BCT : Appel aux banques pour prévenir les risques liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme
La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a émis des instructions à l’intention des banques et des établissements financiers, les appelant à redoubler de vigilance et à déployer les diligences nécessaires pour prévenir les risques liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, et ce, à la suite de la publication des résultats de la mise à jour de l’évaluation nationale des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme pour la période 2022-2024, a annoncé la Banque dans un communiqué, publié vendredi.
L’Institut d’Emission a souligné, dans ce cadre, la nécessité de consolider le dispositif de conformité et de prendre les mesures nécessaires afin d’assurer une application rigoureuse des diligences de vigilance, tout en veillant à l’actualisation des programmes de formation relatifs à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, dans le but de consolider les compétences professionnelles des cadres et des agents.
Affaire Habib Houas : Peine de prison confirmée avec une réduction d’un mois
La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès de la Cour d’appel de Tunis a confirmé la condamnation de l’homme d’affaires Habib Houas, tout en réduisant sa peine de prison de deux ans et un mois à deux ans.
Le Parquet près le Pôle judiciaire économique et financier avait déféré Habib Houas devant la 6ᵉ Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du Tribunal de première instance de Tunis, afin qu’il soit jugé pour non-restitution de produits d’exportation à l’étranger et infractions bancaires. La justice avait initialement prononcé une peine de deux ans et un mois de prison, assortie d’amendes.
Gaza : l’OMS appelle à la reprise des évacuations médicales urgentes
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a exhorté, vendredi, à la reprise immédiate des évacuations médicales urgentes depuis la bande de Gaza vers la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, alors que la situation humanitaire ne cesse de se dégrader.
Son porte-parole, Christian Lindmeier, a plaidé pour l’ouverture sans entrave de tous les points de passage possibles afin de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire. Il a également insisté sur la nécessité d’un financement flexible pour soutenir les efforts de relèvement dans le territoire palestinien assiégé.
Selon les Nations Unies, leurs agences disposent déjà de 170 000 tonnes de nourriture, de médicaments et d’autres fournitures prêtes à entrer dans la bande de Gaza dès que les conditions le permettront.
Depuis le 7 octobre 2023, l’occupation sioniste a commis des crimes génocidaires dans la bande de Gaza, causant la mort de 67 211 Palestiniens, dont une majorité de femmes et d’enfants, et faisant 169 961 blessés. De nombreuses victimes restent piégées sous les décombres, inaccessibles aux ambulances et aux équipes de secours.
Olympique de Beja : Skander Kasri s’en va
C'était dans l''air. Les mauvais résultats de l'équipe, la dernière loge au classement et la lourde défaite subie à domicile contre l'AS Marsa (0-6) ont précipité le départ de Skander Kasri, l'entraîneur des seniors, ce matin.
Pourtant, les responsables Bejaois sont conscients des limites de l'effectif des seniors et le manque de moyens financiers, outre l'interdiction de recrutements. C'est dire que la séparation avec Kasri ne résoudra pas les problèmes actuels dont souffre l'équipe.
J.B
Festival international de films de femmes « Regards de femmes »: A travers leurs yeux, le monde se raconte…
Par Imen Abderrahmani
Des femmes derrière la caméra pour raconter celles qui luttent, rêvent et résistent : « Regards de femmes » dans 6ème édition donne voix aux récits féminins, puissants et engagés. Des récits à découvrir à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 15 octobre à Nabeul.
Plus qu’un festival. « Regards de femmes » est une tribune d’expression libre sur la condition de la femme dans le monde, notamment dans le Monde arabe. C’est aussi une plateforme de soutien des cinéastes femmes et de promotion de leurs œuvres féministes et féminines très souvent écartées des circuits traditionnels de projection et de diffusion, sous divers prétextes.
Festival militant, engagé, « Regards de femmes » est dédié cette année à la Palestine. Il se veut un salut à toutes les femmes palestiniennes, et aux femmes de Gaza, qui continuent avec bravoure à défier les bals, les chars, les avions…, à faire face à la mort, pour célébrer la vie et la patrie.
« Résistantes et résistants, ici nous resterons » tel est le slogan de cette 6ème édition. Ces mots, empruntés au poète palestinien Tawfiq Ziyad (1929-1994) résonnent comme une promesse. Une promesse de présence, de mémoire, et de résistance, saluant les Palestiniennes combattantes, gardiennes de la dignité, vaillantes sur la tradition… Ainsi, le festival international de films de femmes, et également le cinéma, comme une expression artistique, devient bien plus qu’un art : un espace de lutte, un refuge pour les récits, une archive vivante face à l’oubli.
Au-delà du slogan de cette édition qui rend hommage à la Palestine et aux femmes palestiniennes, le programme prévoit également une soirée spéciale dédiée au cinéma féminin palestinien, avec une programmation intitulée « From ground zero » (De la distance Zéro), produite par le réalisateur palestinien Rashid Masharawi, dans le cadre d’un projet cinématographique qu’il mène avec courage et persévérance depuis deux ans et où il restitue avec une pléiade de jeunes cinéastes palestiniens la mémoire de Gaza et des fragments de son quotidien sous les bombardements sionistes. Cette soirée sera marquée par la projection d’une sélection de films où les femmes palestiniennes racontent leur territoire, leur exil, leur résistance, sans filtres, sans distance, dans l’urgence. Des films témoins du quotidien des gazaouies, des films réponses à la barbarie sioniste qui cherche à étouffer les voix, et avorter les rêves.
Elles filment les silences, les luttes, les réussites comme les déceptions. Elles filment les mémoires. À Nabeul, dans trois villes (Hammamet, Nabeul et Menzel Témime) et à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 15 de ce mois, des cinéastes femmes livrent les histoires de femmes que l’histoire oublie, à travers un cinéma de résistance et d’espoir.
Au total : 15 courts-métrages de réalisatrices originaires de Tunisie, Liban, Syrie, Palestine, Égypte et Maroc concourent dans la compétition officielle pour deux prix : celui du meilleur film et celui de la meilleure représentation de la femme à l’écran. Les cinéastes tunisiennes sont bien présentes à cette édition avec leurs films : « Femmes sur scène » de Zeineb Ben Salah, « Biscuit » de Chadia Khédhir, « La violeuse » de Wafa Kharfia, « Les buveurs des larmes » de Hazar Abassi, « Amel » de Rahma Ben Jemaa, « Wall and thread » de Fatma Barkallah et « Les cendres de la dignité » de Taycir Nasraoui.
Au-delà des projections, le festival propose un riche programme de rencontres et de débats qui interrogent la place des femmes dans l’industrie du cinéma. « Renforcer l’égalité dans le cinéma : initiatives et perspectives » et « Programmation cinématographique à l’ère des mouvements féministes : nouvelles responsabilités, nouvelles narrations » tels sont les deux thèmes proposés pour les dialogues créatifs qui sont conçus comme des espaces de réflexion sur les pratiques cinématographiques féministes, les enjeux de représentation, et les responsabilités culturelles dans un monde en mutation.
Avec les débats, le festival axe sa programmation surla formation et l’expérimentation, enproposant plusieurs ateliers créatifs destinés aux jeunes cinéastes et cinéphiles.
Un atelier de développement de projets de courts-métrages rassemblant 14 jeunes réalisatrices venues de 9 pays arabes (Tunisie, Algérie, Maroc, Liban, Koweït, Jordanie, Libye, Syrie, Égypte) est également à l’ordre du jour du festival.
Salma Baccar : la conteuse des femmes
Dans sa 6ème édition, le festival célèbre une vie et une carrière dédiée au cinéma et à l’engagement envers la cause féminine. Figure incontournable du cinéma tunisien, réalisatrice pionnière, Salma Baccar sera à l’honneur. Elle qui a fait de ses films l’écho du quotidien des femmes tunisiennes, de leurs aspirations, de leurs réussites comme de leurs afflictions.
La filmographie riche d’œuvres qui racontent les Tunisiennes entre le passé et le présent, Salma Baccar est l’une des gardiennes de la mémoire féminine et féministe tunisienne.
« Regards de femmes » lui consacre une master-class, prévoyant la de ses œuvres majeures : « Fatma 75 », « Ennafoura» (La fontaine) et « Khouchkhach » (La fleur de l’oubli).
Des rencontres-débats portant sur des livres racontant le cinéma tunisien sont au programme du festival. Parmi les œuvres proposées, « Films tunisiens, critiques et dialogues » de la journaliste Neïla El Gharbi, qui interroge la scène cinématographique tunisienne contemporaine à travers un prisme analytique et sensible.
Organisé par la Fédération tunisienne des ciné-clubs (FTCC) avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), Regards de femmes est une invitation à voir le monde autrement — à travers les yeux de celles qui portent, racontent et réinventent la vie.
Imen.A.
Deux galeries tunisiennes à l’honneur dans le réseau mondial d’Art Basel
Après la sélection de la galerie Selma Feriani à Art Basel Paris, la galerie Le Violon Bleu de Sidi Bou Saïd représentera la Tunisie à la première édition d’Art Basel Qatar, prévue du 5 au 7 février 2026 à Doha.
Créée en 2003, la galerie Le Violon Bleu figure parmi les 87 galeries internationales retenues pour cette édition inaugurale, la cinquième du réseau Art Basel au niveau mondial. Elle s’est imposée comme l’un des espaces phares de la scène artistique tunisienne et arabe, œuvrant à la promotion des artistes de la région sur la scène internationale.
Dans un communiqué publié jeudi, Art Basel Qatar a souligné que « l’écosystème florissant des galeries arabes sera au cœur de cette première édition ». Placée sous la direction curatoriale de l’artiste égyptien Wael Shawky, la foire s’éloignera du modèle traditionnel des stands pour proposer une exposition ouverte autour d’un thème central, Devenir, explorant la transformation constante de l’humanité et des systèmes culturels.
L’événement se déroulera sur deux sites majeurs de Doha – M7 et le Design District – ainsi que dans plusieurs espaces publics du centre-ville. Le projet mettra en avant le dialogue et la narration, tout en favorisant de nouvelles formes d’échanges entre galeries, artistes et collectionneurs.
Le Violon Bleu rejoindra plusieurs galeries arabes invitées, dont Hafez Gallery (Djeddah), Galerie Misr (Le Caire), Saleh Barakat Gallery (Beyrouth) et Tabari Artspace (Dubaï). Des institutions de premier plan telles que Gagosian, Pace Gallery, Hauser & Wirth, David Zwirner ou White Cube seront également présentes.
Plus de la moitié des artistes exposés sont originaires du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et de l’Asie du Sud, parmi lesquels Etel Adnan, Simone Fattal, Ali Cherri et Meriem Bennani.
« Avec Art Basel Qatar, nous poursuivons notre mission d’être un catalyseur d’échanges culturels et de croissance du marché », a déclaré Noah Horowitz, PDG d’Art Basel.
Pour Wael Shawky, « le thème Devenir est une méditation sur le changement, sur la manière dont les traditions orales et les nouvelles technologies se rejoignent pour redéfinir les échanges culturels ».
Paris, autre rendez-vous de prestige
La galerie Selma Feriani, basée entre Tunis et Londres, participera quant à elle à Art Basel Paris, du 24 au 26 octobre 2025 au Grand Palais rénové, après avoir exposé à Bâle en juin dernier.
Créée en 2013, elle soutient activement la scène artistique émergente en Tunisie et en Afrique du Nord.
Avec 206 galeries internationales dont 65 françaises, Art Basel Paris mettra en lumière la vitalité et l’avant-garde de la création contemporaine. Paris, berceau historique de mouvements tels que le cubisme ou le surréalisme, y renouera avec son rôle de capitale de la modernité.
Fondée en 1970, Art Basel demeure la principale plateforme mondiale pour les galeries, collectionneurs et artistes, avec des éditions annuelles à Hong Kong (mars), Bâle (juin), Paris (octobre), Miami (décembre) et, désormais, Doha (février).
Le Quotidien avec TAP
L’inflation en perte de vitesse : Voilà pourquoi la BCT sera obligée d’abaisser ses taux
Par Hassan GHEDIRI
Au vu de la tendance baissière durable de l’inflation, le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie n’aura pas d’excuse pour ne pas réduire ses taux d’intérêt…
C’est, en effet, ce que pensent beaucoup de spécialistes qui jugent que toutes les conditions sont désormais favorables pour enclencher un desserrement monétaire qui sera très bénéfique pour le démarrage des investissements et la consolidation du rythme de croissance. Ridha Chkoundali, universitaire et analyste économique, fait partie de ceux qui ne cessent d’appeler l’Institut d’émission à abandonner la méfiance excessive.
Aujourd’hui, il croit que la tendance à la baisse de l’inflation, observée depuis quelque temps, ne laisse aucun prétexte à la BCT pour ne pas réduire son taux directeur, maintenu au niveau de 7,5% depuis mars 2025. Ainsi le Conseil d’Administration (CA) de la Banque centrale, lors de sa prochaine réunion, «sera contraint de revoir son taux à la baisse», estime Chkoundali qui juge que cette inéluctable prochaine réduction ne doit pas être inférieure à 50 points de base.
Pour Chkoundali, la BCT n’aura pas d’excuse pour éviter cette baisse, pour au moins une raison : l’écart entre le taux d’inflation qui s’établit à 5% au mois de septembre, d’après l’INS, et le taux directeur, devenu « très confortable », atteignant 2,5 points. Cette inéluctable future réduction, d’après le spécialiste, sera très bénéfique pour les acteurs économiques qui hésitent jusqu’ici à investir, et pour la consommation en optimisant la capacité d’emprunt.
Il faut noter que les membres du conseil d’administration de la BCT avaient décidé, lors de sa dernière réunion tenue le 30 juillet dernier, de maintenir le taux directeur au niveau de 7,5% et ce malgré « des prévisions laissant entrevoir une poursuite de l’orientation baissière graduelle de l’inflation » durant le deuxième semestre de l’année en cours. La haute autorité décisionnelle de l’Institut d’émission avait en effet tablé sur un taux d’inflation annuel de 5,3% contre 7% en 2024.
La BCT, à qui l’on n’a pas cessé de reprocher sa politique monétaire d’être trop restrictive, a justifié son choix de ne pas réduire ses taux d’intérêt, par des risques haussiers pesant sur la trajectoire de l’inflation « demeurant actifs », considérant qu’il demeurait nécessaire de continuer à soutenir le processus désinflationniste en cours à même de ramener l’inflation à un taux raisonnable.
L’augmentation du taux directeur constitue en effet l’instrument privilégié que la BCT emploie pour générer les chocs, contenir l’inflation et rationnaliser les prix. Sauf que pour bon nombre d’experts, cette politique n’’est pas la mieux adaptée au contexte tunisien, comme l’explique Ridha Chkoundali. La BCT, selon lui, considère que la cause principale de l’inflation dans notre pays est la consommation des ménages, d’où le recours à la hausse des taux d’intérêts pour renchérir le coût des crédits bancaires et, par conséquence, pousser les citoyens à réduire leur consommation.
Le problème, selon Chkoundali, c’est que la BCT tend à imposer des restrictions sur l’accès aux crédits aux détriments des entreprises et des particuliers et à faciliter, en même temps, le financement direct du Trésor public avec plus de 14 milliards de dinars débloqués sur deux ans. La vraie cause de l’inflation, toujours selon Chkoundali, réside dans divers handicaps freinant la croissance et la création de la richesse, tels que la complexité et la lenteur des procédures administratives, la fiscalité très lourde et le climat d’affaires peu propice à l’investissement.
H.G.
Éditorial : La Syrie aux Syriens - Par Jalel HAMROUNI
La chute de Bachar el-Assad, longtemps perçue comme improbable, a ouvert une nouvelle ère d’incertitude en Syrie. Après plus d’une décennie de guerre, de destructions massives et d’interventions étrangères, le pays tente de se relever. Mais alors qu’il cherche à renaître de ses cendres, la Syrie se retrouve une fois de plus dans le viseur des puissances régionales et des ambitions géopolitiques.
La Turquie au nord, les États-Unis à l’est, et l’entité sioniste à l’ouest guettent ce moment de fragilité pour redessiner la carte du Proche-Orient selon leurs intérêts. Pourtant, il est plus que jamais temps de laisser les Syriens décider seuls de leur avenir.
Le peuple syrien a payé un tribut démesuré à la guerre : plus d’un demi-million de morts, des millions de déplacés internes et de réfugiés, une économie dévastée et un tissu social déchiré. Malgré tout, la résilience syrienne demeure remarquable. Dans les ruines d’Alep, de Homs ou de Deraa, on reconstruit pierre par pierre, on rouvre des écoles, on tente de relancer l’agriculture, on réapprend à vivre.
Mais ce fragile espoir reste menacé par les ingérences étrangères qui voient dans la Syrie non pas un pays meurtri, mais un champ de manœuvre stratégique.
La Turquie, d’abord, continue de jouer un double jeu. Sous prétexte de défendre ses frontières et de lutter contre les forces kurdes, elle maintient une présence militaire au nord de la Syrie et soutient des groupes armés alliés.
Ankara cherche à imposer une zone d’influence turque, profitant du vide politique laissé par la chute du régime. Ce faisant, elle compromet la souveraineté syrienne et aggrave la fragmentation du territoire. Le rêve néo-ottoman d’Erdogan, fait d’expansion et de contrôle, menace de transformer la Syrie en un simple pion sur l’échiquier régional.
Parallèlement, l’entité sioniste multiplie les provocations. Les bombardements ciblant les positions militaires syriennes sont devenus presque routiniers, sous couvert de « sécurité préventive ». Ces attaques, qui violent la souveraineté du pays, visent à maintenir la Syrie dans un état de faiblesse permanente. Tel-Aviv redoute le retour d’un État syrien fort, capable de soutenir la résistance au Golan occupé et de réaffirmer ses droits historiques sur ce territoire.
En réalité, derrière ces frappes se cache la volonté de dissuader toute alliance syro-iranienne qui pourrait bouleverser l’équilibre stratégique au Levant.
Les puissances occidentales, quant à elles, observent avec prudence. Les États-Unis maintiennent des troupes dans le nord-est, principalement pour contrôler les ressources pétrolières, tandis que l’Union européenne continue de conditionner toute aide à la reconstruction à une « transition politique complète ».
Ce chantage humanitaire, injustifiable après tant d’années de souffrances, empêche la relance économique et prive la population d’une aide essentielle.
Pourtant, la Syrie mérite mieux que ce statut d’État sous tutelle.
Après tant d’épreuves, son peuple doit pouvoir choisir librement son destin. Les Syriens ne veulent plus être les otages des rivalités internationales. Ils aspirent à la paix, à la stabilité et à la dignité. Le temps est venu de rompre avec les logiques de domination et de méfiance. La communauté internationale doit soutenir un processus politique réellement souverain, sans diktats extérieurs ni ingérences armées.
Le renouveau syrien passera par la réconciliation nationale. Les fractures communautaires et régionales, entretenues par la guerre, devront être dépassées à travers un dialogue inclusif. Les différentes composantes du pays – Arabes, Kurdes, Alaouites, Sunnites, Chrétiens – doivent pouvoir construire ensemble un projet commun, fondé sur la citoyenneté et la justice sociale. Il ne s’agit pas d’oublier les crimes ni d’effacer les douleurs, mais de tourner la page de la vengeance pour écrire celle de la reconstruction.
La Syrie peut redevenir un acteur essentiel du monde arabe, un pont entre les peuples plutôt qu’un champ de bataille. Pour cela, elle doit retrouver sa souveraineté pleine et entière. L’ingérence étrangère n’a jamais apporté la paix ni la démocratie, mais seulement la destruction et la division. Seuls les Syriens, dans leur diversité, peuvent définir les contours de leur avenir.
J.H.
Gaza : Retour d'environ 200 000 personnes dans le nord
La Défense civile de Gaza a indiqué ce vendredi 10 octobre que près de 200 000 personnes étaient revenues dans le nord du territoire palestinien depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, à 10 heures (heure tunisienne).
"Approximativement 200 000 personnes sont retournées dans le nord aujourd'hui", a indiqué Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile, une organisation fournissant des premiers secours et opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas.
Un accord de cessez-le-feu entre le Hamas et l’entité sioniste est entré en vigueur vendredi dans la bande de Gaza, précipitant des milliers de déplacés sur le chemin du retour à travers le territoire palestinien dévasté par deux ans de guerre.
53% de la bande de Gaza encore contrôlé par Israël
Le Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu a dit espérer que son pays pourrait célébrer "un jour de joie nationale" dès lundi soir avec "le retour de tous les otages" retenus à Gaza.
Après l'annonce par l'armée israélienne de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, des milliers de déplacés ont pris la route vers le nord du territoire alors que d'autres sont retournés dans les ruines de leurs maisons à Khan Younès, dans le sud.
Une file de piétons s'étirait le long de la route al-Rachid près de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, en direction de Gaza-ville. Selon la Défense civile palestinienne, les forces israéliennes se sont retirées de plusieurs zones de Gaza-ville et de parties de Khan Younès.
Au cours de cette première étape du retrait, l'armée continuera de contrôler environ 53% de la bande de Gaza, selon le gouvernement sioniste.
Donald Trump se rend dimanche au Moyen-Orient
L'armée américaine "a confirmé que les forces israéliennes avaient achevé leur retrait sur la 'ligne jaune'" prévue par le plan Trump et "la période de 72 heures pour la libération des otages a commencé", selon l'émissaire américain Steve Witkoff.
Jeudi, Donald Trump a affirmé qu'il prévoyait de se rendre dimanche au Moyen-Orient. "Les otages rentreront lundi ou mardi. Je serai probablement là. Nous prévoyons de partir dimanche."
Sur les 48 otages -47 enlevés durant l'attaque du 7 octobre et un soldat tué en 2014 dont le Hamas détient la dépouille- 20 sont vivants et 28 décédés, a déclaré Benjamin Netanyahu.
En échange des otages, Israël doit libérer 250 détenus pour raisons de sécurité, dont de nombreux condamnés, ainsi que 1 700 Palestiniens de Gaza arrêtés depuis octobre 2023.
Spéculation : Deux mandats de dépôt à l’encontre de Lassaad Yaakoubi et d’un co-accusé
Le juge d’instruction auprès du tribunal de première instance de Ben Arous a émis ce vendredi 10 octobre 2025 deux mandats de dépôt à l’encontre de Lassaad Yaakoubi, ancien secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire, et d’une autre personne, pour des soupçons de monopole et de spéculation sur les marchés.
La procureure du tribunal de Ben Arous avait ordonné aux agents de la brigade centrale de la Garde nationale de l'Aouina à retenir Yaakoubi et son associé, après la saisie d’une quantité de pommes de terre dans un entrepôt leur appartenant.
À l’issue de la période de garde à vue, les deux individus ont été présentés devant le parquet, qui a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire pour monopole et spéculation, avant leur interrogatoire par le juge d’instruction, lequel a ordonné leur incarcération en attendant la poursuite de l’enquête.
France : Sébastien Lecornu reconduit comme Premier ministre !
Après cinq jours d'imbroglio à la suite de la démission de Sébastien Lecornu, le président français Emmanuel Macron l'a finalement reconduit vendredi à la tête du gouvernement. Ce « fidèle parmi les fidèles du président » va avoir la lourde charge de présenter et défendre un budget après cette séquence inédite qui aura laissé des traces.
Au risque d'ulcérer les oppositions et d'accélérer la censure de la nouvelle équipe, le président Emmanuel Macron a fait le choix, vendredi 10 octobre, de reconduire Sébastien Lecornu comme Premier ministre, cinq jours après sa démission fracassante.
Après deux jours de négociations supplémentaires pour tenter d'arracher, en l'absence de toute majorité, un accord de non-censure du futur gouvernement, le chef de l'Etat a décidé de faire de nouveau confiance à ce "moine-soldat" comme il se définit.
En faisant du neuf avec du vieux, cette décision ne correspond pas à une vraie volonté de rupture. Issu de la droite et longtemps resté en retrait de la scène médiatique, Sébastien Lecornu, avait accédé le 9 septembre à la fonction de Premier ministre à seulement 39 ans. Le nom du ministre des Armées - ancien membre des Républicains qui a rejoint Emmanuel Macron dès son élection en 2017 - avait déjà circulé au moment de la nomination de François Bayrou.
Ce choix avait été décrit par de nombreux observateurs comme la "dernière carte" d'Emmanuel Macron pour sortir de la crise politique.
Classement des ports les mieux performants dans le monde : Radès poursuit sa descente aux enfers
Par Hassan GHEDIRI
La dégringolade du principal port à conteneurs de Tunisie ne s’arrête pas. Perdant environ quarante places au classement mondial en quatre ans, le port de Radès est un grand handicap au commerce extérieur…
L’Indice de performance des ports à conteneurs (CPPI) établi par la Banque mondiale avec le groupe américain S&P Global Market Intelligence spécialisé dans l’analyse des économies et des marchés classe 403 ports à conteneurs selon un nombre d’indicateurs de performance et les progrès réalisés au cours des cinq dernières années (2020 à 2024).
Le nouveau rapport diffusé fin septembre dernier montre que beaucoup de pays ont vu les notes et classements de leurs ports à conteneurs progresser depuis 2020, dont notamment le Sénégal (port de Dakar) et l’Egypte (Port-Saïd) en Afrique. Le rapport attribue les améliorations réalisées par ces pays par l’engagement politique dans la simplification des procédures commerciales et l’investissement dans des programmes de modernisation des infrastructures et d’intégration des technologies.
Malgré une conjoncture pas du tout favorable marquant le dernier quinquennat avec de multiples chocs (pandémie du Covid, tensions géopolitiques…), certains pays en développement ont pu s’adapter et valoriser pleinement leur potentiel grâce à la bonne planification, la technologie et la coopération tout au long de la chaine logistique. La performance et l’efficacité de leurs ports ont alors progressé sensiblement.
Tandis que d’autres pays de la région tirent leur épingle du jeu, à l’instar de l’Egypte et le Maroc classés respectivement troisième et cinquième à l’échelle mondiale, la Tunisie s’est vue reléguer aux derniers rangs, et ce, à cause des dysfonctionnements et des anomalies qui perdurent dans le principal port à conteneurs du pays, en l’occurrence le port de Radès.
Classé à la 210è place en 2022, le port de Radès a en effet fait chute libre et perdant environ 40 places pour se positionner au 251è rang sur 403 ports à conteneurs dans le monde, selon l’indice CPPI nouvellement annoncé.
Goulots d’étranglement
A l’échelle du continent, notre pays ne fait pas mieux puisqu’il se contente de la 13è place, reculant d’une place par rapport au dernier classement. Le score obtenu par le port de Radès montre la faible compétitivité de la Tunisie dans le trafic de conteneurs à l’échelle mondiale et régionale.
Le mauvais classement est parfaitement justifiable lorsqu’on observe, par exemple, le temps que passent les porte-conteneurs en escale avant le changement et le déchargement qui a évalué à plus de 86% du temps passé à quai. Dans le rapport, l’on explique que le port de Radès souffre de goulots d’étranglement structurels tels que la congestion récurrente à l’ancre, la lenteur des procédures administratives et douanières et une coordination insuffisante entre les différents acteurs opérant dans le port.
Le rapport souligne par ailleurs un manque d’investissement dans la modernisation technologique et la digitalisation en comparaison avec beaucoup de pays africains qui investissent massivement dans la numérisation des escales et l’automatisation des opérations de manutention.
Il y a lieu de rappeler que depuis bientôt 20 ans, la Tunisie a dévoilé ses grandes ambitions de devenir un hub maritime incontournable pour le commerce international. C’était en 2006 qu’a été divulguée pour la première fois la maquette du futur port en eaux profondes qui devait émerger à Enfidha.
Du fait de sa position dans un carrefour de transport maritime (entre les bassins occidental et oriental de la Méditerranée), le port d’Enfidha, supposé disposer d’un canal d’accès d’une profondeur de 19 mètres, devrait ainsi placer la Tunisie dans la course d’accostage des gros cargos venus d’Asie, d’autant plus qu’un concurrent de taille, en l’occurrence le Maroc, a d’ores et déjà pris une longueur d’avance grâce au port de Tanger inauguré en 2007, qui occupe aujourd’hui le haut du podium africain, et ferme en même temps le top 5 mondial.
Etranglé par la corruption et la mauvaise gestion, le port de Radès, principal point de transit commercial du pays, peine à se moderniser, à redorer son blason et grimper des marches au classement des performances portuaires à travers le monde.
H.G.
Sao Tomé-et-Principe / Tunisie (0-6) : Sur la même lancée
Comme attendu, les Aigles de Carthage se sont imposés largement et sans forcer face à la sélection de Sao Tomé-et- Principe, la lanterne rouge du groupe, et ce pour le compte de la 9e journée des éliminatoires du Mondial 2026. Le score, (0-6), en dit long sur la différance de classe entre les deux équipes.
Sami Trabelsi, le sélectionneur des Aigles, a opéré des changements par rapport au dernier match contre la Guinée Equatoriale, mais il a eu, à sa disposition, d’autres titulaires potentiels qui ne manquent pas d’atouts, à l’image de Chawat, Abdi, Gharbi, Meriah et Sliti.
Les buts ont été inscrits par Firas Chawat (37’), Elias Saad (39’ et 44’), Ismail Gharbi (46’) et Mohamed Ali Ben Romdhane (67’ sp et 90’).
Formation de la Tunisie : Dahmen, Valery, Abdi, Meriah, Talbi, Skhiri, Haj Mahmoud (Mejbri 62’), Gharbi (Aidouni 83’), Sliti (Letaief 62’), Saad (Ben Romdhane 62’), Chawat (Mastouri 75’).
Kamel ZAIEM
Actuellement sur nos écrans, « L’effacement » de Karim Moussaoui : Un cri silencieux d’une génération oubliée
Par Imen ABDERRAHMANI
Radioscopie percutante de la société algérienne contemporaine, «L’effacement» du réalisateur algérien Karim Moussaoui s’interroge sur l’identité, la mémoire nationale et le conflit intergénérationnel. Le film est actuellement dans nos salles de cinéma.
Le film s’ouvre sur une Algérie encore marquée par le poids de son passé glorifié, celui de la guerre de libération, qu’elle continue de sacraliser à travers ses figures héroïques.
Mais cette vénération s’accompagne d’un revers : une jeunesse marginalisée, parfois étouffée, écrasée par le poids de l’héritage et le silence imposé.
Karim Moussaoui se révolte contre toute une société qui ne fait qu’écraser l’individu au nom du père, au nom de la patrie… Une société qui continue à sacraliser son passé et à tourner son dos à son présent, à ses nouveaux héros.
Comme dans ses précédents films – des courts-métrages tels que « Rachida » ou « Les Jours d’avant », ou encore son long-métrage « En attendant les hirondelles » – Karim Moussaoui poursuit, avec « L’effacement », son exploration lucide et sensible de la société algérienne. Il dépasse les apparences et les discours officiels pour sonder les failles d’une Algérie contemporaine, où l’intime, notamment celui de la jeunesse, entre en tension avec les récits glorifiés du passé. Une jeunesse qui porte en elle d’autres rêves, d’autres aspirations, souvent étouffés par un héritage trop lourd à porter.
Projeté dans la compétition officielle des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), le film a décroché le prix de la meilleure interprétation masculine, attribué à Sammy Lechea pour son rôle de Réda.
Le face-à-face de deux générations
Adapté librement du roman éponyme de Samir Toumi, le film s’articule en deux temps. Dans un premier acte, il dresse le portrait de deux générations : celle des pères, anciens combattants devenus figures d’autorité rigide, bâtisseurs du pays et garants d’un ordre hérité de l’indépendance ; et celle des fils, blessés, écrasés, en quête de sens et de liberté.
Le personnage central, Réda, incarne cette génération de l’après-indépendance. Trentenaire, issu de la bourgeoisie, il vit toujours chez ses parents. Son père, ancien moudjahid froid et autoritaire, qui dirige une société d’hydrocarbures, a décidé de placer Réda à un poste stratégique qui ne correspond pas à ses diplômes et ses compétences. Dans ce passage, le réalisateur évoque certaines pratiques persistantes telles le népotisme dans l’accès à l’emploi.
Pour Réda, fils d’un ancien combattant, tout est bien ordonné dans sa vie, tout est minutieusement tracé par le père : mariage arrangé, avenir prédéfini. Mais sous cette façade de réussite se cache une profonde crise identitaire. Il est à noter que Réda n’est pas un fils unique. Il a un frère. Fayçal, un rebelle qui aime la musique et qui profite de temps à autre de l’absence du père pour organiser des galas…
Lorsque les bouleversements politiques (référence directe au Hirak, les manifestations populaires de 2019 à 2021) éclatent, Réda a été écarté de son travail et enrôlé dans le service militaire, alors l’ordre établi s’effondre. Livré à lui-même, confronté à la violence institutionnelle et familiale, Réda sombre. La mort de son père, puis son agression au sein de l’armée agissent comme des déclencheurs.
La deuxième partie du film s’oriente alors vers la révolte : celle d’un homme qui cherche à exister en dehors du regard de son père, en dehors des normes sociales. Réda passe d’un état de soumission totale à une spirale de violence. Il devient le symbole d’une jeunesse en crise, en quête de reconnaissance et d’une place dans une société qui ne sait plus lui parler.
De cette identité perdue …
Le film prend une tournure symbolique et troublante lorsque Réda, incapable de se reconnaître dans un miroir, couvre celui-ci d’un drap. Est-ce une perte de repères ? Une crise psychologique ? Ou une métaphore puissante : à force qu’on lui dicte sa vie, Réda a cessé d’exister pour lui-même ? Karim Moussaoui laisse au spectateur la liberté d’interprétation.
L’apparition d’une restauratrice quadragénaire vient apporter une lueur d’humanité. Elle devient, pour un temps, le soutien moral d’un homme en détresse, offrant une brève parenthèse à ce récit tendu.
Avec une mise en scène soignée, une narration volontairement ambiguë et un mélange de genres maîtrisé – du drame social au thriller psychologique, en passant par la chronique sentimentale – «L’effacement» interpelle. Le film évoque subtilement les paradoxes d’une société conservatrice le jour, libérée la nuit ; les conflits générationnels ; les tabous liés à la sexualité, à la violence, au silence.
Réda n’est pas qu’un personnage, il est une tradition et modernité, entre silence et cri.
« L’effacement », un film troublant, à voir actuellement dans nos salles de cinéma. Il est également au programme de l’Institut français de Tunisie (IFT), demain, le 10 octobre à 19h00.
I.A.
Prix Nobel de la paix 2025 : La Vénézuélienne María Corina Machado à l’honneur
C'est depuis Oslo (Norvège), que le prix Nobel de la paix 2025 a été attribué ce vendredi 10 octobre à la cheffe de l'opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado. Née à Caracas le 7 octobre 1967, elle s’engage dans le militantisme politique dans les années 2000. Elle participe en 2002 à la tentative avortée de destituer le président vénézuelien, Hugo Chávez.
Après un mandat de député dans une collation d’opposition en 2010, la notoriété de Maria Corina Machado a explosé lors des primaires de l'opposition en octobre 2023, recueillant plus de 90 % des voix lors d'une démonstration de force avec 3 millions de votants. Elle est rapidement devenue une favorite des sondages pour l'élection présidentielle de 2024 face à Nicolás Maduro, héritier d’Hugo Chavez. Surnommée la « libératrice », en hommage au « libertador » Bolívar, sa candidature sera finalement jugée inéligible par le Tribunal suprême de justice.
Au cours de l'année écoulée, Maria Corina Machado a été contrainte de vivre dans la clandestinité, a rappelé le comité.
Au total, 338 candidats étaient en lice. Parmi eux, le président américain Donald Trump, qui le convoitait ardemment. Le prix lui échappe même si, finalement, c’est l’une de ses « amies » qui a été sacrée.
Créé en 1895 par le Suédois Alfred Nobel, le prix Nobel de la paix récompense « la personnalité qui aura le plus ou le mieux contribué à la fraternité entre les nations, à l’abolition ou à la réduction des armées permanentes et à la tenue et à la promotion de congrès pour la paix », comme le stipule son créateur dans son testament. Il est le seul prix à être remis dans la capitale norvégienne.
Après les prix de médecine, physique, chimie, littérature et paix décernés cette semaine, la saison Nobel s’achèvera lundi, à Stockholm, avec l’attribution du prix d’économie.
















