ST: Ammar Souayah à la barre
Après la séparation inattendue avec Lassad Dridi, hier soir, les responsables du Stade Tunisien ont vite fait de lui trouver un successeur. Moins de vingt- quatre Après, un accord a été conclu avec Ammar Souayah, un entraîneur confirmé avec une longue expérience en Tunisie et à l'étranger.
Rappelons que Dridi a quitté l'équipe première pour aller diriger le CSCanstantine, en Algérie, deux semaines seulement après avoir pris ses fonctions.
J.B.
Editorial : Mettre en mouvement une économie différente - Par Hassan GHEDIRI
Les délais ont finalement été respectés à la lettre après la publication dans le Jort du 12 décembre 2025 de la loi de finances 2026 après sa promulgation par le Président de la république. Dans la forme, tous les protagonistes ayant pris part au processus de l’élaboration du budget ont donc rempli les tâches selon les compétences qui leur sont attribuées dans la Constitution.
Dans le fond, il y a toujours beaucoup à dire parce que, comme toutes les lois de finances, le projet de budget proposé par le gouvernement et qui a été modifié lors du marathon des débats parlementaires ne peut guère faire l’unanimité de tous les observateurs. Seulement, il semble que, pour le budget 2026, les opinions semblent converger clairement sur l’absence d’une véritable vision réformatrice susceptible de créer une dynamique de transformation profonde de l’économie tunisienne.
D’aucuns croient, en effet, qu’exceptées certaines mesures à vocation sociale qui tentent de traduire tant bien que mal la volonté de l’Etat à assumer sa responsabilité envers les populations vulnérables, cette loi ne permet point d’atteindre les objectifs stratégiques proclamés solennellement par les plus hautes autorités et qui constituent le socle des politiques de développement pour les cinq prochaines années.
Beaucoup d’économistes croient, en effet, que les dispositions de la loi de finances de 2026 ne suffisent pas pour consolider l’autonomie, relancer la croissance et mettre en mouvement une économie différente. Ce constat largement partagé expose l’écart persistant entre un discours politique empruntant sans arrêt le lexique de la rupture et le changement et une réalité économique et sociale accablée par des contraintes budgétaires sévères.
Au-delà des intentions politiques, la loi de finances s’avère un exercice technique par excellence qui a pour principales motivations de boucler les équilibres, assurer le service de la dette, financer les dépenses de fonctionnement et préserver une paix sociale de plus en plus fragile.
Se voulant le reflet des grandes orientations annoncées par le gouvernement dans le plan de développement 2026-2030 et qui visent à instaurer la justice sociale, rompre avec la disparité régionale, soutenir les acteurs économiques et renforcer le rôle de l’État dans les secteurs stratégiques, le nouveau budget sera quasi-exclusivement absorbé par les dépenses courantes, laissant peu de marges pour engager une véritable mutation du modèle économique.
Encore faut-il souligner que le modèle de financement adopté soulève de sérieuses interrogations quant à sa soutenabilité, à sa capacité à stimuler durablement l’investissement privé, l’innovation et la création d’emplois. Axé principalement sur l’endettement interne avec recours obsessionnel aux ressources de la Banque centrale supposée être un choix exceptionnel, le modèle de financement sur lequel semble se fonder le budget ne construit pas une économie différente.
Et pour cause, cet échec persistant à passer d’une logique de gestion de crise à une logique de transformation. Les mesures sociales, aussi nécessaires soient-elles, demeurent pour l’essentiel des réponses correctives à des déséquilibres profonds, sans s’inscrire dans une stratégie globale qui conduit à une transformation réelle des mécanismes de production, qui favorise une distribution équitable des richesses et qui met en marche une vraie politique de bonne gouvernance.
Sans réformes structurelles, l’on continuera à tourner en rond et à reproduire toujours les mêmes déséquilibres. L’enjeu ne réside donc pas dans la capacité de l’État à impulser une nouvelle trajectoire de développement à même de mettre en mouvement une économie différente. Cela exige une capacité de faire des choix courageux.
H.G.
« Belles de Nuit » de Khedija Lemkecher doublement primé à Agadir
Le film « Belles de Nuit » de Khedija Lemkecher a remporté le Prix de la réalisation et le Prix spécial du jury pour l’interprétation, attribué à l’acteur Illiès Kadri pour son rôle de Yahya et ce lors de 21ème édition du Festival international Cinéma et Migration d’Agadir, organisé du 8 au 13 décembre.
Long-métrage de fiction d’une durée de 150 mn, « Belles de nuit » (Tunisie) aborde la question de l’immigration clandestine et de l’obsession de nombreux jeunes de quitter le pays. C’est l’histoire de « Djo, manager d’une salle de boxe dans un quartier difficile et oublié aux abords de Tunis. Très malade et fatigué, il a perdu l’espoir de voir naître un champion dans sa vieille salle. Pourtant un jour en arpentant les rues mortes du quartier, il fait la rencontre de Yahia, jeune homme solitaire et passionné de boxe. Djo pense enfin tenir son futur champion, mais, comme tous les jeunes, Yahia n’a qu’un seul projet en tête : quitter illégalement le pays vers l’Italie. Accompagné par un ami, il embarque sur un chalutier. Djo, refusant alors de lâcher son champion, part à sa recherche ».
Les Aigles de Carthage rencontreront le Botswana, ce jeudi à Tabarka
Par Jamel Belhassen
La veillée d'armes qui précédé la CAN 2025 au Maroc se déroule dans de bonnes conditions à Tabarka. L'infrastructure sportive est optimale et Sami Trabelsi qui devrait compter sur un effectif au complet, ce soir après l'arrivée des joueurs retardataires qui étaient retenus par leurs clubs respectifs, dirige les entraînements sur les terrains avoisinant l'hôtel luxieux où réside toute la délégation.
Pour l'heure, seul Naim Sliti s'entraîne en solitaire, lui qui souffre encore des séquelles d'une blessure. Rappelons que les Aigles de Carthage croiseront le fer avec leurs homologues du Botswana, ce jeudi 18 décembre, à huis clos sur les lieux du stage avant de s'envoler le lendemain au Maroc pour prendre part à la joute africaine.
Une participation que nous espérons réussie pour faire oublier la sortie dès le premier tour de la coupe arabe des nations qui se deroule actuellement au Qatar.
J.B.
What explains the resilience of the ASEAN-6 growth outlook?
In recent decades, Southeast Asia has been the most dynamic region in the world, showcasing the brightest economic growth performance. Within this region, the six largest countries of the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN-6), which includes Indonesia, Thailand, Singapore, Malaysia, Vietnam, and the Philippines, have been among the fastest growing economies, with Singapore already reaching the status of an advanced economy.
Trade is a major pillar of the economic growth model for the ASEAN-6 countries, and significant disruptions in international commerce can have a large impact on their performance. On April 2, which came to be known as “Liberation Day,” President Trump announced sweeping tariffs on all U.S. trade partners, and a period of much tighter protectionism emerged as a potential threat to growth. Trade and growth forecasts initially deteriorated sharply on fears of the impact of supply-chain disruptions, rocketing uncertainty, and potentially escalating trade wars. But despite a still-uncertain environment, the growth outlook for the ASEAN-6 group has been stable, with real GDP growth rates in 2026 expected to remain overall strong, similar to those of 2025.
ASEAN-6 Economic Growth Forecasts
(%, annual real GDP growth) Source: Bloomberg Consensus, IMF WEO, QNB Economics
Source: Bloomberg Consensus, IMF WEO, QNB Economics
In this article, we discuss the key factors that will support economic growth in the ASEAN-6 economies during 2026 and contribute to a positive growth outlook.
First, the global trade environment has begun to stabilize, as the U.S. reached agreements with an increasing number of trade partners, and there is no evidence of a negative impact of trade in the ASEAN-6 countries. The initially unyielding protectionism of the U.S. administration shifted towards pragmatism as agreements were reached with the U.K., Japan, and the E.U., among many others. Importantly, for the ASEAN-6, agreements were reached with Vietnam, Malaysia, Thailand, Indonesia, and Philippines, establishing a general tariff of 19% and lower rates for selected goods, while for Singapore the levy stands at 10%. Although these rates are higher than before Liberation Day, the end of the negotiations largely reduced the levels of uncertainty discarding the more extreme negative scenarios, and are still within a manageable range, especially as other competitors are also affected by new U.S. tariffs.
Even as the U.S. has become more protectionist, the rest of the world is pursuing further integration via new or deeper trade agreements. In October, the ASEAN member states signed two major agreements: one improving cross-border flows within the group, and an upgrade of the ASEAN-China Free Trade framework. At the same time, negotiations began for an ASEAN-South Korea agreement. Furthermore, some ASEAN-6 countries appear to be benefiting from trade diversion as firms shift supply chains away from China.
The impact of tariffs after Liberation Day on the ASEAN-6 economies has so far been negligible, with exports continuing to show monthly growth rates in the range of 10 to 20% in USD in annual terms. Even as the world adjusts to a more protectionist U.S., the outlook on global trade is improving, contributing to a more supportive growth scenario for the ASEAN-6 economies.
Second, lower policy interest rates in the major advanced economies (AE), as well as in the ASEAN-6 countries, provide a better global environment for economic growth. Since 2024, the U.S. Federal Reserve has already lowered its policy rate by 175 basis points (bp) to 3.75% and is likely to bring it further down to a neutral level of 3.5%. In a similar period, the European Central Bank has lowered its benchmark policy rate by 200 bp to 2% and is likely to keep it unchanged during next year. Thus, policy interest rates in major AE are set to stabilize at lower levels than in recent years, providing better financial conditions for emerging economies.
ASEAN-6 Total Exports
(total per month, billion USD) Source: Haver Analytics, QNB Economics
Source: Haver Analytics, QNB Economics
Similarly, central banks in the ASEAN-6 countries have implemented their own monetary easing cycles after inflation was brought under control following the post Covid-pandemic recovery. In these economies, the average increase in policy rates was 260 basis points (bps), to levels above those at the onset of the Covid-pandemic. As tight monetary policy brought inflation rates down to their target ranges, central banks reached a turning point and began to cut policy interest rates, reducing the cost of credit and boosting credit growth. Overall, looser monetary conditions in the AE as well as from the ASEAN-6 central banks provide better credit conditions for growth in the region.
Average Benchmark Interest Rates in ASEAN-6
(%, central bank policy or benchmark rates, simple average)
Source: ASEAN Central Banks, Haver Analytics, QNB Economics
All in all, the growth outlook for the ASEAN-6 economies remains stable on the back of an improvement in the trade environment and more supportive monetary.
QNB Economics Team:
Luiz Pinto
Assistant Vice President - Economics
+974-4453-4642
Bernabe Lopez-Martin*
Senior Manager - Economics
+974-4453-4643
Aisha Khalid Al-Thani
Senior Associate - Economics
+974-4453-4647
* Corresponding author
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Lassad Dridi quitte déjà la Stade Tunisien !
Nommé à la tête des seniors du Stade Tunisien après le départ de Chokri Khatoui, le 28 novembre, Lassaad Dridi vient de quitter son poste pour rejoindre le club algérien du CSConstantine.
Un changement de cap étonnant, deux semaines après avoir entamé ses fonctions au sein du club de son cœur. L'information a vite fait le tour du Bardo. Les fans stadistes attendent encore ue explication à cette séparation surprenante.
J.B.
Alliance Française de Tunis : Débat sur l’humanisme relationnel avec des intellectuels africains et européens
L’Alliance Française de Tunis a annoncé le lancement du Programme ALECA « Avenir-Liens-Echanges-Cultures-Académies », un projet dédié aux échanges intellectuels, philosophiques et culturels entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe.
La première rencontre-débat de ce cycle de réflexion, placée au cœur des enjeux culturels et géopolitiques contemporains et intitulée « Exiger un humanisme relationnel », est prévue ce soir, à partir de 18h30 à l’auditorium de l’Institut Français de Tunis (IFT).
Cet échange se tiendra en présence de personnalités reconnues dans leurs domaines, parmi lesquelles François Dosse, épistémologue et historien français spécialisé en histoire intellectuelle, Alain Godonou, historien béninois spécialiste des politiques patrimoniales, et Thiémélé Léon Boa, intellectuel ivoirien et figure majeure des humanités africaines. Ces intervenants apporteront des regards croisés sur les défis du monde contemporain, la construction des savoirs et la nécessité d’un humanisme fondé sur la relation et le dialogue entre les cultures. La rencontre se poursuivra par un spectacle de danse aux couleurs africaines, interprété par de jeunes artistes tunisiens.
Le nouveau cycle pour « Cloche », les 26, 27 et 28 décembre au « 4ème art »
Le Théâtre National Tunisien (TNT) organise un cycle de trois représentations de la pièce « Cloche », mise en scène par Assem Bettouhami, les 26 et 27 décembre 2025 à 19H00, ainsi que le dimanche 28 décembre à 17H00, à la salle Le 4ème Art à Tunis.
La pièce, portée par la dramaturgie, la scénographie et la mise en scène d’Assem Bettouhami, d’après un texte de Mohamed Chawki Khouja et Assem Bettouhami, et une chorégraphie de Marwan Rouine, réunit sur scène Sonia Zarqa Ayouna, Abdelkrim Bannani, Ridha Jaballah et Marwan Rouine.
Le cadre : une soirée exceptionnelle, avec des invités exceptionnels et un dîner spécialement préparé autour d’expériences passées.
La pièce, une production du TNT 2025, cherche à se rapprocher des mondes invisibles, à explorer notre intériorité et à mettre en mouvement les éléments dormants en nous, dans cet espace intermédiaire où se croisent les présences humaines et où émergent les notions de vie et de mort, en interrogeant ainsi le sens de l’existence.
Sousse : un spectacle poétique pour célébrer la Journée mondiale de la langue arabe
A l’occasion de la Journée mondiale de la langue arabe (18 décembre), la Médiathèque Gisèle Halimi de l’Institut français de Sousse accueille le 18 décembre 2025 « Terres d’encre et souffles d’exil », un spectacle qui célèbre la puissance des mots et la mémoire des terres natales, à travers un hommage à des écrivains et poètes ayant su transformer leur pays en paysage d’encre et en géographie d’émotions : Mahmoud Darwich, Abou El Kacem Chebbi, Tahar Bekri, Kateb Yacine, et tant d’autres voix qui façonnent l’imaginaire arabe.
Leurs textes, seront portés par une lecture théâtralisée bilingue, en arabe et en français, et magnifiés par une danse inspirée du souffle même des mots, au fil d’un spectacle qui se présente comme un voyage sensible où les mots deviennent refuge, les paysages renaissent dans l’élan du mouvement, et la mémoire, portée par la poésie, fait revivre la terre que l’on porte en soi.
JCC 2025 : Laissez-vous porter par les films
Si vous n’avez pas aimé la cérémonie d’ouverture, diffusée directement sur la télévision nationale tunisienne, ce n’est pas grave. L’essentiel, ce sont les films qui rythmeront cette semaine, dans toutes les sections. Retour sur une soirée qui a divisé les professionnels comme la toile…
Le festival des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) a débuté sa 36e édition samedi soir au Théâtre de l’Opéra de Tunis, accueillant des cinéastes et professionnels du cinéma de divers pays arabes et africains. Cette année, le festival se déroule sans tapis rouge à l’entrée, un choix symbolique visant à retrouver l’esprit engagé de l’événement. La manifestation, qui se tient du 13 au 20 décembre 2025, propose des projections dans divers lieux à Tunis et dans d’autres régions.
La cérémonie d’ouverture, qui a commencé avec un retard d’une heure, a été marquée par la projection du film d’ouverture “Palestine 36” de la réalisatrice palestinienne Annemarie Jacir. Le directeur des JCC, Tarek Ben Chaabane, a mis en avant l’importance du festival dans le paysage cinématographique arabe et africain, tout en réaffirmant son engagement envers le cinéma d’auteur.
Un hommage a été rendu à Ziad Rahbani à travers une performance musicale, et un Tanit d’or honorifique a été décerné au producteur tunisien Abdelaziz Ben Mlouka. Des hommages posthumes ont également été rendus à plusieurs figures marquantes du cinéma.
La sélection officielle comprend 42 films de 19 pays, avec des compétitions pour les longs-métrages de fiction, documentaires et courts-métrages. La Palestine est particulièrement mise en avant cette année, avec plusieurs œuvres en compétition, dont le film de Jacir qui aborde la révolte arabe de 1936.
Le festival met également en lumière des cinémas arménien, philippin, espagnol et latino-américain, ainsi qu’une section dédiée aux enjeux environnementaux.
Plus de plafond pour le paiement en espèces … - Que risque la Tunisie ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L'adoption de l’article 54 du PLF 2026 lié à la suppression des restrictions sur les paiements en espèces inquiète les spécialistes, notamment au niveau de la lutte contre le blanchiment d’argent. Quelles sont les retombées de ces nouvelles mesures ?
Même si la ministre des Finances continue à défendre l'article 54 du Projet de Loi de Finances 2026 (PLF 2026) lié à la suppression des restrictions sur les paiements en espèces en indiquant que ces nouvelles mesures vont permettre de payer et déduire fiscalement des montants plus élevés en espèces (charges, acquisitions) dès 2026 en allégeant le cadre réglementaire et encourageant la transparence, certains experts craignent que le nouvel article n’encourage le blanchiment d’argent.
En effet, ce texte annule l'Article 45 de la loi de 2018 qui limitait les transactions en liquide et supprime l'interdiction de déduction fiscale pour les paiements en espèces supérieurs à 5 000 dinars, « Depuis son entrée en vigueur en 2019, l’article 45 a permis à la Tunisie d’être classée 4è sur 48 pays concernés par la lutte contre le blanchiment d’argent.
Mettre fin à ce texte, c’est réduire le champ de manœuvres des autorités de contrôle financier dans leur guerre contre ce fléau », nous dira l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi. Et d’ajouter : « L’indice de Bâle sur la lutte contre le blanchiment d’argent 2025 A classe la Tunisie parmi les pays les moins exposés au blanchiment d’argent sur le continent africain et au deuxième rang des pays les moins à risque de la région MENA, derrière le sultanat d’Oman.
L’article 45 qui vient d’être supprimé est pour quelque chose dans ce classement puisqu’il a permis la réduction de l’usage du cash comme qui est un indicateur majeur de conformité et de bonne gouvernance. Je crains que l’adoption de l’article 54 n’affecte la notation de la Tunisie ».
Marché parallèle …
Selon plusieurs experts, le nouvel article est une aubaine pour le marché parallèle et les contrebandiers, « les enjeux et les risques sont énormes », estime notre expert. Jeanndi pense, en effet, que « la suppression de l’article 45 peut encourager les transactions douteuses et des flux d’argent douteux.
On peut même ouvrir des projets bidon sous forme de commerce afin de «laver» l’argent sale. En effet, l'une des techniques les plus courantes pour blanchir de l'argent consiste à utiliser une entreprise légitime qui gère de l'argent, comme un bar ou un restaurant. Via ce type de commerce, il est facile de gonfler le nombre de recettes journalières en y introduisant de l'argent illicite ».
Etant toujours sous la surveillance des organismes internationaux, la Tunisie risque, justement, de revivre les affres d'une liste noire comme en 2017 en étant classée paradis fiscal (en raison de son régime offshore) par les ministres des Finances de l'Union européenne. Le pays n'avait, malgré plusieurs relances, pas répondu dans les temps aux questionnaires et demandes d'engagements envoyés par l'UE à une centaine de nations.
Cela va même à l’encontre de la politique de la Banque centrale de Tunisie qui appelle constamment au renforcement des contrôles, notamment dans l'immobilier et le secteur financier, face à des vulnérabilités persistantes. Plus fort encore, la Tunisie dispose d’un cadre légal solide, y compris la Loi Organique de 2015, avec des peines allant jusqu'à l'emprisonnement à vie pour certains actes liés au terrorisme et au blanchiment d’argent.
Alors, la banque de traçabilité des fonds, des capitaux et des montants en liquide aura certainement un impact négatif et des risques majeurs pour l’économie tunisienne, notamment au niveau international ».
M.B.S.M.
Festival international du Sahara de Douz : Entre tradition et innovation
Par Imen ABDERRAHMANI
La 57ᵉ édition du Festival international du Sahara de Douz se tiendra du 25 au 28 décembre, avec un programme mettant à l’honneur le patrimoine saharien et l’innovation.
Comme le veut la tradition, depuis déjà un demi-siècle, Douz, portail du Sahara, ouvrira généreusement ses portes, à cette même période de l'année pour accueillir des milliers des visiteurs tunisiens et étrangers, à la cherche du beau soleil et des ambiances festives, du parfum d'antan. Rendez-vous bien ancré dans le calendrier culturel et touristique, le Festival international du Sahara de Douz aura lieu cette année du 25 au 28 décembre.
Une conférence de presse pour présenter les nouveautés a été donnée récemment à la Cité de la culture et a été une occasion pour rappeler la nécessité de se tourner aujourd'hui vers tant d'éléments du patrimoine immatériel oral pour la sauvegarde et l'inscription sur le registre national en première et sur le registre de l'Unesco en seconde étape.
Placée sous le signe de la sauvegarde du patrimoine saharien et de l’innovation, cette édition 2025 ambitionne de concilier authenticité et modernité. Le secrétaire général du festival, Saleh Khalfallah, a indiqué, lors de ce rendez-vous avec la presse nationale et des représentants des médias étrangers en Tunisie que les préparatifs ont débuté, dès février dernier à travers la mobilisation des différents comités techniques, logistiques et médiatiques. Une fois l'édition 2024 clôturée et évaluée, le comité a enchaîné la réflexion sur le contenu de cette édition.
Le patrimoine dans tous ses états !
Ainsi, parmi les nouveautés annoncées figure le lancement de « Miss Festival de Douz », une manifestation culturelle dédiée à la valorisation des costumes bédouins tunisiens, maghrébins et arabes. Présentée par la responsable, Aïda Hassani, cette initiative se déroulera sur trois jours et mettra à l’honneur successivement la Tunisie, la Palestine, puis le Maghreb arabe et le Golfe, à travers des ateliers autour du costume, de la beauté et de la gastronomie traditionnels.
Cette nouvelle section se veut une plateforme de transmission du savoir-faire traditionnel en matière de la confection de la tenue comme des accessoires (bijoux et autres), de la broderie et même l'habillement. C'est aussi une occasion pour encourager les jeunes à se tourner de plus en plus vers ce patrimoine vestimentaire.
s'articulant sur deux axes, le programme officiel qui démarre le 25 décembre sera précédé par une série d'activités parmi lesquelles nous citons le concours de courts-métrages documentaires sur le pain « Mtabga », l'exposition photographique, la deuxième édition du concours de poésie Jamel Slaï, ainsi qu’un concours consacré à la mélodie de la musique bédouine, dédiée à la flûte du désert (gasba). Des activités sportives dans le désert annoncées les 23, 24 et 25 décembre.
S'agissant du programme officiel dont le démarrage est prévu le 25 décembre, il comprend ces mêmes tableaux traditionnels qui ont fait la renommée du festival de Douz et de la Place "Hanich".
Au menu: un défilé de troupes folkloriques locales et étrangères entre la place des Martyrs et la place du Marché, accompagné d’animations pour enfants et de stands de santé supervisés par le Croissant-Rouge, l’ouverture d’un Village du patrimoine, d’un Village culturel et touristique, ainsi que des expositions dédiées aux arts et à la gastronomie.
Les journées du 26 et du 27 décembre seront respectivement consacrées au cheval et au chameau, avec des courses, des démonstrations équestres et le Marathon international des méharis qu'accueille la Place "Hanich". Les nocturnes sont invités bel et bien à la traditionnelle soirée « Samour ». Le festival se clôturera le 28 décembre par le spectacle «La Grande maison » et la soirée artistique « Les Nuits lumineuses de Douz ».
Si vous n'avez pas programmé vos vacances d'hiver, n'hésitez pas à vous plonger au cœur du Sahara!
I.A.
Effondrement du prix de l’huile d’olive tunisienne : L’ARP dépitée, le gouvernement sur le qui-vive et le Parlement européen enquête…
Par Hassan GHEDIRI
« Un bradage des prix qui peut mettre en péril la paix sociale », voilà pourquoi l’ARP a convoqué le gouvernement à une réunion urgente demain sur l’huile d’olive…
Si elle profite énormément aux consommateurs tunisiens dont certains se mettent à s’approvisionner en grandes quantités, la baisse drastique des prix de l’huile d’olive en Tunisie ne manque toutefois pas de résonner comme un signal d’alerte dans les milieux économiques dont l’écho retentit au sein même du Parlement européen.
Face aux craintes grandissantes des oléiculteurs de voir les bénéfices fondre comme neige au soleil et les exportations de leurs produits dévalorisées sur les marchés extérieurs, l’ARP a décidé de faire ce qu’elle peut pour tenter de minimiser les dégâts.
C’est ainsi dans cette perspective qu’a été émise la lettre alarmante adressée vendredi par le président de l’ARP à la cheffe du gouvernement l’invitant à une réunion exceptionnelle devant avoir lieu demain lundi 15 décembre pour examiner les causes de l’effondrement des prix de l’huile d’olive et, éventuellement, proposer des pistes pour sauver la filière et résoudre une crise qui risque, selon le président de l’ARP, de mettre en péril la paix sociale en Tunisie
Après la récolte de la saison passée qui a été particulièrement abondante, atteignant un peu plus de 1,7 million de tonnes contre seulement 200 mille tonnes l’année d’avant, les cours internationaux ont reculé au cours de la dernière campagne avec des prix pratiquement divisés par deux la saison 2024/2025 par rapport à leur niveau de début d’année.
Seulement, la tendance n’a pas été en deçà des attentes de la Tunisie qui a vu son huile extra-vierge particulièrement prisée sur les marchés extérieurs, perdre plus de 50% de sa valeur par rapport à l’année écoulée. Car au moment où cette même variété se négociait à partir de 944 euros le quintal en Italie, son prix en Espagne et Tunisie se situait dans une fourchette comprise entre 400 et 450 euros le quintal.
Ceci dit, l’effondrement des prix de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés d’exportation n’a pas tardé d’aggraver les déséquilibres de la balance commerciale alimentaire contribuant au creusement du déficit global au cours des onze premiers mois de 2025, comme le montrent les chiffres de l’INS publiés vendredi 12 décembre. Les exportations agroalimentaires ont affiché un repli significatif durant les onze derniers mois à cause de la régression des recettes de l’huile d’olive estimées à environ un milliard de dinars par rapport à la même période de l’année dernière.
Passivité
Cette tendance est en passe de se maintenir au cours de la campagne actuelle et ce eu égard à l’effondrement des prix qui oscillent aujourd’hui sur le marché local entre 10 et 13 dinars le litre. Une situation jugée anormale parce qu’elle contrastait totalement avec la courbe ascendante des cours internationaux.
Malgré une production et des exportations accrues, les oléiculteurs tunisiens sont en train de voir leurs bénéfices chuter drastiquement. D’aucuns croient toutefois que la filière oléicole nationale est en passe de subir les dommages collatéraux de la campagne menée par le gouvernement l’année passée pour rationaliser les prix. L’action a permis de rendre l’huile d’olive abordable pour les consommateurs tunisiens au détriment des producteurs qui ont contesté la passivité des autorités face à l’effondrement de la filière.
La chute des prix qui irrite les producteurs et embarrasse le gouvernement en Tunisie n’a pas non plus laissé indifférents les acteurs de l’oléiculture en Europe. En bon concurrents qui suivent de très près tout ce qui se passe dans la filière de l’huile d’olive en Tunisie, les oléiculteurs italiens tentent ces dernières semaines de peser de tout leur poids pour pousser les autorités européennes à durcir le contrôle sur les exportations tunisiennes d’huile d’olive.
Les Italiens tentent, en effet, à défendre l’idée selon laquelle la chute des prix de l’huile d’olive tunisienne à l’exportation serait la résultante des pratiques de spéculation et de fraude sur le marché local.
Le mois dernier, un député européen italien a déposé une proposition de loi au Parlement européen en vue de mandater à la commission européenne chargée de l’agriculture pour enquêter sur des allégations de fraude financière et commerciale ayant entrainé des arrestations dans la filière oléicole en Tunisie.
Quatre autres eurodéputés également italiens avaient, quant à eux, déposé une plainte à la même commission pour avertir que des pratiques spéculatives attribuées aux exportateurs tunisiens sont de nature à enfreindre les règlements régissant le commerce d’huile d’olive en Europe. Le mécontentement italien a été également manifesté par la plus grande organisation professionnelle agricole en Italie, la Coldiretti, qui a appelé à un renforcement des inspections contre les pratiques spéculatives qui nuisent aux producteurs nationaux et inondent les marchés.
H.G.
Editorial : Une vérité indéniable …
Par Chokri Baccouche
S’il y a bien une chose que les dirigeants et les intellectuels israéliens détestent autant que les Palestiniens, c’est bien l’ONU. On l’aura certainement deviné : l’Organisation onusienne n’est pas portée en odeur de sainteté et fait l’objet d’une aversion sans nulle autre pareille du côté de Tel-Aviv, parce qu’elle ne cesse de critiquer et dénoncer, à juste titre, les dérives sanguinaires et inhumaines et les génocides perpétrés par l’entité sioniste dans les territoires palestiniens occupés.
Les rapports accablants publiés régulièrement par l’ONU et ses différentes agences sur les exactions subies par les Palestiniens sont vécus en Israël comme un véritable cauchemar, car ils portent gravement préjudice à l’image d’une entité sioniste dont le seul nom évoque l’horreur personnifiée et inspire le dégoût.
Aux yeux des dirigeants et de l’intelligentsia israéliens, l’ONU est, depuis quelque temps, une cible à abattre coûte que coûte et à n’importe quel prix, comme le prouve un article au vitriol, publié il y a quelques jours par le Jérusalem Post. David M. Weinberg, l’auteur de cet article, a visiblement le cœur gros.
Il estime que le « parti-pris » de l’ONU contre Israël et sa « position anti-américaine » atteingent des sommets. Pour réparer ce « crime de lèse majesté », le sieur Weinberg incite les Etats-Unis à « mener un processus mondial de repentance et de réparation en supprimant totalement le financement de l’ONU » et en remplaçant l’instance internationale par « une série d’organismes professionnels exempts d’hostilité féconde envers les juifs et les Israéliens et libérés des idéologies radicales ».
Pas du tout étouffé par une intelligence sournoise qui affectionne l’art de travestir la réalité, comme c’est le cas d’ailleurs pour tous les dirigeants israéliens, l’auteur de l’article pense que «l’antisionisme totalitaire» prévalant actuellement dans le monde « a permis aux élites occidentales de présenter les Palestiniens comme des personnes de couleur noble, opprimées et privées de leurs droits et les Israéliens comme des blancs ignobles, oppressifs et racistes ».
Pis encore, il accuse l’ONU de consacrer des sommes colossales devant financer les actions des agences chargées de fournir des aides aux Palestiniens, alors que ces fonds « servent en réalité à diaboliser Israël ».
De fil en aiguille, David Weinberg s’en prend, comme il fallait s’y attendre, à la Cour Pénale Internationale qui a émis des mandats d'arrêt contre le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et l'ancien ministre de la Défense , Yoav Gallant « sur la base de mensonges malveillants et d'abus répétés de ses propres procédures », ainsi que la Cour internationale de justice, qui a « faussement accusé Israël d'occuper illégalement les territoires contestés de Judée et de Samarie ».
Il qualifie de grotesques les accusations de génocide, d’apartheid et de crimes contre l’humanité portées contre Israël et qui « circulent entre l’ONU, la Cour Internationale de Justice, la Cour Pénale Internationale et des organisations non gouvernementales comme Amnesty International et Human Rights Watch ».
Adepte des solutions radicales, l’auteur de ce brulot anti-ONU se dit fermement convaincu que l’Organisation ne peut pas être réformée, car non seulement elle « fonctionne sans boussole morale, mais elle a développé également une mentalité complaisante envers les tyrans. Pis encore, elle est devenue un geyser intarissable de corruption morale et intellectuelle qui enseigne à l’Occident que les mensonges sur Israël sont des vérités et les vérités des mensonges ».
C’est ce qui expliquerait selon Weinberg pourquoi l’Occident ne peut plus, de manière générale, « distinguer entre victime et oppresseur, réalité et propagande, bien et mal ».
Oh la vache ! Y a pas à dire ; les Israéliens ont une dent de dinosaure contre l’ONU et veulent à tout prix la zigouiller. Pour arriver à leur fin, ils ont un sacré culot de travestir la réalité en jouant à fond la caisse la victimisation. L’auteur de cet article, véritable tissu de mensonges et de contre-vérités, plaide en réalité en faveur d’une cause perdue d’avance et défend pour ainsi dire l’indéfendable.
Son argumentation est tellement naïve qu’elle ne peut convaincre même les esprits simplistes. Malgré les preuves formelles que l’armée sioniste a commis des atrocités, au vu et au su de toute la planète, le sieur Weinberg prend les citoyens du monde pour des canards sauvages et veut les persuader que les dirigeants de son pays sont innocents et qu’ils n’ont en aucune façon commis un génocide.
La corde de ce journaliste à « quat’sous » est, en fait, tellement grosse qu’elle ne risque pas de passer sans encombre même à travers le gosier d’une baleine bleue.
N’en déplaise à M. Weinberg et à tous les dirigeants sionistes, les rapports accablants de l’ONU et de ses nombreuses agences qui dénoncent les crimes et les exactions commis par Israël dans les territoires occupés ne sont que pure vérité. Une vérité qui crève l’écran et saute aux yeux.
Une vérité si évidente que l’entité sioniste ne peut ni étouffer, encore moins travestir dans l’espoir hypothétique de renverser la vapeur et sauver une image en piteux état. Une vérité indéniable et bien embarrassante inscrite désormais dans les annales de l’histoire.
Plus précisément dans la rubrique des pays voyous, mis au ban de la communauté des nations pour ses viols incessants du droit et des conventions internationales, ses crimes de guerre, ses génocides, ses exactions inhumaines et sa spoliation de la liberté d’un peuple et de son territoire par la force, depuis voilà plus de 70 ans…
C.B.
A la Galerie Kalysté: Rendez-vous avec Ndia Dhab et son festival de couleurs
"À pleins tubes", tel est le titre choisi par la designer graphique, dessinatrice, illustratrice Nadia Dhab pour sa première exposition solo de peintures, pour un hymne de figuratif vêtu, dont le vernissage est prévu cet après-midi, à 17h à la Galerie Kalysté à la Soukra. Le public pourra découvrir ses 50 œuvres jusqu’au 3 janvier 2026.
L’artiste a choisi d’aborder des thèmes qui lui sont chers, tels que la musique, la danse, l’amour, la famille et la liberté, dans un style où l’on entrevoit son empreinte liée à la bande dessinée et au "cartoon", disciplines qu’elle pratique aussi.
A travers des tableaux de divers formats en acrylique et de couleurs tendres et chatoyantes, elle choisit des titres tels que "Loumima", "Danseur éperdu", "Douce transe" ou "Love me tender" pour s’exprimer.
Nadia Dhab explore tour à tour avec tendresse et passion l’univers des bonheurs simples, des sentiments humains, des émotions intenses et des sensations exaltées dans un hymne coloré d’espoir exalté.
Cette artiste tuniso-française est née à Paris en 1970. Elle s’installe en Tunisie et suit le cursus des Beaux-Arts de Tunis pour se spécialiser dans le design graphique après des études de Communication en France.
Diplômes en poche, elle débute sa carrière professionnelle dans le secteur du cinéma, et travaille sur les décors de films tunisiens et internationaux durant quelques années et crée ensuite son propre studio en tant que designer graphique-directrice artistique, illustratrice freelance, métier qu’elle exerce depuis. Elle développe en parallèle la pratique de la peinture, essentiellement figurative, et prend part régulièrement à des expositions collectives d’art depuis 2001.
Dès 2012, Nadia Dhab se lance dans le dessin de presse, l’illustration et la bande dessinée, et participe à plusieurs projets, recueils et festivals autour de ces activités. Elle anime, dans ce cadre, périodiquement des ateliers en milieu scolaire, et participe à des expositions, en Tunisie et à l’international.
Elle est présente dans de très nombreuses expositions de groupe de peinture, dessins de presse et de bande dessinée, telles que l’exposition collective itinérante internationale de bandes dessinées organisées par Koshk Comics intitulée « World War III », qui a débuté à Malmö (Suède) en octobre 2017, l’exposition collective itinérante « Dessinons pour la Paix »(dans les lycées et collèges tunisiens), organisée par Cartooning for Peace en partenariat avec l’Institut Arabe des Droits de l’Homme de Tunis (IADH) et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT–Tunisie), en septembre 2017.
Parmi les évènements auxquels elle a pris part, figure l’exposition de groupe d’artistes arabes « North African-Middle Eastern Women Resisting with Art » organisée à Little Gallery Oregon State University (USA), (3 juillet- 14 septembre 2017) outre son exposition personnelle de dessins au Centre Socio- Culturel Tunisien de Bruxelles (Belgique) du 13 au 20 mai 2017, organisée par le Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie dans le cadre du Premier Printemps Culturel Tunisien en Belgique.
















