Editorial : La nature ne fait pas de cadeaux ! - Par Hassan GHEDIRI
Il est totalement absurde et incroyable comment nous avons pu ne pas profiter des immenses richesses naturelles dont regorge la Tunisie. Oui, nous n’avons pas des réserves d’or ou d’uranium, ni encore des gisements de métaux précieux, de terres rares et autres ressources hautement stratégiques et indispensables pour la révolution technologique époustouflante que traverse le monde.
Nous possédons toutefois des gisements inépuisables de ce qui sont désormais considérées comme les carburants de demain, en l’occurrence les énergies renouvelables. Mère Nature, qui a échoué à convaincre le monde de l’absolue nécessité d’exploiter minutieusement ces richesses sous peine de les épuiser, a donné une chance à ceux qui savent (et veulent) bien la saisir.
La Tunisie pourrait s’estimer heureuse à se voir s’offrir cette chance de pouvoir tirer grandement profit du nouvel ordre énergétique et à balayer une fois pour toute ses craintes de dépendance et de pénuries. La nature ne fait toutefois pas de cadeaux. Pour sortir indemne des bouleversements géopolitiques, des batailles autour de l’énergie et de la menace climatique, notre pays ne peut que compter sur ses propres choix.
Dans le monde, le compte à rebours de l’après-pétrole est déjà lancé. Osons toutefois qualifier les politiques de la Tunisie de naïves et complètement stupides lorsqu’elle manque de valoriser les ressources gigantesques d’énergies renouvelables en sa disposition. L’échec est flagrant, inadmissible et injustifiable.
C’est ce que l’on pense lorsqu’on examine, par exemple, le dernier rapport sur les investissements dans les énergies renouvelables dans les pays arabes. La Tunisie est loin d’y être citée comme un pays dans lequel les énergies renouvelables attirent de grands investissements à même de refléter une véritable transition énergétique telle qu’annoncée depuis des décennies dans des centaines de rapports officiels.
En dépit de son potentiel énorme, la Tunisie échoue malheureusement à grignoter un tout petit peu des investissements colossaux injectés au cours des deux dernières années dans des projets d’énergies renouvelables dans les pays arabes.
Estimés à plus de 350 milliards de dollars américains, c’est-à-dire un peu plus d’un billion de dinars tunisiens (lire : mille milliards de dinars). Il s’agit d’un record jamais réalisé par les investissements directs étrangers (IDE) dans le monde arabe où 360 projets d’énergies renouvelables auraient été créés entre janvier 2023 et décembre 2024.
Cinq pays, à savoir l’Egypte, le Maroc, les Emirats arabes unis, la Mauritanie et la Jordanie ont accaparé plus de 80% de ces IDE avec un coût global qui dépasse les 290 milliards de dollars.
L’Egypte et le Maroc, deux pays d’Afrique de Nord, présentant des caractéristiques géographiques et climatiques presque identiques à la Tunisie, ont concentré ensemble, 57% des IDE, 153 projets et environ 200 milliards de dollars. Le constat est accablant et rappelle la grande aberration énergétique de la Tunisie.
Il relance aussi beaucoup d’interrogations demeurant en suspens et qui pouvaient se résumer ainsi : comment un pays richement doté en soleil, en vent et d’autres ressources alternatives hésite-t-il à transformer ces atouts en moteurs de développement ?
Les freins ne sont guère techniques n technologiques, ni même financiers parce que des capitaux étrangers n’attendent qu’un clin d’œil pour se bousculer au portillon de la Tunisie. Les freins sont institutionnels, politiques, bureaucratiques et réglementaires. Les défis sont multiples mais doivent en même temps être résolus en urgence pour ne pas rester spectateurs d’une révolution énergétique se jouant à nos portes.
H.G.
« La voix de Hind Rajab » dans la sélection des European Film Awards
Le film « La voix de Hind Rajab » (The Voice of Hind Rajab) de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania, représentant officiel de la Tunisie aux Oscars 2026, figure parmi les films sélectionnés dans la catégorie Film européen de la 38ème édition des European Film Awards.
L’Académie européenne du film a annoncé les nominations dans plusieurs catégories lors d’une cérémonie au Real Alcázar de Séville, en marge du Festival européen du film de Séville. Considérés comme l’une des plus importantes distinctions du cinéma européen, ces prix sont décernés chaque année par l’European Film Academy.
Ce docufiction, coproduit par Tanit Films (Tunisie), Film4 Productions et Film Four (France), a bénéficié de soutiens institutionnels tunisiens et du Doha Film Institute. Il a été primé dans de nombreux festivals, remportant notamment le Lion d’argent – Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise, ainsi que le prix du public au Festival de San Sebastián.
Inspiré d’une histoire réelle, le film retrace le drame de Hind Rajab, une fillette palestinienne de six ans retrouvée piégée sous les bombardements à Gaza. Porté par un casting palestinien, le film a reçu une standing ovation de 23 minutes lors de sa projection à Venise.
L’Académie européenne du film a également dévoilé les nominations dans d’autres catégories majeures (réalisateur, acteur, actrice, documentaire, animation…). Cette édition met en avant la diversité avec 67 films présélectionnés représentant 34 pays européens, dont plusieurs œuvres réalisées par des femmes. Les derniers nominés dans les catégories techniques seront annoncés le 26 novembre, et les lauréats seront proclamés le 17 janvier 2026 à Berlin.
A l’Académie « Beït al-Hikma »- Carthage : L’héritage arabo-hispanique sous la loupe des spécialistes
« Recherches, débats et réflexions sur l’interculturalité arabo-hispanique » tel est l’intitulé du colloque qu’accueille aujourd’hui et demain l’Académie « Beït al-Hikma ». Nouveau rendez-vous pour examiner les traces encore vivaces de ce dialogue culturel.
Réparti en cinq séances scientifiques, ce colloque réunira des chercheurs issus de différents horizons : Tunisie, Espagne, Algérie, France, autour d’un programme scientifique explorant les interactions culturelles, intellectuelles et religieuses entre le monde arabe et l’Espagne à travers l’histoire.
Organisé en collaboration avec l’Institut Cervantes de Tunis, l'Ambassade d’Espagne en Tunisie, et l'Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID), ce colloque s’inscrit dans la continuité des efforts de Beït al-Hikma pour encourager et approfondir l’étude de l’héritage andalou et du dialogue interculturel, et pour apporter des éclairages sur les différentes études et publications qui s’enregistrent dans cette thématique d’une grande richesse et d’actualité. Il est ainsi à noter que ce nouveau colloque poursuit le travail entamé en 2021 par « Beït al-Hikma », avec un autre colloque international intitulél’« héritage andalou en Tunisie du XIIIᵉ siècle à nos jours » et qui a abouti par la publication d’un ouvrage collectif trilingue retraçant les multiples apports des Andalous à la civilisation tunisienne dans des domaines variés tels que la politique, la langue, l’économie, le patrimoine et la musique.
Programme scientifique riche et diversifié
Le colloque qui démarre à 8h30 et qui sera marqué par quelques allocutions officielles permettra aux chercheurs de mieux cerner le sujet. « La croix et le croissant – Répercussions du conflit en Méditerranée » ainsi s’intitule la première séance inaugurale qui sera présidée par le Pr Kamel Gaha et qui comportera sept interventions rythmeront cette séance. « Les captifs espagnols des expéditions de Bougie (1555) » seront racontés par le Pr Bernard Vincent. De « La désertion des soldats vers la Barbarie » parlera le Pr Manuel Lomas. Quant à la Pr Raja Yassine Bahri, elle a choisi de présenter et d’analyser « Le témoignage du moine Francisco Ximénez sur la Régence de Tunis ». Ces interventions permettront de mieux comprendre les enjeux de l’interculturalité et les interactions historiques entre les deux rives de la Méditerranée.
D’autres interventions explorant des dessins et des écrits de l’époque et mettant l’accent sur l’interculturalité arabo-hispanique sont à l’ordre du jour.
La 2ème séance scientifique apportera des éclairages sur « L’Andalousie musulmane dans la littérature universelle ». Présidée par le Pr Sofiane Malki, elle interrogera à travers les différentes communications l’œuvre du célèbre écrivain argentin Jorge Luis Borges, les écrits de Ali Louati et Heinrich Hein, et racontera la place qu’occupe Cervantès dans la scène artistique tunisienne.
Intitulée « L’interculturalité scientifique et technique en Andalousie », la 3ème séance mettra en lumière les contributions majeures des savants andalous et de leurs échanges avec leurs homologues européens. Des travaux de figures emblématiques telles qu’Ibn Rochd et Ibn al-Jazzar, ainsi que sur les relations scientifiques entre Tunis et l’Espagne aux 17ème et 18ème siècles, les es Prs Hamadi Ben Jaballah, Expiracion Garcia, Ibrahim Ben Mrad et Ahmed Saadaoui parleront.
Si la 4ème séance portera sur « La pensée religieuse dans l’Andalousie musulmane », la 5ème et dernière séance sera dédiée à « L’Andalousie dans la poésie arabe ». Présidée par le Pr Hamadi Ben Jaballah, elle alliera analyses et lectures de quelques textes pour se clôturer avec une communication de la Pr Saloua Hfaiedh sur la musique andalouse.
Imen.A.
JCC 2025 dévoile sa sélection « Ciné Promesse »
Le comité d’organisation de la 36ème édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) qui se tiendra du 13 au 20 décembre 2025 a dévoilé sur la page officielle du festival la liste des films sélectionnés dans le cadre de la compétition « Ciné Promesse », une plate-forme dédiée aux nouvelles propositions et un espace de découverte des cinéastes de demain. Ci-après la liste qui comprend 12 films d’école en provenance de 8 pays : Tunisie, Palestine, France, Liban, Maroc, Egypte, Chine et les Pays- Bas :
- « A sa place » de Marguerita Nakhoul-Université Notre-Dame-de-Louaizé (Liban)
- « Qaher » de Nada Khalifa-Warsaw Film School (Palestine)
- « Les Anges » de Mona Favoreu-Université de Corse (France)
- « Jeu du Diable et des Anges » de Mohammed Amine Khemiri-Université Centrale (Tunisie)
- « Pierre-feuille-ciseaux » de Cherifa Benouda-Ecole Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma de Gammarth (Tunisie)
- « Sous les ruines » de Nadhir Bouslama-Ecole nationale supérieure des métiers de l’image et du son (Tunisie)
- « Rêveur, incertain et mourant tous les jours » de Hossam Waleed-Cinema School – Jesuit Cairo (Egypte)
- « Chercher Abbas Saber » de Dina Hassan Aboelea-High Cinema Institute (Egypte)
- « Un mirage d’hiver » de Guoju Wang-London Film school (Chine)
- « Détruis-moi, s’il te plaît » de Flora Woudstra Hablè -LUCA School of Arts (Pays-Bas/Liban)
- « Au gré du vent » d’Inès Lehaire-Ecole Supérieure des Arts Visuels de Marrakech (Maroc)
« Préquel » de Kacem Skalli-Ecole Supérieure des Arts Visuels de Marrakech (Maroc)
Fares Ferjani offre à la Tunisie une 4e médaille d'or
Le Tunisien Fares Ferjani a remporté ce mercredi la médaille d'or de l'épreuve d'escrime ( sabre individuel) des Jeux de la Solidarité Islamique qui se tiennent en Arabie Saoudite en battant le Turc Furkan Yaman 15-14.
La Tunisien totalise ainsi 16 médailles à ces Jeux. 4 or, 3 argent et 9 bronze.
J.B.
Retenez bien ce nom : Le Curaçao est qualifié au Mondial 2026 !
C'est probablement l'histoire la plus extraordinaire de ces éliminatoires de la Coupe du monde. Curaçao, petite île rattachée aux Pays-Bas qui jouit d'une autonomie, possède aussi son équipe nationale de football. L'été prochain, elle fera partie des 48 équipes présentes lors du Mondial 2024 aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Une histoire dingue, oui, et pas comme les autres.
Rien ni personne n'aura donc stoppé le conte de fées de cette toute petite île de la mer des Caraïbes. Cet Etat autonome des Petites Antilles, membre du Royaume des Pays-Bas, avec sa superficie de 444 m² et 150 000 habitants, va devenir le plus petit pays à participer à la Coupe du monde, effaçant des tablettes l'Islande, jusqu'ici détentrice du record en la matière. Les grincheux diront que tout ceci ne serait jamais arrivé dans un Mondial à 32. Que l'élargissement ad nauseam de la phase finale de la Coupe du monde rend possible ce genre d'histoire, et il est vrai que la zone Concacaf est l'immense gagnante de ces qualifications.
Il n'en reste pas moins que Curaçao, plus connu jusqu'ici pour sa célèbre liqueur d'organe qui peuple tant de cocktails, n'a pas volé sa place. Au cours des deux phases de groupes, la "Blue Wave" a disputé au total dix matches, terminant sans la moindre défaite (7 victoires et 3 nuls). La seule équipe invaincue de la Concacaf dans ces éliminatoires.
Alors, quelle est donc cette équipe que la planète foot découvrira pour la première fois l'été prochain ? A sa tête, une figure bien connue, elle. Dick Advocaat, possède un CV long comme le bras. Il a entraîné le PSV Eindhoven, le Borussia Moenchengladbach, Fenerbahçe ou encore Feyenoord, et a également été le sélectionneur des Pays-Bas, de la Serbie, de la Belgique ou de la Russie. S'il n'a jamais posé ses valises durablement quelque part, ce technicien respecté et globe-trotter a donc fini à Curaçao l'an dernier. Son impact a été colossal. De l'avis de tous, le technicien batave a effectivement fait grandir cette équipe en un minimum de temps. S'il reste en poste à l'été 2026, Advocaat deviendra à 78 ans le plus vieux sélectionneur de l'histoire de la Coupe du monde.
Ne cherchez pas de stars dans l'effectif curacien. Beaucoup sont nés et ont grandi aux Pays-Bas et possèdent la nationalité néerlandaise, mais ils peuvent représenter la Blue Wave grâce à leurs origines curaciennes. Les liens avec le football néerlandais sont multiples et évidents. Avant Advoccat, un certain Patrick Kluivert avait d'ailleurs été le sélectionneur dans les années 2010 puis brièvement en 2021.
Grâce à la Coupe du monde et à son équipe nationale, tout le monde saura maintenant que le Curaçao n'est pas qu'un alcool et pourra même réussir à placer ce minuscule Etat autonome sur la carte du monde dont les eaux turquoises sont situées à une soixantaine de kilomètres au large du Venezuela. Le défi sera immense l'été prochain au Mondial pour la "Blue Wave". D'ici là, c'est l'heure du conte de fées et du rêve éveillé.
Un appel à candidatures pour la 6ème édition des « Rencontres du Théâtre Amateur »
Le Théâtre de l’Opéra de Tunis (Pôle théâtre et arts scéniques) a annoncé dans un communiqué l’organisation du 9 au 14 janvier 2026 de la sixième édition des « Rencontres du Théâtre Amateur », qui se tiendra, au Théâtre des Jeunes Créateurs, à la Cité de la Culture Chedly Klibi.
Les troupes de théâtre amateur souhaitant participer sont invitées à soumettre leurs dossiers par courrier électronique à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. La date limite de dépot des dossiers a été fixée au 14 décembre 2025.
Les dossiers de candidature doivent présenter une production théâtrale collective de l’année 2025 destinée à un public adulte, un dossier artistique et technique complet, ainsi qu’un enregistrement audiovisuel intégral du spectacle en haute qualité sur un seul support.
« Fresques Symphoniques de Carthage à Paris » à la Maison de la Tunisie, à Paris, avec le CSO
Le Carthage Symphony Orchestra (CSO) sera au cœur de la capitale française le samedi 29 novembre 2025 à 19h30 pour un concert placé sous le signe des « Fresques Symphoniques de Carthage à Paris » au Pavillon Habib Bourguiba de la Maison de la Tunisie.
Ce spectacle, qui prévoit des créations tunisiennes inédites portées par 70 musiciens et choristes de talent sous la direction du maestro Hafedh Makni et du chef de chœur Mourad Gaaloul, est organisé par l’association Musique Sans Frontières, en collaboration avec l’Association des Tunisiens des Grandes Écoles (ATUGE) et le soutien de la Fondation Arts et Culture.
Le public pourra également découvrir durant ce voyage musical les grands classiques symphoniques, un best off des concerts phares du CSO, des morceaux choisis de la musique française, de la pop, des rythmes latino-américains, un hommage à symphonique au légendaire groupe Abba et à la musique orientale avec des morceaux choisis de Farid El Atrache et d’Oum Kalthoum.
La résolution du Conseil de sécurité sur Gaza sous la loupe des analystes tunisiens : Qu’en est-il de l’Etat palestinien ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Quelles sont les retombées de la résolution concernant la Bande de Gaza adoptée lundi dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU sur la paix au Moyen Orient et pourquoi le vote de l’Algérie a été critiqué ?
Treize des membres du Conseil de sécurité de l’ONU, dont l’Algérie, se sont prononcés lundi dernier en faveur de la résolution prévoyant en particulier le déploiement d’une force internationale dans le cadre du plan de paix de Donald Trump à Gaza.
Selon l’agence de presse AFP : « Plusieurs fois modifiée lors de négociations sensibles, la résolution "endosse" le plan du président américain qui a permis, depuis le 10 octobre, un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas dans le territoire palestinien ». Le texte, vu par l’AFP, « donne mandat jusqu’au 31 décembre 2027 à un "Comité de la paix", organe de "gouvernance de transition" jusqu’à la réforme de l’Autorité palestinienne.
Ce comité doit être présidé par Donald Trump. La résolution "autorise" aussi une "force de stabilisation internationale" (ISF) chargée notamment de la sécurisation des frontières avec Israël et l’Egypte, de la démilitarisation de Gaza, du désarmement "des groupes armés non étatiques", de la protection des civils et de la formation d’une police palestinienne. La composition de cette force n’est pas évoquée ». Qu’en est-il, de fait, d’un Etat palestinien ?
Contrairement aux premières versions, l’éventualité d’un Etat palestinien est mentionnée. Après la réforme de l’Autorité palestinienne, "les conditions pourraient finalement être en place pour un chemin crédible vers une autodétermination palestinienne et un statut d’Etat", dit le texte.
Réaction immédiate du Hamas : « Le texte, soutenu par l’Autorité palestinienne, "ne répond (ait) pas aux exigences et aux droits politiques et humains" des Palestiniens. Il "impose un mécanisme de tutelle internationale sur la bande de Gaza, ce que notre peuple, ses forces et ses composantes rejettent ».
Depuis, la position de l’Algérie qui a voté pour cette résolution est au cœur d’une grande polémique…Qu’en pensent justement les analystes politiques ?
Fragile …
Pour l’universitaire, Nasreddine Souilmi : « A mon avis, il faut lire le vote algérien en prenant compte du contexte géopolitique actuel, notamment concernant le dossier du Sahara occidental. Le soutien de l’Algérie pour la Cause palestinienne a été fragilisé suite au vote du même Conseil de sécurité de l’ONU en faveur du Maroc et son projet d’autonomie pour le Sahara occidental.
Donc, l’Algérie a harmonisé sa politique diplomatique avec cette nouvelle donne. La normalisation du Royaume avec l’entité sioniste a créé une nouvelle donne qui est de nature à remodeler toute la région du Maghreb, d’où cette prudence de l’Algérie qui tente d’éviter d’être entrainée dans une escalade aux retombées néfastes sur toute la région ».
De son côté, l’universitaire Salem Chérif nous a confié : « Personnellement, je pense que ce vote, et comme l’a précisé le ministre algérien d’État, ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, s’inscrivait dans une démarche réfléchie reposant sur plusieurs considérations objectives.
Il faut également savoir que cette résolution répond aux priorités urgentes qui se sont imposées à la communauté internationale après l’agression israélienne contre Gaza, tout en préservant les principes fondamentaux de la solution de la question palestinienne. L’autre point positif est que cette résolution réaffirme le rejet du déplacement forcé des populations et s’oppose aux plans israéliens visant à annexer ou occuper Gaza par la force militaire.
L’Algérie a aussi précisé que cette décision ne remet nullement en cause les fondements d’une solution juste, durable et définitive au conflit israélo-palestinien, conformément aux résolutions pertinentes de la légalité internationale. Donc, il s’agit d’un vote réfléchi qui prend en considération la souffrance de plus de deux millions de personnes meurtries par trois ans de guerre génocidaire ».
M.B.S.M.
Journées cinématographiques de Carthage (JCC) 2025 : Une affiche vibrante et une sélection de films tunisiens prometteuse
Par Imen Abderrahmani
À moins d’un mois du grand rendez-vous (13 au 20 décembre), les Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) ont dévoilé quelques secrets, comme un film dont les premières images nous murmurent déjà ses promesses. Retour sur l’affiche et les films tunisiens en compétition!
Encore quelques semaines pour que Tunis et quelques autres villes (Section JCC dans les régions) parleront cinéma. Plus qu’une manifestation cinématographique arabo-africaine avec une ouverture sur le monde, les JCC sont un carrefour vibrant où les voix du Sud s’élèvent, où les cultures se rencontrent, et où le cinéma devient un outil de dialogue, de résistance et de transformation sociale. Un espace pour rêver, pour collaborer et pour s’exprimer. En attendant que le programme complet soit révélé, le comité d’organisation a déjà dévoilé l’affiche, une belle invitation pour réfléchir à toutes ces possibilités qu’offrent les JCC. Une invitation pour rêver et voyager même le temps d’une projection. Une invitation pour se libérer de toutes ces chaînes visibles et invisibles.
Conçue par le designer graphique Firas Agrebi, l’affiche qui se présente comme un premier acte, un premier contact entre le festival dans sa 36ème édition et le grand public laisse deviner l’esprit de la manifestation et sa philosophie comme son orientation. Un cinéma en mouvement, à la croisée des cinémas arabe, africain et international, un cinéma engagé où la femme mise en avant et en mouvement n’est jamais un accessoire mais un vrai acteur de la scène cinématographique. Le geste fluide mais marquant, une branche de jasmins entre les doigts, avec tout le symbolique de cette fleur dans la culture tunisienne, l’affiche promet une édition marquante comme le parfum du jasmin qui transcende le corps et s’invite dans le cœur et ne se laisse jamais oublier.
L’image aux couleurs vibrantes de bleu et orangé rappelle le Sahara avec tout son mystère et la mer dans toute sa profondeur. A ces deux couleurs s’ajoute le violet, symbole de la créativité et la loyauté et le fuchsia, une couleur audacieuse synonyme de modernité, vitalité et énergie.
Ces films tunisiens en compétition
L’affiche révélée, le comité directeur a choisi de mettre en avant la sélection des films tunisiens qui concourent pour les différents prix du festival. Au total : 9 neuf films seront en lice pour les différents Tanit de l’édition 2025.
Pour la première fois dans l’histoire de ce festival créé en 1966, trois réalisatrices femmes concourent dans la même section, celle de la compétition officielle.
Le comité de sélection a opté pour trois films tunisiens de réalisatrices tunisiennes qui ont été ces derniers à l’affiche de nombreux prestigieux festivals et qui ont été même primés : « Là où vient le vent » de Amel Guellaty, un récit initiatique poétique qui suit le parcours d’Alyssa, une jeune rebelle en quête de sens, et Mehdi, un timide rêveur, qui entreprennent un road trip vers le sud tunisien, où un concours pourrait transformer leur existence, affrontant ensemble les défis de leur réalité pour découvrir leur propre voie.
Le 2ème film dans cette catégorie est « La voix de Hind Rajab » de Kaouther Ben Hania, qui restitue les quelques heures de communications entre le Centre d’appel du Croissant Rouge, la petite gazaouie Hind Rajab qui a passé des heures dans une voiture, enfermée avec les cadavres de quelques membres de sa famille, attendant l’arrivée des secouristes, assassinés à leur tour par l’armée israélienne, à quelques mètres d’elle.
Le 3ème film est « Promis Le Ciel » d’Erige Sehiri. « Marie (Aïssa MAÏGA), pasteure ivoirienne et ancienne journaliste, vit à Tunis. Elle héberge Naney (Debora Lobe Naney), une jeune mère en quête d’un avenir meilleur, et Jolie (Laetitia Ky), une étudiante déterminée qui porte les espoirs de sa famille restée au pays. Quand les trois femmes recueillent Estelle Kenza Dogbo, 4 ans, rescapée d’un naufrage, leur refuge se transforme en famille recomposée tendre mais non tranquille dans un climat social de plus en plus préoccupant.», lit-on dans le synopsis.
S’agissant de la compétition officielle des longs-métrages documentaires, le comité de sélection a opté pour « Le Para-dis » de Majdi Lakhdar, « Notre Semence » de Anis Lassoued et « On The Hill » de Belhassen Handous.
« Le Fardeau des Ailes » de Rami Jarboui, « Sursis » de Walid Tayaa et « Tomates Maudites » de Marwa Tiba représenteront la Tunisie dans la compétition officielle des courts-métrages.
En attendant la révélation de toute la programmation, marquez la date de la 36ème édition sur vos agendas et laissez-vous porter par les promesses de films de qualité des quatre coins du monde.
Imen.A.
Report du match de la 15e journée entre L'EST et l'USBG
Finalement, le rencontre entre l'Espérance et l'USBGuerdane entrant dans le cadre de la 15e journée de la Ligue 1 , programmée pour le 26 novembre courant sera reportée à une date ultérieure sachant que le club Sang et Or s'envolera le même jour en Angola pour y rencontrer Petro Atletico en Ligue des champions, trois jours après.
L'USBGuerdane a donné son accord pour ce report par écrit. Il ne reste plus que l'aval de la Ligue Nationale de Football Professionnel et la désignation d'une nouvelle date.
J.B.
Editorial : La guerre des ripoux…
Par Chokri Baccouche
Un méga-scandale de corruption ébranle, ces derniers jours, les plus hauts sommets de l’Etat ukrainien. Au moment où la guerre qui oppose Kiev à la Russie continue à faire rage, des amis et des proches du président Volodymir Zelensky s’adonnent à un pillage en règle des ressources du pays. L’Office national anti-corruption leur reproche en effet d’avoir amassé quelque 100 millions de dollars, et ce, en contraignant les fournisseurs de compagnies publiques d’énergie à leur verser des pots de vin. Les enquêteurs révèlent ainsi l’existence d’une véritable organisation criminelle de haut niveau opérant notamment dans les secteurs très lucratifs de l’énergie et de la défense et dont les membres ne ratent aucune occasion pour se sucrer au passage et se remplir illicitement les poches..
C’est ainsi que l’argent censé servir à réparer les centrales et les réseaux électriques endommagés par les bombardements a servi à édifier des villas luxueuses pour les hommes gravitant autour du président ukrainien, dans les villes huppées et les stations balnéaires très réputées en Europe ou ailleurs. Un certain Timour Mendich est le principal instigateur de ce détournement de fonds massif. L’homme est non seulement un proche de Zelensky mais il est également associé dans la société du président ukrainien lorsqu’il était acteur dans une émission de téléréalité. Selon des médias ukrainiens, Mendich s’est fait la malle, deux petites heures avant l’arrivée des agents de la police criminelle venus l’arrêter. Les relations au plus haut niveau de l’Etat servent toujours à quelque chose, diront les mauvaises langues. Mendich se serait réfugié en Israël d’où il ne risque pas d’être extradé, semble-t-il. Au pays du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a lui-même maille à partir avec la justice pour corruption, la solidarité entre ripoux n’est certainement pas un vain mot. Moins chanceux, le ministre de la Justice, Guerman Galouchtchenko, et la ministre de l’Énergie, Svitlana Gryntchouk, tous deux impliqués dans la même affaire, ont dû présenter leur démission, éclaboussant au passage le régime du président Zelensky, déjà en proie depuis quelque temps à une grave crise liée au recrutement de nouveaux contingents militaires.
La guerre en Ukraine qui perdure depuis voilà plus de trois années consécutives a généré des dégâts matériels et humains considérables. On estime à plusieurs centaines de milliers le nombre de soldats des deux camps tués sur le front. Pour combler le manque de plus en plus croissant de combattants, l’état-major de l’armée ukrainienne table sur l’enrôlement urgent de 500 mille nouvelles recrues que les autorités peinent à trouver, et pour cause ! Des centaines de jeunes préfèrent soudoyer des fonctionnaires corrompus en leur versant d’importantes sommes d’argent afin d’obtenir une exemption médicale. Ceux qui n’en ont pas les moyens tentent leur chance de fuir illicitement le pays afin d’éviter d’aller au front. Et entre les deux tendances, certains se barricadent carrément chez eux et évitent de sortir de peur de se faire chopper dans la rue et enrôler de force.
De ce qui précède, on peut déduire que le peuple ukrainien est doublement sanctionné. Pour avoir subi, d’abord, une guerre particulièrement meurtrière et dévastatrice qui aurait pu être évitée si le bon sens et la raison l’avaient emporté sur les velléités guerrières et les calculs mesquins à visée géopolitique de certains protagonistes, étrangers notamment. Et comme si ce drame n’avait pas suffi, voilà que la corruption entre en scène et rajoute une couche aux heurts et malheurs des populations civiles. La corruption, on le sait, est incompatible avec le patriotisme. Dans le domaine politique où elle fait des ravages, elle rime avec népotisme. Que le pays traverse une période difficile ou pas, les personnes qui gravitent autour du cercle restreint du pouvoir profitent un max pour se mettre plein les poches au détriment bien évidemment du reste de la population. Les civils endurent les pires souffrances, les militaires meurent au front par milliers pour défendre quelques kilomètres carrés du territoire national et les politiques ne font que penser à leurs vieux jours à l’ombre d’un cocotier, de préférence, quelque part sur une plage de sable fin en mer des Caraïbes. Le tout avec un solide compte en banque dans un paradis fiscal. Et dire que cette guerre aurait pu être évitée si…
C.B.
Tunisie- Brésil (1-1) : Une prestation très honorable des Aigles de Carthage
Par Jamel Belhassen
Optant pour un dispositif tactique prudent assorti d'un jeu de contres, la Tunisie a tenu tête à son illustre adversaire, le grand Brésil
Le tant attendu match de préparation entre le Tunisie et le Brésil programmé au stade Pierre Mauroy à Lille a été joué devant une forte communauté tunisienne et arabe vivant en France. Croiser le fer avec la selecao entraînée par le fameux Carlo Ancelotti et comptant sur des stars mondiales comme Casemiro, Marquinhos ou Vinicius Junior ne pouvait que créer des sensations uniques. La première période a été jouée sur un rythme endiablé.
Disposés en 3-5-2 avec Meriah, Talbi et Bronn dans l'axe central , un Talbi survolté à gauche et Majbri remuant à l'entrejeu, la Tunisie a rendu la tâche du Brésil délicate.
Après deux essais d'Estevao ( 3e), et ( 12e), les Aigles de Carthage arrivent à trouver le chemin des filets par Mastouri suite à un service royal de Abdi ( 1-0) à la (23e). Titillés dans leur amour-propre, les Brésiliens se donnent à fond pour égaliser devant une défense tunisienne qui tient bon.
Dahmen sauve en corner une coup franc de Rodrygo ( 37e). Et c'est sur une faute de main de Bronn que le Brésil obtient un penalty après l'intervention de la VAR. ( 44e). Estevao réussit l'egalisation ( 1-1).
Après les citrons, les Brésiliens reviennent plus forts. Les Tunisiens résistent. Saad voit son tir rater de peu la cage. et Trabelsi remplace Mastouri, un attaquant, par Gharbi (58e) pour renforcer l'entrejeu et dominé par la Selecao.
Sassi commet une faute ( 77e). Penalty que Paqueta tire au dessus. Sans animation offensive, la Tunisie subit le jeu. Vinicius tire en fin de match sur le poteau ( 90+4e). La parité est sauvegardée. Un score très honorable pour les Aigles de Carthage.
Formation de la Tunisie
Dahmen, Valery, Abdi ( Ben Ouannes (79e), Meriah, Talbi, Bronn, Skhiri, Sassi, Majbri ( Chawat 87e), Saad ( Achouri 78e) , Mastouri ( Gharbi 58e).
J.B.
Youssef Msakni officiellement à l'Espérance pour un an et demi
Par Jamel Belhassen
Le retour de Youssef Msakni à l'Espérance est désormais chose faite. Après avoir donné son accord aux dirigeants Sang et Or sans aucune condition, Msakni a effectué aujourd'hui avec succès la traditionnelle visite médicale et il devrait signer un contrat le liant à l'Espérance d'une durée d'un an et demi.
Son retour au Parc B après treize années passées au Qatar est devenu nécessaire après la blessure de Youssef Belaili , lors du dernier derby et qui l'éloignera des terrains durant six mois.
Il aura à retrouver ses sensations physiques lors de la longue trêve que connaîtra le championnat national en décembre et en janvier à l'occasion de la coupe arabe et la coupe d'Afrique des Nations.
J.B.
Ballon d’or africain 2025 : Salah, Hakimi et Osimhen, trio final pour le sacre
L’Égyptien Mohamed Salah, le Marocain Achraf Hakimi et le Nigérian Victor Osimhen sont les trois finalistes retenus par la Confédération africaine de football (CAF) pour le titre du meilleur joueur africain 2025 dont le nom sera rendu public mercredi à Rabat (Maroc), à 18 h GMT.
Un des trois finalistes, le défenseur du Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi, l’attaquant de Liverpool, Mohamed Salah (vainqueur des éditions 2017 et 2018) et l’attaquant de Galatasaray, Victor Osimhen, succédera au Nigérian Ademola Lookman, sacré en 2024.
Les trois joueurs étaient déjà finalistes lors de l’édition 2023. Victor Osimhen avait été sacré meilleur joueur africain de l’année, succédant ainsi au Sénégalais Sadio Mané.
Agé de 26 ans, Osimhen est actuellement le meilleur buteur de la Ligue des champions européenne, avec six réalisations. Arrivé dans le championnat turc en 2024, il a inscrit la saison dernière 37 buts en 41 matchs, toutes compétitions confondues.
Meilleur buteur (30 buts) et meilleur passeur (18 passes) la saison dernière en Premier League, Salah a également remporté le championnat anglais lors de l’exercice écoulé. L’Égyptien, âgé de 33 ans, a terminé quatrième au classement du Ballon d’or 2025, remporté par le Français Ousmane Dembélé.
Il a devancé le Brésilien Raphinha (FC Barcelone) et le Marocain Achraf Hakimi, auteur d’une saison remarquable avec le Paris Saint-Germain, avec lequel il a remporté le championnat de France, la Coupe de France et la Ligue des champions européens. Blessé il y a quelques jours, le défenseur marocain de 27 ans manquera plusieurs échéances importantes avec son club et la sélection nationale. Il est le quatrième joueur africain à remporter au moins deux fois la Ligue des champions de l’UEFA.
Les CAF Awards récompensent les meilleurs acteurs du football africain de la saison écoulée.
Les trois finalistes du trophée de la meilleure joueuse africaine sont également connues : la Nigériane Rasheedah Ajibade (PSG) ainsi que les Marocaines Ghizlane Chebbah (Al Hilal, Arabie saoudite) et Sanaa Mssoudy (AS FAR).
La CAF a aussi révélé les trois nominés dans les catégories suivantes : joueuse de l’année, joueur et joueuse interclubs, entraîneur de l’année, gardien et gardienne de l’année, équipes nationales masculine et féminine de l’année, club de l’année, jeune joueur et jeune joueuse de l’année.
Voici la liste complète des nominés :
Joueur de l’année
Mohamed Salah (Égypte, Liverpool)
Achraf Hakimi (Maroc, Paris Saint-Germain)
Victor Osimhen (Nigeria, Galatasaray)
Joueuse de l’année
Rasheedah Ajibade (PSG)
Ghizlane Chebbah (Al Hilal)
Sanaa Mssoudy (AS FAR)
Joueur interclubs de l’année
Fiston Mayele (RD Congo, Pyramids)
Mohamed Chibi (Maroc, Mamelodi Sundowns)
Oussama Lamlioui (Maroc, RS Berkane)
Entraîneur de l’année
Bubista (Cap-Vert)
Mohamed Ouahbi (Maroc U20)
Walid Regragui (Maroc)
Gardien de but de l’année
Yassine Bounou (Maroc, Al Hilal)
Munir Mohamedi (Maroc, RS Berkane)
Ronwen Williams (Afrique du Sud, Mamelodi Sundowns)
Gardienne de but de l’année
Khadija Er-Rmichi (Maroc, AS FAR)
Chiamaka Nnadozie (Nigeria, Brighton)
Andile Dlamini (Afrique du Sud, Mamelodi Sundowns)
Jeune joueur de l’année
Abdellah Ouazane (Maroc, Ajax)
Othmane Maamma (Maroc, Watford)
Tylon Smith (Afrique du Sud, Queens Park Rangers)
Jeune joueuse de l’année
Adji Ndiaye (Sénégal, AS Bambey)
Doha El Madani (Maroc, AS FAR)
Shakirat Moshood (Nigeria, Bayelsa Queens FC)
Équipe nationale de l’année
Cap-Vert
Maroc
Maroc U20
Club de l’année
Pyramids FC (Égypte)
RS Berkane (Maroc)
Mamelodi Sundowns (Afrique du Sud)
















