« Lily » de Zoubeir Jelassi: L’IA tunisienne en finale mondiale à Dubaï
Le court- métrage tunisien « Lily », entièrement réalisé grâce à l’intelligence artificielle, se hisse parmi les finalistes d’une compétition internationale au « One Billion FollowersSummit » de Dubaï.
Signé par le créateur et réalisateur tunisien Zoubeir Jelassi, « Lily » a été sélectionné parmi des milliers de productions venues du monde entier pour figurer dans la short-list finale de dix films en lice pour le grand prix du concours, doté d’un million de dollars, et soutenu notamment par le groupe Google.
Cette sélection consacre une nouvelle fois le talent de Zoubeir Jelassi dans le cinéma généré par l’intelligence artificielle, un domaine encore émergent mais en pleine effervescence. Elle intervient après le parcours remarqué de son premier court métrage, « A BreathApart », qui avait déjà récolté plusieurs distinctions dans des festivals internationaux spécialisés.
Le film « Lily » est actuellement soumis au vote du public sur la plateforme officielle du concours, jusqu’au 25 décembre 2025, un vote qui comptera dans la décision finale du jury. Le « One Billion FollowersSummit » est présenté comme le plus grand rendez-vous mondial des créateurs de contenu, réunissant artistes, producteurs et innovateurs du numérique.
La présence de « Lily » en finale est perçue comme une fierté nationale et confirme le potentiel de la Tunisie dans les industries créatives liées à l’intelligence artificielle, un secteur appelé à jouer un rôle majeur dans l’avenir de la création audiovisuelle.
Journées cinématographiques de Carthage (JCC): Clôture muette et jury hors champ
Par Imen Abderrahmani
Sur une note amère s’est achevée la 36ème édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), suscitant de nombreuses questions sur des changements de dernière minute, ouvertement condamnés par le jury.
Que s’est-il réellement passé ? Qui a décidé d’écarter le jury de la scène lors de la cérémonie de clôture ? Qui est à l’origine de ce coup dur porté à une manifestation cinématographique historique ? Et comment expliquer une soirée de clôture sans âme, déconnectée de l’esprit des JCC ? Où étaient les invités du festival, les artistes tunisiens, les cinéphiles fidèles ? Comment comprendre ces rangées de sièges vides ?
Autant de questions qui ont plané sur une cérémonie de clôture décevante, en total décalage avec une semaine pourtant riche, rythmée par de très bons films. Une semaine qui laissait entrevoir un nouvel élan pour un festival appelé à célébrer, en 2026, sa 60ᵉ édition.
« Le samedi matin, nous avons reçu un appel des JCC nous informant que les films lauréats seraient annoncés et présentés par des personnes autres que les membres du jury. Surpris -cette pratique étant très inhabituelle dans les festivals internationaux- nous avons refusé cette proposition. Il convient de préciser que, tout au long de ce processus, les JCC ont joué un rôle de relais et de soutien, transmettant nos préoccupations de bonne foi et maintenant le dialogue avec nous. Les décisions finales concernant le format de la cérémonie ont toutefois été prises à un niveau institutionnel et administratif dépassant l’autorité directe et la seule discrétion du festival », lit-on dans la déclaration du grand jury.
Toujours en se référant à ce texte, e jury explique avoir proposé une solution de compromis permettant aux invités de remettre les prix, tandis que les membres du jury présenteraient leurs motivations. Après avoir été assurés lors d’une répétition qu’ils étaient libres de procéder ainsi, ils ont été informés, peu avant la cérémonie, que cette décision était annulée et que leurs motivations ne seraient pas lues. Malgré plusieurs tentatives de dialogue restées sans réponse, le jury a finalement décidé, à l’unanimité, de ne pas assister à la cérémonie de clôture. Il justifie cette absence par un souci de principe, estimant que marginaliser la voix du jury porte atteinte à l’intégrité, à l’éthique et à la crédibilité même du festival.
Qui est à l’origine de cette décision précipitée et dénuée de discernement, qui porte atteinte à la crédibilité du festival ? Qui cherche à réduire au silence les voix des cinéastes dans une manifestation historiquement engagée en faveur de la Palestine et des causes justes ? Qui s’emploie à fragiliser l’un des derniers remparts de la culture ?
Identité et intégrité
La direction de la 36ᵉ édition, tout comme le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI) et, bien sûr, le ministère de tutelle-le ministère des Affaires culturelles- ont choisi le silence. Un silence qui fait office de communication, et dont la portée est lourde de sens.
À cette absence lourde du jury, qui a plongé la salle dans une atmosphère glaciale, s’est ajoutée une présence pour le moins incompréhensible : celle de l’artiste Lina Chamamyan. Pourquoi faire appel à cette chanteuse alors que la scène nationale regorge de talents et se distingue par sa richesse et sa diversité musicales ? S’agissait-il d’un choix dicté par ses origines arméniennes, en écho au focus consacré au cinéma arménien ?
Pourquoi le concepteur de la soirée n’a-t-il pas envisagé des voix tunisiennes telles que LobnaNooman, DorsafHamdani, Raoudha Abdallah, Hassan Doss, BoutheinaNabouli, Lina Ben Ali- et la liste est encore longue-autant d’artistes et de formations capables d’animer cette soirée avec justesse et éclat ?Au final, cette erreur du casting a privé la soirée de l’âme et de la chaleur qu’elle aurait méritées.
Cette soirée de clôture restera gravée comme un exemple de ce qui peut mal tourner quand protocoles et décisions administratives étouffent la vie d’un festival. Les JCC restent un joyau du cinéma arabe, mais cette édition rappelle que même les institutions les plus respectées doivent protéger l’intégrité et la voix de leurs artistes. A bon entendeur !
Imen. A.
Palmarès de la compétition officielle des 36ᵉ JCC
■ Longs métrages de fiction
Tanit d’or : « The Stories » d’ AbuBakrShawky (Égypte)
Tanit d’argent : « MyFather’s Shadow » d’Akinola Davies Jr (Nigéria)
Tanit de bronze : « Sink » de Zain Duraie (Jordanie)
Prix d’honneur du jury : « The Voice of HindRajab » deKaouther Ben Hania (Tunisie)
Prix du public : « Where the Wind ComesFrom » de AmelGuellaty (Tunisie)
Prix du meilleur scénario : Amel Guellaty pour« Where the Wind ComesFrom » (Tunisie)
Meilleure interprétation féminine : SajaKilani pour« The Voice of HindRajab » (Tunisie)
Mention spéciale : L’actrice Debora Lobe Naney –film « PromisedSky » (Tunisie)
Meilleure interprétation masculine : NawwafAldaferi pour « Hijra » (Arabie saoudite)
Mention spéciale : L’acteur Hussein RaadZuwayr pour « Erkalla, le rêve de Gilgamesh » (Irak)
Prix du meilleur décor : Assem Ali pour « MyFather’sScent » (Égypte)
Prix du meilleur montage : Guillaume Talvas, Diya (Tchad)
Prix de la meilleure image : Miguel IoannLittinMenz pour « Hijra » (Arabie saoudite)
Prix de la meilleure musique : Afrotronix, pour« Diya » (Tchad)
■ Longs- métrages documentaires
Tanit d’or : « LitiLiti » de Mamadou Khouma Gueye (Sénégal)
Tanit d’argent : « The Lions by the River Tigris » de Zaradasht Ahmed (Irak)
Tanit de bronze : « On the Hill » de BelhassenHandous (Tunisie)
Mention spéciale : « Notre Semence » de AnisLassoued (Tunisie)
■ Courts- métrages (fictions et documentaires)
Tanit d’or : « 32 B » de Mohamed Taher (Égypte)
Tanit d’argent : « Coyotes » de SaidZagha (Palestine)
Tanit de bronze : « She’sSwimming » de Liliane Rahal (Liban)
Mentions spéciales :
« Le Fardeau des ailes » de Rami Jarboui (Tunisie)
« Café ? » deBamar Kane (Sénégal)
■ Compétition Première œuvre
Prix Tahar Chériaa : « MyFather’s Shadow » de Akinola Davies Jr (Nigéria)
Prix TV5 Monde : « Cotton Queen » de SuzannahMirghani (Soudan)
■ Ciné-Promesse
Prix : « Pierre-Feuille-Ciseaux » de Cherifa Benouda (Tunisie)
Mentions : « Was Never HerChoice » deMargueritaNakhoul (Liban)
« Chercher Abbas Saber » de Dina Hassan Aboelea (Égypte)
L'acteur palestinien Mohammad Bakri tire sa révérence
Le comédien et cinéaste palestinien Mohammad Bakri s’est éteint mercredi à l’âge de 72 ans, après une longue maladie. Figure majeure du théâtre et du cinéma palestiniens, il laisse derrière lui une œuvre profondément engagée, où l’acte artistique se confond avec le geste politique. Son cinéma, audacieux et frontal, a fait de la caméra un instrument de mémoire, de témoignage et de mise en question des récits dominants.
Sa disparition a suscité une vive émotion dans les milieux culturels arabes. De nombreux artistes et intellectuels lui ont rendu hommage sur les réseaux sociaux, parmi lesquels l’écrivain Ibrahim Nasrallah et l’acteur Salim Daw.
Né en 1953 dans le village d’Al-Baaneh, en Galilée, Mohammad Bakri a suivi des études en art dramatique et en littérature arabe avant d’entamer sa carrière sur les planches. Il s’est ensuite imposé au cinéma, participant à de nombreuses productions internationales qui lui ont valu une reconnaissance bien au-delà des frontières palestiniennes.
Il est notamment le réalisateur du documentaire « Jénine… Jénine », récompensé par le Tanit d’or aux Journées cinématographiques de Carthage à Tunis en 2003, ainsi que par le prix du meilleur film documentaire au Festival d’Ismaïlia du film documentaire et du court métrage en Égypte en 2002. En tant qu’acteur, il a marqué le public par ses rôles dans « L’Anniversaire de Leila » de Rashid Masharawi, « Wajib » d’Annemarie Jacir, « L’Étranger » d’Amir Fakher Eldin et « Après » de Maha Haj.
Tout au long de sa carrière, Mohammad Bakri a été distingué par de nombreux prix dans des festivals internationaux. En 2021, le Festival du film d’El Gouna en Égypte lui a décerné le Prix de la réussite créative, saluant l’ensemble d’un parcours artistique aussi courageux que singulier.
CAN 2025 Groupe C - La Tunisie réussit le départ : de bon augure avant le Nigéria
Par Jamel Belhassen
Il est des fois où tout va comme sur des roulettes et ce n'est pas sans raisons. C'est que lors de cette journée inaugurale, les Aigles de Carthage étaient décidés à couper court avec les démarrages ratés. Sami Trabelsi a compris qu'il est temps de troquer la prudence excessive contre l'audace offensive en passant du 3-5-2 au 4-3-3 face à un adversaire ougandais , robuste, rapide mais prenable, tout en effectuant le casting parfait pour ce match.
Et les joueurs ont fait le reste. Un engagement inouï dans des conditions atmosphériques très difficiles sur une pelouse glissante et sous une pluie battante. On a apprécié la détermination sans faille des camarades de Sassi qui se battaient sur toutes les balles et sur chaque mètre carré du terrain. Le repli était l'affaire de tous et la reconversion rapide faisait plaisir à voir. Au point que le gardien Dahmen a passé une soirée bien tranquille.
Les latéraux Valery et Abdi montaient au créneau à tour de rôle, l'axe central Talbi-Bronn étaient intraitables, le milieu, équilibré, compose des Skhiri, Sassi et Majbri a été très bon dans la couverture, la reconversion et la construction malgré quelques ratés sans conséquences et enfin , trois attaquants remuants et qui ont accompli leur travail offensif et défensif à merveille.
Achouri auteur de deux buts a été sacré homme du match, Mastouri puis Chawat ont pesé sur l'axe défensif adverse et Saad puis Ben Romdhane ont bien fait leur travail. Autant dire que la victoire finale a été le fruit d'un travail bien mené par toutes les parties prenantes de l'équipe. Seul bémol, ce but bête encaissé dans le temps additionnel sur le seul tir cadré de l'adversaire.
Un épisode qui pourrait être considéré comme un avertissement avant le match de la seconde journée face à un adversaire d'un tout autre calibre, le Nigéria qui possède des armes redoutables en attaque mais reste assez fragile derrière. Ainsi, une première journée victorieuse est très bonne sur le double plan mathématique et moral mais, rien n'est encore acquis. De bon augure, quand même.
J.B.
Déclarations - Sami Trabelsi :" Les joueurs ont donné le meilleur d'eux-mêmes "
" Je tiens d'abord à rendre hommage au public tunisien qui a bravé le mauvais temps pour venir nous soutenir. Sur le terrain, les joueurs se sont donnés à fond pour donner le meilleur d'eux-mêmes. Ils ont joué avec une grande volonté et une détermination sans faille malgré quelques passages difficiles.
Mastouri a été remplacé à la pause car il avait reçu un coup sur la tête qui l'a fragilisé. Vers la fin, il fallait faire reposer quelques éléments en prévision du match face au Nigéria Maintenant, on va savourer cette victoire avant de nous concentrer sur le prochain match qui sera difficile sur plus d'un plan. "
Elyes Achouri : " Heureux d'avoir contribué à la victoire"
" Je suis fier d'appartenir à cette sélection tunisienne. Nous avons tout donné dans des conditions atmosphériques très difficiles je suis aussi heureux d'avoir contribué à la victoire finale en marquant deux buts qui ont aidé l'équipe Cette victoire nous permet d'entrer de plain-pied dans cette joute et de voir venir la suite avec sérénité . Maintenant, on doit se concentrer sur le prochain match qui sera autrement plus difficile".
J.B.
Tunisie Telecom lance sa campagne institutionnelle nationale : « Le Don des Supporters »
Le don du sang constitue un acte de solidarité essentiel et un geste vital permettant de sauver des vies et de répondre aux besoins urgents de la collectivité.
C’est dans cet esprit d’engagement citoyen et de responsabilité partagée que Tunisie Telecom annonce le lancement de sa nouvelle campagne institutionnelle nationale « Le Don des Supporters », une initiative inédite invitant les Tunisiens à transformer la passion et la ferveur du football en un geste vital : le don du sang.
Déployée en partenariat avec le Centre National de Transfusion Sanguine, cette campagne s’inscrit dans la continuité de la démarche citoyenne de Tunisie Telecom en faveur des causes fédératrices à fort impact social et humain. À travers cette initiative, l’opérateur national réaffirme son rôle d’acteur responsable, engagé à connecter les Tunisiens et à accompagner les moments qui comptent, dans un esprit de solidarité et de citoyenneté.
En tant qu’opérateur national engagé et acteur de proximité, Tunisie Telecom mobilise l’ensemble de ses plateformes de communication afin d’amplifier ce message de solidarité et de contribuer à une mobilisation nationale autour du don du sang.
Le choix du contexte sportif s’impose naturellement. Il représente un moment fort d’unité nationale et d’émotion collective, où se rejoignent les mêmes couleurs, la même passion et un même élan autour du drapeau tunisien. À travers « Le Don des Supporters », Tunisie Telecom invite ainsi les supporters à transformer leur passion en un acte citoyen utile et porteur de vie.
Secteur parapharmaceutique : 2800 parapharmacies en activité sans aucun cadre juridique !
Par Hattab FEZAI
L'Association professionnelle des distributeurs en gros de produits parapharmaceutiques a organisé hier au siège de la Conect une conférence de presse pour annoncer les premières Journées scientifiques des produits parapharmaceutiques 2026, qui auront lieu les 23 et 24 janvier 2026 au Palais des Congrès de Tunis, sous le slogan : « Le secteur parapharmaceutique entre réalité et perspectives ».
Une initiative nationale visant à développer le secteur parapharmaceutique et à explorer ses perspectives. M. Mourad Gtaiet, 1er vice-président du groupement des produits parapharmaceutique de la Conect, a déclaré à cette occasion au « Quotidien » que 2800 parapharmacies sont en activité actuellement en Tunisie. « Un secteur en développement très rapide d’où l’importance aujourd’hui de mettre en place un cadre juridique capable d’organiser l’activité du secteur.
Cet évènement est une occasion pour se rapprocher du ministère de la Santé et des acteurs concernés afin de discuter la mise en place d’un cahier des charges. Il n’est pas normal qu’un secteur aussi important œuvre sans aucun cadre juridique clair. Notre objectif est de protéger les consommateurs et de mieux organiser notre activité », a-t-il précisé.
A cette occasion, Mme Hosn el Oujoud Ben Mustapha a affirmé que cet événement est le premier du genre, représentant une plateforme nationale qui rassemble divers acteurs du secteur parapharmaceutique, notamment des professionnels, des experts et des structures pertinentes, et vise à développer la performance du secteur, à soutenir les chaînes de valeur, à accroître sa rentabilité et à renforcer son rôle dans le système sanitaire et économique.
L'événement devrait réunir plus de 1 800 acteurs économiques et professionnels, ainsi que des représentants des structures nationales concernées et un nombre important d'experts et de spécialistes, grâce à l'organisation de conférences scientifiques, d'ateliers pratiques et de séances de discussion visant à dresser un état des lieux de la profession et à anticiper ses perspectives de développement, a-t-elle ajouté.
Solutions innovantes
De sa part, M. Amine Abid, membre du Groupement des produits parapharmaceutiques de la Conect, a précisé que l'événement proposera également trois rencontres d'affaires directes et la participation notable de plusieurs startups offrant des solutions innovantes dans les domaines de l'intelligence artificielle, de la transformation numérique et de la distribution intelligente du carbone.
L'objectif est de promouvoir une distribution socialement et écologiquement responsable, respectueuse des exigences de durabilité et visant à réduire l'empreinte carbone.
La JPT 2026, lors de sa première session, représente une réelle opportunité de dialogue constructif entre les différents acteurs de toutes les régions de la République, afin de renforcer la position du secteur de la distribution dans le rapprochement des services de santé avec le citoyen.
H.F.
La BCT tiendrait bientôt sa dernière réunion de 2025 : Faut-il attendre un cadeau de fin d’année ?
Par Hassan GHEDIRI
Alors que les économistes ne cessent de réclamer l’assouplissement d’accès aux crédits, l’incertitude plane sur la prochaine réunion de la gardienne de la monnaie, muette depuis juillet…
Cela fait exactement quatre mois et 24 jours depuis que le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie s’est réuni pour examiner la conjoncture économique, évaluer l’évolution des indicateurs fondamentaux et ajuster la politique monétaire. C’était, en effet, le 30 juillet 2025 que la haute autorité de décision au sein de l’institut d’émission a vu ses membres se mettre autour d’une table pour délibérer et faire les ajustements nécessaires face à l’inflation.
Mise en veille prolongée à cause de l’absence de quorum des suites de l’expiration du mandat de trois de ses membres dont les sièges sont restés vacants jusqu’au 12 décembre dernier, le Conseil d’administration de la BCT ne devrait pas tarder à renouer avec les réunions mensuelles. Logiquement, une réunion est ainsi attendue courant les prochains jours à même de rassurer les marchés et faire dissiper les inquiétudes des opérateurs économiques qui espèrent vivement un assouplissement monétaire.
Alors que la probabilité d’une nouvelle hausse des taux s’avère très faible eu égard à la tendance inflationniste qui dure depuis quelques mois, les économistes semblent presque certains du scénario de maintien des taux d’autant que le silence prolongé de la BCT n’a laissé présager aucune préférence.
Certains observateurs pensent même que la BCT devrait maintenir le taux actuel fixé 7,5% pendant encore plusieurs mois afin d’observer la mise en œuvre de l’action gouvernementale en rapport avec la nouvelle loi de finances.
Ce maintien serait justifié, encore une fois, par les risques haussiers pesant sur la trajectoire de l’inflation nécessitant la consolidation du processus engagé dans le but de ramener l’inflation à sa moyenne de longtemps, comme l’avait justifié la BCT au mois de juillet.
Restaurer la confiance
Le maintien des taux inchangé est toutefois de nature à prolonger l’incertitude et risque de retarder davantage les effets des réformes budgétaires, estime-t-on. Il risque aussi de compromettre la confiance des marchés en cas de mauvaise communication.
Mongi Mokaddem, universitaire expert en économie monétaire, ne pense pas que la BCT allait prendre des décisions qui transforment radicalement la politique monétaire. Il croit, d’ailleurs, que la dernière baisse des taux qui ont été amenés de 8 à 7,5% n’avait aucun impact concret sur la dynamique économique, s’agissant d’un assouplissement faible et insignifiant.
« Le taux d’intérêt de 7,5% est un taux suicide qui signifie que l’investisseur qui contracte un crédit dans ces conditions doit rembourser sa banque avec un taux proche de 13%.
Pour rentrer dans ses frais, il doit donc avoir un taux de rendement minimal de 20%, ce qui est tout simplement inimaginable en Tunisie», explique notre interlocuteur. Ceci dit, la BCT ne devait pas, selon lui, abandonner sa politique de durcissement monétaire basée sur une approche dogmatique qui veut que l’inflation est un phénomène monétaire auquel on réagit avec des instruments monétaires.
Seulement quand l'objectif est toujours de durcir l'accès aux crédits pour ralentir l'inflation, cela continuera de condamner durement l’investissement et l’épargne et par ricochet les PME et le commerce extérieur, etc. Mokaddem estime d’ailleurs que même la nouvelle loi de finances 2026 ne propose aucune orientation s’inscrivant dans un projet de développement avec des objectifs clairs fixés dans le court et le moyen terme. C’est-à-dire qu’en face d’un gouvernement qui continuera à naviguer à vue, il est difficile de voir la BCT prendre des décisions majeures.
H.G.
Editorial : A la croisée des chemins…
Par Chokri Baccouche
L’information relayée hier par de nombreux confrères est tombée comme un couperet : le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail, Noureddine Tabboubi, aurait officiellement déposé sa démission au bureau d’ordre central de l’Organisation syndicale. Depuis un certain temps déjà, Tabboubi aurait menacé de rendre le tablier… une menace qu’il aurait d’ailleurs renouvelée après la dernière réunion de l’Instance administrative nationale de l’UGTT.
La vie au sein de l’organisation syndicale, qui est loin d’être un long fleuve tranquille depuis quelque temps, marquée comme on le sait par une grave crise intestine, risque de se corser davantage avec cette démission qui suscite beaucoup de questions.
Pourquoi Noureddine Tabboubi a-t-il décidé de quitter le navire amiral à un mois d’un important rendez-vous syndical, à savoir la grève générale nationale initialement prévue le 21 janvier 2026 ? A-t-il fini par céder à la pression exercée par la dissidence au sein de l’UGTT conduite par le S.G adjoint, Anouar Ben Gueddour, qui exige son départ et la fixation d’une date ferme pour la tenue d’un congrès extraordinaire électif avant terme
S’agit-il a contrario d’une manœuvre dilatoire de Tabboubi visant à jauger la réaction de ses troupes, lesquelles, se sentant abandonnées, pourraient renforcer leur mobilisation autour de leur secrétaire général et partant l’inciter à revenir sur cette démission ?
A quelques jours des fêtes de fin d’année, le Père Noël de l’an de grâce 2025 sera-t-il en or dur, c’est-à-dire porteur de nouvelles rassurantes ou au contraire une véritable ordure, c’est-à-dire porteur d’un cadeau empoisonné pour le plus controversé des secrétaires généraux de l’UGTT ?
La deuxième hypothèse parait la plus plausible et la plus proche de la réalité. Et pour cause ! Depuis qu’il a jugé bon de bidouiller le règlement intérieur de l’UGTT afin de se payer un troisième mandat consécutif, Noureddine Tabboubi et ses lieutenants du Bureau exécutif ont commis en fait une grave erreur qui a été déterminante pour la suite des événements.
Accusés de pratiques antidémocratiques, les membres de l’actuelle direction se sont mis, en effet, à dos de nombreux syndicalistes qui n’ont pas du tout digéré ce coup de force unique dans les annales de l’Organisation. Depuis, rien ne va plus au sein de l’UGTT où les divisions internes ont davantage mis à mal et fragilisé encore plus la centrale syndicale. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les lourds soupçons de corruption qui pèsent sur Noureddine Tabboubi et ses lieutenants ont fini par donner l’estocade à la réputation de l’organisation syndicale dont la cote de popularité a fortement décliné ces dernières années.
Noureddine Tabboubi aurait décidé donc de plier bagages mais reste à savoir si le Bureau exécutif va accepter ou rejeter cette démission qui pourrait d’ailleurs, si elle venait à être confirmée officiellement, aiguiser bien des appétits pour la succession qui s’annonce d’ores et déjà houleuse et très disputée. En tout état de cause, les syndicalistes ont grandement besoin de faire le point et surtout de réformer leur organisation. Le prochain congrès constitue une étape décisive à cet effet.
Pour remettre d’aplomb leur organisation qui n’est plus actuellement que l’ombre de ce qu’elle était il y a quelques années, les syndicalistes seraient bien inspirés de réinventer l’action syndicale et surtout, surtout de remettre bon ordre dans leur jardin. Les grèves anarchiques qui ont sévi tout au long de la dernière décennie noire ont non seulement porté gravement préjudice à l’économie nationale mais elles ont eu également un effet dévastateur sur l’image de l’UGTT auprès de l’opinion publique.
La refonte de l’action syndicale sur des bases nouvelles mieux adaptées à la réalité socioéconomique du pays est un passage incontournable pour remettre sur orbite l’organisation syndicale.
En clair, l’UGTT doit nécessairement se réinventer et non plus se contenter de l’exceptionnalité historique d’avoir contribué de manière significative à la libération nationale du joug colonial et ce, afin de se refaire une nouvelle virginité, regagner la confiance et la sympathie éprouvées à son égard par les Tunisiens et continuer à jouer le rôle majeur qui lui revient en tant que garant de la démocratie sociale en Tunisie.
Dans l’intérêt bien compris de cette organisation syndicale historique et pour des raisons objectives, Noureddine Tabboubi ne peut être l’homme de la situation devant présider les destinées de l’UGTT lors de la prochaine étape qui sera en tout point déterminante pour l’avenir de la centrale syndicale…
C.B.
« Oueslati Zit’Tour » : Kairouan lance sa nouvelle route touristique autour de l’huile d’olive
Grâce à ses produits du terroir, Kairouan ne cesse d’attirer de plus en plus de visiteurs désireux de découvrir ses saveurs uniques. Parmi celles-ci figure l'huile d'olive Oueslati qui, par son profil sensoriel raffiné et ses qualités nutritionnelles exceptionnelles, est très connue.
Cultivé aux alentours du Djebel Oueslat, notamment dans les délégations d’Oueslatia, El Ala, Haffouz et Aïn Jloula, l'olivier de la variété « Oueslati » est réputé pour son huile aux caractéristiques gustatives uniques et sa culture profondément ancrée dans la tradition.
Afin de valoriser davantage cette huile en tant qu’atout touristique, une journée de lancement officiel de la route thématique autour de ce produit phare a eu lieu le 16 décembre 2025 à Kairouan.
« Oueslati Zit’Tour » est un itinéraire touristique reliant plusieurs sites, de la production à la valorisation de l'huile d'olive Oueslati, offrant ainsi aux visiteurs une occasion unique de découvrir et d’apprécier cette huile précieuse. Cette route vise à valoriser ce produit emblématique, symbole de l'identité locale, afin d’attirer davantage de visiteurs et de dynamiser l’activité touristique tout au long de l'année.
La Route de l’huile d’olive Oueslati fédère aujourd’hui neuf membres, reflétant la richesse et la diversité des savoir-faire du territoire. Elle rassemble deux maisons d’hôtes, dont l’une des propriétaires est également gestionnaire d’une pâtisserie artisanale, deux domaines oléicoles, parmi lesquels un domaine disposant d’un gîte rural intégré, une productrice de cosmétiques naturels, un café culturel/concept store, deux restaurants, ainsi qu’une table d’hôtes.
Les membres actuels de la Route sont situés à Kairouan centre ainsi que dans les régions de Oueslatia et Haffouz, contribuant à une mise en valeur élargie du territoire. Un dixième membre viendra prochainement renforcer ce réseau : un domaine oléicole situé à El Ala, témoignant de la dynamique de développement et d’élargissement de la Route.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de valorisation et de promotion des produits du terroir, lancée en 2022 par le ministère de l’Agriculture avec l’appui du Projet d’Accès aux Marchés des Produits Agroalimentaires et du Terroir (PAMPAT 2). Ce projet est mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) et financé par le Secrétariat d’État à l’Économie suisse (SECO).
Au cours des dernières années, le PAMPAT a appuyé différentes initiatives à Kairouan visant à valoriser davantage l’huile d’olive Oueslati, notamment dans le domaine touristique. L’offre touristique liée à cette variété intègre l’exploration de la gastronomie locale, des expériences immersives et la découverte du patrimoine. Depuis juin 2025, un travail collaboratif public-privé a été engagé entre l’association « Festival local Aïn Jloula » et les institutions régionales partenaires pour créer la route thématique « Oueslati Zit’Tour ».
Ce nouveau circuit renforcera l’attractivité et l’image de la ville de Kairouan en tant que destination touristique, en diversifiant son offre et en mettant en avant un produit emblématique de la région.
CAN 2025 - Groupe C - Tunisie – Ouganda (3-1) : Une convaincante entrée en matière
Décidés à faire oublier les déboires des matches d’ouverture des éditions passées, les Aigles de Carthage étaient décidés à briller pour leur premier match du groupe face à l’Ouganda, un adversaire qui tient à créer la surprise malgré ses limites. Ce fut une belle entame pour les Tunisiens.
D’entrée, le décor prévu était planté avec des Tunisiens lancés en avant pour prendre l’avantage dès l’entame du match. Après quelques premières tentatives, celle de la dixième minute fut la bonne. Sur un corner bien botté par Mejbri, insaisissable sur le terrain, Skhiri ouvre le bal d’un joli heading.
Ce but va donner des ailes aux Tunisiens qui ont assiégé le camp ougandais. Les attaques se sont multipliées et Ilyes Achouri, pourtant discret au cours de cette première mi-temps, a eu la lucidité de placer son tir dans la lucarne suite à un joli service de Abdi (40’).
Entretemps, les Aigles ont eu d’autres opportunités pour marquer plus de deux buts, mais ils ont manqué d’adresse dans le dernier geste.
Globalement, les Tunisiens étaient les maîtres du jeu pendant cette première mi-temps même si l’Ouganda a plus gardé la balle sans se montrer particulièrement dangereuse.
A la rteprise, le match a baissé d’intensité comme si les deux équipes étaient satisfaites du résultat. Les Aigles, qui ont fait l’essentiel, ont légèrement baissé pavillon. Toutefois, ceci n’a pas empêché Ilyes Achouri de creuser l’écart (64’) qui a repris une balle lâchée par le gardien ougandais suite à un tir de Abdi.
Les hommes de Sami Trabelsi ont voulu gérer leur avance sans trop se dépenser, et ils ont encaissé un but dans les ultimes minutes (90’+2) alors que les opportunités pour marquer un quatrième but étaient assez nombreuses.
Ce fut une belle entame en attendant une confirmation lors du prochain match qui s’annonce plus difficile face au redoutable Nigeria.
Formation de la Tunisie : Dahmen, Valery, Abdi, Bronn, Talbi, Skhiri, Sassi (Tka), Mejbri (Tounakti), Achouri (Gharbi), Mastouri (Chawat), Saâd (Ben Romdhane).
Kamel ZAIEM
CAN 2025- Groupe C Nigeria- Tanzanie (2-1) : Les Super Eagles matent les Taifa Stars
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Par Jamel Belhassen
Quoique supérieurs sur tous les plans, les Nigerians n'ont pas eu la partie facile face aux Tanzaniens. Favoris les Suoer Eagles ont pris les devants d'entrée face aux Zèbres pour faire le break . Leur jeu compact, rapide et porté vers l'attaque n'a pas empêché les Tanzaniens de créer la première alerte à la (12e) par Simon qui a buté sur le gardien Nwabali
Les Suoer Eagles ont attendu la (35e) pour se créer la première opportunité par Osimeh mais le tir de ce dernier à été sauvé sur la ligne par Nondo. Finalement, Ajayi va trouver le chemin des filets de la tête après un centre de la droite. Sa reprise n'a laissé aucune chance au gardien Mazudi. Après la pause, les choses vont se précipiter.
La Tanzanie va égaliser par M'Mombwa en reprenant le cuir hors de portée du gardien ( 1-1) à la (50e) mais très vie le Nigeria va reprendre l'avantage par Lookman ( 2-1) à la (52e). La suite verra les Nigerians faire l'essentiel du jeu devant des Zèbres qui ne lâchent pas prise.
Dans le dernier quart d'heure, la lutte etait acharnée et le danger passait d'un camp à l'autre rapidement. Finalement, le meilleur a remporté la mise mais le vaincu a présenté une copie intéressante.
J.B.
CAN 2025 – Groupe D : Le Sénégal s’impose facilement face au Botswana (3-0)
Le Sénégal a parfaitement lancé sa campagne à la Coupe d’Afrique des nations 2025. Opposés au Botswana, les Lions se sont imposés sur le score de 3 buts à 0, au terme d’une rencontre maîtrisée.
Longtemps bien regroupés, les Zèbres du Botswana ont résisté avant de céder peu avant la pause. A la 40e minute, le verrou saute enfin. Sadio Mané, inspiré, glisse une passe millimétrée à Ismail Jakobs sur le côté gauche de la surface. L’ancien Monégasque centre en retrait vers Nicolas Jackson, qui conclut en une seule touche. Un but limpide et logique au vu de la domination sénégalaise.
La suite fut plus aisée pour les Sénégalais qui ont corsé la note pour s’imposer sans forcer sur le large score de (3-0).
Groupe D - RDCongo- Bénin (1-0 ) : Le réalisme des Léopards a prévalu
Par Jamel Belhassen
Entre Congolais et Beninois, la rencontre d'ouverture du groupe D a été de belle facture et bien disputée avec beaucoup d'engagement physique et des duels serrés au milieucdu terrain. Les Protégés de Desabre ont vite fait d'ouvrir le score à la (17e) par Bongonda qui a profité d'une erreur défensive adverse.
La réaction du Bénin a été rapide. Doda va rater la mire (25e) sur un tir de la gauche. Le jeu s'est poursuivi assez équilibré avec des Léopards, bien en place et des Écureuils déterminés à refaire le terrain perdu. Bongonda revien à la charge avec un tir puissant dévié en corner. Après la pause, les Congolais doublent la marque par Bakumbo mais avec l'appui de la VAR, le but a été annulé (50e). Le match gagne en intensité.
Le gardien beninois Alagbe sauve le but sur un tête à tête avec Bakumbo ( 70e). Les dernières minutes sont palpitantes dans les deux camps avec des attaques successives et des tirs de tous bords. Aloko rate de peu le but de l'egalisation ( 90+1e). Les Congolais ont réussi à défendre leur avance mais les Beninois n'ont pas démérité.
J.B.
Assurance maladie : Le dialogue reprend entre la CNAM et les pharmacies privées
Verra-t-on, très bientôt, la CNAM et les représentants des pharmacies privées reprendre les discussions pour trouver des solutions définitives à leur différend ? A priori, les deux protagonistes tiennent à aller dans le même sens et faire preuve de sagesse et de sens de la responsabilité envers les citoyens. On l’espère bien puisque le gel des négociations va bientôt laisser la place à un dialogue qui doit prendre en considération, en premier lieu, l’intérêt des assurés de la CNAM.
En effet, la Chambre syndicale tunisienne des propriétaires de pharmacies privées vient d’annoncer, dans un communiqué de publié ce lundi 22 décembre 2025, que son bureau national se rendra à une nouvelle réunion avec la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), sans conditions préalables, dans l’intérêt national et celui du citoyen, afin de parvenir à des solutions mettant fin à la crise contractuelle entre les deux parties.
K.Z.















