Ligue 1- match de rattrapage de la 20e J. - 13h00 - EST-ST: Un derby prometteur
Par Jamel Belhassen
Entre deux prétendants au titre de champion et qui font partie du trio de tête, le derby tunisois entre l'Espérance et le Stade Tunisien programmé pour cet après-midi à Rades promet des émotions fortes.
Les deux clubs ont changé d'entraîneur. L'Espérance qui s'est séparée de Kanzari , a confié l'équipe première au directeur technique adjoint Christian Braconi en attendant la confirmation du Français Patrice Beaumelle. Ce dernier exige un contrat de deux ans et demi et la réception des salaires couvrant la même période en cas de séparation en cours de route alors que le club Sang et Or propose un contrat d'un an et demi et une indemnité de trois mois ou.un peu plus en cas de divorce avant terme.
Au Bardo Said Saibi a succédé à Ammar Souayah et cherche pour son premier match un résultat positif face au championnat sortant, ce qui est dans les cordes du club stadiste qui s'accroche bien au podium. Sur le plan technique, chaque équipe a des atouts non négligeables dans les trois compartiments du jeu.
L'Espérance récupére Toughai et Jelass et Sassei, absents face à l'ASSoliman et compte engranger trois nouveaux points pour virer en tête du classement avant un autre match à récupérer à Metlaoui, mercredi prochain.
Le Stade Tunisien , lui, visera une victoire qui lui permet de rester en contact avec la première place pour pouvoir jouer ses chances jusqu'au bout dans la course au titre. Avec une défense solide. un milieu combatif et une attaque toujours capable du meilleur, les Bardolais abordent ce duel avec une grande ambition. C'est dire que le public pour espérer assister à un derby de qualité, disputé et passionnant.
J.B.
Les rendez-vous ramadanesques du Club culturel Tahar Haddad
Treize soirées rythmeront le programme des “Nuits ramadanesques” 2026 du Club Culturel Tahar Haddad, programmées du 21 février au 11 mars 2026.
La programmation s’ouvre le samedi 21 février avec Mohamed Ali Chebil, avant de laisser place, le 22 février, au spectacle « Stambali Fusion » porté par Belhassen Mihoub. Le 23 février, Abdallah Mresh présentera « Nesmat Machrikiya », tandis que le 25 février, Souhail Charni investira la scène avec « Sertanova », dans le cadre du Festival de la médina. Les soirées se poursuivent avec Haythem Hadhiri le 26 février, Dorsaf Hamdani et son spectacle « Taranim » le 27 février, puis Selim et Nour Arjoun le 28 février.
Au début du mois de mars, le public retrouvera Chahrazed Helal le 1er mars, suivie de Noha Rhaiem le 3 mars. Une place particulière est accordée au cinéma avec la soirée du 7 mars, « Un autre automne pour les amateurs », proposée par la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (FTCA). Le 8 mars, Montassar Lamiri animera la soirée « Naghma w Hikaya » avant que Haykel Siala ne présente « Rafik El-Darb » le 10 mars. La clôture aura lieu le 11 mars avec « Entre l’Orient et l’Occident » de Sabri Ouni.
Il est à noter que toutes les soirées sont programmées à 22h00, au Club Culturel Tahar Haddad.
Editorial : Un pruneau dans le buffet …
Par Chokri Baccouche
Elle est un sacré bout de femme malgré son apparence frêle. A cheval sur les principes et d’une bravoure à toute épreuve, elle est le porte-voix des opprimés et une farouche défenseuse de la liberté. Dotée d’un courage massif, elle n’hésite pas à dire la vérité toute crue, sans gants ni fioriture, surtout lorsqu’il s’agit de dénoncer vertement et ouvertement les crimes atroces commis par l’armée israélienne dans les territoires occupés.
Loin d’être intimidée par les menaces et les attaques en règle portées à son encontre par ses détracteurs sionistes et leurs affidés indignes qui se recrutent par dizaines parmi la classe politique occidentale, elle revient à chaque fois à la charge avec la ferme détermination de continuer à crier tout haut tout ce que sa noble conscience lui dicte. Une conscience trempée dans l’acier de l’humanisme, l’encre de la vérité et l’élixir de la justice.
Celle-là même qui a été clouée au pilori et vouée aux gémonies par ceux qui prétendent être, paradoxalement, les chantres des libertés et les gardiens du temple de la démocratie. On l’aura certainement deviné, il s’agit de Francesca Albanese, l’intrépide rapporteuse spéciale sur la situation dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967.
Mme Albanese fait l’objet ces derniers jours d’une campagne de désinformation sans précédent qui transpire le complot. Une vile intrigue ourdie par les chiens de garde de l’idéologie sioniste raciste. Opérant sur les réseaux sociaux, ces spécialistes es-propagande et coups bas ont délibérément tronqué une vidéo en déformant gravement les propos de la rapporteuse onusienne avant de la publier.
Ils lui ont fait dire « que l’humanité n’a qu’un seul ennemi : Israël ». C’était de l’intox, de la pure intox bien sûr mais malheureusement c’en était suffisant pour que toute une armée de crédules et d’imbéciles heureux parmi les tifosis d’Israël et surtout des politiciens européens tombent, tête baissée, dans le piège et se font avoir comme des bleus.
Plusieurs ministres et responsables européens sont montés, du coup, au créneau dénonçant les « propos haineux et outranciers visant non pas le gouvernement israélien (…) mais Israël en tant que peuple et en tant que nation ». Scandalisés, ces dirigeants européens sont rentrés dans une sorte de transe bassement partisane.
Non seulement ils ont injustement jeté l’opprobre sur Francesca Albanese en publiant à son encontre des posts désobligeants sur les réseaux sociaux mais ils ont carrément demandé la démission expresse de leur victime du jour.
La réaction des responsables européens est, le moins qu’on puisse dire, piteuse, pathétique et risible, malgré le caractère dramatique de l’affaire qui touche à l’honneur et à la dignité d’une femme juste, une Mère Térésa en puissance en version politique. Une femme qui dérange bien évidemment les sbires israéliens et par ricochet les thuriféraires occidentaux de l’entité sioniste.
Ces derniers n’ont même pas pris soin de vérifier l’information comme l’exigent la déontologie et une certaine étique politique. Ils ont vite fait de mordre à l’hameçon et d’avaler la couleuvre de la propagande sioniste qui cherche par tous les moyens à neutraliser Francesca Albanese afin d’étouffer une bonne fois pour toutes la vérité et taire cette voix qui dérange et qui met à nu les crimes génocidaires de l’entité sioniste dans les territoires palestiniens occupés.
Les attaques scandaleuses contre Francesca Albanese sont non seulement iniques et révoltantes mais elles reflètent également et surtout l’hypocrisie sournoise et perfide des dirigeants européens.
Autant ces derniers démarrent au quart de tour et font preuve d’un zèle inégalé qui frise le délire quand il s’agit de défendre, bec et ongles Israël, autant ils se font aussi muets qu’une carpe et aussi aveugles qu’une taupe face aux exactions et aux atrocités commises par l’entité sioniste contre les populations civiles palestiniennes.
La lâcheté des responsables européens et leur refus de demander des comptes à Israël contrastent fortement avec l’engagement sans faille de la rapporteuse spéciale à dire la vérité aux tenants du pouvoir, dénonce à juste titre Amnesty International.
Pour cette ONG, la campagne de désinformation en cours qui vise à discréditer Francesca Albanese n’est ni plus ni moins qu’un « écran de fumée servant à détourner l’attention du génocide perpétré par Israël à Gaza, de son système d’apartheid et de son occupation illégale du territoire palestinien occupé ». Mine de rien, les propagandistes sionistes de service ne croyaient pas inventer meilleur slogan que celui d’ « Israël, ennemi commun de l’humanité ».
Dans leur quête incessante de travestir la réalité pour induire en erreur l’opinion publique internationale et camoufler les crimes sionistes, ils ont fini par se tirer un pruneau dans le buffet. On ne peut pas cacher un cadavre en putréfaction dans un placard sans en être dénoncé par les odeurs pestilentielles du macchabée…
C.B.
La Grande Mosquée de Testour : une âme andalouse
La mosquée de Testour est pourvue de deux cours. La plus grande est située au nord, la seconde à l'ouest de la salle de prière. La grande cour (17,70 x 26,20 m) est entourée de portiques à arcs en plein cintre, portés par des colonnes et chapiteaux antiques, en pierre calcaire. Les portiques sont couverts de toits à une seule pente, présentant une légère inclinaison vers l'intérieur. La cour est pavée de dalles de pierres calcaires antiques remployées. Au milieu de la cour, un cadran solaire porte une inscription mentionnant le nom de l'artisan, Ahmed al-Harrar, et la date de 1174 H (1761 J.-C.).
Le minaret, haut de 22,50 m, occupe l'angle nord-est. Il se compose d'une tour carrée de 4,50 m de côté, surmontée d'une seconde tour octogonale. L'ensemble est couronné d'un lanternon à toit pyramidal en bois.
Les quatre angles de la tour carrée sont surmontés de petits pinacles cylindriques coiffés d'icônes. Contrairement à la tour carrée, la tour octogonale est richement décorée de céramique émaillée et percée de baies géminées au niveau supérieur. Au-dessous de l'une des baies est incrusté le cadran d'une horloge, phénomène unique dans le décor des minarets de l'époque.
La salle de prière rectangulaire (25,85 x 19,12 m) est couverte de voûtes d'arêtes sur arcs en plein cintre portés par des colonnes et chapiteaux antiques. Elle est divisée en neuf nefs et sept travées. L'allée centrale porte deux coupoles, une au centre et une au devant du mihrab, dont l'encadrement est surmonté d'un fronton triangulaire. Deux pointes de diamants et des palmettes agrémentent les écoinçons.
Outre les éléments décoratifs (pinacles, fronton triangulaire, toits en pentes…), le mode de construction rattache le monument à la tradition andalouse. Les murs sont en chaînage de briques et remplissage en moellon, exactement sur le mode tolédan.
Programme In Situ Platform : Cinq artistes tunisiens sélectionnés
Cinq artistes tunisiens, ayant postulé au programme In Situ Platform, dédié à la création artistique en espace public, ont été sélectionnés, a annoncé l’association L’Art Rue, qui représente la Tunisie au sein de ce programme.
Il s’agit de Afef Omri avec son projet « Audioclopedia », Ahmed Ben Abid avec « Tracked/Unplaced », et Asma Mokni, Khaled Marweni, ainsi que Yakin Guedri avec le projet « Echo ».
D’une durée de quatre ans (2025–2028), la plateforme In Situ a pour objectif d’identifier et de soutenir 200 artistes émergents issus des pays partenaires, dont la Tunisie. Le programme s’adresse à des artistes évoluant dans des disciplines telles que la danse, le cirque, le théâtre, la performance, les arts visuels, la musique, l’art numérique ou encore l’art communautaire.
Cofinancé par le programme Europe créative de la Commission européenne, IN SITU PLATFORM propose un modèle de soutien innovant favorisant le développement de créations artistiques dans l’espace public et dans des lieux non conventionnels à travers l’Europe. Le projet est structuré en trois cycles successifs, d’une durée d’un an et demi chacun. Chaque cycle comprend deux phases distinctes : une première dédiée à l’apprentissage et à la découverte, et une seconde axée sur la production et la présentation des œuvres.
Le programme offre également des opportunités de rencontre, de production artistique et d’apprentissage en ligne, notamment à travers des échanges avec des artistes expérimentés et un laboratoire immersif. Ces dispositifs visent à renforcer le réseautage, à enrichir les parcours créatifs des artistes, à favoriser le développement de leurs projets dans des environnements collaboratifs et à accroître leur visibilité.
Appel à candidatures pour le projet « Plateforme Venus » au Palais Ennejma Ezzahra
Le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM) vient de lancer un appel à candidatures pour le projet « Plateforme Venus : inventaire numérique interactif, annotations scientifiques et étiquetage des collections historiques du palais-musée Ennejma Ezzahra ». Cette initiative vise à valoriser, structurer et moderniser la gestion des collections patrimoniales grâce à des outils numériques conformes aux standards scientifiques contemporains. Le dernier délai pour postuler est le 12 mars : 2026.
Les candidats retenus assureront le pointage et le recollement des objets, la saisie, correction et vérification des fiches-objets, ainsi que la génération et l’impression des numéros d’inventaire et QR Codes, avec pose sur les objets concernés.
L’appel s’adresse aux titulaires d’une licence ou plus en histoire, archéologie ou patrimoine. Une formation en conservation, gestion de bases de données, langues ou techniques d’inventaire, ainsi qu’une expérience dans les musées ou le patrimoine, seront des atouts. Les candidats doivent pouvoir identifier les pièces, leurs catégories et leur datation, maîtriser les termes techniques de l’inventaire et les outils informatiques associés.
Les dossiers doivent inclure copie de la carte d’identité, CV, lettre de motivation et justificatifs académiques/professionnels. L’évaluation portera sur diplômes, formation, expérience et profil général, y compris maîtrise des langues et outils informatiques. Date limite : 12 mars 2026 à 12h00.
Inaugurée le 21 juin 2024 au Palais Ennejma Ezzahra à Sidi Bou Said, la « Plateforme Venus » digitalise les collections et espaces du palais pour offrir une expérience interactive et accessible, y compris aux personnes non voyantes et malvoyantes. Nommée d’après l’étoile Vénus, symbole du palais, cette initiative pionnière permet aux visiteurs, chercheurs et passionnés d’histoire de découvrir les trésors d’Ennejma Ezzahra tout en contribuant à la préservation et à la transmission du patrimoine tunisien.
L’histoire des prophètes : Le Prophète Youssouf (Joseph)
Jacob avait douze garçons, premiers ancêtres des douze tribus des Enfants d'Israël. Le plus noble, c'est-à-dire plus auguste et, le plus célèbre d'entre eux, était Joseph. Joseph (Youssouf en arabe), à l'instar d'Abraham (Ibrahim) et de Jonas (Younous), fait partie des prophètes dont le Coran relate brillamment l’histoire.
Cette Sourate, qui porte son nom raconte non seulement un récit passionnant, mais dégage aussi une morale aux multiples sens qui devraient servir d’exemple à tout croyant. C’est l’histoire du Prophète Youssouf (Joseph) fils de Jacob (Yacoub) , connu également dans les écritures juives et chrétiennes. Allah révéla cette histoire à notre Prophète Mohammed lorsqu’un Israélite lui demanda ce qu’il savait sur Youssouf (Joseph). Les histoires, dans le Coran, sont généralement réparties sur plusieurs versets et plusieurs sourates.
Mais l’histoire de Youssouf est unique, car elle fut révélée en une seule sourate, du début à la fin. Cette sourate nous apprend les joies, les peines et les diverses épreuves de Youssouf et nous fait découvrir le déroulement de sa vie sur plusieurs années, tandis qu’il s’arme de patience et de piété, pour sortir victorieux de cette incroyable saga. L’histoire de Youssouf débute par un rêve et se termine par l’interprétation de ce rêve.
À la différence de la Bible, le Coran, comme à son habitude, ne s’attarde pas sur les détails historiques. Par son universalité, il les néglige volontairement au profit de l’engagement spirituel. Allah dit : "Nous te racontons le meilleur récit, grâce à la révélation que Nous te faisons dans ce Coran même si tu étais qu’auparavant du nombre des inattentifs (à ces récits)." (Coran 12/3)
Les histoires du Prophète Youssouf (Joseph) dans le Coran commence par Youssouf (Joseph) raconte un rêve prémonitoire à son père, dans lequel il voit onze étoiles, le soleil, ainsi que la lune se prosterner devant lui. Jacob le met alors en garde de ne pas révéler ce songe à ses frères, ces derniers pouvant se sentir vexés et attenter à sa vie. Son père l’écouta attentivement et son visage devint rayonnant de joie, car Youssouf (Joseph) venait de lui raconter un rêve qui parlait de la réalisation d’une prophétie.
Allah dit : "Quand Joseph dit à son père : « Ô mon père ! J’ai vu (en songe), onze étoiles, et aussi le soleil et la lune ; je les ai vus prosternés devant moi." (Coran 12/4)
Youssouf (Joseph) avait onze frères ; son père était le prophète Jacob et son arrière-grand-père était nul autre que le prophète Abraham. Jacob interpréta ce rêve comme signifiant que Youssouf (Joseph) serait celui de ses fils qui continuerait de porter la " lumière de la maison d'Allah"2, ce qui voulait dire qu’il fallait garder bien vivant l’appel d’Abraham à n’adorer qu’un seul et unique Dieu. Mais la joie, sur le visage de Jacob, s’estompa aussi vite qu’elle était apparue et il implora son fils de ne rien mentionner de son rêve à ses frères.
Alors Jacob dit à Youssouf : Allah dit : "Ô mon fils, dit-il, ne raconte pas ta vision à tes frères car ils monteraient un complot contre toi ; le Diable est certainement pour l’homme un ennemi déclaré. Ainsi ton Seigneur te choisira et t’enseignera l’interprétation des rêvés, et Il parfera Son bienfait sur toi et sur la famille de Jacob, tout comme Il l’a parfait auparavant sur tes deux ancêtres, Abraham et Isaac, car ton Seigneur est Omniscient et Sage. " (Coran 12/5-6).
Sources : Les histoires des Prophètes d'Ibn Kathir
La Tunisie prend part aux travaux de la 19ème session du Comité Intergouvernemental pour la Protection et la Promotion de la Diversité des Expressions Culturelles
Une délégation tunisienne, présidée par l’ambassadeur, Délégué Permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO, Dhia Khaled, a pris part aux travaux de la 19ème session du Comité Intergouvernemental pour la Protection et la Promotion de la Diversité des Expressions Culturelles, institué par la Convention de 2005 de l’UNESCO et dont la Tunisie est membre élu pour le mandat 2025-2029.
Selon un communiqué de la Délégation Permanente de la Tunisie auprès de l’UNESCO, la délégation tunisienne a souligné la position et l’approche de la Tunisie sur les différents points inscrits à l’ordre du jour de la session et qui ont porté, principalement, sur la mise en œuvre de la Convention de 2005 dans un environnement numérique et les enjeux relatifs au traitement préférentiel des pays en développement.
La session qui se tient à Paris, du 17 au 20 février 2026, a été marquée par la participation des vingt-quatre Etats membres du Comité, des observateurs et des représentants des Organisations de la Société Civile, de même que par le lancement de la quatrième édition du rapport « Re/Penser les politiques en faveur de la créativité ».
Le document fait appel à la mise en place de politiques plus fortes pour protéger les créateurs contre les inégalités croissantes en matière de créativité artistique.
Sheikh Zayed Book Award : Deux auteurs tunisiens parmi les finalistes
Les universitaires tunisiens Ahmed Gasmi et Ahmed Elbahi figurent dans la liste courte de la 20ème édition du Sheikh Zayed Book Award, l’un des plus prestigieux prix littéraires du monde arabe.
Organisé par le Centre de langue arabe d’Abu Dhabi sous l’égide du département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, le prix a dévoilé la deuxième sélection de cette édition anniversaire. Au total, 24 auteurs et institutions issus de 16 pays composent la short-list, confirmant l’envergure internationale de la récompense. La Tunisie figure parmi les finalistes grâce à deux ouvrages de référence.
Dans la catégorie « Critique littéraire et artistique », le Dr. Ahmed Gasmi est retenu pour son ouvrage intitulé « Al Khabar wel ayana » (Infos et témoignages oculaires : vers une nouvelle approche de la perspective et du point de vue dans les arts du récit), paru en langue arabe chez Latrach Édition, en 2024. À travers une réflexion approfondie sur la perspective et le point de vue dans les arts narratifs, il propose une relecture théorique des mécanismes de la narration. Il concourt aux côtés du Libanais Ramzi Mounir Baalbaki et du Jordanien Dr Zuhair Tawfiq pour « Perceiving the World: Mutual Stereotypes Between the Self and the Other ».
Le 2ème chercheur et universitaire tunisien sur la short-list de ce prix est Dr. Ahmed Elbahi dont l’œuvre intitulé « Al-Mu’nis fiAkhbar Ifriqiyya wa-Tunis » (Souhnoun Edition Diffusion, 2025) a été retenu dans la catégorie « Manuscrits arabes, encyclopédies et lexiques ». À travers ce travail, l’universitaire poursuit son travail de valorisation du patrimoine manuscrit arabe et à sa transmission scientifique. Il est en compétition avec le professeur égyptien Dr Mohamed Elkhosht pour « l’encyclopédie des religions » (6 volumes), l’Italien Paolo La Spisa pour l’édition de « Le martyre d’Arthée, texte arabe » ainsi que le Saoudien Ibrahim Mohammad Hamad Albatshan pour le « Diwan de Abou Tayeb al Mutnabbi et ses anecdotes ».
Bon à savoir
Il est à noter que cette 20ème édition a enregistré plus de 4 000 candidatures provenant de 74 pays, dont 21 pays arabes et 53 autres à travers le monde, avec la participation inédite du Chili, de l’Islande et du Luxembourg. Le palmarès 2026 sera annoncé en mars, avant une cérémonie prévue le 13 avril au Zayed National Museum. Chaque lauréat recevra 750 000 dirhams émiratis, tandis que la « personnalité culturelle de l’année » se verra attribuer 1 million de dirhams.
Depuis sa création, le « Sheikh Zayed Book Award » a distingué près de 136 lauréats et s’est imposé comme une plateforme majeure de dialogue culturel et de rayonnement de la culture arabe. La Tunisie a été à maintes reprises présentes et primées dans différentes catégories de ce prestigieux prix. La présence cette année de ces deux chercheurs et universitaires, Ahmed Gasmi et Ahmed Elbahi, dans cette sélection confirme la place active de la Tunisie dans cette dynamique intellectuelle internationale.
Imen.A.
Ksar Saïd : Une explosion dans un appartement fait une dizaine de blessés
Un bâtiment du quartier SPROLS de Ksar Saïd 2 a été secoué par une explosion, ce jeudi soir, une heure après l’Iftar, due, à première vue, à une fuite de gaz naturel qui s’est produite dans un appartement au quatrième étage, là où se trouve un homme qui y vit seul.
D’après les informations fournies par les agents de la protection civile, l’explosion a causé des dommages dans quatre appartements voisins et les unités intervenues sur place et les agents des forces de sécurité ont rapidement pris en charge les victimes et les ont transportées vers plusieurs hôpitaux pour recevoir les soins nécessaires. A priori, cet incident a causé des brûlures et des blessures à environ dix personnes.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’incident et garantir la sécurité des habitants de l’immeuble. Il faut également relever l’intervention rapide des ambulances et des véhicules de la protection civile et de la police, ce qui a permis d’évacuer rapidement les blessés et de rassurer les citoyens de ce quartier.
K.Z.
Les miracles du Coran - Le mystère du Soleil : Quand la Structure du Coran Rencontre l'Astrophysique…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L’histoire des sciences et celle des textes sacrés se croisent parfois de manière inattendue, soulevant des questions qui défient notre compréhension conventionnelle de l’histoire. L’un des exemples les plus fascinants de cette convergence réside dans la corrélation entre la composition chimique du Soleil et la structure linguistique de la 91ème sourate du Coran, intitulée précisément "Le Soleil" (Ash-Shams).
L’astrophysique moderne, grâce à la spectroscopie, a établi une vérité fondamentale : le Soleil est une gigantesque boule de gaz composée principalement d’Hydrogène. Cet élément représente environ 74,9 % de sa masse totale. Dans le tableau périodique des éléments, l’Hydrogène est représenté par le symbole chimique "H".
L’observation frappante réside dans la phonétique et la calligraphie arabe. La lettre correspondant au "H" est le Hā’ (هـ). Or, la Sourate Ash-Shams possède une structure poétique unique : chacun de ses 15 versets se termine par le suffixe "ـهَا" (ha). C’est la seule sourate du Coran à maintenir cette rime interne de manière aussi systématique du premier au dernier verset.
Pour de nombreux observateurs, cette répétition incessante du son et de la lettre "H" dans un chapitre nommé "Le Soleil" ne peut être le fruit du hasard. Comment un homme vivant dans le désert d'Arabie au VIIe siècle, à une époque où l'on ignorait tout de la fusion nucléaire et de la composition des plasmas stellaires, aurait-il pu choisir cette structure spécifique pour décrire cet astre ?
La science face au texte : Un décalage temporel
La science nous apprend que les éléments dont nous sommes faits proviennent d’étoiles anciennes, bien plus massives que notre Soleil, ayant explosé en supernovas. Cette complexité de l'univers souligne la petitesse de notre Terre face aux géants célestes.
À cet égard, la comparaison avec d'autres écrits anciens est saisissante. Dans les textes bibliques, comme en Marc 13:24-30, les étoiles sont décrites comme des objets pouvant "tomber sur la Terre". D'un point de vue purement physique, nous savons aujourd'hui qu'une étoile ne peut tomber sur notre planète : la masse d'une étoile est telle que la Terre serait vaporisée par sa chaleur bien avant tout contact. Cette vision antique des étoiles comme de petits points lumineux mobiles contraste avec la précision symbolique trouvée dans la structure de la sourate "Le Soleil".
Entre miracle scientifique et harmonie linguistique
L’interprétation de cette coïncidence divise souvent les chercheurs : La perspective du "Miracle Scientifique" (I'jaz) : Pour les partisans de cette vision, la répétition de la lettre "H" est un code délibéré. Puisque l'Hydrogène est l'essence même du Soleil, le texte utiliserait la structure linguistique pour refléter une réalité physique alors inconnue de l'humanité.
La perspective linguistique et historique : Les linguistes rappellent que le suffixe "-ha" est un pronom possessif féminin renvoyant au Soleil (Ash-Shams est un mot féminin en arabe). La beauté de la sourate résiderait donc dans sa perfection grammaticale et sa musicalité, créant une ode symphonique à la création.
Que l'on y voie une coïncidence extraordinaire ou un signe d'une connaissance transcendante, le lien entre le symbole de l'Hydrogène (H) et la rime constante en "Hā" (هـ) de la sourate "Le Soleil" demeure un sujet de réflexion profonde. Il illustre la manière dont les textes anciens continuent d'interpeller notre logique moderne, nous poussant à explorer les frontières entre la foi, la langue et les mystères de l'univers.
M.B.S.M.
Digitalisation des banques tunisiennes : Quels seront les effets sur le personnel et sur les clients ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Et si les banques tunisiennes suivaient la vague mondiale de la digitalisation et devenaient à 100% virtuelles, quels seront les effets sur le personnel et sur les clients ?
Alors que les investisseurs attendent beaucoup des promesses de l'IA pour réduire les coûts, les banques tentent d'automatiser une partie de leurs activités. Le premier effet direct de cette transformation serait la réduction du personnel. Les effectifs des banques risquent, en effet, d'être sérieusement remodelés par l'intelligence artificielle.
Près de 200.000 emplois seraient menacés dans ce secteur en Europe d'ici 2030, soit 10% des emplois, selon les prévisions de Morgan Stanley, citées par le Financial Times. Les postes les plus concernés sont ceux des sièges centraux et ceux liés à la gestion des risques et de la conformité, nous apprennent les analystes de la chaine française BFM. L'IA a déjà "supprimé" des emplois "dans la partie qui n'est pas face aux clients", a reconnu Niccolò Ubertalli, le patron de CCF (ex-HSBC France), sur BFM Business.
"Qu'est-ce que ça apporte aux clients ? Un processus beaucoup plus rapide. Un crédit immobilier en une journée, pas en deux ou trois mois. Mais aussi des suppressions de postes", a-t-il avancé. Qu’en est-il, de fait, des banques tunisiennes ?
Interrogé à ce sujet, le cadre bancaire à la BH Bank, Houssine Chalghaf, nous a indiqué : « Selon une étude menée par Medianet, le système financier tunisien comprend la Banque centrale de Tunisie, 21 établissements de crédit ayant la qualité de banque, 2 banques d’affaires, 8 banques offshore, 8 bureaux de représentation de banques étrangères, 3 sociétés de factoring et 10 sociétés de leasing, en plus de l’Office national des postes.
On compte actuellement plus de 1430 agences bancaires, soit approximativement une agence pour 7700 habitants. Ainsi, face à un client de plus en plus connecté, le digital est devenu incontournable pour fidéliser les clients existants et conquérir des prospects.
Une des évolutions les plus visibles dans le secteur bancaire concerne donc les applications mobiles puisque 87% des banques en Tunisie possèdent aujourd’hui une application mobile avec un espace dédié à ses clients et 100% ont des simulateurs de crédits en ligne. Une digitalisation totale aura, par ailleurs, un impact sur les effectifs et à l’image des grandes banques européennes, l’on s’attend à des suppressions de postes ». Qu’en est-il de la qualité des services et le profit que peuvent tirer les clients ?
Fluidité et maitrise des coûts …
Selon notre interlocuteur : « Les consommateurs ont désormais, vis-à-vis des prestations financières, les mêmes attentes que pour les autres services du quotidien : transparence et praticité. Par-dessus tout, ils attendent une expérience de qualité homogène et ‘sans rupture’ quel que soit le canal par lequel ils interagissent. Le cabinet MC Kinsey recommande dans ce sens de prendre en compte la dématérialisation des échanges, le besoin de personnalisation attendue par les clients, la complexité du multicanal et la ‘webisation’ des usages.
La digitalisation des banques est perçue comme le seul moyen de répondre aux nouveaux besoins des clients qui veulent des services personnalisés, accessibles partout et disponibles 24h/24. Cela aura certainement un effet positif sur les coûts et les frais de gestion qui profitera aux clients. Délivrer enfin un parcours client omnicanal, fluide et personnalisé, au meilleur coût, dans les meilleurs délais et le respect de la réglementation, voilà comment peut être synthétisé l’un des challenges majeurs de la filière bancaire.
En conclusion, les établissements bancaires sont contraints de revoir leur positionnement stratégique et reconfigurer leurs processus opérationnels en recourant de plus en plus au digital à travers notamment la dématérialisation des documents et l’automatisation des processus métier ».
Au final, la digitalisation n’est plus un luxe ni un simple choix stratégique pour les banques tunisiennes : c’est une transition inévitable. Mais si elle promet rapidité, efficacité et réduction des coûts, elle impose aussi une remise en question profonde du modèle social et organisationnel du secteur.
Entre le risque de pertes d’emplois et l’espoir d’une expérience client plus fluide, les banques tunisiennes marchent sur une ligne fine : celle où l’innovation doit impérativement s’accompagner d’une vision humaine. Car à l’ère du tout-numérique, la véritable valeur ajoutée pourrait bien rester… la confiance
M.B.S.M.
Les Mosquées célèbres en Tunisie - La Mosquée Fadhloun : Le culte et l’économie
Le pays en regorge et certaines de ces mosquées sont très célèbres, pas uniquement en Tunisie mais également à l’échelle arabe et musulmane. A travers cette série, nous vous appelons à mieux connaître ces hauts lieux de culte…
Il s’agit d’un monument rural situé à l’extrémité de Khazroun, au nord-est de l ’île, non loin du site archéologique de Henchir Bourgou. D’origine Ibadite (l’Ibadisme est un rite religieux), cette mosquée est passée plus tardivement entre les mains des Malékites (les adeptes du Malékisme, autre rite religieux).
En se basant sur une comparaison des données archéologiques d’une série de mosquées assez semblables on peut supposer que cette mosquée daterait probablement du VIIIe s, de l’Hégire (XIVe s. de l’ère chrétienne).
Le monument est composé des éléments suivants :
Une salle de prière ou masjid (le terme jamaa est employé à Djerba pour désigner la salle de prière et les dépendances qui l’entourent, alors que le terme masjid est utilisé pour signifier la salle de prière), qui s’élève au milieu d’une cour clôturée, dont le sol est couvert d’un enduit de chaux.
Des dépendances intérieures comprenant une salle principale qui abritait l’école coranique (avant son déplacement plus tardivement vers la salle située dans l’extrémité Est de la façade sud du monument), flanquée des côtés nord et sud de deux petites pièces dont l’une est destinée au logement, tandis que l’autre est utilisée pour les réserves alimentaires.
Des dépendances extérieures, comprenant, du côté sud-est, une « Midha » (salle des ablutions rituelles) et un « Kouttab » (école coranique) et du côté nord-est un moulin à grains et une boulangerie.
La mosquée abrite deux citernes d’eau, l’une de forme conique, située dans la cour ; l’autre se présente sous la forme d’un parallélépipède, située en face de la façade sud du monument, au milieu d’une cour de collecte d’eau de pluie. En effet la mosquée fournissait l’eau potable non seulement aux personnes qui y résident mais aussi aux habitations avoisinantes.
La mosquée a apparemment conservé son état original, alors que les services y ont été adjoints, en fonction des évolutions successives et multiples vocations assurées par le monument. Ainsi le Kouttab qui assurait un rôle éducatif, le moulin à grains et la boulangerie qui remontent au XIXe s. sont là pour attester que le monument avait une base économique, qui lui permettait de faire face à ses dépenses.
L’architecture du monument dénote certains aspects défensifs assez visibles. En effet, ce monument appartenait à une chaîne de mosquées qui n’étaient pas très éloignées de la côte et qui représentaient une deuxième ligne défensive, appuyant le rôle joué par les postes de surveillance implantés sur la côte et qui comprenaient des bastions, des marabouts, des tours…
L’histoire des prophètes : Prophète Yacoub (Jacob)
Durant le mois saint, nous rappelons, quotidiennement, l’histoire des prophètes, ces hommes exceptionnels envoyés par Allah pour transmettre le message divin et répandre l’Islam…
Il est l’un des prophètes des enfants d’Israël, car Ibrahim a engendré Ismaël et Isaac, tous les prophètes des enfants d’Israël, sont de la descendance d’Isaac, sauf notre Prophète Mohammed, qui, lui, est de la descendance d’Ismaël.
Ibn Kathir affirme que le Prophète Jacob quitta sa famille et se rendit chez son oncle maternel, où il épousa deux de ses cousines, Leah et Rachel, et où il travailla pour son beau-père comme berger. Il devint père de douze fils et leur descendance fut plus tard connue sous le nom des douze tribus d’Israël. Dans le Coran, le prophète Jacob est aussi appelé Israël, ce nom signifie "serviteur de Dieu". Alors quand le Coran fait référence aux enfants d’Israël, il s’agit des descendants de Jacob .
Allah dit : " Dites : " Nous croyons en Allah et en ce qu'on nous a révélé, et en ce qu'on a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et ce qui a été donné aux prophètes venant de leur seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux. ... " (Coran 2/136)"
Jacob était un homme qui aimait beaucoup ses enfants, mais qui souffrit énormément à cause d’eux. Lorsqu’il perdit temporairement son plus jeune fils, Benjamin, il se rappela son chagrin d’avoir perdu Joseph et se mit à pleurer de façon incontrôlable. Il pleura tellement qu’il en tomba malade et perdit la vue. Ses fils aînés, inquiets pour sa santé : " Ils dirent : "Par Allah ! Tu ne cesseras pas d’évoquer Joseph, jusqu’à ce que tu t'épuises ou que tu sois parmi les morts" Il dit : " Je ne me plains qu’à Allah de mon déchirement et de mon chagrin. Et, je sais de la part d'Allah, ce que vous ne savez pas". (Coran 12/85-86)
Allah dit : "Ô mon Seigneur, Tu m’as donné du pouvoir et m’as enseigné l'interprétation des rêves. (C'est Toi Le) Créateur des cieux et de la terre, Tu es mon patron, ici-bas et dans l’au-delà. Fais-moi mourir en parfaite soumission et fais moi rejoindre les vertueux. " (Coran 12/101)
Jacob, avant sa mort, avait fait à ses enfants une recommandation en ces termes : "Étiez-vous témoins quand la mort se présenta à Jacob et qu'il dit à ses fils : "Qu'adorerez-vous après moi ?" - Ils répondirent : "Nous adorerons ta divinité et la divinité de tes pères, Abraham, Ismaël et Isaac, Divinité Unique et à laquelle nous sommes Soumis". (Coran 2/133)
Sources : Les histoires des Prophètes d'Ibn Kathir
Ramadan sur nos écrans : Le marathon télévisuel commence ce soir !
Par Imen Abderrahmani
Pour les téléspectateurs tunisiens, le Ramadan rime avec de belles soirées devant leurs écrans. Ramadan 2026 ne fait pas exception : la grille des séries promet un mélange inédit de drames sociaux, de fresques historiques et de comédies populaires.
À partir de ce soir, les téléspectateurs tunisiens se replongent devant leurs écrans pour découvrir les programmes spécialement conçus pour le Ramadan. Cette période marque l’une des compétitions télévisuelles les plus suivies de l’année. La grille des séries de Ramadan 2026 en Tunisie promet un mélange inédit de drames sociaux, de fresques historiques et de comédies populaires.
Les chaînes nationales et privées redoublent d’efforts pour séduire le public, maximiser l’audience et attirer les annonceurs. Une stratégie qui, ces dernières années, a parfois été critiquée par les téléspectateurs en raison de coupures publicitaires jugées trop fréquentes et frustrantes, interrompant le fil des intrigues et réduisant le plaisir du visionnage.
Entre ambitions commerciales et attentes du public, le Ramadan 2026 s’annonce déjà comme un véritable marathon télévisuel, où chaque série tentera de captiver les foyers tunisiens.
Le fait marquant cette année, notamment pour la Télévision Nationale Tunisienne, est l’approche très discrète adoptée par les programmateurs : pas de points de presse pour présenter les grandes lignes de la programmation, pas de dossier détaillé sur les séries et sitcoms produits. Une stratégie qui laisse penser que les chaînes préfèrent jouer leurs cartes en silence, peut-être pour éviter la concurrence, les critiques des médias ou les préjugés des spectateurs. Par ailleurs, les spots diffusés, qu’ils proviennent de la Télévision Nationale ou des chaînes privées, montrent que les feuilletons historiques ou à vocation religieuse restent largement absents. Cette situation s’explique généralement par deux facteurs : d’une part, le démarrage tardif des productions – les préparatifs débutent toujours la même année – rend difficile la réalisation de grandes productions ambitieuses ; d’autre part, le coût élevé de ces projets pousse les programmateurs à privilégier des productions de taille moyenne ou plus modestes, afin de remplir la grille avec des nouveautés et maintenir la diversité de l’offre.
Comme le veut la tradition « télévisuelle », le meilleur est réservé pour ce mois.
Sur l’écran public…
Pour la Télévision Tunisienne (Al Wataniya 1), la grille ramadanesque 2026 comprend quatre séries, dont « Arkan Harb », réalisée par Rabii Takali. Après le succès de son précédent feuilleton, « Jbal Lhamar », cette nouvelle production s’inspire des événements marquants de Ben Guerdane.
La série retrace les affrontements entre les militaires, les forces de sécurité et les terroristes qui ont tenté de prendre le contrôle de la ville, offrant un récit intense mêlant mémoire historique et drame.
La 2ème série à découvrir est « Hayet » (Vie) de Kais Mejri qui comporte dix épisodes avec un casting réunissant Salah Jday, Sawssen Maalej, Fatma Sfar, Amine Hamzaoui, Rym Ben Messaoud, Fethi Dhhibi. La grille offre à voir également « Al- Matbaa » (L’imprimerie), série avec laquelle le réalisateur cinématographique Mehdi Hmili fait son entrée à la Télévision Tunisienne et rencontre pour la première fois les téléspectateurs. Cette série qui aborde la question de la fausse monnaie réunit au casting Bahri Rahali, Sawssen Maâlej, Ghanem Zrelli, Abdelhamid Bouchnak, Mohamed Ali Ben Jemaâ, Yasmine Dimassi…et Younes Farhi.
La liste de nouvelles productions comporte également « El Haq » (Le droit) de Emna Najjar. Composée de dix épisodes, la série raconte la perte des valeurs aujourd’hui. Une histoire portée sur l’écran par Lassaâd Ben Abdallah, Wahida Dridi, Amel Alouane, Hamouda Ben Hessine, Zouhair Rais…
Parmi les séries également qui figurent sur la grille de ce mois sacré « Bab Bnet : sabriya dans les années 70 », portée par Mouna Noureddine et Wajiha Jendoubi, « Rouh Errouh » de Atef Ben Hessine, « Ahlam Arayes » (Rpêves des mariées » de Hosni Ben Amor, « Saha khoya bro » de Amine Maalej.
Du côté des chaînes privées…
Après ce tour rapide dans les productions phares de la Télévision Nationale, place aux chaînes privées, qui misent cette année sur des séries à forte audience et des comédies populaires pour séduire le public et rivaliser dans cette course au divertissement comme à l’audimat.
Sur El Hiwar Ettounsi, le public découvrira « El Khotifa » (L’hirondelle), réalisée par Sawsan Jemni et interprétée par Kamel Touati et Rym Riahi. Une œuvre qui s’annonce intense et dramatique. A ce feuilleton, s’ajoute une série comique « Hédhi Akhertha » qui marque le etour de Sami Fehri à la réalisation, dans un registre plus léger destiné au grand public.
Quant à la chaîne Nessma El Jadida, elle propose la série « Sahebk Rajel 2 », avec Karim Gharbi et Yassine Ben Gamra et qui constitue une suite de la série à succès « Sahbek Rajel 1 » diffusé lors du précédent mois sacré du ramadan, sur la même chaîne. La 2ème série proposée sur cette chaîne « Accident » de Moutiî Dridi avec Mohamed Ali Ben Jemaâ, Feryel Youssef et Nidhal Saâdi.
Telvza Tv a choisi à son tour de faire partie de cette course avec « Coma » de Mohamed Khalil Bahri qui réunit Mohamed Ali Ben Jemaâ, Chekra Rammeh, Mouna Noureddine, Moez Gdiri…
Les émissions culinaires comme religieuses constituent pour la Télévision Nationale comme les chaines privées la colonne vertébrale de la programmation.
Entre nouveautés ambitieuses et suites attendues, le Ramadan 2026 s’annonce comme un véritable marathon télévisuel pour les foyers tunisiens. Pour les téléspectateurs, c’est donc le moment de savourer, épisode après épisode, des productions audiovisuelles « made in Tunisia ». Alors bonne découverte !
Imen.A.
















