Par Chokri BACCOUCHE
2025 a donc fait ses valises et cède la place à une nouvelle année flambant neuve. A quoi faut-il s’attendre en 2026 et que nous réserve le nouveau millésime ? La rituelle question est sur toutes les lèvres et les astrologues et autres voyants sont déjà à pied d’œuvre pour éclairer la lanterne des férus de la sempiternelle interrogation existentielle « de quoi sera fait demain ? ».
Comme d’habitude, les prédictions de Nostradamus reviennent sur le devant de la scène et sont minutieusement décortiquées, donnant lieu à un florilège d’interprétations. De la relativement objective, à la carrément farfelue. Pour l’année 2026, le célèbre astrologue français du 16ème siècle ne nous fait pas de gâteau malheureusement.
Apparemment descendu du lit du mauvais pied le jour « J », voilà cinq bons siècles, il a prédit des choses pas du tout rassurantes dans l’ensemble du genre catastrophes environnementales, crises financières, nouvel ordre mondial... Le bonhomme barbu, toujours collé à sa boule de cristal, évoque dans ses écrits une année 2026 « turbulente », caractérisée par un « grand essaim », des « références au sang » et une escalade du conflit Est-Ouest.
Au-delà du débat controversé que suscitent l’astrologie et les astrologues d’une manière générale, on peut dire que les prédictions de Nostradamus ont de fortes chances de coller à la réalité. A commencer par les catastrophes environnementales devenues depuis des années déjà un sacro-saint problème planétaire.
Les tornades, les ouragans, les sécheresses et les incendies de forêt dus à la pollution atmosphérique et au dérèglement climatique sont le lot de l’humanité depuis des années et leur fréquence inquiète au plus haut point.
Au rythme du dérèglement actuel des marchés financiers en raison de la récession tenace qui affecte l’économie mondiale et surtout de la persistance de pratiques spéculatives à haut risque, selon les experts, une crise financière ravageuse semblable à celle des Subprimes qui a provoqué en 2008 des dégâts considérables à l’échelle internationale, pourrait également survenir au courant de la nouvelle année.
Quand aux « références au sang » et à « l’escalade du conflit Est-Ouest », on peut dire qu’on y est déjà et jusqu’au trognon. L’hémoglobine continue en effet de couler à flots un peu partout dans le monde et plus particulièrement au Moyen-Orient où l’armée sioniste poursuit sa campagne d’extermination des Palestiniens, en toute impunité et au vu et au su de tous.
La guerre en Ukraine rajoute une bonne couche et promet malheureusement de nouveaux bains de sang en 2026 en l’absence d’une volonté politique réelle visant à résorber ce conflit particulièrement meurtrier par la voie pacifique et diplomatique. L’entrée potentielle en éruption de nouveaux volcans, actuellement en gestation, pourrait corser davantage la situation dans ce registre durant la nouvelle année.
Il s’agit notamment de la crise opposant actuellement les Etats-Unis au Venezuela. Au nom du pétrole vénézuélien, le cupide et vorace président américain Trump est prêt à mettre à feu et à sang ce pays latino-américain que Washington veut mettre sous sa coupe en règle pour faire main-basse et contrôler ses immenses réserves d’hydrocarbure.
Les tensions entre la Chine et Taïwan qui se sont exacerbées ces derniers jours pourraient dégénérer en un conflit militaire de grande envergure durant la période à venir, mettant aux prises les « frères-ennemis » chinois ainsi que de nombreux autres protagonistes étrangers dont notamment les Etats-Unis et le Japon. Bon sang de bonsoir : On peut dire que les « balivernes » de Nostradamus qui attirent de plus en plus d’émules du reste, ont de fortes chances de faire un carton cette fois-ci.
En fait, il ne faut pas être forcément un mage branché sur les sciences occultes pour dresser avec précision l’état des lieux prévalant actuellement dans le monde et partant, établir des projections objectives pour l’avenir. Des projections qui ne sont pas du tout rassurantes malheureusement comme le confirment la multiplication des foyers de tension et des guerres et l’aggravation de problèmes récurrents liés notamment à l’environnement et à la montée des inégalités et des injustices.
Le tout sur fond de rivalités géopolitiques féroces qui font peser une lourde menace sur la paix et la stabilité fragile dans le monde. Dans l’intérêt de tous, une prise de conscience des enjeux ne serait certainement pas de trop. La communauté internationale gagnerait en tout cas à se rendre à l’évidence que la meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer comme le disait si bien l’ancien président américain Abraham Lincoln.
Et pour jeter justement les bases d’un avenir meilleur pour l’ensemble de l’humanité, il est impératif de rectifier le tir et favoriser l’émergence dans la célérité requise d’un nouvel ordre mondial plus juste et équitable fondé sur le droit et la cohabitation heureuse entre les cultures, les religions et les nations…
C.B.

