Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
En 2026, les attentes des Tunisiens s’articulent principalement autour de l’amélioration des conditions de vie et de la stabilité économique et sociale. Les préoccupations exprimées par les citoyens concernent en premier lieu l’approvisionnement régulier du marché en produits de base, la maîtrise des prix et l’accès aux services essentiels.
Interrogée sur ses attentes pour l’année 2026, Samira Missaoui, employée du secteur public, estime que la priorité doit être accordée à la régulation des circuits de distribution : « Il est nécessaire que l’État assure la disponibilité des produits de première nécessité tels que le pain, le lait, le sucre et l’huile, et qu’il mette en place des solutions durables pour éviter les pénuries. »
Elle souligne également l’importance de la gestion des ressources hydriques, affirmant que « l’accès continu à l’eau potable doit être garanti, et les coupures doivent rester exceptionnelles ».
Pour Nabil, enseignant, la question de l’emploi et du revenu demeure centrale : « La stabilité professionnelle et un revenu suffisant permettent aux citoyens de subvenir à leurs besoins et de faire face aux imprévus. Il est également important de renforcer les mécanismes de protection sociale». Il ajoute que l’amélioration de la situation économique dépendra à la fois des choix politiques et de l’engagement collectif.
La jeunesse et la question de l’emploi
La situation de l’emploi, notamment chez les jeunes, reste une préoccupation majeure. Youssef, diplômé à la recherche d’un emploi, considère que 2026 devrait être marquée par « la mise en œuvre de politiques efficaces en faveur de l’insertion professionnelle et du soutien à l’initiative privée ». Selon lui, « l’amélioration de l’environnement économique est un facteur clé pour encourager l’emploi et limiter le chômage ».
Selon des données issues de sondages récents, 46 % des Tunisiens placent l’amélioration du système éducatif parmi les priorités nationales, tandis que 38 % accordent une importance particulière au secteur de la santé, notamment à la disponibilité des équipements et des médicaments. 34 % des personnes interrogées estiment que l’augmentation du pouvoir d’achat et la maîtrise des prix sont essentielles, et 31 % considèrent la création d’emplois comme une priorité. La sécurité est citée par 28 % des sondés.
Concernant les sources d’inquiétude, 70 % des Tunisiens expriment des craintes liées à l’instabilité régionale, 67 % à la situation économique, et 60 % aux effets des changements climatiques, en particulier la sécheresse.
35 % redoutent des perturbations dans l’approvisionnement alimentaire, tandis que 27 % se préoccupent de la propagation des drogues dans les établissements scolaires. D’autres préoccupations incluent la fuite des compétences et les risques sécuritaires.
Perspectives pour l’année 2026
Dans l’ensemble, les attentes exprimées pour 2026 traduisent une volonté de stabilisation et d’amélioration progressive des conditions de vie. Les priorités identifiées mettent en évidence l’importance des politiques publiques dans les domaines économique, social et environnemental, ainsi que la nécessité d’une coordination entre les différents acteurs pour répondre aux préoccupations des citoyens.
M.B.S.M.

