Tourisme : Quand la Tunisie séduit par ses «petits prix»…
Par Hassan GHEDIRI
Attirant de plus en plus une clientèle haut de gamme, le Maroc fait fuir les vacanciers à budget serré vers la Tunisie…
«Oubliez le Maroc, cette destination 100 % soleil à 2h30 de vol, moins chère, affole les voyageurs en 2026», lance sans ménagement un magazine français dédié aux voyages dans un article publié le 21 janvier et diffusé sur son site web.
« C’est inédit, Marrakech n’était plus la destination n°1 des Français cet été. Une autre ville ensoleillée l’a détrônée… », avait d’autre part annoncé un autre magazine français spécialisé des loisirs et de la mode. Et d’expliquer dans son article que si pour de très nombreux Français Marrakech est devenue une sorte de réflexe vacances que tant la cité cochait toutes les cases de l’attractivité touristique, 2026 marque pourtant un tournant discret : une autre destination d’Afrique du Nord qui commence à lui voler la vedette.
L’«autre ville ensoleillée» qui vole la vedette à une destination presque indétrônable ne se trouve ni Egypte ni à Alger, mais en Tunisie. Tunis parce que c’est d’elle qu’il s’agit s’est déjà hissée à la tête des réservations pour l’été 2025, et ce d’après le comparateur de réservations touristiques Liligo.com qui note dans un rapport publié en novembre dernier que Tunis a devancé même Marrakech pour les séjours des Français hors de l’Hexagone.
Voyages E.Leclerc, une autre plateforme de réservation touristique française, a constaté la même tendance et souligné que la capitale de Tunisie est devenue, pendant l’été 2025, la première destination internationale de sa clientèle. La raison de cet engouement inattendu pour Tunis au détriment de la ville marocaine qui a longtemps incarné l’exotisme dans toute sa splendeur, c’est le coût de la vie.
Si les Français ont été plus nombreux à voyager pendant 2025, leur budget voyage avait toutefois été revu à la baisse, érosion du pouvoir d’achat oblige. Le choix de la destination se faisait donc selon deux principaux critères : la proximité géographique et le coût du séjour. Deux exigences auxquelles Tunis semble répondre parfaitement.
Indice
Selon l’indice du coût de la vie formé d’un barème de 100 points, la Tunisie affiche en effet un indice de 25,5 contre environ 30 au Maroc. Passer ses vacances dans notre pays reviendrait donc près de 5% moins cher qu’à Marrakech. Et attention, ce ne sont pas uniquement les touristes français à devenir particulièrement sensibles à cet indice lors du choix de la destination de voyage.
Les touristes britanniques tendent à être de plus en plus nombreux à se détourner du Maroc à cause justement du coût de la vie très élevé. La montée en gamme rapide du royaume chérifien, si elle séduit une clientèle haut de gamme, fait fuir les vacanciers à budget serré vers la Tunisie et l’Espagne, redevenues compétitives grâce à des tarifs alléchants.
En effet, le développement accéléré des infrastructures marocaines observé notamment au cours des deux dernières années en prévision de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de football et dans quatre ans de la Coupe du Monde Fifa 2030 s’est directement répercuté sur les prix. Dans les villes touristiques, les tarifs ont fait un bond spectaculaire, particulièrement à Marrakech où les loyers touristiques haut de gamme progressent encore de 3 % à 7 % en 2025.
La demande croissante de prestations luxueuses tire inexorablement les prix vers le haut, note-t-on dans un article publié par Dailymail qui estime que la Tunisie est en passe de devenir un « nouveau refuge budget » des touristes britanniques. Le journal anglais souligne que les voyagistes britanniques mettent de plus en plus le cap sur l’aéroport Enfidha-Hammamet nouvellement relié à Londres-Stansted, où une semaine en formule tout inclus s’affiche souvent sous la barre des 700 £ en dehors des vacances scolaires, soit moins de 2.800 dinars tunisiens. Cette différence tarifaire substantielle redonne à la Tunisie son statut de destination « petit budget » prisée des Britanniques.
H.G.
Sur les écrans du Pathé-Tunisie et Cinémad’art : Heidi, un souffle de nature et d’aventure
Par Imen ABDERRAHMANI
Pour la première fois, l’héroïne mythique de la littérature jeunesse s’invite dans un long-métrage d’animation, actuellement à l’affiche au Pathé Tunisie et à Cinémad’Art, le dimanche à 13h00. Une importante leçon écologique à tirer !
On connait tous ou presque Heidi. Personnage intemporel créé par l’autrice suisse allemande Johanna Spyri à la fin du 19è esiècle, Heidi n’a cessé de traverser les générations, portée par de nombreuses adaptations cinématographiques et télévisées.
Pourtant, malgré sa popularité mondiale avec près de 50 millions de livres vendus, la petite orpheline n’avait encore jamais été l’héroïne d’un long-métrage d’animation… jusqu’à aujourd’hui. Le film, déjà sorti dans plusieurs pays européens et en Tunisie, offre aux petits comme aux grands, dont Heidi, une nouvelle aventure bien oxygénée.
L’histoire se déroule dans les hauteurs des Alpes suisses, où Heidi vit à l’écart du village, dans le grenier du chalet de son grand-père, un homme solitaire et bourru mais attachant. Alors que son amie Clara, dont la santé s’améliore, l’invite à passer quelques jours au bord de la mer Adriatique, Heidi se retrouve entraînée dans une aventure inattendue.
Avec son ami Peter, elle vient au secours d’un bébé lynx boréal, pris au piège par Schnaittinger, un homme d’affaires prêt à sacrifier la forêt pour implanter une scierie. Le refus du grand-père de soutenir ce projet va provoquer de vives tensions au village. Accusé à tort d’avoir incendié le clocher de l’église, il devient la cible de soupçons, tandis que Schnaittinger multiplie les manœuvres pour parvenir à ses fins.
À travers ce conflit, le film met en lumière les thèmes de la protection de l’environnement, de la solidarité et de la résistance face à l’injustice, en prenant pour symbole un animal rare et menacé : le lynx boréal.
Entre les Alpes et Aïn Draham
À la fois aventure en plein air et fable écologique, ce premier long-métrage d’animation consacré à Heidi offre aux plus jeunes une initiation douce à la préservation du vivant, tout en rappelant aux adultes pourquoi cette héroïne continue, plus d’un siècle après sa création, de toucher petits et grands.
La projection du film peut également être une belle occasion pédagogique pour rappeler à nos enfants la beauté des forêts de Aïn Draham où les pins et les chênes-lèges dansent au vent, comme les Alpes dans ce film et pour les expliquer que même sans lynx dans nos montagnes, la faune tunisienne reste protégée dans des lieux comme Bou Hedma, Ichkeul ou Khroumirie.
Gazelles, caracals, sangliers et rapaces peuvent encore être observés dans ces parcs nationaux et réserves naturelles.
Pour les activistes écologiques, et à la lumière des récentes intempéries, la projection de ce film constitue une occasion idéale de relancer le débat sur les gestes qui préservent la nature et sur la responsabilité de chacun en Tunisie dans la protection de la faune et de la flore face aux effets du réchauffement climatique.
I.A.
Editorial : La barbarie ne doit pas gagner son «Paris»…
Par Chokri Baccouche
Le sénat français s’apprête à examiner, demain lundi 26 janvier 2026, la proposition de loi visant à lutter contre les « formes renouvelées de l’antisémitisme ». Adopté par la Commission des lois de l’Assemblée il y a quelques jours, le nouveau texte, très controversé du reste, ouvre un débat sensible sur les limites de l’intervention pénale dans le champ de l’expression politique et divise aussi bien l’opinion publique que la classe politique dans l’Hexagone.
Il faut dire que le projet transpire par toutes ses pores une partialité aveugle à l’égard d’Israël et du sionisme plus exactement. Il vise ni plus ni moins à procurer à l’entité sioniste et ses dirigeants une immunité de fait qui les met à l’abri de toute critique, et ce, même s’ils commettent les pires atrocités comme c’est le cas actuellement.
La nouvelle loi entend ainsi élargir la répression des propos liés à l’État d’Israël en prohibant certaines comparaisons historiques, en interdisant des slogans utilisés dans des mobilisations pro-palestiniennes parmi lesquels « From the River to the Sea » (« De la rivière à la mer, la Palestine sera libre ») et en sanctionnant pénalement les discours contestant l’existence ou la légitimité de l’État israélien. Il prévoit également de pénaliser toute justification ou légitimation des attaques du 7 octobre.
Bref, sous couvert de la lutte contre la haine et l’intolérance, les nouvelles dispositions resserrent dangereusement le cadre du débat public et font peser une lourde menace sur la liberté d’expression.
Dans les faits et si d’aventure cette loi venait à être adoptée, la moindre critique à l’égard d’Israël sera considérée en effet comme un acte antisémite. Que l’armée sioniste massacre sans retenue les populations civiles dans les territoires occupés et commette les pires exactions, il est vivement conseillé de garder pour soi son avis et éviter d’émettre le moindre reproche, au risque de subir de sévères représailles juridiques.
Aïe, aïe, dans cette France, berceau de la Déclaration universelle des droits de l’homme… tous les hommes ne sont pas logés à la même enseigne. Les dirigeants sionistes vont peut-être avoir droit sous peu à un traitement de faveur sans nul autre pareil dans l’histoire. Quoi qu’ils fassent, ils seront désormais protégés par une loi en règle qui les prémunira des « mauvaises remarques et des reproches déplacés ». Une loi qui les rendra plus intouchables que jamais.
Encore plus qu’ils ne le sont jusqu’alors. Une loi taillée sur mesure qui vise en réalité à faire taire les voix qui dénoncent le génocide à Gaza et qui cherche à étouffer la vérité dans cette enclave sinistrée oubliée des dieux et des hommes.
C’est pour ces mêmes raisons d’ailleurs que l’armée sioniste a fait des journalistes palestiniens une cible de choix. Les snippers de cette armée « la plus morale du monde » ont reçu, selon plusieurs sources dignes de foi, un ordre direct de Netanyahu de massacrer tous ces « trouble-fêtes » qui rapportent par le son et l’image les preuves formelles du génocide au péril de leur vie. Plusieurs centaines de journalistes ont ainsi trouvé la mort depuis le déclenchement de la guerre.
Pour le Premier ministre israélien et ses sbires, le nettoyage ethnique dont sont l’objet les Palestiniens doit se passer à huis-clos. Sans preuve ni trace. A la manière d’une pègre de la pire espèce qui impose son omerta. Comme si ce peuple à la civilisation millénaire n’avait jamais existé.
Bref, en France et comme l’a si bien souligné la députée communiste de la 1ère circonscription des-hauts-de-Seine, Elsa Faucillon, on s’apprête à « construire une bataille antiraciste sur les murs du colonialisme ». Autrement dit, on prend fait et cause quelque part pour ce colonialisme hideux, inhumain, juridiquement condamnable et politiquement inacceptable.
Le droit ne peut et ne doit pas protéger et dédouaner les criminels de guerre et c’est d’ailleurs une insulte au bon sens et à l’intelligence que cette nouvelle loi ait été soumise alors qu’un certain Netanyahu et certains de ses acolytes font l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Par souci d’équité et de justice, les politiciens français seraient certainement bien inspirés de changer leur fusil d’épaule et se rendre à l’évidence que taire un crime revient non seulement à cautionner la violence et le non-droit mais, pis encore, se faire complice.
S’il est communément admis que dénoncer un criminel est une obligation légale et morale, les députés de l’Hexagone gagneraient à faire la part des choses, car l’antisionisme ne peut et ne doit pas être considéré comme un acte antisémite.
La condamnation d’Israël et de sa politique génocidaire, amplement justifiée par des preuves formelles et sans équivoque, ne saurait être confondue avec l’antisémitisme, une rhétorique devenue d’ailleurs un ingrédient compatible à toutes les sauces et qui sert souvent de prétexte pour justifier l’injustifiable.
On ose espérer que les députés français sauront, en définitive, rectifier le tir en se rendant à l’évidence que la parole libre est non seulement un droit constitutionnel commun à l’écrasante majorité des pays dits démocratiques, mais également et surtout le dernier rempart contre la tyrannie et la barbarie, comme celles qui sévissent actuellement au Moyen-Orient…
C.B.
ESS : Mohamed Mkacher s’en va !
Il fallait s’y attendre après tout ce qui s’est passé ces derniers jours. L'entraîneur de l'Etoile sportive du Sahel, Mohamed Mkacher, vient de quitter son poste suite à un accord avec les dirigeants du club sur une séparation à l'amiable. L'entraîneur-adjoint, Mohamed Ali Nafkha devra encore une fois assurer l'intérim jusqu'à la nomination d'un nouveau coach.
Arrivé en décembre dernier, Mkacher n'a dirigé l'ESS que durant deux matches de championnat qui se sont soldés par une victoire (1-0) face à la JS Omrane et une défaite (0-3) face au Club Africain.
Qui va succéder à Mkacher ? Selon des sources proches du comité directeur, les dirigeants sahéliens songent à désigner Afouane Gharbi comme nouvel entraîneur. D’ailleurs, on apprend également qu’une réunion est prévue pour lundi prochain entre les deux parties pour finaliser leur accord de principe.
K.Z.
JSK : Luc Eymael relève Mounir Rached
Luc Eymael retrouve le championnat tunisien après une éclipse de cinq ans. Le technicien belge vient d’être engagé par la Jeunesse Sportive Kairouanaise, un club qu’il connait parfaitement puisqu’il y a déjà exercé il y a dix ans.
Après une évaluation des performances de l'équipe, le comité directeur a pris la décision de remercier l'entraineur Mounir Rached.
Rappelons que Luc Eymael a déjà entrainé la JSK (05-2014/06-2015) et le Stade Tunisien pour une courte expérience (7-2021). Il sera le premier entraineur étranger en championnat de Ligue 1 cette saison.
Espérance- Simba SC (1-0) : Les Sang et Or se relancent
Par Jamel Belhassen
A défaut de belle prestation, l'EST a assuré l'essentiel en empochant trois points qui lui permettent de se replacer dans la course aux places qualificatives.
Dos au mur, L'Espérance est condamnée à vaincre pour se relancer après deux parités successives. D'entrée, Diarra donne le ton en obligeant le gardien Kassali en corner (7e). Après quelques hésitations derrière et des tentatives ratées, Diarra s'illustre de nouveau en filante à gauche pour battre de près le gardien et ouvrir le score ( 1-0) à la ( 22e). Le jeu est ouvert et les Tanzaniens continuent à aller de l'avant pour tenter de surprendre Ben Said, vainement.
Après les citrons, Simba avance d'un cran pour refaire le terrain perdu alors que l'Espérance, tout en se montrant prudente derrière, guette l'occasion pour creuser l'écart. Boualia et Danoh remplacent Konate et Sasse (63e). La suite n'est que duels costauds au milieu et des essais infructueux de part et d'autre. Les Sang et Or gagnent sans vraiment convaincre.
Formation de l'Espérance
Ben Said, Keita, Laifi, Ben Hamida. Jelassi, Ogbelu, Tka, Konate, ( Boualia 63e) Sasse ( Rafia 88e) , Diarra ( Jebali 78e) et Diakite ( Danoh 63e)
J.B.
Classement
1 Espérance 5 pts ( j3)
2 Petro Atletico 4 ( j2)
3 Stade Malien 4 ( j 2)
4 Simba SC 0 ( j 3)
Les droits de douane, l’arme de guerre commerciale américaine : Voilà comment la Tunisie encaisse les contrecoups
Par Hassan GHEDIRI
Aujourd’hui, neuf mois depuis que ce protectionnisme américain est devenu effectif, il paraît que la Tunisie a subi des dommages collatéraux importants…
La guerre commerciale déclarée au printemps 2025 par le président américain aux grands acteurs du commerce international a chamboulé l’ordre économique mondial. Ne jurant que par les intérêts de son pays, Donald Trump continue à souffler le chaud et le froid sur les marchés et à rabattre les cartes des relations des Etats-Unis avec les adversaires et les alliés. Les droits de douane, l’arme de guerre commerciale américaine : Voilà comment la Tunisie encaisse les contrecoups
Rappelons-nous la cérémonie de prestation de serment, il y presque un an jour pour jour, à la Maison Blanche, lorsque Trump a dévoilé son plan de protectionnisme commercial avec une déclaration de guerre aux géants du commerce international, spécialement la Chine et l’Union européenne, avant d’élargir son offensive, quatre mois plus tard, en brandissant, depuis le bureau ovale, une longue liste de pays auxquels a été décidé d’infliger des droits de douane additionnels oscillant entre 10 et plus de 50%.
La Tunisie, qui n’a pas été épargnée par cette offensive douanière, s’est vue taxer à hauteur de 28%, soit plus que l’UE (20%). Une décision qui avait été alors justifiée par le principe de réciprocité par l’administration américaine avec notre pays qui, selon Washington, imposait des droits de douanes de 55% sur les importations américaines.
Il faut dire que tous les observateurs avaient sous-estimé l’impact de cette augmentation des taxes sur la balance commerciale bilatérale. L’on avait alors expliqué que le solde de la balance commerciale de la Tunisie avec les USA est toujours favorable à notre pays d’autant plus que les échanges ont un poids presque insignifiant dans le commerce extérieur global de la Tunisie.
Etant dominées par des produits agricoles, notamment l’huile d’olive et les dattes, les exportations tunisiennes bénéficiaient d’une exonération quasi-totale des droits de douane à l’entrée du marché américain. Les spécialistes étaient donc unanimes à considérer que les effets du renforcement des barrières douanières à l’encontre de Tunisie seront presque négligeables.
Bilan
Aujourd’hui, neuf mois depuis que ce protectionnisme américain est effectif, il paraît que la Tunisie a bel et bien encaissé des contrecoups assez sévères. C’est, en tout cas, ce qu’a tenté de le montrer Larbi Benbouhali, expert-conseiller en développement des entreprises installé en Australie.
En commentant les chiffres de l’INS sur le déficit commercial, Benbouhali a estimé que la Tunisie est en train de subir des dommages collatéraux considérables des suites de la guerre commerciale déclarée par l’administration américaine à des partenaires commerciaux de premier plan de notre pays.
Et l’expert d’expliquer, dans une analyse publiée dans un post sur un réseau social, que lorsque le président Trump a imposé des droits de douane élevés sur les produits chinois et turcs, ces deux pays ont immédiatement baissé leurs prix et réorienté leurs exportations vers d'autres destinations. L'Afrique dans son ensemble a ainsi reçu 25 % d'importations supplémentaires en provenance de Chine et de Turquie par rapport à 2024.
Conséquence : la Tunisie s’est trouvée au cœur de cette bataille et c’est ce que Benbouhali a essayé de prouver par les chiffres. Il souligne qu’en 2025, lorsque l’administration Trump a imposé des droits de douane élevés sur les produits turcs et chinois entrant aux Etats-Unis, la Tunisie a été indirectement affectée.
Au cours de l’année écoulée, notre pays a en effet vu ses importations en provenance de Chine et de Turquie bondir respectivement de 20,2 et 14,8%, comme le montrent les statistiques officielles de l’INS. Ces deux pays avaient réorienté leurs exportations vers les pays africains par une stratégie de dumping à bas prix en réaction aux restrictions douanières instaurées par Trump.
Plus concrètement, au cours de 2025, explique l’expert, les importations tunisiennes de biens de consommation ont augmenté de 11 % pour atteindre 2 341 millions de dinars. La plupart des produits de contrebande dans l'économie parallèle étant fabriqués en Chine et en Turquie à un prix inférieur, la demande de produits importés bon marché a augmenté, aggravant ainsi le déficit commercial.
Selon les chiffres publiés par les autorités chinoises, l’Empire du milieu avait clôturé l’année 2025 avec un excédent commercial historique de 1200 milliards de dollars. Cela signifie que les droits de douane imposés par les USA ont eu un impact marginal sur les exportateurs chinois et sur l’économie global de leur pays.
En effet, conclut Benbouhali, la Chine a pu écouler ses excédents de production vers les pays africains, notamment la Tunisie, et la Turquie a connu une situation similaire en augmentant ses exportations vers le reste du monde. Ce phénomène a aggravé le déficit commercial tunisien. D’où l’urgence pour la Tunisie d’en tirer les enseignements et de réagir pour amortir le choc de cette guerre commerciale mondiale sur la résilience de l’économie nationale.
H.G.
Le congrès de l’UGTT fixé à fin mars : Début de sauvetage ou vers un nouveau naufrage ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La Commission administrative nationale relevant de l’UGTT a décidé de tenir son congrès au mois de mars prochain. Peut-on parler d’un congrès de sauvetage de la Centrale syndicale frappée par une grave crise depuis le congrès de Sfax ?
S’exprimant devant les membres de la Commission administrative nationale de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui s’est réunie jeudi dernier au siège de l’organisation syndicale à Tunis, le secrétaire général, Noureddine Taboubi, a indiqué que « les travaux de cette instance devraient aboutir à des solutions efficaces et fédératrices capables d’unifier toutes ses structures ».
Et d’ajouter : « Toute décision concernant l’organisation ne peut émaner que de ses structures, institutions et instances légitimes élues », rappelant au passage que « l’UGTT demeurera une organisation unie, malgré les divergences et tensions internes ».
Suite à quoi, les membres ont passé au vote concernant la date du prochain congrès de la Centrale syndicale et par 48 voix et cinq abstentions, la Commission a décidé de tenir le prochain congrès électif de l’UGTT les 25/26/27 mars prochain à Tunis. L’ouverture des candidatures au bureau exécutif a été fixée au 5 mars 2026 et l’annonce de la liste des candidats est prévue pour le 14 du même mois.
Cela étant, les travaux de cette commission administrative nationale se sont déroulés dans une atmosphère houleuse et tendue. Plusieurs interventions, dont celle du porte-parole, Sami Tahri, ont été interrompues et huées, alors que sur la tribune, le secrétaire général, Noureddine Tabboubi, était seul, dirigeant une réunion marquée par des désaccords profonds et des divergences au sein du bureau exécutif divisé en deux clans, l’un soutenant la tenue du congrès fin-mars et l’autre préférant le reporter à une date ultérieure.
Peut-on, alors, parler du début du sauvetage de la Centrale syndicale secouée par une grave crise depuis le congrès de Sfax et l’amendement de l’article 20 ayant permis aux membres de l’actuel bureau exécutif de se présenter à des mandats illimités et qu’en est-il de la grève générale décidée pour le 21 janvier et annulée faute de préavis non communiqué dans les délais légaux ?
Vers une nouvelle crise ?
Même si le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi, s’est montré confiant quant à l’avenir de la Centrale syndicale, certains observateurs craignent que les divisions au sein du bureau exécutif ne conduisent à une nouvelle crise. « Je crains que ce qui reste de l’UGTT a été anéanti lors de la tenue de cette Commission administrative », nous dira l’opposant syndical Habib Jerjir.
Et d’ajouter : « Le congrès de mars marquera la fin de l’organisation parce qu’il aboutira à un bureau exécutif constitué des mêmes visages qui sont à l’origine de la crise actuelle. Sans une refonte réelle des structures et du règlement intérieur et sans une reddition des comptes, il est impossible de parler de sauvetage de l’organisation syndicale.
Ceux qui sont responsables de la crise actuelle doivent assumer leur responsabilité historique et confier la direction de la Centrale syndicale à un comité national provisoire formé de personnalités syndicales indépendantes dont la mission sera de bien préparer le prochain congrès dans la transparence totale.
Cela doit passer en premier lieu par la révision des statuts et des règlements de l’UGTT, ce qui est de nature à instaurer la confiance et renforcer la démocratie au sein de l’Union générale tunisienne du travail et garantir l’égalité des chances à tous ceux qui se voient capables de rendre à notre union son prestige et son rôle dans la défense des droits des travailleurs ».
Concernant, en outre, la grève générale, de sources confirmées, sa nouvelle date sera fixée après la tenue du prochain congrès.
M.B.S.M.
Ligue des champions d'Afrique- 3e journée Rades- 17h00 EST- Simba : Obligation de résultat pour les Sang et Or
Par Jamel Belhassen
Après les deux parités obtenues lors des deux premières journées face au Stade Malien à domicile et devant Petro Atletico en déplacement, L'Espérance se trouve à l'heure actuelle dos au mur. Une victoire devant le club tanzanien de Simba est nécessaire pour continuer à croire en des chances de qualification aux quarts de finale de cette joute continentale.
Le club Sang et Or qui s'est renforcé lors de ce mercato hivernal a connu une semaine mouvementée suite à la défaite subie lundi en championnat à Monastir. Maher Kanzari a été fortement critiqué surtout qu'il compte sur un effectif très riche.
Au cours de la conférence de presse d'avant-match, il a précisé que les nouvelles recrues manquent de compétition et ont besoin encore de temps pour atteindre le niveau souhaité sans oublier que l'absence de la paire centrale de la défense, Meriah et Toughai pour blessures, a fragilisé l'arrière -garde au cours des derniers matches. Les choses étant ce qu'elles sont, L'Espérance n'a plus le choix. Elle est appelée à s'imposer devant Simba à Rades même avec le plus petit score.
Kanzari pourra compter sur tous ses étrangers mais il est appelé aussi et surtout à effectuer le meilleur casting possible d'entrée pour ne par perdre du temps. Ainsi, les Keita, Diakite, Diarra , pourraient prétendre à la titularisation pour suppléer ceux qui tardent à retrouver leurs meilleures sensations. Voilà un match qui pourrait decider de l'avenir de Maher Kanzari sur le banc des Sang et Or.
Formation probable
Ben Said, Keita, Ben Hamida, Jelassi, Aifi, Ogbelu, Tka, Jebali, Sasse, Diakite, Boualia
Jamel Belhassen
Éditorial : Un avenir commun ou un chaos durable - Par Jalel HAMROUNI
La 56e réunion annuelle du Forum économique mondial s’est achevée à Davos dans un climat d’inquiétude rarement égalé. En Suisse, les dirigeants politiques, économiques et financiers n’ont pas seulement débattu de croissance, d’innovation ou de transition énergétique : ils ont surtout tenté de comprendre un monde en perte de repères, miné par des crises multiples et par une hostilité croissante dans les relations internationales.
Au cœur de ces tensions, une figure a plané sur les débats comme un spectre : Donald Trump, dont le retour offensif sur la scène mondiale symbolise une ère de chaos assumé et de division systématique.
Davos a longtemps incarné l’idée d’un dialogue global, fondé sur le multilatéralisme et la coopération. Or, l’édition 2026 a mis en lumière l’effritement accéléré de cet esprit. Les discours ont révélé une peur diffuse : celle d’un monde qui glisse vers une logique brutale de rapports de force, où les règles communes sont balayées par des décisions unilatérales.
L’attitude de Donald Trump, ouvertement hostile aux institutions internationales, aux alliances traditionnelles et au droit international, apparaît comme l’un des catalyseurs majeurs de cette dérive.
Depuis son retour au centre du jeu politique mondial, Trump ne dissimule plus son mépris pour l’ordre international établi. À Davos, nombre de dirigeants ont évoqué, parfois à mots couverts, l’impact dévastateur de ses prises de position : menaces de sanctions tous azimuts, chantage économique, instrumentalisation des conflits et remise en cause des engagements multilatéraux.
Cette diplomatie de la confrontation permanente ne cherche pas à résoudre les crises, mais à les exploiter, quitte à attiser les fractures entre nations et au sein même des sociétés.
Les conséquences économiques de cette hostilité ont été largement débattues. La guerre commerciale, redevenue un outil politique banal, fragilise les chaînes d’approvisionnement mondiales et accentue l’instabilité des marchés.
Sous l’impulsion de Trump, le protectionnisme s’impose comme une vertu, alors qu’il nourrit l’inflation, pénalise les économies les plus vulnérables et creuse les inégalités. À Davos, plusieurs intervenants ont reconnu que cette stratégie du « chacun pour soi » sape les fondements mêmes de la mondialisation, sans offrir d’alternative viable.
Sur le plan géopolitique, l’attitude de Trump agit comme un accélérateur de conflits. En soutenant aveuglément certains alliés et en diabolisant systématiquement ses adversaires, il alimente une polarisation dangereuse du monde. Le langage de la menace remplace celui de la diplomatie, et la force prime sur le compromis.
Cette posture, loin de renforcer la stabilité internationale, banalise la violence politique et affaiblit les mécanismes de régulation collective mis en place après des décennies de conflits.
La question climatique illustre également ce sabotage méthodique de l’intérêt commun. Alors que la planète fait face à une urgence existentielle, l’hostilité de Trump envers les accords environnementaux et les engagements climatiques freine toute avancée sérieuse.
À Davos, les discours sur la transition écologique sonnaient creux face à l’absence de leadership crédible des grandes puissances, prisonnières de calculs politiques à court terme. Le nationalisme énergétique devient ainsi une arme idéologique, au détriment des générations futures.
Plus profondément, Trump incarne une vision du monde fondée sur la division. Division entre nations, entre alliés, entre gagnants et perdants d’un système qu’il prétend combattre tout en l’exacerbant. Cette rhétorique agressive trouve un écho inquiétant dans d’autres régions du globe, où des dirigeants s’inspirent de ce modèle pour justifier l’autoritarisme, le repli identitaire et le mépris des normes internationales. Davos a ainsi mis en évidence un effet de contagion : le chaos n’est plus une anomalie, mais un mode de gouvernance.
À l’issue de cette 56e édition, une question demeure : Davos peut-il encore être un lieu de solutions, ou n’est-il plus que le témoin lucide d’un monde qui se fracture ? Face à l’hostilité trumpienne, les appels à la coopération et au dialogue paraissent fragiles, presque naïfs. Pourtant, ils restent indispensables. Car céder à la logique du chaos, c’est accepter la loi du plus fort et renoncer à toute idée de justice internationale.
En définitive, Davos 2026 restera comme le reflet d’un moment critique de l’histoire mondiale, où l’avenir de l’ordre international se joue entre coopération et confrontation. Tant que l’hostilité, incarnée par Trump, continuera de dicter l’agenda global, le monde restera prisonnier de la division. Le véritable défi n’est plus seulement économique ou géopolitique : il est moral et politique. Il s’agit de choisir entre un avenir commun ou un chaos durable.
J.H.
Salon National des Arts Plastiques : L’ouverture, c’est pour aujourd’hui
Le Salon National des Arts Plastiques revient pour sa deuxième édition, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 24 février 2026 au Musée National d’Art Moderne et Contemporain de Tunis (Macam-Tunis), après une première édition à la Maison des Arts du Belvédère (CNAV-Belvédère), Dar el Founoun.
Organisé sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, ce salon multidisciplinaire met en lumière les œuvres de peintres, sculpteurs, photographes, graveurs, céramistes et artistes de l’installation, avec la possibilité pour chaque participant de présenter jusqu’à trois œuvres.
Dans le cadre de cette édition, le ministère des Affaires culturelles entend repenser la gestion des subventions pour les artistes plasticiens en facilitant l’accès à la participation pour les créateurs de toutes les régions et de toutes les générations, de manière gratuite. Cette initiative s’inscrit dans une démarche de décentralisation culturelle, coordonnée avec les délégations régionales aux Affaires culturelles.
Le Salon vise à pallier le manque d’espaces d’exposition dans plusieurs régions du pays et à offrir aux artistes une visibilité nationale, tout en permettant à la commission d’achat d’accéder aux œuvres en vue de leur acquisition par le ministère. Cette initiative a également pour objectif de stimuler la création dans les régions intérieures et de valoriser le patrimoine culturel local.
Il est à rappeler que lors de la première édition, tenue du 14 juin au 5 juillet 2025, 64 artistes, diplômés des écoles des beaux-arts et autodidactes, provenant de différents gouvernorats, ont participé. Un comité d’achat a sélectionné plusieurs œuvres pour les acquérir au nom de l’État.
« Au clair de la lune » à Dar Sebastian : Réinventer la mémoire musicale tunisienne
Par Imen Abderrahmani
À l’occasion du mois de Ramadan, Dar Sebastian accueille, du 2 au 8 mars 2026, une nouvelle édition de « Au clair de la lune », dédiée aux relectures contemporaines de la mémoire musicale tunisienne.
Rendez-vous artistique emblématique du Centre culturel international de Hammamet, « Au clair de la lune » revient en 2026 pour investir, du 2 au 8 mars, l’espace chargé d’histoire et de symboles de Dar Sebastian. Pensée comme un moment de rencontre entre création, mémoire et spiritualité, la manifestation s’inscrit pleinement dans l’atmosphère singulière du mois de Ramadan, propice à l’écoute, à l’introspection et au partage.
Un appel à participation est ouvert aux artistes et porteurs de projets jusqu’au 10 février 2026 afin de composer la programmation de cette nouvelle édition. Les propositions attendues devront s’inspirer de la mémoire musicale tunisienne tout en en offrant des lectures contemporaines, capables de dialoguer avec les esthétiques actuelles sans rompre avec les fondements du patrimoine.
L’édition 2026 met l’accent sur la mémoire comme matière vivante de création. Elle articule sa réflexion sur une question centrale: comment la mémoire musicale, narrative et performative peut-elle devenir une matière active de création contemporaine loin de toute approche muséale ou nostalgique? Les projets pourront ainsi explorer la voix dans ses dimensions expressive et spirituelle, les récits issus de la tradition orale, ou encore des formes performatives renouvelant les modes de transmission du patrimoine.
"La manifestation encourage particulièrement les démarches de recherche et les projets à caractère expérimental. Les artistes sont invités à proposer de nouvelles lectures du patrimoine tunisien, tant dans l’arrangement que dans la composition, en s’appuyant sur les maqâms et les modes tunisiens authentiques. Le piano, instrument central de cette édition, devient un vecteur privilégié pour interroger ces héritages et les inscrire dans des formes musicales contemporaines", lit-on dans le communiqué de l'appel à candidatures, expliquant la vision de cette édition.
Plus qu'un lieu, un labo créatif
Plus qu’un simple lieu d’accueil, Dar Sebastian est au cœur du projet artistique. Son architecture, son histoire et la mémoire qu’il porte participent pleinement à l’expérience proposée au public. Chaque création est ainsi appelée à se construire en interaction avec l’espace, dans un dialogue subtil entre le lieu, l’œuvre et les spectateurs, conférant à la manifestation sa singularité.
Fidèle à son esprit depuis son lancement en 2019, marqué par une programmation mêlant tarab, malouf, musiques soufies, latines et autres expressions sonores, « Au clair de la lune » confirme en 2026 sa vocation à accueillir des projets exigeants, ancrés dans le patrimoine musical tunisien et ouverts aux écritures contemporaines. Dans la douceur des soirées ramadanesques, la manifestation poursuit son ambition : faire de la mémoire une force créatrice, en résonance avec le présent.
Imen.A.
Justice : Borhen Bsaies et Dalila Ben Mbarek Msaddek condamnés à 15 jours de prison
La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, vendredi 23 janvier le journaliste Borhen Bsaies et l’avocate Dalila Ben Mbarek Msaddek à une peine de quinze jours de prison, assortie d’une amende, dans une affaire liée à des déclarations diffusées sur une chaine privée de télévision.
La procédure fait suite à des déclarations de l’avocate lors d’une émission animée par Borhen Bsaies portant sur le dossier dit du « complot contre la sûreté de l’État ». A l’époque le parquet avait interdit toute couverture médiatique de cette affaire. Dalila Ben Mbarek Msaddek est poursuivie dans quatre affaires distinctes en vertu du décret 54, en lien avec ses interventions médiatiques autour de l’affaire dite du « complot ».
L’une de ces procédures concerne précisément son passage télévisé aux côtés de Borhen Bsaies. Une enquête judiciaire avait été ouverte le 30 novembre 2023, suivie de premières auditions le 5 décembre de la même année. Le dossier a ensuite connu plusieurs reports. La première audience devant la chambre criminelle s’est tenue le 25 novembre 2025. Le dernier report, décidé le vendredi 9 janvier 2026, avait fixé l’audience ultime au 23 janvier 2026, date à laquelle le verdict a finalement été rendu.
Ligue 1- 16e journée : La JSO et l'USBG victorieuses, belle course poursuite à Metlaoui
Par Jamel Belhassen
La dernière partie de la dix-septieme journée a donné à voir de belles empoignades. La JSO a battu meritoirement l'ESZarzis, l'ASSoliman a ramené un point précieux de Metlaoui alors que l'USBG n'a pas raté l'occasion pour empocher trois points devant un ASM peu coriace en attaque.
Au Zouiten, la JSOmrane, sans victoire depuis six journées, a réussi à trouver la juste mesure de l'ESZarzis qui ne convainc plus depuis des semaines, pour remporter un succès précieux grâce à deux buts de Kouki ( 10e) et Askri ( 70e).
Et juste avant le coup de sifflet final, les Sudistes arrivent à réduire le score sur penalty marqué par Innocent sur penalty ( 90'e). Les dernières tentatives restent vaines et la JSO engrangent trois points précieux qui lui permet de s'éloigner quelque peu de la zone rouge.
A Metlaoui, le suspense a duré jusqu'au bout avec une course poursuite passionnante entre l'Etoile locale qui a pris l'avantage par deux fois grâce aux buts de Meskkni (23e) et Bodian sur penalty ( 62e) mais à chaque fois, l'ASSoliman revenait à la charge par Khemiri sur penalty ( 34e) et Joudi (90+5e).
Enfin, à Ben Guerdane, l'Union locale a pris le dessus sur l'ASMarsa, qui n'arrive plus à s'imposer, sur un but de Oboh ( 45e+2e). A signaler que Mchareg a raté un penalty pour les locaux ( 60e) avant que le Marsois Seddik ne soit exclu ( 65e).
Résultats
JSO ESZ 2-1
ESM ASS 2-2
USBG ASM 1-0
J.B.
Classement :
1- EST 37
- CA 37
3- ST 34
4-CSS 32
5-USM 30
6-ESM 25
7-ESZ 24
-8- ESS 22
- USBG 22
10-JSO 19
-ASM 19
12- CAB 17
13-JSK 14
14- ASS 13
15-ASG 12
- OB 12
Intempéries : Dame nature, mais aussi des corrompus...
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Suite à ses visites à plusieurs régions inondées, le chef de l'État a pointé du doigt des entrepreneurs corrompus et des comportements irresponsables comme causes directes des dégâts enregistrés lors des dernières intempéries. Que compte faire le gouvernement pour remédier à ces défaillances?
"En déplacement dans plusieurs régions sinistrées, le président Kaïs Saïed a vivement mis en cause les pratiques de corruption, les défaillances dans les études techniques et la prolifération des constructions illégales, qu’il considère comme des facteurs majeurs ayant aggravé les dégâts des récentes inondations ", rapporte l'agence officielle TAP dans un communiqué relayé par Webdo.
S'adressant, en effet, à la gouverneure de Nabeul, lors de sa visite à la délégation de Hammamet mercredi dernier, le chef de l’État a estimé que "l’infiltration des eaux de pluie dans les habitations est le résultat direct de cumul de pratiques de corruption, de dossiers d’études non sérieuses, ainsi que de la prolifération des constructions anarchiques et illégales, réalisées en dehors de tout cadre réglementé ".
A rappeler que la corruption dans les marchés publics en Tunisie représente un coût économique majeur, estimé par plusieurs sources à 25 % de la valeur des marchés publics, soit potentiellement des milliards de dinars de pertes annuelles, réduisant l'efficacité des investissements publics et freinant le développement, avec des pratiques incluant pots-de-vin, favoritisme et surfacturation.
Le président de la République a, en outre,. affirmé qu'il est "impossible de résoudre ces problèmes sans une reddition de comptes réelle et l’assomption des responsabilités par tous ceux qui ont contribué à créer ces conditions". Que compte, alors, faire le gouvernement pour remédier à ces défaillances ?
A cet effet, l'expert en travaux publics, Rached Mathlouthi, nous a indiqué : " Certes, les conclusions tirées par le chef de l'État, Kais Saied, sont un constat réel de la nonchalance et des malversations ayant accompagné tous les chantiers relatifs à la réalisation des projets portant sur la modernisation de l'infrastructure, notamment celle de l'assainissement et de la voirie, mais l'urgence est aujourd'hui à la mise en place des conseils municipaux qui doivent agir sur plusieurs axes et particulièrement les constructions anarchiques qui continuent à pousser comme des champignons un peu partout en Tunisie.
Cela demande beaucoup de courage pour mettre aux normes les zones dans lesquelles ces constructions ont été bâties. Il faut prendre des mesures douloureuse telles que la démolition et procéder a la réhabilitation urbaine de ces zones. Seuls les conseils municipaux peuvent engager ces travaux sous le contrôle strict de l'Etat ".
Assainissement tous azimuts ...
Afin d'éviter ces catastrophes et rendre nos villes plus sûres, les experts appellent à des opérations d'assainissement généralisées. A cet effet, Me Houssem Eddine Ben Aitya nous a indiqué : " Il ne s'agit plus uniquement d'assainissement tout court, qui est de la compétence de l'Office national de l'assainissement, mais aussi de l'administration qui est gangrénée par la corruption. Les marchés publics coûtent, en effet, à l'Etat plus de 2 milliards de dinars par an.
Cette corruption prend des formes différentes comme les pots-de-vin et surfacturation ; paiements illégaux pour obtenir des contrats ou gonfler les prix, le népotisme et le favoritisme ; favoriser des proches ou des entreprises alliées, l'extorsion ; obtenir de l'argent sous la contrainte, détournement de fonds; vol direct des ressources publiques et le manque de transparence; processus d'appel d'offres opaques, le detournement des fonds publics ; réduction des investissements dans les services essentiels, la distorsion de la concurrence ; défavoriser les entreprises honnêtes, affaiblissement des institutions; mettre en péril la démocratie et la stabilité et impact social; appauvrissement des populations et aggravation des inégalités ".
Et d'ajouter : " Il faut aligner l'octroi des marchés publics aux normes internationales afin d'éviter les dépassements qui sont devenus monnaie courante en Tunisie et avec ces catastrophes qui causent des dégâts matériels et humains ".
Pour l'expert Rached Mathlouthi: " Moderniser les infrastructures d'eaux pluviales implique de passer d'une gestion "tout tuyau" à une gestion intégrée et durable, en privilégiant l'infiltration à la source (pavés drainants, jardins de pluie, végétalisation) et le stockage temporaire (bassins, espaces verts multifonctionnels), afin de réduire le ruissellement, recharger les nappes, lutter contre les îlots de chaleur et diminuer les risques d'inondation, grâce à des solutions innovantes et des plans d'action ambitieux ".
M.B.S.M.
















