio par le gardien monastirien Hlaoui( 1e). Riposte immédiate des locaux par Diane à côté ( 3e). Et c'est l'Espérance qui trouve le chemin des filets par le même Diarra qui marque suite à une balle arrêtée de Ben Hamida et un service de Jelassi ( 0-1) à la (10e).
Les efforts des Saheliens vont être récompensés à la (30e) par un but de Ben Youssef, de la tête ( 1-1) qui trompe Ben Said. Le jeu ouvert des deux côtés offre au public un spectacle de qualité.
La seconde période commence par un exploit de Abdelli qui se joue de l'axe central Sang et Or, fébrile depuis le début, pour dribbler Ben Said et doubler la marque ( 2-1) à la (48e).
Nouveau scénario favorable aux locaux. Haj Ali rate de peu un autre but 65e) . Abdelli est exclu pour jeu violent ( 66e). Kanzari incorpore Danoh et Boualia pour secouer la première ligne. Diarra rate de peu l'egalisation ( 78e). Hlaoui sauve le but devant Boualia (89e). Le pressing final de L'EST est intense. Le tir de Boualia est repoussé par la transversale ( 90+8e). L'Espérance a joué de malchance lors des dernières minutes mais l'USMonastir tenait à son avance, amplement méritée.
Formations
USM : Hlaoui, Azouz, Miladi, Chikhaoui, Herche ( Bouzguenda 99+3e) , Diane, Jebali ( Yacoubi 58e), Haj Ali ( Sidibe 77e), Harzi, Abdelli, Ben Youssef ( Galiaga 77e)
EST : Ben Said, Keita ( Danoh 65e), Ben Hamida, Jelassi, Guennichi ( Rafia 60e), Ogbelu, Wahabi, Jebali ( Dhaou 78e), Sasse ( Boualia 69e), Diarra, Jabri ( Bouzaiene 65e).
J.B.
FLASH INFO TT : Câble sous-marin SEA-ME-WE 4
Mise en service, en octobre 2005, du câble sous-marin SEA-ME-WE 4.
Ce système stratégique relie l’Europe au Moyen-Orient et à l’Asie, renforçant significativement la connectivité internationale de la Tunisie. Ce projet structurant a permis d’augmenter la capacité de transmission des données, d’améliorer la qualité des services et de positionner la Tunisie comme un hub régional des télécommunications, confirmant l’engagement de Tunisie Telecom en faveur du développement numérique du pays.
Partenariat stratégique et innovant entre Tunisie Telecom, la BERD pour renforcer l’infrastructure numérique en Tunisie
Tunisie Telecom, opérateur leader des télécommunications en Tunisie, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont annoncé aujourd’hui la signature d’une convention de partenariat stratégique destinée à soutenir la transformation digitale de la Tunisie .Cette opération bénéficie du soutien majeur de l’Union européenne illustrant la solidité et la maturité du partenariat dans les domaines des télécommunications, de l’innovation et du développement numérique.
L’annonce officielle a été faite par M. Lassâad Ben Dhiab, Président-Directeur Général de Tunisie Telecom et Mme Odile Renaud-Basso, Présidente de la BERD, lors d’une cérémonie organisée le vendredi 16 janvier 2026 au siège de Tunisie Telecom à Tunis. Cette coopération avec la BERD s’inscrit dans une vision globale visant le développement du Très Haut Débit, la promotion de l’économie verte, ainsi que le renforcement du capital humain de Tunisie Telecom.
Ce projet constitue ainsi une approche pionnière en matière de financement des entreprises. Il établit un nouveau référentiel de gouvernance et de discipline financière pour les entreprises en alignant les objectifs économiques, sociaux et environnementaux autour d’une même vision de développement durable.
Mme Odile Renaud-Basso, Présidente de la BERD, a déclaré :« Nous sommes fiers de soutenir la numérisation et la connectivité en Tunisie. Cette initiative, qui reflète notre confiance envers Tunisie Telecom, renforcera également la connectivité avec l’Europe et positionnera la Tunisie comme un hub numérique majeur en Méditerranée et en Afrique. »
M. Lassâad Ben Dhiab, Président-Directeur Général de Tunisie Telecom, a souligné :« Ce partenariat stratégique avec la BERD et l’Union européenne traduit la confiance des institutions internationales dans l’économie tunisienne et dans la vision de Tunisie Telecom. À travers ce programme d’investissement, Tunisie Telecom confirme son engagement à bâtir une Tunisie plus connectée, plus compétitive et pleinement intégrée dans l’économie numérique mondiale, au service du développement durable et de la souveraineté numérique du pays. »
A souligner que ce partenariat marque une nouvelle étape dans la construction d’un écosystème numérique national performant, inclusif et durable, positionnant la Tunisie comme un acteur numérique de référence dans l’espace euro-méditerranéen et africain.
Colloque sur le patrimoine audiovisuel tunisien : Les Archives nationales de Tunisie contestent
Les Archives nationales de Tunisie ont vivement contesté l’organisation d’un colloque sur le patrimoine audiovisuel tunisien prévu les 23 et 24 janvier 2026 dans le cadre du programme PAMT2 (Programme d'appui aux médias en Tunisie 2), dénonçant une initiative qu’elles jugent non autorisée et attentatoire à la souveraineté archivistique nationale, selon un communiqué officiel publié par l’institution.
Dans ce texte au ton ferme, les Archives nationales affirment que le colloque annoncé sous le titre « Le patrimoine audiovisuel tunisien à l’ère du numérique » constitue une reprise explicite et non autorisée d’un colloque scientifique conçu et porté par elles-mêmes, organisé les 30 et 31 octobre 2025 avec la participation des institutions tunisiennes compétentes. Elles dénoncent une appropriation intellectuelle et institutionnelle d’un projet national existant, réalisée sans mandat ni concertation préalable.
Dans son communiqué dont une copie est parvenue dimanche à l'agence TAP, l’institution alerte également sur une démarche visant, selon elle, à influencer les institutions tunisiennes à travers l’imposition de modèles et d’orientations stratégiques qualifiés d’« artificiels », au mépris des priorités nationales et des principes de souveraineté archivistique.
Elle souligne en outre « la gravité de l’intégration, dans le programme du colloque contesté, de personnalités et d’institutions publiques sans consultation préalable ni accord officiel, y voyant » une instrumentalisation du capital public et symbolique national" destinée à créer « une caution institutionnelle fictive ».
Les Archives nationales rappellent, dans leur communiqué, que la définition des stratégies nationales de gestion archivistique ne peut être déléguée à des acteurs externes ni construite sur des schémas importés sans adaptation nationale. Elles réaffirment que la préservation de la mémoire audiovisuelle tunisienne relève en premier lieu du leadership des institutions tunisiennes compétentes et du respect strict de l’éthique scientifique.
Sur le plan institutionnel, les Archives nationales de Tunisie mettent en avant leur ancrage historique et leurs capacités opérationnelles.
Les fonds dont disposent actuellement les Archives Nationales de Tunisie concernent l’histoire de la Tunisie de la fin du XV siècle jusqu’à présent. Le siège principal des Archives nationales, situé au boulevard 9 avril à Tunis, contient quarante-huit (48) magasins d’une capacité de cinquante-deux (52) kilomètres linéaires de documents, peut-on lire sur le site de cette institution.
L’institution dispose des espaces et des équipements nécessaires à une bonne conservation des documents. Les fonds profitent ainsi d’une protection fiable des différents facteurs de dégradation et restent exploitables le plus longtemps possible.
Les Archives nationales estiment disposer, "avec leurs partenaires tunisiens, d’un cadre juridique établi, d’outils normatifs et méthodologiques, de ressources humaines qualifiées et d’une expérience institutionnelle avérée" pour assurer la gestion, la sauvegarde et la valorisation du patrimoine archivistique, y compris audiovisuel.
Réaffirmant leur engagement en faveur de la préservation, de la numérisation et de la valorisation des archives audiovisuelles tunisiennes, elles soulignent que ce chantier stratégique s’inscrit dans une vision nationale concertée et pleinement souveraine. « La mémoire nationale tunisienne se construit par les institutions tunisiennes, selon des priorités tunisiennes, au service exclusif de la Tunisie », conclut le communiqué, signé par le directeur général des Archives nationales, Hedi Jallab.
Le Quotidien avec TAP
L’appel à participation pour les « Nuits Ibn Rachiq » est ouvert
La Maison de la culture Ibn Rachiq a annoncé l’ouverture des candidatures pour participer aux « Nuits Ibn Rachiq de l’expression artistique individuelle », un festival dédié aux formes artistiques en solo ou en duo, prévu du 28 février au 7 mars 2026.
La manifestation accueillera des propositions artistiques relevant de la musique, du chant ou du théâtre, conçues dans une écriture individuelle ou binaire, mettant en avant la performance épurée et la présence scénique directe.
Les dossiers de candidature peuvent être envoyés par courrier électronique ou déposés directement au bureau d’ordre de la Maison de la culture Ibn Rachiq au centre-ville de Tunis. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au mois de février 2026.
À travers cette manifestation, la Maison de la culture Ibn Rachiq entend offrir un espace d’expression aux démarches artistiques singulières, où le geste solitaire devient vecteur de dialogue et de création.
À Beit al-Hikma : Abolition de l’esclavage en Tunisie : L’histoire et le film
L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts Beit al-Hikma organise, vendredi 23 janvier 2026 à Tunis, une rencontre consacrée à l’abolition de l’esclavage et à l’élan réformiste du XIXᵉ siècle, à travers une conférence historique et la projection d’un film documentaire.
La rencontre s’ouvrira par une conférence du professeur Abdelhamid Henia intitulée « L’exception tunisienne sous le règne d’Ahmed Bey (1837-1855) et son équipe réformiste (islahiste) ». L’intervention revient sur une période charnière de l’histoire tunisienne, marquée par des réformes politiques et sociales qui ont fait de la Tunisie un précurseur dans l’espace arabo-musulman.
La conférence sera suivie de la projection du film La Liberté en acte du réalisateur Hichem Ben Ammar. Le documentaire retrace l’abolition officielle de l’esclavage en Tunisie en 1846, faisant du pays le premier État du monde arabo-musulman à prendre une telle décision. À partir d’archives, de documents iconographiques et de témoignages contemporains, le film interroge les dimensions politiques, économiques et théologiques de cette abolition, ainsi que ses résonances dans le présent. La manifestation se tiendra à 15h00 au Palais de l’Académie, à Carthage Hannibal.
Festival du Théâtre Arabe au Caire : « Les fugueuses », sacrée meilleure œuvre théâtrale
Le Tanit d'or des Journées théâtrales de Carthage (JTC), Grand Prix des "Saisons de la Création" 2025, la pièce "Les Fugueuses" de Wafa Tabboubi vient de décroché le grand prix du Festival du Théâtre Arabe du Caire.
La pièce tunisienne "Les Fugueuses", écrite, mise en scène et scénographiée par Wafa Tabboubi, a été présentée le mercredi 14 janvier 2026 dans le cadre de la compétition officielle du Prix Cheikh Dr Sultan Bin Mohamed Al Qasimi du meilleur spectacle, lors de la 16ᵉ édition du Festival du Théâtre Arabe, en République arabe d’Égypte. Cette nouvelle consécration confirme la place singulière de sa créatrice sur la scène théâtrale arabe contemporaine.
Coproduite par le Théâtre National Tunisien (TNT) et Ostoura Productions, avec le soutien du ministère des Affaires culturelles, "Les Fugueuses" s’est imposée dès sa création en remportant nombreux grands prix. Cette distinction marque une étape importante dans le parcours artistique de Wafa Tabboubi, qui signe ici un spectacle d’une grande cohérence esthétique et dramaturgique.
Sur scène, six comédiens (Fatma Ben Saidane, Mounira Zakraoui, Lobna Noômane, Oussama Hnayni, Oumaima B’hiri et Sabrine Ben Amor) évoluent dans un dispositif volontairement épuré. Le décor minimaliste laisse toute la place à la puissance du jeu, aux silences et aux regards, faisant de l’émotion le véritable moteur de la représentation.
Cette attente qui tue
L’action se déroule dans une gare, lieu de passage et d’attente. Cinq femmes et un homme y patientent pendant quatre-vingt-deux minutes, « celle qui ne viendra pas ». Cette attente, loin d’être anodine, devient une expérience vertigineuse, une suspension du temps où les certitudes se fissurent. Peu à peu, l’espace se transforme en labyrinthe intérieur, révélant peurs, désirs de fuite et désillusions. Lorsque l’absence devient définitive, les personnages se retrouvent face au vide, entre un passé révolu et un avenir incertain.
Par un subtil jeu de clair-obscur, la lumière traduit l’état de désarroi des personnages, oscillant entre ombre et lueur fragile. Ce langage visuel renforce l’atmosphère d’étrangeté et plonge le spectateur au cœur des tourments humains.
Le rythme du spectacle, alternant tension et accalmie, accompagne les trajectoires de personnages issus de milieux marginalisés : une femme de ménage abandonnée, une enseignante précaire, une jeune diplômée sans avenir, une ouvrière exploitée, une ramasseuse de plastique épuisée et un ouvrier accablé par les dettes. À travers ces figures, Wafa Tabboubi esquisse le portrait d’une société minée par la pauvreté, l’exclusion et l’injustice sociale.
Avec "Les Fugueuses", la metteuse en scène prolonge une écriture théâtrale à résonance existentialiste, dans la continuité avec ses précédentes oeuvres "Les Veuves" et "La Dernière". La pièce résonne comme un cri lucide : lorsque toute échappée est impossible, seule la conscience permet de rester debout.
Œuvre à la fois engagée et profondément humaine, "Les Fugueuses" affirme un théâtre qui interroge, dérange et invite à la réflexion, faisant de la scène un espace de vérité et de résistance.
CAN 2025 – Finale / Sénégal - Maroc (1-0 A.P.) : Une fin en queue de poisson
Pour une fête finale de cette belle CAN, nous avons eu droit à un spectacle désolant et à un incroyable ratage à la dernière minute du temps règlementaire. Les Sénégalais sont revenus de loin alors que les Marocains ne peuvent que s’en vouloir à eux-mêmes avec un penalty curieusement raté aux ultimes moments d’un match très tendu.
A une minute de la fin du match, le Maroc obtient un penalty. Le titre africain lui tendait la main, mais Brahim Diaz était d’un autre avis. Oser une Panenka à un tel moment, avec la certitude de remporter le titre si le penalty était bien transformé, était inimaginable.
Pour revenir au match, il fut très disputé entre deux équipes qui se valent et qui ont tout fait pour s’imposer, avec une légère domination marocaine, même si le keeper marocain était plus sollicité et a réalisé de belles parades.
En fin de compte, le but réussi par Pape Gueye, au cours des prolongations (94’), a été décisif et a offert aux Sénégalais leur second titre africain.
Il faut également mentionner que le spectacle a été gâché par la réaction des supporters sénégalais, en colère après le penalty accordé au Maroc, et par la rentrée aux vestiaires des coéquipiers de Koulibaly, en guise de protestation. Des images qui, malheureusement, font mal à la réputation de la CAN !
Kamel ZAIEM
Programme « Collabora-Technopôles 2025 » : Combiner expertise scientifique et capacité industrielle
Par Hassan GHEDIRI
Malgré le grand potentiel de recherche scientifique la Tunisie fait toujours face à de nombreux obstacles en matière de valorisation des projets développés en labo.
La création d’une plateforme innovante baptisée « 3D-InniovaCell » destinée au criblage à haut débit dans le domaine de la biologie médicale ; la conception et développement de systèmes céramique d’irrigation et de fertilisation durable et modulable selon les sols et oléicultures ; la fabrication d’un nouveau type de peinture antirouille écologique permettant une durabilité optimale des infrastructures métalliques, la mise en place d’une nouvelle technique de valorisation des eaux usées traitées pour l’irrigation des cultures fourragères ; et enfin la conception d’une nouvelle génération de membranes pour la dépollution et la réutilisation de l’eau et des colorants dans l’industrie textile.
Ce sont les cinq projets qui viennent d’obtenir l’approbation du jury du programme de valorisation des projets collaboratifs de recherche-innovation au sein des technopôles en Tunisie (Programme Collabora-Technopôle).
Les cinq projets retenus ont été jugés présenter un fort potentiel d’innovation et promettre un très bon impact socioéconomique dans les cinq thématiques prioritaires définies par le programme. Dans l’appel à proposition lancé au mois de mars 2025, le ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a ciblé cinq domaine de recherche en l’occurrence « la sécurité alimentaire et énergétique », « l’économie circulaire, » la digitalisation, « la biotechnologie appliquée à l’agriculture et à la santé », « la robotique, la mécatronique, la nanotechnologie et les matériaux avancés ».
L’objectif du programme étant le financement des projets proposés par un consortium composé au minimum d’une structure de recherche et d’un partenaire socio-économique, et dont au moins l’un des membres du consortium doit être obligatoirement un technopôle. Le projet devra traiter une idée innovante ou un concept innovant qui a déjà été vérifié ou en cours de vérification en laboratoire ou en entreprise.
Opportunités
Les projets sélectionnés devaient par ailleurs aider à améliorer d’une façon significative la maturité d’un nouveau concept ou bien d’un procédé déjà fonctionnel et ce en vue d’augmenter le potentiel d’innovation et de consolider l’impact socioéconomique. Il faut dire que malgré le grand potentiel de recherche la Tunisie fait toujours face à de nombreux obstacles en matière de valorisation des résultats scientifiques.
L’un des principaux défis est le manque de coordination entre les chercheurs et les entreprises privées. Moins de 5 % des chercheurs tunisiens collaborent avec le secteur privé, ce qui freine la valorisation et la transformation de leur innovation en produits ou services concrets.
Le manque de coordination entre la recherche et l’industrie limite les retombées économiques de l’innovation. En outre, le financement insuffisant et le manque d’infrastructures dédiées au transfert technologique compliquent encore la mise en œuvre des résultats de recherche.
Le programme Collabora-Technopole se veut justement un mécanisme destiné à surmonter ces obstacles en encourageant la collaboration entre les établissements de recherche publics et les acteurs privés.
L’objectif étant de créer des consortiums capables d’exécuter des projets de valorisation de la recherche scientifique en combinant expertise scientifique et capacité industrielle. Les projets soutenus devront être porteurs de solutions innovantes pouvant impacter de manière significative les secteurs clés du pays.
La plateforme «3D-Innova-Cell » que l’on ambitionne de développer dans le cadre d’un consortium composé du Centre national de pharmacovigilance, d’un laboratoire pharmaceutique privé et de la Faculté de médecine de Tunis est susceptible d’ouvrir de nouvelles perspectives en ce qui concerne le développement et de la maitrise des technologies biologiques et la digitalisation des processus de découverte de nouveaux médicaments.
L’activité de criblage à haut débit, connu dans le milieu pharmaceutique par l’acronyme HTS, (High Throughput Screening) est un processus qui consiste à sélectionner parmi des milliers de molécules celles qui pourraient avoir un usage pharmaceutique. C’est donc une technologie essentielle dans l’industrie pharmaceutique pour la création de nouveaux médicaments.
H.G.
Au Théâtre de l'Opéra : Les ateliers d'écriture de scénarii reprennent
Les ateliers d’écriture dramatique se poursuivent au Théâtre de l’Opéra de Tunis, sous l’encadrement de l’écrivain et dramaturge Lassaâd Ben Hassine.
S'inscrivant dans le cadre du programme des ateliers artistiques de cet établissement, ces séances, tenues les mardis et vendredis soirs, sont consacrées à l’initiation et au perfectionnement en écriture de scénarios de films.
Elles portent notamment sur les bases de la construction dramaturgique, la définition des axes principaux du récit, les objectifs narratifs et les spécificités de l’écriture scénaristique, à partir d’exemples issus du cinéma tunisien, arabe et international, a annoncé le Théâtre de l’Opéra.
Les échanges ont abordé plusieurs thématiques, dont le choix du contenu narratif, qu’il soit réaliste ou fictionnel, la construction des personnages, l’élaboration de la intrigue entre description et narration, ainsi que l’adaptation d’une histoire en scénario dramatique ou comique. Les participants ont également discuté des dimensions de la critique sociale et de l’impact des contraintes de production et du facteur temps sur l’œuvre cinématographique.
Des questions relatives à l’adaptation et à l’emprunt en écriture scénaristique ont été soulevées, avec une distinction faite entre l’adaptation libre et l’adaptation linéaire, ainsi que sur le rôle du scénariste par rapport à celui du réalisateur et sa présence éventuelle lors des différentes étapes de tournage.
Selon les organisateurs, ces ateliers s’inscrivent dans une démarche visant à renforcer les compétences des jeunes créateurs et à contribuer à la formation d’une nouvelle génération de scénaristes, en soutien au paysage culturel et artistique en Tunisie.
















