L'Espérance remporte la,super coupe de Tunisie de volley ball
Après une rencontre de belle facture face à l'Etoile du Sahel, L'Espérance de Tunis a confirmé sa domination sur le volleyball tunisien lors des cinq dernières années en emportant la mise par trois sets à un (26-24, 25-23, 21- 25 et 25-22). En lever de rideau, les Féminines , le CFCarthage a remporté la,super coupe face au Club Africain par trois sets à zéro ( 25-21, 25-17, 25-20). Félicitations aux vainqueurs.
J.B.
Municipalité de Tunis : Allocation de 12 millions de dinars aux arrondissements municipaux pour 2026
A l’occasion d’une journée d’information organisée hier à la municipalité de Tunis, le directeur des affaires financières de la municipalité de Tunis, Mongi Ladhheb, a indiqué qu'une récente séance globale, tenue par la municipalité, s’inscrivait dans le cadre d’une démarche participative, issue de cinq réunions de travail avec les arrondissements municipaux et les conseils locaux, en vue d’élaborer le programme des projets de développement pour 2026.
Un budget de 12 millions de dinars a été alloué aux arrondissements municipaux pour 2026, principalement destiné aux routes et aux trottoirs (4,5 millions de dinars) et à l’éclairage public (3,5 millions de dinars), ainsi qu’aux parcs et espaces verts.
Il a précisé que les demandes ont porté sur plusieurs domaines, notamment les routes, les trottoirs, l'éclairage public, la propreté, l'environnement, les espaces verts, les infrastructures sportives, les marchés et les équipements publics. Après évaluation technique et financière, les projets ont été classés par priorité, certains relevant de l’entretien courant et d’autres programmés pour 2027 ou 2028, faute de moyens suffisants en 2026.
La CAF vient de le décider : La CAN tous les quatre ans, à partir de 2028
Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe a annoncé, en marge de la réunion du Comité exécutif de l'instance, ce samedi à Rabat, que la Coupe d'Afrique nations, aura lieu tous les quatre ans, à partir de l'édition 2028.
Il a ajouté que l'édition 2027 organisée conjointement par le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie a été maintenue et qu'une autre édition est prévue en 2028. Ainsi les 37e, 38e et 39e éditions de la CAN se dérouleront respectivement en 2028, 2032 et 2036.
Motsepe a précisé que cette mesure vise à harmoniser le calendrier de la CAF avec les compétitions internationales et à permettre aux sélections de se préparer pour ce rendez-vous continental dans les meilleures conditions.
CAN 2025: Les joueurs ougandais, futurs adversaires des Tunisiens, boudent les entraînements !
Comme attendu, certaines sélections participantes à la CAN du Maroc n’ont pas encore tout réglé avec leurs fédérations. Ainsi, à trois jours de leur premier match face à la Tunisie, les joueurs de la sélection ougandaise ont boycotté la séance d'entraînements de ce samedi et ce, sur fond d'un litige avec le président de la fédération, Moses Magogo sur les primes de qualification pour la compétition.
Alors que Paul Put et son staff étaient en train de préparer le terrain pour que l’équipe puisse s’entraîner, ses joueurs ont décidé de rentrer à l’hôtel. Selon des médias locaux, les joueurs réclament une augmentation de la prime de six mille euros promise par la Fédération ougandaise de football.
Il y a lieu de rappeler que l'Ouganda affrontera les Aigles de Carthage, mardi prochain à 21h00, heure tunisienne.
CAN 2025 au Maroc - Aujourd'hui, le coup d'envoi : Plusieurs prétendants et des surprises dans l'air
Par Jamel Belhassen
Épicentre de la 35e édition de la Coupe d'Afrique des Nations que le Royaume-Uni accueille du 21 décembre au 18 janvier, la capitale marocaine, Rabat, s'apprête à vivre un véritable marathon footballistique et émotionnel.
Il reste à espérer une joute qui fera honneur au foot africain, porté toujours vers l'offensive au grand plaisir des ferus de beau football avec une très bonne organisation de nature à rassurer à quelques années de la coupe du monde 2030 qui aura lieu sur cette terre marocaine où l'infrastructure est haut niveau et conjointement avec l'Espagne et Portugal.A noter, enfin, que la Tunisie jouera son premier match, mardi 23 décembre contre l'Ouganda à partir de 21h30.
Groupe A
Le Maroc qui est considéré comme l'un des favoris de la compétition, ouvre contre les Comores avant de rencontrer la Zambie et le Mali. Les Lions de l'Atlas devraient se montrer quand même prudents face aux Maliens et aux Zambiens, des habitués de cette joute.
Groupe B
L'Égypte et l'Afrique du Sud au dessus du lot. Si la hiérarchie est respectée, il n y 'aura pas de surprise. L'Angola et le Zimbabwe ne devraient pas changer la donne
Groupe C
Duel Tunisie- Nigeria: sur le papier, Tunisiens et Nigerians partent avec les faveurs.veurs des pronostics devant la Tanzanie et l'Ouganda mais attention aux surprises, toujours possibles en football.
Groupe D
RDC et Sénégal : deux favoris, mais... Le Bénin a pris l'habitude de jouer de mauvais tours aux grosses sélections. Le Botswana, lui, ne devrait pas constituer un os dur pour ses adversaires.
Groupe E
L'Algerie a une revanche à prendre: Éliminée au premier tour en 2022 et 2024, l'Algérie, championne en 2019, veut stopper ce mauvais cycle. Mais elle devra affronter une solide concurrence de la part du Burkina Faso, du Soudan et de la Guinée Équatoriale.
Groupe F
Duel de titans entre le Cameroun et la Côte d'Ivoire : Ce sera du lourd dans ce groupe avec le Cameroun, la Côte d'Ivoire, surtout, et le Gabon. Quant au Mozambique, il ne devrait pas faire le poids. A suivre avec beaucoup d'intérêt.
J.B.
Editorial : L’art de jeter le bébé avec l’eau du bain - Par Hassan GHEDIRI
En Tunisie, l’Etat s’est toujours chargé de compenser la différence entre le coût réel des produits de base et leurs prix à la consommation, à travers la Caisse Générale de Compensation (CGC) ou par le biais des subventions aux produits de base. Cependant, au fil des ans, ce mécanisme de subvention, initialement destiné à contenir l’inflation et préserver le pouvoir d’achat des citoyens, notamment les ménages à faible revenu, est devenu un fardeau pour l’Etat nécessitant la réforme.
En fait, le système de compensation appliqué par le biais de la CGC a toujours été jugé fortement inéquitable. D’aucuns affirment, en effet, qu’il tend à subventionner beaucoup plus les consommations des «non nécessiteux» aux dépens des «nécessiteux».
De plus, une partie des subventions est accaparée par les consommations hors-ménages par utilisation illégale des produits subventionnés comme intrants dans certaines activités (pâtisserie, hôtellerie et restauration, etc.).
Beaucoup d’études consacrées au même sujet avaient aussi démontré l’inefficience de ce système en tant qu’instrument de lutte contre la pauvreté. La réforme du système de compensation demeure une nécessité structurelle parce que, depuis son instauration, il a été mal géré et n’a jamais été vraiment un mécanisme d’équité économique et sociale.
Aussi, il s’avère que les ressources allouées aux subventions représentent plus de la moitié des crédits consacrés à l’investissement public. Son coût est comparable aux crédits budgétaires du ministère de la Santé et du ministère de l’Emploi réunis. En 2024, les dépenses de la compensation auraient dépassé les 3,5 milliards de dinars.
Courant l’été 2022, lors d’une conférence de presse à laquelle ont participé une pléiade de ministres, le gouvernement avait dévoilé les grandes lignes de ce qui est supposé être un programme national de réforme. Un programme qui se voulait être une concrétisation des engagements pris par la Tunisie dans l’accord préliminaire conclu avec le Fonds monétaire international, comme l’avait clairement expliqué l’ex-ministre chargée des Finances, Sihem Boughdiri.
Parmi les axes essentiels de ce programme national de réforme, une approche consistant à supprimer progressivement les subventions sur les produits de base dans le cadre de ce qui a été alors appelé «la réforme du système de subvention des produits de base ».
Cette réforme, selon un document officiel publié à cette même occasion, vise à instaurer un nouveau système permettant de faire bénéficier de l’aide ceux qui en ont besoin. Pour ce faire, le gouvernement a annoncé la mise en place d’une plateforme électronique pour l’enregistrement des bénéficiaires de transferts financiers.
Douloureuse certes et sans doute impopulaire comme toute action qui vient ébranler le statu quo, cette réforme était censée prendre effet depuis 2023.
La plateforme de ciblage aurait normalement dû être opérationnelle avant fin 2022 alors que dans la foulée il était prévu de créer une unité spéciale qui veillera sur la transparence des procédures avant la mise en marche, dans un dernier temps, d’un système de subvention directe au profit des bénéficiaires. Mais depuis 2022, cette réforme a complètement disparu des priorités de l’Etat.
En rejetant le programme du FMI au nom de la souveraineté nationale et en dénonçant ses conditionnalités comme un diktat inacceptable, l’ensemble des réformes structurelles qui y étaient associées semblaient être reléguées aux oubliettes, Pourtant, la réforme de la compensation n’a jamais cessé d’être une nécessité.
Refuser une logique d’ajustement dictée de l’extérieur ne signifie pour autant pas renoncer à corriger des dysfonctionnements très préjudiciables. En abandonnant la réforme de la compensation, l’État tunisien donne l’impression de jeter le bébé avec l’eau du bain, parce qu’il sacrifie une réforme qui visait avant tout plus de justice sociale, plus d’efficacité budgétaire et une meilleure protection des plus vulnérables.
H.G.
JCC 2025 : Le palmarès
Les Journées cinématographiques de Carthage, dans leur 36ème session qui s’est tenue du 13 au 20 décembre 2025, ont annoncé, ce soir, le samedi 20 décembre 2025, lors d’une cérémonie officielle qui s’est déroulée au Théâtre de l’Opéra (Cité de la culture), le palmarès officiel de différentes compétitions
Compétition officielle Long -métrage de fiction
Tanit d’or : « The stories » d’Abu Bakr Shawky(Egypte)
Tanit d’argent : « My father’s shadow » d’Akinola Davies Jr (Nigéria)
Tanit de bronze : « Sink », de Zain Duraie(Jordanie)
Tanit d’honneur : « La voix de Hind Rajab » de Kaouther Ben Hania (Tunisie)
Meilleur scénario : Amel Guellaty pour son film « Où le vent nous emmène-t-il ? »
Meilleure interprétation féminine : Saja Kilani dans le film « La voix de Hind Rajab »
Mention spéciale meilleure actrice : Debora Lobe Naney dans le film « Promised sky »
Meilleure interprétation masculine : Nawaf Al-Dhuairy dans le film « Hijra »
Mention spéciale meilleur acteur : Hussein Raad Zuwayr dans le film « Erkalla, le rêve de Gilgamesh »
Meilleure musique : Afrotonix pour le film « Diya »
Meilleure image : Miguel Yoan Littin Menz pour le film « Hijra »
Meilleur Montage : Guillaume Alvar pour le film « Diya »
Meilleur Décor : Assem Ali dans le film « Myfather’s scent »
Prix du public : « Où le vent nous emmène-t-il ? », d’Amel Guellaty (Tunisie)
Prix de la 1ère œuvre
Prix TV5 Monde : « Cotton queen » de Suzannah Mirghani (Soudan)
Prix Tahar Cheriaa pour : « Myfather’s shadow » d’Akinola Davies Jr (Nigéria)
Compétition officielle Long- métrage documentaire
Tanit d’or : « Liti Liti », de Mamadou Khouma Gueye (Sénégal)
Tanit d’argent : « The lions by the river Tigris », de Zaradasht Ahmed
Tanit de Bronze : « On the hill », de Belhassen Handous (Tunisie)
Mention spéciale : « Notre semence », d’Anis Lassoued (Tunisie)
Hommage au cinéaste Mamadou Moustapha Gueye : « Cimetière de vie » (Sénégal)
Compétition officielle Court-métrage
Tanit d’or : « 32 B », de Mohamed Taher (Egypte)
Tanit d’argent : « Coyotes » de Saïd Zagha(Palestine)
Tanit de bronze : « She’s swimming » de Liliane Rahal (Liban)
Mention spéciale 1 : « Café ? » de Bamar Kane (Sénégal)
Mention spéciale 2 : « Le fardeau des ailes » de Rami Jarboui (Tunisie)
Ciné Promesse
Prix Ciné Promesse : « « Pierre-Feuille-Ciseaux », de Cherifa Benouda (Tunisie)
Mention 1 : « Chercher Abbas Saber » de Dina Hassan Abou Alaâ (Egypte)
Mention 2 : « Was never her choice » de Marguerita Nakhoul (Liban)
JCC 2025: « Mémoires croisées » de ShaymaAwawdeh (Palestine): Fragments d’une enfance assiégée
Par Imen Abderrahmani
À travers des souvenirs d’enfance murmurés, la réalisatrice palestinienne Shayma Awawdeh revisite Al-Khalil sous l’occupation, où la mémoire intime d’une enfant se confond avec celle d’une ville meurtrie, portée par la figure protectrice de la mère.
On se demande toujours quel souvenir, quelle expérience vécue, nous a marqués à jamais. Mais que dire d’un enfant palestinien né et grandi sous les bombardements, dans un quotidien dominé par la peur et la perte ?
Dans ce court- métrage documentaire qui figure dans la compétition officielle des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), la réalisatrice palestinienne se livre, partageant des fragments de son enfance vécue sous l’occupation.
Sa voix, douce et parfois tremblante, accompagne le spectateur dans les rues et les ruelles d’Al-Khalil (Hébron), une ville qui traverse des jours éprouvants. Nous sommes au cœur de la Seconde Intifada. Malgré la violence omniprésente, les Palestiniens, toutes générations confondues, et notamment les enfants, continuent d’avancer, défiant le colon armé jusqu’aux dents avec pour seules armes des pierres. Et rien que des pierres !
Le film prend alors des allures de récit visuel faisant écho au poème de Mahmoud Darwich, « À ma mère ». Lorsque la voix de la réalisatrice s’interrompt, le spectateur croit entendre le poète évoquer, sa nostalgie de sa mère, du pain de sa mère, du café de sa mère, des caresses de sa mère…
La mère et la mémoire
Shayma Awawdeh entraîne le spectateur dans un flot de souvenirs d’enfance, où la figure maternelle occupe une place centrale. Cette mère qui lui apprend les couleurs et les senteurs des plantes poussant sur les montagnes entourant Al-Khalil ; cette mère qui, malgré la peur qui enveloppe la ville et un ciel nocturne illuminé non par les étoiles mais par les missiles, choisit de célébrer la vie en préparant un gâteau d’anniversaire ; cette mère encore qui l’emmène chez la couturière pour faire confectionner son tablier d’école.
En racontant sa mère, refuge intime et point d’ancrage, la réalisatrice laisse affleurer des images qui rappellent la réalité de l’occupation : maisons assiégées, bombardées ou confisquées, enfants aux regards inquiets, accrochés à leurs pères.
Dans « Mémoires croisées » (‘Intersecting Memory’ pour le titre en anglais), la mémoire individuelle d’une enfant palestinienne, attentive au moindre détail, se mêle à celle d’une ville meurtrie, qui a perdu son cachet typique et à la mémoire collective d’enfants qui, comme elle, grandissent sous la contrainte de la peur et de l’incertitude.
Dédié à sa mère et à toutes les mères palestiniennes, le film émeut par sa sincérité et par sa douceur retenue. Shayma Awawdeh devient ainsi conteuse, livrant des récits où l’amertume remplace les fins heureuses.
Troisième court-métrage de cette jeune réalisatrice palestinienne, âgée seulement de 21 ans, « Mémoires croisées » affirme l’émergence d’une voix sensible et singulière du cinéma palestinien.
Imen. A.
Election municipale : Une urgence pour en finir avec la décadence…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Même si le président de l’ISIE a affirmé que son instance est prête à organiser des élections municipales dans un délai de trois mois, d’autres obstacles se dressent devant la tenue de cette échéance électorale…
Le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Farouk Bouaskar, a affirmé que l’instance est en mesure d’organiser les élections municipales dans un délai maximum de trois mois, à condition que l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) adopte un nouveau cadre juridique pour les municipalités, remplaçant l’actuelle loi sur les collectivités locales, jugée incompatible avec la nouvelle architecture constitutionnelle.
Bouaskar a, par ailleurs, souligné que son instance est « pleinement consciente de la nécessité d’organiser ce scrutin dans les plus brefs délais », tout en insistant sur le fait qu’il ne devra pas dépasser l’année 2026.
Pour rappel, le président de la République, Kaïs Saïed, avait décidé le 10 mars 2023 de dissoudre tous les conseils municipaux du pays, en attendant l’élection de nouveaux conseils. C’est ce qui ressort du décret présidentiel n° 9 de 2023, publié au Journal officiel de la République tunisienne. L'article premier du décret présidentiel stipule que « Tous les conseils municipaux sont dissous jusqu'à l'élection de nouveaux conseils municipaux ».
Depuis, les municipalités sont dirigées par des secrétaires généraux sous la tutelle des gouverneurs. Deux ans plus tard et pour certains observateurs et experts, la tenue d’élections municipales est devenue une urgence au vu de la situation dans lesquelles se trouvent actuellement certaines communes, « C’est même la volonté du chef de l’Etat qui tient à parachever tous le processus électoral.
Après, en effet, l’élection présidentielle, les législatives et les Conseils locaux, régionaux et des districts, les élections municipales couronneront ce processus et consolident les institutions de l’Etat en vue d’assurer la stabilité constitutionnelle et améliorer la performance administrative pour répondre aux attentes des citoyens », nous dira l’expert en la gouvernance locale, Faycal Gazzez. Quels sont, en outre, les autres obstacles qui se dressent devant la tenue de cette échéance électorale ?
Cadre juridique…
Selon l’expert en gouvernance locale, Faycal Gazzez : « Dans cette nouvelle dynamique politique entamée depuis le 25 juillet 2021, nul ne peut ignorer que les municipalités ont besoin d’un nouveau souffle et de nouveaux sangs pour remplir leur rôle.
D’ailleurs, le président de la République, Kaïs Saïed, a souligné à maintes reprises la nécessité d’un nouveau cadre juridique pour les municipalités, afin de disposer d’élus responsables et d’assurer une gouvernance efficace et des services conçus pour les citoyens, loin des luttes partisanes ». Et d’ajouter : « Il faut savoir que les municipalités ont une autre vocation et d’autres attributions différentes des autres institutions.
L’action municipale repose, en effet, sur une approche de proximité et de résolution des problèmes quotidiens. La Tunisie doit relever plusieurs défis en matière de propreté, de gestion urbaine, d’infrastructures et de services de base, qui exigent des Conseils municipaux responsables au service des citoyens et non pas un prolongement des luttes politiques partisanes comme c’était le cas avant 2021 ».
Selon Fayçal Gazzez : « En plus de la répartition des compétences et les relations entre les conseils municipaux et les conseils locaux, le découpage territorial actuel des municipalités nécessite une révision, ainsi qu’une évaluation de l’expérience des nouvelles municipalités créées ces dernières années. Il devient ainsi nécessaire de redessiner aussi bien le rapport entre Etat et collectivités locales que les relations entre citoyens et collectivités locales ».
Pour rappel, la Tunisie compte 350 municipalités créées par décret et formant le niveau inférieur aux 24 gouvernorats, avec des chiffres récents indiquant 350 communes recensées par l'Institut National de la Statistique (INS) et des évolutions administratives pouvant modifier ce nombre, comme la transformation d'arrondissements en municipalités.
M.B.S.M.
JCC 2025: Prix Parallèles de la 36ème session
* Prix Nejiba Hamrouni pour la liberté d’expression de la SNJT (Syndicat national des journalistes tunisiens) : « Où le vent nous emmène-t-il ? », d’Amel Guellaty (Tunisie)
Mention spéciale : « Le fardeau des ailes », de Rami Jarboui (Tunisie)
*Prix Lina Ben Mhenni pour les Droits de l’homme :
« Des lions sur le fleuve Dijla », de Zradecht Ahmad (Irak)
INP : La Garde nationale à Sfax saisit un précieux trésor archéologique de 5 196 pièces de monnaies romaines en bronze et des pièces en céramique
Les Unités de la Garde nationale à Sfax ont réussi à saisir un précieux trésor archéologique, annonce vendredi l’Institut national du patrimoine (INP) sur les réseaux sociaux. Ce trésor est composé de 5 196 pièces de monnaies romaines en bronze, d’une petite bouteille, d'un fragment d’assiette du 1er siècle après J.-C et d’une assiette en céramique du 2ème siècle après J.-C, suite à une expertise des services de l’INP.
L'INP étudiera, documentera et mettra en valeur ce trésor archéologique conclut la même source.
Vulnérabilité économique et sociale face aux changements climatiques : Combler le vide juridique
Par Hassan GHEDIRI
Particulièrement exposée aux changements climatiques qui se font sentir de manière grandissante, la Tunisie tarde à adapter ses législations pour préserver les populations les plus vulnérables ...
La problématique de la mobilité climatique a été exposée dans une note de réflexion publiée par le Forum tunisien des droits économique et sociaux qui estime que malgré la multiplication et l’aggravation des défis environnementaux et climatiques auxquels se confronte la Tunisie, il y a un vide juridique qui doit être comblé en ce qui concerne la protection des personnes affectées par les crises climatiques.
Les auteurs de cette note mettent l’accent sur les phénomènes de la raréfaction des ressources hydriques et la pollution en tant que facteurs incitant au déplacement.
Les législations tunisiennes, que ce soit dans les domaines de la protection de l’environnement, de la gestion des ressources naturelles ou des droits de l’homme, ne contiennent toujours aucune définition explicite ni aucun système de protection spécifique pour les « personnes déplacées pour raisons environnementales ».
La reconnaissance de cette catégorie fait également défaut dans les politiques publiques, qui se concentrent essentiellement sur la protection des ressources naturelles et les plans d'adaptation au climat, sans intégrer véritablement la dimension sociale liée aux schémas de déplacement et de mobilité interne ou externe induits par l'environnement.
Plusieurs études montrent toutefois que les difficultés d’accès à l’eau et la détérioration du couvert végétal sous l’effet de la désertification et la sécheresse sont en passe de s’intensifier dans beaucoup de régions au sud et au centre de la Tunisie poussant beaucoup d’habitants à fuir vers les grandes villes.
Le FTDES rappelle, par ailleurs, que la Constitution de 2022 stipulait dans son article 44 que « le droit du citoyen à un environnement sain et équilibré » est un principe garanti, mais qui s’avère néanmoins une simple déclaration de bonne intention vu qu’aucun mécanisme de protection juridique et sociale n’a été prévu en faveur des personnes déplacées pour raisons climatiques et environnementales.
Le Code de l’environnement suggère en revanche une définition beaucoup plus pertinente des populations exposées aux risques liés aux effets climatiques puisqu’il stipule clairement, dans son article 7, que « toute personne, y compris les personnes déplacées pour des raisons environnementales, a droit à un environnement sain et équilibré en harmonie avec la nature ».
Dans sa note, le FTDES explique toutefois que dans le Code, l’expression «personne déplacée pour des raisons environnementales» se limite à la protection des ressources hydriques et naturelles, à la rationalisation de leur exploitation et à l’élimination des sources de pollution, sans tenir compte de l’impact social et économique résultant de leur dégradation, notamment le phénomène de migration engendrée par la menace climatique.
Le Forum considère, d’autre part, que malgré la multitude des structures impliquées dans la gestion des problématiques environnementales en Tunisie, le manque de coordination et le chevauchement des responsabilités de différents intervenants (ministères chargés de l’Environnement, de l’intérieur, de l’Agriculture, des Affaires sociales…) font aboutir à des politiques fragmentées et conflictuelles.
Aussi, le manque de données chiffrées permettant d’évaluer l’impact des changements climatiques sur la mobilité des habitants dans les secteurs et les régions les plus touchés entrave l’anticipation et la mise en œuvre des actions de prévention et de réponse aux risques.
D’autre part, les politiques d’aménagement et de planification urbaines manquent souvent d’intégrer la composante climatique et ne tiennent pas compte des dimensions sociales et démographiques des transformations climatiques et de leur impact sur les mouvements de population.
Ainsi, le FTDES estime qu’il est devenu aujourd’hui primordial pour la Tunisie de réfléchir sur une stratégie nationale pour répondre aux défis posés par la mobilité climatique dans le pays qui risque d’accentuer la vulnérabilité économique et sociale des populations touchées par le phénomène en l’absence de mécanismes de protection spécifiques.
H.G.
Editorial : La force prime sur le droit - Par Jalel HAMROUNI
La décision des États-Unis de sanctionner des magistrats de la Cour pénale internationale (CPI) pour avoir enquêté sur les crimes commis par l’entité sioniste contre les Palestiniens à Gaza marque un nouveau tournant inquiétant dans l’histoire déjà fragile de la justice internationale. Elle ne constitue pas seulement un acte de pression diplomatique ou un désaccord politique ; elle représente une attaque frontale contre le principe même de l’État de droit à l’échelle mondiale.
En ciblant des juges indépendants, Washington envoie un signal lourd de conséquences : le droit international serait facultatif, soumis aux intérêts des grandes puissances et à la protection de leurs alliés stratégiques, notamment l’entité sioniste qui semble être au-dessus de la loi.
Depuis sa création, la CPI incarne l’espoir, certes imparfait mais réel, d’un monde où les crimes les plus graves ; crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide ; ne resteraient plus impunis. Elle est née des leçons douloureuses du XXe siècle, lorsque l’absence de justice a nourri la répétition des atrocités. Or, en sanctionnant des magistrats pour avoir simplement exercé leur mandat, les États-Unis sapent ce socle moral et juridique, tout en affaiblissant un mécanisme déjà sous pression.
Cette décision illustre de manière flagrante la politique du deux poids, deux mesures qui caractérise trop souvent l’approche américaine du droit international. Lorsque la CPI enquête sur des dirigeants africains ou des responsables de pays jugés hostiles à Washington, elle est présentée comme un outil légitime de justice.
Mais dès lors que ses investigations touchent son allié sioniste, la Cour devient soudain illégitime, politisée ou biaisée. Cette instrumentalisation du droit est profondément corrosive : elle transforme la justice en arme politique et détruit l’idée d’universalité des normes juridiques.
Plus grave encore, ces sanctions créent un précédent dangereux. Si la première puissance mondiale se permet de punir des juges internationaux pour leurs enquêtes, qu’est-ce qui empêchera d’autres États d’en faire autant ? Les régimes autoritaires pourraient s’engouffrer dans cette brèche pour justifier leurs propres pressions sur les institutions internationales. Le message est clair : la force prime sur le droit, et l’indépendance judiciaire devient une variable d’ajustement géopolitique.
Les conséquences humaines de cette posture ne doivent pas être sous-estimées. En affaiblissant la CPI, les États-Unis contribuent indirectement à renforcer l’impunité de l’entité sioniste. Or, l’impunité n’est jamais abstraite : elle se traduit par des civils bombardés, des populations déplacées, des vies brisées sans espoir de réparation.
Pour les victimes de crimes graves, la justice internationale représente souvent le dernier recours, la seule instance capable de reconnaître leur souffrance et de dire le droit lorsque les juridictions nationales sont défaillantes ou inexistantes. En sabotant ce mécanisme, Washington tourne le dos à ces victimes et nie leur droit fondamental à la vérité et à la justice.
Il est également paradoxal, voire hypocrite, que les États-Unis, qui se présentent volontiers comme les défenseurs de l’ordre international fondé sur des règles, contribuent eux-mêmes à son érosion.
Comment dénoncer les violations du droit international commises par d’autres États tout en sanctionnant ceux qui tentent de les documenter et de les juger ? Cette contradiction affaiblit la crédibilité morale de Washington et nourrit le cynisme mondial à l’égard des discours occidentaux sur les droits humains.
Certes, la CPI n’est pas exempte de critiques. Elle souffre de lenteurs, de limites structurelles et de rapports de force politiques. Mais la réponse à ces faiblesses ne peut être la coercition et l’intimidation. Elle devrait au contraire passer par le renforcement des mécanismes internationaux, le dialogue juridique et le respect de l’indépendance des institutions. Sanctionner des magistrats ne corrige rien ; cela ne fait qu’aggraver les fractures existantes.
En définitive, cette décision américaine dépasse largement le cas israélo-palestinien. Elle pose une question fondamentale : voulons-nous d’un ordre mondial régi par le droit ou par la loi du plus fort ? En choisissant la voie des sanctions contre la CPI, les États-Unis optent clairement pour la seconde option.
Il appartient désormais à la communauté internationale, aux États attachés au multilatéralisme et aux sociétés civiles, de défendre l’indépendance de la justice internationale. Car lorsque les juges sont sanctionnés pour avoir cherché la vérité, ce n’est pas seulement la CPI qui est attaquée, mais l’idée même de justice universelle.
J.H.
Les Aigles de Carthage s'envolent aujourd'hui au Maroc : Le second tour comme premier objectif
Après un stage de huit jours à Tabarka ponctué par un match amical contre le Botswana, remporté hier par 2 buts à 1, grâce à deux goals de Sliti en fin de rencontre, la délégation tunisienne s'envole aujourd'hui à bord d'un vol spécial à destination de Rabat.
L'effectif à la disposition de Sami Trabelsi est au complet et tous les membres de la sélection sont décidés cette fois de dépasser le premier tour de cette Coupe d'Afrique.
La Tunisie ouvrira sa participation mardi 23 décembre contre l'Ouganda avant de croiser le fer avec le Nigeria puis la Tanzanie. Sur le papier, les Tunisiens et les Nigerians partent avec les faveurs des pronostics, mais tout reste à faire sur le terrain car il ne faut pas sous-estimer les deux autres adversaires, capables de surprendre.
Sami Trabelsi, qui a préféré hier opter pour un huis clos afin de cacher ses cartes tactiques à ses adversaires, ne cesse de motiver ses poulains pour faire le nécessaire lors du premier match afin de se mettre dans une position favorable d'entrée avant de rencontrer les redoutables Nigerians.
Jamel Belhassen
Profession pâtissière à la maison : Le business, c'est du gâteau !
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
A douze jours de la fin de l'année, le mot qui revient sur presque toutes les lèvres est le fameux gâteau de la Saint Sylvestre, et si les uns préfèrent l'acheter chez les pâtissiers, d'autres optent pour un produit maison. Et pour cause...
Pâtissiers, artisans, internet et même les vendeurs à la sauvette sur les marchés populaires se préparent d'arrache-pied pour proposer à leurs clients le fameux gâteau de fin d'année. Et comme de coutume par ces périodes de fin d'année, les services d'hygiène et les nutritionnistes entament des campagnes de sensibilisation mettant en garde contre les abus et les dépassements concernant la propreté et les prix.
D'ores et déjà, les services d'hygiène (Direction Générale de la Santé Publique) ont annoncé que des opérations de contrôle sont actuellement en cours et les agents sont très actifs pour les fêtes de fin d'année, surveillant les pâtisseries et les marchés pour saisir les gâteaux impropres, avariés ou non conformes (produits périmés, mauvaises conditions de stockage, colorants non autorisés) afin de protéger les consommateurs.
Les services d'hygiène collaborent avec la police municipale et mènent des opérations de contrôle pour retirer des produits dangereux du circuit de distribution, souvent avec des saisies massives de gâteaux et d'ingrédients (miel périmé, fruits secs contaminés).
De son côté, Samia Dhieb, présidente de la Chambre nationale des fabricants de pâtisseries, a appelé les citoyens à acheter leurs gâteaux dans les établissements contrôlés, qui sont soumis à des analyses et qui respectent les conditions d'hygiène, "Evitez les établissements informels", a-t-elle encore conseillé.
De fait, plusieurs nouvelles traditions commencent à se généraliser en Tunisie comme les gâteaux faits maison ou ceux commandés chez des artisans et pâtissières de confiance. Qu’en pensent, justement, les Tunisiens ?
Priorité à l'hygiène...
Aussi bien sur Internet que chez les pâtissiers, l’heure est pour les commandes de ce fameux gâteau de fin d’année. Nous avons, alors, posé la question à la gérante d’une grande enseigne installée au centre ville de Tunis, laquelle nous a indiqué : « Contrairement aux préjugés, les Tunisiens sont des fins gourmets et même par ces temps de crise, ils n’hésitent pas à se faire plaisir en venant commander une bûche ou une pièce de gâteau de qualité.
Et même si nos prix sont assez élevés à cause de la hausse des prix des ingrédients tels que les amandes, les pigions, les pistaches et le miel, le carnet de commandes est bien rempli. Il faut, en effet, compter entre 70 et 200 D pour un gâteau de qualité ».
D’autres Tunisiens préfèrent commander sur internet et chez des artisans connus pour leur savoir-faire. Chez Zahra ou encore By Omar, les artisans pâtissiers offrent aux Tunisiens une gamme large et variée de gâteaux de qualité à des prix raisonnables.
Alors, il faut compter entre 70 et 150 D pour des pièces de 20/20 et plus. A base d’amandes de noix et décorés de pigions ou de pistaches, ces artisans s’efforcent à satisfaire tous les goûts et toutes les bourses afin de bien finir l’année et accueillir le nouvel an dans la gaieté et la joie.
Cela étant, une autre partie de Tunisiens, soucieux de l’hygiène et de la propreté, optent pour le fait maison en fabriquant eux-mêmes leurs propres gâteaux.
C’est le cas d’Ahlem, mère de famille, que nous avons croisée à la rue de la Commission située à l’entrée de la médina de Tunis. Elle nous a confié : « Je suis là pour acheter des moules et des ingrédients pour préparer mon propre gâteau à la maison. Pour moi, l’hygiène passe avant tout et je n’ai confiance qu’en moi-même, même si cela me revient beaucoup plus cher ».
M.B.S.M.
















