Classement 2025 : Les Aigles de Carthage dans le Top 8 malgré l’échec à la CAN
Il est vrai que l’élimination des Aigles de Carthage aux huitièmes est une réelle déception, mais l’Equipe nationale tunisienne se maintient, tout de même, à un niveau respectable sur le plan continental. Selon le réseau international Sportsdunia, elle s’est hissée à la huitième place du classement des sélections africaines les plus performantes en 2025, après avoir validé sa qualification pour la Coupe du monde 2026, qui se tiendra aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
En 2025, le Maroc a dominé le classement des meilleures équipes africaines grâce à ses performances solides et à son taux de victoires élevé tout au long de la saison. Le Nigeria occupe la deuxième place, suivi de la Côte d’Ivoire en troisième position.
L’Égypte se classe quatrième, devant l’Algérie (5e) et le Sénégal (6e). Le Cameroun arrive en septième position, suivi de la Tunisie, classée huitième. L’Afrique du Sud figure au neuvième rang, tandis que le Cap-Vert complète le top 10.
Festival international de Carthage : Candidatures ouvertes
Les candidatures pour la 60ᵉ édition du Festival International de Carthage, prévue en 2026, sont désormais ouvertes, a annoncé vendredi l’Établissement national pour la promotion des festivals et des manifestations culturelles (ENPFMCA).
Selon un communiqué, les créateurs, imprésarios, structures de production et organismes de promotion artistique sont invités à soumettre leurs dossiers via un formulaire en ligne disponible à l’adresse suivante : https://forms.gle/mjAxqmNdYqvYbifN8. La date limite de dépôt est fixée au 31 janvier 2026.
Les candidats doivent veiller à remplir le formulaire avec soin et à y joindre tous les documents requis, à jour et complets.
Cette édition anniversaire, qui marquera six décennies de vie culturelle sous les étoiles de l’antique cité de Carthage, se propose de célébrer la diversité et la richesse de la création artistique régionale et internationale.
Pour toute information complémentaire, l’organisation peut être contactée par téléphone au 70 028 318 ou par courriel à l’adresse: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
CAN 2025 : Le Cameroun rejoint le Maroc en quarts de finale
Le Cameroun s’est imposé (1-2) face à l’Afrique du Sud en huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations ce dimanche 4 janvier. Les Lions indomptables ont tenu leur avance malgré la réduction de l'écart des Bafana Bafana pour filer en quarts où ils défieront le Maroc.
Le début de la rencontre a été complètement dominé par l’Afrique du Sud, qui a eu de nombreuses occasions, qu’elle n’a pas réussi à convertir. Les Bafana Bafana ont finalement tiré 18 fois pour une seule réalisation en toute fin de match.
À l’opposé, le Cameroun s’est montré extrêmement efficace. Les Lions indomptables ont ouvert le score sur leur premier corner, grâce à Tchamadeu (33'). Ils ont même doublé la marque au retour des vestiaires grâce à Kofane, qui disputait son troisième match avec le Cameroun.
Les Sud-Africains ont finalement réagi en fin de match, avec un but de Makgopa, qui prolongeait le centre de Modiba (88'). Les choix dans la composition d’Hugo Broos ainsi que les changements dans le match n’auront pas permis de retourner la situation. Le Cameroun retrouvera le Maroc vendredi 9 janvier pour une place dans le dernier carré.
Equipe nationale : Sami Trabelsi s’en va, mais… !
C’était dans l’air après l’amère déception et élimination des Aigles de Carthage en huitièmes de finale de la CAN 2025. Il a suffi de quelques heures pour que le sélectionneur national Sami Trabelsi décide, en accord avec la Fédération tunisienne de football, de résilier à l'amiable son contrat. L'accord a été trouvé à Rabat, lors d'une réunion entre les deux parties.
La Fédération tunisienne de football a, également, annoncé, ce dimanche soir, sur sa page Facebook, que tout le staff technique a été remercié. Une décision importante au moment où l’Equipe nationale a seulement cinq mois pour préparer sa participation au Mondial 2026.
De même, que va-t-on décider à propos des accompagnateurs et du directeur sportif de l’EN qui sont directement concernés par cette déception ? On attendra la prochaine réunion du Bureau fédéral et les décisions qui vont suivre en l’absence, comme c’est souvent le cas, d’une évaluation objective du travail accompli depuis la nomination de Sami Trabelsi.
K.Z.
Loyer de l’argent : Quand la BCT emploie un «deux poids deux mesures»
Par Hassan GHEDIRI
La baisse du taux d’intérêt directeur décidée par la gardienne de la monnaie au cours des dernières heures de 2025 laisse opérateurs économiques et ménages sur leur faim. Et pour cause !
Bien qu’elle ait enfin accepté de desserrer, ne serait-ce que très légèrement, son étau sur les taux d’intérêt qui dure depuis plus de cinq ans, la Banque centrale de Tunisie (BCT) manque quand même de faire dissiper les incertitudes et les doutes qui planent sur sa politique monétaire. La détente - la première depuis plus de neuf mois - et qui se limite à 50 points de base risque fort de s’avérer illusoire en dépit des réactions favorables de plusieurs observateurs qui croient tout de même en la possibilité de créer une certaine dynamique au niveau des flux de crédits.
Mais si la BCT a jugé la conjoncture favorable (avec un reflux de l’inflation) pour opérer un léger desserrement de son taux directeur, elle ne peut toutefois pas justifier un flagrant deux poids deux mesures en ce qui concerne le loyer de l’agent.
En commentant la baisse du taux d’intérêt directeur de la BCT ramené à 7% et qui prendra effet le 7 janvier 2026, Ridha Chkoundali, professeur en sciences économiques, a été le premier à avoir dénoncé l’incohérence de la gardienne de la monnaie dans la mise en marche de sa politique de resserrement monétaire.
Il estime que la BCT se mettait dans une situation complètement embarrassante à cause de sa politique basée sur le renchérissement du loyer de l’argent pour les ménages et les entreprises dans le but d’éviter l’emballement de l’inflation. Sauf que cette même BCT, dans les mêmes conditions, se permettait d’accorder des prêts directs à l’Etat d’un montant colossal qui frôle les 25 milliards de dinars avec un taux d’intérêt égal à zéro.
Ainsi, l’institut d’émission se tolère délibérément d’autoriser à l’État ce qu’elle interdisait aux familles tunisiennes. Parce que financer le budget de l’’État à taux nul et avec un délai de grâce de trois ans, tout en imposant aux ménages des conditions de crédit particulièrement contraignantes, marquées par des taux d’intérêt prohibitifs, cela relève des politiques de deux poids, deux mesures.
Une situation qui met à nu une contradiction flagrante dans la conduite de la politique monétaire, alors même que les deux types d’emprunt servent, in fine, à financer la consommation.
Quand l’Etat jette son dévolu sur les ressources de la BCT, elle siphonne imprudemment des fonds devant normalement servir à stimuler les investissements privés. Une approche qui ne peut aucunement servir l’intérêt des Tunisiens parce que, toujours d’après Chkoundali, c’est une grave entrave à la croissance et à la création de richesses.
En 2026, comme il a été prévu dans la loi de finances adoptée par le Parlement, l’Etat compte contracter, auprès de la BCT, 11 milliards de dinars sans intérêt, ce qui est complètement opposé à une politique monétaire se voulant prudente et qui repose sur l’augmentation du taux directeur comme principal instrument pour juguler l’inflation.
H.G.
Crise de l’UGTT : L’opposition syndicale appelle au remplacement de l’actuel bureau exécutif par un comité national provisoire…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L’opposition syndicale a tenu récemment une conférence de presse dans laquelle elle a appelé à la formation d’un comité national provisoire qui aura pour mission d’assurer la période transitoire en attendant de la tenue du prochain congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).
Selon le dirigeant au sein de ce collectif qui représente plusieurs courants syndicalises opposés à l’actuel bureau exécutif, Habib Jerjir: « La priorité aujourd’hui est de sauver l’organisation syndicale du chaos et du désordre qui règnent en maitres depuis 2022, date du congrès de Sfax. Un congrès qui nous a conduits là où nous sommes aujourd’hui avec des démissions et une centrale syndicale affaiblie.
C’est pourquoi, il y a urgence en la matière pour sauver l’organisation qui est menacée dans sa propre existence en désignant un comité national qui aura pour mission d’assurer la période transitoire en attendant la tenue du prochain congrès ». Jerjir a, en outre, appelé à un retour aux valeurs démocratiques au sein des instances dirigeantes afin de permettre à tous les syndicalistes d’exprimer leurs points de vue et leurs positions en toute transparence.
Il n’est pas logique que l’Union générale tunisienne du travail, qui a été toujours un porte-flambeau des valeurs démocratiques, soit aujourd’hui déchirée par les luttes intestines à cause de l’égoïsme de certains dirigeants».
A l’origine, par ailleurs, de cette crise, l’article 20 de l'Union Générale Tunisienne du Travail qui constitue un point de discorde majeur entre les dirigeants de l’organisation.
Adopté lors d'un congrès controversé en juillet 2021, l’amendement de cet article permettait la prolongation des mandats des dirigeants de l'organisation syndicale, allant à l'encontre de la règle de limitation précédente, et provoquant une crise interne profonde et des accusations de dérive démocratique visant à reconduire le secrétaire général Noureddine Taboubi, une situation qui continue de secouer la centrale syndicale avec des débats sur le prochain congrès.
Flou…
Justement, c’est la date de ce congrès qui continue à diviser l’organisation syndicale. A cet effet, Habib Jerjir estime que c’est à ce comité national provisoire de fixer la date de ce congrès électif : « Nous pensons que, moralement, les actuels dirigeants ne doivent pas se présenter aux prochaines élections et ouvrir la voie à une nouvelle génération de dirigeants afin d’assainir les instances de l’organisation syndicale et repenser l’action syndicale sur des bases solides de nature à rendre à l’Union générale tunisienne du travail son prestige et sa crédibilité et lui permettre de continuer son rôle dans la défense des droits des travailleurs ».
Frida Dahmeni écrivait dans un article publié dans ‘’Jeune Afrique’’ : « L’UGTT, malgré des dérives, des trahisons et des coups bas, a survécu à toutes les crises, et la mémoire des anciens est toujours vivace. Leurs portraits accrochés aux murs du siège de la centrale, place Mohamed-Ali, à Tunis, disent en effet la singularité de ces patriotes que réunit une très haute idée de la Tunisie.
Les parcours du pionnier Mohamed Ali el-Hammi, du héros fondateur Farhat Hached, de son compagnon de lutte, Habib Achour, et de leur héritier Houcine Abassi, éclairent toutes les spécificités d’une centrale complexe qui a fait de l’action syndicale un acte patriotique. Elle a joué un rôle majeur lors de la lutte pour l’indépendance en s’appropriant des thématiques anticoloniales qui ont marqué la genèse du mouvement syndical tunisien».
M.B.S.M.
Patrimoine - Le colloque international « La cour et le patio au cœur de la Méditerranée » : Tunis explore un héritage architectural partagé
Par Imen ABDERRAHMANI
La Médina de Tunis accueillera, du 12 au 14 février 2026, la première édition du colloque international «Cours et patios en Méditerranée», un événement scientifique et culturel d’envergure consacré à l’un des archétypes majeurs de l’architecture méditerranéenne.
Placée sous l’égide de l’École nationale d’architecture et d’urbanisme (ENAU), la rencontre est organisée en partenariat avec plusieurs laboratoires de recherche tunisiens, l’Association de sauvegarde de la Médina de Tunis (ASM) et l’Association des villes historiques de la Tunisie et de la Méditerranée (AVHTM).
Pensé comme un espace de dialogue et de réflexion pluridisciplinaire, le colloque réunira chercheurs, architectes, urbanistes, artistes et praticiens issus de divers pays du bassin méditerranéen, parmi lesquels le Maroc, l’Égypte, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la France.
Ensemble, ils interrogeront la maison à cour ou à patio non seulement comme forme architecturale, mais aussi comme fait culturel, social et environnemental, profondément inscrit dans l’histoire et l’imaginaire des sociétés méditerranéennes, précise la note de présentation de ce rendez-vous.
Au fil des siècles, la cour et le patio se sont imposés comme des espaces structurants de l’habitat, à la fois lieux d’intimité et de sociabilité, interfaces subtiles entre le dedans et le dehors. Le colloque propose d’explorer cette richesse à travers une approche croisant les regards architecturaux, anthropologiques, philosophiques, bioclimatiques et artistiques, afin de révéler l’intelligence spatiale et symbolique de ces dispositifs, de l’Antiquité à l’époque contemporaine.
Programme copieux
Les débats s’articuleront autour de quatre axes complémentaires. Le premier mettra en lumière le rôle social et culturel de la cour et du patio, envisagés comme des espaces de régulation où se négocient les frontières entre le privé et le public, l’individuel et le collectif. Le deuxième axe abordera leurs qualités bioclimatiques et ambiantales, soulignant leur pertinence face aux enjeux environnementaux actuels et leur capacité à inspirer des modèles d’habitats durables et adaptés aux contextes locaux, lit-on dans l’argumentaire de ce colloque.
Le troisième axe se concentrera sur l’expérience sensible et phénoménologique du patio, lieu d’une relation intime au monde, propice à la résonance des corps, des perceptions et des imaginaires. Enfin, le quatrième axe examinera les réinterprétations contemporaines de la maison à cour ou à patio, à travers les expérimentations architecturales du 20ᵉ siècle et leurs prolongements actuels, révélant l’actualité et la plasticité de cet archétype.
Outre les communications scientifiques, le programme accordera une place importante aux retours d’expérience d’architectes praticiens, ainsi qu’aux installations, œuvres et performances artistiques inspirées par le patio. Cette diversité de formats vise à rendre compte des dimensions à la fois tangibles et immatérielles de ces espaces, et à favoriser un dialogue fécond entre théorie et pratique.
Il est ainsi à noter qu’en guise de préparatifs de ce rendez-vous d’envergure historique, architectural, urbaniste et esthétique, deux visites immersives guidées avec les artistes et les étudiants de l’Ecole nationale d'architecture et d'urbanisme de Tunis – ENAU, dans les patios et les maisons de la médina de Tunis ont été organisées.
D’ailleurs, dans ce même ordre d’idées, et pour clôturer ce colloque en beauté, une visite guidée des patios emblématiques de la Médina de Tunis est programmée, offrant aux participants une immersion directe dans un patrimoine architectural vivant, toujours porteur de sens et de modernité.
I.A.
Editorial : Casse impériale à Caracas
Par Chokri Baccouche
Le Venezuela a été, hier, la cible d’une attaque militaire américaine de grande envergure à l’issue de laquelle le président vénézuélien, Nicolas Maduro, aurait été capturé avec son épouse et exfiltré en dehors de son pays. Sur un ton triomphaliste, le locataire de la Maison Blanche, Donald Trump, a confirmé ce coup de force mené par sa soldatesque qui aurait fait plusieurs morts ainsi que de nombreux blessés, selon le procureur du Venezuela, Tarek William Saab.
Le dirigeant vénézuélien devra répondre aux Etats-Unis d’accusations liées à la drogue et au terrorisme. Oh la vache, serait-on tenté de dire ! La vache qui rit jaune s’entend et qui meugle à tue-tête pour exprimer son dépit, son amertume et surtout ses craintes face à ce qui se passe de pas très catholique aujourd’hui dans le monde. Un monde aux abois régi par la loi de la jungle et la force des armes où les plus vulnérables sont littéralement écrasés et asservis par les plus forts.
Un monde plus que jamais livré aux affres de l’incertitude, où le droit est promu au rang de simple kleenex, manipulable à l’envi par les puissants au gré de leurs seuls intérêts, imposé de force aux plus faibles et jeté à la poubelle après usage. Un monde flippant où les chefs d’Etat du « Sud global » pourtant démocratiquement élus sont pourchassés dans leurs propres pays par des commandos étrangers comme de vulgaires malfrats, enlevés de force et pris en otage pour être jugés par les tribunaux de leurs ravisseurs.
Les signes avant-coureurs de ce coup d’Etat américain contre le régime de Nicolas Maduro se faisaient déjà sentir avec insistance depuis quelque temps. Accusé par Washington de s’adonner à des activités liées au trafic de drogue et au terrorisme, le président vénézuélien est, en fait, la victime expiatoire de ses positions politiques.
Dans nombre de ses discours au vitriol ces derniers temps où il affiche une hostilité farouche à toute ingérence étrangère dans les affaires internes de son pays, il a réaffirmé à maintes reprises que le Venezuela refuse d'être le « patio trasero » (l'arrière-cour) de Washington, se présentant comme le défenseur de l'indépendance nationale.
Et bien évidemment, un dirigeant aussi rebelle à la « Pax americana » en Amérique latine, qui préside de surcroît aux destinées d’un pays stratégique disposant de la plus grande réserve avérée d’hydrocarbures au monde, ne peut que devenir une cible à abattre coûte que coûte et à n’importante quel prix.
Comme un signe prémonitoire et sentant au fond de lui-même que sa carrière politique allait être raccourcie de manière brutale, Nicolas Maduro a déclaré récemment que « l’impérialisme est devenu fou» et qu’il est « entré dans une phase de dérèglement ». Il n’a pas tort au fond et on peut même dire que l’impérialisme a cassé un câble depuis un bon bout de temps déjà. L’histoire nous apprend en effet que les Etats-Unis ne sont pas à leur premier coup de force du genre.
En 2003, l’Amérique de Georges W. Bush avait renversé en effet sous des prétextes fallacieux et des mobiles inventés de toutes pièces Saddam Hussein en Irak avant de le traquer puis de le jeter en pâture à une justice aux ordres. En 1989, lors de l’opération « Just Cause », les Etats-Unis avaient envahi le Panama et capturé le général Manuel Noriega, chef de l’Etat en exercice, avant de le transférer à Miami pour y être jugé pour trafic de drogue.
Toutes ces interventions américaines se sont produites sans mandat international et ont été dénoncées à l’époque comme une violation flagrante du droit international. L’opération contre Maduro prolonge donc cette logique absurde ou plutôt ce banditisme politique U.S : une intervention ciblée, extraterritoriale et assumée contre un dirigeant accusé par Washington d’entretenir également des liens étroits avec l’Iran et de tolérer, voire faciliter des réseaux liés au Hezbollah en Amérique latine.
Les preuves confirmant que l’impérialisme est bon pour la camisole se vérifient également à l’aune des dernières déclarations de Donald Trump qui a menacé le régime des mollahs d’une intervention militaire américaine si les manifestations qui secouent actuellement l’Iran étaient violemment réprimées. Bref, on peut dire que l’impérialisme débloque complètement et cherche noise à tout ce qui bouge au moindre prétexte.
Cet accès d’agressivité sonne, diront les mauvaises langues, comme un mouvement convulsif à travers lequel l’impérialisme cherche à projeter sa puissance pour compenser ses faiblesses et peut-être aussi ses craintes. Les bouleversements géopolitiques majeurs qui secouent actuellement le monde expliquent en fait pourquoi l’impérialisme est dans tous ses états.
Certes, nul n’est prophète en son pays, mais tout porte à croire que 2026, qui vient de débarquer, sera une année particulièrement chaude dans un monde en proie à un surcroît de tensions…
C.B.
Opération anti-terroriste de Feriana: Le sécuritaire blessé succombe à ses blessures
Selon un communiqué publié par le ministère de l’Intérieur, Marouane Kadri, l'agent de sécurité qui a été blessé lors de l'opération antiterroriste à Feriana, a succombé à ses blessures. Le martyr, originaire de Sidi Bouzid, est père de deux enfants.
Rappelons que les unités sécuritaires ont réussi, ce matin, à déjouer un attentat terroriste aux abords du marché hebdomadaire de Feriana à Kasserine. Seddik Laabidi, un dangereux élément intégriste, a été éliminé dans cette opération, alors que son complice a été arrêté.
Dans son communiqué, le ministère a rendu hommage à l'agent de sécurité tombé en martyr dans cette opération anti-terroriste : "Il a choisi, avec plusieurs agents de sécurité de tous grades et corps présents à ses côtés, de défendre cette chère patrie et la vie des Tunisiens pour qu’ils puissent vivre en sécurité, dans la paix et la sérénité".
Le communiqué indique que le défunt a réussi, avec ses compagnons, à déjouer un crime terroriste prémédité visant à semer le trouble et le chaos, adressant ainsi un message clair : la Tunisie restera invulnérable à jamais. "Que Dieu accorde à ce héros son infinie miséricorde et son pardon et qu’Il l’accueille parmi les prophètes et les martyrs".
CAN 2025- Huitièmes de finale - Tunisie- Mali (1-1)( 2-3) aux TAB : Élimination amère des Aigles de Carthge
Par Jamel Belhassen
Ironie du sort. La Tunisie qui a livré une prestation à peine meilleure que celles des premiers matches, quitte la scène amèrement aux tirs aux buts. Un verdict dur à subir.
Les débuts sont prometteurs grâce à un pressing haut et une vitesse d'exécution face aux robustes Maliens. Bronn se blesse et cede sa place à Meriah ( 11e). A la (26), un premier tournant. W.Coulibaly se fait expulser pour jeu dur sur Majbri. Un épisode favorable aux Tunisiens. Mais point d'occasions de buts dans une camp comme dans l'autre . A la (45e) Haj Mahmoud n'exploite pas une situation favorable.
Après les citrons, Achouri remplace Mahmoud, quelque peu transparent, pour plus de mordant en attaque face à un adversaire en infériorité numérique. Les Aigles de Carthage prennent le jeu à leur compte et multiplient les assauts et les corners. Dans l'autre camp, Néné file à Valery et rate la mire ( 64e). Les espaces jouables sont plus larges. Majbri sollicite le gardien Diarra sur balle arrêtée ( 78e).
Au fil du temps, l'ascendant tunisien est évident mais toujours point de solutions. Et ce qui devait arriver arriva à la (88e). Chawat, entré en cours de jeu libere les siens en marquant de la tête ( 1-0). Mais, très vite, le Mali obtient un penalty pour faute de main de Meriah. (90+6e). Sinayoko égalise ( 1-1). Dommage car la Tunisie ne méritait peut-être pas ce coup du sort.
Lors des prolongations, les essais des Tunisiens restent vains. L'exercice des tirs aux buts est devenu nécessaire. A ce jeu. Les Maliens se montrent plus adroits ( 3-2). Un verdict douloureux pour les Tunisiens.
Formation de la Tunisie
Dahmen, Valery ( Ben Ali 110e), Bronn ( Meriah 11e), Talbi, Abdi, Skhiri, Sassi, Mahmoud ( Achouri 46e), Gharbi ( Saad 70e), Majbri ( Ben Romdhane 85e), Mastouri ( Chawat 70e) .
J.B.
CAN 2025 - Sénégal – Soudan (3-1) : La loi du plus fort
Le Sénégal s'est fait peur. Menés au score dès la sixième minute face au Soudan, invité surprise des huitièmes de finale, suite à un très beau but de Aamir Abdallah, les Lions de la Teranga ont pu compter sur un très bon Pape Gueye, auteur d'un doublé, pour renverser la situation avant la mi-temps.
Loin d'être sereins, les hommes de Pape Thiaw ont profité de l'entrée tonitruante de Mbaye pour se mettre à l'abri face à des Soudanais dangereux à de nombreuses reprises (3-1).
Les Sénégalais sont les premiers qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe d'Afrique des Nations.
Ligue 1 : Dräger au Club Africain pour une saison et demi ?
L’information était dans l’air et elle donne l’impression d’être officiellement confirmée. Le latéral droit international tunisien Mohamed Dräger a conclu un accord avec son club allemand « l’Eintracht Braunschweig » pour une résiliation à l’amiable de son contrat.
Après la finalisation des procédures de départ, Mohamed Dräger se rendra, en principe, en Tunisie pour signer avec le Club africain, sous forme de transfert libre, pour une durée d’un an et demi. Un renfort de taille, en perspective, pour les Clubistes.
K.Z.
Venezuela – USA : Trump annonce que Maduro et sa femme ont été capturés et exfiltrés !
Gare à celui qui dit non aux Américains, et ce qui se passe au Venezuela est là pour le prouver. Le président américain a confirmé, samedi, l’opération menée par l’armée à Caracas et dans d’autres villes du pays. « Nicolas Maduro et sa femme ont été capturés et exfiltrés » en dehors du Venezuela, a-t-il écrit dans un message sur son réseau social.
De fortes explosions et des bruits ressemblant à des survols de missiles ou d’avions ont été entendus peu avant 2 heures du matin (heure locale), samedi 3 janvier, à Caracas, et se sont poursuivis, ont rapporté les médias présents sur place. Des coupures de courant affectaient le sud de la capitale vénézuélienne, où se trouve une importante base militaire. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montraient de multiples explosions dans la ville.
CAN 2025- Huitièmes de finale - Tunisie- Mali : - Entre Aigles, un beau duel en perspective
Par Jamel Belhassen
Le premier tour plié avec ses joies de l'exorde et ses déceptions des deux matches suivants, les Aigles de Carthage abordent le huitième de finale contre les Aigles du Mali avec un nouvel état d'esprit. Celui d'une équipe qui a tiré les enseignements nécessaires pour repartir sur des bases solides sachant que tout se joue sur un seul match.
Gagner ou rentrer à la maison. Avertis, staff technique et joueurs sont décidés à jouer leur va-_rout tout en respectant l'équilibre nécessaire pour toute entreprise. Il n'y a plus de place à la tergiversation ou à l'improvisation. Lors des derniers jours, Sami Trabelsi, le sélectionneur a revu et corrigé la copie du premier tour pour effectuer cette fois-ci le bon casting technique et tactique.
Le Mali est un adversaire robuste qui a tenu en échec lors de la journée inaugurale le Maroc qui évolue dans son jardin. Il est clair qu'il ne s'agit point de prendre des risques démesurés ni d'opter pour une attitude attentiste suicidaire. Dans cette optique, le 4-4-2 ou le 3-5-2 avec les joueurs qui conviennent dans les deux cas devraient permettre aux Aigles de Carthage de jouer leurs chances jusqu'au bout pour ne pas avoir à le regretter au coup de sifflet final.
Quant à la formation rentrante, on devrait s'attendre à quelques changements pour des raisons physiques ou tactiques. Achouri et Saad sont indisponibles alors que Abdi est incertain en raison d'une blessure légère. Ailleurs, le sélectionneur dispose d'un éventail de choix et même s'il cache encore son jeu, la titularisation côté à côté de Majbri et Gharbi est encore possible pour donner une âme à la manœuvre offensive.
En pointe, Chawat pourrait suppléer Mastouri alors qu'en défense, au cas où Abdi déclarerait forfait, Maaloul serait là pour le relever. En tout cas, quelque soit le onze rentrant, nous serons en droit de nous attendre à une prestation digne qui permettra de rompre avec la médiocrité et avec la prudence excessive qui ne mènent souvent à rien, alors que l'audace associée à la vigilance derrière bonifiera nos chances de passer le tour. Et alors à cœur vaillant, rien d'impossible.
Formation probable : Dahmen ( Ben Said), Valery, Talbi, Bronn, Abdi ( Maaloul), Skhiri, Majbri, Gharbi, Chawat, Sliti, Ben Romdhane
J.B.
Pression fiscale en Afrique : L’étrange exception tunisienne
Par Hassan GHEDIRI
La Tunisie est le pays où les contribuables supportent la charge fiscale la plus lourde du continent dans toute l’Afrique.
Si en Europe, les pays nordique (Danemark, Suède, Norvège et Finlande) avec leur forte pression fiscale incarnent incontestablement le modèle de l’Etat social le plus performant et obtiennent les meilleurs résultats en matière de bien-être économique et social. En Afrique, la Tunisie fait une triste exception à la règle.
Notre pays qui peine à garantir une qualité minimale des services publics et qui s’efforce à préserver les conditions les plus élémentaires de la vie sociale digne est paradoxalement le pays où les contribuables supportent la charge fiscale la plus lourde du continent. C’est en effet ce que confirment les résultats du tout dernier rapport de l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE) dans lequel sont comparés les ratios impôt/PIB et les recettes fiscales et non fiscales de 38 pays africains.
Dans son édition 2025 des statistiques des recettes publiques en Afrique et qui concernent les résultats de 2023, l’OCDE expose des ratios impôt/PIB très hétérogènes et qui vont d’un petit taux de 2,9% en Somalie jusqu’au plus gros dans toute l’Afrique, celui de la Tunisie qui atteint 34%. Si les recettes fiscales en pourcentage de PIB de l’Afrique ont continué à progresser pour la troisième année consécutive pour se situer dans une moyenne de 16,1%, 20 des 38 pays étudiés ont quand même maintenu leur taux inférieur à 15%.
Pour revenir à notre première comparaison avec les pays nordiques qui affichent la plus forte pression fiscale dans le monde et qui, en même temps, se placent en haut du podium de protection sociale, de qualité de services publics et de bonheur, la Tunisie ne peut certainement pas être la Scandinavie de l’Afrique. Dans le World Happiness report 2025, notre pays s’est en effet classé au 113ème rang mondial sur 147 pays avec un médiocre note de 4,8/10, se contentant d’une 16ème place en
Afrique très loin derrière ces deux voisins la Libye et l’Algérie se distinguant par d’excellents indices en matière de santé, de soutien social. Les statistiques de l’OCDE sur les recettes publiques en Afrique constituent par ailleurs un instrument unique en son genre pour mesurer la performance des politiques fiscales en matière de mobilisation des ressources intérieures sur l’ensemble du continent.
Ainsi, le principe de « compter sur soi » sur lequel le gouvernement dit bâtir sa politique économique et financière en Tunisie et qui vise à assurer la rupture avec les diktats des institutions internationales et à consolider les finances publiques à travers les ressources internes, semble être l’un des moteurs de cette pression fiscale excessive.
Dans le chapitre consacré à la Tunisie dans le rapport sur les recettes publiques en Afrique 2025, l’OCDE souligne que les recettes fiscales en pourcentage de PIB en Tunisie ont toujours été supérieurs à la moyenne de 38 pays d’Afrique. Et de noter que La principale source des recettes fiscales en Tunisie en 2023 était de 27% et provenait des cotisations de sécurité sociale.
La deuxième plus importante source des recettes fiscales en 2023 était de 23% et provenait des impôts sur le revenu des personnes physiques. En revanche, les recettes non fiscales ne représentent que 3,8% du PIB en Tunisie et elles sont les plus faibles des 38 pays africains qui affichent une ensemble une moyenne de 6%.
H.G.
















