Robert Lehrbaumer, l’élégance viennoise au piano de l’Opéra de Tunis
La Grande salle du Théâtre de l’Opéra de Tunis, à la Cité de la Culture, accueillera ce jeudi 15 janvier à 19h un récital d’exception du pianiste autrichien Robert Lehrbaumer, figure majeure de la tradition musicale viennoise.
Inscrit dans le cadre des concerts mensuels de l’Orchestre symphonique tunisien, ce rendez-vous prolonge l’esprit festif du nouvel an et convie le public à une soirée où le piano retrouve l’élégance feutrée des nuits de Vienne. D’une durée d’environ 1h30, le concert se présente comme une promenade musicale à travers l’univers des bals viennois, où danse et concert dialoguent avec raffinement.
Né à Vienne et formé dès l’enfance au sein de la grande école austro-allemande, Robert Lehrbaumer incarne cette tradition qu’il prolonge avec finesse et modernité. Pianiste, mais aussi organiste et chef d’orchestre, il se distingue très tôt comme enfant prodige, se produisant dès l’âge de neuf ans sur les scènes européennes. Sa carrière internationale l’a mené dans les plus prestigieuses salles, du Musikverein et du Konzerthaus de Vienne au Carnegie Hall de New York et au Suntory Hall de Tokyo.
Héritier de la lignée Liszt–Czerny–Beethoven, Lehrbaumer est aujourd’hui reconnu comme l’un des interprètes les plus subtils de Schubert, de la Klassik viennoise et du romantisme tardif, auxquels il apporte une lecture à la fois érudite et profondément expressive.
Le programme s’ouvrira sur la Polonaise en si bémol majeur de Frédéric Chopin, œuvre solennelle et lumineuse, suivie de la célèbre valse « Voix du printemps » de Johann Strauss, page pétillante et sensuelle. Le récital se poursuivra avec un Scherzo de Franz Schubert, avant de s’achever en apothéose avec la Grande Polonaise, opus 22 de Chopin, pièce d’une virtuosité éclatante.
Collaborateur de chefs légendaires tels que Claudio Abbado, Yehudi Menuhin ou André Previn, pédagogue reconnu à l’international, Robert Lehrbaumer a été honoré en 2014 du titre de Professeur par le Président fédéral autrichien. Un art rigoureux et généreux, destiné aussi bien aux mélomanes avertis qu’aux auditeurs curieux.
Les billets sont disponibles en ligne et aux guichets de la Cité de la Culture, au tarif de 20 dinars pour l’orchestre et 15 dinars pour les balcons.
Le journal de l’économie
Cité technologique de Tunis : 60 millions de dinars investis pour renforcer les laboratoires industriels
La cheffe de cabinet de la ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie, Afef Chachi Tayari, a annoncé lundi, 12 janvier 2026, la reprise des travaux du projet de la cité technologique de Tunis.
Située dans la zone industrielle d’EL Agba (gouvernorat de Tunis), cette cité comporte trois sièges techniques et administratifs à savoir : le Laboratoire Central d’Analyses et d’Essais, le Centre Technique des Industries Agroalimentaires et le Centre Technique de la Chimie, a indiqué Tayari lors d’une visite effectuée au site du projet.
La cheffe de cabinet a souligné, à cette occasion, l’importance de ce projet stratégique qui s’inscrit dans les orientations du département de l’industrie visant à rapprocher les services des opérateurs économiques, à renforcer l’infrastructure de qualité et à développer le réseau national des laboratoires.
Il faut également mentionner que cette cité permettra de réaliser environ 30 mille analyses par an, réparties sur 41 laboratoires, afin de garantir la conformité des produits aux normes et réglementations techniques, et à même de promouvoir la compétitivité des entreprises industrielles.
Hôtellerie : Nouvelle nomination à la chaîne El Mouradi Hotels
Du nouveau au sein de la chaine El Mouradi Hotels avec la nomination de Mme Aya Ben Othmane au poste de directrice commerciale centrale. Forte de plus de 25 ans d’expérience dans la gestion commerciale multi-établissements et le développement des segments Corporate, MICE et Loisirs, Mme Ben Othmane assurait, depuis 2019, la responsabilité centrale des activités Corporate & MICE pour l’ensemble des hôtels El Mouradi.
Cette nomination marque une nouvelle étape dans le renforcement de l’organisation commerciale de cette chaîne hôtelière ainsi que dans l’intensification de ses partenariats, en soutien à ses ambitions de développement et de montée en gamme.
Il convient de rappeler, dans ce contexte, que El Mouradi Hotels , avec ses 16 hôtels et une capacité d’accueil de 16 000 lits, est la plus grande chaîne hôtelière en Tunisie.
Transferts des TRE : 8,76 milliards de dinars injectés dans l’économie en 2025
Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont atteint 8 761,6 millions de dinars en 2025, enregistrant une hausse de 6 % par rapport à 2024 (8 262,6 millions de dinars), selon les dernières données de la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Cette progression intervient dans un contexte mondial difficile, marqué par des pressions inflationnistes et des politiques monétaires prudentes dans la plupart des pays d’accueil. Elle reflète ainsi l’attachement de la communauté tunisienne à l’étranger à soutenir le développement national et souligne leur rôle comme pilier essentiel de la stabilité économique du pays.
Aujourd’hui, ces transferts constituent l’un des axes principaux de l’approvisionnement en devises, aux côtés des recettes touristiques et des exportations. En 2025, ils ont contribué directement à renforcer les réserves nationales, stabiliser la balance commerciale et couvrir une part significative des besoins de financement extérieur. Avec près de deux millions de Tunisiens vivant à l’étranger, principalement en Europe, les autorités envisagent désormais de canaliser une partie de ces ressources vers des investissements productifs et à forte valeur ajoutée dans le pays.
Souveraineté agricole La Tunisie oserat-elle un jour briser le diktat des grands semenciers internationaux ?
Par Hassan GHEDIRI
Les pouvoirs publics qui placent la souveraineté au cœur des politiques de développement, visant à instaurer un modèle économique puissant et résilient, ont un défi majeur à relever dans l’agriculture.
Car, une agriculture dépendante de semences importées contredit l’objectif affiché de souveraineté nationale. Cette aberration a conduit le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) à critiquer le manque de volonté de l’Etat à soutenir le mouvement d’émancipation conduit par plusieurs agriculteurs qui tentent à braver l’hégémonie des semences importées par la multiplication des variétés locales.
Dans une note publiée la semaine écoulée, Rihab Mabrouki et Rami Benali, membres du FTDES établis à Kairouan et Redayef, se sont penchés sur la question de la souveraineté alimentaire face aux changements climatiques, et ce, en mettant en lumière le rôle que jouent les semences autochtones dans le renforcement de la résilience de l’agriculture nationale.
Aborder la question des semences en Tunisie nécessite de mettre la problématique dans son contexte historique. C’est ainsi que le FTDES a rappelé comment tout s’est joué dans les textes.
Les lois tunisiennes qui reconnaissaient et protégeaient les semences paysannes, comme la loi n°83 de l’année 1961 qui accordait aux agriculteurs la liberté de produire, d'enregistrer et de commercialiser les semences traditionnelles, et aussi la loi n°113 de l’année 1976 qui leur permettait d'inscrire leurs semences au registre officiel ont été abandonnées à partir de la fin des années 90.
Le cadre réglementaire régissant le secteur des semences en Tunisie a changé radicalement avec la promulgation de la loi n°99 de 1999 relative aux semences et aux plants qui a introduit un nouveau système axé sur la standardisation des modes de production et l'institutionnalisation des semences hybrides.
L’adoption de cette loi est intervenue dans un contexte mondial dominé par les entreprises multinationales contrôlant les semences agricoles et s'inscrivait dans le cadre d'accords internationaux auxquels la Tunisie a adhéré, tels que la convention réglementant les droits de propriété sur les variétés végétales adoptée en 1991 par l’Union internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV), l'Accord de l'Organisation mondiale du commerce de 1995, l'Accord sur les droits de propriété intellectuelle.
Ces accords ont offert, d’après le Forum, le contexte juridique et législatif permettant aux semenciers étrangers de prendre le contrôle du marché et d'imposer leur monopole sur la Tunisie, excluant ainsi les semences traditionnelles, conduisant à leur disparition progressive.
Domination et soumission
Les semences ont représenté un instrument de domination pour les grandes entreprises multinationales qui ont cherché depuis les années 1990 à adapter le droit international pour servir leurs intérêts, notamment à travers des accords internationaux tels que la Convention sur la diversité biologique de 1992, le Protocole de Nagoya, et le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture.
Ces accords ont permis à ces entreprises de s'étendre géographiquement et d’imposer leur diktat par le biais des droits de propriété intellectuelle. Ainsi, ces entreprises ont commencé à prendre le contrôle des semences et à les enregistrer comme brevets à leur profit, s'appropriant les ressources alimentaires des peuples, ce qui a marginalisé les semences traditionnelles et n'a reconnu que les semences hybrides.
La Tunisie, qui a adhéré à ces conventions sous la pression du partenariat avec l'Union européenne, s’est trouvée alors obligée de réviser sa législation nationale pour répondre aux exigences étrangères et se soumettre à la volonté des multinationales et des institutions financières internationales.
Dans ce contexte, la Tunisie, comme d'autres pays en développement, est devenue incapable d'imposer des politiques agricoles indépendantes, en raison de la domination des multinationales qui contrôlent plus de 50 % du marché mondial des semences.
Dans cette perspective, le FTDES considère que la loi du 10 mai 1999 relative aux semences et des plants a constitué un des premiers maillons de la domination étrangère sur le système semencier en Tunisie. Le législateur tunisien a, en effet, copié, toujours d’après le FTDES, les dispositions de la convention UPOV sans établir aucune protection juridique pour les semences traditionnelles ni prendre en considération la spécificité des agriculteurs, en particulier ceux exploitants de petites parcelles.
Otages
Cette loi a entrainé la disparition progressive des semences locales et a ouvert grande la porte aux entreprises mondiales pour qu'elles prennent le contrôle du marché agricole tunisien. La loi a également imposé un ensemble de conditions pour l'enregistrement des semences, incompatibles avec les caractéristiques des semences traditionnelles, notamment la nécessité d'être distinctes par des caractéristiques morphologiques ou physiologiques, de maintenir leur homogénéité génétique à travers les générations, et d'atteindre une valeur agricole élevée.
Ces critères techniques excluent les semences traditionnelles qui reposent sur la diversité naturelle et privilégient la diversité génétique plutôt que l'homogénéité de laboratoire. Ces politiques se reflètent aujourd'hui clairement dans la réalité des agriculteurs tunisiens, devenus otages d'un système de production basé sur les semences hybrides.
Étant donné que ces semences ne sont pas replantées et ne sont utilisées qu'une seule fois, l'agriculteur est contraint de les racheter à chaque saison, en plus de leurs besoins croissants en intrants chimiques tels que les engrais et les pesticides, ce qui approfondit la dépendance économique envers les entreprises mondiales qui contrôlent l'ensemble du cycle de production.
Il est notable que les entreprises qui produisent ces semences sont les mêmes qui produisent les produits chimiques nécessaires à leur culture, leur permettant ainsi de dominer l'ensemble du système alimentaire. En Tunisie, la dépendance excessive à ces produits est évidente, avec des taux d'utilisation très élevés de pesticides, notamment les fongicides à 47 % contre 17 % seulement au niveau mondial, suivis des insecticides à 30 %, puis des herbicides à 19 %.
Cette situation montre comment le contrôle des semences n'est qu'une porte d'entrée vers une domination globale de la production alimentaire. La souveraineté nationale ne peut donc être crédible tant que l’agriculture dépend largement de semences importées, car cette dépendance fragilise la sécurité alimentaire et limite la capacité du pays à maîtriser ses choix agricoles.
H.G.
Alors que le divorce est consommé entre la CNAM et les pharmaciens : Que compte faire l'Etat pour sauver les caisses sociales?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le divorce est désormais consommé entre les pharmaciens et la CNAM et avec plus de 3 millions d'affiliés qui risquent de ne plus pouvoir s'approvisionner en médicaments. Que compte faire l'État pour résoudre cette crise?
Les Tunisiens devraient dire bientôt adieu au régime du tiers payant qui leur permettait jusqu'ici de s'approvisionner en médicaments auprès des officines grâce à leur affiliation aux différentes caisses sociales et principalement la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM).
En effet, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT) a mis en garde jeudi dernier les propriétaires de pharmacies privées contre la poursuite de l’activité avec le régime « tiers payant » en l’absence d’un cadre juridique régissant la relation avec la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) suite à l’expiration, le 31 décembre 2025, de la convention sectorielle liant la CNAM au Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT).
L'autre motif avancé par le SPOT porte sur les dettes et les retards de paiement. Dans un communiqué publié le 5 janvier, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie a évoqué un retard de paiement dépassant 185 jours, ce qui a provoqué la fermeture de plusieurs pharmacies et l’épuisement de leurs capacités financières.
Pour les spécialistes, «cette impasse témoignage de la crise profonde qui secoue les caisses sociales en Tunisie, une crise qui risque de provoquer l'effondrement de tout le régime de la sécurité sociale en Tunisie », nous dira l'expert en économie et finances, Mohamed Salah Jennadi. Et d'ajouter : " Le niveau des déséquilibres a atteint, selon des chiffres officiels, un niveau sans précédent pour la CNRPS qui se trouve exposée à des pressions de plus en plus lancinantes à cause du creusement du déficit ayant atteint 600 millions de dinars en 2023 à 700 millions en 2024, et il devrait atteindre 1,13 milliard de dinars en 2025".
Que compte faire l'Etat pour sauver le système de la sécurité sociale et derrière les trois caisses, à savoir la Caisse nationale d'assurance maladie, la Caisse nationale de sécurité sociale et la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale ?
Plan de sauvetage ...
Même si le gouvernement prévoit dans son projet de loi de finances, pour l’exercice de 2026, un plan de sauvetage des caisses sociales dont la création d’un fonds spécial pour stabiliser leur équilibre. D’autres mesures sont également prévues dont notamment l’imposition d’un timbre sur les factures des grandes surfaces, une contribution sur les recharges téléphoniques, une taxe sur les jeux en ligne et un prélèvement sur la location automobile.
Pour l'expert en économie et finances, Mohamed Salah Jennadi : " Ces mesures sont insuffisantes et ne peuvent résoudre la crise profonde qui menace les caisses sociales dans leur propre existence. La mise en œuvre de réformes fiscales de nature à permettre au gouvernement de maximiser les ressources nationales et d’allouer les fonds nécessaires à la protection sociale deviennent aujourd'hui une urgence.
Ces réformes doivent être justes afin de répartir équitablement la charge fiscale entre les différents acteurs économiques. Il est également urgent d'imposer un prélèvement d’une taxe sur les secteurs les plus rentables, surtout en période de crise, qui augmentera les recettes fiscales pour investir dans les groupes sociaux les plus vulnérables, en particulier en période de crise économique prolongée".
De son côté, l'activiste Rached mathlouthi rappelle que la Tunisie est aussi confrontée aujourd'hui à des défis démographiques majeurs d'où la nécessité d’intégrer l’efficacité dans les programmes sociaux. Cela nécessite bien évidemment la mobilisation de ressources supplémentaires qui devraient être allouées de la manière la plus efficace possible.
M.B.S.M.
Editorial : Un empire qui empire…
Par Chokri Baccouche
Après avoir bouffé le Venezuela et ses énormes réserves de pétrole, l’Ogre américain se tourne désormais vers le Groenland. Donald Trump veut, à tout prix, faire main basse sur cette immense île du grand nord, à peine peuplée de quelques milliers d’habitants mais qui regorge de nombreuses richesses énergétiques et minérales : uranium, fer, nickel, or, pétrole et gaz dorment en quantités incalculables le sous sol de cet archipel appartenant en principe au Danemark, l’allié atlantiste de l’Oncle Sam.
Quelque peu grisé par son dernier coup fourré en Amérique latine et davantage mis en appétit par le silence assourdissant et la quasi absence de réaction de la part de la communauté internationale, le locataire de la Maison Blanche ne fait d’ailleurs pas mystère sur ses convoitises concernant le Groenland qu’il veut à tout prix accaparer. Au mieux, par le biais d’une transaction commerciale si possible. Au pire, par la force militaire s’il le faut.
Contrairement à ce qu’on pourrait le croire d’emblée, les rodomontades impériales du président américain ne reflètent pas seulement la personnalité d’un dirigeant egocentrique, imbu de sa personne. Elles traduisent, en effet, un désir réel de domination et de spoliation des richesses dans l’objectif inavoué mais clair de perpétuer à l’infini le leadership américain dans le monde.
C’est dans ce cadre que s’inscrit justement l’intérêt des Etats-Unis pour le Groenland. La position géostratégique de cette immense île se fait de plus en plus importante, particulièrement par ces temps marqués par une rivalité féroce des grandes puissances pour les régions du Grand Nord. Selon les prévisions des météorologues, l’océan arctique pourrait être libre des glaces de mer pendant l’été et donc pleinement ouvert à la navigation d’ici 2030.
Par conséquence, deux nouvelles routes maritimes au moins reliant l’Atlantique et le Pacifique pourraient devenir praticables, l’une par le nord-ouest, le long des côtes du Canada et du Groenland, l’autre le long de la Sibérie. Dans les deux cas, le trajet entre l’usine du monde chinoise et les marchés occidentaux est réduit d’un bon tiers et c’est ce qui explique en réalité pourquoi les Américains convoitent tant le Groenland et cherchent par tous les moyens à se l’approprier.
Pour Washington, l’enjeu est à la fois sécuritaire mais également économique voire géostratégique dans le sens que les Etats-Unis pourraient ouvrir et fermer éventuellement ce passage au gré de son humeur et surtout de ses intérêts.
Ce qui est valable pour le Groenland l’est également pour le Canal de Panama. Trump clame vouloir faire main basse à nouveau sur ce passage stratégique, rétrocédé en 1999 selon les engagements pris par Jimmy Carter vingt ans plus tôt, arguant que cette voie d’eau est vitale pour les Etats-Unis au prétendu motif que les navires américains étaient surtaxés.
Il s’agit en réalité d’un faux prétexte, car le véritable mobile qui réside derrière les velléités américaines de reprendre le contrôle du Canal est d’empêcher à tout prix le grand rival chinois de pousser ses pions dans la région.
Du Groenland, bientôt, et prochainement peut-être au Panama, on peut vraiment dire que le vernis démocratique américain a complètement disparu. Il cède la place à une spoliation assumée et un retour du colonialisme décomplexé de cette Amérique qui se veut paradoxalement le dernier rempart contre la barbarie et le despotisme et la gardienne éternelle du temple de la démocratie et des libertés.
Sous la houlette du fantasque et non moins va-t-en guerre Trump, les Etats-Unis sont en passe de rafler en réalité la palme du plus grand Etat voyou de la planète. Pour paraphraser le titre d’un remarquable livre écrit par l’essayiste serbe Nikolas Mirkovic, on peut vraiment dire que « L’Amérique empire » sous le règne, tumultueux et très controversé, du revenant 47è président américain dont la voracité gargantuesque et la politique léonine ultra-agressive font des Etats-Unis un empire dans une situation qui empire.
C’est-à-dire une superpuissance en déclin qui va de mal en pis, en proie au doute et qui cherche à sortir de la mauvaise passe économique et sociale en s’attaquant aux plus vulnérables pour leur spolier leurs richesses. Un pays qui viole surtout impunément le droit international et donne un bien mauvais exemple. Les tyrans et autres despotes ne manqueront pas en effet de s’engouffrer dans la brèche providentielle et non moins dangereuse ouverte par le remuant Trump qui n’a pas encore fini de révéler tous ses abracabrants secrets…
C.B.
Festival Lina Ben Mhenni : Une nouvelle édition sous le signe de la dignité
La troisième édition du Festival 27/20 se tiendra du 23 au 25 janvier 2026 au ciné-théâtre Le Rio à Tunis, sous le thème « Avec nos récits affranchis, la dignité ne s’oublie pas ».
Organisé par l’association Lina Ben Mhenni, cet événement dont la programmation sera annoncée prochainement, rend hommage à la mémoire de la cyberdissidente, blogueuse et figure emblématique de la révolution tunisienne Lina Ben Mhenni, à travers un programme culturel et artistique varié.
Pendant trois jours, le festival proposera des performances de chant, de danse et de musique, des ateliers
et des débats portant notamment sur l’écriture et la résistance. Commémorant le 27 janvier 2020, date du décès de Lina Ben Mhenni, le Festival 27/20, lancé dans une première édition en 2023, est un rendez-vous culturel dédié à sa mémoire.
Le ministère de l’Éducation organise la rencontre nationale de la musique et des chorales des écoles primaires, du 16 au 18 janvier prochain au théâtre municipal de Sfax.
Selon un communiqué du ministère de l’Éducation, la première journée de cette rencontre nationale (16 janvier) sera consacrée à la présentation des spectacles musicaux et des chorales des écoles primaires relevant des délégations régionales de l’éducation des gouvernorats de Gafsa, Le Kef, Jendouba, Tozeur, Ariana, Mahdia, Sousse, Tunis 1 et Tataouine. Le deuxième jour sera consacré aux spectacles musicaux et chorales des écoles primaires relevant des délégations régionales à l’éducation des gouvernorats de Bizerte, Béja, Sidi Bouzid, Gabès, Monastir, Nabeul, Manouba, Zaghouan, Kebili, Medenine et Kasserine.
La journée de clôture sera consacrée aux écoles primaires relevant des délégations régionales à l’éducation des gouvernorats de Siliana, Sfax 1, Kairouan, Tunis 2, Ben Arous et Sfax 2.
Architecture contemporaine : Kébili dans la sélection du Prix Mies 2026 grâce à cette "Terre des puits"
Implanté à Kébili, le projet architectural « Terre des Puits » figure parmi les 40 œuvres présélectionnées pour le Prix d’architecture contemporaine de l’Union européenne 2026, plaçant la Tunisie sur la scène architecturale européenne.
Le projet « Terre des Puits », situé dans le gouvernorat de Kébili, s’impose comme l’un des rares projets nord-africains à intégrer la présélection officielle du Prix d’architecture contemporaine de l’Union européenne 2026 / Prix Mies van der Rohe. Cette distinction, qui retient seulement 40 œuvres à l’échelle européenne, marque une étape significative pour l’architecture tunisienne et confirme sa capacité à dialoguer avec les grands enjeux contemporains du bâti.
L’annonce a été faite jeudi par la Commission européenne et la Fundació Mies van der Rohe, institutions de référence dans le champ de l’architecture contemporaine. Elle intervient dans un contexte symbolique pour la Tunisie, désormais membre du programme Europe créative de l’Union européenne, qui soutient la coopération culturelle et l’innovation dans les secteurs créatifs. La présence de « Terre des Puits » dans cette sélection illustre ainsi l’ouverture du prix à des territoires situés aux marges géographiques de l’Europe, mais pleinement engagés dans ses dynamiques culturelles.
Pour l’édition 2026, le jury a retenu des projets répartis sur 36 villes, dans 30 régions et 18 pays, offrant une cartographie riche et contrastée de l’architecture produite ces deux dernières années. Des grandes capitales européennes aux zones rurales et périphériques, la sélection reflète une diversité d’échelles, de programmes et de contextes, mettant en valeur des architectures attentives aux usages, aux ressources locales et aux réalités sociales.
Dans ses orientations, le jury souligne un rapprochement croissant entre architecture, urbanisme et gouvernance, en cohérence avec les objectifs du Pacte vert européen. Les projets présélectionnés interrogent la capacité de l’architecture à produire des environnements bâtis durables, inclusifs et résilients. La notion de « fraîcheur », centrale dans cette édition, renvoie autant à des réponses climatiques et bioclimatiques qu’à des approches conceptuelles renouvelées, capables de transformer l’existant ou de proposer de nouvelles manières d’habiter.
L’ancrage territorial comme valeur clé
La liste restreinte met en lumière l’importance de l’ancrage local, de l’investissement public et des pratiques collaboratives. La majorité des projets a été conçue par des agences implantées dans les régions concernées, parfois en dialogue avec des équipes transnationales. Cette dynamique, qui associe pratiques émergentes et agences confirmées, traduit une architecture sensible aux contextes, aux savoir-faire et aux contraintes spécifiques des territoires.
Les finalistes du Prix Mies van der Rohe 2026 seront annoncés en février 2026, avant la désignation des lauréats en avril. Les EUmies Awards Days se tiendront en mai 2026 à Barcelone, avec conférences, débats, expositions et cérémonie officielle au Pavillon Mies van der Rohe. De mai à juin, le programme Out&About proposera visites et expositions itinérantes afin de rapprocher les projets sélectionnés du public.
Organisés par la Fondation Mies van der Rohe et la Commission européenne, avec le soutien notamment du Conseil des architectes d’Europe et de l’Association européenne pour l’enseignement de l’architecture, les Prix EUmies demeurent une référence majeure pour penser l’architecture contemporaine et ses mutations.
Au Centre d’art contemporain La Boîte : « Les marchés » d’art en débat
Un talk autour des thématiques de l’exposition « El Kazma Tunis- Out of Place » se tiendra le cet après-midi, à 16h30 au Centre d’art contemporain La Boîte.
Cette rencontre sera consacrée au thème « Les marchés », abordé à travers deux court- métrages.
La discussion s’articulera notamment autour du court- métrage documentaire « Ghost Fair Trade » (2022) de Cheikh Ndiaye, artiste contemporain sénégalais et Laurence Bonvin, photographe et cinéaste documentaire suisse. A travers deux regards, l’œuvre explore les traces laissées par l’histoire du commerce et de la mondialisation dans l’espace urbain et la mémoire collective.
La deuxième œuvre « Colobane », (2020) est un court métrage d’animation documentaire de Mbaye Diop, artiste visuel, performeur sénégalais qui relate la vie d’un marché emblématique de Dakar. Dans une ambiance chaotique et vibrante, le film, réalisé pendant la période du Covid 19, met en scène un lieu d’échange et de commerce particulièrement dynamique. Ancien pensionnaire de ce marché, l’artiste partage son histoire mouvante par des images filmées et traitées en noir et blanc.
Seront présentes à ce talk Faika Bejaoui, architecte et urbaniste, lauréate du Prix Aga Khan d’Architecture en 2010, qui abordera la question des marchés à Tunis, et plus particulièrement le projet de réhabilitation du Marché central de Tunis (Fondouk El Ghalla). Mohamed Nachi, juriste, anthropologue et sociologue, interviendra également pour analyser l’organisation et le fonctionnement du souk en tant que lieu à la fois marchand et social, où se conjuguent principes de l’échange économique et conventions collectivement partagées. A partir de l’étude de cas d’un conflit survenu dans un souk, il s’intéressera à la manière dont le sens de la justice s’y trouve mis à l’épreuve.
« El Kazma Tunis-Out of Place » est une exposition internationale d’art vidéo, à l’origine de la section Art vidéo du festival Gabès Cinéma Fen. Elle interroge les images du monde et leurs résonances politiques, sociales, technologiques et environnementales.
Curatée par l’artiste et cinéaste sénégalais Hamedine Kane, l’exposition, présentée depuis le 13 novembre 2025 et visible jusqu’au 13 janvier 2026, réunit des artistes aux regards multiples et se déploie comme un espace à la fois physique et symbolique, traversé par les notions d’exil, de déplacement et de mémoire.
Musée National du Bardo : Rendez-vous du 21 janvier au 21 juillet avec l’exposition « Magna Mater entre Zama et Rome »
L’exposition « Magna Mater entre Zama et Rome » se tiendra du 21 janvier au 21 juillet 2026 au Musée national du Bardo à Tunis, a annoncé l’Institut national du patrimoine (INP) dans un communiqué.
Placée sous le patronage de la ministre tunisienne des Affaires culturelles Amina Srarfi et du ministre italien de la Culture Alessandro Giuli, l’exposition est organisée par l’INP en partenariat avec le Département pour la valorisation des biens culturels du ministère italien de la Culture. L’inauguration officielle est prévue le 21 janvier à 18h30, avant une ouverture au public à compter du 22 janvier.
Présentée dans la salle de Sousse du Bardo, l’exposition met en lumière des artefacts issus du site archéologique de Zama Regia, au gouvernorat de Siliana, témoins matériels des cultes et pratiques religieuses qui ont façonné l’histoire spirituelle de la région, entre héritages locaux et circulations méditerranéennes.
Cette étape tunisienne prolonge l’exposition « La Magna Mater de Zama », présentée à Rome du 5 juin au 5 novembre 2025 au Parc archéologique du Colisée, et s’inscrit dans le cadre de la coopération archéologique tuniso-italienne, engagée de longue date et renforcée par un accord bilatéral signé en 2024 pour la préservation et la valorisation du site de Zama Regia.
Visas aux Tunisiens pour la France : Un nombre record en 2025
Les chiffres sont très encourageants et ils émanent d’une source plus que crédible. Le nombre de visas accordés aux ressortissants tunisiens par la France a atteint un niveau historique en 2025, avec une nette amélioration du taux d’acceptation des demandes. C’est ce qu’a annoncé, ce vendredi, le consul général de France à Tunis, Dominique Mas, dans un entretien accordé à Jawhara FM.
Selon les chiffres officiels communiqués par le diplomate, 116 600 visas ont été délivrés en 2025, sur un total de plus de 142 000 dossiers déposés via le centre de traitement TLS. En 2024, ce chiffre s’élevait à environ 105 000 visas, ce qui confirme une progression significative d’une année à l’autre.
Le taux de refus est ainsi tombé à 18,1 %, un niveau inédit dans l’historique récent des demandes de visa. À titre de comparaison, en 2022, année marquée par la reprise post-Covid, ce taux atteignait encore 28 %. Cette évolution traduit, selon Dominique Mass, une amélioration notable de la qualité des dossiers présentés par les demandeurs tunisiens.
Selon le consul général, cette baisse des refus s’explique par « la meilleure cohérence des dossiers, qui sont aujourd’hui plus complets et mieux préparés ». Il estime que les demandeurs ont mieux compris les exigences des autorités françaises et fournissent désormais des pièces justificatives plus conformes aux critères requis.
UGTT : Faute de préavis, la grève générale du 21 janvier est annulée
Le secrétaire général-adjoint de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) Slaheddine Selmi a indiqué que la grève générale, prévue le 21 janvier, est "considérée comme annulée". Il a révélé que faute de préavis, déposé dix jours à l'avance, la grève générale ne peut avoir lieu à cette date, soulignant que cette situation est due à un litige sur la date du congrès extraordinaire de la Centrale syndicale. Il a souligné, en revanche, que la grève générale pourrait être repoussée à une date ultérieure, qui devrait être déterminée par le comité administratif de l'UGTT.
Il est à rappeler que l'Union générale tunisienne du travail avait décidé, le 5 décembre dernier, une grève générale le 21 janvier et ce, pour défendre les libertés et les droits, notamment celui de négocier des augmentations salariales et de défendre l’ensemble des acquis du dialogue social.
Supercoupe d’Espagne : les Catalans conservent leur titre après un Clasico endiablé
Le FC Barcelone et le Real Madrid se retrouvaient pour la deuxième fois de la saison à l'occasion de la finale de la Supercoupe d'Espagne. Au terme d'une prestation maîtrisée, les Catalans ont su conserver leur titre (3-2), même si les Merengues ont parfois réussi à emballer la rencontre pour faire trembler les Blaugranas.
Raphinha a ouvert le bal pour donner l’avantage aux siens (37', 1-0). Puis, en six minutes, l’irrationnel a pris le dessus. Une égalisation du Real par Vinicius (45’+ 2, 1-1), une réaction immédiate de Robert Lewandowski (45’+ 3, 2-1) et un nouveau retour des Madrilènes par Gonzalo Garcia (45’+ 5, 2-2). Totalement fou. La seconde période, bien plus hachée par une tension extrême et des fautes à répétition, a elle aussi livré son lot d’émotions. Brillant depuis le début du match, Raphinha a toutefois profité d’un coup de pouce du destin pour offrir le but victorieux aux siens (73', 3-2).
Mbappé a demandé à ses coéquipiers de ne pas faire de haie d'honneur au Barça !
Alors que le Barça a formé une haie d'honneur pour la montée du Real Madrid sur le podium pour la distribution des médailles, le club madrilène n'a pas fait de même. Sur les images de la télévision espagnole, Kylian Mbappé fait à plusieurs reprises des gestes à ses coéquipiers et semblent leur dire de rentrer directement au vestiaire.
Il n'y a pas eu de haie d'honneur de la part du Real Madrid pour la montée du Barça sur le podium. Le média Onda Cero assure que c'est Mbappé qui leur a demandé de ne pas le faire. Un geste "antisportif" estime le quotidien catalan Sport.
Le film "Lily" remporte le grand prix du "1 Billion Followers Summit à Dubaï"
Le court-métrage tunisien "LILY", réalisé par Zoubeir Jlassi a remporté le prix du meilleur film intégrant l’intelligence artificielle lors de la quatrième édition du 1 Billion Followers Summit à Dubaï (Emirats arabes unis). La cérémonie de remise des prix s'est déroulée en présence de Sheikha Latifa bint Mohammed bin Rashid Al-Maktoum, présidente de l’Autorité de la culture et des arts de Dubaï, qui a remis personnellement le prix au lauréat.
CAN 2025 – Quarts de finale : Le Nigéria trop fort pour l’Algérie, les Eléphants battus par les Pharaons
Il n’y a pas eu beaucoup de suspense à l’occasion des dernières rencontres des quarts de finale puisque le Nigéria a facilement disposé de l’Algérie alors que les Egyptiens ont logiquement mis out les tenants du titre ivoiriens.
Le parcours de l’Algérie à la CAN 2025 s’est achevé brutalement face au Nigeria, vainqueur 2-0 ce samedi à Marrakech et qui rejoint le Maroc en demi-finales. Arrivés miraculeusement à 0-0 à la mi-temps, les Fennecs n’ont jamais été en mesure de rivaliser et ont logiquement fini par s’incliner sur des buts de Victor Osimhen (47e) et d’Akor Adams (57e).
Le tenant, out !
Tenante du titre, la Côte d’Ivoire a été éliminée en quarts de finale de la CAN 2025 par l’Egypte ce samedi à Agadir (2-3). Menés dès la 4e minute par des Pharaons qui ont vu leurs stars Marmoush et Salah marquer, les Eléphants ont repris espoir en réduisant le score à deux reprises, sur un CSC provoqué par Yan Diomandé avant la mi-temps, puis sur un but de Guéla Doué (73e). Sans toutefois parvenir à recoller et c’est l’Egypte qui affrontera le Sénégal mercredi en demi-finales.
Equipe nationale : Franck Haise d’accord pour venir, le ministère bloque son arrivée
L’ancien entraîneur de l’OGC Nice, Franck Haise, a vu ses plans initiaux de rejoindre la sélection tunisienne tomber à l’eau. Libre de tout contrat depuis son départ de l’OGC Nice, Franck Haise était dans les radars de la Fédération tunisienne de football (FTF), selon certains membres fédéraux ou faisant partie du staff sportif et technique.
En vue de succéder à Sami Trabelsi, démis de ses fonctions après la désillusion en huitièmes de finale de la CAN 2025, le technicien français aurait donné son accord de principe, et le salaire aurait également été fixé. Seulement voilà, d’après les révélations du site Afrik Foot, son arrivée a été bloquée par le ministère des Sports, qui tient les cordons de la bourse. Le gouvernement privilégiant un entraîneur tunisien. La “fédé”, portée, elle, sur une expertise étrangère, continuerait de faire pression afin d’obtenir gain de cause.
Chaâbani et Kouki indisponibles
En parallèle, Mouin Chaâbani et Nabil Kouki, respectivement en fonction au RS Berkane (Maroc) et à Al-Masry (Egypte), ont décliné la proposition de l’Exécutif tunisien : « Mouin Chaâbani a été mon premier choix. Je l’ai appelé et il m’a dit qu’il ne pouvait pas accepter », a affirmé Zied Jaziri, le directeur sportif national.
C’est non aussi pour Mehdi Nafti, dont les exigences sont jugées excessives : « Mehdi Nafti a aussi été une option. Je l’ai contacté, mais les conditions n’étaient pas réunies, étant donné qu’il souhaitait venir avec un staff en provenance d’Espagne, être payé en euros, ainsi que d’autres exigences qui ne pouvaient pas être acceptées. »
Qui aura le dernier mot entre ceux qui tiennent à engager un technicien étranger et ceux qui préfèrent compter sur des compétences tunisiennes ? La réponse ne risque pas de tarder…
K.Z.
















