Ahmed Jaouadi qualifié en finale au Mondial de natation
Ahled Jaouadi s'est qualifié à la finale du 800 mètres nage libre au championnat du monde de natation qui se déroule à Singapour. Il a remporté sa série réalisant du coup le meilleur temps des trois courses en 7'4"58. La finale des 800 m nage libre aura lieu demain mercredi à midi. Rappelons que Jaouadi a renoncé à la course de 400 m pour se concentrer sur les 800 et 1500 m. Bonne chance à notre nageur tunisien.
J.B.
Il chante à guichets fermés à Hammamet et à Bizerte : Qui est Al-Shami ?
Par Imen ABDERRAHMANI
Il est à l’affiche du Festival international de Hammamet, de Hergla, de Sfax et de Bizerte. Al-Shami, un nom, une voix, qui a la cote du côté du jeune public. A Hammamet, il se produit, ce soir, à guichets fermés et ce n’est pas tout …
Il se produit pour la 1ère fois en Tunisie, et pourtant le jeune artiste a réussi à créer un engouement public et le voilà chantant aujourd’hui devant des gradins complets. A Bizerte, on a déjà annoncé depuis quelques jours que les places (chaises) sont épuisées. Il reste encore quelques billets pour les gradins. Le jeune public tunisien semble connaître cette « star » montante de la chanson arabe. Mais qui est-t-il ? Et qu’est-ce qui fait le succès de ce chanteur jeune dans une scène arabe qui grouille de voix, de voies et d’expériences ? Il faut dire d’abord que l’artiste garde un peu de mystère sur son identité. Présent sur de nombreuses scènes arabes, lauréat de nombreux prix, personne ne sait le vrai nom de l’artiste. Les informations sur sa vie privée, sa famille demeurent rares. On sait que l’artiste est né en 2002 à Damas, en Syrie et qui, à cause de la guerre dans son pays, il a dû s’installer en Turquie avec sa famille. Pour son enfance, personne ne sait. L’artiste demeure discret, se contentant toujours de parler de sa musique et en musique qui a été son seul arme et son seul refuge face aux difficultés auxquelles il a dû faire face. Sa musique est un peu du tout, reflétant son vécu… Une musique à la croisée des genres, entre l’oriental et l’occidental, portée par une voix mélodieuse et racontant des fragments de son parcours et de son «combat» pour s’imposer sur la scène artistique arabe.
Des chansons telles que «Chill» et «Layla» reflètent d’ailleurs son parcours personnel et ses luttes identitaires.
Considéré comme une valeur sûre de la scène musicale arabe, l’artiste a réussi seulement à 22 ans à intégrer le «Guinness book» des records en devenant le plus jeune artiste à figurer en tête du classement « Billboard Arabic Artist 100 ». Lors de la cérémonie des « Billboard Arabia Awards », il a remporté quatre prix, dont celui du meilleur artiste. Aux « Joy Awards», il rafle le prix de la meilleure chanson pour son titre « Ya Leil We Ya Ein ». Il convient ainsi de noter que la chanson « Wein » a atteint la place numéro 1 dans le Bilboard en août 2024 et elle a été dans les trends de toutes les plateformes de médias sociaux depuis sa sortie.
Parmi ses morceaux populaires figurent « Doctor », « Jinak », « Maleket Gamal El Kon » avec le célèbre chanteur égyptien Tamer Hosny, lancé en mai 2025 et qui a fait plus de 35 millions de vues sur YouTube.
Multipliant les rencontres, Al-Shami considéré comme l’un des artistes les plus promoteurs de sa génération et comme un véritable artistique a également élargi ses horizons artistiques collaborant avec l’équipe du feuilleton «Sous la Septième Terre», notamment Tim Hassan et Karis Bashar, dans la conception de la musique et du générique. Le feuilleton diffusé en ramadan dernier a été un vrai succès et Al-Shami a pu encore une fois imposer son style et affirmant son talent.
A Hammamet, à Bizerte, à Hergla et à Sfax, l’artiste réussira-t-il à séduire le public et à enregistrer des nouveaux records ? A voir !
I.A.
Actes de vandalisme contre les moyens de transport : Entre malaise social et crise profonde de civisme …
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
A peine mis en service, les nouveaux bus importés de Chine font d'ores et déjà l'objet d'actes de vandalisme. Comment expliquer cette crise de civisme et la prolifération du fléau de la délinquance?
Des jeunes originaires de la Cité Ettadhamen (Ouest de la capitale Tunis) ont pris pour cible un nouveau bus faisant partie de la dernière commande de bus importés récemment de Chine. Résultat : des vitres brisées et une grande déception accompagnée d’une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Un acte qui en dit long sur cette crise profonde de civisme et une montée du fléau de la délinquance.
Selon, en effet, la directrice de la communication et des relations extérieures de la Société des Transports de Tunis (Transtu), Hayet Chamtouri: « 674 actes de vandalisme ont été enregistrés depuis le début de l’année 2025, jusqu’au jeudi 17 juillet, visant les rames de métro et le train de la ligne Tunis–La Goulette–La Marsa (TGM) ». Et d’ajouter : « Ces agressions comprennent des jets de pierres, la destruction de rétroviseurs, le vol de câbles en cuivre, ainsi que d’autres actes de dégradation ayant ciblé les véhicules et les équipements». Chamtouri a, par ailleurs, rappelé que 1 100 actes de vandalisme avaient été recensés en 2024 sur le réseau ferroviaire, dont 41 agressions contre des passagers, 44 contre des agents et le reste visant les infrastructures. Concernant le réseau des bus, 320 incidents ont été signalés en 2024, causant des dommages à 76 bus, 110 agents et 35 usagers. Durant le premier semestre 2025, 181 actes de vandalisme ont été enregistrés, affectant 73 bus, 64 agents et 19 passagers. Comment expliquer cette crise de civisme et la prolifération du fléau de la délinquance?
Malaise social?
Même si l’article 304 du Code pénal prévoit jusqu’à trois ans de prison et 1 000 dinars d’amende en cas d’actes de vandalisme contre les biens publics et que cette peine peut aller jusqu’à cinq ans de prison et 3 000 dinars d’amende si les dommages sont jugés graves, la prolifération de la délinquance, notamment chez les jeunes, ne cesse d’interpeller les spécialistes. A cet effet, l’avocat Me Houssem Eddine Ben Atiya nous a indiqué : « Les chiffres confirment malheureusement ce constat. En effet, le plus fort taux de délinquance chez les jeunes se trouve dans la tranche d’âge qui varie entre 15 et 17 ans, se répartissant entre 37% pour les vols et 32% pour les agressions violentes. D’ailleurs, les suspects arrêtés dans l’affaire de jet de pierres contre le nouveau bus mis en service récemment à la cité Ettadhamen font partie de cette tranche d’âge. Une autre étude réalisée par l’Université de Sfax a montré que le jeune délinquant est, dans la majorité des cas, de sexe masculin et sans qualification professionnelle. Les principales infractions étaient : vol (36,1%), homicide ou tentative d’homicide (25,7%), coups et blessures (11,3 %) et délits sexuels (7,3%). Sur le plan nosographique, 49,5 % avaient une personnalité antisociale et 11,3% étaient des schizophrènes. La démence au sens légal a été retenue pour 29,9%. Pis encore, le taux de récidive chez les mineurs délinquants dépasse les 30%, selon l'Association tunisienne de défense des droits des enfants. Les causes sont, par ailleurs, multiples, incluant des facteurs socioéconomiques tels que la pauvreté et le chômage, ainsi que des problèmes liés à l'environnement familial et social. Du coup, il devient urgent de se pencher sérieusement sur cette question en créant des cellules d’accompagnement et d’écoute, notamment dans les zones défavorisées. Le projet "2è chance", soutenu par l'UNICEF, qui cherche à réduire l'abandon scolaire, paraît une initiative louable qui offre des alternatives éducatives et professionnelles aux jeunes délinquants ».
M.B.S.M.
La Tunisie sera à l'honneur au Salon arabo-canadien du Livre en 2026
La Tunisie sera mise à l’honneur lors de la Journée inaugurale de la quatrième édition du Salon arabo-canadien du livre, prévue les 25 et 26 avril 2026 à Mississauga, en Ontario (Canada).
Pour leur part, les Émirats arabes unis seront le pays invité d’honneur de la deuxième journée de cet événement littéraire, placé cette année sur le thème : « Notre culture, notre pont ».
L’affiche officielle de cette édition rend hommage au grand poète tunisien disparu Abou El Kacem Chebbi et arbore également les drapeaux des deux pays célébrés.
Comme le souligne Riham Taima, éditrice, écrivaine et fondatrice du Salon, deux pays sont mis à l’honneur chaque année dans le cadre de cette initiative, lancée en 2023 pour valoriser la littérature arabe au Canada.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Mme Taima a indiqué que des concertations sont en cours avec les autorités culturelles et artistiques tunisiennes et émiraties afin d’élaborer un programme littéraire et artistique à la hauteur de la richesse culturelle de ces deux nations.
L’objectif principal du Salon arabo-canadien du Livre est de promouvoir la culture arabe au Canada, tout en mettant en lumière les œuvres d’auteurs arabes, qu’ils écrivent en arabe, en anglais ou en français.
Organisé chaque année dans différentes provinces canadiennes, à raison d’un salon par province, l’événement mobilise tout au long de l’année des équipes dédiées à la coordination avec les maisons d’édition du monde arabe et au développement de réseaux entre les écrivains de la diaspora arabe.
Le Quotidien avec TAP
Supercoupe - ST-USM (2-0) : Mystification usémiste !
Par Wahid Smaoui
Précédé d’un assourdissant ramdam, le match barrage pour l’accession à la finale de la Supercoupe s’est révélé en dernière instance une galéjade de mauvais goût. Allusion au choix de l’USM d’aligner réservistes. Une insulte à l’intelligence footballistique.
En prélude à l’une des apothéoses les plus prisées de la saison, cette demi-finale était annoncée à cor et à cri comme un véritable morceau de bravoure, de par l’aura des protagonistes en présence, le finaliste de la coupe et le dauphin de l’exercice écoulé, quand bien même on ne cesserait d’insister sur le caractère biscornu, ubuesque et saugrenu de cette confrontation. Une empoignade qui n’avait pas lieu d’être, une supercoupe se jouant sur un seul match. Cela dit, il est unanimement admis que ce rendez-vous est venu tôt, à un moment où les deux antagonistes, ainsi que l’ensemble des clubs du reste sont de plain-pied dans l’intersaison. D’ailleurs, dans le monde entier, la Supercoupe se dispute en amorce de la nouvelle saison. Dans cette optique, les deux clubs se sont échinés, stages et matchs amicaux aidant, à se présenter le jour J dans les meilleures conditions possibles, autour de 60-70% du pic de forme, étant tous les deux pratiquement au même degré de préparation, malgré, côté monastirien, la légère laxité subséquente à la passation de témoin entre Faouzi Benzarti et Montassar Louhichi. Et quand on a vu avec quel zèle les responsables usémistes ont préparé cette confrontation inespérée pour eux en fait, on s’est dit qu’à tout le moins, sur le plan purement sportif, cette rencontre devrait être une belle réussite. Mais grands furent le désenchantement, le mécompte et le désappointement des puristes à la lecture des deux formations. Renseignements pris, on a su que le staff technique des Bleus, avec le total assentiment des dirigeants ribatiens, avait décidé d’aligner les réservistes, arguant du fait que son équipe «n’était pas prête pour ce rendez-vous», faisant de la sorte un répréhensible pied de nez à tout le monde, à leurs supporters, à ceux de l’adversaire également, aux organisateurs, aux médias, à toutes les parties prenantes du football tunisien. Etant sur un pied d’égalité avec son émule d’un jour, quel défaut de compétitivité allègue-t-on ? Et si c’était le cas, cela supposerait qu’à partir de la première journée, prévue quelques jours plus tard, nous verrions une USM ravageant tout sur son passage. Et quelle différence y aurait-il entre ce match barrage et une rencontre amicale, comme celle que l’USM a disputée 24h00 plus tôt avec son équipe type contre l’ESZ et qu’ils auraient dû annuler ou reporter ? D’ailleurs, la Supercoupe, en dépit du caractère officiel dont on veut bien l’empanacher, ne s’en prévaut pas moins d’une portée symbolique. En faisant faux bond de la sorte, les Usémistes ont commis une bourde monumentale, ont fait outrage à l’esprit du jeu, à la déontologie footballistique. Un blâmable acte de désinvolture et d’irrespect non seulement à l’égard de l’adversaire d’un jour, mais de toute la famille élargie du ballon rond.
Un non-match
Sur le rectangle vert, les débats n’ont pas mis longtemps pour nous édifier sur le hiatus de mise entre un Onze stadiste se réclamant d’un ostensible surcroît de maturité, d’un fond de jeu autrement fortifié au vu de la formation de départ alignée par Khatoui, la plus proche possible de celle qui débutera le championnat, en attendant l’éclosion de certaines nouvelles recrues et surtout, le retour de Jelassi à son meilleur niveau physique, moyennant d’irréductibles efforts pour jeter au rebut cette charge pondérale de trop dont il se plaint et qui le pénalise encore pour l’heure. Comme l’opposition était loin d’être un baromètre fiable, on ne peut pas émettre de jugement le plus crédible possible, même si l’ensemble a paru sur la bonne voie. Quelques éléments cependant ont laissé d’excellentes impressions, au premier rang desquels l’excentré gauche Khenissi, venu de la Manouba, et qui se prévaut d’un impressionnant potentiel technique, outre une vélocité une force de percussion qui lui permettent de perforer la défense adverse, ainsi qu’un altruisme de bon aloi, comme l’illustre le deuxième but stadiste, un mouvement collectif assimilable à un véritable cas d’école. Un autre élément passe pour être la plaque tournante de l’équipe, Bonheur Muguicha en l’occurrence, par qui tout passe et tout se mitonne. Et bien entendu, l’incontournable Khalil Ayari, un jeune au talent ahurissant, auteur de la deuxième réalisation de son équipe, un tir de haute teneur technique, une pousse montante qui gagnerait toutefois à discipliner et son jeu et son comportement, tout porté qu’il est sur les vains pleurnichements. Ayant fait l’essentiel en première période, les Stadistes se sont contentés de gérer sereinement la suite, Khatoui ayant procédé à un instructif turn-over. Quant à la formation monastirienne, sevrée en sus de la présence de son entraîneur en chef, elle était composée de joueurs au statut de réservistes, et des nouvelles recrues. Les joueurs ont fait de leur mieux mais, hormis un niveau technique tout juste moyen, le groupe a pâti d’un manque flagrant de cohésion et d’automatismes qui les ont contraints d’opter pour de longues et infructueuses transversales. Pour revenir à l’absence de Louhichi sur le banc, on dirait que le message transmis en filigrane était de signifier que le head-coach de l’équipe se lave éperdument les mains de ce qu’il adviendrait de ce match barrage. Une navrante mixture d’insouciance et de dérobade ! Pour faire court, l’affiche EST-ST, qui aurait dû être consacrée sans passer par l’extravagante lubie fédérale, s’invite donc pour dimanche prochain. Avec l’espoir que le football, dans toute la noblesse de son acception, sera au rendez-vous.
W.S.
Éditorial : L’heure n’est plus aux diagnostics - Par Hassen GHEDIRI
Bientôt quinze ans depuis la révolution et la promesse de rétablir la justice entre les régions reste un vœu pieux. Loin d’avoir été comblé, le fossé entre l’intérieur et le littoral tunisien semble se figer dans le marbre de l’impuissance politique, si l’on en croit les derniers chiffres publiés par l’Institut tunisien des études quantitatives (ITCEQ sur l’Indice de Développement Régional (IDR) en 2024. Cette étude, méthodique et rigoureuse, établit un contrat sans appel : les mêmes régions, depuis longtemps bien nanties, occupent le haut de l’échelle, les autres éternellement défavorisées sombrent dans la marginalité. Pendant plus d’une décennie, qui a vu défiler pas moins d’une douzaine de gouvernements, d’innombrables plans de développement, des réformes et des loi de finances vantées comme inclusives, la situation n'a pas changé d’un iota.
Après le 25 juillet 2021 et les promesses de rompre avec les inégalités, le bilan devrait être plus reluisant. Beaucoup reste toutefois à faire, car, selon l’ITCEQ, les moteurs de développement sont restés désespérément en panne. Au cours des quatre dernières années, l’IDR national a stagné (pour ne pas dire reculé) se situant à 0,461 en 2024, contre 0,462 en 2021. Rien que cette donnée résume à elle seule la défaillance systémique d’un pays qui peine à faire avancer son développement territorial. Pire encore : cinq des sept facteurs clés qui composent cet indice ont régressé, en l’occurrence l’accès aux soins, aux loisirs, à l’emploi, le tissu entrepreneurial, les filets sociaux. Dans un pays étranglé par les tensions économiques et financières, ce sont les territoires déjà fragiles qui trinquent le plus, à l’image de Kasserine, Sidi Bouzid, Kairouan, Jendouba ou Béja, victimes inconsolables de la marginalisation.
Depuis 2011, chaque nouveau pouvoir a promis monts et merveilles aux régions dites défavorisées. Aucun n’a tenu parole. Les investissements promis manquent toujours de prendre forme. L’emploi de masse reste un rêve inaccessible, le service public tombe en ruine, les hôpitaux se vident de leur personnel, les infrastructures se dégradent, poussant des générations de jeunes et de moins jeunes à déserter les régions vers de nouveaux horizons plus prometteurs. Une migration intérieure et extérieure qui vide le pays réel de ses forces vives.
Ironie de l’histoire : c’est précisément au nom de ces inégalités qu’un peuple s’était levé contre le régime déchu. Quatorze ans plus tard, les visages ont changé, mais les fractures, elles, se sont durcies. L’outil statistique de l’IDR, désormais affiné jusqu’au niveau des délégations, ne laisse plus de place au doute : la Tunisie ne souffre pas d’un simple retard, elle est structurellement divisée.
Le régime actuel semble, aussi, incapable de briser ce cercle vicieux. La centralisation a la peau dure et ne cesse d’être paradoxalement accentuée par une disparité territoriale flagrante et un manque flagrant de politiques publiques ciblées. Résultat : un modèle de développement tourné vers la rente, favorisant les zones côtières et réduisant à néant l’ambition de justice spatiale. Faut-il alors s’étonner que la défiance citoyenne enfle à chaque rendez-vous électoral, que la démobilisation gagne les esprits, que le désespoir s’empare des âmes ?
Il ne s’agit plus aujourd’hui de rééquilibrer pour « réparer », mais de reconstruire autrement : à partir des besoins réels, des ressources locales, de l’écoute des acteurs du terrain. À condition toutefois que la volonté politique suive. L’heure n’est plus aux diagnostics, mais à l’action.
H.G.
Nouvelle consécration pour « Aïcha » au Durban International Film Festival
« Aïcha » de Mehdi Barsaoui a remporté le Prix du meilleur long métrage de fiction à la 46ᵉ édition du Durban International Film Festival (DIFF), organisée du 17 au 27 juillet 2025 dans la ville de Durban, en Afrique du Sud.
Créé en 1979, le Durban international film festival est un important rendez-vous cinématographique annuel en Afrique australe. Notons que les films qui participent au DIFF sont éligibles pour les Oscars dans les catégories meilleur documentaire et meilleur court métrage.
«Aïcha» (123′) est une coproduction de 2023 entre la Tunisie (Cinétéléfilms), la France, l’Italie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Ce film plusieurs fois primé a fait sa sortie nationale le 22 janvier 2025.
Cette fiction relate l’histoire d’une jeune femme, Aya, coincée dans une vie morne et sans perspective à Tozeur, au Sud de la Tunisie. Seule survivante d’un accident, elle décide de disparaître et se réinventer une nouvelle vie à Tunis.
L’actrice Fatma Sfar est à l’affiche de ce film porté par un casting composé d’acteurs et actrices comme Nidhal Saadi, Yasmine Dimassi et Hela Ayed.
«Aïcha», deuxième long-métrage Mehdi M. Barsaoui, a fait sa première mondiale dans la section Orizzonti de la 81è édition de la Mostra de Venise où il a eu le Prix du Meilleur Film Méditerranéen de la Mostra de Venise 2024, attribué par l’Académie des beaux-arts de Venise.
Feyrouz, première apparition publique depuis des années
Le Liban a dit adieu hier à son grand artiste de théâtre et musicien, Ziad Rahbani, décédé samedi à l’âge de 69 ans. Des centaines de ses admirateurs se sont rassemblés lundi matin devant un hôpital de Beyrouth, accompagnant le transfert de sa dépouille vers l’église avant son inhumation.
Un moment fort de la cérémonie a été l’apparition publique de Feyrouz pour la première fois, depuis des années. L’icône intemporelle de la chanson arabe, la grande chanteuse libanaise âgée de 90 ans, est apparue en noir, discrète, le visage marqué par la douleur, des lunettes noires sur les yeux. Elle était accompagnée de sa fille Rima Rahbani. Ensemble, elles ont assisté à l’enterrement de celui qui était à la fois un fils, un frère et une légende de la musique libanaise.
Festival des musiques populaires de Oudhna : Les exceptionnelles Mariem Labidi et Ikbal Hamzaoui vous donnent rendez-vous
Dans le cadre de la première édition du Festival des musiques populaires de Oudhna, le Duo Mariem Labidi au chant et Ikbal Hamzaoui au piano, propose, le 30 juillet, un rendez-vous exceptionnel où elles présenteront, entourées de musiciens tunisiens de talents, leur concert intitulé « Tunisia Latina », un voyage musical qui parcourt les classiques du répertoire d'Amérique Latine (du Brésil, Argentine, Peru, Mexique, Chili, Cuba), mariés aux rythmes et couleurs de l’Afrique du nord, et adaptés, pour certains titres au dialecte tunisien, par la plume du poète et musicien Mazen ben Mabrouk.
L’oud, qanun, guembri, darbouka, tar et autres instruments locaux rencontrent le piano, la flute, le saxophone, la guitare électrique et la basse en harmonie. Un billet sans retour en voyage dans les terres lointaines auquel les deux artistes femmes tunisienne partagent avec le public leur passion pour la musique et des bribes de leurs vécus et collaborations en Argentine et en Mexique.
Le Palestinien Mohamed Assaf fait vibrer Carthage
L’artiste palestinien Mohamed Assaf a relevé le pari, levant haut et fort sa voix chantant Gaza sa ville natale qui continue à faire de la résistance face à l’entité sioniste. De retour après deux ans d’absence de la scène artistique, l’artiste s’est produit devant un amphithéâtre archi-comble. La soirée a été marquée par la présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Serarfi.
Juste après la première chanson « Ya denia Aley Ech’hadi », Assaf a adressé un mot de remerciement à la Tunisie et son peuple, et a souligné par la même occasion que les revenus seront consacrés à Gaza qui occupe ses pensées et hante son esprit, selon ses dires.
« Ana Dami Filastini » qui a fait vibrer comme d’habitude la scène est l’une des chansons présentées par Assaf qui a également chanté d’autres morceaux, comme : « Bilad Al Arab», « Salamon Li Gaza », «Erfaa Rasak », « Balad El Ezz Ya Gaza » et « Ya Banat Bladna ».
Soirée hommage à la Palestine, le public n’a pas tardé à lever haut le drapeau palestinien dans une scène émouvante alliant la solidarité et les sentiments de fraternité partagés depuis toujours entre les peuples tunisien et palestinien.
Matches amicaux: le CA vainqueur, L'EST et l'ESS vaincues
Toujours en phase de préparation à la nouvelle saison, nos clubs multiplient les matches amicaux et les revues d'effectif. Aujourd'hui, le Club Africain a pris le dessus sur l'ESMetlaoui (2-1) grâce deux buts de Chawat et Kinzumbi. A Sousse, l'Etoile s'est inclinée devant l'ESZarzis ( 2-3). Dhaoui et Anane ont marqué pour les Étoilés alors que Rejili, Rahmani et Dahnous ont inscrit les buts des Zarzissiens. Enfin, au Parc B, l'Espérance de Tunis a perdu (0-1) devant le club égyptien d'Al Masry , sachant que le match a été interrompu à la 82e suite à une altercation entre quelques joueurs des deux camps.
J.B.
Super coupe de Tunisie- demi-finale : ST-USM ( 2-0) : Les Stadistes mieux aguerris
Par Jamel Belhassen
Après la super coupe de la saison 2023-2024 et la finale de la coupe 2024-2025, toutes deux remportées par les Sang et Or, L'EST et le ST se retrouveront le 3 août prochain pour une nouvelle finale en super coupe. C'est que les Bardolais ont battu aujourd'hui les Saheliens de Monastir dans la cadre d'un match d'appui.
Ce face à face entre l'USM et le S T qui permettra au vainqueur de rencontrer l'Espérance de Tunis, en finale a vu le club du Bardo dominer les débats face à des Saheliens qui ont aligné leur seconde équipe. D'entrée, Mugusha , en verve se crée deux opportunités (6e et 12e) avant de réussir à transformer un penalty à la 34e après une faute sur Jaouadi. Dans l'autre camp, un tir de Musa ( 20e) a raté la cage. Et juste avant la pause une attaque de la gauche et un centre de Khemissi finit dans le pied de Khalil Ayari qui trompe de nouveau le gardien monastirien.( 2-0) à la ( 40+2e). Après la pause, les jeunes monastiriens tentent la remontée mais les Bardolais sont toujours menaçants par Ayari ou Toure( 49e et 54e). A la (74e), Farhati est l'auteur d'une superbe parade et en mèche l'USMde réduire la marque. Finalement, le gain du match est revenu logiquement aux Stadistes, mieux aguerris et disposant d'atouts offensifs de valeur. Le ST retrouvera L'EST pour un remake de la dernière finale.
J.B.
Club Africain : Faouzi Benzarti nouvel entraîneur
Finalement, le choix s'est porté sur le doyen de nos entraîneurs , Faouzi Benzarti pour succéder à Mohamed Sahli qui n'a dirigé l'équipe clubiste que durant 29 jours et ce avant même le démarrage de la saison. Ce retour de Benzarti sur le banc du Club Africain a été accueilli différemment par les observations et les fans Rouge et Blanc. Certains ont vite applaudi ce come back, d'autres ont exprimé leur étonnement car ils considèrent que Benzarti a fait son temps et que cette énième expérience ne durera pas longtemps. En tout cas, les responsables clubistes ont peut-être cherché en le désignant à gagner du temps surtout que le championnat démarre dans deux semaines et puis, un coach étranger aura besoin d'une période d'adaptation . Et comme Benzarti a affirmé dernièrement à Monastir qu'il a besoin de repos et qu'il devait se contenter du rôle de manager général, il se fera certainement accompagner d'un technicien tunisien qui se chargera du travail quotidien. Verra-t-on un Club Africain pimpant sous la conduite de Faouzi Benzarti ? Attendons voir.
J.B.
Supercoupe de Tunisie : Pour une timbale originale
Par Wahid Smaoui
C’est ce soir que le la sera donné à un nouvel exercice qui fait sans ménagement irruption en pleine fournaise estivale, plutôt propice au farniente. Dans le cadre d’un duel ST-USM qualificatif à la finale de la Supercoupe, totalement indu…
La Supercoupe, voilà un rendez-vous propre à toutes les compétitions de mise dans le monde entier. Et partout elle se joue sur un seul match mettant aux prises le champion sortant au vainqueur de la coupe et en cas de doublé moissonné par une équipe, celle-ci croise le fer avec le finaliste de la coupe, comme c’est le cas pour la présente édition en Tunisie et qui aurait dû nous proposer en toute logique une empoignade tunisoise, EST-ST. C’est que jamais, de par le passé, le dauphin du championnat, une compétition à part et n’ayant rien à voir avec sa pendante coupe, n’a été mêlé à une supercoupe, circonscrite à un seul match, à une finale directe pour consacrer comme son nom l’indique le super champion. Au nom de quelle prétendue jugeote nos édiles fédéraux ont-ils décrété cette balourdise aux relents de méprise ? Pourquoi se fourvoyer franco et gracioso pour s’assoir entre deux chaises, nager entre deux eaux, autrement dit ménager la chèvre et le chou, alors que rien, absolument rien ne s’y prêtait. Sauf s’il y a jeux de funambules ourdissant via conciliabules. Et par ces temps moroses, ça ne sent pas du tout la rose.
Et un impair de plus !
Nous parlions plus haut d’exorde de la nouvelle saison, il s’agit en fait d’un rendez-vous à califourchon entre deux exercices, en guise de prologue au nouveau et d’épilogue à son devancier puisqu’il a trait aux trophées de mise pour le compte de la défunte saison. Les choses étant ce qu’elles sont, Stadistes et Usémistes en découdront au stade Taïeb Mhiri de Sfax pour décrocher la timbale de la finale. Mais là aussi, le choix porté sur le lieu de la rencontre est loin d’être sensé, la FTF possédant décidément l’art de s’attirer les foudres, toujours d’un seul côté dans notre cas de figure, côté stadiste, attendu que le théâtre de cette «demi-finale» de supercoupe (comme ça sonne faux !) n’est distant de la ville de Monastir que de 136 km, alors qu’il l’est de 267 km à partir du Bardo. Nos bourgmestres fédéraux auraient parfaitement pu jeter leur dévolu sur l’un des stades du Cap Bon, d’autant plus qu’ils n’ont accordé à chaque club que la bagatelle de 1000 billets, ce qui ne pose aucun problème de contenance de stade. Sur le plan purement technique, il n’y a pas lieu de s’attendre à ce qu’il atteigne des sommets, les deux équipes étant encore à un stade précoce de leur préparation et ce, sous toutes les coutures, notamment physique et tactique. Outre l’incommode intégration des nouvelles recrues de part et d’autre. A ce propos, les derniers matchs amicaux n’ont fait que corroborer ces premières impressions, surtout côté «vert et rouge» dont le test grandeur nature livré au prestigieux Ahly du Caire a mis à nu des lacunes criantes dans tous les registres du jeu. Chokri Khatoui, le timonier stadiste, a-t-il eu le temps de parer à toutes les déficiences constatées, à commencer par le poste de gardien, en passant par une défense étrangement spongieuse, aux antipodes de celle du dernier exercice, par un entrejeu flasque finir par une attaque timorée, tributaire des coups d’éclat d’un Khalil Ayari promis à un grand avenir s’il bénéficie de l’encadrement requis ? Quant à Montasser Louhichi, malgré quelques absences annoncées pour diverses raisons, il semble avoir une longueur d’avance par rapport à son émule d’un jour, si l’on s’en remet aux dernières prestations d’ensemble des Bleus. Quoi qu’il en soit, les deux équipes partent pratiquement à chances égales dans leur postulation à s’offrir le précieux sésame et à défier le 3 août prochain le malabar sang et or.
W.S.
Ruée des Tunisiens sur les voitures neuves : Les raisons d’un engouement
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Sur 17439 véhicules vendus en Tunisie durant le premier trimestre de l'année 2025, les concessionnaires officiels ont écoulé 11.860 véhicules neufs, toutes catégories confondues. Comment expliquer cet engouement des Tunisiens pour les voitures neuves par ces temps de crises ?
Le marché automobile tunisien a connu une croissance significative au premier trimestre 2025 avec 17 439 véhicules vendus, tous circuits confondus (concessionnaires agréés et marché parallèle), contre 15 343 unités durant la même période en 2024,
Selon des chiffres publiés par le site Business news, les concessionnaires officiels ont vendu 11 860 véhicules, soit une hausse de 5,9% par rapport à 2024, tandis que le marché parallèle a connu une forte croissance de 34%, avec 5 579 voitures vendues. Les voitures populaires ont également connu une légère baisse avec 1 632 unités vendues durant la même période.
Selon certains observateurs, le premier réflexe du Tunisien, ce qui en dit long sur sa mentalité et sa culture, est acheter tout ce qui lui plait, même si ses moyens ne lui permettent pas, dévaliser les supermarchés, stocker ce qui est utile et inutile, provoquer des pénuries parce que ce qui prévaut chez lui c'est son individualisme. C’est ce qui fait que les voitures neuves bien que leurs prix s’envolent sont vendues par ces temps de vache maigre. Comment expliquer, de fait, cet engouement des Tunisiens pour les voitures neuves ?
Selon l'expert en économie et en finnance, Mohamed Salah Jennadi, : « Il s'agit d'un paradoxe purement tunisien. Au moment, en effet, où le pouvoir d'achat a baissé de 40%, logiquement on doit s'attendre à plus d'austérité. Or au lieu de serrer la ceinture, les Tunisiens continuent à tourner le dos à l'inflation même s'il s'agit d'investissement lourd comme l'achat d'une voiture ou d'une maison ».
Des prix hors de portée...
Cette hausse au niveau des ventes est accompagnée d'une hausse faramineuse au niveau des prix. Intervenant, justement, sur les ondes de radio Mosaïque fm, Mahdi Mahjoub, membre du bureau exécutif de la Chambre nationale des concessionnaires automobiles, a déclaré que la hausse des prix des voitures neuves, y compris celles populaires, s'explique par plusieurs facteurs.
« Outre les frais douaniers, les constructeurs automobiles ont augmenté leurs prix, vu la montée des coûts de production, étant donné que des options et des équipements de sécurité sont désormais installés sur tous leurs modèles. Notons, également, que les coûts du transport ont quasiment doublé, en raison des conflits dans le monde, dont la guerre en Ukraine », a-t-il expliqué. Et d'ajouter : « Les concessionnaires automobiles gagnent mille dinars bruts par voiture populaire et que la marge de bénéfice se situe entre 10 et 15% pour les voitures luxueuses ».
A rappeler que les prix des voitures neuves augmentent chaque année de 7% ; de fait, les Tunisiens se rabattent sur les banques pour financer l'achat de leurs voitures", nous a expliqué l'expert en économie et en finance Mohamed Salah Jennadi. Ce dernier nous a en outre révélé que les banques tunisiennes traitent annuellement et en moyenne 50 mille demandes de crédits portant sur l'achat de véhicules particuliers. Le taux de rejet est de l'ordre de 10%, en d'autres termes, 40 mille crédits portant sur le financement de l'achat d'une voiture sont accordés par an. Les sociétés de leasing financent, elles, l'achat de voitures pour les professionnels à hauteur de 10 mille véhicules par an.
M.B.S.M.
















