Editorial : Au nom de la bonne humeur…
Par Chokri Baccouche
C’est un fait qui saute aux yeux et crève l’écran, on consomme trop d’informations négatives. Dans leur course effrénée à l’audimat et leur interminable quête du buzz, les médias nous gavent à longueur de journée de faits divers sordides, catastrophes naturelles dramatiques et autres conflits meurtriers qui sévissent dans telle ou telle région du globe.
Le web est également un puissant diffuseur de mauvaises nouvelles que les internautes se partagent en un simple clic avec des amis, parfois avec la fierté de leur apprendre ce qu’ils ignoraient encore. Dans cet univers ultra connecté, la propagation de la négativité via les canaux d’informations est le pain quotidien de millions de personnes, aussi bien en Tunisie que partout ailleurs dans le monde.
Bien évidemment, les médias n’inventent pas la roue. Ils ne font que rapporter, en réalité, des événements et des incidents qui surviennent ça et là à travers le globe, mais il faut reconnaitre qu’ils en font un peu trop. Pourquoi ont-ils tendance à forcer la dose ?
Parce que notre cerveau, parait-il, raffole secrètement de ce genre d’informations. Plus exactement, nous sommes tous victimes de ce que les scientifiques appellent le biais de négativité, c’est-à-dire une tendance spontanée de notre cerveau à être attirée par les informations négatives.
Cela s’explique, parait-il, par l’évolution. Pour pouvoir éviter le danger et maximiser nos chances de survie, notre cerveau est particulièrement sensible à tout ce qui pourrait nous menacer. Et il va littéralement s’accrocher au négatif. Résultat : notre vision du monde est déformée. Nous pensons en général que celui-ci est beaucoup plus sombre et sans espoir qu’il ne l’est réellement.
Décidément, la nature de l’être humain est drôlement complexe. L’homo sapiens aime consommer des informations qui donnent la sinistrose, tout juste parce que son ciboulot est formaté pour carburer de cette manière. On serait tenté de penser d’ailleurs que derrière chaque bipède se cache un incorrigible masochiste qui aime s’autoflageler pour répondre à un étrange besoin pouvant lui causer de sérieux pépins de santé.
Il se trouve en effet que les informations négatives peuvent altérer l’équilibre psychologique des individus et causer pas mal de désagréments comme le stress, l’anxiété, la dépression, la fatigue informationnelle, l’insomnie et la mauvaise humeur.
Sur le plan sociétal, elles peuvent éroder la confiance dans les institutions et polariser les opinions, dans le « mauvais sens » s’entend. Bref, l'exposition aux informations négatives a des effets psychologiques et physiques significatifs, principalement en raison du biais de négativité inné au cerveau humain, qui accorde plus d'importance aux menaces et aux mauvaises nouvelles qu'aux informations positives.
Il est possible bien évidemment de se prémunir contre tous ces désagréments. Il suffit tout juste de zapper, c’est-à-dire éviter autant que faire se peut de consommer les informations négatives ou carrément flippantes comme celle qui nous est parvenue hier de Souassi où une dame a tenté de s’immoler par le feu après le rejet de son dossier relatif à une demande d’aide matérielle devant servir à financer une intervention chirurgicale pour son mari.
Le rapport sur l’indice du bonheur pour l’année 2025 « World Happiness Report 2025 », publié le 20 mars dernier, a classé la Tunisie à la 113ème place sur un total de 147 pays listés. On en déduit que nos concitoyens sont loin de voir apparemment la vie en rose et aussi surprenant que cela puisse paraitre, nos voisins libyens, Algériens et Marocains sont mieux classés que nous et ce, même si la situation pour certains d’entre eux -la Libye notamment- est loin d’être pour le mieux.
Les difficultés économiques, le chômage, la corruption et la cherté de la vie y sont certainement pour quelque chose et affectent le sentiment de bonheur de bon nombre de nos concitoyens. Pour renverser la vapeur, on serait bien inspiré chez nous d’imiter peut-être l’initiative insolite et très originale du maire d’Andrézieux-Bouthéon, une commune proche de Saint-Etienne qui vient de signer un arrêté incitant ses administrés à être de bonne humeur durant le mois de décembre.
Pour chasser « l’ambiance morose » dans sa commune et pousser les habitants de la région à afficher un sourire radieux, l’élu a incité ces derniers à porter des habits colorés. L’initiative, en tout cas, a fait mouche et monsieur le maire a réalisé finalement l’objectif qu’il s’était fixé. L’idée de créer chez nous un festival de la bonne humeur ne serait certainement pas de trop.
Elle aura au moins le mérite de semer la bonne humeur dans le pays et de requinquer le moral de nos concitoyens, en attendant une embellie économique et sociale tant espérée, mais qui tarde malheureusement à être au rendez-vous…
C.B.
« Tango Arabe », les 17 et 20 décembre aux Théâtres municipaux de Tunis et Sfax
Le spectacle « Tango Arabe », signé par le compositeur et pianiste Mohamed Ali Kammoun, sera présenté les 17 et 20 décembre prochains, respectivement au Théâtre municipal de Tunis et au Théâtre municipal de Sfax.
Après une tournée réussie soutenue par l’Institut français de Tunisie, cette performance fait son grand retour dans une version totalement revisitée. Mélangeant compositions inédites, arrangements de grands classiques arabes et des tableaux de danse créés par la chorégraphe et danseuse Oumaima Mannai, ce spectacle promet de captiver le public.
L’orchestre de Mohamed Ali Kammoun sera accompagné d’un casting vocal composé de Mohamed Ben Salah (finaliste d’Arab Idol), Oussama Nabli (Lauréat du Grand Prix de la chanson tunisienne), Abir Greyaa (premier rôle dans la comédie musicale Nawbit Gharam), ainsi que la chanteuse Mongia Sfaxi.
La première partie du spectacle mettra en lumière la nouvelle création de Mohamed Ali Kammoun, annonçant son opérette prévue pour 2026. La seconde partie offrira aux spectateurs une relecture audacieuse de grands classiques du répertoire arabe… en tangos, pour une expérience musicale et visuelle unique.
« Les fugueuses » de Wafa Taboubi, « Ad Vitam » de Leila Toubel et « Jacaranda » de Nizar Saiïdi représentent la Tunisie au 16ème Festival du Théâtre Arabe
La seizième édition du Festival du Théâtre Arabe, qui se tiendra du 10 au 16 janvier 2025 au Caire, sera marquée par la participation de trois pièces tunisiennes (sur un total de seize œuvres arabes) en l’occurrence « Les Fugueuses » de Wafa Taboubi (Tanit d’Or des JTC2025), « Jacaranda » de Nizar Saiïdi (Tanit de bronze des JTC2025) et « Ad Vitam » de Leila Toubel.
La liste des spectacles sélectionnés pour la seizième édition du Festival du Théâtre Arabe, organisée en partenariat avec le ministère de la Culture égyptien a été dévoilée hier par l’Instance arabe du Théâtre.
Les 16 œuvres arabes en provenance de 11 pays (Maroc, Qatar, Algérie, Emirats arabes unis, Liban, Irak, Jordanie, Egypte, Koweït et Tunisie) ont été sélectionnées par une commission présidée par Youssef Aidabi (Soudan) et composée de Walid Daghsni (Tunisie), Ihab Zahdeh, (Palestine), Zaid Khalil Mustapha (Jordanie) et Alaa Kouka (Egypte).
Zaï Zaï Zaï Zaï : L’absurde en spectacle avec Nicolas & Bruno, ce soir, à l’IFT
Zaï Zaï Zaï Zaï, la célèbre bande dessinée de Fabcaro, fait son grand retour sous les projecteurs ce vendredi 5 décembre à 18h30 à l’auditorium de l’Institut français de Tunis (IFT). Un événement à ne pas manquer, où Nicolas & Bruno, le duo culte de « Message à Caractère Informatif », vous proposent une lecture vivante inédite, accompagnée d’une bande sonore originale signée par le musicien Mathias Fédou. Et cerise sur le gâteau : l’entrée est libre et gratuite !
Tout commence de manière anecdotique dans un supermarché : un auteur de BD oublie sa carte de fidélité, et la situation dérape instantanément. La caissière appelle le vigile, l’auteur s’enfuit, et voilà que l’absurde prend le relais dans cette histoire délirante. À travers ce petit incident du quotidien, Fabcaro nous plonge dans un univers où l’absurde, le burlesque et la critique sociale s’entrelacent avec brio. Si vous aimez les récits où l’humour flirte avec le nonsensique, Zaï Zaï Zaï Zaï est fait pour vous.
Nicolas & Bruno transforment la BD en un spectacle déjanté qui mêle voix, bruitages, chansons et musique en live, pour une expérience immersive et hilarante. Ce format unique, acclamé par la critique et déjà joué plus de 150 fois à Paris, a également triomphé à l’international, notamment au Liban, en Belgique et à Metz. Le tout dans une ambiance décontractée, promettant une soirée pleine de fous rires.
Mais Zaï Zaï Zaï Zaï, c’est aussi un phénomène culturel. Dès sa sortie, la BD s’est écoulée à plus de 180 000 exemplaires et a été récompensée par de nombreux prix, dont le prix Landerneau et le prix Ouest-France/Quai des Bulles en 2016. L’œuvre de Fabcaro, connu pour sa capacité à mêler humour absurde et critique acerbe, a aussi donné lieu à plusieurs adaptations : du théâtre (avec Blanche Gardin) au cinéma, avec une adaptation réussie en 2020, dirigée par François Desagnat, où Jean-Paul Rouve, Yolande Moreau, Ramzy Bedia et Julie Depardieu étaient à l’affiche.
Fabcaro, l’auteur derrière cette œuvre emblématique, est un touche-à-tout. Connu pour son humour décalé, il est aussi musicien (au sein du groupe de rock Hari Om), illustrateur, et auteur-compositeur. Ses multiples talents se retrouvent dans Zaï Zaï Zaï Zaï, une BD qui a su conquérir plus d’un lecteur avec ses dessins simples mais percutants, et ses dialogues hilarants.
Ce spectacle unique est une véritable invitation à l’absurde, à la folie douce, et à l’humour à la fois universel et impertinent. Si vous ne l’avez pas encore vu, c’est le moment ou jamais de découvrir Zaï Zaï Zaï Zaï, un spectacle où les rires sont garantis !
Ne manquez pas ce rendez-vous insolite et incontournable ce vendredi 5 décembre à 18h30 à l’auditorium. Un pur moment de plaisir, à ne surtout pas rater !
Coupe arabe: Possibilités de qualification pour la Tunisie
A la suite des rencontres de la 2e journée du groupe A à la Coupe arabe des Nations 2025, la sélection tunisienne, tenue en échec par son homologue palestinienne, n'a plus aucune chance de terminer le premier tour à la première place de son groupe. Au meilleur des cas, les tunisiens se qualifieront à la deuxième position derrière la Syrie ou la Palestine.
Dans l'article 13 du règlement de cette compétition, voici ce que prévoit la FIFA en cas d'égalité de points entre deux sélections :
"Si, dans un même groupe, plusieurs équipes comptent le même nombre de points à l’issue de la phase de groupes, leur classement au sein de leur groupe est déterminé par les critères suivants, dans l’ordre :
a) le plus grand nombre de points obtenus à l’issue de tous les matches de groupe entre les équipes concernées.
b) la meilleure différence de buts à l’issue de tous les matches de groupe entre les équipes concernées.
c) le plus grand nombre de buts marqués à l’issue de tous les matches de groupe entre les équipes concernées.
Voici le classement général du groupe A à l'issue des matches de la deuxième journée :
1- Palestine 4 pts (+1)
2- Syrie 4 pts (+1)
3- Tunisie 1 pt (-1)
4- Qatar 1 pt (-1)
Ainsi, pour se qualifier en quarts de finale, la sélection tunisienne sera dans l'obligation de battre le Qatar tout en espérant que la rencontre entre la Palestine et le Qatar ne finisse pas avec un résultat nul. La Tunisie devra en plus avoir un goal-average supérieur à l'autre deuxième du groupe (Palestine ou Syrie).
Les usagers de la ligne TGM sont avertis : pas de trains ce weekend
Les usagers de la ligne TGM vont devoir se débrouiller pour assurer leurs déplacements durant ce weekend. En effet, La Société des Transports de Tunis (Transtu) a annoncé, dans un communiqué, l’interruption totale du trafic sur la ligne Tunis–La Goulette–La Marsa (TGM) durant toute la journée du samedi et celle du dimanche 6 et 7 décembre 2025.La société a précisé que le trafic reprendra sur une seule voie à partir du lundi 8 décembre 2025, sur deux segments : entre les stations Tunis Marine et La Goulette Casino et entre Kheireddine et La Marsa Plage.
Elle a également indiqué que, durant ces deux jours, des bus seront mobilisés pour renforcer le service sur la ligne n°347 reliant Tunis Marine, de 5h du matin à 22h. La fréquence sera d’un départ toutes les 20 minutes samedi, grâce à 6 bus et d’un départ toutes les 30 minutes dimanche, assuré par 4 bus articulés.
En soutien à la cause palestinienne : L'Irlande, les Pays-Bas et l'Espagne boycottent l'Eurovision
La chaîne de télévision publique espagnole RTVE a annoncé, ce jeudi, qu'elle allait boycotter l'Eurovision en mai 2026, après la décision des membres de l'Union européenne de radiodiffusion (UER) d'autoriser Israël à continuer à participer au célèbre concours musical.
"La RTVE a annoncé le retrait de l'Espagne du concours Eurovision, suite aux votes tenus ce jour, lors de la 95e Assemblée générale de l'UER à Genève, qui se sont conclus par le maintien d'Israël", a indiqué la chaîne publique, dans un communiqué.
Les Pays-Bas ne participeront pas, non plus, au concours de l'Eurovision, a annoncé le diffuseur néerlandais Avrotros, évoquant une "incompatibilité" de ses valeurs avec la participation d'Israël.
"Après avoir pesé tous les aspects, Avrotros conclut que, dans les circonstances actuelles, la participation n'est pas compatible avec les valeurs publiques fondamentales de notre organisation", a déclaré le diffuseur, dans un communiqué.
Le groupe audiovisuel public irlandais RTE ne participera pas et ne diffusera pas, lui aussi, l'édition 2026 de l'Eurovision. RTE explique, dans un communiqué, avoir pris cette décision "compte tenu des pertes humaines effroyables à Gaza et de la crise humanitaire qui continue de mettre en danger la vie de tant de civils". Le groupe irlandais ajoute être "profondément préoccupé par les assassinats ciblés de journalistes à Gaza (...) et par le refus persistant de permettre l'accès du territoire aux journalistes internationaux".
Coupe arabe (1er tour) / Tunisie – Palestine (2-2) : Quel gâchis !
Après avoir fait le plus difficile en menant par deux buts, les Aigles de Carthage ont curieusement baissé pavillon face à un adversaire palestinien qui ne méritait pas de perdre. A présent, tout devient compliqué pour la bande de Trabelsi, plus proches de l’élimination dès le premier tour…
Les Tunisiens ont engagé le match tambour battant. Disposés en 4-2-3-1, un schéma tactique qui sied mieux aux Aigles de Carthage lorsqu’ils sont appelés à faire le jeu et à jouer l’offensive, les hommes de Sami Trabelsi ont vite pris les choses en main et ils ont amplement mérité d’ouvrir le score suite à un corner, un cafouillage devant le but palestinien et une dernière touche de Laâyouni qui a mis le cuir dedans (15’).
On s’attendait à voir ce but libérer totalement les Tunisiens, mais ce ne fut pas le cas puisque les Palestiniens ont légèrement dominé le jeu, se créant quelques bonnes occasions. Dahmen et les siens ont eu chaud à plusieurs reprises et la mi-temps a pris fin en faveur des Aigles.
Comme ce fut le cas en première mi-temps, les coéquipiers de Sassi ont bien débuté la reprise et Chawat a bien profité d’un énorme travail de Ben Romdhane pour se trouver seul face au but et doubler la marque (50’). Quoi de mieux pour prendre les choses en main de manière définitive ? Or, les Tunisiens, qui ont enregistré l’entrée de Neffati et Anene place de Laâyouni et Ben Ali, blessé au visage, ont encore une fois connu une brève baisse de régime et les Palestiniens en ont profité pour réduire le score par l’intermédiaire de Hamden, auteur d’un tir foudroyant des vingt mètres qui a laissé Dahmen sans réaction (61’).
Curieuse baisse de régime
Le jeu devient plus équilibré, mais il était clair que l’entre-jeu tunisien a perdu de son éclat à l’image de Gharbi, moins brillant à la reprise. Les offensives palestiniennes devenaient encore plus dangereuses du moment que les Tunisiens commençaient à laisser beaucoup d’espaces à leurs adversaires et c’est en toute logique que Zaid Qunbar a égalisé d’un beau tir qui a surpris la défense tunisienne (85’). C’était mérité au vu du beau jeu présenté par une équipe palestinienne qui a présenté un visage plus que séduisant.
Tout était à refaire pour les Aigles de Carthage dont les ailes ont failli au moment où tout plaidait pour leur victoire. Ils ont eu une occasion en or pour l’emporter mais le tir axial de Gharbi a été détourné par Hamada.
A présent, avec un seul point au compteur en deux matches, les Tunisiens doivent remporter leur troisième match face au Qatar et attendre un éventuel miracle.
Formation de la Tunisie : Dahmen, Ben Ali (Neffati 46’), Maâloul (Jebali 90’), Jelassi, Meriah, Tka (Haddadi 74’), Sassi, Gharbi, Laâyouni (Anene 46’), Ben Romdhane, Chawat (Jaziri 82’).
Kamel ZAIEM
Coupe du monde 2026 : Demain le tirage au sort des poules
Par Jamel Belhassen
- La Tunisie dans le pot 3
Tous les regards seront tournés demain vendredi 5 décembre à partir de 18 heures vers le John F. Kennedy Centre à Washington aux États-Unis où aura lieu le tirage au sort de la coupe du monde 2026 de football dans sa nouvelle formule avec trois pays organisateurs, les USA, le Canada et le Mexique, et avec la participation de 48 sélections qui seront en course pour le fameux Graal.
Jusqu'à ce jour, 42 nations ont assuré leur qualification à la phase finale. Les 6 restantes joueront les barrages en mars 2026. Les matches de cette coupe du monde se dérouleront sur 16 stades répartis sur les trois pays organisateurs.
Rappelons enfin que la Tunisie est placée dans le poteau 3 en compagnie de la Norvège, Panama, Egypte, Algérie, Ecosse, Paraguay, Côte d'Ivoire, Ouzbékistan, Qatar et Afrique du Sud.
Espérons que, cette fois-ci, les Aigles de Carthage arriveront à chasser le signe indien et passeront le cap du premier tour. Un objectif qui tient à coeur tous les Tunisiens. Quand aux têtes de poules , elles ont été accordées aux sélections suivantes : Espagne, Argentine, France, Angleterre. Brésil, Portugal. Pays-Bas, Belgique et Allemagne.
J.B.
Tunisie-Palestine : Les Aigles de Carthage en quête de rachat
Par Jamel Belhassen
Après la déception face à la Syrie lors de la journée inaugurale du groupe A , la Tunisie croisera le fer pour le compte de la seconde ronde de cette joute arabe, la Palestine, avec comme principal objectif : rebondir pour rester en course pour une place qualificative aux second tour.
Encore une fois, les hommes de Sami Trabelsi seront mis à rude épreuve face aux Palestiniens qui ont battu les Qataris , lundi, contre toute attente. Autant dire que les Tunisiens, dos au mur, doivent vaincre et empocher trois points avant de rencontrer les Qataris lors de la troisième journée.
Et si, les camarades de Ferjani Sassi ont bénéficié de circonstances atténuantes en raison de l'arrivée tardive de plusieurs joueurs ce qui a empêché les selectionneur d'assurer une préparation adéquate pour le match face à la Syrie, cette fois, aucune excuse ne sera acceptée pour expliquer un nouvel échec.
Même une parité ne sera pas suffisante pour atténuer la déception du large public tunisien, présent au Qatar ou derrière les écrans de télévision au pays. La formation rentrante subira certainement des changements dans ses trois compartiments surtout que plusieurs éléments ont franchement déçu, lundi contre la Syrie.
Tactiquement, Trabelsi abandonnerai le 3-5-2 pour revenir au 4-2-3-1 ou même au 4-3-3. Cela dépendra de la forme des joueurs à sa disposition et du profil de l'adversaire.
Il appartient, donc, à Sami Trabelsi de trouver la meilleure composition possible pour commencer le match et espérer voir notre sélection aller au bout de ses intentions pour rester en course et éviter une nouvelle désillusion.
J.B.
Une seule voiture par famille : Et si ce privilège profitait aux plus fortunés et aux "affairistes" ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L'article 55 portant sur l'autorisation des familles tunisiennes d'importer une voiture de l'étranger est pour certains experts beaucoup plus favorable aux plus fortunés et aux "affairistes" qu'aux simples citoyens.
Le bras de fer entre le ministère des Finances et les représentants des deux chambres s'est penché en faveur des parlementaires et le texte initial à été adopté à l'unanimité conservant au passage son principe de base, à savoir la possibilité pour les familles tunisiennes d'importer une voiture de l'étranger.
Pourtant, certains experts continuent à émettre des réserves concernant la faisabilité de cette loi et son application. En effet, le cadre bancaire Houssine Chalghaf nous a indiqué : "Finalement, on continue à voir plus clair et après réflexion, il s'agit, à mon avis, d'un article piège puisque les garde-fous et les restrictions qui l'entourent représentent un handicap majeur pour les Tunisiens ordinaires. Le principal handicap porte, justement, sur le financement de l'achat de la voiture à l'étranger.
Cela demande d’avoir d'importantes sommes en devises et il est impossible au vu de l'actuel Code des changes de procéder à des transferts importants en monnaie étrangère. Alors, cette situation va profiter aux plus fortunés et aux "affairistes". Cet article va alors ouvrir la voix à des pratiques douteuses et un trafic en matière de devises ".
Et d'ajouter : "il faut rectifier certaines dispositions et ajuster cet article aux vrais besoins du marché local. Pour rappel, la Tunisie permettait jusqu'aux années quatre-vingt aux Tunisiens résidant à l'étranger d'importer chaque année une voiture avec la possibilité de la vendre sans payer des taxes et sans que cette procédure n'affecte ses autres privilèges. Pourquoi, alors, ne pas réactiver cette procédure ". Que dit, par ailleurs, le texte final de cet article ?
Des handicaps et des freins...
Si le principe «une voiture pour chaque citoyen/famille» est conservé, les conditions d'octroi se précisent et instaurent notamment un système de quota, rapporte le site automobiles.tn. Et alors que le ministère avait proposé une version alternative, les députés ont maintenu le projet initial tout en affinant les critères d'éligibilité pour cibler les familles tunisiennes résidentes et limiter l'impact sur le marché.
Contrairement, par ailleurs, aux premières informations qui évoquaient un âge limite du véhicule de 10 ans et des plafonds de revenus plus élevés, le texte approuvé par la commission fixe des règles plus strictes: l'avantage est accordé une seule fois dans la vie à la "famille".
Le texte définit la famille comme le couple marié et leurs enfants mineurs (-18 ans), ou la personne reconnue chef de famille (en cas de divorce ou décès). Pour être éligible, le revenu brut ne doit pas dépasser 10 fois le SMIG pour un individu et 14 fois le SMIG pour un couple. En outre, la voiture, neuve ou d'occasion, ne doit pas dépasser 8 ans d'âge au moment de l'acquisition.
Condition de non-propriété : la famille ne doit pas déjà posséder un véhicule de moins de 8 ans. L'incitation fiscale adoptée prévoit des taux considérablement réduits par rapport au droit commun avec un droit de consommation fixé à 10 % et TVA à 7 % pour :es véhicules essence n'excédant pas 1400 cm³ et les véhicules diesel n'excédant pas 1700 cm³.
Les voitures électriques, hybrides, ou montées en Tunisie (respectant les mêmes cylindrées) seraient totalement exonérées de droit de consommation. Le financement de ces importations pourra se faire via les avoirs des Tunisiens résidant à l'étranger (dons) ou via l'allocation touristique.
L'exécution de cette mesure sera confiée, en outre, aux ministères des Finances et du Commerce, avec un délai de mise en œuvre de six mois après l'entrée en vigueur de la loi. Il est important de rappeler que bien qu'approuvé en commission, ce texte doit encore être voté en séance plénière pour être définitivement adopté dans la Loi de finances 2026.
M.B.S.M.
Editorial : Une volte-face risquée - Par Hassan GHEDIRI
Notre pays avait-il fait marche arrière en matière du respect de certaines règles fondamentales de lutte contre les crimes financiers ? C’est apparemment le cas au vu du scrutin ayant eu lieu avant-hier lundi 2 décembre à l’ARP dans le cadre de l’examen du budget de l’Etat de 2025 et qui a conduit au démantèlement de ce qui est censé être une barrière juridique contre l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent et le financement de l’économie informelle.
Le texte adopté par la majorité des députés abroge une disposition en vigueur depuis 2019 et qui consiste à prohiber le paiement en cash les transactions d’un montant égal ou supérieur à 5 mille dinars tunisiens. Constituant l’un des axes de la stratégie nationale de décashing, cette mesure a été implémentée dans l’article 45 de la loi de finances de 2019.
La restriction a été alors justifiée par le ministère des Finances par les exigences de lutte contre la contrebande, le marché parallèle, le terrorisme et les transactions suspectes. A compter du 1er janvier 2026, prendra ainsi effet l’abrogation dudit article et seront appliquées les nouvelles dispositions prévues dans l’article 57 du PLF2026 autorisant le règlement intégral en espèces de toutes les transactions sans aucun plafonnement.
Une marche arrière, oui, mais qui va permettre, selon l’Exécutif, d’assouplir les procédures administratives et enlever les entraves rencontrées par les particuliers et les opérateurs économiques lors du règlement des transactions financières.
Avant d’être débattu et adopté en plénière, le projet portant abolition du fameux l’article 45 a d’emblée suscité la méfiance et la suspicion depuis son examen par la commission des finances. D’aucuns croient en effet qu’une telle démarche compliquera la traçabilité des transactions et rendra quasi-impossible la détection des flux suspects.
Soit une démarche qui va à l’encontre des orientations et des choix affichés par les institutions de l’Etat et qui vise la lutte contre la corruption et les crimes financiers. Mis à part les risques de voir notre pays s’attirer les foudres des institutions et organismes internationaux pour avoir, en quelque sorte, enfreint les règles de lutte contre la criminalité financière, l’abandon d’une restriction réglementaire qui renforce la traçabilité nuit à la crédibilité à beaucoup de politiques publiques.
Tandis que le montant des billets et de monnaies en circulation bat des records historiques en Tunisie (frôlant les 26 milliards de dinars au mois de novembre 2025 selon les indicateurs de la BCT) reflétant une explosion du cash, il devient légitime de mettre en question la fiabilité et la viabilité des politiques monétaires. En abrogeant l’article 45, l’Etat semble ainsi opter pour un assouplissement aux dépens de la transparence et de la traçabilité.
Or, dans une économie asphyxiée par l’évasion fiscale et par l’informalité, le décashing et la dématérialisation des transactions financières constituent des choix stratégiques et incontournables.
L’abrogation de l’article 45 s’apparente moins à un simple ajustement technique qu’à un véritable revirement stratégique, aux conséquences potentiellement lourdes. En renonçant à un instrument conçu pour structurer la transition vers des paiements plus traçables, l’État envoie un signal ambigu, voire contradictoire, par rapport à ses engagements répétés en matière de décashing, de modernisation financière et de lutte contre l’économie parallèle.
Ce choix, présenté comme une mesure d’assouplissement administratif, pourrait au contraire fragiliser la transparence, renforcer l’opacité des flux et affaiblir davantage la crédibilité des politiques publiques.
Dans un contexte où l’ampleur du cash met déjà à l’épreuve la stabilité monétaire et la capacité de régulation, cette marche arrière risque de compromettre les efforts de formalisation de l’économie et d’intégrité financière. C’est ce paradoxe qui fait de cette décision une volte-face risquée, dont les retombées pourraient durablement peser sur la gouvernance économique du pays.
H.G.
« Musée Romain et Paléochrétien » de Carthage dans un nouveau « look » au grand bonheur des visiteurs
Le « Musée Romain et Paléochrétien » de Carthage, récemment réaménagé, a rouvert ses portes mercredi après-midi, après des travaux de rénovation entamés en avril 2024. Le musée est situé à Carthage Dermech, un site d’une richesse archéologique inestimable, qui dévoile des strates d’histoire couvrant plusieurs siècles.
L’inauguration a eu lieu en présence de la ministre des Affaires Culturelles, Amina Srarfi, ainsi que de responsables de l’Institut National du Patrimoine (INP), de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de la promotion culturelle (AMVPPC), de chercheurs et d’experts en archéologie, ainsi que de représentants des ambassades accréditées en Tunisie.
Ce musée, dans sa version renouvelée, se positionne comme une étape clé pour comprendre l’évolution de Carthage durant les périodes romaine tardive et paléochrétienne, offrant une perspective enrichissante sur l’architecture religieuse, les espaces urbains et les pratiques spirituelles de l’époque.
Le musée a été fondé en 1984 dans le cadre de la campagne internationale pour la sauvegarde de Carthage lancée par l’UNESCO. Le projet a vu la participation de plusieurs institutions scientifiques, notamment le Kelsey Museum de l’Université du Michigan, sous la direction du conservateur tunisien Abdelmajid Nabli et de l’archéologue américain John Humphrey, avec le soutien financier de la Fondation Earthwatch. La conception architecturale a été réalisée par Patrick Anselm et Emmanuel Baliguié, et l’aménagement muséographique par James Richardson.
Le musée offre une expérience immersive en permettant de découvrir des vestiges archéologiques directement issus du site, ce qui en fait une référence de premier plan pour les recherches archéologiques. Les travaux de réaménagement ont permis de réorganiser les espaces d’exposition et d'ajouter de nouveaux éléments, dont des sections interactives. Les coûts de cette réhabilitation ont atteint environ 600 000 dinars, comme l’a précisé Tarek Baccouche, directeur général de l’INP.
La ministre des Affaires Culturelles, Amina Srarfi, a déclaré aux médias : « Ce musée, petit par sa taille, est immense par la richesse de ses recherches et des témoins de notre histoire qu’il conserve ». Elle a ajouté que la réouverture de ce site constitue une étape décisive dans la valorisation du patrimoine national et dans la stratégie de son département pour « rouvrir les musées fermés dans le pays, renforçant ainsi le partenariat avec le ministère du Tourisme pour promouvoir le tourisme culturel ».
De son côté, la directrice générale de l’AMVPPC, Rabiaa Belfghira, a précisé que « le musée fait partie d'une série de projets de valorisation du patrimoine tunisien dont l’objectif est d'attirer un plus grand nombre de visiteurs ». En 2024, l’Agence a enregistré « environ un million de visiteurs » et vise à atteindre « un million et demi en 2025 ». « Nous travaillons sur des circuits touristiques innovants et des projets d’éclairage artistique pour renforcer l’attractivité de nos sites », a-t-elle ajouté.
La chercheuse et membre de l’équipe scientifique du musée, Sihem Aloui, a quant à elle évoqué le processus de réouverture. « Nous avons veillé à récupérer toutes les pièces qui étaient stockées, notamment les 400 pièces de la collection, et avons restauré le musée à sa version de 1984 avec l'ajout de nouvelles sections", a-t-elle indiqué.
Le musée s’est doté de tablettes interactives, permettant aux visiteurs d’explorer les collections d'une manière moderne et engageante, similaire à celles utilisées à Sbeitla. Ces outils numériques, dont certains sont consacrés à la statue de Ganymède et au cirque de Carthage, ajoutent une dimension immersive à la visite.
Le musée est désormais ouvert tous les jours de la semaine, avec des accès gratuits le premier dimanche de chaque mois, ainsi qu'à l’occasion des fêtes nationales et des journées internationales des sites (18 avril) et des musées (18 mai).
La réouverture du musée s'inscrit dans une vaste campagne de réhabilitation du site archéologique de Carthage, pilotée par l'AMVPPC, qui inclut l’aménagement des espaces extérieurs et des accès au musée. L’ensemble du site de Carthage, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979, continue de séduire les chercheurs et les visiteurs du monde entier.
La météo de ce jeudi 4 décembre : Températures en baisse et pluies éparses
Le temps sera froid ce jeudi 4 décembre 2025, avec des passages nuageux parfois abondants au nord, localement au centre et au sud. Des pluies éparses et temporairement orageuses sont attendues, devenant parfois fortes sur les régions côtières du nord.
Les températures connaîtront une légère baisse par rapport aux jours précédents.
Le vent, de secteur nord-ouest, soufflera fortement au nord, au centre et près des côtes. Il sera modéré à assez fort ailleurs, avec des rafales dépassant temporairement 70 km/h, notamment lors des orages.
Moyen-Orient : Discussions directes entre le Liban et Israël pour la première fois depuis plus de 40 ans
Des responsables civils libanais et israéliens ont participé, mercredi 3 décembre, à une réunion du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, premières discussions directes depuis plus de quarante ans entre les deux pays toujours en état de guerre. Cette réunion s’est tenue alors que l’entité israélienne menace d’une escalade au Liban, où il continue de viser le Hezbollah malgré un cessez-le-feu entré en vigueur il y a un an, accusant le mouvement de se réarmer.
Les deux délégations dirigées par des civils se sont rencontrées au quartier général de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), à Naqoura, près de la frontière avec Israël, en présence de l’émissaire américaine pour le Proche-Orient, Morgan Ortagus, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) une source proche des négociations, dans le cadre d’un mécanisme pour superviser le cessez-le-feu.
Jusqu’à présent, des militaires représentaient le Liban et Israël, qui n’ont pas de relations diplomatiques officielles, aux réunions de l’organisme dirigé par les Etats-Unis et qui comprend également la France et l’ONU.
















