Impôt sur la fortune : Des avantages, mais aussi des incontinences
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le projet de loi de finances pour l’exercice de 2026 prévoit l’instauration d’un impôt sur la fortune. Qui sont concernés par cette nouvelle fiscalité et à partir de quel seuil les concernés seront imposés ?
L’expert en économie et en finance Mohamed Salah Jennadi a éclairé notre lanterne : « Il s’agit d’une nouveauté dans le système fiscal tunisien qui a ses avantages, mais aussi ses incontinents ». Que dit, justement, le projet de loi ?
Selon l’article 50 du projet de loi du budget de l’année 2026 : « Cette nouvelle taxe s’appliquera aux personnes physiques dont la valeur totale des biens dépasse un certain seuil.
Elle concernera les biens immobiliers et mobiliers appartenant aux personnes physiques, y compris ceux détenus par leurs enfants mineurs, tous types d’actifs acquis comme les immeubles, les fonds de commerce, les biens mobiliers, les dépôts bancaires, les placements auprès d’institutions financières ou de la Poste tunisienne, les valeurs mobilières et les obligations et les capitaux propres.
Les Tunisiens résidant à l’étranger sont également concernés par cet impôt sous réserve des conventions internationales portant sur la non-double imposition. »
Et pour comprendre comment cette nouvelle imposition sera appliquée, l’expert en économie et en finance Mohamed Salah Jennadi nous apprend : «L’impôt sur la fortune sera calculé sur la valeur nette du patrimoine, après déduction des dettes y afférentes et en excluant certaines garanties réelles consenties aux entreprises. Ainsi, les taux seront de l’ordre de 0,5% pour les patrimoines compris entre 3 et 5 millions de dinars et de 1% pour les patrimoines supérieurs à 5 millions de dinars.
Au niveau juridique et procédural, cet impôt sera soumis aux règles du Code des droits et procédures fiscaux, notamment la déclaration et paiement, le contrôle et contentieux, la prescription et restitution et les sanctions en cas de manquement. »
Justice fiscale …
Pour les analystes fiscaux dont notre expert du jour, en l’occurrence Mohamed Salah Jennadi : « L’impôt sur la fortune taxe le patrimoine plutôt que les revenus. Cette dimension pose problème aux détenteurs de grandes fortunes immobilisées dans des actifs non liquides – immobilier, œuvres d’art, entreprises familiales.
Contrairement à un impôt sur le revenu, où la taxation concerne uniquement les gains annuels, l’impôt sur la fortune exige un prélèvement régulier sur un patrimoine qui ne génère pas toujours de liquidités immédiates. Cela peut entraîner une nécessité de vendre des actifs pour payer l’impôt, ce que certaines études et recherches, la dernière parue dans The Conversation, considèrent comme un frein à l’investissement et à la croissance économique et incite même à s’exiler fiscalement. »
Et d’ajouter : « Certains entrepreneurs et investisseurs estiment que cet impôt limite leur capacité à investir dans des projets nationaux. En conséquence, certains préfèrent délocaliser leur résidence fiscale pour bénéficier de régimes plus attractifs. Cependant, cet impôt sur la fortune a aussi des avantages. Selon l’étude citée ci-dessus, cet impôt alimente des programmes sociaux qui améliorent l’égalité des opportunités et atténuent les écarts de richesse entre héritiers et non-héritiers.
Dans les pays scandinaves, par exemple, l’impôt permet de financer des politiques publiques favorisant l’égalité des chances, comme l’éducation, la santé et l’accès au logement. En redistribuant une partie des grandes fortunes sous forme de services publics et d’investissements sociaux, il contribue à réduire les inégalités de départ entre les individus.
Certaines grandes fortunes, comme Warren Buffett ou Bill Gates, ont même plaidé en faveur d’une taxation plus élevée des grandes fortunes afin de renforcer la cohésion sociale. Pour rappel, la Suisse a prélevé 9,5 milliards d'euros sur le patrimoine des particuliers en 2023, ce qui représente 4,3 % de l'ensemble des recettes fiscales. En Espagne, ce chiffre était de 3,1 milliards d'euros, soit 0,6 % du total.
La Norvège a généré 2,7 milliards d'euros, soit 1,5 % de ses recettes fiscales, tandis que la France a collecté 2,3 milliards d'euros, ce qui correspond à seulement 0,2 %. »
M.B.S.M.
Prix Katara du roman arabe 2025 : Le Tunisien Omar Jemli primé
Le romancier tunisien Omar Jemli a remporté le Prix Katara du roman arabe 2025 dans la catégorie des romans historiques inédits pour son œuvre « Dien Bien Phu – Histoire de ceux que l’Histoire a oubliés ».
La cérémonie s’est déroulée à Doha, au Qatar, dans le cadre de la remise des Prix Katara, l’une des distinctions littéraires les plus prestigieuses du monde arabe. Créé en 2014 par la Fondation Katara, le prix récompense des écrivains dans six catégories : romans publiés, inédits, historiques, jeunesse, études critiques et romans qataris.
Parmi les autres lauréats figurent des auteurs originaires de Palestine, du Yémen, d’Égypte, d’Irak, de Jordanie, de Syrie, d’Algérie et du Maroc. Les lauréats des principales catégories reçoivent jusqu’à 30 000 dollars et la traduction de leur œuvre en anglais, favorisant leur rayonnement international.
Ce prix met en valeur la diversité et la richesse de la littérature arabe contemporaine, tout en offrant une reconnaissance importante aux talents émergents comme confirmés.
Editorial : Une guerre invisible, mais imminente … - Par Jalel HAMROUNI
Par Jalel Hamrouni
Depuis plusieurs mois, la tension entre la Russie et l’Europe ne cesse de s’intensifier. Les discours se durcissent, les postures militaires se raffermissent, et les systèmes de défense se déploient comme au plus fort de la guerre froide. Cette fois, il ne s’agit plus de missiles nucléaires ou de chars massés aux frontières, mais d’un nouvel arsenal technologique : les systèmes anti drones.
Ces machines silencieuses, capables de détecter, brouiller ou abattre les drones ennemis, incarnent la nouvelle frontière de la confrontation militaire. Pourtant, derrière cette modernité apparente, se dessine un scénario que l’Europe a déjà connu : celui de la Seconde Guerre mondiale, lorsque les alliances se nouaient dans la méfiance, les provocations s’accumulaient, et que l’orgueil national se mêlait à la peur d’un déclin.
L’Ukraine est devenue, une fois de plus, le théâtre d’un affrontement par procuration entre Moscou et l’Occident. Tandis que la Russie renforce ses capacités de guerre électronique et multiplie les frappes de drones kamikazes, les pays européens, soutenus par l’OTAN, installent en urgence des boucliers anti drones le long de leurs frontières orientales.
L’Allemagne, la Pologne et la Lituanie, en particulier, investissent massivement dans des technologies capables de neutraliser ces menaces. Berlin parle d’une « guerre invisible », mais tout indique que cette guerre n’est plus seulement invisible : elle est imminente.
La rhétorique des deux camps rappelle étrangement celle des années 1930. À l’époque déjà, les puissances européennes pensaient pouvoir contenir la montée en puissance d’un régime autoritaire par des alliances défensives et des démonstrations de force. Aujourd’hui, c’est la même logique : une course à la dissuasion où chaque avancée militaire de l’un devient le prétexte d’un renforcement de l’autre.
Les systèmes anti drones européens ne sont pas seulement des outils de protection, ils sont devenus un symbole de souveraineté et de défi envers Moscou. Dans les capitales occidentales, on redoute l’expansion de la guerre en Ukraine vers les pays baltes ; à Moscou, on perçoit chaque radar installé comme une provocation directe, un pas de plus vers un encerclement.
Les parallèles avec la Seconde Guerre mondiale sont d’autant plus troublants que le climat politique européen s’assombrit. La peur, la propagande et les discours nationalistes refont surface. Les appels à la « défense de la civilisation européenne » rappellent étrangement les slogans d’avant 1939. La Russie, quant à elle, rejoue sa vieille partition impériale : celle d’une puissance encerclée, trahie par l’Occident, contrainte de réaffirmer sa grandeur par la force.
Dans ce théâtre géopolitique saturé d’émotions et de symboles, les drones ne sont qu’un instrument, le symptôme d’une confrontation plus profonde — celle de deux visions du monde irréconciliables.
Le champ de bataille de demain ne sera pas celui de Stalingrad, mais celui du cyberespace, des satellites, et des essaims de drones autonomes. Les guerres ne se gagnent plus seulement par les chars et les bombes, mais par les données, l’intelligence artificielle et la supériorité électronique.
C’est une guerre sans visages, sans héros, sans gloire — une guerre où la frontière entre agresseur et défenseur devient floue, car chaque attaque numérique peut être niée, chaque drone abattu peut être présenté comme une erreur technique.
Cependant, la mécanique de la peur reste la même. Comme en 1938, les diplomates multiplient les réunions d’urgence, les alliances se reforment, les budgets militaires explosent, et les opinions publiques s’habituent peu à peu à l’idée de l’inévitable. L’Europe, qui croyait avoir tourné la page des guerres sur son sol, redécouvre la fragilité de sa paix. La Russie, de son côté, semble déterminée à tester jusqu’où l’Occident est prêt à aller pour défendre ses principes. Les deux camps avancent sur une ligne fine, celle qui sépare la dissuasion de la provocation.
Le plus inquiétant est que cette montée des tensions s’accompagne d’une banalisation du discours guerrier. Les mots « conflit », « frappe préventive », « neutralisation », ou « riposte immédiate » envahissent les médias comme s’ils faisaient partie du langage courant. L’Europe s’arme, la Russie réplique, et la spirale s’accélère. Comme dans les années 1930, personne ne veut la guerre, mais tout le monde s’y prépare.
Ce qui manque, aujourd’hui comme hier, c’est la voix du raisonnable, celle qui rappelle que la sécurité ne peut être durable si elle repose uniquement sur la peur. La leçon de la Seconde Guerre mondiale n’est pas seulement que la paix se défend, mais qu’elle se négocie. Si l’Europe et la Russie persistent à dialoguer à travers des drones et des radars, elles risquent de réveiller les fantômes d’un passé qu’elles prétendent pourtant avoir dépassé.
J.H.
Ligue des champions- 2e tour aller : L' USM subit la loi de la JSKabylie (0-3) et compromet ses chances de qualification
Par Jamel Belhassen
En se faisant battre lourdement par la JSK , l'USMonastir voit ses chances de qualification à la phase de poules réduites comme peau de chagrin.
Comme de coutume, les oppositions tuniso-algeriennes sont très disputées. Les Monastiriens, ambitieux d'entrée. ont créé le danger à la (7e) par Harzi puis par Ghorbal à la (24e) sans inquiéter Idir. Dans l'autre camp, Messaoudi (6e) et Merghem (13e) ont tenté leurs chances sur des tirs lointains.
Il y avait de l'intensité et une grande détermination des deux côtés lors de la première période. A la reprise, la JSK allait trouver vite le chemin des filets par Merghem sur un tir puissant qui a trompé Hlaoui ( 0-1), à la (49e). La situation se complique pour les Monastiriens face à des Kabyles, coriaces et expérimentés. Et ce n'est pas fini. Sur un autre contre, Akhrib double la marque pour les siens( 0-2) à la ( 64').
Coup dur pour les Tunisiens qui vont encaisser un autre but à la (89e) par Sarr qui est passé dans une defense monastirienne comme dans du beurre ( 0-3). Il faut bien avouer aussi que la JSK , soutenue par un large public, etait bien supérieure à une USM loin de sa forme habituelle. Ainsi, les Kabyles ont fait un grand pas pour la phase de poules alors que les Monastiriens auront besoin d'un miracle pour renverser la tendance en leur faveur en déplacement au match retour.
J.B.
« Vues sur les Arts » 2025 : Le cinéma en partage
Par Imen Abderrahmani
La 6ème édition du festival « Vues sur les arts » continue sa bonne marche à l’Agora – La Marsa et l’Agora- Djerba, proposant jusqu’au 19 de ce mois, une programmation riche et diversifiée. Trois avant-premières des films inédits sont déjà annoncées.
Outre les projections des films, le programme de cette édition propose une sélection de courts- métrages tunisiens, une master-class sur l’art du documentaire, un atelier d’écriture itinérant, et un focus sur le cinéma iranien.
Plateforme de formation et d’encadrement des jeunes talents, l’atelier d’écriture « Courts entre 2 Rives », mené en collaboration avec l’association corse COPMED, pose ses valises à la Marsa après une belle tournée dans plusieurs villes. Quatre candidats seront invités à défendre leurs projets. Il s’agit de Guillaume Micaelli (France), Valentina Pietrarca (Italie), Zayane Béchir (Tunisie), et Doha Safsafi (Maroc). Encadrés par l’universitaire, scénraitse et critique de cinéma Tarek Ben Chaâbane, ce quatuor est invité à présenter leurs projets, lors d’un pitch public, le 18 octobre, devant un jury de professionnels. Le lauréat 2025 se verra remettre un Prix France Télévision, pour soutenir le développement de son film.
Toujours dans le cadre de ce volet dédié au renforcement des capacités, le festival a annoncé la tenue d’une master-class dédiée à la création documentaire, animée par le célèbre documentariste Jean-Michel Djian, et ce le samedi 18 octobre de 11h00 à 13h00. Il y présentera sa méthode de travail, de l’écriture à la construction du récit documentaire. À cette occasion, son film « Un siècle dans la tête » sera projeté en exclusivité, suivi d’un débat animé par le scénariste Tarek Ben Chaâbane.
Ce documentaire interroge les souvenirs d’un siècle à travers les voix de huit centenaires, hommes et femmes, qui ont traversé des fragments intimes de l’histoire du 20ème siècle. « Que se passe-t-il dans la tête de ces huit hommes et femmes centenaires qui ont imprimé leurs souvenirs d’enfance dans les sombres moments d’un siècle sanguinaire ? Est-on certain qu’il n’en reste que le pire ? Cette génération, qui nous transmet une mémoire parcellaire mais toujours vive et sincère, va ici traverser son XXe siècle à elle, nous le raconter de manière personnelle, très personnelle parfois… », lit- on dans le synopsis.
Parmi les nouveautés de cette édition, le lancement d’une rubrique baptisée « Festi-Court », mettant à l’honneur cinq courts-métrages des jeunes talents.
Un bouquet de beaux films à découvrir !
Parmi les films marquants qui seront projetés dans les jours à venir « Chopin, Chopin ! » de Michal Kwiecinski qui sera projeté le 18 octobre à 18h30, à l’Agora- La Marsa et à l’Agora-Djerba. Le film se déroule à Paris au milieu du 19ème siècle, à partir de 1835. Frédéric Chopin, âgé de 25 ans, est déjà adulé dans les salons parisiens, fréquent des cercles aristocratiques, admiré pour son talent pianistique, mais vit dans le secret d’une maladie grave. Le film présente une série de onze épisodes, chacun centré sur un moment significatif de sa vie (ses concerts, ses amours, ses enseignements, ses souffrances) et comment il concilie gloire, passion artistique et fragilité physique.
Un beau film à découvrir qui mêle grande reconstitution historique, costumes élaborés, décors, restituant Paris du 19ème siècle.
Les cinéphiles seront également conviés à découvrir « Divine Comedy » d’Ali Asgari, qui sera projeté lors de la clôture de ce festival dans la section « Focus Iran ». Le film suit Bahram, un cinéaste dont les films ne sont jamais projetés en Iran à cause de la censure, ce qui le pousse à la rébellion. D’autres beaux films rythment le festival, vous n’avez qu’à consulter la page facebook de l’Agora-Djerba et la Marsa.
Imen.A.
Festival international de théâtre de Bagdad
L’acteur tunisien Hamouda Ben Hassine a décroché le Prix du meilleur acteur lors de la sixième édition du Festival international de théâtre de Bagdad, qui s’est clôturée hier soir et qui a démarré le 10 de ce mois.
Ce prix lui a été attribué pour sa performance dans la pièce « Jacaranda » (Call Center Tragedy) , écrite par Abdelhalim Messaoudi, mise en scène par Nizar Saïdi et produite par le Théâtre National Tunisien (TNT).
La pièce, dont les évènements se situent à la fin de la deuxième décennie du deuxième millénaire, explore le parcours de personnages épuisés par l’attente et alourdis par des rêves sans cesse repoussés… La mise en scène dévoile des êtres qui « avancent à pas hésitants parmi les décombres du passé et les mines du présent, en quête d’un salut ou d’un récit alternatif qui reste à écrire », lit-on dans le texte de présentation de la pièce, publié par le TNT.
Le spectateur pourrait croire avoir affaire à des fantômes d’une expérience sociale oubliée, ou à des acteurs rejouant une tragédie ancienne… Mais du cœur de ces ruines émerge un espace à la fois étrange et familier : un centre d’appels (Call Center Tragedy ), ajoute la même source, précisant qu’à travers cette pièce dont le titre arabe est « Jacaranda », le metteur en scène a voulu interroger une mémoire collective en crise, et une conscience individuelle impuissante – celle d’une génération née dans le doute, et ayant grandi à l’ombre du silence… Une génération qui n’a hérité de sa patrie que ses crises et ses impasses.
Ainsi, durant une heure et demie, le temps de la représentation, une question essentielle revient avec insistance : L’individu ou le groupe peut-il réellement dépasser le poids du passé (de l’Histoire) pour inventer un présent façonné par sa seule pensée ? Un peuple peut-il, enfin, sculpter librement son propre destin ?
Décès de l’acteur tunisien Ali Fersi
Le Ministère des Affaires Culturelles a fait part, hier, avec une profonde tristesse et un grand regret, du décès de l’acteur tunisien Ali Fersi, survenu le mercredi 15 octobre 2025.
Originaire du gouvernorat de Kairouan, le regretté comédien a marqué le paysage artistique tunisien par sa participation à de nombreuses œuvres dramatiques emblématiques, parmi lesquelles : « Hssabet w Aqabet » (Comptes et Châtiments), « Qamrat Sidi Mahrous », « Choufli Hal » (Trouve-moi une solution), « Ellayali El Bid » (Les Nuits Blanches), « Rihana », « Manamet Aroussia » et « Hkeyet El Arwi » (Contes d’El Arwi), ainsi que bien d’autres productions télévisées.
Le Ministère a adressé, à l’occasion, ses sincères condoléances à la famille du défunt, à ses proches ainsi qu’à toute la communauté artistique tunisienne.
Tarabiyat Ennejma Ezzahra 2025 : hommage aux grandes voix arabes et tunisiennes
Le Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes Ennejma Ezzahra a lancé hier, jeudi 16 octobre 2025, une nouvelle édition de son événement annuel « Tarabiyat Ennejma Ezzahra », qui se poursuit à Sidi Bou Saïd jusqu’au dimanche 19 octobre. Cette édition rend hommage à de grandes figures de la chanson arabe : Fayrouz, Mayada El Hennawy, ainsi qu’aux icônes tunisiennes disparues Naâma et Olaya.
La soirée d’ouverture, jeudi 16 octobre, a été dédiée à Fayrouz, interprétée avec émotion par Manal Amara Mahfoudhi, qui a su captiver le public avec les plus beaux titres de la diva libanaise.
Le public aura ce soir rendez-vous avec un hommage à Naâma, proposé par Noha Rahim, dans une relecture sensible et respectueuse de l’univers de la chanteuse tunisienne.
Demain, samedi 18 octobre, Alya Belaid prendra le relais pour interpréter les plus grands succès de la star syrienne Mayada El Hennawy.
La clôture de cette édition aura lieu dimanche 19 octobre, avec une soirée consacrée à Olaya, l’une des figures emblématiques de la chanson tunisienne, dont les œuvres seront revisitées par Rihab Essghaïr.
La STB Bank finalise avec succès son bilan carbone Scope 1 et 2, conformément à la norme ISO 14064-1
La Société Tunisienne de Banque (STB) a l’honneur d’annoncer la finalisation de son bilan carbone Scope 1 et Scope 2, réalisé conformément à la norme internationale ISO 14064-1. Cette étape majeure confirme l’engagement de la banque pour une gestion responsable de son impact environnemental et sa contribution active à la lutte contre le changement climatique.
Fruit d’une collaboration étroite entre les équipes de la banque, dont le travail assidu lors de la phase de collecte des données a été indispensable, ainsi qu’à l’expert partenaire dont la collaboration a renforcé la qualité et la fiabilité de ce bilan, ce travail mérite d’être salué avec gratitude.
Ce bilan offre une visualisation détaillée des émissions par direction régionale et par agence, constituant un levier clé pour intégrer ces résultats dans les indicateurs de performance de la banque et orienter ses décisions en matière de développement durable.
Consciente des défis à venir, la STB Bank s’engage à déployer rapidement des mesures d’atténuation adaptées pour réduire son empreinte carbone. Par ailleurs, elle prévoit de définir un périmètre pour entamer le bilan Scope 3, qui inclura les émissions indirectes liées à son activité globale, renforçant ainsi sa trajectoire vers une transition bas carbone.
Par cette initiative pionnière, la STB qui confirme sa position de leader responsable dans le secteur bancaire tunisien, est déterminée à accompagner ses clients et partenaires dans une transition écologique.
Projet de loi de finances 2026 : Un coup d’accélérateur à la mobilité électrique ?
Par Hassan GHEDIRI
Le gouvernement vient de dévoiler son projet de loi de finances pour l’année 2026 dans lequel il prévoit une batterie de mesures destinées à renforcer l’électrification du parc automobile. Détails.
L’on peut dire que le gouvernement a respecté les échéances en ce qui concerne le parachèvent de l’exercice le plus délicat qui lui est exigé chaque année durant l’automne, à savoir la divulgation du projet de loi de finances. Depuis mercredi, le document mis en ligne par le ministère des Finances est passé au peigne fin par les spécialistes et commenté par des milliers d’internautes sur les réseaux sociaux.
Comme tous les projets de loi de finances, celui de 2026 ne déroge pas à la règle et se trouve aussitôt épinglé pour de multiples dispositions qui viennent alourdir davantage les charges fiscales sur les opérateurs économiques et les contribuables. Les impôts continueront en effet à être l’instrument privilégié employé par l’Etat pour renflouer ses caisses. En contrepartie, des exonérations fiscales sont prévues dans le PLF2026 telles que celles destinées à accélérer la transition énergétique dans le secteur du transport à travers la promotion de la mobilité électrique.
Ainsi, dans le nouveau budget proposé par le gouvernement, il y aura davantage d’incitations pour l’utilisation des véhicules à motorisation électrique à travers l’allégement des taxes et droits de douanes appliqués à l’importation des véhicules hybrides rechargeables équipés de moteur thermique et électrique.
Les voitures de tourisme et autres véhicules automobiles principalement conçus pour le transport de moins de 10 personnes ainsi que les véhicules destinés au transport de marchandises équipés de motorisation hybride seront totalement exonérés de la taxe de consommation. Cette exonération a été appliquée jusqu’ici aux véhicules équipés uniquement de moteurs électriques. Ces véhicules à motorisation électrique bénéficieront également de réduction des droits de douane et de la TVA qui seront respectivement fixés à 10 et 7%.
Il est important de souligner que ces dispositions avaient été déjà proposées l’année dernière dans le projet de loi de finances avant de tomber lors des discussions des commissions. Dans un groupe Facebook dédié aux voitures électriques en Tunisie et qui compte plus de 35 mille membres, c’est autour de ces exonérations que les discussions tournent depuis mercredi soir.
A voir les commentaires, les attentes sont grandes mais aussi des méfiances justifiées par une sorte de certitude que c’est aux concessionnaires automobiles que revient le dernier mot. Cela n’empêche qu’il y a une volonté de la part des pouvoirs publics de donner un coup d’accélérateur à la mobilité électrique dans le pays. Par choix ou par obligation, l’élimination progressive des barrières douanières ne manquerait pas de faire accroître l’engouement pour les véhicules électriques.
La transformation souhaitée devait être encouragée par le développement de l’infrastructure adaptée, avec notamment la multiplication des bornes de recharge dont le nombre très réduit constitue aujourd’hui un des principaux freins à l’électromobilité en Tunisie.
H.G.
« Regards de Femmes » : La Tunisie à l’honneur avec « Amel »
Le Prix du Meilleur Film de la 6ème édition du Festival International de Film de Femmes « Regards de Femmes » a été décerné à la fiction « Amel », réalisée par la Tunisienne Rahma Ben Jemaa. L’événement, initié par la Fédération Tunisienne des Ciné-Clubs (FTCC), s’est déroulé du 11 au 16 octobre 2025 dans trois villes du gouvernorat de Nabeul (Hammamet, Menzel Témim et Nabeul).
Parmi les autres distinctions, le jury a attribué une Mention spéciale au documentaire « Cinema-Al Amal » de la Palestinienne Rana Abushkhaidem, tandis que le « Prix du meilleur portrait de femme » est revenu au film « I Told You So » de Maya Al Sayyad (Égypte – USA).
Cette édition a réuni 15 films provenant de six pays : Tunisie, Égypte, Syrie, Liban, Palestine et Jordanie. Le programme comprenait également des présentations de livres et des ateliers axés notamment sur la déconstruction des stéréotypes de genre à l’écran.
La réalisatrice tunisienne Salma Baccar a été mise à l’honneur pour l’ensemble de sa carrière et son engagement en faveur des droits des femmes dans le cinéma tunisien.
Editorial : Hommes d’honneur et faux dévots…
Par Chokri Baccouche
Un plus un est égal à combien ? Deux bien sûr. C’est seulement par cette logique cartésienne qu’on peut déterminer, avec précision, le résultat d’un calcul arithmétique. De la même manière, c’est en recourant à une logique palpable corroborée par des faits concrets qu’on peut admettre ou infirmer la véracité d’une thèse dressée à des fins de propagande.
Tout au long des 70 dernières années, les Israéliens n’ont cessé de rabattre les oreilles de l’opinion publique internationale sur le fait que l’entité sioniste était la seule démocratie au Moyen-Orient, une oasis des droits de l’homme entourée de peuplades sauvages et hostiles et un sanctuaire des libertés disposant de l’armée la plus morale du monde.
Cette image idyllique, que les différents dirigeants israéliens se sont évertués à commercialiser dans le monde, repose en fait sur une bonne couche de fond de teint qui cache un visage hideux fait de brutalité extrême, de déshumanisation et de cruauté poussée à son paroxysme au gré des sautes d’humeur des responsables des mouvances politiques au pouvoir qu’ils soient de droite, d’extrême droite ou de gauche.
Quelles que soient leurs obédience idéologiques, ces derniers adoptent, à quelques menus différences près, leur même cheminement, les mêmes procédés et les mêmes pratiques sournoises et inhumaines vis-à-vis des Palestiniens, leur souffre-douleur et leurs victimes expiatoires.
Tout le monde a certainement vu en direct, à la télé, le sort réservé par la prétendue « oasis de la démocratie et des droits de l’homme » aux détenus ou plutôt aux otages palestiniens libérés il y a quelques jours dans le cadre des accords de paix entre le Hamas et l’entité sioniste. Les images effroyables de ces prisonniers dont la plupart croupissent depuis des années dans les geôles israéliennes sans aucune forme de procès ont fait le tour du monde.
Elles montrent à leur descente des bus, après leur libération, des morts-vivants portant les séquelles de terribles exactions physiques et psychiques ainsi que les stigmates d’un traitement inhumain. A voir leur regard hagard et perdu, on devine aisément que ces prisonniers ont subi les pires tortures infligées par leurs bourreaux israéliens au point de perdre toute notion du temps et de l’espace.
Les récits de ces tortures barbares sont d’ailleurs corroborés et confirmés par des enquêtes réalisées par des organisations non gouvernementales dont notamment B’Tselem. Dans un rapport intitulé « Bienvenue en enfer » et publié en août 2024, cette ONG israélienne décrit le système pénitentiaire israélien comme un réseau de camps de torture pour les détenus palestiniens.
Ces hommes ont passé des mois, des années, dans les prisons israéliennes sous le statut de la « détention administrative », c’est-à-dire sans procès, ni jugement et pour une durée potentiellement illimitée.
La violence endurée par les prisonniers palestiniens dans les geôles sionistes, transformées en « véritables camps d’extermination », est systématique. En suivant les témoignages des prisonniers libérés pendant la guerre contre Gaza et ce qui a été publié par les institutions locales et internationales des droits de l'homme, on parvient à la conclusion que l'hystérie sioniste en matière de torture inclut la violence, la torture, la brutalité, l'exécution, le viol et les violences sexuelles, la faim forcée, les coups et l'écrasement, la privation des prisonniers de tous leurs droits humanitaires fondamentaux, l'humiliation et les insultes, l'isolement du monde extérieur et d'autres crimes qui violent le droit international et transgressent le droit international humanitaire.
Il s'agit de toutes les formes de génocide visible et invisible, allant du génocide physique au génocide moral et psychologique, en passant par le génocide culturel, médical, environnemental, spirituel, sexuel et social, pour transformer les prisons en abattoirs et en cimetières pour les survivants.
Si les prisonniers palestiniens ont enduré les pires exactions et d’horribles vices et sévices dans les geôles sionistes, les otages israéliens détenus par le Hamas ont eu droit, paradoxalement, à un traitement humain digne des hommes d’honneur et de principes et respectueux des conventions internationales comme le confirme d’ailleurs une otage israélienne libérée, lundi, par les brigades Al Qassam.
"Ils nous ont bien traités, ont pris soin de tous nos besoins et nous ont dit qu’ils croyaient au Coran et qu’ils ne nous feraient pas de mal", a déclaré Yosheved Lifshitz, (85 ans), mardi, devant un hôpital en Israël, où elle reçoit des soins médicaux après sa relaxation. "Nous vivions dans les mêmes conditions qu'eux dans les tunnels. Nous mangions du pain avec du fromage blanc et du concombre, exactement comme eux", faisant référence aux combattants du Hamas."Un médecin venait nous consulter régulièrement et le secouriste s'assurait que nous prenions nos médicaments », a ajouté l’octogénaire.
Ce témoignage émouvant résume en fait toute la différence entre le traitement subi par les prisonniers palestiniens dans les camps d’extermination sionistes et le sort réservé aux otages israéliens détenus par le mouvement islamiste palestinien
Une différence qui se mesure en années lumière et fait voler définitivement en éclats l’image de la prétendue « oasis de la démocratie, des libertés et des droits de l’homme » que cherchent à commercialiser les dirigeants sionistes dans le monde depuis plusieurs décennies. Un plus un est égal à combien ? Deux bien sûr.
Les masques tombent et la vérité éclate ainsi au grand jour comme le résultat d’une simple opération arithmétique, preuves formelles et indiscutables à l’appui…
C.B.
Mondial U20 : Le Maroc a utilisé ses trois gardiens pour éliminer la France en demi-finale !
Le Maroc a éliminé la France en demi-finales de la Coupe du monde U20 après une séance de tirs au but (1-1, 5 t.a.b. 4) où le troisième gardien Abdelhakim Mesbahi a sorti la dernière tentative de Djylian N’Guessan.
On connaissait la tactique gagnante des Pays-Bas qui avaient fait entrer leur gardien remplaçant, Tim Krul, pour remporter une séance de tirs au but contre le Costa Rica à la Coupe du monde 2014. L’équipe U20 du Maroc est allée encore plus loin, mercredi lors de la victoire contre la France (1-1, 5 t.a.b. 4) à la Coupe du monde U20 puisqu’elle a utilisé ses trois gardiens inscrits sur la feuille de match.
Benchaouch blessé
Le sélectionneur marocain Mohamed Ouahbi a d’abord été contraint d’effectuer un changement bien malgré lui. A la 64e minute, son titulaire Yanis Benchaouch, auteur de plusieurs arrêts en première période, s’est blessé à une jambe. Le joueur de Monaco, natif de Périgueux, a alors été contraint de céder sa place à son habituelle doublure Ibrahim Gomis, jeune gardien de l’OM. Ce dernier a assuré la suite sans prendre de but, jusqu’à la toute fin de prolongation où son sélectionneur a tenté un coup de poker en faisant entrer son n°3, Abdelhakim Mesbahi pour la séance de tirs au but. Et cela a payé.
Le joueur de l’AS Far a d’abord accompagné du regard la frappe de Gady-Pierre Beyuku sur le poteau (il était parti du bon côté) avant de se muer en héros en repoussant la tentative du jeune Stéphanois Djylian N’Guessan, offrant la qualification à son équipe pour la finale. Une issue cruelle pour les jeunes Français mais libératrice pour les Marocains qui affronteront l’Argentine en finale. Avec quel gardien dans le but? En cas de forfait, Benchaouch sait qu’il pourra être secondé par ses remplaçants.
"Je n’arrive pas à plier la jambe pour l’instant mais on va faire des examens et on verra bien si c’est grave ou non", a déclaré le Monégasque à l’issue de la rencontre sur Arryadia TV. "Le plus important, c’est la victoire aujourd’hui. Je tiens à remercier Ibrahim Gomis et Abdelhakim Mesbahi parce que sans eux, on n’aurait pas gagné ce match. Ça montre qu’au Maroc, on a de très bons gardiens qu’ils soient sur le banc ou non. Merci à Bagui (Abdelillah Bagui, entraîneur des gardiens) parce que c’est grâce à lui qu’on a ce niveau-là."
Le sélectionneur est, lui, apparu très ému par ce scénario. "On savait que ça allait être un match difficile", a-t-il confié dans des propos rapportés par la Fifa. "Il y a eu des moments forts et des moments faibles. On a su bien gérer. En première mi-temps, j'ai trouvé qu'on avait un peu trop de folie. On a su presser, et bien, mais il a fallu se calmer. On a souffert en deuxième mi-temps parce qu'on avait beaucoup donné en première. On a su rester concentrés, calmes et attendre les moments. Maintenant on profite, on est en finale. Je suis assez ému car c'est un moment historique, mais on veut gagner la finale. On va vite se calmer parce que ce qu'on veut, c'est gagner la coupe. On va aller la chercher avec la même mentalité."
Valeur marchande des joueurs : Cristiano Ronaldo reste le footballeur le mieux payé du monde
Cristiano Ronaldo arrive en tête de la dernière liste Forbes, avec des revenus vertigineux de 280 millions de dollars cette année.
À 40 ans, la star portugaise consolide ainsi sa domination financière sur le monde du football, après avoir prolongé de deux ans son contrat avec Al-Nassr.
Premier footballeur devenu milliardaire, Ronaldo figure pour la troisième année consécutive parmi les athlètes les mieux payés de la planète. Il se rapproche désormais de la barre symbolique des 1 000 buts en carrière.
Tennis : La Fédération internationale (ITF) va changer de nom en 2026
La Fédération internationale de tennis (ITF) va changer de nom en 2026 pour devenir « World Tennis », a annoncé jeudi l’instance chargée notamment d’organiser le tournoi olympique, la Coupe Davis et la Billie Jean King Cup.
Fondée en 1913 à Paris sous le nom d’« International Lawn Tennis Federation », l’organisation avait adopté son nom actuel en 1977.
Approuvé à la « majorité écrasante » des fédérations nationales membres de l’ITF à l’occasion de l’assemblée générale annuelle, le nouveau nom doit permettre de « mieux refléter le rôle de l’organisation », selon le communiqué de presse publié jeudi.
« Ce changement offrira une identité plus claire » à l’ITF et « alignera la marque sur d’autres instances de gouvernance majeures du sport mondial », comme World Athletics pour l’athlétisme ou World Aquatics pour la natation.
La nouvelle dénomination commerciale de l’ITF sera d’application dès le 1er janvier 2026, tandis que « la marque World Tennis sera lancée à l’été 2026 dans le cadre d’un plan de déploiement par étapes », est-il encore précisé dans le communiqué.
L’ITF est une des sept instances de gouvernance du tennis mondial, aux côtés de l’ATP (circuit masculin), de la WTA (circuit féminin) et des organisateurs des quatre tournois du Grand Chelem : Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et US Open.
















