«Sinouj » fait tabac à Hammamet
Un artiste pluridisciplinaire et DJ Tunisien comme Benjemy sait se réinventer. Sa création « Sinouj » ne cesse de muter depuis 4 ans, et sa performance du 21 juillet 2025 à l’amphithéâtre de Hammamet l’atteste amplement. Entouré d’un orchestre de cordes et de cuivres et d’au moins 7 artistes à la voix distinguée, « SINOUJ – Odyssey » a pris tout son sens.
Voyage sonore et visuel, d’un éclectisme inégalé et avec des musiciens forts de leur présence scénique, l’odyssée « SINOUJ » a conquis un large public. Un énième « Sold Out » retentissant pour ce dialogue de chants et de sonorités diversifiées. Un mélange de musique traditionnelle, de musique électronique et un répertoire soufi ont fusionné donnant lieu à une performance de haut niveau, amplifiée par la magie du lieu.
Né d’un désir de réhabiliter les rythmes tunisiens dans une langue musicale contemporaine, « SINOUJ » est un projet hybride collaboratif, mais porté essentiellement par Benjemy. Il mêle aussi le « Mezwed » et les chants populaires dans une forme libre, modernisée et percussive. Entre transe urbaine et élégie symphonique, la création artistique complète convie le public à une traversée sonore où l’histoire tunisienne s’écrit au présent.
« La musique tunisienne reste soluble et adaptée à tous les genres, tous les styles. Elle n’est pas statique et se marie à l’électronique et à la musique symphonique » précise Benjemy. « SINOUJ » est comme une construction qui évolue, prend forme et s'élargit. Le projet est un catalyseur d’idées et reste malléable », a-t-il ajouté lors du point de presse qui a suivi le concert.
Revisitant autrement les chansons tunisiennes les plus célèbres, ce travail audacieux réunit une pléiade d’artistes tunisiens chevronnés tels que Haythem Hadhiri, Ben Souiden, Mohamed Aidi, Boutheina Nabouli, Karama Krifi, Mohamed Said, Rania Bounaoues, Oussama Mhidi…
La création « SINOUJ – Odyssey » se veut un hommage musical différent à la Tunisie, à ses régions, sa richesse musicale multiple avec comme objectif essentiel rendre accessible la musique traditionnelle à un très large public non seulement tunisien mais international.
L’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie interprétera demain à El Jem une chanson de Hédi Jouini
Pour son rendez-vous tunisien dans le mythique colisée d’El Jem, prévu demain soir, l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie a réservé une belle surprise pour son public. L’Orchestre qui présentera un programme placé sous le signe de « Alors don danse », interprétera à l’occasion l’une des célèbres chansons du chanteur tunisien Hédi Jouini. Les musiciens de l’Orchestre présenteront « Lyoum galetli zine ezzine », au grand bonheur des mélomanes.
Fondé en 1958 par la violoniste Lola Bobesco, l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie (ORCW), d’abord nommé « Les Solistes de Bruxelles », puis « Ensemble d’archets Eugène Ysaÿe », est installé à Mons depuis plus de 50 ans.
Placé sous la direction de chefs prestigieux tels qu’Augustin Dumay (2003–2013), Frank Braley (2014–2019) et, depuis 2020, Vahan Mardirossian, l’ORCW poursuit une tradition d’excellence. Il se produit sur les plus grandes scènes internationales et collabore avec des solistes de renommée mondiale. Ancré à Mons, Capitale culturelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Capitale européenne de la culture en 2015, l’orchestre est un acteur majeur du paysage musical belge et européen.
L’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie est partenaire du Concours Musical International Reine Élisabeth depuis plus de 20 ans et un complice régulier de la Chapelle Musicale Reine Élisabeth, de Bozar, de Flagey et de nombreux festivals belges.
Il se produit régulièrement sous la direction de son violon solo, Jean-Frédéric Molard.
Il est à noter que ce concert comme d’ailleurs tous les concerts du Festival international de musique symphonique d’El Jem démarre à 21h30.
Programme
-Franz Schubert, Cinq danses allemandes D. 90
-Piotr Tchaïkovski, Valse (2ème mouvement de la Sérénade op. 48)
- Nikos Skalkottas, Cinq danses grecques
- Michel Lysight, The Old Masters of Speyside (extrait)
- Astor Piazzolla
1-Grand Tango / Jean-Frédéric Molard, violon
2- Oblivion / Jean-Frédéric Molard, violon
-Hédi Juini, Lyoum galetli zine ezzine
- Komitas, 2 chansons arméniennes
- Béla Bartók, Danses Roumaines / Red Gjeci, violon
C.A. : Le depart de Mohamed Sahli se précise de plus en plus
Quand une radio de la place a évoqué le très possible départ de Mohamed Sahli , le nouvel entraîneur de l'équipe première du Club Africain, le Bureau Directeur des Rouge et Blanc a vite fait de démentir l'information. Mais voilà que quelques jours après, le divorce entre les deux parties remonte à la surface , c'est que le travail de l'ancien coach de l'USMonastir ne semble pas convaincant sauf si d'autres conflits internes sont à l'origine de cette très probable décision. L'annonce officielle du départ de Mohamed Sahli serait même imminente. Une question d'heures, dit-on. Et ce sont les mêmes noms qui sont annoncés pour lui succéder : ce sera soit Faouzi Benzarti soit Abdelhak Ben Chikha.
Attendons voir.
J.B.
Dérèglement climatique et chaleur intense : Les défis auxquels sera confrontée la Tunisie
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L'actuelle vague de chaleur qui secoue la Tunisie dit long sur l'impact des changements climatiques. Quels sont justement les effets de ces phénomènes sur la santé et sur nos modes de vie en général ?
Dans la continuité de l’année 2022, qui a été l’année la plus chaude que la Tunisie ait connue depuis 1950, l’année 2023 s’est classée au 3è rang des années les plus chaudes. De fait, cette tendance est en train de se confirmer au cours de cet été 2025. Le mois de juillet semble être, en effet, le plus chaud jamais enregistré. Plusieurs records des températures maximales devraient, alors, être battus. A rappeler que la température maximale absolue de la Tunisie a atteint 49.1°C, elle a été enregistrée en juillet 2024 dans deux stations, en l’occurrence Gabès et Médenine.
Toujours selon l'Institut national de météorologie, le climat est en train d'être chamboulé et la Tunisie est l'un des pays les plus touchés par les changements climatiques. A titre d'exemple, l’automne 2023 a été classé au 1er rang des automnes les plus chauds depuis 1950 ex aequo avec l’automne 2022. La pluviométrie, en moyenne sur l’année, a été déficitaire de 20 % et a été géographiquement très contrastée. Un autre record, celui enregistré durant le mois de mai 2023, a été le plus pluvieux depuis 1950. En juin, la pluviométrie a été excédentaire. La Tunisie, qui était déjà en stress hydrique, a souffert en automne d’un déficit pluviométrique très important. L’automne 2023 a été classé au 2è rang des automnes les plus secs. Après une longue période de déficit, l’année 2023 est clôturée par un mois de décembre pluvieux avec un excédent qui a dépassé 80 %, " Ces données météorologiques sont l'effet direct des changements climatiques", nous dira l’activiste écologique, Amir Haj Sassi. Justement, quels sont les effets de ces phénomènes sur notre santé et sur nos modes de vie en général ?
Conséquences lourdes…
Le chiffre est plus qu’alarmant et nous renvoie vers des catastrophes irréversibles. Selon, en effet, l'OMS, les changements climatiques pourraient provoquer 250 000 décès supplémentaires chaque année à partir de 2030 en raison de la malnutrition, du paludisme, des diarrhées et des vagues de chaleur. Les coûts de santé résultant directement des changements climatiques sont estimés à 2 à 4 milliards de dollars par an d’ici 2030.
Pour notre interlocuteur du jour, à savoir le juriste et activiste Amir Haj Sassi : « La Tunisie n’est pas à l’abri de ses impacts dus aux changements climatiques. En effet, les projections des températures annuelles moyennes montrent une augmentation aux horizons 2050 et 2100. Cette hausse varie entre 1°C et 1,8°C à l’horizon 2050, et entre 2°C et 3°C à la fin du siècle. Les bordures littorales du pays au nord et à l’est de la Tunisie se réchaufferaient moins vite que la frange ouest et l’extrême sud. Bien évidemment que ces hausses auront un impact sur notre mode de vie et sur notre santé ». Et d’ajouter : « Selon une étude parue sur le site spécialisé Météo les vagues de chaleur provoquent déshydratation, coups de chaleur et épuisements, qui ont un effet très néfaste sur la santé. Elles entraînent une augmentation de la mortalité et de la morbidité, en particulier dans les catégories vulnérables (nourrissons et jeunes enfants, personnes âgées et sportifs de haut niveau) ».
Notre mode de vie est aussi concerné par ces changements climatiques. Selon Amir Haj Sassi : « Il faut composer, si ce n’est pas déjà fait, dans le futur avec les risques de pénuries d'eau et de baisse des rendements agricoles qui pourront entraîner déshydratation et malnutrition ».
M.B.S.M.
Editorial : Apprendre à réduire la facture de la canicule… - Par Hassan GHEDIRI
Le thermomètre entend battre, joyeusement, des records, cet été en Tunisie. La journée d’hier, lundi 21 juillet 2025, peut déjà mériter le titre du jour le plus chaud de l’année, en attendant d’être détrônée, très bientôt, d’autant plus que des météorologues promettent de voir le mercure s’affoler davantage dans les prochaines semaines pour justement grimper à des niveaux jamais atteints auparavant. L’alerte a été, en effet, lancée depuis plusieurs jours à travers des bulletins officiels diffusés par l’Institut national de la météorologie mais également sur les réseaux sociaux, où fusent depuis quelque temps des cartes montrant une Tunisie noyée d’un rouge foncé illustrant les températures les plus extrêmes. Ce nouvel épisode caniculaire qui s’abat sur le pays vient rappeler que le réchauffement climatique est un fait réel se présentant comme l’un des défis majeurs pour la Tunisie. La hausse anormale de la chaleur qui devrait se poursuivre en s’accentuant dans les prochaines années risque, quant à elle, de couter extrêmement cher à l’économie de la Tunisie.
De plus en plus d’études menées dans le monde permettent aujourd’hui d’estimer la facture (invisible) de la canicule sur le monde du travail. En Europe, par exemple, les experts ont pu estimer le coût économique des vagues de chaleur extrême (température supérieure à 35°C). Selon une étude publiée début juillet, la zone Euro pourrait se voir amputer 0,5 point de son PIB sous l’effet de la vague de canicule qui a sévi sur le vieux contient au début de cet été. Plusieurs autres études avaient par ailleurs tenté d’évaluer le coût économique global des canicules depuis plusieurs années. En 2022, l’Agence européenne de l'environnement a estimé, par exemple, que les canicules ayant touché une trentaine de pays européens entre 1980 et 2000 avaient coûté près de 60 milliards d'euros, soit un peu plus de 200 milliards de dinars tunisiens. D’autre part, une autre étude avait estimé que les vagues de chaleur enregistrées dans le monde au cours des deux décennies (de 1992 à 2013) avaient statistiquement entraîné une baisse de la croissance économique se chiffrant à environ 16 billions de dollars (équivalent de… 47 mille milliards de dinars tunisiens !). Il s’agit du coût global associé à l’impact des températures élevées sur la santé humaine, la productivité et la production agricole.
Il est par contre difficile, voire quasiment impossible, d’estimer, aujourd’hui, ne serait-ce qu’approximativement, le manque à gagner que pourrait entrainer l’épisode de canicule qui a frappé de plein fouet la Tunisie ces trois derniers jours et qui commence à fléchir doucement. Ce n’est toujours pas encore dans les habitudes de nos décideurs de sortir les calculettes pour comptabiliser la perte en PIB chaque fois que le thermomètre franchit la barre de 40 ou 45°C dans le pays. Un tel reflexe s’avère pourtant indispensable pour un pays fortement affaibli par une multitude de crises structurelles qui plombent sa croissance, et qui ne manquera pas de subir dans le futur des épisodes de canicule plus intenses les uns que les autres. Déjà on peut affirmer que scientifiques et économistes s’accorderont à croire qu’en l’état actuel des choses, la Tunisie se rangera parmi les pays qui seront moins aptes à atténuer l’impact des vagues de chaleur sur leur production économique. Ce sont en effet les pays riches qui semblent aujourd’hui être moins touchés, car plus aptes à investir et à rompre le lien de causalité entre la hausse de température et la baisse de productivité.
Il est donc devenu urgent pour la Tunisie d’apprendre à vivre avec la canicule et d’y envisager les réponses appropriées. Ceci implique l’implémentation d’une véritable stratégie d’adaptation climatique intégrée, pensée à l’échelle des politiques publiques et du tissu économique. Il faudra alors repenser les législations pour rendre les conditions de travail climatiquement correctes, reconsidérer les infrastructures publiques et industrielles, protéger davantage les travailleurs des secteurs particulièrement vulnérables. La nouvelle donne exige également de consolider la résilience de l’agriculture aux chocs thermiques et de mise davantage sur les technologies offrant une meilleure efficacité énergétique. Il est enfin question de promouvoir les constructions adaptées aux fortes chaleurs moyennant par exemple une fiscalité plus incitative en faveur des investissements durables. Plus la Tunisie tarde à intégrer l’impact de la chaleur dans ses plans de développement, plus elle sera climatiquement et économiquement vulnérable.
H.G.
« Men kaa el khabia » de Mohamed Garfi : Les choix du maestro déçoivent le public
Par Imen Abderrahmani
Que s’est-il passé vraiment lors de l’ouverture du Festival international de Carthage ? Pourquoi le public est-il déçu ? Et que reste-t-il de ce spectacle dont quelques extraits ont enflammé la toile ?
« Men kaa el khabia » (qu’on peut traduire avec « Du fond de la jarre ») ainsi s’intitule ce spectacle d’ouverture assuré par le maestro Mohamed Garfi. Qui selon les notes de présentation, a cherché à dépoussiérer la mémoire musicale du 20ème siècle et de mettre en lumière de nombreux artistes dont les chansons ont façonné et ont marqué la mémoire collective. Pour relever le défi, le maestro a fait appel à une pléiade de belles voix tunisiennes, à l’Orchestre Symphonique Tunisien et à la Troupe nationale des arts populaires.
Mais sur scène et lors du spectacle, c’était une autre réalité et les bonnes intentions de Garfi et son équipe n’ont pas trouvé de bons échos auprès d’un public qui est venu pour un voyage musical, censé plus rythmé et plus festif. Et c’était le premier choc pour le public qui s’est retrouvé dans une ambiance autre que souhaitée et imaginée, obligé à écouter ces belles chansons du bon vieux temps telles que « Wadouni », « Ordhouni zouz Sbaya », « Yalli Boodak dhayaa fekri », « Elli taada w fett », « Zaama ysafi eddahr » et d’autres avec une nouvelle orchestration qui les a vidé de leur âme, de leur charge émotionnelle, de leurs sonorités qui sont bien gravées dans les mémoires des Tunisiens… Entre les attentes et les faits concrets, il y avait une grande différence.
Devant des gradins presque vides du public, cette première soirée s’est déroulée. Il faut dire que miser sur la musique savante pour la soirée inaugurale a été un choix à risque. Car le public du Festival international de Carthage n’est ni le public du Festival international de musique symphonique d’El Jem ni encore le public du Théâtre de l’Opéra. C’est un public différent qui voulait se divertir, c’est un public qui pensait que consacrer une soirée à la musique du 20ème siècle lui permettra de revivre certaines ambiances et de lever la voix pour interpréter du Jouini, du Tarnane, pour se glisser dans la peau de Saliha ou encore de Jamoussi.
La mémoire dépoussiérée
Le coup d’envoi de la soirée a été avec « Le Salut Beylical », l’ancien hymne national de 1846 à 1957, chanté à la gloire du Bey, dont la composition, selon Othman Kaak est attribuée au célèbre compositeur italien Guiseppe Verdi (Une information contestée par Salah Mehdi) et qui a été d’abord sans paroles, que de la musique, avant qu’on lui ajoute quelques vers vantant les qualités du Bey. Un premier clin d’œil à la mémoire, à un symbole de la nation : son hymne national.
Le 2ème clin d’œil a été aux orchestres de cuivres, ou tout simplement aux fanfares, qui auparavant (et aujourd’hui dans quelques régions) sont le cœur battant de chaque fête de circoncision. Et Mohamed Garfi a tenté de recréer ces ambiances. Mais, la surprise ne semble pas plaire à tout le monde.
Au total : 25 chansons et œuvres instrumentales ont bien rythmé de ce spectacle qui malgré sa richesse musicale et malgré ses importants hommages à ces artistes qui ont marqué de leurs empreintes le 20ème siècle et éclairages sur la mémoire artistique de l’époque qui souffre aujourd’hui de la marginalisation n’a pas su attirer l’attention du public.
Vision scénique absente
Les chanteurs Hamza Fadhlaoui, Chokri Omar Hannachi, Mehrezia Touil et Chedli Hajji, invité d’honneur, qui ont succédé sur scène n’ont pas su seuls malgré leurs performances vocales secouer le public, le sauver de cet ennui qui a plané sur le théâtre, alourdissant les ambiances.
L’acteur chevronné Jamel Madani a été de la fête, interprétant un cocktail de chansons humoristiques tunisiennes, mettant l’accent sur l’héritage musical de Salah Khémissi, monologuiste et l’un des pionniers de la chanson humoristique qui a laissé un répertoire de 300 chansons.
L’idée du spectacle « Men kaa el khabia » et également le contenu sont intéressants mais ce qui manquait à ce spectacle primo une vision scénique permettant de mieux agencer et présenter les différents éléments et secundo de l’âme, l’âme tunisienne… Ainsi nombreuses questions se posent : Quels sont les critères de sélection du spectacle d’ouverture ? Faut-il en créant penser au public et à ses attentes ? Les spectacles d’ouverture sont des « créations à la carte », sur commande, ou se sont des projets élaborés, une fois, la proposition retenue ? Est-il toujours « nécessaire », pour suivre la vague et la tendance, de tout orchestrer, de tout relire ? Ces nouvelles orchestrations ne risquent pas de faire perdre ces chansons devenues une composante du patrimoine, leur essence et leur ambiance d’époque ? A méditer !
I.A.
Aziz Jebali, ce soir, au Festival international de Carthage, avec « Binomi S+1 »
Accompagné par Abdelhamid Bouchnak, Abdelkarim El Benani, Fatma Sfar, Jihed Cherni, Issam Absi, Issam Ayari, Najla Ben Abdallah, Mohamed Saber Oueslati, Mohamed Souissi et Vipa comme invités, Aziz Jebali sera, ce soir, sur la scène du festival international de Carthage, pour présenter « Binomi S+1 », dans une nouvelle version, conçue spécialement pour cette 59ème édition.
A travers le personnage de « Hamidou », Aziz Jebali et son équipe raconte le vécu d’un styliste-modéliste qui doit affronter les critiques de la famille et de son entourage pour défendre ses choix.
Il s’agit d’une pièce théâtrale qui aborde plusieurs problématiques majeures, comme le racisme, mais toujours avec une bonne dose d’humour.
« Tapis rouge 2 » de Riadh Fehri mène le public au pays des merveilles
Lors de la deuxième soirée du Festival international de Carthage, le 20 juillet, le public a eu rendez-vous avec « Tapis rouge 2 » de Riadh Fehri.
Ce spectacle réunit des artistes tunisiens avec des musiciens de nationalités et d’horizons différents. Parmi eux, figurent le guitariste américain Brennan Gilmore et la violoniste japonaise de renommée internationale Sayaka Katsuki qui a collaboré auparavant avec Yanni Et Hans Zimmer.
Les musiciens ont fait leur entrée sur une scène phare du feuilleton « El Maestro » qui retrace un pan du parcours artistique de Riadh Fehri lui-même entre 1993 et 1999.
« Seule la musique peut changer le monde », dit le protagoniste dans l’extrait projeté sur les écrans géants. Les premières notes du oud jouées par Riadh Fehri ont immédiatement donné le ton à ce spectacle qui s’annonce festif. Viennent par la suite les sons des instruments de percussion, des cordes et du ney.
Après une introduction musicale rythmée fortement applaudie, place au chant. Sadri Ben Azouz et sa fille Feriel ont interprété le premier titre, « Wayfaring Stranger » de Johnny Cash. Cette balade traditionnelle américaine évoque les thèmes de l’exil et de la solitude.
Les spectateurs ont par la suite écouté une version de la chanson folklorique tunisienne « Sidi Azouz » introduite par la voix de Najmeddine Ben Jazzar. Une touche de modernité y a été apportée avec des notes occidentales.
Un air country dansant a installé juste après une ambiance gaie et pleine de vivacité. Une cinquantaine d’instrumentistes et de choristes ont rejoint la scène dans la seconde partie du concert, avec au chant Chiara Minaldi, Floriana Ferro et Roberta Sava.
Riadh Fehri a cédé sa baguette au chef d’orchestre italien Marcello Biondolillo pour des titres internationaux dont l’air sicilien « E vui dormiti ancora », une ode à la vie et à la nature chantée par Roberta Sava.
La chanteuse tunisienne Wissem Karoui a été présente pour un voyage musical qui pend naissance en Séville avec « Mahla layali chbilia » et se prolonge avec d’autres chansons en langue espagnole.
Le public a découvert lors de ce spectacle « Playtoy Orchestra », le premier orchestre mondial qui utilise des jouets pour instruments. Il s’agit en effet d’un petit piano, un petit accordéon et d’autres véritables jouets pour enfants.
Des compositions bien rythmées et connues ont été accompagnées par les applaudissements des spectateurs, dont « Sarà perché ti amo » et « Bella ciao ». Les gestes gais et théâtralisés du chef d’orchestre ont fait le bonheur des jeunes et des moins jeunes pour cette partie du concert.
Comme la Palestine est au cœur de cette édition du Festival international de Carthage, une partie a été dédiée aux enfants de Ramallah avec la voix de Israa Ben Slimane. « Israa tahlom bi Filastin » (Israa rêve de la Palestine), tel est le titre de cette chanson émouvante interprétée avec les drapeaux tunisien et palestinien juxtaposés en mouvement fluide sur les écrans géants. Elle rappelle la résistance du peuple en souffrance et le droit des enfants à une vie meilleure.
La soirée s’est poursuivie par une musique au rythme entrainant et dynamique, avant au-devant de la scène Sayaka Katsuki au violon, suivi d’une chanson en trio sous la houlette de Marcello Biondolillo, puis des solos de guitare et de trompette. Le concert de plus de deux heures s’est achevé sur une musique rythmée interprétée par l’ensemble des trompettistes.
Ce spectacle qui vient en continuité du premier « Tapis rouge » présenté à Carthage en 2009 a ainsi présenté des musiques du monde dans un aspect de partage festif et engagé à la fois. Il a déroulé un « tapis rouge » à la diversité musicale, symbole d’hospitalité et de respect.
La scène s’est transformée en un espace de partage et de dialogue. A travers des rencontres inédites où les rythmes, les langues et les traditions musicales se sont croisés, l’essence de la soirée s’est révélée.
C’est une ode à l’universalité de la musique, un pont entre les cultures. Le public est parti avec une promesse de « tapis rouge 3 ».
Le Quotidien avec TAP
En amical à Ain Draham, le Stade Tunisien s'incline devant Al Ahly (1-4) : Un test d'une utilité certaine
Par Jamel Belhassen
En match de préparation à la nouvelle saison, le Stade Tunisien a croisé le fer en fin d'après-d'après-midi le club égyptien d'Al Ahly de Chennaoui, Zizou, Trezegue et du nouveau venu, Ben Romdhane. Le match a vu les Cairote , mieux en jambes, dominer leurs adversaires pour arriver à marquer quatre buts, œuvres de Mohamed Cherif (10e et 20e), Bencharki ( 31e) et Mohamed Abdallah ( 59e). Le Stade Tunisien qui a profité pleinement de ce face face avec un grand d'Afrique a réduit le score par Khalil Ayari à la (99+2e). Voilà un match d'une grande utilité pour les Bardolais qui auront à jouer en coupe de la CAF, lors de cette nouvelle saison.
J.B .
EST : Youssef Blaili présent au stage de Tabarka
L'Espérance de Tunis entame aujourd'hui à Tabarka un stage de préparation d'une semaine. La délégation Sang et Or a pris ce matin la direction de la ville côtière du Nord Ouest et a enregistré le retour tant attendu de son attaquant numéro un Youssef Blaili. Beaucoup de rumeurs ont circulé ces derniers jours sur son départ mais finalement, il a rejoint le groupe, étant lié avec l'Espérance avec un contrat qui court jusqu'au 30 juin 2026. Au cours de ce stage, le champion sortant rencontrera vendredi 25 juillet la sélection de Mauritanie. Quant au match face au club égyptien Al Masry. il aura lieu après le retour à Tunis.
J.B.
Elle peine à drainer davantage d’IDE : La Tunisie doit aussi soigner «sa citoyenneté» …
Par Hassan GHEDIRI
La stabilité et la sécurité ne suffisent apparemment pas à la Tunisie pour se classer parmi les destinations attractives pour les investisseurs étrangers cherchant une seconde citoyenneté...
Sur une échelle de 100 points, la Tunisie a obtenu une faible note de 49,6. Ce score correspond à la 103è place sur 157 pays dans le Word Citizenschip Report 2025 (WCR), lire en français le rapport mondial sur la citoyenneté. C’est un indice publié chaque année par un nombre d’institutions spécialisées dans la mobilité internationale, les politiques de résidence et de citoyenneté par l’investissement (CS Global Partners ou Henley & Partners) qui évalue et classe les pays du monde en fonction d’un ensemble de critères ayant un impact très significatif sur la perception des capitaux internationaux et leur décision de s’implanter et d’investir.
Ainsi, le nouveau rapport WCR 2025 fraîchement publié évalue la valeur de la citoyenneté à travers le prisme des individus tournés vers le monde, en particulier les personnes fortunées, et leurs motivations à rechercher des citoyennetés alternatives. Contrairement aux évaluations traditionnelles des passeports, le WCR classe les pays selon des critères essentiels de la citoyenneté. Dans le rapport 2025, l’on identifie cinq motivations clés qui influencent la perception de la citoyenneté : la sécurité et la sûreté, la qualité de vie, l’opportunité économique, la mobilité et la liberté financière.
Chapitre qualité de vie, la Tunisie semble réaliser de très bonnes performances malgré une conjoncture économique pas tout à fait favorable puisqu’elle décroche un score de 66,2 sur 100, ce qui lui permet de se positionner à la 97è place sur 157 pays. Pour ce qui est de l’indice de la sûreté et la stabilité, notre pays parvient à tirer son épingle du jeu avec une note au-dessus de la moyenne (54,9 sur 100) qui lui vaut un 94è rang mondial.
C’est néanmoins quand il s’agit d’examiner les critères relatifs à l’opportunité économique, à la mobilité et à la liberté financière que la Tunisie manque de répondre aux attentes. Notre pays se voit en effet infliger un décevant score de 40/100 dans l’indice de l’opportunité économique et, pire encore, une très médiocre note de 31/100 et le 86ème rang mondial en ce qui concerne l’indice de mobilité qui mesure l’accès des citoyens tunisiens aux voyages. Ensuite, l’autre grande contreperformance entravant la citoyenneté : la liberté financière dans laquelle la Tunisie obtient le 99è rang dans le classement WCR avec un score de 43,9/100.
Devancée (comme toujours !) par le Maroc qui arrive à la 100è place avec le score de 50/100, la Tunisie souffre d’un déficit d’attractivité et de plusieurs anomalies règlementaires qui affaiblissent ses atouts en ce qui concerne la mobilité et l’environnement d’affaires. Une situation qui ne peut être renversée que par le biais des réformes qui consolident la stabilité, assouplissent la mobilité et renforcent l’attractivité du climat d’investissement.
H.G.
Centre des sciences et techniques du patrimoine : un nouveau siège
Le nouveau siège du Centre des sciences et techniques du patrimoine, situé à la Médina de Tunis, a été inauguré récemment par Tarek Baccouche, directeur général de l’Institut national du patrimoine (INP).
Le Centre des Sciences et Techniques du Patrimoine s’installe dans un ancien mausolée du quartier Halfaouine, la Zaouïa de Sidi Ali Chiha, édifiée entre 1852 et 1857 sous le règne des Husseinites. Ce monument à l’architecture remarquable fait partie des nombreux édifices islamiques récemment restaurés ou en cours de restauration dans la Médina de Tunis, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979. La même année, deux autres sites tunisiens ont rejoint cette liste prestigieuse : le site archéologique de Carthage et l’amphithéâtre d’El Jem.
Le ministre des Affaires culturelles a souligné, dans un communiqué de presse, que l’inauguration de ce centre s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme de restauration, de réaménagement et de valorisation des monuments historiques. Les travaux de réhabilitation ont été menés par la Direction de l’entretien des monuments et des sites de la Médina de Tunis.
Ce nouveau centre accueillera des ateliers de formation théorique et pratique couvrant divers métiers et techniques du patrimoine. Selon le ministère, l’objectif est de permettre aux artisans et aux jeunes générations d’acquérir les compétences nécessaires pour préserver et développer les savoir-faire traditionnels menacés de disparition. Les spécialités proposées incluront la gravure sur stuc et sur métal, la gravure et décoration sur bois, la mosaïque, la sculpture sur marbre, le polissage, l’ingénierie de la pierre ainsi que les techniques de restauration et réaménagement des monuments historiques.
L’Institut national du patrimoine organisera également dans ce centre des sessions de formation d’envergure nationale et internationale destinées à ses cadres et à l’ensemble des professionnels du secteur patrimonial. Comme le précise le site internet de l’INP, les missions principales de ce centre consistent à former des cadres spécialisés dans les sciences et techniques du patrimoine et à développer des programmes et projets pilotes dans les domaines des sciences et arts patrimoniaux.
Fondé il y a plus de trente ans en application du décret n° 94-2367 du 18 novembre 1994, le Centre des Sciences et Techniques du Patrimoine est une institution placée sous la tutelle de l’Institut national du patrimoine. Il comprend deux départements principaux : un service dédié à la formation des cadres et un autre consacré aux programmations et projets pilotes.
Le service de formation a pour missions principales d’organiser des cursus pour architectes spécialisés dans la restauration et la valorisation des monuments et sites, en partenariat avec l’UNESCO et d’autres institutions spécialisées, ainsi que de former des experts en techniques de conservation incluant la télédétection, la photogrammétrie, l’analyse historique et matérielle des œuvres, et les méthodes de conservation préventive.
Quant au service des programmes et projets pilotes, ses attributions concernent principalement l’assistance technique pour la sélection et l’acquisition d’équipements spécialisés, ainsi que le recrutement et la gestion d’experts et spécialistes nécessaires aux activités du centre.
Festival international de Hammamet : Rendez-vous, le 23 juillet, avec les « Addict Ameba »
Le public de la 59ème édition du Festival international de Hammamet aura rendez-vous, le 23 juillet, avec les « Addict Ameba », un collectif musical basé à Milan. Ce groupe de dix musiciens est né au studio historique « Il Guscio », dans le quartier de Casoretto, où leur premier album, « Panamor », a été enregistré et diffusé en 2020.
Ce même album mélange afro, jazz éthiopien, rock psychédélique et musique latine et a été salué par la critique, largement bien accueilli par le public.
Les musiciens ont sorti leur deuxième album, « Caosmosi », publié par « La Tempesta », qui les a désignés comme étant l'un des projets les plus intéressants de l'underground italien. Ils collaborent avec Rabii Brahim depuis des années.
Le photographe sportif Mohamed Ali Hmima nous quitte
Le journalisme sportif vient de perdre l'un de ses hommes les plus marquants, Mohamed Ali Hmima, frère de feu Habib, Abderrazzek,Ridha et Mokhtar vient de quitter ce bas monde pour un monde meilleur. Discret et professionnel jusqu'au bout, Mohamed Ali Hmima a toujours été respecté et apprécié de tous.
Que Dieu Tout Puissant l'accueille dans son Éternel Paradis et que son âme repose en paix. En cette douloureuse circonstance, nous présentons nos sincères condoléances à toute la famille Hmima et à celle du journalisme sportif.
ESS : Zoubaier Baya, seul candidat à la présidence
Après plusieurs reports, l'Assemblée générale élective va avoir lieu jeudi prochain 24 juillet 2025. Une seule liste s'est présentée jusqu'à ce jour. Elle est présidée par Zoubaier Baya et comprends les membres suivants: Kacem, Gafsi, Handous et Gannoun. Ladite Assemblée se tiendra dans un hôtel de la place à partir de 18 heures. Le prochain Bureau Directeur sera élu pour un mandat de trois ans.
J.B.
















