Justice : Peines de prison contre des membres de l'ancien bureau du Syndicat des forces de sécurité intérieure
La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a infligé des peines de prison, allant de trois à six ans, contre des membres de l'ancien bureau exécutif du Syndicat national des forces de sécurité intérieure et le propriétaire d'une imprimerie privée.
Les accusés ayant comparu devant ladite Chambre, en état d'arrestation étaient poursuivis pour abus de confiance, blanchiment d’argent et autres infractions financières, selon une source judiciaire.
Ligue 1- 10e journée : CA- USM (2-1): Les Rouge et Blanc s'imposent dans la douleur
Par Jamel Belhassen
Ce fut le match de la VAR et des penalties. Le Club Africain a réussi à s'imposer car il etait davantage volontaire face à une USMonastir courageuse mais peu entreprenante en attaque. Il y a eu un but contre son camp, deux buts sur penalty et un autre penalty sifflé puis annulé et six minutes de temps additionnel alors que dix à douze minutes s'imposaient.
Entre le Club Africain, troisième du classement et l'USMonastir, quatrième, le match s'annonce très intéressant surtout que les Rouge et Blanc tiennent à rester au contact des premiers et que les second sont à la recherche d'une réaction après leur déconvenue de vendredi dernier en Ligue des champions face à la JSKabylie et qui a été suivie par le départ de leur entraîneur Louhichi, remplacé par Jarraya. Les deux coaches ont aligné les formations suivantes :
CA: Yefreni. Ramadan, Ben Abda, Shili, Ali Youssef Zemzemi. Élcherimi, Ait Malek, Khadhraoui et Chawat.
USM: Hlzoui, Azouz. Zeguei, Chikhaoui, Herche, Moises, Haj Ali, Dridi. Yacoubi, Harzi, Gadiaga.
La première période a été jouée sur un rythme assez long avec un jeu haché des deux côtés n'offrant au public que peu d'émotions. La seule alerte notable a eu lieu à la(23e) quand Mahmoud lancé Ait Malek au cœur de la défense adverse mais le tir de l'attaquant clubiste a percuté le poteau de la cage de Hlaoui. Dans l'autre camp, seul Harzi a cherché à créer quelques opportunités vainement, manquant de soutien ou de solutions.
Mais à la (43e) le Club Africain arrive à prendre l'avantage sur un but contre son camp de l'ivoirien Zeguei qui a repris le centre de Shili dans sa propre cage ( 1-0). Une avance au score méritée au vu des assauts répétés des Rouge et Blanc. Cependant, à la première alerte des Bleus à la (45+5e), une main de Ali Youssef sur un tir de Gadiga est sanctionnée par un penalty après recours à ls VAR. Harzi, chargé de la sentence, égalise (1-1).
Après les citrons, Ben Youssef et Moises (USM) et Khan ( CA) entrent en jeu. Piqué au vif, le Club Africain reprend le jeu avec plus de détermination. Mais l'occasion du but est dans l'autre camp. Dridi, de près, rate de peu la cage de Yefreni ( 58e).Khadhraoui riposte ( 61e). Le rythme s'élève. Et au tour du CA d'obtenir un penalty pour faute de Dridi sur Chawat ( 71e). Ali Youssef redonne l'avantage àaux Rouge et Blanc (2-1). Et ce n'est pas fini.Chawat obtient un penalty à la (83e) mais après consultation de la VAR, l'arbitre Belaid revient sur sa décision et annule la sentence quatre minutes après. Finalement, le CA remporte une victoire dans la douleur et inflige à son adversaire la première défaite de la saison.
J.B.
Gabès-Pollution : Il faut une action rapide, mais efficace…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La grève générale prévue aujourd’hui à Gabès a suscité plusieurs réactions quant à la nature de ce mouvement social et ses motivations. Comment justement résoudre cette crise qui commence à prendre une tournure politique ?
L’Union régionale du travail (URT) de Gabès a annoncé, dans un communiqué rendu public samedi dernier sur sa page officielle Facebook, la tenue d’une grève générale régionale aujourd’hui. Selon le même communiqué, la décision portant sur cette grève a été prise à l’issue d’une réunion de la Commission administrative régionale, afin de défendre les droits des citoyens à un environnement sain, de mettre fin à leurs souffrances dues aux émanations de gaz toxiques provenant du Groupe chimique tunisien (GCT), et d’appeler le gouvernement à trouver des solutions pour protéger les habitants de Gabès, tout en maintenant la Commission administrative en session ouverte.
Et même si les revendications des habitants de la région sont légitimes, certains observateurs estiment que cette affaire est en train de prendre des tournures autres
et risque d'être instrumentalisée à des fins politiques. En témoigne ce post publié par Mohsen Marzouk dans lequel il estime que Gabès sera « le berceau d’une révolution».
De son côté, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a exprimé son soutien explicite à ce mouvement civil pacifique, qualifiant les revendications de « légitimes et urgentes » tout en dénonçant ce qu’elle considère comme un crime environnemental ayant gravement affecté la santé des habitants.
L’organisation syndicale a, en outre, dénoncé « l’inaction persistante des autorités face à la dégradation alarmante des conditions sanitaires et écologiques », appelant à la mise en œuvre effective « des engagements de l’État en matière de justice environnementale ». Comment, en fait, résoudre cette crise qui commence à prendre une tournure politique ?
Des solutions faisables et durables …
Tout en soutenant les habitants de Gabès dans leur mouvement et leurs revendications légitimes ainsi que leur droit à un environnement sain, le dirigeant au sein de l’opposition syndicale, Habib Jerjir, a estimé dans un statut posté sur sa page Facebook que toute solution de nature à mettre fin à la crise doit émaner des spécialistes, en allusion à certains appels de démanteler purement et simplement le Complexe chimique de Gabès.
Officiellement, il parait que le gouvernement opte pour le savoir-faire chinois pour mettre fin à cette crise. En effet, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a reçu samedi dernier l’ambassadeur de la République populaire de Chine en Tunisie, Wan Li. Selon le communiqué du ministère, les discussions ont porté sur la possibilité d’impliquer des entreprises chinoises dans la modernisation des installations industrielles du Groupe chimique tunisien (GCT), notamment au niveau du traitement des émissions toxiques, de la filtration des gaz et de la gestion des déchets industriels.
L’enjeu est double : restaurer la qualité de vie d’une région longtemps marginalisée et redonner une crédibilité au Groupe chimique tunisien, acteur stratégique pour l’économie nationale mais affaibli par des années de controverses.
Interrogé également à ce sujet, le juriste Salem Chérif nous a confié : « Les études existent concernant la dépollution de la région de Gabès. Je cite une réalisée en 2013 et qui avait recommandé la construction des sites de stockage dans toute la zone qui doivent respecter les normes internationales en matière de traitement des déchets chimiques.
Ce programme est décliné en quatre composantes : le développement des connaissances de la thématique environnementale ; le renforcement des capacités des industriels de la région en matière de responsabilité sociétale de l’entreprise ; l’appui aux acteurs locaux de la communication environnementale, et le soutien des actions de développement local et d’amélioration de la situation environnementale. »
M.B.S.M.
Nouvel atelier de traduction littéraire à Tunis à l’IFT
Dans le cadre du programme « Livre des deux rives », un atelier de traduction littéraire se tiendra à Tunis du 22 au 25 mars 2026. Porté par l’Institut français de Tunisie (IFT) depuis 2021, ce programme a pour ambition de renforcer les liens entre les scènes littéraires des deux rives de la Méditerranée, en soutenant les secteurs du livre, de l’édition et de la traduction.
L’atelier s’adresse à des étudiants et jeunes professionnels intéressés par la traduction du français vers l’arabe. Quinze participants seront retenus à l’issue d’un appel à candidatures ouvert jusqu’au 9 novembre 2025.
Encadré par Hella Feki, autrice de Noces de jasmin (JC Lattès, 2020) et Une reine sans royaume (JC Lattès, 2025), ainsi que par le traducteur Walid Soliman, cet atelier vise à initier les participants aux enjeux spécifiques de la traduction littéraire tout en les accompagnant dans leur professionnalisation.
Les modalités de candidature et les critères d’éligibilité sont détaillés sur le site de l’Institut Français de Tunisie.
Soulef : Une étoile de la chanson tunisienne célébrée à l’Opéra
Dans le cadre de la deuxième édition de « Aïn al Mahabba », le Théâtre de l’Opéra de Tunis, en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles et l’Office Tunisien des Droits d’Auteur (OTDAV), organise une soirée hommage à la grande artiste Soulef, le jeudi 23 octobre 2025 à 20h, au Théâtre de l’Opéra de la Cité de la Culture Chedly Klibi.
Cette soirée rend hommage à Soulef, l’une des figures emblématiques de la chanson tunisienne, dont la voix puissante et l’interprétation sensible ont marqué l’âge d’or de la musique tunisienne. Elle est reconnue comme l’une des voix féminines les plus influentes du patrimoine musical national.
Sous la direction du maestro Abderrahmane Ayadi, la Troupe nationale de Musique accompagnera un plateau d’artistes invités : Nawel Ghachem, Asma Ben Ahmed, Ihab Sghaier, Mongia Sfaxi et Haifa Ameur.
Ce spectacle se veut une célébration du riche héritage musical laissé par Soulef, dont les œuvres demeurent gravées dans la mémoire collective et continuent d’inspirer les nouvelles générations.
Editorial : Ne ressent la brûlure de la braise que celui qui marche dessus
Par Hassan GHEDIRI
Un vaste mouvement de débrayage devrait paralyser aujourd’hui l’ensemble des activités dans la ville de Gabès. Une grève générale qui vient couronner les manifestations populaires contre les industries polluantes dans la région, guidées depuis plus de trois semaines par des associations de la société civile. Un grand débrayage qui se trouve mis sous la bannière de l’UGTT après un mot d’ordre émis samedi par la section régionale de la centrale syndicale.
Peu importe celui ou ceux qui ont appelé à l’escalade face à cette crise environnementale et sanitaire qui frappe une région abritant les industries les plus polluantes du pays. Ce qui compte le plus aujourd’hui, c’est la réaction de l’Etat.
Omettant, jusqu’ici, d’écouter les doléances des habitants sortis par milliers dans les rues de la ville pour crier leur ras le bol et réclamer le droit de «respirer», l’Etat s’est encore une fois trompé de réponse, en privilégiant une réplique policière musclée.
Une réaction digne d’un Etat qui ne veut pas entendre les cris d’une frange frustrée de la population. Pace ce que les slogans scandés, aujourd’hui, par les manifestants à Gabès sont les mêmes criés depuis plus d’une décennie par le collectif «Stop pollution» actif depuis 2012. L’Etat ne peut pas réduire la crise de Gabès dans les dérapages qui peuvent toujours survenir lors de mouvements de colère, ni dans la grève générale qui est une forme de protestation légitime.
L’Etat doit reconnaître sa responsabilité dans les préjudices infligés durant des décennies et qui continuent encore aujourd’hui à être causés à des centaines de milliers de citoyens dans plusieurs villes du pays. Vient ensuite l’obligation de proposer une solution radicale qui ne va sans doute pas dédommager les dégâts mais qui mettrait, au moins, une fin à la catastrophe sanitaire et épargnerait les générations futures.
Pour ceux qui minimisent la souffrance des habitants de ces villes affectées par la pollution et qui préfèrent croire aux théories de complot qui pullulent ces derniers temps, il y a un proverbe tunisien qui illustre parfaitement leur position complètement déraisonnable et qui veut dire en substance qu’il ne peut ressentir la brûlure de la braise que celui qui marche dessus.
Ce que des centaines de milliers de nos concitoyens endurent à cause de la pollution industrielle est une injustice intolérable qui ne peut pas durer. Tous ceux qui, parmi nous, qui ne vivent pas à Gabès ni à Sfax, ont certainement eu une fois vécu la désagréable expérience d’inhaler les gaz dégagés par les industries dans cette région.
L’on n’est d’ailleurs pas obligé d’entrer dans la ville pour savoir de quoi on parle, il suffit d’être sur l’autoroute à plusieurs dizaines de kilomètres pour avaler d’horribles gaz qui encombrent l’atmosphère. Il est question de minuscules particules atmosphériques mesurant moins de 10 micromètres, c’est-à-dire un millième de millimètre et qui représentent, selon l’OMS, les polluants les plus dangereux pour l’homme et l’environnement.
Responsable de plus de 4 millions de décès dans le monde chaque année, les polluants atmosphériques pénètrent par les voies respiratoires pour provoquer des maladies chroniques, telles que l’asthme jusqu’à des tumeurs mortelles.
En 2018 a été éditée une étude financée par la commission européenne sur l’impact de la pollution industrielle dans la région de Gabès. Dans le rapport publié à cet effet, l’on souligne, entre autres, que les activités du Groupe Chimique Tunisien génèrent chaque année environ 5 millions de tonnes de phosphogypse et ce depuis l’implantation des unités de production d’acide phosphorique en 1972.
En plus de ces déchets solides, les six unités qui assurent plus de 55% de l’activité de transformation du phosphate appartenant au GCT et implantées à Gabès sont également responsables des émissions gazeuses composées d’ammoniac, d'oxydes d'azote, de dioxyde de soufre et de plusieurs autres gaz émis durant la production d’acide phosphorique.
Dans la caractérisation des pollutions générées par les activités industrielles dans la région de Gabès, l’étude conclut que les polluants majeurs dont les concentrations sont estimées excessives et dépassant les limites autorisées sont principalement émis par les activités du GCT. Donc, tant que ni le ministère de la Santé ni celui chargé de l’Environnement n’aient eu le courage de dire toute la vérité sur l’impact de la pollution industrielle ni pour divulguer les chiffres sur la prévalence des cancers et autres pathologies chroniques tributaires aux industries, l’Etat mérite d’être mis au banc des accusés.
H.G.
Le point sur le cambriolage au Louvre : Plusieurs indices retrouvés sur place
L’enquête sur le spectaculaire cambriolage survenu au musée du Louvre dans la nuit du dimanche 19 octobre 2025 se poursuit activement. Plusieurs objets abandonnés par les voleurs pourraient permettre de remonter jusqu’à eux, notamment un gant, un casque de moto, ainsi que des éléments liés à l’utilisation de la nacelle ayant servi à l’effraction.
Un vol ciblé dans la galerie d’Apollon
Les malfaiteurs se sont introduits dans la prestigieuse galerie d’Apollon, où sont exposés des bijoux historiques d’une valeur inestimable. Huit pièces ont été dérobées, appartenant pour la plupart à des parures royales et impériales, dont :
- Le diadème et le collier en saphirs de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense
- Le diadème de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III
- Une broche reliquaire, un grand nœud de corsage ayant appartenu à l’impératrice Eugénie
- Un collier et une paire de boucles d’oreilles en émeraudes de la parure de Marie-Louise
- Une boucle d’oreille orpheline de la parure de saphirs de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense
- Deux bijoux ont été retrouvés : la couronne de l’impératrice Eugénie, découverte abîmée à proximité du musée, et un autre bijou laissé sur place, dans la salle même du cambriolage.
Des indices matériels et une piste solide
L’enquête, confiée à la Brigade de répression du banditisme (BRB) avec l’appui de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC), a déjà permis de collecter plusieurs éléments exploitables. Parmi eux, un gant et un casque de moto abandonnés sur les lieux, qui pourraient contenir des traces ADN ou d’autres indices matériels.
Le propriétaire de la nacelle utilisée pour accéder à la fenêtre du musée a également été identifié. Selon Le Parisien, il s’agit d’un particulier ayant mis l'engin en vente sur Le Bon Coin. Lors d’un rendez-vous avec les prétendus acheteurs, il aurait été agressé, et la nacelle volée.
Quatre suspects recherchés
Les autorités recherchent actuellement un commando de quatre individus, suspectés d’avoir orchestré ce vol avec minutie. Selon la procureure de Paris, Laure Beccuau, les cambrioleurs ont utilisé la nacelle pour atteindre une fenêtre du musée, qu’ils ont ensuite forcée avant de s’introduire dans le bâtiment. Leur fuite s’est faite à bord d’un scooter Tmax.
Des images de vidéosurveillance, captées aussi bien à l’intérieur du Louvre que dans l’espace public parisien, sont en cours d’analyse.
Audition prévue au Sénat
Dans le cadre de cette affaire, Laurence des Cars, présidente-directrice du musée du Louvre, doit être entendue par le Sénat, demain, le mercredi 22 octobre à 16h30. Elle devra répondre aux questions des parlementaires sur les conditions de sécurité du musée et les mesures mises en place avant et après le vol.
Gabès : L’Etat annonce un ensemble de mesures
Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari, a révélé que le non-achèvement des six projets, dont la valeur dépasse les 200 millions de dinars, programmés dans le gouvernorat de Gabès pour contrôler les émissions de gaz et améliorer la situation environnementale, a contribué à l’aggravation du problème environnemental dans la région. Zouari a annoncé le lancement immédiat des travaux pour finaliser ces projets, dont les coûts sont déjà alloués et les études sont prêtes.
Lors d’une séance plénière tenue, lundi 20 octobre 2025, à l’ARP consacrée à la situation dans le gouvernorat de Gabès, le ministre a affirmé qu’en plus de ces interventions urgentes, d’autres projets complémentaires sont prévus, en plus des négociations avec la Banque africaine de développement (BAD) pour des financements d’une valeur de 180 millions de dinars. Dans une deuxième phase,
D’autres interventions seront réalisées pour améliorer la situation environnementale et garantir un environnement sain pour tous, a insisté le ministre. Concernant les projets en suspens, le premier projet vise à réduire les émissions d’oxyde d’azote de l’unité de production d’acide nitrique, pour un coût de 6,2 millions de dinars.
Les travaux ont atteint 98 % d’avancement, a noté le ministre précisant qu’il ne reste qu’à fournir un isolant dont le coût ne dépasse pas 15 000 dinars. L’acquisition de cet isolant se fera dans les prochaines semaines et le projet sera achevé avant la fin de l’année 2025, a-t-il dit.
Le deuxième projet concerne la réduction des émissions de dioxyde de soufre des unités d’acide sulfurique, pour un coût de 8 millions de dinars. Le taux d’avancement des travaux a atteint 70 %, a encore ajouté le ministre.
Le troisième projet porte sur l’amélioration du lavage des gaz d’ammoniac de l’unité de production d’engrais DAP, pour un coût de 18,4 millions de dinars. Ce projet a atteint 84 % d’avancement, mais il n’est pas encore entré en exploitation. Son achèvement est possible dans les six prochains mois, ce qui contribuera significativement à la réduction des émissions, selon les confirmations du ministre.
Le quatrième projet vise à réduire de manière permanente les émissions de dioxyde de soufre des unités de production d’acide sulfurique (unités 3500 B et 3500 A), pour une valeur de 30 millions de dinars. Un entrepreneur sera sélectionné et les travaux débuteront au premier trimestre de 2026, avec un délai de six mois pour la mise en service, a encore assuré Zouari.
Le cinquième projet concerne la réduction des émissions de gaz résiduels de l’unité de production d’acide sulfurique de l’usine d’ammonitrate, pour un coût de 6,2 millions de dinars. La première phase a consisté en l’achat et l’installation d’un système de surveillance, mais la deuxième phase n’a pas encore démarré. Elle sera lancée immédiatement et achevée dans un délai de six mois, a affirmé le ministre.
Le membre du gouvernement a fait savoir que ces projets nécessitent des mesures exceptionnelles et urgentes pour qu’ils soient réalisés et opérationnels, indiquant que le gouvernement a eu recours à des sociétés parallèlement aux autorités compétentes pour examiner ensemble avec la partie chinoise la manière d’achever leurs travaux. L’équipe technique chinoise rendra demain mardi une visite au site des unités relevant du groupe à Gabès.
Pour ce qui concerne le rejet du phosphogypse dans la mer, qui constitue un problème majeur qui s’ajoute à celui des émissions, le ministre a insisté sur la nécessité d’arrêter immédiatement le rejet et de construire un site de stockage contrôlé mais aussi d’œuvrer à la valorisation circulaire du phosphogypse.
Il a conclu en soulignant que le problème qui se pose c’est la méthode de gestion des projets et de leur exécution dans les délais impartis, faisant observer que si les projets programmés sont réalisés, le gouvernement passe à la programmation d’autres projets pour améliorer davantage la situation environnementale et entrer dans le domaine de mise à niveau intégral et exhaustif des unités.
CAN 2025: Les Aigles de Carthage en rouge, en blanc et en…or !
La Fédération tunisienne de football vient de dévoiler, ce lundi, les maillots de la sélection nationale pour la Coupe arabe de la FIFA et la Coupe d'Afrique des Nations.
Les tenues classiques, en rouge et blanc, sont toujours présentes, mais une nouveauté fait son apparition : un maillot "third" doré; une première dans l’histoire de la sélection. Un troisième maillot qui, une fois encore brille par son esthétique bien particulière et son taient souvent plus audacieux sur le plan esthétique, suscitant l’intérêt des supporters par leur originalité.
Rappelons que les Aigles de Carthage disputeront la Coupe arabe du 1er au 18 décembre 2025 au Qatar puis la CAN 2025 du 21 du même mois au 18 janvier 2026, au Maroc.
Collision entre 2 rames de métro au niveau de Meftah Saadallah : Le trafic a repris
Une collision s’est produite, lundi 20 octobre 2025, entre deux rames du métro de Tunis au niveau des stations Meftah Saadallah et Rommana.
Selon les premiers éléments partagés par des témoins sur place, il s’agirait d’un choc impliquant les métros 3 et 5 de la Transtu. Selon les témoins sur place, plusieurs personnes auraient été blessées et certains ont été transportés à l’hôpital. Les services de secours se sont rendus sur les lieux peu après l’accident.
La Société des Transports de Tunis (Transtu) a annoncé aux usagers des lignes de métro n°3 et n°5 que le trafic a repris normalement dans les deux sens, à partir de 16h10. Cette reprise intervient, après la remise en service des rames impliquées dans la collision.
PLF 2026 : De nouveaux prélèvements pour renforcer les régimes de la sécurité sociale
Le projet de loi de finances 2026 dans son article 21 propose des prélèvements ainsi que des augmentations d’impôts et taxes, en vue de renforcer les régimes de sécurité sociale dans l’objectif d’atteindre la protection sociale et la couverture sanitaire globale.
Cette disposition stipule une augmentation du droit d’enregistrement d’un bien foncier, dû au titre des donations des immobiliers entre les ascendants et les descendants, ainsi que les conjoints, de 100 à 200 dinars (soit une hausse de 100 dinars).
Le projet de loi propose également un droit de 20 dinars, sur tout cahier de charge qui n’est pas soumis au droit de timbre fiscal spécifique, en plus de l’imposition d’une somme additionnelle de 100 millimes, sur toute opération de recharge du solde téléphonique, égale ou supérieure à 5 dinars.
Il stipule également l’imposition d’une nouvelle taxe de 40% sur le prix de participation aux jeux et aux compétitions organisés, à travers les moyens de télécommunication et les nouvelles technologies
Il propose également une nouvelle taxe sur les factures délivrées par les grands espaces commerciaux fixée à 1,500 dinar, sur chaque facture d’une valeur oscillant entre 50 et 100 dinars, et à 2 dinars, pour les factures d’une valeur de plus de 100 dinars.
S’agissant du Compte de diversification des sources de la sécurité sociale, le projet de loi de finances de 2026 propose l’imposition d’une contribution supplémentaire, à partir de 1er janvier 2026, de 4% sur les bénéfices des banques, des compagnies d’assurance et de réassurance takaful, fonds des participants, opérateurs de réseaux de télécommunication et concessionnaires automobiles, avec un minimum de 10 000 dinars.
Il stipule également un prélèvement de 2 dinars pour les sociétés de location d’automobiles. Ce prélèvement est de 2 dinars par automobile et par jour de location, payé mensuellement, et suivant le même mode d’acquittement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), sur la base d’une déclaration mensuelle, élaborée par le ministère des finances.
L’UNESCO achève l’Histoire générale de l’Afrique : une œuvre monumentale pour un continent central
Soixante ans après le lancement de ce projet scientifique d’envergure, l’UNESCO a annoncé, vendredi dernier, l’achèvement de l’ « Histoire générale de l’Afrique », avec la publication des trois derniers volumes. Initiée en 1964, cette vaste entreprise vise à restituer, à travers le regard africain, l’histoire du continent depuis la Préhistoire jusqu’à l’époque contemporaine.
Relancée en 2018 par la directrice générale de l’organisation, Audrey Azoulay, l’initiative s’achève aujourd’hui avec les tomes IX, X et XI, qui viennent compléter les huit premiers volumes publiés jusqu’en 1993. Plus de 200 experts africains et internationaux ont contribué à ces nouveaux chapitres, qui s’appuient sur des années de recherche approfondie.
Ces derniers volumes explorent en profondeur les transformations politiques, sociales et culturelles du continent et de ses diasporas, tout en intégrant les dernières découvertes en archéologie, en anthropologie et en sciences humaines.
Ils abordent les grands enjeux contemporains (construction nationale, jeunesse, migrations, justice environnementale, mondialisation ou encore égalité de genre) à travers le prisme du concept d’« Afrique globale », qui souligne le rôle actif et central du continent dans les dynamiques mondiales.
L’œuvre met également en lumière les apports essentiels des diasporas africaines à la construction du monde moderne, en rendant hommage à des figures majeures telles qu’Ahmad Baba de Tombouctou, W.E.B. Du Bois ou Frederick Douglass.
Un tournant pédagogique
Au-delà de son importance scientifique, l’ « Histoire générale de l’Afrique » prend désormais une dimension éducative forte. À l’occasion de l’achèvement de l’œuvre, l’UNESCO a présenté deux nouveaux outils destinés à l’enseignement : Un guide pédagogique pour aider les ministères de l’Éducation à intégrer des contenus africains dans les programmes scolaires et un jeu vidéo interactif, « African Heroes », accessible gratuitement, qui permet aux jeunes de découvrir dix grandes figures historiques issues de l’Afrique et de sa diaspora.
Ces initiatives visent à transmettre une histoire libérée des stéréotypes et à offrir aux jeunes générations une vision plus juste, inclusive et valorisante de l’héritage africain, lit-on dans le site de l’UNESCO.
Coopération internationale sans précédent
Le projet, né d’une volonté commune entre l’UNESCO et les États africains nouvellement indépendants dans les années 1960, repose sur une collaboration internationale inédite. Il a mobilisé plus de 500 chercheurs issus de 54 pays africains et de la diaspora, réunis sous la direction d’un comité scientifique panafricain.
Conjuguant traditions orales et méthodes historiques modernes, l’ « Histoire générale de l’Afrique » a été conçue comme un récit collectif ancré dans une approche africaine de l’histoire.
Publiés initialement en français, anglais et arabe, les volumes ont été traduits dans douze langues, dont trois africaines — kiswahili, haoussa et peul — pour garantir une diffusion plus large et accessible.
Aujourd’hui, l’ « Histoire générale de l’Afrique » s’impose comme une référence incontournable pour les chercheurs, les enseignants et les citoyens du monde. Elle contribue à nourrir la réflexion sur l’identité, la mémoire collective et l’avenir du continent africain dans un monde de plus en plus interconnecté.
Nouvelle escale pour « Mima » de Dorra Sfar à Tiznit (Maroc)
Le court-métrage « Mima », signé Dorra Sfar, a été retenu dans la catégorie des films amateurs de la 11ème édition du Festival international du Cinéma pour tous, qui se tiendra à Tiznit (Maroc) du 24 au 26 octobre 2025.
Cette section accueille six films issus de trois pays : le Maroc (4 films), la Tunisie (1) et l'Égypte (1). Le jury, présidé par l’artiste marocaine Amina Chaoui, est composé de Mustapha Lahnine (directeur artistique du festival) et de Dalila Daria, réalisatrice et scénariste omanaise.
Réalisé et écrit en 2024 par Dorra Sfar, « Mima » (16 minutes) a connu un beau parcours en 2025. La jeune cinéaste tunisienne s’est notamment illustrée au 14ème Festival international du film pour l’enfance et la jeunesse (FIFEJ) à Sousse, où elle a reçu une mention spéciale pour la réalisation (8-12 avril 2025). Elle a également remporté le prix de la meilleure réalisation au 4e Festival International du Cinéma Réalité, tenu à Tanger du 14 au 18 mai 2025. Lors de ce même festival, Hajer Fehri a été primée meilleure actrice pour son interprétation du rôle de la grand-mère.
« Mima » raconte l’histoire d’une jeune réalisatrice tunisienne qui retourne dans sa ville natale pour tourner un film dans la maison de son enfance. Elle y découvre que la maison est en vente, ce qui la confronte à un dilemme : rester fidèle à ses racines ou partir une nouvelle fois vers l’inconnu.
Il est à rappeler que le Festival international du Cinéma pour tous a pour objectif de promouvoir le court-métrage auprès du grand public et d’accompagner les jeunes talents, en soutenant la création cinématographique ou la restauration de films anciens, en collaboration avec des cinémathèques partenaires.
European Film Awards (EFA) : « La voix de Hind Rajab » de Kaouther Ben Hania parmi les finalistes
Le film « The Voice of Hind Rajab » (La voix de Hind Rajab), réalisé par Kaouther Ben Hania et représentant officiel de la Tunisie aux Oscars 2026, figure parmi les finalistes de la 38e édition des European Film Awards (EFA), dont la cérémonie se tiendra le 17 janvier 2026 à Berlin, en Allemagne.
Les EFA, organisés par l’European Film Academy et European Film Academy Productions, récompensent chaque année les plus grandes réalisations du cinéma européen. Cette année, 67 longs-métrages ont été présélectionnés par les membres de l’Académie, dont 44 fictions, 15 documentaires et 8 films d’animation. Parmi ces œuvres, 27 sont réalisées ou co- réalisées par des femmes, illustrant une diversité de plus en plus marquée.
Représentant 34 pays européens, membres ou non de l’Union européenne, la sélection met en lumière la richesse, la créativité et la diversité du cinéma européen contemporain. L’Académie précise que cette shortlist est établie selon ses normes de diversité et d’inclusion.
Outre le film de Ben Hania, « The Little Sister » (La petite Dernière) de la Franco-Tunisienne Hafsia Herzi (France, Allemagne) figure également dans la short-list des longs- métrages de fiction, aux côtés de deux auteres productions arabes : « Once Upon a Time in Gaza » de Tarzan & Arab Nasser (France, Palestine, Allemagne, Portugal, Qatar, Jordanie) et « Palestine 36 » de Annemarie Jacir (Palestine, Royaume-Uni, France, Danemark, Norvège)
Parmi les autres œuvres en compétition figurent des films non-européens comme : « One of Those Days When Hemme Dies » de Murat Fıratoglu (Turquie, Allemagne), « It Was Just an Accident » de Jafar Panahi (France, Iran, Luxembourg), « I Only Rest in the Storm » de Pedro Pinho (Portugal, France, Brésil, Roumanie) et « Die My Love » de Lynne Ramsay (Royaume-Uni, États-Unis, Canada)
Beït al-Hikma : présentation, ce matin, de « La Conquête de la Palestine: une guerre de cent ans »
Le Pr canadien Rachad Antonius présentera son dernier ouvrage « La Conquête de la Palestine: une guerre de cent ans », ce matin, à partir de 10h00, au Palais de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït al-Hikma, à Carthage-Hannibal, à Tunis.
« La Conquête de la Palestine » est un essai paru au mois d’août 2024, aux éditions Écosociété, une maison d’édition indépendante basée À Montréal au Canada. Fondée en 1992 par un groupe de militants indépendants faisant le pari sur la circulation des idées, Écosociété est membre de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) et de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants.
Dans cet ouvrage, l’auteur et sociologue analyse l’histoire du conflit dans les territoires palestiniens occupés depuis plus de cent ans : de la déclaration de Balfour jusqu’à la guerre contre Gaza déclenchée en octobre 2023. « Pour comprendre l’horreur de Gaza, il faut rappeler l’histoire de la mainmise graduelle du mouvement sioniste sur la terre de Palestine et remettre les pendules à l’heure », écrit l’auteur sur le site de son éditeur.
Selon le Pr Antonius : « La conquête de la Palestine nous permet de jeter un regard différent de celui véhiculé par les grands médias et les élites politiques occidentales…». La présentation de son ouvrage à Beït al-Hikma sera suivie d’une séance débat avec Rachad Antonius, professeur titulaire retraité du département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal.
Le livre en bref
« Car le conflit israélo-palestinien n’a pas commencé avec l’attaque du Hamas du 7 octobre. Pour comprendre ce qui s’est passé ce jour-là, et ce qui a suivi, il faut prendre en considération tout ce qui a précédé cette date fatidique », lit-on sur la présentation de ce livre. Rachad Antonius présente la conquête de la Palestine à partir de trois moments structurants : la Déclaration Balfour et le Mandat britannique (1917-1922), la création de l’Etat d’Israël (1947-1949) et les accords d’Oslo (1993-1995). Il aborde ensuite des questions délicates qui ont été exacerbées depuis la guerre de Gaza. L’opposition au projet sioniste est-elle une forme d’antisémitisme ? Quelle est la place de la violence de part et d’autre dans le conflit ? Pourquoi les divers plans de paix ont-ils échoué?
Le droit international peut-il indiquer une voie à suivre pour une solution pacifique et équitable ? Quelle est la responsabilité des pays occidentaux à l’égard de la situation au Proche-Orient ? La conquête de la Palestine nous permet de jeter un regard différent de celui véhiculé par les grands médias et les élites politiques occidentales. Seul un renversement de cette dynamique de conquête permettra d’en arriver à une solution durable et d’éviter des catastrophes encore plus coûteuses, tant pour les Palestiniens que pour les Israéliens. »
Qui est Rachad Antonius ?
Rachad Antonius est Professeur associé au département de sociologie de l’UQAM. Il a été Professeur titulaire de sociologie à l’Université du Québec à Montréal jusqu’à sa retraite en décembre 2020. Il a une formation en sociologie (Ph.D., UQAM) et en mathématiques (M.Sc., Université du Manitoba), peut-on lire sur le site de l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM-UQAM).
Il est également membre associé du CELAT – UQAM, Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les méthodes quantitatives appliquées aux sciences humaines.
Ses recherches récentes ont porté sur la définition théorique des notions de minorités et de majorités, sur le conflit israélo-palestinien, sur les rapports à la terre et à l’eau dans l’agriculture libanaise, sur les minorités arabes au Québec et enfin sur certains aspects idéologiques dans l’islam politique.
Des publications antérieures ont porté, sur la représentation des Arabes et des musulmans dans les médias québécois, sur les relations ethniques au Québec, sur le racisme et les discriminations, sur la mesure des inégalités, sur les conflits politiques au Proche-Orient, sur les sociétés arabes contemporaines et en particulier sur les révoltes arabes, sur les rapports État/société civile dans le monde arabe et sur la société rurale égyptienne.
Il a travaillé avec des ONG de développement dans le monde arabe et a été consultant pour l’ONU, l’UNICEF, et d’autres agences internationales ou canadiennes. Il a souvent été invité à commenter l’actualité locale ou internationale dans les médias écrits ou électroniques, et il est actif comme personne-ressource dans les milieux de la solidarité.
Le Quotidien avec TAP
















