Salon du livre et de l’enfant de Médenine: C'est pour le 24 de ce mois
Les préparatifs se poursuivent dans le gouvernorat de Médenine pour l’organisation du premier Salon du livre et de l’enfant, prévu du 24 janvier au 8 février à l’espace des expositions de Médenine Nord, sous le thème « Le livre à l’ère du numérique ».
Cette manifestation inédite réunira éditeurs, libraires, distributeurs, écrivains et spécialistes des technologies numériques. Le programme associera dédicaces de nouvelles parutions et animations culturelles variées — musique, théâtre, chorales et ateliers — avec l’ambition d’inscrire l’événement dans la durée et de l’ouvrir, à terme, à des participants étrangers, a indiqué Sami Chamekh, directeur général du Centre tunisien des Foires.
Organisé sous l’égide du gouvernorat de Médenine, en partenariat avec la Délégation régionale des Affaires culturelles, le salon vise à promouvoir la lecture, rapprocher le livre de ses publics et dynamiser la scène culturelle locale.
La Délégation régionale de l’Education a, de son côté, mis en place un programme spécifique afin de faciliter les visites scolaires et d’assurer une large participation des élèves aux différentes activités du salon, selon un calendrier établi, a précisé Kheireddine Bougares, responsable régional de l’enseignement préparatoire et secondaire.
Le Quotidien avec TAP
L’architecte et artiste tunisien Mourad Zoghlami récompensé grâce à son "hors réseau"
L’œuvre "Hors Réseau" de l’architecte et artiste tunisien Mourad Zoghlami figure parmi les 30 œuvres récompensées à la 22ème édition du Festival international d’art environnemental de Busan en Corée du sud (BIEAF) dans la catégorie Pathos des "World Artist Awards" dédiée aux démarches artistiques à forte portée émotionnelle et philosophique.
Parmi 756 artistes issus de plus de 80 pays, 641 ont été retenus, puis 103 présélectionnés, avant que "Hors Réseau" ne soit distinguée parmi les 30 œuvres finales, reconnue pour sa sensibilité et sa force expressive.
L’artiste décrypte son œuvre, une acrylique sur toile de 150×130 cm peinte en 2025, comme un “centre décentré, connexions sans liens, signaux sans direction ni repères. Mes figures, hybrides et translucides, flottent dans un monde saturé mais vide. Pieds d’oiseaux, corps disloqués, elles cherchent une matrice, une chaleur, un rythme. Elles ne saisissent rien d’autre que l’essentiel : ce lien humain fragile et tenace. Même hors réseau, elles restent ensemble. Et c’est là leur force”.
Les 12 autres artistes gagnants dans cette catégorie sont Cho Sang Young et Eunji Kim et JINHI LEE (Corée), Farshid Fakhri, (Iran), Helga Berg Dooremans, (Allemagne), Lourdes Santamaría Blasco, Mila Ortuño et Omar Rodríguez da Silva (Espagne), Monika K. Adler et O Yemi Tubi (Royaume-Uni), Nono Zilahi (Roumanie) et Zhang Minghong (Chine).
Porté disparu à cause des intempéries : le corps d’un homme repêché à Haouaria
Les équipes de la protection civile de Menzel Temime ont retrouvé ce mardi le corps d’un homme emporté par les eaux à l’intérieur de sa camionnette, dans la zone de Sidi Hassoun, relevant de la délégation de Haouaria.
Selon Khalil Mechri, lieutenant-colonel à l’Office national de la protection civile, la victime était portée disparue depuis le matin. Les secours ont pu localiser et récupérer le corps après plusieurs heures de recherches.
Teboulba : Kaïs Saïed rencontre les familles des pêcheurs disparus
Après s’être rendu mardi soir à la ville de Moknine, dans le gouvernorat de Monastir, pour présenter ses condoléances suite au décès de quatre habitants emportés par les eaux, le Président de la République, Kaïs Saïed, s’est ensuite déplacé vers le port de Teboulba.
Cette localité est endeuillée par la disparition de quatre pêcheurs, portés disparus depuis la veille en raison des mauvaises conditions météorologiques.
Sur place, le chef de l’État s’est entretenu avec les familles des pêcheurs, ainsi qu’avec plusieurs citoyens, afin d’évoquer les circonstances du drame et de s’informer de la situation.
Intempéries : Suspension des cours, mercredi 21 janvier, dans quinze gouvernorats
Le ministère de l’Éducation a annoncé aujourd’hui, mardi, la suspension des cours pour la journée du mercredi 21 janvier 2026 dans tous les établissements scolaires publics et privés des gouvernorats suivants : Tunis, Ariana, Ben Arous, La Manouba, Béja, Jendouba, Le Kef, Siliana, Zaghouan, Bizerte, Nabeul, Sousse, Monastir, Mahdia et Sfax.
Cette décision intervient en raison de la poursuite des fortes pluies et de la hausse du niveau des eaux sur de nombreuses routes menant aux établissements scolaires, et vise à assurer la sécurité de l’ensemble de la communauté éducative.
Equipe nationale : La composition du nouveau staff technique dévoilée
La Fédération tunisienne de football a dévoilé, ce mardi, la composition complète du nouveau staff technique de la sélection nationale, dirigé par Sabri Lamouchi. Ce dernier comptait annoncer lui-même cette composition au cours d’une conférence de presse, mais elle a été annulée en raison des intempéries.
Voici, par ailleurs, la composition de ce staff :
Sélectionneur en chef: Sabri Lamouchi
Sélectionneur-adjoint: Michael Hefele
Entraîneur des gardiens: Olivier Pedemas
Préparateur physique: Cédric Blomme
Responsable du "Département analyse": Wahbi Khazri.
K.Z.
E.N. : Quatre tests amicaux en prévision du Mondial 2026
La Fédération tunisienne de football a annoncé que la sélection nationale disputera quatre matches amicaux, en prévision de la Coupe du monde 2026. Le programme de ces tests s’établit comme suit :
Le 29 mars 2026 à Toronto, à 01h00 (heure de Tunis) face à Haïti.
Le 1er avril 2026 à Toronto, à 0h30 (heure de Tunis) contre le Canada.
Le 1er juin à Vienne, à 19h45 (heure de Tunis) face à l'Autriche.
Le 6 juin 2026 à Bruxelles, à 14h00 (heure de Tunis) contre la Belgique.
Rappelons que les Aigles de Carthage évolueront dans le groupe F de la Coupe du monde avec les Pays-Bas, le Japon et un barragiste européen (Pologne / Suède / Ukraine ou Albanie).
Intelligence artificielle : Silence, on déshabille les femmes sur X…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le monde entier est sous le choc suite à la publication sur X de milliers de photos de femmes nues grâce à l’Intelligence artificielle. Cette affaire met en lumière les risques éthiques, juridiques et sociaux de l’IA générative...
La pression sur X (anciennement Tweeter) s’intensifie après la diffusion de fausses vidéos sur le réseau social d’Elon Musk. La Grande-Bretagne et l’Union européenne exigent des explications sur la manière dont la plateforme protège ses utilisateurs, face à des images de femmes et de mineures à caractère sexuel, générées par son assistant d’intelligence artificielle Grok.
A titre d’exemple, l'Ofcom, le régulateur officiel des communications au Royaume-Uni, a indiqué dans un communiqué relayé par RFI : « Nous sommes conscients des sérieuses inquiétudes concernant une fonctionnalité de Grok sur X qui génère des images de personnes dénudées et des images sexualisées d'enfants", Le régulateur a indiqué avoir contacté "urgemment" X pour "comprendre quelles mesures" ce réseau social a introduites afin de "respecter ses obligations légales » concernant la protection des utilisateurs au Royaume-Uni.
« En fonction de leur réponse, nous procéderons à une évaluation rapide pour déterminer s'il existe des problèmes de conformité susceptibles de justifier une enquête" », a ajouté l'Ofcom.
Selon le journal français Le Monde, entre le 25 décembre et le 1ᵉʳ janvier, près de la moitié des images générées par l’IA Grok représentaient des personnes partiellement dénudées.
Des milliers d’internautes ont donc utilisé cet outil pour créer des contenus visant à "déshabiller" des femmes, des adolescentes et même des enfants, expliquent les chercheurs de l’ONG européenne AI Forensics, qui ont tenté de mesurer l’ampleur du phénomène en analysant 20000 images produites par Grok durant cette période. Cette affaire met, en effet, en lumière les risques éthiques, juridiques et sociaux de l’IA générative. Comment, justement, faire face aux dérapages de l’IA
Régulation…
Même si l'assistant d'intelligence artificielle du réseau X a reconnu vendredi l'existence de "failles" ayant permis à des utilisateurs d'obtenir de lui des images à caractère sexuel impliquant des mineures ou des femmes, les experts sont unanimes quant à la régulation de l'IA qui devient un enjeu mondial majeur.
A cet effet, l’ingénieur en informatique, Fakher Karouida, nous a indiqué : « Une étude menée par deux chercheurs, Marin de La Rochefoucauld et Adnane Chader, a montré que depuis le déploiement de technologies telles que ChatGPT en 2022 et Gemini plus récemment, la diffusion de ces IA s’est rapidement accélérée, affectant des domaines sensibles tels que la santé, la sécurité et les droits fondamentaux.
Cette adoption rapide et étendue a soulevé des préoccupations éthiques, sociales et sécuritaires majeures. Elle a provoqué une prise de conscience croissante soulignant la nécessité d’une réponse réglementaire adaptée pour réguler cette technologie disruptive. Malgré ses avantages, l’IA s’accompagne cependant de risques et soulève nécessairement des préoccupations économiques et sociales.
Le risque pour cette technologie est d’être, en effet, utilisée à des fins malveillantes, par exemple dans le cadre de cyberattaques ou de manipulations du marché, qui pourrait déstabiliser les industries et avoir des conséquences économiques considérables. Aussi, au niveau moral, l’IA peut être utilisée pour générer des contenus à caractère sexuel comme c’est la cas dans cette affaire de Grok.
En ce sens, l’année 2024 marque un tournant décisif avec l’adoption de l’AI Act par l’Union européenne, reflétant une volonté forte de réguler l’usage de l’IA. Cet acte législatif vise à établir un cadre juridique pour l’utilisation de l’IA en mettant en place des exigences strictes pour les systèmes d’IA considérés à haut risque, notamment dans les domaines de la transparence et de l’interopérabilité.
La Tunisie est appelée ainsi à mettre en place ses propres outils de régulation. La régulation de l’IA par les pouvoirs publics est cruciale pour garantir que son développement et son utilisation servent le bien-être général de la société, tout en minimisant les risques potentiels. Néanmoins, bien que ce cadre juridique européen ainsi que les initiatives internationales représentent des avancées significatives, la régulation de l’IA demeure un défi complexe.
Les questions de sécurité, de transparence, de responsabilité et de non-discrimination sont au cœur des préoccupations. La mise en œuvre effective de ces réglementations nécessite une coopération continue entre les législateurs, les organismes de recherche mais aussi avec les entreprises pour adapter les lois aux évolutions technologiques rapides ».
M.B.S.M.
Éditorial : Se prescrire une (petite) dose de démonopolisation … - Par Hassan GHEDIRI
La crise de médicaments perdure depuis des années en Tunisie, mais elle prend ces derniers temps des formes graves avec des dysfonctionnements dangereux du système d’approvisionnement, mettant en péril la santé de milliers de malades chroniques. Aussi, faut-il souligner que l’examen des anomalies qui entravent la bonne marche du processus aboutissent presque toujours aux mêmes conclusions.
En fait, derrière les pénuries de médicaments devenues très fréquentes et qui viennent aggraver la souffrance des citoyens qui éprouvent de grandes difficultés à accéder à des soins respectueux, il y a une très longue liste de déficiences réglementaires et structurelles.
Elle inclut des problèmes de planification, de coordination et de répartition des responsabilités au niveau des chaînes d’approvisionnement qui se manifestent par une mauvaise gestion des ressources et engendrent des crises répétitives. Il y a toutefois aujourd’hui une certitude sur laquelle tout le monde s’accordait selon laquelle le problème concerne le modèle de la gouvernance du secteur des médicaments dans sa globalité.
C’est-à-dire la manière par laquelle est organisé le marché pharmaceutique dans le pays. Un casse-tête permanant pour les autorités et un calvaire quotidien pour les patients et les prestataires de services de soin, les pénuries de médicaments en Tunisie peuvent se justifier par diverses anomalies impliquant tous les acteurs mais qui tendent toujours à remettre en cause le droit de monopole détenu par l’Etat par l’intermédiaire de la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT).
Aux prises d’une spirale d’endettement sans fin, la PCT n’arrive plus à remplir convenablement sa principale responsabilité de garantir la disponibilité de beaucoup de médicaments d’une importance vitale pour des centaines de milliers de citoyens. Faisant cavalier seul dans l’importation des médicaments, cet établissement a de plus en plus de mal à jouer un rôle clé dans le domaine de la santé publique.
Les débats sur le monopole étatique de l’importation des médicaments restent vifs mais ils se posent aujourd’hui avec une plus grande intensité au regard des difficultés que trouve l’Etat pour préserver l’équilibre très précaire de la trésorerie publique.
D’aucuns pensent qu’il est aujourd’hui temps pour engager des réformes courageuses favorisant une implication efficace du secteur privé dans l’importation des médicaments.
Cette démonopolisation n’est d’ailleurs pas uniquement recommandée pour les médicaments, mais elle n’a pas cessé d’être proposée comme réponse aux crises d’approvisionnement de plusieurs denrées alimentaires fréquemment soumises à des tensions sur le marché local à cause des déficits financiers.
Réduire le monopole étatique sur l’importation des médicaments implique d’ouvrir le marché aux opérateurs privés via la promotion des partenariats public-privé, l’assouplissement des réglementations et des incitations pour le développement de l’industrie locale. Bien sûr, tout en préservant à l’Etat son autorité de régulation et ses prérogatives de contrôle et d’inspection.
Jusqu’ici, l’Etat ne l’entend pas de cette oreille justifiant souvent sa rigidité par le devoir de protéger la santé des citoyens. Beaucoup de pays ont toutefois franchi le pas de la démonopolisation de l’importation des médicaments sans pour autant sacrifier la santé publique, et ce, à travers des garde-fous réglementaires appropriés et efficaces.
Ils l’on fait à travers des dispositifs de régulation qui permettent de protéger la santé de la population tout en facilitant l'accès aux médicaments. Il suffit de mettre en place un cadre réglementaire établissant des critères stricts de contrôle de qualité, de traçabilité et de conformité aux normes.
C’est-à-dire des procédures bien définies qui exigent des inspections drastiques, l'enregistrement des produits et la vérification des licences des fabricants étrangers pour protéger la santé publique.
Remédier à la crise des médicaments en Tunisie, cela exige de l’Etat de s’engager dans un processus d’ouverture du marché et d’accepter de se passer de ces monopoles.
H.G.
Intempéries : Kaïs Saïed mobilise l’Armée et se rend à Radès et Grombalia
Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu dans l’après-midi de ce mardi 20 janvier 2026 dans la région de Radès, dans le gouvernorat de Ben Arous, puis dans la localité d’El Argoub relevant de Grombalia, dans le gouvernorat de Nabeul. Cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi continu de la situation générale du pays, à la suite des perturbations météorologiques et des fortes précipitations enregistrées ces dernières heures.
Le chef de l’État avait auparavant donné des instructions aux forces armées afin d’intervenir dans les opérations de secours et de sauvetage dans les différentes régions touchées.
Selon les données enregistrées au cours des dernières 24 heures, entre lundi 19 janvier à 7h et mardi 20 janvier à 7h, les quantités de pluie ont dépassé les 100 mm dans plusieurs zones. Les cumuls les plus élevés ont été relevés à Sayada (242 mm), Monastir-Port (230 mm), Zaghouan (212 mm), Sidi Bou Saïd (206 mm) et Oued El Hamma (203 mm).
Classement FIFA : L’Espagne garde la main, le Sénégal dans le top 12
Le classement mondial FIFA du mois de janvier 2026 a été officiellement dévoilé, confirmant la hiérarchie actuelle du football international. L’Espagne reste au sommet, tandis que le Sénégal, après avoir remporté la CAN 2025, grimpe un peu plus. Voici le top 20 des nations du football.
Grâce à sa régularité et à ses récentes performances, l’Espagne conserve la première place mondiale avec 1877,18 points, devançant de peu l’Argentine (1873,33), championne du monde en titre. La France complète le podium avec 1870 points, toujours portée par un effectif dense et compétitif. Derrière ce trio, l’Angleterre (4e) et le Brésil (5e) restent solidement installés dans le Top 5, tandis que le Portugal, les Pays-Bas et le Maroc confirment leur constance au plus haut niveau. Huitième, le Maroc demeure la meilleure nation africaine du classement.
Le Sénégal grimpe au classement
Autre fait marquant de cette édition reste la montée du Sénégal qui occupe désormais la 12e place avec 1706,83 points. Celui-ci se rapproche du Top 10 et confirme son statut comme une forte nation du football africain et mondial. L’Allemagne (10e) fait son retour dans le Top 10, alors que l’Italie (13e) et l’Uruguay (17e) poursuivent leur transition. Les États-Unis, le Japon et l’Iran complètent le Top 20.
À noter que ce classement FIFA de janvier 2026 servira de référence majeure pour les prochaines compétitions internationales.
Ligue 1-17e journée : Le ST s’impose à Kairouan et rejoint le CA
Grâce à sa victoire contre la Jeunesse Sportive Kairouanaise (0-1), au stade Hamda Laaouani à Kairouan, le Stade Tunisien a réalisé une bonne opération, mardi.
La rencontre a débuté sur un rythme assez soutenu avec une nette domination stadiste. Après trois occasions ratées et un but refusé, le ST a fini par trouver la faille par l’intermédiaire du jeune Rafaeddine Riahi, d’une belle frappe des 18 mètres (26’).
Malgré leurs efforts, les locaux n’ont pas réussi à revenir au score et le ST a fini par arracher une victoire amplement méritée, la première pour Ammar Souayeh, le nouveau coach stadiste.
Cette victoire permet au ST de rejoindre le Club Africain à la seconde place en attendant la suite de cette 17e journée.
K.Z.
La Tunisie sous la pluie : Le réchauffement climatique est passé par là…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Routes coupées, villes entières inondées, des familles évacuées et écoles fermées, tel est le premier bilan de ces pluies diluviennes qui s’abattent sur la Tunisie depuis deux jours. Quelles sont les causes de ces précipitations inhabituelles et à quoi faut-il s’attendre dans les semaines à venir ?
Un lundi pas comme les autres, ce qu’ont vécu les Tunisiens en début de cette semaine avec des pluies abondantes, orageuses et localement torrentielles, affectant principalement le Grand Tunis, le Cap Bon, la région de Bizerte, Zaghouan, le Sahel et d’autres zones côtières du pays. Bilan provisoire : deux morts.
Ces pluies exceptionnelles ont atteint les 200 millimètres en 24 heures dans certaines régions, mettant à mal une infrastructure fragile, vétustes et mal entretenue.
Selon, l’Institut National de Météorologie, plusieurs régions ont enregistré des pluviométries records à l’image de Sidi Bou Saïd (Grand Tunis) : 120 mm, Takelsa (Nabeul) : 90 mm, Bouchrik (Nabeul) : 82 mm, Hammam Lif (Ben Arous) : 80 mm, El Haouaria (Nabeul) : 70 mm, La Goulette (Tunis) : 66 mm, Oudhna (Ben Arous) : 46 mm. Quelles sont, justement, les causes de ces pluies torrentielles inédites depuis plus de cinquante ans ?
Alors, en effet, que tout le monde parlait de la tempête Harry qui serait à l’origine de ces pluies diluviennes, l'ingénieur à l'Institut national de la météorologie (INM) Sarhane Rahali a démenti, les informations qui circulent sur les réseaux sociaux, selon lesquelles, la Tunisie est touchée par la tempête "Harry", qui s'est installée sur le bassin méditerranéen.
Sarhane Rahali a, en outre, indiqué que « les perturbations météorologiques, enregistrées notamment sur le nord, le nord-est et le Sahel, sont essentiellement dues à des cellules orageuses, actives en mer, qui ont provoqué d’importantes quantités de pluies ». Mais pour certains experts, le dérèglement climatique est, aussi, pour quelques choses. Sommes-nous, justement, préparés à ces violents bouleversements du climat ?
Système d’alerte…
De l’avis de tous les experts, la Tunisie est l’un des pays les plus exposés aux effets du réchauffement climatique. A ce sujet, l’activiste écologiste et juriste, nous a indiqué : « le dernier rapport de la Banque mondiale montre que a Tunisie est extrêmement vulnérable aux catastrophes hydrométéorologiques (hydromet), telles que les inondations, les sécheresses, les chaleurs extrêmes et canicules, et l'élévation du niveau de la mer.
Le dernier profil national de risque de catastrophe réalisé par la Banque mondiale estime que les inondations à elles seules entraînent une perte annuelle moyenne de 40 millions de dollars (soit 0,1 % du PIB de la Tunisie en 2022).
Les phénomènes à l’origine de ces risques, y compris le changement climatique, la croissance démographique, les changements d'utilisation des terres et l'urbanisation, augmentent la gravité et la fréquence de ces événements ». Comment faire, alors, face à ces risques ?
Selon notre interlocuteur : « les experts propose une feuille de route qui comporte trois phases de développement successives conçues pour transformer les prestataires de services météorologiques et hydrologiques en Tunisie en entités techniquement solides et modernes capables de remplir leurs mandats de service public.
La feuille de route précise que les avantages des services hydrométéorologiques sont nettement supérieurs aux coûts d’investissement et d’exploitation nécessaires pour les fournir.
L’efficacité accrue des services hydrométéorologiques et d'alerte précoce en Tunisie permettra d’obtenir les informations critiques qui permettent de protéger les vies avant la venue d’une catastrophe et la promotion d‘une croissance économique plus équitable dans de multiplies secteurs ».Et d’ajouter : « il faut également se pencher sur l’état de l’infrastructure et investir dans sa modernisation afin qu’elle puisse faire face à tous les risques liés aux catastrophes naturelles ».
M.B.S.M.
Intempéries: Pluies record en quelques heures, Beni Khalled en tête avec 146 mm
L’Institut national de la Météorologie a indiqué dans son bulletin de suivi publié ce mardi 20 janvier 2026, que les cumuls de pluie les plus importants enregistrés entre 7 heures du matin et midi ont atteint : 146 mm à Beni Khalled, 68 mm à Korba, 60 mm à La Goulette et Charria, 45 mm à Mahdia et Hammam Lif.
Les unités de la Protection civile poursuivent leurs interventions à travers le pays, face à la poursuite des fortes pluies tombées depuis 16 heures hier lundi, et ce sans interruption jusqu’à présent.
Des décès enregistrés à Moknine
Tunis a connu une nuit particulièrement difficile à cause de fortes pluies ayant provoqué des inondations dans plusieurs quartiers, notamment dans la banlieue nord. À Sidi Bou Saïd, les précipitations ont atteint 180 millimètres, selon Khélil Mechri, chef de la sous-direction des opérations et du suivi à la Protection civile.
Jusqu’à 5 heures du matin ce mardi 20 janvier 2026, les équipes de la Protection civile sont intervenues pour 106 opérations de pompage, 105 constats de l’état des routes, l’enlèvement de 109 véhicules et l’évacuation de 15 personnes. Quatre décès ont été confirmés dans la délégation de Moknine, dans le gouvernorat de Monastir.
La plupart des interventions ont porté sur le pompage des eaux dans les habitations et le dégagement des véhicules bloqués sur les routes, alors que les autorités appellent à la vigilance face à la persistance des fortes pluies.
Intempérie : Craindre le pire
Depuis dimanche, un épisode exceptionnel de pluies diluviennes a frappé la Tunisie, particulièrement les régions du Grand Tunis, du Cap Bon, de Bizerte, de Zaghouan et du Sahel, avec des précipitations qui ont parfois dépassé 150 à 200 mm en l’espace de 24 heures.
Notre pays qui s'expose de plus en plus sévèrement aux phénomènes climatiques extrêmes présente beaucoup de vulnérabilités dans son infrastructure mettant la population dans des situations très difficiles.
Le manque de ressources et l'absence de mesures d'anticipation efficaces risquent de rendre les effets des changements climatiques encore plus graves dans les années à venir.
H.G.















