Petkovic, Faé, Regragui… Qui sont les sélectionneurs les mieux payés à la CAN 2025 ?
Comme lors de la précédente CAN, l’Algérie offre à son sélectionneur le plus gros salaire de la compétition. Vladimir Petkovic devance en effet largement ses collègues, dont le Marocain Walid Regragui.
Issus du football européen, anciens joueurs ou purs produits de la formation locale, les entraîneurs présentent tous un profil différent. Au moins autant que leurs salaires.
Le média spécialisé dans l’actualité du sport business Sportune a publié une estimation des salaires touchés par les sélectionneurs engagés cet hiver au Maroc.
Petkovic devant Regragui
Sans surprise, le technicien le mieux payé de la CAN 2025 reste algérien. Vladimir Petkovic émargerait en effet autour de 135 000 euros par mois (plus de 400 mille dinars). Une somme tout de même largement inférieure a celle reçue mensuellement par son prédécesseur Djamel Belmadi, qui touchait 205 000 euros/mois jusqu’à la CAN 2024, sa dernière sur le banc des Fennecs.
Compte tenu des moyens à disposition de la Fédération algérienne de football (FAF), l’une des plus riches du continent africain, cette première place paraît logique. Selon les informations de plusieurs médias algériens, Petkovic aurait également bénéficié de primes pour avoir qualifié les Verts à la CAN et à la Coupe du monde 2026, respectivement de 100 000 et 400 000 euros.
Plus surprenant en revanche, la quatrième place occupée par Walid Regragui, le sélectionneur du Maroc, pays hôte et grand favori de la compétition. Le salaire du boss des Lions de l’Atlas serait compris entre 70 000 et 90 000 euros par mois. En fin de contrat en 2026, l’homme qui a mené Achraf Hakimi et ses partenaires jusqu’en demi-finales de la Coupe du monde 2022 profiterait de nombreuses primes pour compenser ce salaire plus faible que plusieurs de ses collègues des grosses nations africaines.
Voici le top 10 des sélectionneurs les mieux payés de la CAN 2025 :
1 - Vladimir Petkovic (Algérie) : 135 000 euros/mois
2 - Hugo Broos (Afrique du Sud) : 75 000 euros/mois
3 - Émerse Faé (Côte d’Ivoire) : 75 000 euros/mois
4 - Walid Regragui (Maroc) : 70 000 euros/mois
5 - Éric Chelle (Nigeria) : 55 000 euros/ mois
6 - James Kwesi Appiah (Soudan) : 48 000 euros/mois
7 - Sébastien Desabre (RD Congo) : 42 000 euros/mois
8 - Hossam Hassan (Égypte) : 30 000 euros/mois
9 - Gernot Rohr (Bénin) : 25 000 euros/mois
10 - Pape Thiaw (Sénégal) : 20 000 euros/mois
Avec ses 15 mille euros, Sami Trabelsi est loin derrière
Devant Regragui, Hugo Broos (Afrique du Sud), vainqueur de la CAN avec le Cameroun en 2017, bénéficierait d’un salaire mensuel de 75 000 euros tout comme Émerse Faé. Le coach ivoirien, héros de la dernière Coupe d’Afrique glanée par les Éléphants en 2024, est directement monté sur le podium des sélectionneurs africains les mieux rémunérés grâce à son exploit, alors qu’il n’était qu’un intérimaire à l’époque.
Le top 5 est complété par Éric Chelle, l’ancien international malien aujourd’hui bien installé sur le banc du Nigeria, qui avoisinerait les 55 000 euros/mois.
En revanche, malgré son statut d’outsider sérieux à la victoire finale au Maroc, le Sénégal place seulement son sélectionneur à la 10e place. Nommé courant 2024 à la place d’Aliou Cissé, qui émargeait à 46 000 euros par mois, Pape Thiaw ne touche « que » 20 000 euros mensuels, derrière Gernot Rohr au Bénin (25 000 euros) et Hossam Hassan en Égypte (30 000 euros).
Sami Trabelsi, le sélectionneur des Aigles de Carthage, qui vient de se séparer de la sélection, percevait un salaire de 15 mille euros par mois (près de 50 mille dinars) et demeure loin du top 10 des entraineurs les mieux payés de la compétition.
Transport aérien : Nouvelair lance sa promo «Janvier magique» avec 30 % de réduction
Nouvelair démarre l’année 2026 sous le signe de la magie avec le lancement de sa promotion phare «Janvier magique». Il s’agit d’une offre exceptionnelle permettant aux passagers de bénéficier de 30 % de réduction sur l’ensemble du réseau nouvelair, pour voyager, s’évader ou retrouver leurs proches aux meilleurs tarifs.
Cette promotion s’adresse à tous ceux qui souhaitent anticiper leurs projets de voyage tout en bénéficiant de conditions tarifaires avantageuses couvrant tout son réseau régulier.
Détails de la promotion :
• Réduction : 30 % sur le prix hors taxes des billets
• Période de vente : du 08 au 20 janvier 2026
• Période de voyage : du 08 janvier au 31 octobre 2026
• Destinations concernées : France, Allemagne, Royaume-Uni, Belgique, Italie, Suisse, Espagne, Turquie, Algérie et Maroc, au départ et à destination de la Tunisie.
Football et médias en Tunisie: quand la couverture médiatique fragilise le sport national !
Nous reprenons, ici, un article rédigé par notre collègue et ami Kaïs Ben Mrad intitulé « Football et médias en Tunisie: quand la couverture médiatique fragilise le sport national ! », qui revient, avec un esprit critique, sur la couverture de la CAN 2025. Voici le contenu de cet article :
Comme à chaque grande désillusion de la sélection nationale de football, de nombreuses voix se sont élevées pour critiquer et faire assumer la responsabilité au staff technique, aux membres de la Fédération tunisienne de football et aux joueurs.
Certes, ces acteurs assument une part importante de la responsabilité du fiasco survenu lors de la CAN au Maroc, mais ils ne sont pas les seuls concernés par la triste réalité du football tunisien.
Chaque partie influente de l’environnement du « sport roi » en Tunisie doit balayer devant sa porte. Dans ce contexte, une partie de la presse sportive porte également une responsabilité non négligeable, non seulement dans la dégradation de l’ambiance avant et pendant la CAN, mais aussi dans le pourrissement général de l’ambiance du football tunisien.
La couverture médiatique de la sélection tunisienne à la CAN a, dans ce cadre, une nouvelle fois mis en évidence l’état préoccupant de la presse sportive et reflété l'agitation du football tunisien hors des terrains.
L’espace médiatique est de plus en plus investi par des acteurs dépourvus de légitimité professionnelle: chroniqueurs insuffisamment qualifiés, entraîneurs ratés, anciens joueurs limités, pseudo-journalistes ou collaborateurs irresponsables parlant de football sans réelle connaissance.
Malheureusement, ce constat très remarqué pendant la CAN à cause de l’importance de l’événement et de la dangerosité des dépassements, n’est pas une dérive passagère liée à l’engouement de cette compétition, mais un dysfonctionnement structurel désormais largement normalisé.
Depuis plusieurs années, les plateaux télévisés se sont transformés en scènes où prolifèrent des prises de position subjectives, des jugements partisans, des attaques personnelles et un régionalisme inquiétant, souvent au détriment des principes élémentaires du débat public et de l’unité nationale.
Ce phénomène reflète une dégradation plus large des normes professionnelles, notamment en matière de neutralité, de rigueur et de respect des règles déontologiques du journalisme.
En offrant une tribune à des intervenants irresponsables, (agissant simplement comme des supporters fanatiques), sans critères de sélection ni formation, certains médias ont favorisé l’émergence d’un ensemble de chroniqueurs évoluant en dehors de tout cadre déontologique. Ce qui inquiète particulièrement, c’est la manière dont certains expriment ouvertement leur partisanerie, sans retenue ni scrupule, orientant leurs chroniques contre des adversaires désignés et alimentant des conflits régionaux au sein du pays.
Certains n’ont pas hésité à accuser exclusivement l’entraîneur Sami Trabelsi, son staff ou certains joueurs en raison de leur origine régionale, tandis que d’autres pointaient des responsables spécifiques, Houcine Jenayah et Zied Jaziri en l’occurrence, comme seuls responsables du fiasco.
Alors que les plateaux de certains médias régionaux se sont acharnés sur le joueur Yassine Meriah parce qu’il évolue à l’Espérance, ainsi que sur les radios de la capitale. Dans certains médias, on ne parle plus de journalisme, mais d’affrontements idéologiques, où la prise de parole devient l’expression directe d’affiliations partisanes.
Les chaînes de télévision et radios, loin de jouer un rôle régulateur au moins pendant cet événement continental, ont continué à offrir ces tribunes à des correspondants et des intervenants irresponsables, contribuant à la polarisation et à la détérioration de l’ambiance autour de la sélection nationale.
Plus inquiétant encore est le silence persistant des véritables journalistes présents sur ces plateaux, qui connaissent pourtant les règles déontologiques et savent distinguer le discours acceptable de celui qui ne l’est pas. Ils se taisent, détournent le regard, voire acquiescent ou relancent ces prises de position, alors même que les fondements du journalisme sont publiquement bafoués.
Les propriétaires de certains médias portent également une lourde responsabilité. En privilégiant l’audience au détriment de l’éthique, ils ont sacrifié la crédibilité sur l’autel du sensationnel. Les débats équilibrés peinent désormais à exister, tandis que les confrontations spectaculaires, les invectives et les mises en scène conflictuelles sont devenues les principaux vecteurs d’audience.
Cette dérive affecte l’ensemble de la profession journalistique: les vrais journalistes sportifs attachés à la déontologie se retrouvent marginalisés et leur image, ainsi que celle de leur métier, est fragilisée.
Face à cette situation, il est impératif d’enrayer cette dynamique. Les instances d’autorégulation de la presse, telles que le Conseil de la Presse et la Haute Autorité de Communication Audiovisuelle, doivent être pleinement opérationnelles et bénéficier des prérogatives nécessaires pour assainir le secteur, garantir l’indépendance et la qualité du journalisme, et veiller au respect strict des règles déontologiques.
Les responsables de médias et producteurs doivent assumer leur rôle de garants de l’éthique, et les véritables journalistes sportifs doivent refuser toute forme de complicité, y compris passive, avec ces dérives qui minent la confiance du public, érodent la nuance et affaiblissent la vérité.
Le renouveau du football tunisien passe par l’assainissement de son environnement et l’amélioration de son écosystème global. Le développement de la presse sportive et la qualité des intervenants médiatiques en constituent une composante essentielle.
K.B.M
Jeux dangereux en ligne et réseaux sociaux : Quand la protection des enfants devient une urgence nationale…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La multiplication des jeux dangereux en ligne auprès des enfants suscite une inquiétude croissante en Tunisie. Récemment, sur les ondes de la Radio nationale, le Dr Moez Chérif, pédiatre et président de l’Association tunisienne de défense des droits de l’enfant, a mis en garde contre des pratiques ludiques virtuelles pouvant entraîner des conséquences dramatiques, voire mortelles.
Selon Dr Chérif, ces jeux reposent sur la logique du défi et de la surenchère, un mécanisme psychologique particulièrement attractif pour les enfants et les adolescents en quête de reconnaissance. Ces défis dangereux, largement diffusés sur les réseaux sociaux et certaines applications numériques, se propagent à grande vitesse, encouragés par l’esprit de compétition et l’absence de contrôle parental suffisant.
Le phénomène dépasse d’ailleurs le seul cadre virtuel, puisque des jeux dangereux sont également commercialisés sur le marché, engageant ainsi la responsabilité de l’ensemble de la société.
Le “jeu des sept étourdissements”, un danger bien réel dans les écoles
L’inquiétude s’est récemment accentuée après l’alerte lancée par la délégation régionale de l’éducation à Kasserine. Le jeu concerné, connu sous l’appellation de « jeu des sept étourdissements », consiste à retenir volontairement sa respiration jusqu’à provoquer une perte de connaissance temporaire.
Cette pratique expose les enfants à des risques graves, notamment des lésions cérébrales, des chutes violentes et, dans les cas les plus extrêmes, des complications pouvant être fatales. Face à cette situation, le ministère de l’Éducation a appelé à une intervention urgente et à une vigilance accrue au sein des établissements scolaires.
Le traumatisme du “Blue Whale Challenge”
Cette situation rappelle l’affaire du tristement célèbre « Blue Whale Challenge », un jeu morbide devenu viral sur les réseaux sociaux dans plusieurs pays, notamment en Algérie. Connu sous le nom de « défi de la baleine bleue », il repose sur une série de 50 défis imposés aux adolescents, débutant par des épreuves apparemment anodines avant d’évoluer vers des actes d’automutilation et de manipulation psychologique.
Le cinquantième défi pousse explicitement au suicide. Ce phénomène avait provoqué une onde de choc internationale, mettant en lumière la dangerosité extrême de certains défis numériques et la vulnérabilité psychologique des jeunes utilisateurs.
Dans ce contexte, l’exemple australien relance le débat en Tunisie. Depuis le 10 décembre 2025, l’Australie interdit l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, afin de protéger les jeunes des algorithmes addictifs et des dérives de plateformes telles qu’Instagram, TikTok ou Snapchat. Les plateformes qui ne respectent pas cette législation s’exposent à de lourdes amendes. Pour le Premier ministre Anthony Albanese, les réseaux sociaux sont devenus des vecteurs de harcèlement, d’anxiété et de mise en danger des mineurs.
En Tunisie, bien qu’aucune interdiction générale des réseaux sociaux ne soit en vigueur, les autorités judiciaires ont renforcé la lutte contre les contenus jugés immoraux ou contraires aux bonnes mœurs. Des poursuites et des condamnations ont visé certains créateurs de contenu accusés d’influencer négativement les jeunes.
Pour l’activiste Rached Ben Hcine, ces actions restent insuffisantes face à l’ampleur du phénomène. Il estime que la Tunisie devrait s’inspirer de l’exemple australien, rappelant que plusieurs pays ont déjà adopté des restrictions similaires pour protéger la jeunesse et la sécurité nationale.
De nombreux parents tunisiens partagent cette inquiétude. Hanene Ben Hédi, mère de famille, alerte sur la banalisation des téléphones intelligents entre les mains des enfants et sur les effets néfastes des réseaux sociaux sur leur santé mentale et leur équilibre émotionnel.
Selon elle, les pouvoirs publics ont le devoir d’intervenir en promulguant des lois claires pour protéger les mineurs contre le cyber harcèlement, l’exposition à des contenus violents ou sexuels et les jeux dangereux en ligne.
Face à la recrudescence de défis mortels et à la puissance des réseaux sociaux dans la construction psychologique des enfants, la question de l’interdiction de l’accès aux plateformes numériques pour les mineurs s’impose désormais comme un débat de société majeur en Tunisie. Entre législation, prévention et éducation numérique, une réponse globale et urgente apparaît plus que jamais nécessaire.
M.B.S.M.
Editorial : Ne pas commettre l’irréparable - Par Hassan GHEDIRI
Alors que le pays semble se diriger vers un nouveau record pour la campagne oléicole avec des prévisions qui tablent sur un peu plus de 400 mille tonnes, la grogne reste vive dans les rangs des agriculteurs.
Confronté aux défis du bradage et son impact sur l’offre et les revenus des exportations, l’Etat s’est vu alors tenter d’étouffer la flamme de la colère paysanne à l’aide d’une batterie de mesures mises en œuvre depuis le début de la campagne allant de la fixation de prix plafonds - qui s’est avérée d’ailleurs contreproductive - jusqu’à des négociations menées par le ministère des Affaires étrangères dans le but d’augmenter les quotas d’exportation avec l’UE, en passant par d’autres incitations financières et des subventions de stockage.
Ces actions destinées à préserver les intérêts des producteurs pris dans une spirale d’effondrement des prix s’avèrent sans aucun impact parce que ne découlant pas d’une vision stratégique et d’une politique claire de valorisation de l’huile tunisienne. Les autorités impliquées dans le secteur et auxquelles sont normalement confiées les responsabilités de promouvoir une filière hautement stratégique pour notre pays font, toutefois, montre d’un manque flagrant de coordination, ce qui est de nature à porter un grave préjudice à l’avenir de la filière
Car si la Tunisie est, sans aucun conteste, la plus grande puissance mondiale du secteur de l’huile d’olive lorsque l’on exclut l’Union européenne, c’est uniquement grâce à son patrimoine oléicole et sa richesse génétique locale qui lui garantissent une qualité unique de son huile d’olive, facteur de sa grande compétitivité à l’échelle internationale.
Le comble de l’ironie est que c’est l’Etat, supposé agir par tous les moyens pour promouvoir les pratiques de valorisation et de conservation durable du patrimoine génétique national, qui encourage implicitement la propagation des variétés étrangères au détriment des espèces autochtones. L’Etat, qui tente désespérément d’étouffer la flamme de la colère des producteurs en raison du bradage des prix, vient tout bonnement de la raviver.
Et c’était l’Office national de l’huile de s’en occuper volontairement. L’autorité publique de régulation et de soutien du secteur oléicole en Tunisie vient en effet de provoquer l’ire des producteurs, en rajoutant une couche à leur détresse. L’Office de l’huile vient en effet de diffuser un avis de vente des plants d’oliviers de variétés locales et étrangères.
Sur les réseaux sociaux, l’irritation a été alors palpable parmi les cultivateurs d’olives qui n’arrivent pas à croire comment l’Office de l’huile se permet de promouvoir des espèces étrangères.
Tous les connaisseurs sont en fait unanimes à considérer que la multiplication d’espèce d’olives étrangères en Tunisie est une grande menace pour le patrimoine génétique local parce qu’elle entraine une perte progressive de la diversité génétique des variétés nationales, une diminution de leur résistance face aux maladies et, à moyen et à long terme, une altération de l’identité de la qualité unique des huiles tunisiennes traditionnelles.
Lorsqu’une institution publique incite à la plantation des variétés étrangères bien qu’elles soient proposées à des prix plus chers que les variétés locales, elle participe indirectement à l’érosion génétique d’une culture millénaire. En tant que grand producteur d’huile d’olive et qui est en même temps très attachée à sa souveraineté agricole, la Tunisie ne peut pas commettre l’irréparable.
Elle doit défendre fermement son patrimoine génétique et résister à l’invasion des espèces étrangères. Notre patrimoine génétique agricole, constitué de variétés locales adaptées au climat et aux sols, représente une richesse irremplaçable.
Les variétés d’oliviers, sélectionnées et améliorées au fil des siècles, assurent non seulement la qualité et la réputation de l’huile tunisienne dans le monde entier, mais aussi leur résilience face aux aléas climatiques et aux maladies. Leur disparition ou leur marginalisation constituerait une perte irréversible.
H.G.
Hammam-Lif : Lancement des travaux de restauration du Casino historique
La municipalité de Hammam-Lif a lancé, avant-hier, les travaux de restauration du Casino, l’un des monuments architecturaux historiques les plus emblématiques de la ville, après avoir finalisé les études techniques et architecturales nécessaires pour définir les modalités d’intervention et sélectionner les entreprises chargées de l’exécution des travaux.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la valorisation culturelle et touristique des sites historiques, dans le cadre plus large de l’initiative « Patrimoine 3000 ». En juin 2023, une convention de partenariat avait été signée entre le ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières, l’Agence générale de partenariat public-privé, l’Institut national du patrimoine, ainsi qu’Expertise France, afin de soutenir la préservation et la mise en valeur de ce patrimoine.
Chercheurs, bibliothécaires et éditeurs se donnent rendez-vous à Rabat : L’édition au défi de la sécurité intellectuelle
L’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO) organise, les 27 et 28 avril 2026 à Rabat, un colloque international consacré au rôle de l’édition dans le renforcement de la conscience sociétale et de la sécurité intellectuelle.
La rencontre se tiendra au siège de l’ICESCO, sous l’égide de son Centre de traduction et d’édition, en partenariat avec l’Université arabe Naif des sciences de la sécurité.
Ce colloque s’inscrit « dans un contexte marqué par la propagation de la désinformation, des discours de haine et des idéologies extrémistes, notamment à travers les médias numériques. Il vise à réinterroger la place de l’édition, sous ses formes traditionnelle et numérique, dans la formation de l’opinion publique et la protection de l’espace culturel et cognitif », lit-on sur les notes de présentation de ce colloque, publiées sur le site de l’ICESCO.
Les travaux aborderont plusieurs axes, dont la lutte contre les discours de haine et l’extrémisme, la prévention de la désinformation, les défis de l’édition numérique et de la sécurité de l’information, le rôle des bibliothèques dans la sécurité cognitive, ainsi que les cadres juridiques et institutionnels encadrant une édition éthique et responsable.
Il est à noter ainsi que cette rencontre fait suite au colloque « Traduction et sécurité » et elle vise à approfondir la réflexion scientifique sur la relation entre savoir et sécurité, en mettant particulièrement en exergue le rôle stratégique de l’édition, dont les ramifications touchent l’ensemble des dimensions sécuritaires contemporaines.
Destiné aux décideurs publics, chercheurs, professionnels de l’édition, responsables de bibliothèques et représentants des institutions académiques et sécuritaires, le colloque se déroulera en format hybride, avec interprétation simultanée en arabe, en français et en anglais.
Parmi les résultats attendus figurent l’adoption de recommandations opérationnelles, le lancement de guides de bonnes pratiques pour une édition responsable dans les institutions arabes, la publication des actes du colloque et l’élaboration d’une feuille de route régionale en matière de sécurité intellectuelle et éditoriale. Elles seront également présentées lors des conférences périodiques des ministres de la Culture et l’Éducation dans le monde islamique. Les recommandations seront par ailleurs soumises aux instances compétentes en vue d’adopter des politiques fondées sur les connaissances dans le domaine de l’édition et de la sécurité intellectuelle.
Il est à rappeler que ce colloque est organisé en cohérence avec les orientations de la Ligue des États arabes en matière de coopération culturelle et intellectuelle, ainsi qu’avec les principes de la Charte de l’ICESCO promouvant la paix, la tolérance et la modération, l’événement ambitionne de contribuer à l’élaboration de politiques éditoriales responsables. Il s’inscrit également dans le cadre des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030, notamment ceux liés à l’éducation de qualité et à la promotion de sociétés pacifiques, précise le site de l’ICESCO.
Tunisie-Culture : rattachement de la Maison du Roman et de Maison de la Poésie à l’Institut de Traduction de Tunis et intégration du Centre Jelizi au MACAM
Dans une perspective de réorganisation structurelle et de consolidation des mécanismes de gouvernance, des décisions organisationnelles ont été prises afin de renforcer l’efficience administrative, financière et opérationnelle de plusieurs institutions culturelles placées sous la tutelle du ministère des affaires culturelles. Il a ainsi été convenu, en concertation des différentes parties concernées, de rattacher administrativement la Maison du Roman et la Maison de la Poésie à l’Institut de Traduction de Tunis, ainsi que d’intégrer le Centre national de céramique d’art de Sidi Kacem Jelizi au Musée national d’art moderne et contemporain de Tunis (MACAM). Ces mesures visent à rationaliser davantage la gestion administrative et financière, selon un communiqué du ministère.
Ces décisions ont été prises lors d’une séance de travail présidée par Amina Srarfi, ministre des affaires culturelles, le lundi 5 décembre 2025, dans le cadre du suivi du fonctionnement des institutions culturelles relevant de la tutelle du ministère, à l’orée de la nouvelle année administrative.
Ont pris part à cette séance le directeur de la Maison du Roman, le directeur de la Maison de la Poésie, le directeur général de l’Institut de Traduction de Tunis, le directeur du Centre Sidi Kacem Jelizi, la directrice générale du Musée national d’art moderne et contemporain, ainsi que la directrice du Centre des arts, de la culture et des lettres (Cacl) -Ksar Said-. La réunion s’est également tenue en présence du directeur général des ressources humaines, de la directrice des affaires juridiques et de la directrice du programme des arts.
Les discussions ont porté sur les différentes difficultés de gestion auxquelles font face certaines institutions culturelles, notamment celles rattachées administrativement à d’autres structures, une situation qui entrave parfois le déploiement de leurs activités et la réalisation de leurs programmes.
La ministre des Affaires culturelles a, dans ce contexte, souligné l’importance de l’amélioration continue des performances, du soutien aux programmes artistiques de qualité et du renforcement de la complémentarité entre les institutions culturelles, au service de la création et du paysage culturel national.
Porteurs de projets culturels, associatifs ou médiatiques : le 11 janvier dernier délai pour postuler à l’Académie des Talents Méditerranéens
Destinée à des candidats issus de douze pays -Tunisie, Algérie, Maroc, Egypte, Liban, Mauritanie, Libye, Espagne, Italie, Portugal, France et Malte-, la troisième édition de l’Académie des Talents Méditerranéens (ATM), lancée par le Campus du Groupe AFD (Agence française de développement) et opérée par INCO, rappelle que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 11 janvier 2026.
Ce programme a pour objectif de changer le regard porté sur les deux rives de la Méditerranée, de libérer le potentiel de la jeunesse méditerranéenne et de contribuer à l’émergence d’une vision et de projets communs, renforçant le sentiment d’appartenance à une Méditerranée unie.
Destiné aux entrepreneurs, intra-preneurs, artistes, scientifiques, acteurs de la société civile, auteurs et chercheurs, ce programme de formation hybride, à la fois en présentiel et en ligne, se déploie sur huit mois, de mars à octobre 2026. Il permettra aux participants d’explorer et de mieux comprendre l’identité méditerranéenne, de construire un récit commun et de concrétiser des projets à fort impact dans la région.
Les talents sélectionnés devront être porteurs d’un projet ou d’une initiative ayant un impact positif sur la Méditerranée, dans des domaines variés tels que les industries culturelles et créatives, l’environnement, les infrastructures, les médias, les secteurs sociaux, la recherche, le sport, l’artisanat, ou tout autre domaine pertinent.
Ils suivront durant le programme deux rencontres en présentiel, dont une première prévue en Afrique du Nord en mai 2026, puis une seconde à Marseille en octobre 2026, afin de favoriser les échanges interculturels, renforcer la cohésion du groupe et bâtir une communauté durable d’« ambassadeurs » de la région.
Le programme vise à permettre aux participants de déployer pleinement leur potentiel dans un monde en mutation, de mieux appréhender les enjeux méditerranéens contemporains, économiques, sociaux et culturels, de mener à bien des projets à fort impact et de faire émerger un projet commun autour d’un nouveau récit méditerranéen, porté par une communauté engagée.
L’Académie des Talents Méditerranéens, initiée en 2021 par le Campus du Groupe AFD et StartUpBRICS, est aujourd’hui portée par le Groupe AFD à travers son Campus, avec l’appui de la Direction régionale Afrique du Nord, le soutien de la Délégation interministérielle à la Méditerranée (DIMED), et opérée par INCO. Elle se veut l’expression d’une ambition : favoriser un changement de regard entre les deux rives de la Méditerranée, porté par la jeunesse, à travers des projets fédérateurs et ancrés dans les territoires.
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter la page facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=61563050043281
D’après le SPOT : les dettes de la CNAM envers les pharmacies privées ont dépassé les 200 millions de dinars
Le chiffre révélé suscite de l’inquiétude et justifie la crise qui a éclaté ces dernières semaines. Le président du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées (SPOT), Mohamed Zoubeïr Guiga, a révélé, en effet, que les dettes de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) envers les pharmacies privées ont dépassé les 200 millions de dinars. Il a également indiqué que la CNAM doit environ 60 millions de dinars aux médecins libéraux, en plus de dettes envers les laboratoires d’analyses biologiques et d’autres prestataires de santé, soulignant une situation de asphyxie financière sans précédent.
Selon lui, les répercussions de cette crise se font désormais sentir jusque dans le secteur public, notamment à travers des pénuries de médicaments dans certains hôpitaux. Il a insisté sur l’interdépendance entre les ministères de la Santé et des Affaires sociales, estimant que tout dysfonctionnement de l’un impacte directement l’autre, et rappelé que la santé doit être une priorité nationale au même titre que la sécurité publique.
Dans un communiqué, le syndicat avait exprimé son profond regret face à l’expiration de la convention, estimant que les pharmaciens ont longtemps joué le rôle de « financeur contraint» de la CNAM, en raison de retards de paiement dépassant 185 jours et s’étalant sur plus de dix ans.
Le syndicat a par ailleurs affirmé que la fin de la convention n’était pas un choix, mais la conséquence directe de l’absence de décision politique, réitérant sa disponibilité à participer à toute réforme sérieuse garantissant un accès équitable et durable aux médicaments pour les Tunisiens.
Lumumba au cœur de la CAN : d’un hommage en tribunes à une imitation condamnable d’Amoura !
La Coupe d’Afrique des nations n’a pas seulement été le théâtre d’affrontements sportifs intenses. Elle s’est aussi transformée, le temps de quelques matchs, en un espace de mémoire, de symboles et de controverses. Au cœur de cette séquence : la figure devenue virale d’un supporter congolais surnommé « Lumumba », et, en miroir, un geste d’imitation polémique effectué par un joueur algérien, Mohamed Amoura, après la victoire de son équipe face à la RD Congo.
Son geste, largement relayé sur les réseaux sociaux et dans les médias, a été salué par beaucoup comme un acte de mémoire et de résistance pacifique, transformant l’arène sportive en tribune politique au sens noble du terme. Pour d’autres, il illustre la manière dont le football africain dépasse le simple cadre du jeu pour devenir un miroir des identités, des traumatismes et des revendications du continent.
Mais cette symbolique a connu un prolongement plus controversé sur le terrain. Après la victoire de l’équipe d’Algérie face à la RD Congo, un joueur algérien, Mohamed Amoura, le sociétaire de Wolfsburg, en Allemagne, a reproduit le geste de « Lumumba », bras levé et posture figée puis tombée sur le gazon, dans un contexte de célébration. L’imitation, perçue par une large partie du public comme une moquerie ou une provocation, a rapidement suscité l’indignation.
Fort heureusement, cette provocation a été mal vue dans le camp algérien. Ainsi, Amoura a dû présenter des excuses sur les réseaux sociaux. Dans les heures qui ont suivi la polémique, d’autres signaux d’apaisement ont été envoyés. Un convoi officiel a été dépêché pour aller à la rencontre du célèbre supporter congolais surnommé “Lumumba”, qui était en déplacement entre Casablanca et Rabat, afin de rejoindre l’hôtel où loge la sélection algérienne, où l’ensemble des joueurs algériens ont exprimé le souhait de le rencontrer.
Cette initiative vise, selon les mêmes sources, à exprimer des regrets quant au geste effectué sur le terrain, à remercier le supporter pour la portée symbolique de son hommage et à fraterniser avec lui dans un esprit de respect et de rapprochement. Une démarche présentée comme une volonté de désamorcer la controverse et de replacer l’épisode dans un cadre d’échange et de compréhension mutuelle.
Carte du monde de l’IA : La Tunisie parmi les pays marginalisés
Par Hassan GHEDIRI
Sans investissements ciblés dans les infrastructures numériques, l’éducation et l’accès à la technologie, notre pays risque de rater la révolution de l’IA…
C’est un avertissement qui devait inciter beaucoup de gouvernements dans le monde à revoir leurs stratégies de développement et à redéfinir leurs priorités en fonction du progrès époustouflant que connaissent les technologies de l’intelligence artificielle.
L’avertissement a été donné par le géant américain de l’informatique Microsoft à travers un rapport édité par son AI Connomy Institute intitulé «AI Diffusion Report. Le document qui dresse une cartographie de l’adoption des infrastructures et des innovations liées à l’IA dans le monde a d’emblée dégagé un constat qui ne doit laisser aucun pays indifférent.
Selon le rapport, l’IA est en train de se diffuser dans le monde plus rapidement que n’importe quelle autre technologie dans l’histoire de l’humanité. Le hic c’est que l’adoption de cette technologie se fait de manière extrêmement inégale, creusant un grand fossé entre les régions du monde.
Si un peu plus de 1,2 milliard de personnes utilisent désormais des outils d’IA à l’échelle mondiale, ce qui illustre une vitesse de croissance dépassant celle de l’internent ou bien encore de l’électricité, une grande fracture est en passe de se former entre les pays connectés et les pays « laissés pour compte », c’est-à-dire marginalisés par ces progrès.
En effet, le rapport de Microsoft identifie une disparité entre les pays dotés d’infrastructures numériques solides et un accès stable à l’électricité et à Internet comme les Emirats arabes unis, la Singapour ou le Norvège affichant aujourd’hui un taux d’adoption de l’IA des plus élevés dans le monde. Et de l’autre côté des régions qui ont du mal à participer à l’évolution de l’IA notamment l’Afrique, l’Asie du Sud et une grande partie de l’Amérique latine, où moins de 10% des populations utilisent des outils d’IA.
Cette disparité s’explique principalement par le manque de réseaux électriques fiables, d’accès à internet, des centres de données et des équipements informatiques suffisants, ce qui limite fortement les capacités de plusieurs pays à utiliser les technologies avancées. Le rapport souligne également un obstacle linguistique majeur parce que la plupart des grands modèles d’IA sont principalement entraînés en anglais et dans quelques langues à ressources importantes, laissant des milliards de personnes sans outils adaptés à leur langue maternelle.
Ceci dit, Microsoft avertit que sans investissements ciblés dans les infrastructures numériques, l’éducation et l’accès à la technologie, cette fracture pourrait définir qui bénéficiera ou non de l’IA pendant des décennies.
Dans la carte de la diffusion de l’IA dans le monde, la Tunisie appartient au groupe de pays qui restent à la traine. Le rapport ne donne pas de statistiques détaillées pour la Tunisie mais plusieurs atouts lui permettraient toutefois de mieux tirer profit des développements liés à l’IA. La Tunisie affiche bel et bien des indicateurs très prometteurs en ce qui concerne les compétences humaines dans le domaine des technologies numériques.
Dans l’AI Talent Readiness Index 2025 pour l’Afrique, la Tunisie s’est en effet classée 2ᵉ sur 54 pays africains en matière de disponibilité de compétences dans le domaine de l’IA (compétences numériques, nombre de développeurs, infrastructures, etc.), un signe positif sur le plan humain et éducatif.
Depuis quelques mois, la Tunisie a également organisé l’AI Forward Summit 2025. Un évènement visant à positionner le pays comme hub régional pour l’intelligence artificielle et à développer une feuille de route pour une économie orientée IA.
Dans la pratique, un certain retard est toutefois constaté au niveau des politiques publiques qui n’arrivent toujours pas à mettre en œuvre une stratégie nationale de développement de l’IA digne de ce nom. Car, comme le souligne Microsoft dans son rapport, sans investissements ciblés dans les infrastructures numériques, l’éducation et l’accès à la technologie, notre pays risque de rater la révolution de l’IA.
H.G.
Arrestation du président Vénézuelien : Que faire pour sauver le monde de l'hégémonie américaine...?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Alors que le monde entier revendique l'arrestation du criminel de guerre, Netanyahu, c'est le président Vénézuélien qui devrait comparaître aujourd’hui devant un juge américain après avoir été capturé par les USA. Que faire pour faire face à cette hémorragie américaine ?
Deux jours après sa capture par l’armée américaine, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a été présenté dimanche devant le tribunal fédéral du Southern District de New York. Il devra comparaître hiet lundi 5 janvier à midi devant un juge, où il se verra officiellement notifier les charges retenues contre lui, notamment pour « narcoterrorisme » et importation de cocaïne aux États-Unis, a indiqué le tribunal,rapporte l'agence turque de presse.
Selon la Maison Blanche, le chef d’État a été incarcéré dans une prison fédérale à Brooklyn. Une vidéo diffusée par l’administration américaine montre Nicolas Maduro menotté, vêtu de sandales, escorté par des agents dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale antidrogue. La date de sa comparution devant le juge pour répondre des accusations reste à confirmer.
L'arrestation du président Vénézuelien, Nicolas Maduro, continue, par ailleurs, à susciter les réactions du monde entier qui reste choqué par cette intervention militaire américaine qui reflète pour une grande partie des observateurs un esprit de " banditisme " et une main mise des USA sur le monde entier.
A cet effet, l'universitaire, Salem Chérif, nous a indiqué : " Cette arrestation illégitime du président Vénézuelien, Nicolas Maduro est l'exemple type de banditisme exercé par les États puissants contre les Nations désarmée.
En effet, ce n'est pas la première fois que les USA recourent à ces méthodes illégitimes. On se souvient de L'arrestation du président du Panama qui a été lui aussi capturé et extradé aux États-Unis pour être jugé. Paradoxalement, ces mêmes États-Unis ne font rien contre le criminel de guerre, Netanyahu, qui à tué plus de 200 milles palestiniens et continue à assassiner femmes et enfants". Que faire, alors, pour faire face à cette hégémonie américaine ?
Solidarité internationale...
Même si à la recherche d'un consensus européen, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, s'est montrée inquiète en déclarant : « Nous sommes solidaires du peuple vénézuélien. Toute solution doit respecter le droit international et la Charte des Nations unies " et même si la Russie et la Chine ont condamné cette agression, une grande partie des observateurs estimé que les pays pauvres doivent compter sur eux-mêmes pour se protéger contre ces formes d'ingérence diplomatiques et militaires.
Pour notre intInterlocuteur du jour, Salem Chérif : " plus question de compter sur le droit international et les autres instances telles que les Nations unies et le Conseil de sécurité pour défendre les petites nations. A mon avis, le temps est venu pour repenser les relations internationales et les rapports de force sur la base de la solidarité et la coopération militaires entre les pays du Sud ".
Et d'ajouter : " A ce rythme là même l'Europe n'est pas à l'abri de ces agissements américains. Un pays comme le Danemark peut, en effet, perdre le Groenland. Idem pour
L'Espagne qui a dénoncé, par la voix de son Premier ministre, Pedro Sanchez, une intervention qui « pousse la région vers un horizon d'incertitude et de bellicisme. Et pour cause, liée historiquement à l'Amérique du Sud, l'Espagne pourrait voire ses intérêts menacés. Alors, tout ce beau monde a intérêt à se soutenir mutuellement".
M.B.S.M.
Editorial : Ça ne fait que commencer …
Par Chokri Baccouche
Le coup d’Etat perpétré par l’Amérique de Trump au Venezuela a provoqué un mouvement de panique et une vague d’indignations sans précédent à l’échelle internationale. Partout dans le monde, la colère gronde et les voix dénonçant ce que beaucoup qualifient de banditisme politique de l’impérialisme américain dans sa forme la plus primitive et exécrable s’élèvent.
A l’image des signaux de fumée sombres que les Amérindiens font monter au ciel au sommet d’une colline pour signaler un grave danger. Le casse perpétré par les Etats-Unis à Caracas, au nom du pétrole et des ressources énergétiques bon marché, est un précédent gravissime qui inaugure une ère nouvelle dans un monde aux abois, plus que jamais régi par la loi de la jungle.
La question qui se pose aujourd’hui avec insistance est de savoir si les Etats-Unis vont se limiter à ce coup de force vénézuélien ou, au contraire, appliquer le même scénario à d’autres pays pour servir leurs intérêts géopolitiques et stratégiques.
Selon toute vraisemblance, la seconde hypothèse parait malheureusement la plus proche de la réalité. Le pire est à craindre en effet surtout si l’on sait que le coup fumeux contre le président vénézulélien Maduro s’inscrit dans la droite ligne de la Stratégie nationale de sécurité annoncée par Donald Trump. Les grands axes sur lesquels repose cette stratégie donnent en fait froid dans le dos.
Publié en novembre 2025, le document qui est passé inaperçu regorge pourtant d’indices révélateurs sur les véritables intentions - pas très catholiques s’entend - du locataire de la Maison Blanche. La Stratégie est formellement présentée comme étant le « corollaire Trump » de la doctrine Monroe qui affirme que l’hémisphère occidental est fermé à toute ingérence européenne, mais qu’il tombe sous la sphère d’influence américaine, ce qui peut y justifier, notamment, l’interventionnisme.
Parmi les passages annonciateurs d’une intervention américaine où que ce soit dans l’hémisphère occidental et de quelque manière que ce soit, la Stratégie établit que dès que ce qui peut être considéré comme intérêt national pour les États-Unis est en jeu, toute action est légitime. Le président Trump y affirme, entre autres choses, ceci : « Il faut protéger les accès américains à des endroits géographiques clés partout dans la région », voire « étendre ces accès ».
Il se permet également un appel à l’ingérence démocratique ; il y est question de « déploiements militaires ciblés pour sécuriser la frontière », y compris « lorsque nécessaire, l’utilisation de la force létale » pour remplacer la stratégie, qu’il considère comme déficiente, basée sur la seule application de la loi. Il appelle aussi au déni de l’État de droit ; le Conseil national de sécurité et la communauté du renseignement travailleront à indiquer les endroits et les ressources stratégiques pour s’assurer de leur développement.
En somme, poursuit-il, « les États-Unis doivent être prééminents dans l’hémisphère occidental comme condition de notre sécurité et de notre prospérité — une condition qui nous permet de nous affirmer avec confiance là où et quand il le faut dans la région ».
Bref, aussi bien le message que les intentions sont clairs comme l’eau de roche et il ne faut pas être forcément un savant analyste pour en saisir la teneur et la portée. Pour faire plus simple, le casse perpétré au Venezuela n’est qu’un début d’une liste potentiellement longue de coups fourrés que les Etats-Unis pourraient entreprendre dans le monde durant la période à venir.
On en a déjà un avant-goût : depuis la capture du chef de l’Etat vénézuélien, le locataire de la Maison Blanche a menacé d’autres pays de passer sous la coupe américaine dont notamment Cuba, la Colombie et le Groeland et le Canada. Donald Trump agit en fait comme un rouleau compresseur et semble déterminé à écraser tout sur son passage pour accaparer, fût-il par la force, les richesses des autres pays, et ce, au nom du MAGA, le slogan de sa dernière campagne électorale qui signifie littéralement « Rendre l’Amérique à nouveau grande ».
Le revenant 47è président américain semble déterminé à faire en sorte que son pays garde par tous les moyens sa couronne et son leadership mondial. Le coup bas au Venezuela n’est qu’un message adressé à tous les rivaux de l’Amérique ainsi qu’aux pays du Sud global qui rêvent de voir l’émergence d’un nouvel ordre mondial multipolaire affranchi de la domination occidentale et américaine plus spécifiquement.
Un message sans ambages signifiant qu’aucun pays n’est à l’abri d’un sort similaire s’il s’avise à sortir des rangs. Attention, l’empire tire désormais sur tout ce qui bouge dans un monde résolument moins stable, moins libre et moins libre. Un monde plus que jamais livré en fait aux vents de l’incertitude et de l’instabilité. Attachez vos ceintures, ça va drôlement tanguer très prochainement. Et ça ne fait que commencer…
C.B.
Organisation internationale de la Francophonie (OIF) : Le cinéma tunisien brille sur les écrans du monde
Les films tunisiens figurent parmi les plus remarqués de l’année 2025 dans le bilan annuel de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui enregistre un record inédit de 24 sélections internationales pour des œuvres soutenues par ses dispositifs de financement.
Depuis 2020, l’OIF évalue la visibilité de la production francophone du Sud à travers les sélections obtenues dans dix festivals majeurs, parmi lesquels Cannes, Berlin, Venise, Toronto, Sundance, Locarno, Rotterdam, Clermont-Ferrand, Annecy et Amsterdam. Après 23 sélections en 2023 et 19 en 2024, le cap atteint en 2025 marque une progression significative et confirme la vitalité de ces cinématographies.
La Tunisie se distingue particulièrement dans ce paysage. Le film « D’où vient le vent » d’Amel Guellaty a été présenté au festival de Sundance, puis au Festival international du film de Rotterdam. À Cannes, « Promis le ciel » d’Erige Sehiri a ouvert la section « Un certain regard », avant de poursuivre un parcours remarqué dans plusieurs manifestations internationales.
Les deux œuvres ont également été primées lors des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) 2025. « D’où vient le vent » a remporté trois distinctions : le prix du public, le prix du scénario et le prix de la liberté d’expression décerné par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Tandis que « Promis le ciel » s’est vu attribuer une mention spéciale pour l’actrice Debora Lobe Naney. Le film d’Erige Sehiri a par ailleurs décroché l’Étoile d’Or, grand prix du Festival international du film de Marrakech, lors de sa 22ᵉ édition.
La présence tunisienne s’est également affirmée à Locarno, où « Exil » de Mehdi Hmili a été programmé hors compétition. Sur le continent africain, le cinéma tunisien a brillé au Fespaco 2025, avec « La Source » de Meryem Joobeur, récompensé par le prix du meilleur premier film de fiction.
Au total, les 24 sélections recensées en 2025 concernent 21 films issus de 13 États membres de l’OIF, dont dix réalisés par des femmes. Si l’organisation ne considère pas la sélection en festival comme une finalité en soi, elle y voit un indicateur fort de qualité artistique et un levier essentiel pour la diffusion des œuvres, facilitant leur circulation vers les salles, les télévisions et les plateformes.
Dans cette dynamique, l’OIF annonce pour 2026 l’arrivée d’environ soixante nouvelles œuvres soutenues, dont plusieurs projets tunisiens actuellement en phase avancée de post-production. Parmi eux figurent « De Gaulle–Bourguiba, bras de fer à Bizerte » d’Olfa Chakroun, « Le sel du Sud » de Rami Jarboui, « Mon ami » de Mohamed Zran, « Tu ne feras point d’image » de Kaouther Ben Hania et « Une histoire de dette et d’argent » de Houssen Sansa, autant de films susceptibles de marquer les grands festivals du premier semestre 2026.
















