Le « King Lear » dans sa version persane séduit le public des JTC
Le Théâtre de l’Opéra de Tunis a accueilli, mercredi soir, la première internationale de l’adaptation musicale iranienne de « King Lear », Le roi Lear, signée Elika Abdolrazzaghi et produite par le célèbre producteur, réalisateur et acteur Ali Oji.
Une création vibrante présentée hors compétition dans le cadre des Journées héâtrales de Carthage (JTC), où la tragédie shakespearienne se réinvente à travers une esthétique persane foisonnante, mêlant chant, danse et énergie rock.
Créée en mai dernier en Iran, cette version du chef-d’œuvre shakespearien, intègre des chorégraphies contemporaines, révélant une approche audacieuse d’un texte mythique qui n’a cessé d’inspirer les scènes du monde.
Cette lecture iranienne de King Lear déploie un dispositif scénique où le mouvement devient souffle et où chaque geste dessine une émotion. Le jeu d’acteur, profondément expressif, se mêle à des chorégraphies fluides qui orchestrent la tragédie comme une trame dansée, soutenue par des emprunts audacieux aux univers du trio anglais « Muse » ou du groupe allemand « Rammstein ».
Les costumes, éclatants de rouges, de verts et de jaunes, convoquent l’imaginaire persan ancestral. Leur éclat évoque les étoffes voyageuses de la Route de la soie, que le spectacle revisite avec une élégance contemporaine. Cette palette haute en couleurs contraste avec une scénographie inscrite dans la pénombre et des lumières ténues, parfois trop avares, qui plongent le récit dans un clair-obscur permanent.
Une esthétique de l’ombre
La scénographie d’Amir Hussain Dwani joue sur un espace dépouillé, illuminé par des faisceaux lumineux rappelant des coups de pinceau. L’obscurité, omniprésente, instaure un climat de tension qui épouse la folie progressive du roi Lear. Mais cette économie de lumière brouille parfois la lisibilité des tableaux, malgré l’intensité vocale, chorégraphique et musicale qui soutient la narration.
Les voix, notamment celle de Seyedeh Mohammad Reza Yazdani, se déploient comme un chant ancien ouvrant un passage vers la mélancolie persane. Le sur-titrage arabe, discret, accompagne le spectateur sans altérer la puissance du texte chanté.
Cette adaptation rappelle combien Shakespeare reste un terrain fertile pour les créateurs du monde entier. Chaque pays y inscrit son propre contexte, ses sensibilités, ses fractures. L’Iran, où le théâtre n’a pas bénéficié d’une tradition continue comparable à celle de l’Occident, inscrit ici sa voix avec assurance.
La force de cette version réside dans sa dimension humanisée : un Lear vulnérable, porté par une distribution généreuse où acteurs et danseurs forment une mosaïque vivante. Le spectacle réunit un large ensemble d’interprètes, -parmi eux Ahmad Saatchian dans le rôle du roi, Ali Jadidi, Ali Khayyam, Fereshte Attarisari, Amoor Zarkarian, Tooraj Saminipour, Shema Parvandi, Boorzhin Abdolrazzaghi, Seyedeh Narges Mohammadi, Nooshin Etemad, Soroush Kariminejad et Milad Rahimiabkenar -, épaulés par vingt danseurs qui amplifient la dramaturgie par leurs mouvements.
Dans une salle comble, malgré une heure de retard liée à un incident technique, le public a répondu massivement présent. Quelques conversations effilées dans l’obscurité ont néanmoins tranché avec la gravité du drame, signe discret d’une culture théâtrale encore inégale.
La littérature iranienne, riche de 2 500 ans de poésie, irrigue cette réinvention. Elle donne au Lear persan une musicalité et une sensibilité propres, tout en demeurant fidèle à la puissance universelle du texte. Cette première internationale marque ainsi un moment singulier : une rencontre entre héritages, où la scène iranienne affirme sa place dans la cartographie théâtrale contemporaine.
TAP
La météo de ce vendredi 28 novembre : températures hivernales et pluies éparses
Les températures maximales varieront entre 12 et 16 °C, et autour de 8 °C dans les hauteurs de l’ouest. Le ciel sera parfois très nuageux avec des pluies éparses au nord et localement au centre, temporairement orageuses et parfois abondantes sur les côtes nord. Ailleurs, des nuages passagers seront présents.
Le vent soufflera du nord-ouest, fort près des côtes et des hauteurs, et modéré à relativement fort ailleurs.
La mer sera très agitée et localement houleuse.
Utilisation des appareils de chauffage : Mise en garde contre l'intoxication au monoxyde de carbone
Le ministère de la Santé a appelé les citoyens à faire preuve de prudence face au risque d'intoxication au monoxyde de carbone et à prendre les mesures préventives nécessaires, en particulier avec l'utilisation des appareils de chauffage.
Dans un communiqué, publié jeudi, le département a insisté sur la nécessité de faire entretenir les appareils de chauffage et les chauffe-eau par des techniciens spécialisés, avant de les utiliser, de nettoyer régulièrement les radiateurs et de vérifier régulièrement la couleur de la flamme des appareils de cuisson ou de chauffage, soulignant que le changement de couleur de la flamme du bleu au jaune ou orange est le signe d'une combustion incomplète et d'une émission de monoxyde de carbone; ce qui nécessite l'arrêt immédiat de l'utilisation.
Le ministère a recommandé d'assurer une aération continue des espaces clos et d'ouvrir les fenêtres quotidiennement, pendant au moins 15 minutes afin de renouveler l'air, d'éliminer les polluants atmosphériques intérieurs, d'éviter d'utiliser les appareils de chauffage à l'intérieur pendant de longues périodes et d'éviter d'utiliser des moyens de chauffage traditionnels (kanoun) dans les pièces fermées, de les éteindre et de les sortir de la pièce avant de se coucher.
Il a, également, souligné l'impératif d'installer des détecteurs et des alarmes de monoxyde de carbone, en particulier dans les bâtiments et les espaces à usage collectif (foyers, crèches, jardins d'enfants, hôtels et établissements de santé...) et d'être vigilant et rapide, en cas de suspicion d'intoxication, en ouvrant les fenêtres et les portes et en quittant immédiatement les lieux ou en transportant les personnes intoxiquées vers un endroit ouvert.
Le ministère a précisé qu'en cas d'intoxication, il est nécessaire d'appeler la protection civile au 198, le SAMU au 190 ou le centre anti-poison au 71335500, ou de se rendre au centre de santé le plus proche, dans les plus brefs délais.
Et d'ajouter que les symptômes d'intoxication se manifestent par de violents maux de tête, des nausées, des vertiges, une difficulté à se concentrer, des vomissements et une fatigue persistante. Dans les cas graves, cela peut entraîner la mort ou des complications permanentes au niveau du système nerveux.
Il convient de noter que le monoxyde de carbone est connu sous le nom de « tueur silencieux », car c'est un gaz incolore, inodore et insipide, ce qui le rend extrêmement dangereux. Il se lie aux globules rouges dans le sang à un taux 240 fois supérieur à celui de l'oxygène, ce qui entraîne une grave carence en oxygène dans l'organisme, note le même communiqué.
Justice : Libération de Samir Bettaieb et de huit accusés dans l’affaire du domaine Chaâl
Le juge d’instruction du pôle judiciaire financier a décidé, ce jeudi, de libérer neuf personnes arrêtées dans l’affaire liée à des soupçons de corruption financière et administrative concernant le domaine de Chaâl dans le gouvernorat de Sfax, parmi lesquelles l’ancien ministre de l’Agriculture, Samir Bettaieb, ainsi que le directeur général des terres domaniales.
Il est à noter que sept des personnes arrêtées ont été libérées sous caution, d’un montant allant de 10 000 à 50 000 dinars, tandis que deux autres ont été relâchées sans caution.
Justice : Une décision ministérielle a permis la libération conditionnelle de Sonia Dahmani
Une source proche du dossier a confirmé, jeudi, à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), que la ministre de la Justice a signé, ce 27 novembre 2025, une décision de libération conditionnelle en faveur de l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani, ouvrant la voie à sa sortie immédiate de prison.
Selon les informations recueillies, la décision a été prise dans le cadre des prérogatives légales du ministère relatives au régime du sursis pénitentiaire, qui permet la remise en liberté d’un détenu sous certaines conditions, notamment de bonne conduite et après l’examen du parcours carcéral.
L'avocat Sami Ben Ghazi, membre de son comité de défense, a apporté des précisions juridiques essentielles : sa cliente a déjà purgé une première peine de huit mois de prison, et elle est actuellement en cours d’exécution d’une seconde peine d’un an et demi. Selon lui, cette situation confère à Sonia Dahmani le droit légal au sursis pénitentiaire, puisqu’elle a dépassé la totalité de la première sanction et la moitié de la seconde, seuil requis pour solliciter une libération conditionnelle.
Chaque famille autorisée à importer sa voiture : Les avantages et les incontinents de ce privilège
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Chaque famille tunisienne a désormais le droit d’importer une voiture de l’étranger au tarif d’origine. Quels sont les avantages et les inconvénients de cette nouvelle mesure adoptée par l’ARP mardi dernier ?
Les commissions des finances et du budget ont approuvé mardi dernier un amendement autorisant chaque famille tunisienne à importer une voiture de l’étranger au tarif d’origine. Cette mesure, adoptée à l’unanimité par les députés, permettra aux Tunisiens d’importer ou d’acquérir une voiture à son prix d’usine, une seule fois dans la vie. Rejetée une première fois lors de l’examen du projet de loi de finances pour l’exercice de 2025, finalement le nouveau texte a été adopté après avoir été modifié.
Selon le vice-président de la commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Issam Chouchane : « Plusieurs amendements ont été introduits afin d’assouplir le texte : limitation de l’âge de la voiture, puissance fiscale (nombre de chevaux), cylindrée, et surtout redéfinition du critère de « membre d’une famille » bénéficiaire. Désormais, une seule personne par foyer pourrait en bénéficier ».
Et d’ajouter : « Un citoyen n’ayant pas les moyens de procéder lui-même à l’importation pourrait acheter une voiture déjà importée, bénéficiant des mêmes exonérations fiscales, auprès d’un importateur. Des critères liés au revenu pourraient aussi être pris en compte dans la nouvelle version ». Quel est, par ailleurs, l’impact de cette mesure sur le marché automobile en Tunisie et quels sont ses avantages et ses inconvénients ?
Pour le vice-président de la commission des finances au Parlement : « Dans sa forme actuelle, cette mesure n’affecte pas l’équilibre budgétaire de l’État. Au contraire, il pourrait générer de nouvelles recettes fiscales indirectes pour l’État ». De son côté, l’expert en économie et en finances Mohamed Salah Jennadi nous a confié : « A mon avis, c’est le financement de l’achat de cette voiture qui va poser un vrai problème.
Comment le Tunisien moyen va avoir de l’argent en devises pour acheter cette voiture d’autant que la loi des changes n’autorise pas actuellement les Tunisiens à acheter en devises… ».
Infrastructure inadaptée…
L’autre problème qui interpelle les spécialistes porte sur l’impact de cette nouvelle mesure sur l’environnement et la circulation routière. « Déjà, nous sommes classés le cinquième pays le plus engorgé par le trafic routier, cette nouvelle mesure va aggraver encore la situation avec des embouteillages monstres avec leur lot de désagréments aussi bien au niveau de la santé qu’au niveau de l’économie », nous dira l’expert en mécanique auto, Hatem Mathlouthi.
Et d’ajouter : « A mon avis, avec cette nouvelle mesure, le nombre de véhicules va tripler. Actuellement, un Tunisien sur trois possède une voiture. Dans un futur très proche, nous aurons 2 Tunisiens sur trois qui seront propriétaires de leurs voitures. En chiffres, le parc actuel est estimé à 2.3 millions de véhicules et il sera doublé dans les prochains mois avec l’entrée en vigueur de cette nouvelle mesure.
L’autre impact est d’ordre énergétique et environnemental. Le transport accapare en Tunisie près de 36% du total de l'énergie finale consommée et contribue de 26% aux émissions des gaz à effet de serre. Ces chiffres vont, également, doubler dans les prochains mois. Personnellement, j’aurais souhaité que le législateur ait réservé ce privilège uniquement et exclusivement à la voiture électrique, excluant les véhicules fonctionnant aux énergies classiques.
On fera ainsi d’une pierre deux coups, à savoir : maîtriser les dépenses énergétiques et réduire les émissions des gaz à effet de serre en plus bien évidemment de la limitation de la nuisance sonore, notamment dans les villes et pendant les embouteillages ».
M.B.S.M.
Intelligence artificielle et création de contenu : Trois projets culturels innovants primés
La première édition du hackathon « Meet the Professionals », consacrée aux nouvelles pratiques d’écriture à l’ère de l’intelligence artificielle, s’est clôturée lundi à l'Espace Maken par l’annonce des projets lauréats.
Au total : dix initiatives innovantes ont été présentées, mettant en avant l'usage de l'IA dans la création et l'écriture numériques. Trois initiatives innovantes ont été récompensées pour leur créativité et leur impact.
Le premier prix, doté de 2 000 dinars, a été attribué au projet « Simplify », une plateforme éducative qui transforme les contenus scolaires en récits numériques interactifs animés par des avatars personnalisables. Cette solution innovante utilise l’IA pour créer des supports pédagogiques adaptés aux besoins des élèves.
Le deuxième prix, d’un montant de 1 500 dinars, a récompensé « Notre Histoire », un projet qui valorise le patrimoine culturel à travers l’intelligence artificielle, permettant de transmettre l’histoire de manière numérique.
Quant au troisième prix, d’une valeur de 1 000 dinars, il a été décerné à « Biblioscope », une initiative numérique visant à promouvoir la lecture auprès du grand public, en rendant les livres plus accessibles et attrayants.
Outre les récompenses financières, les projets lauréats bénéficieront d’un programme d’incubation au Centre international de Tunis pour l’économie culturelle numérique (TICDCE), incluant un accompagnement éditorial et technique, des ateliers spécialisés, ainsi que des opportunités de publication numérique et d’adaptation audiovisuelle.
Cette première édition du hackathon « Meet the Professionals » a ainsi mis en lumière l'innovation et la créativité au croisement de la technologie et de la culture, offrant aux lauréats un véritable tremplin pour développer leurs projets à l’échelle internationale.
Editorial : Une convocation et des questions…
Par Chokri Baccouche
La nouvelle a de quoi surprendre et suscite beaucoup de questions : l’ambassadeur de l’Union européenne, M. Giuseppe Perroni, a été convoqué, dans l’après-midi de lundi dernier, au palais de Carthage où il s’est vu signifier une protestation officielle particulièrement ferme.
Selon la présidence, cette convocation intervient à la suite de «violations des règles du travail diplomatique» et de démarches menées en dehors des cadres institutionnels et des voies officielles reconnues par les usages diplomatiques internationaux. Le chef de l’État a rappelé que l’ambassadeur, en tant que représentant accrédité de l’Union européenne auprès de l’État tunisien et de ses institutions, est tenu de respecter strictement ces procédures.
La présidence n’a pas précisé la nature exacte des agissements reprochés, mais a insisté sur le fait que toute relation diplomatique doit s’inscrire dans «un respect mutuel et une coordination transparente avec les autorités officielles».
C’est pour la première fois dans l’histoire des relations diplomatiques entre Tunis et Bruxelles qu’un président tunisien prend l’initiative de convoquer lui-même l’ambassadeur de l’Union européenne pour lui faire part d’un reproche ou un manquement aux règles de bienséance diplomatique.
Cette initiative est d’autant plus surprenante que pareille mission relève en principe des prérogatives du ministre des Affaires étrangères. Mais qu’a fait au juste M. Perroni pour mériter une telle « remontrance » qui lui a été transmise directement par le président de la République en personne ?
Si le palais de Carthage se fait chiche à ce propos se contentant de donner des justifications extrêmement vagues, certains événements survenus récemment peuvent en revanche donner des éléments d’explication logiques, susceptibles de lever le voile sur ce « mystère ». La convocation de l’ambassadeur de l’Union européenne intervient, en effet, au lendemain de la rencontre qui a eu lieu le 24 novembre 2025 entre Guiseppe Perroni et le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi.
Les relations entre le palais de Carthage et la Centrale syndicale étant loin d’être au beau fixe, on peut supposer que la présidence de la République ait mal gobé pareille entrevue qui n’est pas sans susciter d’ailleurs des interrogations objectives. De quoi ont parlé Giuseppe Perroni et Noureddine Tabboubi ? Les deux hommes ne se sont pas contentés, très certainement, de palabrer sur la pluie et le beau temps.
On peut supposer que la situation interne de la Tunisie ait figuré parmi les principaux sujets de conversation évoqués, ce qui est de nature à provoquer bien évidemment le courroux de la Présidence qui considère ces brins de causette malvenus comme une immixtion inacceptable dans les affaires intérieures de la Tunisie.
Il faut dire que les ambassadeurs accrédités en Tunisie qui prennent toute leur aise à se déplacer partout dans le pays sans respecter les normes diplomatiques, on en a connu des tas chez nous, particulièrement durant la dernière décennie noire.
Tout au long de cette période tumultueuse, nombre de chefs de missions diplomatiques en poste dans nos murs se croyaient en effet en pays conquis, s’arrogeant même le droit de faire des remarques désobligeantes et de fourrer leur nez dans des affaires qui ne les concernent pas.
Ces pratiques peu orthodoxes et inacceptables constituent en fait une violation des exigences de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques qui stipule clairement « le devoir des diplomates de respecter les lois du pays auprès duquel ils sont accrédités et de ne pas s’immiscer dans ses affaires intérieures ».
De fil en aiguille, on se demande si la rencontre entre le chef de la diplomatie européenne et le secrétaire général de l’UGTT n’a pas été motivée également par les dernières déclarations, le 4 novembre, du ministre tunisien des Affaires étrangères.
Ce jour-là, rappelons-le, Mohamed Ali Nafti a affirmé devant la Commission parlementaire que l’Union européenne demeure le principal partenaire commercial de la Tunisie tout en précisant que le ministère travaille, en concertation avec d’autres départements, à la révision de l’accord d’association avec l’UE, afin de le mettre en phase avec les nouvelles priorités économiques du pays et d’assurer une meilleure intégration dans l’espace européen.
Un tel redéploiement envisagé par les autorités tunisiennes n’est certainement pas vécu de gaité de cœur du côté de Bruxelles. Il se pourrait même que la chose soit devenue une source de préoccupations pour les Européens qui cherchent à trouver des « explications » à ce changement brutal d’orientation opéré par l’un de ses partenaires les plus en vue du sud de la Méditerranée …
C.B.
Forum international « L’artiste de théâtre, son temps et son œuvre » : A chacun sa vision et c’est toujours enrichissant
Qu’a apporté le théâtre pour la philosophie et la philosophie pour le théâtre ? Pourquoi faut-il « tuer » ces classiques du théâtre occidental et se débarrasser des fantômes de Othello, Lear et les autres ? Et quelle alternative pour le théâtre arabe ? Ces questions et d’autres ont été au cœur de l’intervention de la professeure d’enseignement supérieur de philosophie, la romancière et la poétesse Oum Ezzine Ben Chikha, lors de cette 3ème journée du Forum international « L’artiste de théâtre, son temps et son œuvre ».
La présentation de cette voix singulière dans la scène culturelle tunisienne, de cette universitaire qui a choisi d’aller à contre- courant et d’avoir sa propre voie, a été assurée par l’universitaire et chercheur en art Omar Aloui, qui a choisi de faire une lecture dans les publications de la philosophe, allant sur les traces de ses analyses sur le théâtre. Prenant la parole, elle a su basculer la quiétude de l’assistance et d’attirer leur attention en s’interrogeant sur ces liaisons « dangereuses » entre le théâtre et la philosophie et sur les convergences entre ces deux disciplines qui cherchent dans l’essence de l’existence humaine.
« Le théâtre est l’espace de libération de nos esprits et de nos corps qui ont été domestiqués au nom des traditions, au nom de la religion… » a-t-elle noté soulignant que Là où la philosophie élabore des concepts pour penser le monde, le théâtre les met en scène, leur donne des corps, des voix et des situations concrètes. Le plateau devient ainsi, selon Oum Ezzine Ben Chikha, un espace d’expérimentation philosophique où l’on peut éprouver des idées à travers des conflits, des dialogues, des choix moraux ou des paradoxes. Par sa capacité à incarner le doute, la contradiction et la pluralité des points de vue, le théâtre offre une forme sensible de réflexion qui complète et vivifie la démarche philosophique. Ensemble, ils permettent de penser le monde autant qu’ils invitent à le ressentir. « J’ai écrit ces derniers temps beaucoup sur la nouvelle génération des artistes tunisiens. Je ne suis pas une critique théâtrale, je ne veux pas l’être. Et je ne prétends pas l’être. Lors de ces représentations, je cherche l’idée, le concept… Je suis sur les traces de la philosophie dans le théâtre », a fait savoir, rappelant que tous les deux cherchent à interroger le réel, à questionner l’humain et à dévoiler les mécanismes visibles et invisibles qui structurent la société.
Le théâtre, outil de résilience…
Il est l’une des figures emblématiques de la scène culturelle soudanaise et arabe. Acteur et metteur en scène et directeur de théâtre Ali Mahdi Nouri- qui a été présenté par le critique théâtral et culturel soudanais Essam Abuelgacim- est revenu sur ses cinquante ans de carrière. Diplômé en 1974, il s’est spécialisé dans le théâtre de marionnettes et a œuvré à son institutionnalisation au Soudan, notamment à travers son engagement au ministère de la Culture et son travail en direction des enfants. Cherchant à donner un sens à la culture nationale soudanaise, il conçoit le théâtre comme un espace de transmission, de résilience et de reconstruction.
Artiste de l’Unesco pour la paix, fondateur du Festival international Al-Bugaa (2012) et de sa propre compagnie (2004), il mène des projets artistiques dans les zones de conflit, mettant en scène d’anciens enfants soldats ou des orphelins de guerre. Ses créations s’appuient sur le patrimoine soudanais, le folklore et la narration traditionnelle, utilisés comme outils de guérison et de résilience.
Lauréat du prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe en 2011 et actif au sein de l’Institut international du théâtre, Ali Mahdi Nouri dispose aujourd’hui d’un rayonnement international. L’artiste a parlé de sa manière de s’adapter avec la scène politique soudanaise, tout en restant égal à lui- même et fidèle à ses choix. « Certes, ce n’était jamais facile avec ces politiciens qui te cherchent la moindre faute mais avec un peu de ruse, de sagesse surtout, j’ai réussi toujours à m’en sortir », a-t-il souligné. La conférence a également rappelé les liens de longue date qu’il entretient avec la Tunisie qu’il a visité dans les années 70. De ses tournées dans les quatre coins du monde (Paris, Stuttgart, New York, Damas, Bagdad, Alger, Manille…) et de ses rencontres, l’artiste a parlé.
Pavis, le théâtre autrement
Dans sa présentation de l’universitaire français Patrice Pavis, le professeur d’université, le traducteur et metteur en scène tunisien Mohamed Mediouni a souligné que Pavis a largement contribué à renouveler les méthodes d’analyse scénique en intégrant des approches interdisciplinaires, allant de la linguistique aux études culturelles, mettant l’accent sur son célèbre Dictionnaire du théâtre qui constitue une référence majeure pour étudiants, artistes et chercheurs. L’intervention de Pavis, la présentation de Mediouni et les interventions ont mis l’accent sur le parcours de cette figure majeure des études théâtrales contemporaines, dont les travaux ont profondément marqué la recherche et la pratique du théâtre. Théoricien, professeur et traducteur, il s’est imposé dès les années 1970 comme un pionnier de la sémiologie théâtrale, en proposant des outils d’analyse permettant de comprendre la scène comme un langage complexe fait de signes visuels, sonores, corporels et textuels. Son Dictionnaire du théâtre, ouvrage incontournable, a contribué à structurer la discipline en offrant une terminologie précise et accessible aux étudiants, chercheurs et artistes. Pavis s’est également intéressé aux enjeux de la mise en scène, de l’interculturalité et de la traduction pour le théâtre, qu’il aborde comme un acte créatif à part entière. Par son approche rigoureuse et son ouverture aux courants internationaux, il a enrichi la réflexion sur les pratiques scéniques et a permis d’ancrer les études théâtrales dans un dialogue constant entre théorie et création.
Kassab, cette icône du théâtre arabe
Clôture de la journée et du forum a été avec une autre figure emblématique de la scène théâtrale arabe, un ami de la Tunisie et des Journées théâtrales de Carthage (JTC), l’artiste irakien accompli Salah Al-Kassab. La présentation du professeur universitaire de littérature, de critique et d’herméneutique Riyadh Musa Sakran (Irak) a apporté des éclairages sur le parcours de cet artiste qui a réussi à marquer la scène théâtrale arabe, considéré comme une mémoire vivante et l’un des plus éminents pionniers du « théâtre de l’image ». Artiste hors-pair, il façonne la scène comme un espace où se rencontrent poésie et idée, lumière et dureté, pour composer des tableaux théâtraux d’une rare intensité. Au sein de la Faculté des beaux-arts de Bagdad, il a formé des générations entières de metteurs en scène, laissant une empreinte durable sur tous ceux qui ont croisé son chemin. Présent dès la première édition des Journées théâtrales de Carthage en 1983, Salah Kassab revient régulièrement en Tunisie, comme un acteur retrouve la scène fondatrice où s’est forgée sa vocation. Son parcours, marqué par l’audace esthétique et la rigueur intellectuelle, a profondément influencé l’évolution du théâtre arabe contemporain. Convaincu de l’importance d’encourager et de promouvoir les hommes de théâtre dans le monde arabe, il a créé un prix à son nom, décerné annuellement lors des JTC, à un artiste qui s’est démarqué et dont les œuvres se sont distinguées.
Véritable laboratoire de pensée, le Forum qui s’est clôturé aujourd’hui et qui a ouvert un dialogue entre pratique et théorie, en abordant les enjeux esthétiques, politiques et sociaux du théâtre contemporain, donnant la parole à des artistes et chercheurs d’horizons différents a réussi à bousculer la quiétude et relancer le débat sur le rôle du théâtre aujourd’hui dans « un monde inhumain », selon l’expression de la philosophe Oum Ezzine Ben Chikha.
« Amore » de Pippo Delbono: A la croisée des émotions et des cultures
Depuis toujours guidé par une vocation à interroger l’âme humaine et à faire vibrer les émotions collectives, Pippo Delbono, le metteur en scène italien de renom, a présenté mardi soir son dernier chef-d'œuvre, « Amore », lors des 26e Journées Théâtrales de Carthage, à la Cité de la Culture (22-29 novembre 2025).
Ce spectacle poignant, explorant le thème universel de l’amour à travers les pays lusophones et l’Italie, tisse des liens entre des traditions musicales et culturelles marquées par des histoires partagées.
Né à Varazze en 1959, Pippo Delbono est un créateur inclassable, reconnu pour ses œuvres mélangeant théâtre, musique et performance. Auteur et metteur en scène, il s'est aussi illustré au cinéma, notamment avec son film "Guerra" (2003), qui évoque la guerre en Palestine. Delbono a toujours eu cette capacité unique à transformer la douleur et la fragilité humaines en une intensité émotionnelle palpable, en partageant avec son public des expériences sensibles, à la fois intimes et universelles.
Dans « Amore », Delbono continue d'explorer les nuances de l’amour, un sentiment aussi vaste que l'univers, et souvent lié à la perte et à la douleur. Le spectacle, déjà présenté dans plusieurs pays occidentaux depuis 2022, se déroule dans un cadre symbolique où la musique, la poésie et le geste scénique se rencontrent pour tisser une méditation profonde sur la résilience humaine. À travers des chants et des mélodies issus du fado portugais, de la saudade brésilienne, du chant traditionnel capverdien et de la musique angolaise, « Amore » crée une atmosphère sensorielle où l’amour se conjugue avec la souffrance et la mémoire.
Scénographie poétique et symbolique
La mise en scène, marquée par une grande sobriété, fait une place importante aux jeux de lumière et d’ombre, symbolisant l’intensité des émotions humaines. Au centre de la scène trône un arbre nu, métaphore évidente de la fragilité de l’existence. Cet arbre, à mesure que le spectacle avance, se couvre de fleurs, illustrant la résilience et la renaissance de l’âme humaine après la perte. Cette simplicité formelle permet aux acteurs et à la musique de se déployer pleinement, chaque geste, chaque mouvement prenant une dimension à la fois universelle et profondément personnelle.
Les acteurs, par des gestes réduits mais d'une grande force symbolique, créent des tableaux vivants. Des cheveux flottant dans le vent, des danses suspendues qui évoquent la fête, la mort, mais aussi l’intimité humaine. Des processions lentes, sans parole, rythment le spectacle et offrent au spectateur un moment de contemplation, d'introspection, où l’émotion se nourrit de l’espace et du silence.
La musique occupe une place centrale dans « Amore », comme un fil conducteur entre les cultures et les histoires humaines. Les voix, portées par les musiciens, résonnent puissamment à travers le théâtre. Le fado, avec ses accents de mélancolie, et la saudade, ce sentiment profondément portugais de nostalgie et de manque, deviennent le langage de l’amour et de la perte. La chanteuse mozambicaine Selma Uamusse, par exemple, interprète avec une émotion rare la chanson « Belina » ou « Belinda », un morceau d’amour populaire angolais, devenu un symbole de résistance et de lutte dans les années 60. Chantée en Kimbundu, la chanson exprime une douloureuse métaphore de l’amour et de la perte en temps de guerre et de colonisation, illustrant l’universalisme du message porté par Delbono.
Delbono ne se contente pas de faire résonner ces mélodies, il les imprègne de poésie. Des textes de poètes disparus comme le porteur de mots autrichien Rainer Maria Rilke, la poétesse portugaise Florbela Espanca, le Français Jacques Prévert ou encore le Brésilien Carlos Drummond de Andrade se mêlent à la musique, accompagnant le spectateur dans une traversée émotionnelle où l’amour se révèle sous toutes ses formes.
Un spectacle qui réveille les sens
Créé après les mois de confinement, « Amore » incarne la volonté de Pippo Delbono de faire du théâtre un lieu de consolation et de partage. Dans un monde où les douleurs humaines semblent se multiplier, son spectacle propose une pause, une réflexion sur la fragilité et la beauté de la vie. Entre rires et larmes, entre fado et saudade, « Amore » invite le spectateur à ressentir l’amour dans toutes ses dimensions, à toucher du doigt l’impalpable, et à se confronter à la perte comme à la possibilité d’une renaissance.
Pippo Delbono poursuit également son engagement au cinéma avec « Bobò », un documentaire consacré à Vincenzo Cannavacciuolo, un acteur napolitain sourd-muet et microcéphale qui a été l'âme de ses spectacles. Le film, présenté en avant-première au 43e Festival international du film de Turin, témoigne de la relation exceptionnelle entre Delbono et Cannavacciuolo, une histoire humaine marquée par la sensibilité et l'intensité des émotions partagées.
Avec « Amore », Pippo Delbono signe une œuvre d’une puissance émotionnelle rare, où le théâtre devient un terrain de rencontre entre la musique, la poésie et l’image. Le spectacle, en captivant le spectateur, l’invite à ressentir les émotions brutes, à toucher du doigt l’âme humaine dans sa beauté et sa fragilité. À travers chaque geste, chaque note, chaque souffle sur scène, le théâtre se transforme en une expérience sensorielle, poétique et profondément humaine. Le public, une fois le rideau tombé, reste suspendu, transporté par la beauté de ce voyage émotionnel.
ST : Divorce à l’amiable avec Chokri Khatoui !
Après une première alerte il y a un mois, le divorce a été, cette fois-ci officialisé entre le Stade Tunisien et son désormais ex-coach Chokri Khatoui. Ce mercredi, les responsables stadistes ont confirmé le départ de leur entraineur et la séparation a été conclue à l’amiable et est officiellement motivée par des raisons personnelles invoquées par le technicien.
Il faut dire que Khatoui a très mal vécu l’élimination de son équipe dès le second tour de la coupe de la CAF alors que l’objectif principal des Stadistes était de passer à la phase des groupes puis tenter d’atteindre les derniers tours de la compétition.
Toutefois, il faut reconnaitre que le bilan du passage de Khatoui au Bardo est largement positif malgré le départ des meilleurs joueurs de l’équipe. Il laisse derrière lui une équipe en très bonne posture en championnat, occupant la très honorable 3e place du classement, à un point du second. En 31 matches dirigés par cet entraineur, l’équipe a accumulé 58 points, soit une excellente moyenne de 1,87 points par match. L’entraîneur repart avec un ratio impressionnant de 16 victoires et seulement 5 défaites, pour 35 buts marqués contre seulement 14 buts encaissés.
Il faut également reconnaitre que Chokri Khatoui, qui garde de très bonnes relations avec la direction du club, a toujours bénéficié de l’admiration des supporters qui, très visiblement, regrettent ce départ.
Du côté du Bardo, il va falloir trouver l’entraineur capable de maintenir le niveau actuel de l’équipe, ce qui n’est pas une mince affaire. Certes, la longue trêve tombe à pic pour agir sans se précipiter, mais il faut surtout faire le bon choix.
Kamel ZAIEM
La météo de ce jeudi 27 novembre : Pluies éparses et températures en légère baisse
Selon les prévisions de l'Institut national de la météorologie pour jeudi 27 novembre 2025, le temps sera marqué par des nuages parfois denses sur le Nord avec des pluies éparses et temporairement orageuses, localement abondantes sur les régions côtières du Nord. Ailleurs, le ciel sera passagèrement nuageux.
Les températures seront en légère baisse : les maximales varieront entre 12 et 17 °C et seront autour de 8 °C sur les hauteurs de l’Ouest.
Le vent soufflera du secteur nord-ouest, assez fort à fort sur le Nord, le Centre et près des côtes, et modéré ailleurs.
La mer sera agitée au Nord et agitée à très agitée sur les autres côtes.
Affaire Bygmalion: Sarkozy définitivement condamné à un an de prison dont 6 mois ferme
La décision est tombée. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bygmalion, ce mercredi 26 novembre, suivant les préconisations de l'avocate générale à l'audience du 8 octobre. L'ex-chef de l'État français est donc définitivement condamné et l'affaire Bygmalion devient la deuxième condamnation pénale définitive au casier judiciaire de Nicolas Sarkozy, après celle de l'affaire des écoutes.
Dans cette affaire, l'ex-président de la République a été condamné le 14 février 2024 par la cour d'appel de Paris à un an d'emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012.
Jeunes médecins : suspension des mouvements de protestation et de la grève prévue le 8 décembre
Cette décision intervient après la conclusion d’un accord avec le ministère de la Santé, à l’issue d’une séance de conciliation tenue au siège du département, a indiqué le président de l’organisation, Wajih Dhakar, à l’agence TAP.
Selon lui, la réunion, à laquelle ont pris part le ministre de la Santé Mustapha Ferjani, des représentants du Conseil de l’Ordre des médecins, les doyens des quatre facultés de médecine ainsi qu’une délégation de l’OTJM, a permis de résoudre plusieurs points de discorde à l’origine des mouvements de protestation menés ces dernières semaines par les médecins résidents.
Dhakar a précisé que les parties présentes ont notamment trouvé un accord sur la question du service civil. Une liste de 53 maladies ouvrant droit à une exemption a été fixée.
Par ailleurs, 17 situations d’urgence permettront désormais de rapprocher le lieu d’affectation du médecin résident de son lieu de résidence, en attendant la finalisation, cette semaine, des critères sociaux qui permettront d’accorder le même avantage.
Concernant les gardes et permanences, le président de l’organisation a évoqué des avancées significatives dans le règlement des arriérés financiers dus aux professionnels de santé dans les hôpitaux publics. Une application dédiée a été mise en place par le ministère pour signaler tout retard de paiement, avec un délai maximal de deux mois pour le traitement des réclamations.
Sur le volet des rémunérations, Dhakar a annoncé qu’un accord a été trouvé pour instaurer une augmentation salariale spécifique au profit des médecins résidents. Les discussions se poursuivent toutefois avec la Présidence du gouvernement et le ministère des Finances.
Une réunion de négociation est prévue à la mi-décembre pour fixer le montant de cette augmentation, distincte de celle prévue dans le projet de loi de finances 2026 pour la fonction publique. Cette revalorisation entrerait en vigueur à partir du 1er janvier 2026. L’OTJM a soumis une première proposition, fixant le montant souhaité à 400 dinars supplémentaires par mois.
Washington : Deux militaires de la Garde nationale tués par des tirs d'armes à feu près de la Maison Blanche
Deux militaires de la Garde nationale américaine ont été visés mercredi par des tirs d'armes à feu près de la Maison Blanche à Washington. Le gouverneur de Virginie-Occidentale a annoncé qu'ils étaient morts avant de revenir sur sa déclaration quelques minutes plus tard. Son bureau recevant "des informations contradictoires concernant l'état de santé" des deux membres.
La Maison Blanche décrit une "situation tragique". Des tirs d'armes à feu ont touché deux militaires de la Garde nationale américaine mercredi 26 novembre à Washington, près de la Maison Blanche, a déclaré la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem. À la suite d'une déclaration sur les réseaux sociaux annonçant la mort des deux membres, le gouverneur de leur État, la Virginie occidentale, a indiqué que son bureau recevait "des informations contradictoires concernant l'état de santé".
Le gouverneur, Patrick Morrisey, a déclaré que son bureau "fournirait des informations supplémentaires dès que nous aurions reçu des informations plus complètes" rapporte le New York Times. Précédemment, il avait écrit sur X : "C'est avec beaucoup de tristesse que je peux confirmer que les deux membres de la Garde nationale de Virginie-Occidentale qui ont été touchés par des tirs plus tôt aujourd'hui à Washington ont succombé à leurs blessures".
Un suspect a été arrêté, a fait savoir la police de la capitale américaine sur X, tandis que des hélicoptères survolent la zone. Le président américain a ajouté que le tireur était "sévèrement blessé" mais qu'il "paierait très cher" son acte.
















