Festival International de Hammamet - « Ragouj - Le spectacle » à l'ouverture : Il y avait de l'amour dans l'air...
Réadaptation de la série éponyme de Abdelhamid Bouchnak, "Ragouj-Le spectcale" a donné avant-hier le coup d'envoi de la 59è édition du Festival International de Hammamet.
A guichets fermés, le spectacle a été présenté. Les fans de la série télévisée ont été au rendez-vous pour découvrir cette nouvelle version scénique et admirer non seulement leurs acteurs fétiches mais aussi la musique qu'a signée Hamza Bouchnak.
Dès les premières minutes, le public a été transporté dans un univers onirique, un monde visuel haut en couleur, doté d’une scénographie attrayante. «Ragoug, le spectacle» mêle réalité et imaginaire à travers une symbolique puissante et des métaphores diversifiées, autour de l’espoir et du renouveau. Le spectacle est un hymne à la vie !
La ville fictive de «Ragouj» est une reconstitution de la Tunisie, avec ses paysages, mais aussi ses luttes quotidiennes, ses difficultés et la soif de vivre des Tunisiens. Abdelhamid Bouchnak a esquissé une réalité déformée, puisée dans un fantastique pour dénoncer, émouvoir, faire rire et pleurer à la fois — dans un style mêlant tragédie et satire.
Sur scène, pas moins de 120 artistes — musiciens, comédiens, danseurs et techniciens — ont uni leurs talents pour donner ce spectacle de 160 minutes. La mise en scène d'Abdelhamid Bouchnak a conquis grâce à la musique vibrante de Hamza Bouchnak. La chorégraphie d’Oumaima Manaï a aussi enrichi le spectacle en mouvements, et le maestro Racem Dammak, à la tête de l'orchestre, a marqué musicalement les esprits. Moment fort en émotion : l’hommage rendu à l’artiste Ahmed Laabidi alias Kafon.
«Ragouj», série et spectacle, s’impose ainsi comme une œuvre tunisienne à part entière, qui dessine rêves et espoirs d'un lendemain meilleur.
À l’issue de cette représentation inaugurale, l’équipe du spectacle «Ragouj» a tenu une conférence de presse. Ils sont revenus sur les moments marquants de cette aventure artistique et ses coulisses de création.
Abdelhamid Bouchnak a déclaré que cette adaptation représentait pour lui un double défi : «Hammamet a toujours eu une symbolique particulière pour moi, en tant que spectateur. C’est la première fois que je m’y produis comme metteur en scène. La responsabilité est immense… Et aujourd’hui, elle était décuplée. Il ne s’agissait pas de rejouer un travail déjà connu à la télévision, mais bien d’en proposer une expérience théâtrale vivante, alternative, avec un esprit et un ton renouvelés».
Le compositeur Hamza Bouchnak a accentué l’émotionnel dans le spectacle grâce à sa touche musicale distinguée.
«Le véritable défi n’était pas de composer ou d’exécuter la musique, mais de transmettre des émotions. Nous voulions que le public ressente, s’émerveille et réfléchisse», déclare l’artiste.
Après Hammamet, Bouchnak et son équipe poursuivront leurs chemins à la rencontre d'autres publics sur d'autres scènes.
Youssef Blaili prolonge avec l'Espérance jusqu'au 30 juin 2027
En fin de contrat en juin 2026, l'attaquant international algérien de l'Espérance de Tunis Youssef Blaili qui constitue l'atout numéro 1 de l'équipe et qui a joué un rôle important dans les victoires des Sang et Or au cours de ls saison écoulée vient de prolonger son bail d'une année. Ainsi, avec un salaire plus important passant de soixante mille euros à quatre-vingt mille euros, Blaili est resté fidèle à l'Espérance malgré les offres émanant du Mouloudia d'Alger et de clubs du Golfe. Sage décision de la part des responsables esperantistes qui cherchent en même temps à renforcer les trois compartiments du jeu pour aborder la nouvelle saison avec tous les atouts en main.
J.B.
Logement social : Et si la formule location-vente était la solution ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L’habitat social est au centre d’intérêt du chef de l’Etat qui a donné ses instructions vendredi dernier afin de garantir aux citoyens à faible revenu le droit à un logement digne.
Deux projets de loi majeurs ont été examinés dans le but de faciliter l’accès au logement pour les citoyens à revenu modeste ou intermédiaire, et ce, lors de la tenue vendredi dernier du Conseil des ministres présidé par le président de la République, Kais Saied.
S’inscrivant dans la stratégie gouvernementale visant à concrétiser le droit constitutionnel à un logement digne, adapté aux moyens des Tunisiens, ces deux projets de loi visent à réduire les obstacles à l’accession à la propriété, notamment pour les classes à faibles revenus.
Selon le communiqué publié par l’agence TAP, le premier projet vise à modifier la loi n°53 de 1977 du 3 août 1977 relative à la création de la Société de promotion des logements sociaux. Il prévoit l’introduction d’un mécanisme de vente en tranches ou par contrat de location-vente des logements financés par le Fonds de promotion du logement au profit des salariés. Cette disposition permettra aux bénéficiaires d’acquérir leur logement sans avoir à verser une somme importante immédiatement, rendant ainsi le rêve de propriété plus accessible.
Le second projet concerne la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT), en lui attribuant les mêmes prérogatives pour les logements sociaux qu’elle construit. Cela signifie que les citoyens pourront également acquérir ces biens immobiliers dans des conditions similaires, grâce à une approche plus flexible et adaptée à la réalité économique des familles tunisiennes.
Concrètement, le gouvernement avait en mars dernier annoncé que 5000 logements sociaux seront construits en 2025 et ce dans le cadre du Programme spécifique pour le logement social qui vise l’éradication de 10 000 logements rudimentaires et leur substitution par des logements décents.
Location-vente…
En chiffres, la Tunisie compte plus de 4,2 millions de logements dont quelque 3,4 millions seulement sont occupés, selon les résultats du Recensement général de la population et de l’habitat 2024. Selon ce même recensement, il reste encore en Tunisie 0,67% de logements rudimentaires.
D’après le spécialiste Rached Ben Hcine : « En plus de ces logements rudimentaires, il faut compter plus 15% de locataires en Tunisie dont la majorité sont des familles n’ayant pas les moyens pour accéder à la propriété. C’est cette tranche qui est visée par le chef de l’Etat, lequel veut lui garantir le droit à un logement décent et digne tout en prenant compte de leur capacité financière ». Et d’ajouter : « En redonnant à la SNIT plus de flexibilité, l’option location-vente parait à mon sens une solution adaptée aux capacités financières des familles tunisiennes. Ce processus doit impliquer la Société de Promotion des Logements Sociaux (SPROLS) et la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT). Ces deux sociétés peuvent lancer des projets d’habitat destinés à la location et les proposer aux bénéficiaires sous forme de contrats location-vente. Une fois le prix du logement est payé, un contrat de vente sera signé et le locataire devient automatiquement le propriétaire de ce bien. Il faut rappeler que ce système n’est pas nouveau. Ce mécanisme de location-vente avait été, en effet, utilisé après la création de la SPROLS en 1977. Cette société avait justement lancé cette formule en proposant des appartements à location avec une option de vente. Ce modèle a perduré jusqu’en 2016, avant d’être suspendu pour des raisons qui restent encore floues. Il faut savoir également que devenir propriétaire via le système de location-accession apparaît comme particulièrement avantageux. En effet, les prix d'achat sont plafonnés, vous permettant d'acheter en moyenne entre 20 et 30 % moins cher que les tarifs du marché ».
M.B.S.M.
Les importations de pétrole creusent profondément les déficits : Les bonnes raisons pour un changement de cap
Par Hassan GHEDIRI
Sur un déficit commercial global s’approchant des 10 milliards de dinars comptabilisé au terme du premier semestre, plus de la moitié est imputable à un secteur d’énergie presque en panne…
Au cours des six premiers mois de 2025, la Tunisie a vendu pour seulement 245 millions de dinars d’énergie raffinée. Malgré qu’elle ne produit que très peu de ses besoins de consommation, ce qui fait d’elle un importateur net de pétrole, la Tunisie continue à exporter du pétrole brut mais également raffiné. Ces exportations ne représentent toutefois qu’une très petite partie des exportations totales. Une chute drastique en terme de quantité et de recettes est en effet constatée ces dernières années et tend à s’accentuer. L’année dernière, l’exportation des produits énergétiques raffinés a généré environ 1 milliard de dinars, soit une chute de 74%.
Ainsi, selon le bulletin de l’Institut national de la statistique (INS) publié vendredi, le secteur de l’énergie, tous produits confondus, a vu ses exportations reculer de 36,3% au cours du premier semestre comparé à la même période de 2024. L’INS souligne tout de même une baisse de plus de 16% des importations de produits énergétiques. Mais attention, ce résultat n’est, paradoxalement, pas une bonne chose pour l’économie. Parce que quand la Tunisie importe moins d’énergie cela veut dire qu’il y a ralentissement de la production et donc un fléchissement de croissance. Le défi est double, car il s’agit à la fois de relancer la croissance en mettant en branle tous les moteurs ce qui nécessite énormément d’énergie, et d’équilibrer une balance commerciale gravement déficitaire. Ceci exige le développement des exportations mais aussi et surtout de remédier à la cause principale du déficit commercial de la Tunisie. Sur un déficit qui a frôlé les 10 milliards de dinars au mois de juin dernier, selon les chiffres de l’INS, un peu plus de 5,2 milliards constituant le déficit énergétique.
La baisse de 36,3% des exportations comptabilisée dans le secteur de l’énergie composées principalement de produits pétroliers en dit long sur les difficultés que rencontre ce secteur mis presque en panne, par la chute vertigineuse de la production et la désaffection prononcée des investisseurs étrangers. D’aucuns voient d’ailleurs dans cette tendance les signes avant-coureurs de l’épuisement inéluctable des réserves pétrolières auquel la Tunisie fait désormais face.
Moins de 30 barils/jour
Il y a lieu de noter dans ce même cadre que la moyenne journalière de production est passée de 34 mille barils par jour en juin 2023 à environ 27 mille barils par jour au mois d’avril dernier, et ce, selon les données publiées par l’observatoire national de l’énergie et des mines. Un recul qui place la production quotidienne sous la barre symbolique des 30 mille barils, soulignant les difficultés croissantes du secteur.
Dépanner le secteur de l’énergie en Tunisie ne consiste plus seulement à tenter de dynamiser la production par le biais de nouveaux mécanismes d’incitation à l’investissement ciblant les géants internationaux de l’industrie pétrogazière, mais également et surtout à enclencher le virage vers les énergies renouvelables et exploiter l’énorme potentiel dont dispose notre pays. Parmi les opportunités les plus prometteuses figure l’exploitation à grande échelle de l’énergie solaire et éolienne dans le sud tunisien, où l’ensoleillement dépasse 3 000 heures par an, soit l’un des taux des plus élevés en Méditerranée. Cela représente un potentiel de production estimé par les experts à plus de 2 000 kWh/m²/an.
Selon l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), la Tunisie pourrait produire jusqu’à 10 mille mégawatts (MW) d’électricité solaire d’ici 2035, alors que sa capacité installée actuelle en énergies renouvelables ne dépasse pas 570 MW. A cela il faut ajouter un énorme potentiel du biogaz, estimé à 1,6 million de tonnes équivalent pétrole (TEP) par an pouvant être générées par le biais de la valorisation des déchets agricoles, industriels et municipaux. Notre pays dispose aussi de ressources géothermiques exploitables dans le sud et le centre, avec une température de nappes pouvant atteindre 70°C. Si ces leviers étaient exploités à leur juste potentiel, la Tunisie pourrait couvrir la quasi-totalité de ses besoins énergétiques et même générer un excédent à l’export, réduisant ainsi drastiquement un déficit énergétique qui se chiffre aujourd’hui à 5,2 milliards de dinars.
H.G.
Barrage Supercoupe : Le cheveu sur la soupe
Par Wahid SMAOUI
Et d’entrée, bonjour les entourloupes ! Et ce, de la part d’une instance fédérale qui fait une trouvaille non dénuée d’originalité et d’excentricités. A savoir un match barrage pour déterminer le deuxième protagoniste de la supercoupe. Qui s’amuserait à surenchérir ?
De tout temps et conformément à l’usage de mise, et les exemples ne manquent pas pour le corroborer, en cas de doublé moissonné par une tierce équipe, celle-ci croise le fer dans le cadre de la supercoupe subséquente, au finaliste de le coupe. Et jamais par le passé un quelconque recours à un match barrage de ce genre n’a été décrété. Et pour le cas de figure, l’affiche du challenge en question aurait renvoyé sans ambages à un nouveau derby tunisois EST-ST. Quelle mouche a piqué la FTF pour qu’elle s’emmêle les pinceaux, se coupe les cheveux en quatre et prenne un malin plaisir à emmouscailler les autres, les « Vert et Rouge » dans la présente arlequinade ? Quoi qu’il en soit, cette décision ne ressemblerait en rien à une nigauderie, fruit d’une toquade, œuvre de toquard. Par quel(s) motif(s) aurait-elle été instiguée ? Et là, on peut conjecturer à sa guise et extrapoler sans flemmardise. Rien que compte tenu des relents d’une gestion fédérale dont l’inféodation à l’ « ancien régime », incarné de funeste mémoire par le sieur Jarii, donc à des pratiques hétérodoxes et atypiques, aurait encore de beaux restes. En « homme de droit » invétéré qu’il est, de par sa formation juridique et sa casaque d’avocat, il a pleinement œuvré et « régenté » sous l’ère Jarii en tant que membre de la commission de football en salle, président de la commission des élections indépendantes, ainsi que de la commission nationale d’appel. Par ailleurs, et du haut de son perchoir fédéral actuel, il a comme adjuvant une cheville ouvrière des plus manœuvrières en la personne de Houcine Jenayeh, un autre « affidé » de l’ancienne époque. C’est dire qu’avec un aussi attrayant chapelet du « bon vieux temps », il est malcommode de se défaire de besognes sentant le tripotage et le grenouillage à mille lieues à la ronde. Et cette histoire de barrage dégage des odeurs pestilentielles du même acabit. Sur un autre plan, et comme surgi de nulle part, tout ce qui a trait à la coupe, sous toutes ses coutures, n’étant en rien son apanage, le dauphin du championnat, donc une épreuve à part, non seulement ravigoté sans bourse délier par cette décision aussi infondée qu’immotivée, trouve le moyen de dicter ses volontés en marchandant la date avancée. Nul besoin d’ergoter sur le mobile sous-jacent à cette présomption de revenant. Côté bardolais, en dehors d’une doucette et soyeuse récrimination, habitués à se replier dans leurs entournures, à se complaire dans leur carapace de souffre-douleur d’une coterie sans foi ni loi, les dirigeants s’y sont faits sans heurt. Au grand dam de leurs supporters, courroucés par les exactions à répétition dont leur club est victime depuis des lustres, notamment ces dernières saisons, ne serait-ce à titre indicatif que la rétrogradation sournoisement orchestrée par la « camarilla » d’alors, soit Jarii et acolytes parmi même les plus hauts dirigeants sportifs. Les 3 coups du nouvel exercice annoncent à cor et à cri la pelletée de commotions à venir.
W.S.
Opinion : Quelle hygiène dans nos parcs de loisirs ?
L’hygiène dans les parcs de loisirs est cruciale. Et si les premières heures de la journée demeurent calmes dans ces parcs d’attraction, la fin de la journée connaît une affluence massive des familles qui cherchent à se divertir. Ce que veut dire que la question de l’hygiène et de la propreté devient à ces heures-ci une question de bonne gestion et d’une application rigoureuse de bonnes pratiques d’hygiène, surtout en ce qui concerne le nettoyage des surfaces de quelques jeux pour le bas-âge, les toilettes et l’aération des aires de jeux fermées, où quelques agents et également quelques parents trouvent un malin plaisir de fumer une cigarette sans se soucier de la santé des enfants. Pour la majorité de nos parcs, cette question ne semble pas préoccuper les responsables et les gérants de ces espaces.
Qui contrôle l’hygiène dans les aires de jeux ? Dans les parcs de loisirs ? Est-ce la responsabilité du ministère de la santé ? Ou celle du ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées ? En cas d’une transmission d’un virus, d’une contagion massive par une maladie dermatologique, qui assume la responsabilité ?
Imen.A.
Pollution : Voilà pourquoi l’ANPE et l’APAL manquent à leurs devoirs…
Par Hassan GHEDIRI
Après avoir constaté, de visu, les dommages causés par le rejet des eaux polluées, industrielles et urbaines, sur bon nombre de plages, Saïed ne tardera pas à prendre des décisions radicales…
En se rendant mercredi et jeudi derniers à Ksibet Madiouni dans le gouvernorat de Monastir puis à Menzel Temime et Kelibia dans le gouvernorat de Nabeul, le président de la république a vu comment les eaux usées se déversent directement dans la mer sans aucun respect des normes environnementales appliquées à la gestion des eaux polluées. Le chef de l’Etat, qui a épinglé la gestion défaillante des rejets des eaux usées par les stations d’épuration appartenant à l’Office national de l’assainissement (ONAS), a surtout critiqué sévèrement les organismes chargés de la surveillance, de la prévention et de la répression des attentes à l’environnement. Dans la vidéo de deux visites diffusée sur la page officielle Facebook de la présidence de la république, l’on peut voir Saïd insister, au moins à deux reprises, sur la nécessité de se passer des agences qui, selon lui, «n’assument pas leur responsabilité », estimant qu’il vaut mieux réorienter les ressources qui leur sont aujourd’hui attribuées pour financer des programmes de dépollution digne de ce nom. L’on peut d’ailleurs affirmer que l’ANPE et l’APAL, puisque c’est à elles que Saîed fait allusion, sont désormais dans le collimateur. Mais pourquoi justement ces deux « gendarmes de l’environnement » sont complèment désarmées face aux pollueurs ?
Adel Hentati, expert en environnement et ancien directeur à l’ANPE, rappelle qu’il y a une norme tunisienne qui fixe un niveau maximal de concentration des polluants dans l’eau déversée dans la mer. Cette norme, en l’occurrence la NT 106 002, a été adoptée depuis1989 et constitue, selon l’expert, la principale référence juridique employée par l’ANPE dans ses opérations de contrôle. Mais, là, il y a un problème : cette norme n’a jamais été respectée par l’ONAS. Car, toujours d’après cet ancien directeur de l’ANPE, les eaux usées évacuées par les stations d’épuration de l’Office de l’assainissement passent normalement par tout un processus de dépollution permettant d’éliminer toutes les substances organiques et chimiques nocives à l’environnement et à la santé publique. L’ONAS a toujours profité de son statut d’établissement public pour faire fi aux exigences de la norme NT 106002.
50 ans de nuisances
Pendant un peu plus de cinquante ans de service, le nombre de fois au cours desquelles l’ONAS se serait vu rappelé à l’ordre en matière de respect des normes environnementales ne compterait que sur les doigts d’une seule main. Non pas parce qu’il est un très bon élève dans ce chapitre réglementaire, mais à cause d’une anomalie structurelle fondamentale dans l’organigramme du ministère chargé de l’environnement. L’ONAS, qui assume la responsabilité directe dans la pollution des milieux urbains et marins et dans la dégradation alarmante de la qualité de vie dans le pays, est un établissement sous la tutelle du ministère chargé de l’Environnement comme le sont l’Agence nationale pour la protection de l’environnement (ANPE) et l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL). Ces deux derniers établissements ont pour principale mission de veiller sur la protection de l’environnement et de sanctionner tous les contrevenants. Cela dit, l’ONAS a tendance à jouir d’une certaine impunité grâce, justement, à la tutelle du ministère de l’environnement qui se positionne comme juge et partie. Résultat : l’ANPE tout comme l’APAL, auxquelles sont normalement attribuées des prérogatives de police de l’environnement, ferment délibérément les yeux sur les crimes commis par l’ONAS.
Ainsi, dans cette même perspective, Kaïs Saïed pourrait enclencher une démarche de réorganisation en profondeur du dispositif national de contrôle environnemental pour rompre définitivement avec le schéma actuel où les organes de contrôle et les établissements pollueurs relèvent d’une même tutelle ministérielle.
Une réforme institutionnelle visant à détacher l’ANPE et l’APAL de l’autorité du ministère de l’Environnement pour les placer sous une structure indépendante, telle que par exemple la présidence de la république ou encore à un futur haut conseil national chargé de l’environnement, permettrait de mettre fin à cette confusion des rôles et de garantir une réelle autonomie d’action. Pour aboutir aux objectifs recherchés, une telle restructuration devra cependant s’accompagner d’un renforcement des moyens humains, techniques et juridiques de ces agences, tout en adoptant un dispositif drastique et contraignant de suivi et de sanction à l’égard des contrevenants, y compris les institutions publiques comme l’ONAS.
H.G.
Orientation universitaire 2025 : Pour une université au service de l’emploi…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le guide d’orientation universitaire pour l’année 2025 est d’ores et déjà entre les mains des futurs étudiants et avec des interrogations concernant son aptitude avec les besoins du marché de l’emploi. Qu’en est-il justement de l’ouverture de l'université sur le marché du travail ?
L'orientation universitaire pour le bac 2025 en Tunisie se fera en ligne via le site www.orientation.tn. Les candidats admis pourront saisir leurs choix des filières du 23 au 27 juillet 2025, et les résultats seront annoncés le 1er août 2025. Les candidats souhaitant se réorienter ou n'ayant pas participé aux phases précédentes pourront le faire du 11 au 15 août 2025. Afin, par ailleurs, d’aider les futurs étudiants à mieux comprendre les démarches à suivre et faire leurs choix selon les critères requis, des journées d'information sur l'orientation seront organisées par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en collaboration avec le ministère de l'Éducation, du 14 au 26 juillet 2025.
Mais c’est l’aptitude de ce guide avec les besoins du marché du travail qui interpelle les spécialistes, « plusieurs branches et spécialités n’ont plus de raison d’être et peuvent même constituer un handicap pour les futurs diplômés de l’enseignement supérieur en matière d’employabilité », nous dira le président de la Coalition éducative tunisienne, l’enseignant Kamel Missaoui. Et d’ajouter : «Même si le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belhadj, a annoncé lors de la séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple réservée à l’enseignement supérieur, une hausse significative de 30 % du nombre d’étudiants admis dans les facultés de Médecine, il est, également, important de revoir tout notre système universitaire afin de l’adapter aux besoins du marché du travail et cesser de former des étudiants dans des spécialités synonymes de chômage dans le futur ». Qu’en est-il justement de l’ouverture de l'université sur le marché du travail ?
Emploi et employabilité…
Selon une analyse élaborée par l’universitaire et spécialiste en Management, Dhouha Nasri, « l’employabilité et la productivité de la main-d’œuvre sont deux piliers incontournables du schéma de développement économique du pays. Elles représentent des défis majeurs pour les entreprises dans leurs plans d’investissements, d’expansion et d’internationalisation. Avec la montée du nombre des diplômés du supérieur chaque année, l’université s’impose comme la source principale des ressources humaines sur le marché de l’emploi. Cependant, et depuis plusieurs années, le système éducatif tunisien souffre d’une série des dysfonctionnements majeurs impactant la qualité du produit offert et par conséquent la performance de l’appareil productif et les perspectives évolutives du marché de l’emploi ». Et d’ajouter : « Le talon d’Achille de ce système reste l’inadéquation structurelle entre les profils demandés par les entreprises et les compétences des diplômés de l’enseignement supérieur. Ce gouffre qui pèse lourdement sur l’université, les diplômés et les entités économiques a fait l’objet de plusieurs études et des pistes de réformes, mais l’efficacité de ces mesures reste limitée à l’aune du taux de chômage élevé et de l’insatisfaction d’entreprises de la qualité des diplômes offerts sur le marché de l’emploi ». Que faire, alors, pour adapter ce système aux besoins économiques?
Malgrè ces défaillanes, la spécilaiste Dhouha Nasri reste optimiste en indiquant : « il y a une prise de conscience générale de l’importance de la sortie de l’université de sa bulle et de son ouverture sur le monde professionnel à travers l’établissement des liens avec les entreprises et l’organisation des journées portes ouvertes pour aider les étudiants à avoir une idée claire sur les perspectives professionnelles de leurs domaines de spécialisation et les profils demandés par les entreprises ainsi que des conseils pour la préparation aux entretiens d’embauche. Cependant, ces mesures restent ponctuelles et n’entrent pas dans le cadre d’un dynamisme réformateur structurel et durable. L’université devrait faire participer les entreprises dans l’élaboration des programmes et des méthodologies d’enseignement pour réduire le gap entre les besoins du marché du travail et le produit du système éducatif. Faire coïncider les connaissances inculquées aux étudiants avec les qualifications demandées par les entreprises permettrait aux diplômés d’avoir une visibilité sur leur avenir professionnel et de développer des compétences et des personnalités adaptées aux postes souhaités. L’autre piste sur laquelle l’université devrait agir est la promotion de la culture de l’entrepreneuriat et son intégration dans le cursus de l’enseignement pour toutes les spécialités. La coopération avec le ministère de l’Education dans ce sens est primordiale : l’entrepreneuriat et l’initiative privée devraient être enseignés à partir du primaire pour initier les élèves aux notions de l’innovation, de la réflexion « out of box » et de la prise de risque. Le développement des capacités entrepreneuriales des étudiants devrait être une finalité stratégique pour libérer les diplômés de l’emprise de l’emploi salarial et leur donner d’autres perspectives de carrière. Etablir des partenariats avec le tissu associatif pour faire intégrer les étudiants dans ce monde et les aider à sortir de leur zone de confort et contribuer au développement de leur communauté à travers le travail sur des projets à vocations multiples : le travail associatif permettrait aux étudiants d’acquérir des compétences personnelles qui leur faciliteront par la suite l’insertion professionnelle ».
M.B.S.M.
Chroniques: Sur la lancée du TICAD 8 Le satellite : TUNISIA TICAD INNOVATION 22 1er et 2 septembre 2022
Innovation 22 Ou “La nébuleuse financière “
Oui ce titre s’est imposé suite à ma présence durant ces deux jours au Laico où se tenait l'événement.
Satellite… pourquoi ?
D'après le Larousse la signification de ce terme est la suivante : en astronomie : il s’agit d’un corps en mouvement orbital autour d’un autre de masse plus importante.
Mais ces deux jours m’ont permis de découvrir la nébuleuse financière de cet événement :
Nébuleuse vaporeuse …
Nébuleuse voilée …
Nébuleuse trouble …
Du monde des investissements financiers des projets économiques : Le monde de la finance et, où alléchés par l’enveloppe budgétaire qui accompagnera l’ensemble, foisonne d’une construction d’organismes parasites … encombrants … retardants … freinants et essoufflants l’énergie.
Par ailleurs la lecture du document de l’événement, un très bel ouvrage en matière de qualité de papier suscita mon étonnement :
A.P.I. devenu A.P.I.I. donc ne représentant plus le sigle
Les axes porteurs de la réflexion
Premier salon international de la recherche et de l’innovation
Des fautes de rédaction
Un animal monstre : une allégorie: girafe, gazelle et oryx. Une allégorie ou plus exactement une chimère, donc une construction de l’imagination projet irréalisable… une illusion. Cette chimère occupe pratiquement le quart de la première page du dit document.
Absence de l’unité des caractères de l’impression Présence de plus de 30 entreprises en qualité de sponsors
Sous l’égide du Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique en république.
Un rappel, incomplet dans la désignation du TICAD
Le chiffre 8 sous l‘allégorie.
Avec en dernière page un texte comportant des coquilles.
Lors des panels j’ai relevé des goulots d'étranglement : la clé de la fluidité financière à Paris et ailleurs, une signature discrète mais effective de la présence de l’occupant de la Palestine dans le bond financier et qualitatif de certains pays tels que le Maroc, l’Egypte et le Kenya…
Que penser… ?
Que faire… ?
Une discrétion fort éloquente tenant le rôle de caisse de résonance de l’hégémonie financière.
Notre ministre de l’époque avec une approche diplomatique clôtura la session par les termes : panels excitants, riches, avec un grand potentiel humain tunisien augurant la construction ‘’des bridges’’ grâce également à l’implication du partenariat publique et privé...
Et donc de ce fait irrigant et alimentant en quelque sorte l’imaginaire et le rêve.
Permettez moi de prendre la liberté de terminer cet outrecuidant papier en rappelant que :
La phobie provoquée par le Covid 19 : l’isolement, et etc… sont à l’origine de pathologies comportementales.
Au Japon le post Covid 19 a aiguillonné le défi de la relance
En Tunisie le post Covid 19 a enfanté une pléthore de festivals où le public Tunisien catatonique y fit sa catharsis.
Et en guise de conclusion opter de croître et d'émousser, soit donc de diminuer le nombre d'obstacles à franchir ; le facteur temps est essentiel pour mener à bien toute opération vers son aboutissement.
Et donc avec le Japon opter pour :
La chambre économique Tuniso Japonaise
La chambre économique Tuniso Africaine et l'intéressé
Trois interlocuteurs suffiront car les organismes cités est travers leurs compétences dirigeront des documents clairs aérés, intelligibles, aboutiront à une fluidité de la circulation de la communication et du suivi du projet et non les T.I.C qui donnent des T.O.C.
Et, en général, arrêtons notre choix sur une efficacité comportementale à la “Samurai” .
Nous pouvons dire que cela est valable pour notre quotidien quelque soit la démarche à mener, pour notre devenir afin de réduire la nécessité de passer par 3 générations pour mener la Tunisie vers la lumière.
Vive la Tunisie raisonnable
Vive la Tunisie anticipatrice
Et vive la Tunisie responsable
Chérifa Ammar née Baouab
Membre honoraire de la société Tunisienne d’Histoire de la Médecine et de la Pharmacie
Rendez-vous, ce soir, à Hammamet avec « La nuit des chefs »
La 2ème soirée du Festival international de Hammamet sera avec l’Orchestre Symphonique Tunisien (OST) qui invite sur scène plusieurs chefs d’orchestre venus de divers pays, choisis pour l’excellence de leur talent de direction.
La scène verra défiler des virtuoses de la musique comme Shady Garfi, compositeur connu pour sa capacité à fusionner les traditions musicales tunisiennes avec des influences symphoniques et internationales, Mohamed Makni, chef d’orchestre, violoniste et compositeur et Mohamed Rouatbi, arrangeur tunisien. A ce trio s’ajoute le chef d’orchestre algérien Lotfi Saidi, chef de l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger qui sait bien fusionner la musique classique avec les mélodies algériennes.
Pour ce rendez-vous hammamétois, « La nuit des chefs » s’ouvre sur la Méditerranée et invite le chef italien Andrea tarentino
Plus qu’une performance, c’est un dialogue entre chefs, musiciens et public. Une expérience unique marquée par la puissance collective de l’orchestre. Le concert est soutenu par les chœurs du Théâtre de l’Opéra de Tunis avec la participation exceptionnelle de l’artiste Mongia Sfaxi et de l’artiste Mohamed Ali Chebil.
«Dialogue des cordes 2» de Kamel Ferjani : Et si la musique pansait les maux du monde?
Par Imen Abderrahmani
Explorant les possibilités qu’offre la musique pour faire dialoguer l’Orient et l’Occident et briser les préjugés comme les frontières, «Dialogue des cordes 2» réunira sur la scène du festival international de Hammamet quatre belles voix tunisiennes. Détails.
S’inscrivant dans la continuité avec les précédentes créations musicales du maestro Kamel Ferjani et dans cette même approche visant à insuffler la vie et la fraîcheur à la musique tunisienne, «Dialogue des cordes 2» sera joué, le 22 de ce mois, sur la scène du Festival international de Hammamet qui vivra sa 59e édition.
La soirée s’annonce prometteuse, innovante, bien rythmée et riche en découvertes avec à l’affiche quatre belles voix tunisiennes évoluant dans différents genres et styles. Il s’agit de Slim Dammak qui, après une longue absence, a fait en 2024 son come-back prenant part à de nombreux projets, Rihab Sghaïer qui sait bien chanter et enchanter surtout en interprétant les classiques de la chanson tunisienne comme les chansons de Naama et Olaya, Boutheïna Nabouli, une voix montante qui excelle d’un concert à un autre et l’une des voix primées lors de la dernière édition du festival de la chanson tunisienne et Haithem Guédiri qui sait sublimer son auditeur par ses performances vocales exceptionnelles. Un beau quatuor qui sera bel et bien dirigé par le maestro Kamel Ferjani.
«C’est un nouveau projet artistique qui se propose de jeter des ponts entre l’Orient et l’Occident à travers la musique et de défendre l’idée selon laquelle la diversité culturelle devra être considérée comme un vecteur de la richesse artistique et de l’humanisme plutôt qu’un prétexte de division et de conflit entre les peuples. Le projet adopte une approche artistique qui se base essentiellement sur un vrai travail de recherche musicale dans les domaines de l’orchestration et de l’interprétation afin d’arriver à construire un genre d’interaction et une symbiose entre les systèmes musicaux orientaux et occidentaux sur le plan du rythme, de la mélodie et de l’harmonie, sans pour autant toucher aux spécificités et caractéristiques modales, tonales et rythmiques des œuvres qui seront présentées lors du concert. Ce travail mène vers une unité entre les différentes composantes de la musique, à savoir la poésie, la rythmique et la mélodie tout en abolissant les frontières et en gardant l’esthétique originelle de chaque pièce présentée», précise la note de présentation du maestro qui souhaite offrir au grand public une nouvelle expérience de l’écoute de la musique, en «reprenant des classiques de la musique du Moyen-Orient et du Maghreb dans une mouture orchestrale polyphonique sans perdre de vue ses fondements modaux et rythmiques ni les subtilités de ses styles». Des œuvres provenant de différents pays occidentaux et orientaux, tels que la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la France, l’Égypte, l’Italie, l’Espagne, le Liban, l’Autriche, la Palestine et la Turquie… rythmeront la soirée.
Le public sera invité à redécouvrir certaines œuvres occidentales connues à l’échelle mondiale revisitées à travers le prisme de la poésie de Adam Fathi et Khaled Waghlani et des solos du Qanun (instrument de référence dans la musique classique arabe). Des compositions de feu Ouanès Khligène dont on commémore le 1er anniversaire de son décès (23 juillet 2024) et du maestro Kamel Ferjani qui ont marqué déjà ce projet dans sa première version seront interprétées lors de cette soirée.
Imen A.
Nouvelle consécration pour « Les enfants rouges » à Amman
Avec ses « Enfants rouges » (Red Path), Lotfi Achour continue son bon chemin, décrochant cette fois-ci le Grand Prix de la compétition officielle du Festival international du film d’Amman – Awal Film (AIFF), le "Black Iris", dont le palmarès a été annoncé, jeudi 10 juillet, au Centre culturel Hussein, à Amman, en Jordanie. Le film a également obtenu la mention spéciale du meilleur acteur principal, attribuée à Ali Helali, ex aequo avec l’Irakien Azzam Ahmed pour « Songs of Adam » d’Oday Rasheed.
Long-métrage de fiction d’une durée de 100 mn, le film s’inspire des faits réels, d’une terrible histoire qui a bouleversé la Tunisie, celle de la famille Soltani dont l’un de ses enfants, berger de son état, a été décapité par les terroristes. Revenant sur les lieux de cette tragédie, Lotfi Achour suit le quotidien de deux bergers cousins Achref et Nizar, qui comme chaque jour, ont choisi d’accompagner le troupeau dans le mont de Maghilla. Sauf que cette fois-ci, ils se sont retrouvés face à face avec un groupe de terroristes. Accusé d’être indic, Nizar, 16 ans, a été décapité sous les yeux d’Achraf, qui doit ramener la tête à la famille de victime, en guise d’un message. Frustré, traumatisé, l’enfant arrive enfin chez lui, avec la tête en sac… Il doit affronter encore une fois ses peurs et rentrer à la montagne avec la famille pour récupérer le corps pour pouvoir enfin l’inhumer.
« Red Path » est le deuxième long métrage de Lotfi Achour, après « Demain dès l’aube » (2016). Il a été sélectionné dans plus de 50 festivals à travers le monde, où il a remporté une quinzaine de prix.
Présenté en première tunisienne aux 35èmes Journées Cinématographiques de Carthage, il y a reçu le Grand Prix, le Tanit d’Or, et le prix du public, ex aequo avec Salma de Joud Said.
Coproduit par la Tunisie, la France et la Belgique, le film est coécrit avec Natacha de Pontcharra, Doria Achour et Sylvain Cattenoy. Il a aussi été récemment primé au Festival du Film Arabe de Malmö (MAFF), où il a remporté les prix du meilleur réalisateur et du jury.
Le Festival international du film d’Amman, organisé sous l’égide de la Royal Film Commission de Jordanie, en est à sa 6e édition (2-10 juillet 2025). Il met à l’honneur les premiers films arabes et internationaux, avec une sélection de 62 films venus de 23 pays. Cette année, l’Irlande était invitée d’honneur.
Le Club Africain n'est plus interdit de recrutement
Finalement, le Club Africain vient de mettre fin à la sanction d'interdiction de recrutement. Cette sanction concernait la plainte portée par la société qui a organisé en 2019 la rencontre amicale entre le CA et Valence . Celle-ci a été annulée au dernier moment par l'administration clubiste de l'époque. Maintenant que cette dette est payee, il ne reste plus au BD des Rouge et Blanc que de régler celles qui concernent les affaires internes avec les entraîneurs et les joueurs qui attendent le paiement de leurs salaires et primes encore en attente.
J.B.
Festival international de Carthage : Entre faux pas évitables et programmation équilibrée
Par Kamel ZAIEM
Cette fois-ci, la conférence de presse organisée pour présenter la nouvelle édition du Festival de Carthage est sortie de l’ordinaire. C’est que les journalistes se sont trouvés, et c’est une première, face au comité d’organisation et non un président chargé, comme de coutume, de l’organisation et du choix du programme.
C’est pour cette raison que les deux principaux thèmes qui ont animé le débat furent celui du président « inexistant » et la programmation, avant de faire marche arrière, de l’artiste française Hélène Ségara dont le choix a créé une polémique du fait de ses prises de position en faveur des sionistes.
A propos de l’absence d’un président pour cette nouvelle édition, le ministère des Affaires culturelles a décidé d’organiser ce prestigieux festival sans président et de charger le comité d'organisation en place durant les trois dernières éditions de faire le boulot. Aucune autre explication n’a été donnée à ce propos et Mme Hend Mokrani, la directrice générale de l’ENPFMCA qui chapeaute le comité et la conférence, a été avare en détails sur ce sujet.
Il en était quasiment de même pour la polémique suscitée par la programmation d’un spectacle avec Hélène Ségara, la cantatrice française, connue pour son penchant évident pour l’entité sioniste. Il s’agit, là, d’un inexplicable faux pas des organisateurs qui ont vite rectifié le tir et annulé cette soirée, sans donner d’autres informations sur ce qui s’est réellement passé.
Histoire d’affiches !
Ce qui s’est passé avec les affiches, avec certaines qui ont été retirées à la dernière minute et d’autres qui ont été modifiées, dénote la fébrilité qui a accompagné l’organisation malgré la bonne volonté et la détermination de ce «comité de secours» qui n’a peut-être pas trouvé le temps et les moyens pour faire mieux et pour éviter de telles aberrations.
A part ces deux couacs, la présentation du programme a été ordinaire avec des soirées qui ne manqueront pas d’être attirantes et intéressantes, et d’autres qui semblent plus qu’ordinaires et d’orientation plus commerciale qu’artistique.
A propos du volet commercial, rappelons que le budget de cette 59e édition est d’environ trois millions de dinars. Et comme l’esprit commercial fait partie des priorités du ministère de la Culture, le comité sera dans l’obligation d’assurer des rentrées d’argent conséquentes pour éviter tout déficit, et c’est ce qui explique, en grande partie, la hausse des prix de certains spectacles, surtout qui pourraient bien faire complet (Nassif Zeytoun, Latifa Arfaoui, Nancy Ajrem, Najoua Karam…).
Selon la représentante du ministère, «le festival présente une vision artistique contemporaine traduisant la richesse de la diversité culturelle et s’inscrit dans le cadre des orientation nationales visant à promouvoir l’action culturelle. Il s’agit d’un rendez-vous renouvelé avec la qualité artistique, l’engagement culturel et l’ouverture sur l’autre tout en demeurant authentique.»
Autre point positif de cette édition, la programmation de plusieurs soirées dédiées à soutenir la cause palestinienne.
K.Z.
Lutte contre la cochenille du cactus : Rectifier le tir pour éviter un déclin inexorable
Par Hassan GHEDIRI
Les tentatives, trop timides, pour éviter l’irréparable sont en train d’échouer en ce qui concerne la lutte contre la cochenille du cactus en Tunisie…
Les actions entreprises jusque-là pour freiner ou, du moins, ralentir la propagation du très redoutable ravageur des cultures de figues de barbarie s’avèrent insuffi santes et inefficaces. Signalé pour la première fois en 2021 au centre du pays, dans une plantation de cactus dans un petit village à l’ouest du gouvernorat de Mahdia, le dactylopius opuntiae, l’insecte parasite appartenant à une large famille de cochenille du cactus, appelé également « cochenille farineuse », s’est propagé comme une trainée de poudre pour s’installer partout. Après s’être déployée sur le littoral, partant de Mahdia en se propageant progressivement à Sfax, Sousse, Nabeul avant d’atteindre Zaghoaun et Sidi Bouzid, la cochenille a commencé depuis un an à envahir le gouvernorat de Kasserine, c’est-à-dire le plus grand et important bassin de production de figues de barbarie dans le pays. Après les dégâts causés depuis son apparition, en 2021, dans les autres régions de production entrainant une baisse considérable de l’offre sur le marché du fruit estival le plus prisé par les consommateurs tunisiens, la cochenille menace aujourd’hui de décimer la plus grande plantation de figue de barbarie à Kasserine. Il s’agit de la localité de Zelfane qui, avec ses 25 mille hectares dédiés à la culture du cactus, a été pendant toujours la capitale incontestable de la figue de barbarie.
Gardée pendant plus de trois ans à l’abri du redoutable ravageur puisque située à près de 250 km du littoral où ont été déplorés les dégâts dans les plantations de cactus, la capitale de la figue de barbarie se trouve désormais face à face avec l’ennemi. Car, à en croire Mohamed Rachedi Benani, un grand cultivateur de figues de barbarie à Kasserine et qui préside en même temps une association œuvrant pour le développement de cette culture en Tunisie, plusieurs foyers de la maladie ont été identifiés dans les plantations du cactus à Zalfane. Cité par l’agence TAP, cet investisseur a considéré que les efforts qui ont été déployés jusqu’à maintenant pour endiguer la progression de cette maladie se sont avérés insuffisantes et n’augure rien de bon pour l’avenir de la filière.
Chute libre Son association, qui n’a pas cessé d’appeler les autorités à revoir les actions engagées pour contenir ce fléau, s’attend à un effondrement quai-total et imminent de la filière si l’on continue à procéder sans l’implication efficace et coordonnée de tous les acteurs, en l’occurrence les habitants, les agriculteurs et les structures compétentes à l’échelle locale, régionale et centrale. Alors qu’une baisse de production d’’environ 40% est attendue cette saison, la récolte va être encore plus médiocre l’année prochaine avec seulement 50 mille tonnes pouvant être récoltées sur l’ensemble du pays contre une production nationale moyenne dépassant généralement les 250 mille tonnes, amorçant inexorablement le déclin d’une filière agricole stratégique qui fait vivre des dizaines de milliers de familles tunisiennes.
Aujourd’hui, tous les signes laissent croire que la stratégie de lutte mise en place depuis l’apparition de la maladie dans le pays en 2021, et supposée permettre l'éradication des foyers identifiés et éviter la dissémination de la cochenille dans les zones saines, a été un échec.
Des défaillances sont constatées au niveau de la mise en exécution et le suivi des actions prévues par la stratégie. Le Mexique, berceau historique du figuier de Barbarie, où la cochenille avait provoqué de lourds dégâts au début des années 2000, devait inspirer la Tunisie avec l’approche de lutte intégrée et coordonnée entre les institutions scientifiques, les agriculteurs et les pouvoirs publics qui a permis à ce pays d’Amérique latine de maîtriser la propagation de ce ravageur.
Le Mexique a pu éradiquer ce fléau grâce à la lutte biologique moyennant la coccinelle prédatrice de cochenille ainsi que le développement de variétés de cactus plus résistantes. Les coccinelles sont d’ores et déjà utilisées en Tunisie contre la cochenille, mais leur impact reste infime à cause des contraintes techniques empêchant la multiplication à une plus grande échelle de ces prédateurs. D’où la nécessité de doubler les efforts dans ce sens à travers l’implication du plus grand nombre d’instituts et laboratoires privés pour accroitre la population de cette espèce de coccinelle qui a pu sauver la filière de cactus au Mexique et est en passe de le refaire au Maroc, durement affecté par le ravageur depuis 2014.
H.G.
















