Par Imen ABDERRAHMANI
Pour la première fois, l’héroïne mythique de la littérature jeunesse s’invite dans un long-métrage d’animation, actuellement à l’affiche au Pathé Tunisie et à Cinémad’Art, le dimanche à 13h00. Une importante leçon écologique à tirer !
On connait tous ou presque Heidi. Personnage intemporel créé par l’autrice suisse allemande Johanna Spyri à la fin du 19è esiècle, Heidi n’a cessé de traverser les générations, portée par de nombreuses adaptations cinématographiques et télévisées.
Pourtant, malgré sa popularité mondiale avec près de 50 millions de livres vendus, la petite orpheline n’avait encore jamais été l’héroïne d’un long-métrage d’animation… jusqu’à aujourd’hui. Le film, déjà sorti dans plusieurs pays européens et en Tunisie, offre aux petits comme aux grands, dont Heidi, une nouvelle aventure bien oxygénée.
L’histoire se déroule dans les hauteurs des Alpes suisses, où Heidi vit à l’écart du village, dans le grenier du chalet de son grand-père, un homme solitaire et bourru mais attachant. Alors que son amie Clara, dont la santé s’améliore, l’invite à passer quelques jours au bord de la mer Adriatique, Heidi se retrouve entraînée dans une aventure inattendue.
Avec son ami Peter, elle vient au secours d’un bébé lynx boréal, pris au piège par Schnaittinger, un homme d’affaires prêt à sacrifier la forêt pour implanter une scierie. Le refus du grand-père de soutenir ce projet va provoquer de vives tensions au village. Accusé à tort d’avoir incendié le clocher de l’église, il devient la cible de soupçons, tandis que Schnaittinger multiplie les manœuvres pour parvenir à ses fins.
À travers ce conflit, le film met en lumière les thèmes de la protection de l’environnement, de la solidarité et de la résistance face à l’injustice, en prenant pour symbole un animal rare et menacé : le lynx boréal.
Entre les Alpes et Aïn Draham
À la fois aventure en plein air et fable écologique, ce premier long-métrage d’animation consacré à Heidi offre aux plus jeunes une initiation douce à la préservation du vivant, tout en rappelant aux adultes pourquoi cette héroïne continue, plus d’un siècle après sa création, de toucher petits et grands.
La projection du film peut également être une belle occasion pédagogique pour rappeler à nos enfants la beauté des forêts de Aïn Draham où les pins et les chênes-lèges dansent au vent, comme les Alpes dans ce film et pour les expliquer que même sans lynx dans nos montagnes, la faune tunisienne reste protégée dans des lieux comme Bou Hedma, Ichkeul ou Khroumirie.
Gazelles, caracals, sangliers et rapaces peuvent encore être observés dans ces parcs nationaux et réserves naturelles.
Pour les activistes écologiques, et à la lumière des récentes intempéries, la projection de ce film constitue une occasion idéale de relancer le débat sur les gestes qui préservent la nature et sur la responsabilité de chacun en Tunisie dans la protection de la faune et de la flore face aux effets du réchauffement climatique.
I.A.

