A la Boîte : La situation écologique à Gabès racontée à travers les œuvres d’art
En marge de l’exposition « Autumn of the Earth, Spring of the Comprador » de Saif Fradj, sous le commissariat de Farah Sayem, qui sera visible à « La Boîte : un lieu d’art contemporain » du 11 février au 25 mars 2026, un programme public de médiation est déployé comme un espace de réflexion et de partage. Pensé en résonance directe avec les enjeux de l’exposition, ce programme s’articule autour de projections, débats, workshops et visites guidées afin de prolonger les questions soulevées autour des écologies de Gabès, des récits du territoire et des savoirs situés.
Le coup d’envoi de la médiation publique a débuté le 3 février autour du thème « Ecologies de Gabès » avec une projection-débat du film documentaire de Rabeb M’Barki, « Tout va bien Lella ? » (2018, 30 minutes). A travers ce film, la réalisatrice braque sa caméra sur la situation écologique du golfe de Gabès, une région où les habitants tentent de mener une vie ordinaire dans des conditions pourtant extraordinaires.
Le programme se poursuit le vendredi 6 février 2026 avec une seconde projection-débat, « Gabès Labess » de Habib Ayeb (2014, 47 minutes), également consacrée aux écologies de la région.
Le mercredi 11 février 2026, la médiation accompagne le vernissage de l’exposition prévu à 16h30, suivi à 17h30 d’un échange réunissant l’artiste Saif Fradj, la curatrice Farah Sayem et Hammadi Nibili, agriculteur de l’oasis de Chenini à Gabès, qui a accompagné le projet sur le terrain à Gabès.. Une visite guidée de l’exposition est proposée le mercredi 13 février 2026 à 11h30, en présence de la curatrice.
Le programme se prolonge ensuite avec deux workshops, sur inscription, destinés aux adultes et aux enfants. Le premier se tiendra le mercredi 25 février 2026, puis le second le mercredi 27 mars 2026, de 10h30 à 12h30, autour de l’atelier « L’Oasis en cinq points de broderie », animé par l’artiste-brodeur Nejib Bel Hadj.
Née d’une nécessité d’engagement et d’une attention accrue aux formes contemporaines de domination qui traversent les territoires périphériques en Tunisie, notamment à Gabès, l’exposition « Autumn of the Earth, Spring of the Comprador » aborde « la figure du comprador comme une réalité incarnée, inscrite dans les paysages, les corps, les infrastructures et les régimes de production » (extrait du texte curatorial de Farah Sayem).
La météo de ce mercredi 4 février : Pluies éparses l’après-midi
Le temps du mercredi 4 février 2026 sera marqué par des passages nuageux sur la plupart des régions. Ces nuages s’intensifieront l’après-midi sur les régions ouest avec des pluies éparses. Ces précipitations seront temporairement orageuses à l’extrême nord-ouest.
Les températures seront en baisse par rapport à mardi. Les maximales varieront entre 11 et 16°C dans le nord et les régions ouest, et entre 17 et 22°C dans le reste du pays.
Il faut également faire attention au vent qui soufflera de secteur ouest, relativement fort à fort sur la plupart des régions, avec des rafales pouvant dépasser temporairement 80 km/h. De ce fait, la mer sera très agitée, devenant progressivement houleuse au nord.
Marché automobile : Volvo Tunisie renforce sa gamme électrique
Universal Motors importateur officiel de la marque Volvo en Tunisie lance sa toute nouvelle gamme 100% électrique à savoir le nouveau ES90 et EX90. La cérémonie du lancement s’est déroulée autour d’un cocktail dinatoire au showroom principal, Charguia 1 marqué par la présence de Mr Erdem Capanoglu et Mme Basak Tank Regional business manager de Volvo Cars Europe, Middle East & Africa.
La série 90 incarne le summum du luxe, du raffinement et du savoir-faire de la marque suédoise. Elle vient renforcer et compléter le portefeuille des modèles électriques déjà commercialisés. Volvo s’est affirmée comme une référence et un leader de l’électrification en Tunisie grâce au lancement de son modèle EX30, qui a remporté le titre de voiture électrique la plus vendue en Tunisie en 2024 et 2025.
Quant au prix de vente, il s’étalera de 239 900 dinars à 349 900 dinars.
Commission des mégaprojets : la reconstruction du stade olympique d’El Menzah à l’ordre du jour
La réunion de la Commission des mégaprojets, s’est qui tenue mardi 3 février 2026 sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, a été consacrée à l’examen de l’état d’avancement des projets de reconstruction du stade olympique d’El Menzah et de la Cité numérique d’Ennahli, dans le gouvernorat de l’Ariana.
S’agissant du projet de reconstruction du stade olympique d’El Menzah, la commission a décidé, d’approuver l’attribution de la mission d’assistance technique à un bureau d’études pluridisciplinaire, tout en soulignant la nécessité de garantir un suivi rigoureux du projet à toutes ses étapes, afin d’en assurer la réalisation dans les meilleures conditions et dans les délais impartis.
Les travaux de reconstruction du stade olympique d’El Menzah, débuteront en 2026, à la suite de la signature d’un mémorandum d’entente avec la partie chinoise. Ce mémorandum prévoit une reconstruction complète du stade selon les technologies les plus récentes et conformément aux normes sportives internationales, afin d’en faire une infrastructure moderne tout en préservant son architecture historique, qui constitue une composante du patrimoine tunisien.
Le projet comprend également la modernisation de l’ensemble de ses composantes à travers l’installation d’équipements de pointe, notamment la piste, les gradins et les écrans électroniques, dans le cadre du développement global du complexe olympique d’El Menzah et de la mise en œuvre des réformes nécessaires.
Pour le projet de la Cité numérique d’Ennahli, la commission a décidé de lancer immédiatement les travaux relatifs à la tranche d’aménagement, au raccordement aux différents réseaux ainsi qu’aux lots techniques.
Libye : décès annoncé de Seif al-Islam Kadhafi à Zenten
Plusieurs médias libyens ont rapporté, ce mardi, la mort de Seif al-Islam Kadhafi, figure controversée et fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Longtemps perçu comme l’héritier politique du régime déchu, il faisait également l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité.
Selon la chaîne Libya al-Ahrar, des proches de Seif al-Islam auraient confirmé son décès, sans toutefois communiquer d’éléments sur les circonstances exactes. Aucune information officielle n’a, à ce stade, permis de déterminer les causes de la mort.
L’agence de presse officielle libyenne a relayé, pour sa part, les propos de Abdullah Othman, présenté comme l’un de ses conseillers. Celui-ci n’a pas indiqué s’il s’agissait d’un décès naturel ou d’un assassinat, laissant planer de nombreuses interrogations.
Face à ses multiples abus : Une initiative parlementaire visant à mettre le « Chenguel » à la fourrière…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Et si on remplaçait l’enlèvement des véhicules en stationnement interdit par la fourrière par des amendes, telle est la proposition d’un député au CNRD. Seulement les municipalités ont-elles les moyens logistiques et humains pour bien gérer ce dispositif ?
C’est le député au Conseil national des régions et des districts (CNRD), représentant de Ben Arous, Marouane Zayana, qui est à l’origine de cette initiative adressée au ministère de l’Intérieur et qui vise à mettre un terme à l’usage des grues de fourrière, communément appelées « changuel » en Tunisie. Le député propose, en effet, de substituer le remorquage des véhicules par un système d’amendes géré par un dispositif numérique et ce dans le cadre de la modernisation de l’action minicipale.
Selon Zayana, ce système permettra également de mettre fin aux abus commis par les agents chargés de l’enlèvement des véhicules en situation de stationnement interdit, « cette réforme contribuerait à préserver les biens privés en évitant les dégradations souvent engendrées par des opérations de remorquage mal encadrées», a-t-il indiqué.
Et d’ajouter : « L’intégration des outils numériques dans la gestion du stationnement pourrait permettre de diminuer aussi de plus de 60 % les coûts supportés par les municipalités, notamment en matière de carburant et de maintenance, tout en améliorant significativement le recouvrement des amendes ».
Selon, en effet, la majorité des automobilistes, le système d’enlèvement des véhicules par les grues de fourrières est un système abusif. « Le fait que des sociétés privées soient impliquées dans ce système a ouvert la voie vers des dépassements graves comme les dommages subis par les véhicules à cause de la nonchalance des agents. Il arrive même que des agents embarquent des véhicules alors que les tickets délivrés par les Parcmètres sont toujours valables.
L’objectif n’est plus de sanctionner les contrevenants, mais de ramasser le maximum de véhicules quitte à ne pas respecter la loi », nous dira Jamel Mechri. Que pensent les observateurs, alors, de cette initiative ?
Une nouvelle approche …
Selon l’avocat Me Houssem Eddine Ben Atiya : « Il faut savoir que la gestion des fourrières en Tunisie est un aspect essentiel de la régulation du stationnement et du trafic routier, impactant directement les automobilistes et les utilisateurs de la voie publique. Théoriquement, ce dispositif est géré par l’Etat. Mais depuis les années 2000, les entreprises privées ont été impliquées dans la gestion de ce dispositif.
Cela a donné lieu à plusieurs dépassements qui s’expliquent par l’ignorance de la loi aussi bien par les agents de ces entreprises que par les usagers. A titre d’exemple, l’enlèvement d’un véhicule dans une situation de stationnement interdit ne peut se faire qu’en présence d’un agent de l’ordre.
Ce qui n’est toujours pas le cas. Alors, cette initiative émanant du député Zayana peut, en effet, contribuer à mettre fin à ces abus. Faut-il encore que les municipalités aient les moyens logistiques et humains pour bien gérer ce système ». Et d’ajouter : « La stratégie dite Smart-Gov 2020, dont l’objectif est la mise en place des services administratifs multicanaux digitalisés de bout en bout, peine toujours à atteindre ses buts.
Dans le cas contraire, cela aurait permis justement de répondre aux exigences de cette initiative dont notamment le recouvrement des amendes par un système numérise lié directement à la plaque d’immatriculation du véhicule concerné ».
A rappeler que l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur avait dénoncé au mois de juillet dernier « des violations des droits des citoyens et du cadre légal en vigueur relatif au stationnement des véhicules sur la voie publique. L’OTIC appelle aussi à la suspension immédiate des concessions de fourrière non conformes à la loi, en attendant un audit complet des conditions d’octroi. Elle insiste également sur la nécessité de réviser le cahier des charges municipal.
L’organisation propose ainsi le lancement de solutions numériques telles que des applications mobiles, alertes électroniques et systèmes de surveillance pour mieux gérer le stationnement urbain.
M.B.S.M.
Khalil Ayari officiellement au PSG : C’est fait
Après une période d’essai et d’attente, l’attaquant stadiste vient d’être officiellement recruté par le PSG et le trésorier du Stade Tunisien peut se frotter les mains…
Surprise en coulisses au PSG : la pépite tunisienne Khalil Ayari débarque au PSG. C’est Foot Mercato, le très sérieux site sportif qui l’annonce.
Le PSG a recruté Dro Fernandez à la surprise générale la semaine dernière. Mais Paris ne s’arrête pas là. Foot Mercato confirme que Khalil Ayari va aussi s’installer définitivement au Campus.
Arrivé l’été dernier en prêt avec option d’achat en provenance du Stade Tunisien, l’attaquant de 21 ans a convaincu les décideurs parisiens. Le deal serait de 1,5 millions d’euros.
Profil explosif
Le club de la capitale a activé dans les dernières heures du mercato les leviers pour lever son option et sécuriser définitivement le joueur. Profil explosif, gaucher technique, capable de faire des différences sur son aile droite du haut de son mètre 74 : Ayari colle parfaitement au nouveau cap fixé par Paris — miser sur la jeunesse et construire l’avenir dès maintenant.
K.Z.
Éditorial : Entre oubli et lucidité ... - Par Jalel HAMROUNI
L’affaire Epstein, que certains pensaient reléguée aux marges de l’actualité, revient aujourd’hui avec une force tellurique. La publication de plus de trois millions de pages de documents par le ministère américain de la Justice a ravivé un scandale déjà considéré comme l’un des plus compromettants pour les élites contemporaines.
Cette avalanche d’archives, rendue possible par une loi sur la transparence adoptée après des mois de pression politique, expose à nouveau les liens entre le financier déchu et des figures influentes issues du monde politique, économique et culturel.
Ce qui frappe d’abord, c’est l’ampleur des retombées. L’affaire ne se limite plus à une question judiciaire : elle devient un test pour la crédibilité des institutions démocratiques. Des responsables politiques ont déjà démissionné, tandis que des gouvernements subissent une pression croissante pour rouvrir des enquêtes ou coopérer avec la justice américaine.
Le scandale agit comme un révélateur brutal d’un réseau de relations où la proximité sociale ne signifie pas nécessairement culpabilité, mais suffit à ébranler la confiance du public.
Dans ce contexte, Donald Trump se retrouve dans une position particulièrement délicate. Son nom apparaît dans certains documents, même si cela ne constitue pas en soi une preuve d’actes répréhensibles.
Le président américain affirme d’ailleurs que ces dossiers le « blanchissent » et a même menacé de poursuites ceux qu’il accuse de vouloir lui nuire politiquement. Pourtant, le simple fait d’être associé à un scandale d’une telle gravité suffit à alimenter le soupçon — et, en politique, le soupçon est souvent plus corrosif que la preuve.
La réaction probable de Trump semble déjà se dessiner : contre-attaque, dénonciation d’un complot et repositionnement en victime d’une instrumentalisation politique. Cette stratégie lui a souvent permis de consolider son socle électoral. Mais le contexte actuel diffère : la publication massive de documents donne l’impression d’une vérité fragmentée, difficile à contrôler par un simple récit partisan. Plus les révélations s’accumulent, plus la bataille devient celle de la perception publique.
Un autre élément crucial est la conclusion provisoire de la justice américaine. Malgré la nature troublante de certains contenus, les autorités ont indiqué que les documents ne justifiaient pas de nouvelles poursuites et que beaucoup d’allégations manquaient de crédibilité. Cette position officielle pourrait paradoxalement nourrir la suspicion plutôt que l’apaiser. Déjà, des responsables politiques dénoncent un possible « camouflage » et réclament l’accès à des versions non expurgées des dossiers.
C’est ici que la question centrale surgit : assistons-nous à une véritable quête de vérité ou à une nouvelle crise médiatique vouée à s’estomper ? L’histoire récente incite à la prudence. Les Panama Papers avaient révélé l’ampleur de l’évasion fiscale mondiale ; WikiLeaks avait exposé les coulisses de la diplomatie.
Pourtant, malgré le choc initial, ces scandales n’ont pas produit la transformation systémique que beaucoup espéraient. L’indignation collective est souvent intense mais brève, engloutie par le flux incessant de l’actualité.
Cependant, l’affaire Epstein possède une dimension différente. Elle touche à des questions profondément morales : l’abus de pouvoir, l’impunité des riches, et la capacité des institutions à protéger les plus vulnérables. Lorsqu’un scandale dépasse le terrain financier ou géopolitique pour entrer dans celui de l’éthique, il laisse généralement une trace plus durable dans la conscience collective.
Les répercussions pourraient donc être multiples. Sur le plan politique, elles risquent d’accentuer la polarisation déjà extrême des sociétés occidentales. Sur le plan institutionnel, elles pourraient accélérer les demandes de transparence et de contrôle des élites. Sur le plan culturel enfin, elles renforcent une méfiance croissante envers les figures d’autorité — une méfiance qui redessine le rapport entre citoyens et dirigeants.
Mais le véritable enjeu n’est peut-être pas de savoir si l’affaire sera oubliée. La question est plutôt de comprendre ce qu’elle révèle de notre époque : une société fascinée par les puissants, mais de plus en plus prête à les voir tomber. Si aucune réforme majeure ne suit, Epstein rejoindra la longue liste des scandales qui ont indigné sans transformer. En revanche, si cette onde de choc conduit à une exigence durable de responsabilité, elle pourrait marquer un tournant.
En définitive, l’affaire Epstein agit comme un miroir. Elle reflète les zones d’ombre du pouvoir et met à l’épreuve la promesse démocratique d’égalité devant la loi. Trump, comme d’autres, devra naviguer dans cette tempête où la justice, l’opinion et la mémoire collective se disputent la vérité. Reste à savoir si le monde choisira l’oubli ou la lucidité.
J.H.
Rendez-vous à l’IRMC, le 12 février, pour la présentation de « L’anthropologie sociale dans le monde arabe. L’histoire fragmentée d’une discipline inconfortable »
L’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) organise le 12 février 2026 (17h30) une rencontre-débat autour de l’ouvrage collectif « L’anthropologie sociale dans le monde arabe. L’histoire fragmentée d’une discipline inconfortable », paru en anglais chez Berghahn Books, en 2025.
La présentation du livre aura lieu en présence des contributeurs de l’ouvrage: l’anthropologue Daniele Cantini, le professeur de sociologie et chercheur Imed Melliti, l’anthropologue et chercheuse Katia Boissevain et Irène Maffi, professeure d’anthropologie sociale et culturelle.
Cet ouvrage dont la version traduite en français sera bientôt en ligne sur OpenEdition, examine, à la lumière des efforts qui sont actuellement menés en anthropologie pour repenser son histoire, l’histoire et l’institutionnalisation de l’anthropologie au Maghreb, au Machrek et dans le Golfe, dans une démarche ouverte, collaborative et plurielle.
Il s’articule autour de deux axes principaux : d’une part, réorienter le regard anthropologique vers les recherches menées dans la région, en mettant l’accent sur les conditions ayant favorisé l’institutionnalisation du savoir anthropologique et d’autre part, mettre en lumière des études anthropologiques produites dans des langues autres que l’anglais, en proposant des perspectives théoriques et épistémologiques diverses.
L’Ecole Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma de Gammarth : repenser les pratiques des arts
L’Ecole Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma de Gammarth (ESAC), en partenariat avec le Collège de Tunis pour la philosophie, organise un séminaire intitulé « Quelle pensée dans les pratiques des arts », demain, le mercredi 4 février 2026 à 10h00, au siège de l’ESAC à Gammarth.
Ce rendez-vous intellectuel et artistique sera animé par le professeur Khemais Bouali, autour d’une intervention intitulée « De la théorie de l’image à l’ontologie de la pensée : le cinéma comme ontologie sans sujet ni référent ».
Pensé comme un espace de réflexion et d’échange autour des liens entre cinéma et philosophie, le séminaire s’adresse aux étudiants, enseignants et passionnés des arts visuels. L’initiative s’inscrit dans une démarche de croisement des savoirs et de questionnement des pratiques artistiques contemporaines.
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) : a l’écoute des artistes du monde
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a lancé une nouvelle série de rencontres intitulée « Artistes du monde, invités à l’ICESCO » Dans le cadre des activités du Forum de l’ICESCO « La culture pour repenser le monde ».
Cette initiative vise à mettre la créativité artistique au service du renforcement du dialogue interculturel, à travers l’accueil de figures contemporaines de l’art contribuant à enrichir le débat civilisationnel et à réaffirmer la place de l’art en tant que langage universel de paix et de coexistence indique l’ICESCO sur son site en ligne.
La première session de cette série, tenue le jeudi 29 janvier 2026, a été inaugurée par Dr Mohamed Zinelabidine, Chef du Secteur de la Culture à l’ICESCO et ancien ministre des affaires culturelles. Dans son allocution, il a mis en avant que cette série s’inscrit dans la vision du Forum visant à faire de la culture un espace d’action et de réflexion, soulignant que les artistes ne sont pas de simples créateurs, mais de véritables partenaires dans la transmission des messages et des savoirs et le renforcement des liens entre les peuples, ajoute la même source.
Les travaux de la session ont ensuite débuté avec l’accueil, par visioconférence, de deux figures de premier plan de la scène artistique internationale à savoir Amadi Lagha, chanteur d’opéra international, et Manuel Delgado, guitariste de flamenco et compositeur espagnol. Chacun d’eux a présenté son parcours et son expérience artistiques dans le cadre d’un échange interactif avec les participants.
Dans son intervention, Hamadi Lagha a passé en revue sur son parcours académique et artistique, façonné entre la Tunisie, la France et l’Italie, s’arrêtant sur la nécessité de renouveler les approches de l’enseignement musical afin d’offrir aux artistes émergents un espace plus large de liberté et d’innovation.
Pour sa part, Manuel Delgado a présenté son parcours, profondément enraciné dans le patrimoine andalou, qu’il a construit au fil d’une formation suivie dans plusieurs villes européennes. Il a souligné que la fidélité à l’identité artistique ne s’oppose pas à l’ouverture, affirmant que la musique possède une capacité unique à tisser des passerelles entre les cultures.
La session a été animée par Frédéric Jambu, expert en diplomatie culturelle à l’ICESCO, qui a présenté le cadre général de ce nouveau concept et ses objectifs, mettant en lumière le rôle stratégique de l’art dans le renouvellement du dialogue culturel contemporain et le renforcement de l’entente entre les peoples.
Journées de Carthage des Arts de la Marionnette : Ouverture festive pour ses cinquante ans de création
Sous les projecteurs du Théâtre de l’Opéra de la Cité de la Culture Chedli Klibi, la 7ème édition des Journées de Carthage des Arts de la Marionnette (JAMC) a été officiellement lancée, hier soir, dans une atmosphère à la fois festive et mémorielle.
Cette édition revêt une portée symbolique particulière puisqu’elle coïncide avec le 50ᵉ anniversaire du Centre National des Arts de la Marionnette, institution phare de la création marionnettique en Tunisie.
Dans un discours empreint d’émotion, Imed Mediouni, directeur des JAMC et du Centre National, a rappelé que « les marionnettes n’ont pas vieilli », soulignant au contraire la maturation de l’imaginaire, de l’expérimentation et de la beauté qui accompagnent cet art depuis un demi-siècle. Il a insisté sur la dimension profondément humaine de la marionnette, décrite comme un art au double discours : faussement destiné aux enfants, mais capable de confronter les adultes à leurs propres contradictions, entre dérision et douleur, ombre et lumière. Un art de résistance, selon lui, qui continue de questionner le monde et ses mutations.
Présent au nom de la ministre des Affaires culturelles, Noomen Hamrouni, directeur des arts audiovisuels, a salué le parcours remarquable des JAMC et leur rayonnement croissant à l’échelle arabe et internationale. Cette 7ᵉ édition en est l’illustration, avec la participation de 16 pays et un programme dense mêlant spectacles, masterclass, colloques scientifiques, expositions documentaires et espaces commerciaux dédiés à la promotion des métiers de la marionnette.
La cérémonie d’ouverture, retransmise par la Télévision nationale et mise en scène par Oussema Mekni, a proposé une succession de tableaux chorégraphiques et de performances mêlant théâtre, musique et manipulation.
Mémoire et reconnaissance
Parmi les temps forts figurait un monologue poignant interprété par Taher Issa El Arbi, extrait de « Min al-Ishq Ma Qatal ». La soirée a également rendu un hommage indirect au metteur en scène Hassan Mouaden, à travers des extraits de ses œuvres emblématiques, dont « Le Maître et l’Esclave », porté par Mounir Ammari, et « L’Orage », présenté par les jeunes talents du Centre National. Une séquence de théâtre d’ombres et de marionnettes à fils, animée par Ayed Ben Maakal, est venue enrichir cette fresque scénique.
Fidèle à son esprit de reconnaissance, le festival a consacré un moment solennel aux figures fondatrices du Centre National, en honorant la mémoire de Abdelaziz Mimouni, ainsi que Monia Abid, ancienne directrice, Habiba Jendoubi, doyenne des marionnettistes, et Kassem Ismail Chermiti. La soirée s’est achevée par la projection de la bande-annonce officielle de cette 7ᵉ édition, avant la représentation du spectacle El Kabbout dans la salle des Jeunes Créateurs.
En amont de l’ouverture officielle, Tunis a déjà vibré au rythme des célébrations. Dès l’après-midi, une effervescence artistique a investi les rues et les espaces de la Cité de la Culture. Le public a été accueilli par les sonorités de l’artiste Nidhal Yahyaoui, tandis que le traditionnel Carnaval des marionnettes parcourait le centre-ville depuis la Maison de la Culture Ibn Rachiq. Les festivités se sont poursuivies avec la performance du groupe Johnny Montreuil et l’intervention spectaculaire de La Dame Blanche, création française mettant en scène des marionnettes géantes sur la Place des Théâtres.
« Le manteau », invitation à la rfélexion
Spectacle inaugural destiné au public adulte, « El Kabbout » (Le Manteau), adaptation libre du texte de Nicolai Gogol, a donné le ton artistique de cette édition. Mise en scène par Amir Ayouni, cette création muette transforme la marionnette en langage universel. À travers une scénographie expressive signée Hassen Sallemi, une musique originale d’Oussema Mekni et des marionnettes conçues par Walid Oueslati, le spectacle explore la condition de l’homme contemporain, prisonnier de fils invisibles qui régissent sa vie.
L’histoire de Kaki, modeste fonctionnaire obsédé par le remplacement de son manteau usé, devient une métaphore puissante de l’aliénation moderne. Silence, gestes répétitifs et disproportion des objets traduisent une existence écrasée par la routine, la perte de sens et la servitude invisible. Sans livrer de réponses, El Kabbout propose une prise de conscience, transformant l’étouffement en acte artistique et la marionnette en miroir lucide de notre époque.
Leila Toubel et toute l’équipe de « Ad Vitam » au Festival international d’Istanbul du théâtre des autrices
La pièce « Ad Vitam » (Kima elyoum), texte et mise en scène de Leila Toubel, et production du Théâtre National Tunisien (TNT) en partenariat avec Resist’Art, sera à l’affiche le dimanche 08 Février 2026 de la quatrième édition du Festival international d’Istanbul du théâtre des autrices (6 au 9 février 2026) en Turquie.
« Ad Vitam » est l’histoire de Donia, une fillette, qui est rappelée par la Terre, sa mère, pour y retourner après avoir passé cinq années parmi les humains, durant lesquelles elle a connu la cruauté du monde. « Ad vitam » est une pièce où réalité et imaginaire s’entrelacent pour dévoiler la perte de notre humanité.
Le casting de cette pièce est composé de La princesse Maya Saidane, Assala Najjar,Dina Weslati, Faten Chroudi, Khadija Mahjoub et Amen Allah Toukebri, alors que l’équipe technique réunit notamment le chorégraphe Ammar Ltifi, l’ingénieur lumière Sabri Atrous, l’Ingénieur son Mohamed Hédi Belkhir, la chargée de production Faten Jaouadi avec des costumes conçus par Maroua Mansouri.
Pour rappel, « Ad Vitam » a marqué sa participation à la seizième édition du Festival du Théâtre Arabe, organisée du 10 au 16 janvier 2025 au Caire.
A la Selma Feriani Gallery : Trois expositions, trois récits
La Selma Feriani Gallery, installée à La Goulette, en banlieue nord de Tunis, ouvrira ses portes le 12 février 2026, de 18h à 21h, pour le vernissage simultané de trois expositions d’art contemporain réunissant Nadia Ayari, Nidhal Chamekh et Elyes Jeridi. Ce rendez-vous met en avant la pluralité des médiums et des regards qui traversent la scène artistique actuelle.
L’exposition de Nadia Ayari, « Oblivion Rains: Notations of Gravity, Light and Resistance », explore les thèmes de la mémoire et de la résistance à travers une peinture énergique, située entre figuration et abstraction. Les compositions, traversées de tensions et de rythmes, évoquent une lutte contre l’effacement et le passage du temps. Cette présentation coïncide avec la participation de l’artiste à la première édition d’Art Basel Qatar (5–7 février 2026), où elle dévoile « Views from the Observation Deck », une série inédite de cinq peintures inspirées de la flore nord-africaine, conçues comme des natures mortes futuristes en équilibre précaire.
Avec « Frictions », Nidhal Chamekh propose un ensemble de sculptures et de collages interrogeant l’hybridité culturelle et les récits de l’histoire de l’art. En associant figures gréco-romaines et masques africains, il crée des formes composites qui questionnent identités, héritages et rapports de pouvoir.
Elyes Jeridi présente « Chronicles of a Vagabond », une installation vidéo immersive suivant l’errance d’un personnage solitaire à travers des paysages anonymes. L’œuvre, à la dimension cinématographique affirmée, invite à une réflexion introspective sur le déplacement et la solitude.
Accessibles jusqu’au 9 mars 2026, ces expositions offrent un aperçu significatif de la vitalité de la création contemporaine. Fondée à Londres en 2013, la Selma Feriani Gallery, installée à La Goulette depuis 2024, soutient des artistes émergents et confirmés de la région MENA et au-delà, en leur offrant une visibilité internationale tout en contribuant activement à l’écosystème artistique en Tunisie et en Afrique du Nord.
Ligue 1 (19e J.) : la JSO renoue avec la victoire, l’USM se reprend
La seconde partie de la 19e journée a été avare en buts, mais elle a permis à la JSO de rebondir devant le CSS, et à l’USM de se reprendre à domicile, alors que le ST s’est contenté d’un point à Métlaoui.
Au Zouiten, la mission des Omraniens n’était guère aisée face à un CSS sur un nuage avec ses six victoires consécutives. Déterminés à quitter la zone rouge, la JSO a livré un excellent match pour, finalement, s’imposer (1-0) grâce à un penalty de Ouday Belhaj (80’) qui amis fin à la longue série positive des Sfaxiens et de leur keeper Aymen Dahmen.
A Métlaoui, il y a eu un peu de tout sauf des buts. L’Etoile locale n’a pas pu faire mieux qu’un nul blanc face à un Stade Tunisien qui a confirmé la solidité de sa défense (4 buts encaissés en 19 matches), mais qui a été muet en attaque. Ce nul permet aux Stadistes de gagner un point au classement et de profiter, en partie, de la défaite du CSS, relégué à trois points du ST.
A Monastir, l’Union locale a peiné avant de trouver la faille par Ibrahim Gadiaga (74’) devant une AS Marsa qui n’a pas démérité malgré sa prudence excessive.
Le dernier match au programme s’est terminé sans vainqueur (0-0) entre un AS Gabes en mauvaise posture et une Etoile du Sahel en difficulté depuis le début de saison. Une parité qui ne fait l’affaire d’aucune des deux équipes.
Kamel ZAIEM
Résultats
JSO - CSS (1-0)
USM - ASM (1-0)
ESM – ST (0-0)
ASG – ESS (0-0)
Classement
1*Club Africain 41pts
2*Espérance de Tunis 40pts
3*Stade Tunisien 38pts
4*Club Sportif Sfaxien 35pts
5*US Monastirienne 33pts
6*Espérance de Zarzis 26pts
7*ES Métlaoui 26pts
8*Etoile du Sahel 24pts
9*US Ben Guerdane 24pts
10*AS Marsa 22pts
11*JS Omrane 22pts
12*CA Bizertin 20pts
13*JS Kairouanaise 17pts
14*Olympique de Béja 15pts
15*AS Soliman 13pts
16*AS Gabés 13pts
















