High-tech : Une équipe tunisienne se qualifie pour la finale mondiale de la Battle of Robots à Moscou
Une équipe d’ingénieurs tunisiens s’est qualifiée pour la finale du Championnat du monde de robots de combat « Battle of Robots » dans la catégorie des 110 kg, qui se tiendra en décembre prochain à Moscou.
Cette qualification fait de la Tunisie le premier pays arabe et africain à atteindre ce niveau dans l’une des compétitions d’ingénierie les plus prestigieuses au monde.
L’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) a salué cette performance historique sur sa page officielle Facebook, y voyant la preuve que l’investissement dans l’ingénierie constitue une voie essentielle pour stimuler la croissance économique nationale.
Cambriolage au musée du Louvre : Huit bijoux de valeur inestimable volés !
Le musée du Louvre a été victime d'une intrusion ce dimanche 19 octobre dans la matinée. Selon un premier bilan, huit bijoux situés dans des vitrines ont été dérobés, pour un butin total d'une "valeur inestimable", selon le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.
Ce dimanche 19 octobre, peu avant 10 heures du matin, les nombreux visiteurs du musée du Louvre, dans le 1er arrondissement de Paris, ont tous été évacués après un cambriolage dans l'une des ailes du lieu.
Les faits se sont produits "à l'ouverture" de l'établissement, d'après la ministre de la Culture, Rachida Dati. Selon les premiers éléments, les cambrioleurs sont arrivés sur le secteur à bord d'un ou deux scooters TMAX. Ils se sont positionnés sur le côté du Louvre, côté Seine. À cet endroit, il y a des travaux.
Montés sur une "nacelle", ils ont ensuite fracturé les fenêtres, visiblement à l'aide de "disqueuses", selon les mots du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, sur France Inter. Et ce, pour finalement récupérer des bijoux et prendre la fuite. De quoi provoquer de l'agitation dans le musée.
"Nous sommes sortis de la pièce de Mona Lisa et nous sommes allés en direction de la galerie d'Apollon, raconte Peter, un touriste néerlandais, au micro de BFMTV. Il y avait du personnel de sécurité et ils nous ont ordonné de courir, d'aller très vite".
"Ils venaient à peine de tirer un grand rideau donc nous n'avons pas vu grand-chose mais, juste à côté, c'était bien les voleurs. On ne le savait pas encore mais on a bien remarqué que quelque chose n'allait pas", poursuit-il.
Gabès: la Garde nationale déjoue une tentative de sabotage du complexe chimique
Le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, le colonel major Houssemeddine Jebabli, a affirmé samedi soir que les unités de la Garde nationale étaient parvenues à protéger le siège du complexe chimique de Gabès et à sécuriser près de 100 000 tonnes de matières dangereuses, qui auraient pu provoquer une catastrophe si des “groupes de saboteurs” avaient réussi à infiltrer les manifestants et à endommager les installations.
Intervenant au JT de la chaîne nationale Wataniya 1, Jebabli a souligné le rôle essentiel des citoyens honnêtes dans la lutte contre les tentatives d’infiltration de certains individus cherchant à exploiter le dossier environnemental de la région à des fins particulières, « qu’elles soient internes ou externes ». Il a précisé que ces personnes sont connues des services de sécurité et de la justice et qu’elles font l’objet d’un suivi, ajoutant que des enquêtes et investigations ont été ouvertes afin de traduire ces groupes en justice.
Le porte-parole a également indiqué que le calme est revenu dans l’ensemble des régions du gouvernorat de Gabès, après plusieurs jours de protestations, grâce aux efforts conjoints des forces de sécurité et à la coopération des habitants.
Concernant les arrestations, Jebabli a précisé que le ministère public a ordonné la mise en détention de deux personnes impliquées dans des affaires de droit commun, tandis que les autres interpellés ont été laissés en liberté provisoire en attendant leur comparution devant la justice.
Il a ajouté que les unités sécuritaires ont assuré la protection de toutes les manifestations et marches pacifiques organisées par les habitants de Gabès, conformément à la Constitution qui garantit le droit de manifester, tout en soulignant que des agressions contre les forces de l’ordre ont été enregistrées. Ces attaques ont impliqué environ 500 fumigènes incendiaires et 800 cocktails Molotov, ainsi que des armes blanches et d’autres moyens dangereux. Des actes de vandalisme, de vol et de dégradation de biens ont également été constatés.
Gaza : Hamas annonce avoir trouvé une 13e dépouille d'otage
La branche armée du Hamas a annoncé, ce dimanche, avoir trouvé une 13e dépouille d'otage dans la bande de Gaza, s'engageant "si les conditions le permettent" à la restituer dans la journée à Israël, selon un communiqué sur leur chaîne Telegram.
"Aujourd'hui, les Brigades Al-Qassam ont retrouvé le corps d'un des prisonniers israéliens lors d'opérations de recherche en cours", dit le texte.
La dépouille, qui doit être la 13e à être rendue depuis le début du cessez-le-feu le 10 octobre, "sera remise aujourd'hui si les conditions sur le terrain le permettent", ajoute le communiqué selon lequel "toute escalade" israélienne "entravera les opérations de recherche, d'excavation et de récupération, ce qui retardera la récupération des corps".
Coupe de la CAF- 2e tour- aller: Ça se complique pour les Étoilés, battus à Nairobi
Jouée à huis clos et dans l'anonymat total, sans retransmission télé ni informations détaillées, la rencontre aller entre Nairobi United et l'Etoile du Sahel a été dure pour le représentant tunisien qui a encaissé deux buts . Le premier à la (37e) par Ovella Chiang et le second à la ( 52e) par John Otieno. Quand à la physionomie du match, personne ne peut la décrire chez nous. Même le service média de l'Etoile a été interdit de filmer. Ainsi va le foot dans notre continent.
Les choses étant ce qu'elles sont, l'ESS voit son ambition de se qualifier à la phase de poules se compliquer dans la mesure où il lui faudra une victoire par trois buts d'écart au retour pour passer. Mais en football, à cœur vaillant, rien d'impossible, dit-on.
Formation rentrante de l'Etoile: Ben Hassen, Ghdamsi, Ferjani, Omija, Hnid. Anane, Ouertani, Ben Choug, Chaabani, Aouani et Sanghor
Jamel Belhassen
Appels au démantèlement des unités du Groupe Chimique à Gabès : Les céréaliculteurs retiennent leur souffle…
Par Hassan GHEDIRI
Si la succession, ces deniers temps, des épisodes pluvieux laisse présager de bonnes perspectives pour la saison agricole, les céréaliculteurs, eux, ce n’est pas la météo qui les intéresse pour le moment.
D’ordinaire, au milieu de l’automne, c’est la grande effervescence dans les champs où les agriculteurs qui vivent les deux grands moments de la saison agricole : la récolte et les semis. C’est en effet entre septembre et novembre que sont faits les bilans et annoncées les ambitions pour la nouvelle saison.
Un temps crucial pour l’ensemble des agriculteurs qui savaient que sans une bonne météo ils allaient vivre des semaines très compliquées. Ils sont également convaincus, comme toujours, que seule une bonne météo rassure sur leurs récoltes et leurs revenus. Sauf peut-être dans les grandes cultures, où une bonne pluviométrie au cours de l’automne-hiver actuel risque d’avoir un certain goût d’inachevé.
Et pour cause, un mélange de crainte et d’incertitude que suscite la montée de tension dans la ville de Gabès, depuis laquelle est pratiquement ravitaillée l’ensemble de la filière céréalière par les fertilisants essentiels pour démarrer la campagne de semis et garantir une bonne moisson. Abritant les principales unités de fabrication des engrais à partir de phosphates, la ville de Gabès est le théâtre de grandes manifestations populaires contre la pollution générée par les industries du Groupe Chimique (GC).
Dans les préparatifs pour la campagne 2025/2026 de la filière céréalière, le gouvernement a en effet mis en place un programme d’approvisionnement qui comprend la mise à la disposition des céréaliculteurs 370 mille tonnes d’engrais composées de 120 mille tonnes de DAP, de 30 mille tonnes de super 45 et de 220 mille tonnes d'ammonitrate.
S’agissant de ce dernier engrais qui est essentiel pour le développement des céréales grâce à ses apports de protéines qui permettent de produire des graines de qualité optimale, le Groupe Chimique est appelé à fournir 150 mille tonnes au cours de cette période. Le reste, soit 70 mille tonnes, seront normalement couverts par les importations, comme au cours de l’année passée.
Perturbation
Toute perturbation de la production des engrais à Gabès risque de compromettre la filière des grandes cultures et de chambouler tout le calendrier agricole, entrainant dans la foulée des flambées de prix des intrants des retards dans les semis et, par conséquent, une baisse des rendements. C’est dire combien il est aujourd’hui urgent pour les autorités d’agir et de trouver des solutions à la crise du Groupe chimique.
Il s’agit de prendre des décisions qui répondent en même temps aux revendications légitimes des habitants de Gabès, qui réclament la fin d’une pollution et la nécessité d’assurer la continuité de l’approvisionnement du secteur agricole en engrais.
Certes, la situation est compliquée étant en même temps une question de protection de la santé publique, de préservation de l’environnement et de maintien d’une industrie de laquelle dépendait l’agriculture et donc la sécurité alimentaire. Mais, l’Etat a l’obligation de trancher sans tarder.
H.G.
Bases américaines au Maroc : Quel impact sur le Grand Maghreb ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Selon plusieurs sources diplomatiques relayées par Reuters, l’administration américaine étudie la possibilité de déplacer les bases aériennes et navales actuellement situées en Andalousie, vers le Maroc. Quel est l’impact géostratégique de cette implantation militaire sur le plan régional et continental ?
Les Américains misent sur le Maroc à deux niveaux. Le premier niveau porte sur son conflit avec l’Espagne concernant le financement de la défense au sein de l’OTAN et le deuxième concerne une possible relocalisation du siège du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) de Stuttgart, en Allemagne, à Kénitra, au Maroc.
La crise avec l’Espagne s’est envenimée après que le président américain Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane punitifs à l’Espagne, reprochant à son gouvernement de refuser de porter ses dépenses militaires à 5 % du PIB, un objectif qu’il tente d’imposer à tous les alliés de l’OTAN. De fait, le Maroc émerge comme un candidat stratégique potentiel pour accueillir les bases militaires américaines stationnées dans le sud de l’Espagne.
Concernant l’Africom, cette relocalisation stratégique, portée par le général Michael Langley, fait du royaume chérifien le pivot de la politique sécuritaire américaine sur le continent, en particulier dans un Sahel en proie au chaos, « Dans les deux cas, il s’agit d’un redéploiement d’une grande importance géostratégique aussi bien au niveau régional que continental », nous dira le juriste, Salem Chérif.
Et d’ajouter : « Selon, LSi Africa, ce projet s’inscrit dans un contexte de recomposition des alliances en Afrique, où la présence militaire et diplomatique de la Russie ne cesse de croître. Washington tente désormais de renforcer ses partenariats stratégiques, notamment avec Rabat, pour reprendre pied dans une région confrontée à une instabilité chronique. D’où cet intérêt des militaires américains de rapprocher le commandement de son terrain d’action.
Il faut rappeler que les Américains avaient auparavant opté pour la Tunisie pour accueillir le commandement de l’Africom ».
Militaire, mais aussi économique …
« Toujours selon LSi Africa, si cette relocalisation se concrétise, elle marquera un tournant majeur dans la politique africaine des États-Unis. Elle traduirait une volonté claire de contrer les influences concurrentes – russes et chinoises notamment – perçues comme motivées davantage par l’exploitation des ressources minières que par la sécurisation des populations civiles », estime notre interlocuteur du jour, le juriste et analyste politique, Salem Chérif. Qu’en est-il, en outre, de l’impact de cette implantation militaire américaine au Maroc sur la Tunisie et la région de l’Afrique du Nord ?
Selon Chérif : « Le renforcement de la présence militaire américaine au Maroc signifie à mon sens que les USA considère Rabat comme un allié fiable et durable. Ce choix est de nature à mettre la pression sur des pays comme l’Algérie et à un degré moindre la Tunisie. Mais c’est sur le plan économique que les Américains vont chercher à affaiblir le rôle des Chinois et des Russes en Afrique du Nord.
Il faut savoir que les chercheurs mettent en évidence un investissement colossal de 45 milliards d’euros entre 2025et 2030 dans les pays francophones d’Afrique. Ces financements se concentrent sur les télécommunications (35%), l’énergie (28%), les transports (22%) et l’industrie manufacturière (15%). L’approche chinoise ne se réduit pas à un simple transfert de capitaux.
Elle s’accompagne de transferts technologiques, de programmes de formation et de la création de zones économiques spéciales. En aucun cas , les Américains ne permettront, en effet, à la Chine de s’étendre davantage en Afrique du Nord. Et comme le dit si bien une étude élaborée par, c’est un choc pour la diplomatie et l’armée des États-Unis de voir des pays africains dont notamment l’Algérie, choisir l’appui militaire russe, les drones iraniens et turcs, et les véhicules chinois ».
M.B.S.M.
Festival du film au sahara : Quand le désert devient écran
Par Imen ABDERRAHMANI
Du 29 octobre au 1ᵉʳ novembre 2025, Ksar Ghilane (gouvernorat de Kébili) accueillera la 2è édition du Festival du film au sahara, avec l’Algérie comme invitée d’honneur et trois films tunisiens en compétition.
Niché au cœur du désert tunisien, Ksar Ghilane se transformera, quatre jours durant, en un véritable carrefour culturel et cinématographique, en une plateforme d’échange d’idées et d’expériences, et ce, dans le cadre de la deuxième édition du Festival du film au sahara. Rendez-vous qui vient insuffler un souffle artistique et économique à la région lors de cette période de l’année, enrichissant les produits du tourisme culturel et saharien.
Cette manifestation originale, qui célèbre le cinéma dans un cadre exceptionnel, mettra cette année l’Algérie à l’honneur en tant qu’invitée spéciale. Organisé par l’association Sahara art, en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles et avec l’appui du Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), le festival dans sa 2è édition, qui résulte du succès de la première édition, « ambitionne de faire du désert une destination touristique, culturelle et cinématographique.
Elle vise également à dynamiser le tourisme saharien, à faire connaître la beauté des régions intérieures, à soutenir la décentralisation des activités culturelles et à rapprocher le septième art des zones marginalisées », précise le comité d’organisation dans son communiqué de presse. Ajoutant que cette initiative s’inspire du succès rencontré par le Festival international du théâtre dans le désert (qu’organise également l’association Sahara art), qui s’est déroulé pendant cinq éditions consécutives dans cinq régions sahariennes différentes.
Ce festival a insufflé une atmosphère de joie et d’art à travers tout le sahara, à l’image d’une caravane culturelle itinérante, créant ainsi des partenariats avec de nombreuses institutions nationales, locales et régionales.
Porté par ce rêve de réanimer le sahara et d’attirer des cinéastes d’ici et d’ailleurs pour des tournages, comme c’était le cas il y a des années, le comité d’organisation a orchestré son programme alliant projections, formation et rencontres.
Importante participation
Pour ce nouveau rendez-vous, le comité du visionnage du festival a sélectionné parmi les candidatures reçues une quinzaine de films pour la compétition officielle. Les réalisateurs concourent pour les prestigieux prix de la « Rose des sables » (or, argent, bronze), ainsi que pour le prix du jury.
Formation minérale cristalline qui se développe dans les sols sableux des régions désertiques et qui ressemble à une fleur pétrifiée sculptée par le vent, le sable et le temps et qu’on trouve beaucoup dans le sahara tunisien, la « Rose des sables » en tant que prix incarne l’harmonie entre la nature et l’art, rappelant les mystères du désert.
Les films sélectionnés viennent de l’Algérie, l’Égypte, le Liban, l’Italie, le Maroc, la Norvège, l’Arabie saoudite, la Syrie, l’Espagne, la Jordanie, le Royaume-Uni et la Libye.
La Tunisie sera bel et bien présente avec trois films tunisiens sélectionnés dans la compétition officielle : « Le monde est petit » de Bilal Bali, « Ziwen » de Mamdouh Ben Abdelghafar et « Pierre-Feuille-Ciseaux » de Chérifa Benouda.
Place à la formation
Au-delà des projections qui se dérouleront en plein air, entre les dunes et sous le beau ciel étoilé du sud, le festival propose un programme riche et diversifié. Quatre ateliers de formation rythmeront la programmation, permettant aux participants d’affûter leurs talents et d’échanger avec des experts dans leurs spécialités. Ces ateliers porteront sur la mise en scène, la musique et l’image, l’espace et le cinéma, ainsi que le jeu d’acteur face à la caméra. Ces ateliers seront animés par des professionnels reconnus comme Zied Litayem, Karim Thlibi, Skander Tlili et Daniela Giordano.
D’autres formations sont également annoncées. L’artiste et l’universitaire tunisienne Safa Maatouk sera au rendez-vous, animant un atelier intitulé « Comment réaliser un film d’animation ? ». Un autre atelier portant sur le film documentaire sera encadré par Marwa Sharkaoui, écrivaine et réalisatrice égyptienne qui a à son actif de nombreux films primés. Un 3è atelier sur l’art du dessin sur sable sera animé par l’artiste visuel tunisien Habib El Ghourabi.
Il est ainsi à rappeler que le réalisateur tunisien Hamdi Jouini animera l’atelier « 60 heures de cinéma ». Il s’agit d’un atelier intensif offrant aux participants une expérience unique : réaliser un film de l’idée à la projection en seulement 60 heures.
Dans sa programmation parallèle, le public est convié à découvrir les créations numériques et photographiques de Nour Jallouli, et d’assouvir l’âme et l’ouïe lors d’une soirée dédiée aux chants traditionnels du sahara. La soirée de clôture sera animée par l’artiste Lobna Noomen, qui présentera un spectacle mêlant musique rythmée et héritage culturel, clôturant ainsi quatre jours de célébration du désert et du cinéma.
Il est à noter que le festival a également bénéficié du soutien des ministères du Tourisme et de la Jeunesse et des Sports sans oublier également l’apport de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) et la Délégation régionale des affaires culturelles à Kébili.
Imen. A.
N.B: Photo du film "Ziwen" de Mamdouh Ben Abdelghafar
Coupe de la CAF : Le ST s’incline face à l’OC Safi
Le Stade Tunisien n’a pas pu éviter la défaite au Maroc, face à l’OC Safi, pour le compte du second tour préliminaire de la coupe de la CAF.
Pourtant, les Stadistes ont bien négocié la première mi-temps malgré une tactique très prudente. Ils ont pu compter sur Farhati et ses défenseurs pour éviter de prendre des buts.
A la reprise, c’est l’arbitre égyptien qui s’est mis en évidence en accordant un penalty imaginaire aux Marocains (50’) pour une main involontaire et collée au corps, ce qui a permis à Mouden d’ouvrir le score. Et ce n’est que suite à c but qu’on a vu les Stadistes changer d’option et se ruer vers l’attaque sans trouver la faille malgré plusieurs occasions offertes à Haboubi, Ndiaye, Khalfa et khemissi.
Les Marocains, mis sous pression, ont misé sur les contres et ont pu ajouter un second but par l’intermédiaire du Sénégalais Koné (85’) sur une erreur de placement de la défense et une sortie hasardeuse de Farhati.
Cette défaite, malgré le fait qu’elle n’est pas insurmontable, va compliquer la tâche pour le match retour qui s’annonce, déjà, très difficile. Il aura lieu samedi prochain au stade de Rades.
Formation du Stade Tunisien : Farhati, Khalfa, Saihi, Sahraoui, Sghaier, Thiam, Camara (Haboubi 46’), Saafi, Khemisi, Ouerghemmi, Ndiaye.
K.Z.
Supercoupe de la CAF : Pyramids plus fort que Berkane
Le champion d'Afrique en titre, Pyramids FC a ajouté un second titre continental à son palmarès en décrochant, ce soir, la Supercoupe de la CAF aux dépens du vainqueur de la Coupe de la confédération, la RS Berkane (1-0) au Stade 30 juin du Caire.
Ibrahim Mayele a inscrit l'unique but de cette rencontre à un quart d'heure de la fin.
La RSB, entraînée par le Tunisien Mouïne Châabani, a tenté de réagir dans les dernières minutes mais elle a manqué de réussite pour espérer revenir dans le match.
Ligue 1 : Divorce à l’amiable entre l’USMo et Montassar Louhichi
La rumeur, qui a circulé depuis hier vendredi à Monastir, est devenue, aujourd’hui, une information officielle. D’après des sources proches du club monastirien, l'entraîneur de l'USMo, Montassar Louhichi, a quitté son poste, suite à un accord avec les dirigeants du club sur une séparation à l'amiable.
Il fallait peut-être s’y attendre, surtout après la lourde défaite encaissée par les Usémistes hier, face à la Jeunesse sportive de Kabylie (0-3) au Stade Taïeb M'hiri à Sfax pour le compte du match aller du second tour préliminaire de la Ligue des champions.
Qui succèdera à Louhichi ? Selon les mêmes sources, le comité directeur a déjà sur quatre pistes, à savoir Lassâad Jarda, qui connaît parfaitement les rouages du club, Lassâad Dridi, Khaled Ben Yahia et Mohamed Mkacher.
K.Z.
Ligue des champions - 2e tour aller - Rahimo FC - Espérance (0-1) : Les Sang et Or prennent option
Jamel Belhassen
Grâce à une courte victoire sur terre burkinabe, l'EST a fait un grand pas vers la qualification à la phase de poules de la plus prestigieuse joute africaine.
Partie avec un long vécu continental et plusieurs absences de marque, l'Espérance a négocié le match face au Rahimo FC avec beaucoup de calme sur une pelouse en mauvais état. Après une alerte devant la cage de Ben Said, les Sang et Or ont pris le jeu à leur compte pour rater des opportunités par Boualia (17e et (43e), Ogbelu ( 37e) avant de trouver la faille par Danoh, de la tête ( 45+1e). Après la pause, le jeu s'est poursuivi sur rythme assez lent et le même Danho rata un second but ( 63e) Face au gardien Conalbo. Boualia ne sera pas plus heureux à la ( 84e) en ratant un but tout fait.
Avant la fin du match, une balle arrêtée a effleuré le poteau de Ben Said( 90+1e).
Formation de l'Espérance
Ben Said, Keita, Laifi, Guenichi, Jelassi, Ogbelu, Tka, Jebali ( Derbali 73e), , Boualia ( Bouchniba 86e), Danho ( Diakite 73e), Konate.
J.B.
Omra : TAV Tunisie lance la saison
La saison de l’Omra 2025 a officiellement débuté ce vendredi avec le premier vol charter organisé par TAV Tunisie, au départ de l’aéroport Habib Bourguiba de Monastir à destination de Djeddah.
Cet événement marque une étape importante pour les fidèles tunisiens entreprenant leur voyage spirituel vers les lieux saints. À cette occasion, TAV Tunisie a mobilisé d’importants moyens humains et logistiques afin d’assurer le meilleur accueil et accompagnement possible aux pèlerins tout au long de leur passage à l’aéroport.
Les équipes de TAV Tunisie, en étroite collaboration avec les autorités aéroportuaires, les compagnies aériennes et les agences de voyage, ont veillé à offrir un service fluide et efficace, couvrant toutes les étapes du voyage : enregistrement, assistance, orientation, confort en salle d’embarquement et embarquement sécurisé.
Grâce à cette mobilisation, le premier vol de la saison s’est déroulé dans une atmosphère empreinte d’émotion, de sérénité et d’organisation exemplaire, témoignant de l’engagement constant de TAV Tunisie à placer la satisfaction et la sécurité des passagers au cœur de ses priorités.
Ce lancement réussi illustre la volonté de TAV Tunisie de renforcer le rôle de l’aéroport Habib Bourguiba de Monastir en tant que plateforme régionale clé pour les vols religieux, tout en continuant à offrir un service conforme aux meilleurs standards internationaux.
« La Traviata » au Théâtre de l’Opéra: Une nuit d’émotions et de passions…
Par Imen Abderrahmani
Une soirée « Tout feu, tout flamme » avec à l’affiche« La Traviata » de Giuseppe Verdi, dans sa version tunisienne, est annoncée le 31 octobre à 19h30 à la Salle de l’Opéra (Cité de la Culture).
Après le succès éclatant de la première représentation en mai dernier, cette nouvelle date promet de raviver l’émotion et la magie de cette œuvre incontournable du répertoire lyrique. Cette nouvelle production de ce chef-d’œuvre de Giuseppe Verdi, avec une touche tunisienne affirmée, s’inscrit dans la stratégie du Théâtre de l’Opéra de Tunis visant à bâtir un répertoire national d’opéra, alliant grandes œuvres classiques et créations contemporaines.
Inspirée du roman « La Dame aux camélias » d’Alexandre Dumas fils, « La Traviata », cetopéra en trois actes, raconte le destin bouleversant de Violetta Valéry, jeune courtisane parisienne, partagée entre ses rêves d’amour et les diktats d’une société impitoyable. En aimant Alfredo, elle aspire à une vie simple et digne, loin des artifices du monde mondain. Mais leur bonheur sera brisé par les pressions familiales, les conventions sociales, et la maladie. L’histoire tragique de Violetta, magnifiée par la musique envoûtante de Verdi, continue de résonner avec une force universelle.
Cette version tunisienne de « La Traviata » est une production réunissant l’Orchestre Symphonique Tunisien, le Chœur de l’Opéra de Tunis, les solistes de l’opéra de Tunis et le Ballet de l’Opéra, dont la contribution marquera, pour la première fois de sa longue histoire, l’introduction de la danse dans cette œuvre culte. Impressionnant et méticuleux travail collectif qui a été fortement applaudi lors de la représentation du mai dernier.
Ce spectacle réunit plus de 140 artistes entre chanteurs, musiciens, danseurs et techniciens, mobilisés pour transformer la scène en un univers lyrique et sensoriel, pour une soirée d’émotions et de passions. Décors, costumes, lumière, projections, chant et musique sont pensés dans le moindre détail pour faire de cette représentation un moment de pur enchantement.
Fruit d’une collaboration entre la Tunisie et l’Italie, cette initiative est portée par le Théâtre de l’Opéra de Tunis, à travers le Pôle Ballets et Arts Chorégraphiques et le Pôle Musique et Opéra, avec le soutien du ministère des Affaires culturelles et en partenariat avec l’Institut Culturel Italien de Tunisie.
Alors si vous voulez clôturer le mois en beauté et accueillir novembre sur des ondes positives, laissez-vous emporter par la puissance de l’opéra et vibrer au rythme d’une histoire d’amour, de sacrifice et d’émotion pure. Une seule et unique date est annoncée : le 31 de ce mois au théâtre de l’Opéra de Tunis (Cité de la culture).
Imen.A.
La BCT appelée à financer le budget 2026 à hauteur de 11 milliards de dinars : Un choix obligé, mais très risqué
Par Hassan GHEDIRI
La disposition du projet de loi de finances de 2026 suggérant le décaissement de 11 milliards de dinars par la BCT au profit du Trésor public serait une décision très risquée…
Depuis la diffusion ‘officieuse’ du document définissant l’ensemble des recettes et dépenses de l’Etat pour l’année 2026, les analyses et les commentaires fusent de partout. En supposant que la copie qui circule depuis deux jours et relayée par tous les médias correspondait bel et bien au projet de loi de finances remis par le gouvernement aux 161 députés à l’ARP, on peut estimer le déblocage d’un nouveau prêt par BCT pour financer le budget de l’Etat est, incontestablement, la décision qui ne manquera pas de susciter beaucoup de remous.
Selon le document partagé sur les réseaux sociaux, le gouvernement s’est référé aux dispositions de l’article 25 de la loi n°35 de 2016 datant du 25 avril 2016 portant fixation du statut de la Banque centrale de Tunisie, pour s’octroyer, une nouvelle fois, des facilités de financement au profit de la Caisse générale de la république tunisienne avec un prêt d’un montant total de 11000 millions de dinars, c’est-à-dire 11 milliards de dinars tunisiens.
En 2024 puis en 2025, le BCT s’est en effet vue à deux reprises contribuer au financement direct du budget de l’Etat à hauteur de 7 milliards de dinars. Ce montant correspondait jusque-là à la limite autorisée à l’institut d’émission au financement de l’Etat. Il est important de souligner que ces deux emprunts sont remboursables sur 10 ans sans intérêt et avec une période de grâce de 3 ans.
Pour ce qui est du nouveau financement prévu dans le PLF2026, la période de remboursement a été rallongée à 15 ans au lieu de 10 comme c’était le cas jusqu’ici, avec toujours les mêmes conditions : trois années de grâce et zéro intérêt.
Le gouvernement fait donc, une nouvelle fois, recours à un financement direct de la BCT malgré les réserves exprimées par beaucoup de spécialistes qui ne cessent de dénoncer la rupture avec le principe de l’indépendance de la banque centrale, et de mettre en garde contre les retombées de cette pratique sur les équilibres du marché financier et son rôle fondamental dans financement de l’économie.
Ce choix que l’Exécutif justifiera par les difficultés d’accéder aux financements extérieurs devait certes soulager temporairement les pressions sur le budget de l’Etat, mais risque d’avoir des conséquences désagréables.
Ridha Chkoundali, universitaire spécialiste d’économie et finances, appartient au rang des détracteurs de cette politique. Commentant les dispositions du PLF2026, il a estimé que quand le gouvernement se permettait de s’accorder un prêt direct et d’un montant faramineux de 11 milliards de dinars, qui équivaut par ailleurs à la valeur du déficit déclaré, pour financer son nouveau budget, ceci représente « une aventure aux conséquences incertaines ».
Et d’expliquer que ce financement aggravera la crise de liquidité (assèchement de liquidité) et réduira considérablement la part des opérateurs privés dans les fonds destinés au financement des investissements. Toute la liquidité va être exclusivement orientée vers les caisses de l’Etat au moment où l’investissement privé est déjà en panne dans un contexte caractérisé par une baisse drastique de l’épargne, souligne Chkoundali.
Et de considérer que le fait de compter sur l’autofinancement en détournant des fonds devant normalement être consacrés à l’investissement privé, pour financer les dépenses de l’Etat, ne peut aucunement servir l’intérêt des Tunisiens parce que, toujours d’après Chkoundali, il constituera une entrave majeure à la croissance et à la création de richesse.
«Cet emprunt faramineux est en totale contradiction avec la politique monétaire adoptée par la BCT qui se veut prudente et qui repose sur l’augmentation du taux directeur comme principal instrument pour juguler l’inflation. En effet, Chkoundali trouve complètement absurde que la BCT augmente son taux d’intérêt dont la conséquence est le renchérissement des crédits à l’investissement pour ensuite financer le Trésor public avec un taux d’intérêt nul.
H.G.
















