L’artiste Mohamed Hedi Agrebi présente ce soir « DADA », à Ennejma Ezzahra
Le Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes (CMAM) et Serial Dreamer (structure de production artistique basée au Canada) proposent, ce soir, à 21h30, dans le cadre enchanteur du Palais Ennejma Ezzahra à Sidi Bou Said, un concert exceptionnel marquant l’aboutissement de la résidence artistique du projet musical « DADA », menée du 1er au 6 août 2025 par l’artiste Mohamed Hedi Agrebi.
Ce projet réunit sur scène une formation singulière, dirigée par Mohamed Hedi Agrebi, à la direction artistique, au chant et à la composition. A ses côtés, le pianiste Wajdi Riahi façonne des textures harmoniques raffinées, tandis que la guitare basse de Zied Lakoud imprime le groove et le flux rythmique. Akram Ben Romdhane apporte une touche de tradition contemporaine grâce aux timbres revisités de son oud. Le percussionniste Zoubaier Messai explore des rythmiques polymétriques au tar, tandis que Pierre Hurty enrichit l’ensemble par des interventions percussives innovantes à la batterie.
Ce concert viendra clore une semaine de création collective, à la croisée des cultures et des sonorités, où se sont mêlées recherche musicale et expression artistique libre.
Chanteur, compositeur et saxophoniste, Mohamed Hedi Agrebi a grandi dans un univers profondément nourri par la création musicale. Autodidacte, il poursuit un parcours universitaire en musique jusqu’en 2012, avant de s’orienter pleinement vers la composition. Il commence par revisiter le patrimoine tunisien, notamment les chants soufis, puis se consacre à des créations originales, inspirées entre autres par les textes du poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed. A son actif des titres comme « Harba », « Ilahi », « Mechi », « Slam Allah », ainsi que plusieurs reprises revisitées, dont « Ena Snâani Sanâa ».
Inflation : Légère baisse à 5,3 % en juillet 2025
Le taux d’inflation à la consommation des ménages s’est établi à 5,3 % en juillet 2025, contre 5,4 % en juin, selon un communiqué publié ce mardi par l’Institut national de la statistique (INS).
Cette légère baisse s’explique principalement par le ralentissement du rythme de hausse des prix du groupe des produits alimentaires, passé de 6,4 % en juin à 5,9 % en juillet.
Hausse dans les services de santé et de transport
En revanche, l’INS signale une accélération de la hausse des prix dans certains secteurs, notamment :
les services de santé, dont les prix ont augmenté de 4 % en juillet contre 3,4 % en juin ;
les services de transport, en hausse de 3,6 % contre 3,3 % le mois précédent.
Alimentation : forte hausse des légumes et de la viande d’agneau
En glissement annuel, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 5,9 %, tirés principalement par : les légumes frais : +25,3 %, la viande d’agneau : +19,1 %, les fruits frais : +15,1 %, le poisson frais : +11 %.
En revanche, les prix des huiles alimentaires ont baissé de 9,22 % et ceux des œufs de 4,7 %.
Produits manufacturés et services
Les prix des produits manufacturés ont progressé de 3,5 % en rythme annuel, principalement en raison de : la hausse des prix de l’habillement et des chaussures : +9,2 %, l’augmentation des prix des produits de nettoyage : +5,3 %.
Du côté des services, les prix ont augmenté de 4,7 %, portés par : les services des restaurants, cafés et hôtels : +11 %.
Inflation sous-jacente et produits encadrés
L’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) a légèrement progressé à 5,6 % contre 5,5 % en juin. Les prix des produits libres ont augmenté de 6,3 %, contre 8,1 % pour les produits encadrés.
En ce qui concerne l’alimentation :
Les produits alimentaires libres ont connu une hausse de 6,7 %, tandis que les produits alimentaires encadrés n’ont augmenté que de 0,5 %.
Indice des prix à la consommation :
L’indice global des prix à la consommation a augmenté de 0,3 % en juillet 2025, principalement en raison de la hausse des prix des restaurants, cafés et hôtels (+1,2 %), des services de santé (+0,8 %) et des services de transport (+0,6 %).
En parallèle, les prix alimentaires ont reculé de 0,1 %.
ESS : Trois nouvelles recrues débarquent
A l'Étoile Sportive du Sahel, on s’active à renforcer l’effectif actuel a annoncé, ce lundi, le renforcement de son effectif, notamment par des joueurs étrangers capables de donner un plus. Ainsi, du côté de Sousse, on annonce l’arrivée de trois nouvelles recrues : le milieu nigérian Gideon Uche Godlad (20 ans), l’attaquant sénégalais Moussa Senghor et le latéral Najeh Ferjani.
Rappelons que l’Étoile avait déjà renforcé ses rangs avec les attaquants Maher Bessghaier et le Sénégalais Alassane Diaw (22 ans), ainsi que le retour de l’attaquant Mohamed Dhaoui "Cristo" et du gardien Sabri Ben Hassan.
K.Z.
Éditorial : L’indécente indignation sélective - Par Jalel HAMROUNI
Il aura suffi d’une seule image : celle d’une otage israélienne, pâle et amaigrie, les traits tirés par la faim, filmée par la résistance palestinienne, pour que l’Occident tout entier s’émeuve, s’indigne, convoque les caméras et multiplie les condamnations. En quelques heures, la machine médiatique et diplomatique s’est mise en branle. Emmanuel Macron a parlé de «traitement inhumain». Olaf Scholz a dénoncé une «honte pour l’humanité». Même la Maison-Blanche, toujours très mesurée lorsqu’il s’agit de morts palestiniens, a exprimé son «horreur» et exigé la libération immédiate de tous les otages.
Mais où était cette même horreur lorsque les enfants palestiniens mouraient jour après jour de faim dans le nord de Gaza ? Où étaient ces mêmes voix occidentales quand les images de nourrissons faméliques, les côtes saillantes, les yeux éteints, circulaient sur les réseaux sociaux, rapportées par les ONG, les médecins et les rares journalistes encore présents sur le terrain ? Où étaient ces indignations en mars, en avril, en mai, quand la famine, oui, la famine, était déjà une réalité quotidienne pour des centaines de milliers de Palestiniens piégés dans l’enfer de l’enclave ?
Ce deux poids deux mesures n’est pas une simple omission diplomatique. C’est une trahison morale. C’est l’aveu que, pour les dirigeants occidentaux, toutes les vies ne se valent pas. Une otage israélienne souffrant de la faim mérite l’indignation mondiale. Mille enfants palestiniens morts de malnutrition et de manque de soins n’appellent qu’un silence gêné, au mieux un appel tiède à «améliorer l’accès humanitaire».
La stratégie de l’armée sioniste est claire depuis le début de la guerre : affamer Gaza pour briser la résistance. Couper l’eau, bloquer l’aide humanitaire, bombarder les silos de blé, empêcher les camions de passer, cibler les agriculteurs, les pêcheurs, les boulangeries. Une politique de la terre brûlée et de l’estomac vide. Et pourtant, les capitales occidentales refusent obstinément d’en parler comme d’un crime de guerre. Pire encore : elles continuent à armer, financer et justifier l’État responsable de cette catastrophe humanitaire.
On aurait pu croire que la famine, ce fléau que l’humanité moderne pensait avoir relégué aux livres d’histoire, provoquerait un sursaut moral. Mais non. Tant qu’elle frappe les Palestiniens, elle est tolérable et relativisée. Et si elle est évoquée, c’est pour être imputée, comble de l’hypocrisie, au Hamas lui-même, comme si ce dernier contrôlait les frontières, les ports, les routes, l’espace aérien. Comme si une armée surpuissante, soutenue par les États-Unis, ne tenait pas chaque gramme de nourriture entrant à Gaza sous contrôle militaire.
Les images de l’otage affamée, diffusées avec calcul par la résistance palestinienne, agissent ainsi comme un miroir brutal tendu à l’Occident. Elles montrent non seulement le sort difficile des otages mais surtout l’incapacité, ou plutôt le refus, des dirigeants occidentaux à regarder en face l’ampleur du drame vécu par les Palestiniens. Cette image a bouleversé les chancelleries car elle touche à ce que l’Occident considère comme « ses semblables ». Elle a réveillé une sensibilité que les corps faméliques de Gaza n’ont jamais réussi à émouvoir. Voilà l’indécence : la compassion à géométrie variable.
Il ne s’agit pas ici de nier la souffrance des otages sionistes. Mais comment justifier que cette souffrance-là monopolise l’attention politique et médiatique, alors qu’un génocide lent se déroule à quelques kilomètres de là, sous les yeux de tous, documenté par les ONG les plus respectées, et validé dans son silence par ceux-là mêmes qui prétendent incarner les valeurs des droits humains ?
Les peuples du Sud, les opinions publiques arabes, africaines, asiatiques, ne sont pas dupes. Ils voient l’injustice. Ils sentent la partialité. Ils constatent chaque jour l’écart entre les discours occidentaux sur les droits de l’homme et leur application sélective selon les intérêts géopolitiques et les affinités ethniques.
L’histoire jugera sévèrement cette époque où l’Occident, si prompt à donner des leçons de morale, a détourné les yeux devant la famine imposée à un peuple tout entier. Ce silence complice, cette indignation sélective, ne sont pas seulement une faute politique. Ils sont une faillite éthique. Et ils creuseront encore davantage le fossé entre l’Occident et le reste du monde.
Gaza meurt, sous les bombes, mais aussi à petit feu, dans l’indifférence glaciale des grandes démocraties. L’image d’un otage affamée aura eu plus d’impact que des milliers de cadavres palestiniens. C’est là tout le drame. Et c’est à l’Occident d’en tirer les leçons.
J.H.
Une nuit de rap, de mémoire et de communion avec Balti à Hammamet
Un charisme captivant, une présence scénique remarquable et des textes percutants : la magie de Balti a pleinement opéré dans l’enceinte de l’amphithéâtre de Hammamet, dans la nuit du 4 août 2025. Devant un public conquis et chantant à l’unisson, l’icône du rap tunisien a offert un concert inoubliable dans le cadre du Festival International de Hammamet (FIH).
Dès son entrée en scène, Balti a imposé le ton d’une soirée hors du commun. Précédé d’un DJ set électrisant et d’un mapping géant en toile de fond, le tout sublimé par un drapeau palestinien projeté avec fierté, l’artiste a fait une arrivée fracassante, sous les acclamations d’un public de tous âges. La scène, pensée selon le concept du showcase, a mêlé son, lumière et chorégraphies modernes, pour une expérience visuelle et musicale immersive — une première pour le FIH.
Depuis plus de deux décennies, Balti capte les réalités de toute une génération. Il donne voix à leurs rêves, leurs colères, leurs espoirs. À travers ses textes, il raconte le quotidien, l’attachement à la famille, la figure de la mère, la femme, mais aussi la patrie, la solidarité, l’exil et l’appartenance. Avec des millions de vues, il s’est imposé comme un pilier du rap en Tunisie et dans le monde arabe, tout en réussissant à s’exporter avec succès à l’international.
Durant cette soirée exceptionnelle, Balti a enchaîné ses plus grands titres : Helma, Douza Douza, Ana, mais aussi Clandestino, accueilli comme un véritable choc émotionnel. Chacune de ses chansons provoque une résonance particulière chez le public.
Le concert, structuré en deux parties, a offert un voyage à travers ses succès. Dans la seconde moitié, Ya Hasra a particulièrement marqué les esprits en évoquant l’exil et les relations humaines distantes. Ghariba Alay et Allo Allo ont apporté des tonalités nouvelles à l’ensemble, ajoutant à l’émotion une dimension plus intime. Balti a conclu avec Jey Men Rif Ila El Assima, un morceau emblématique qui trouve un écho profond chez les jeunes générations.
Avant de quitter la scène, l’artiste a salué la beauté du lieu, cet amphithéâtre de Hammamet qui donne à chaque spectacle une magie unique, amplifiant l’émotion et la rendant inoubliable.
Pour ce soir, le public aura rendez-vous avec Imed Jemaa qui présentera sa nouvelle création chorégraphique « Arboune », une œuvre qui raconte le vécu d’une famille tunisienne, après deux ans de Covid…
Déchets ménagers : L'éternel problème qui revient à la décharge !
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Selon l’expert en environnement, Adel Hentati, la décharge de Borj Chakir s’est transformée en une catastrophe naturelle. A quand une solution radicale pour les déchets ménagers, cet éternel problème qui revient à la décharge…?
Risque d’incendie, émanation de gaz toxique, contamination de la terre et de la nappe phréatique, tel est le tableau brossé par l’expert en environnement Adel Hentati, concernant les menaces que représente aujourd’hui la décharge de Borj Chakir, l’un des principaux dépôts d’ordures de la capitale. L’expert a, par ailleurs, rappelé que « la durée de vie de la décharge de Borj Chakir avait expiré depuis longtemps ».
Gérant, en outre, 16 sites de décharges contrôlées qui traitent chaque jour environ 7 600 tonnes de déchets ménagers, le ministère de l’Environnement reconnaît que 20 % des déchets ménagers ne sont pas collectés et restent dans les rues. Lors d’une séance plénière tenue le 13 novembre 2024 à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le ministre de l’Environnement, Habib Abid, avait, également, souligné que «les obstacles que rencontre le ministère pour améliorer la gestion des déchets sont dus en particulier au refus des communautés locales de construire de nouvelles décharges». A quand une solution radicale pour les déchets ménagers, cet éternel problème qui revient à la décharge… ?
Interrogé à cet égard, l’activiste écologique Amir Haj Sassi nous a confié : « La dernière crise due au refus des habitants de la ville de Mahrès, gouvernorat de Sfax, de construire une décharge dans la région a encouragé plusieurs autres collectivités locales à faire de même. Pourtant, la loi N° 96/41 du 10 juin 1996 est claire. Ce texte stipule que le ministère chargé de l'environnement élabore en coordination avec les ministères et collectivités locales concernés des plans fixant les conditions dans lesquelles seront effectuées les opérations de collecte et d'élimination des ordures ménagères. Lors de l'examen des demandes d'agrément des installations de traitement et d'élimination des déchets, il sera tenu compte des dispositions du plan spécifique à chaque zone, ainsi que des objectifs qu'il fixe afin de garantir le niveau de rentabilité maximum aux entreprises publiques et privées d'élimination des déchets. Et pourtant, ledit ministère de l’environnement n’use pas de ce pouvoir pour la mise en place d’un plan national portant sur la création de nouvelles décharges répondant aux normes internationales ».
Urgence …
De l’avis de tous les spécialistes, l’évolution vers une gestion durable des déchets en Tunisie reste tributaire de l’implication et de la participation de toutes les parties dans les différentes étapes de gestion des déchets, depuis la production jusqu’à la mise en décharge en passant par la valorisation et le recyclage. Or, et selon l’activiste Amir Haj Sassi : « Le manque de concertation, de coopération et de communication entre les différents intervenants et l’absence de capacités humaines dans le secteur public, y compris les collectivités locales, compliquent la situation. Les moyens matériels limités mis à la disposition des collectivités locales, le caractère non-exhaustif du cadre réglementaire actuel des différents aspects et l’évolution des quantités de déchets sont des obstacles qui freinent l’application de la stratégie nationale de la gestion des déchets mise en place depuis des années ». Et d’ajouter : « Il y a aujourd’hui urgence en la matière. Il faut, en effet, assurer la durabilité économique du secteur de la gestion des déchets et de la qualité de la vie en milieu urbain, ainsi que l’amélioration des conditions de vie du citoyen, l’instauration d’un cadre adéquat impliquant davantage le secteur privé dans ce domaine, et la multiplication des efforts de création d’emplois en relation avec la gestion des déchets ».
M.B.S.M.
Supercoupe - En marge de ST-EST (0-1) : L’arbitrage au pilori
Par Wahid SMAOUI
Pour la sixième fois, le résultat d’un match a été adultéré. Le fléau est endémique, caverneux, sépulcral. Tout le monde le sait, mais le sujet, depuis des lustres, demeure inviolable. De quel (après)match peut-on parler ? Quel mérite peut-on magnifier ?
Les erreurs arbitrales ont toujours existé et elles seront toujours légion dans tous les stades du monde. Quand cependant aller jusqu’à se faire un sang d’encre ? Sortir de ses gonds, être scandalisé, mettre à l’index et proscrire ? Quand ? Quand la mauvaise foi de l’homme en noir (comme cette qualification originelle s’accommode parfaitement à nos putatifs d’arbitres !) saute aux yeux, que la déloyauté est flagrante, que les «fourberies» (Scapin devrait se retourner dans sa tombe) sont saisissantes. A l’instar de ce penalty décrété par le sieur «Boulaâres» (le fêtard pour traduire littéralement, ce qui serait prémonitoire pour que sa fête soit faite), attendu que le plus novice des arbitres connaît le règlement, l’un des plus basiques en football, quand la balle ricoche sur n’importe quelle partie du corps et touche subséquemment la main, en position naturelle de surcroît. Feindre de n’y voir que du bleu ne peut être que synonyme de perfidie, d’ignominie, de pleutrerie. C’est ce dont notre bambochard s’est rendu crapuleusement coupable. Pécheur également quand il n’a pas sifflé un penalty plus que patent en faveur du ST en seconde période. Dégonflé, couard et pusillanime aussi, pour n’avoir pas bronché à la face de Belaïli quand il a proféré des insanités et autres jurons, pour la énième fois, les images étant éloquemment parlantes. A propos de l’Algérien, s’il est irréfutable que sur le plan strictement footballistique, il est décisif pratiquement à tous les coups, il se réclame, et c’est une lapalissade que de l’affirmer, d’un comportement exécrable, affreux, imbuvable. De quel «halo de gloire» jouirait-il pour bénéficier de l’indulgence, de la mansuétude non seulement des arbitres mais aussi de ses propres dirigeants ? Comme cette permissivité dont il a fait preuve, avec la bénédiction de son «agent» qui n’est autre que son paternel, le feuilleton MCA, plié «toutes affaires cessantes» sur fond de trahison, de scélératesse et surtout d’ingratitude à l’égard du club qui l’a repêché de la perdition et permis de rebondir et de se refaire un nom. Vraisemblablement, le poids (lourd) que pèse le Fennec au sein de l’équipe, ainsi que les alléchants bonis qu’il fait moissonner à son club, comme à titre indicatif et non restrictif, les 6 milliards de la victoire dont il a été l’artisan contre Los Angeles en coupe du monde des clubs… lui autoriseraient toutes les lubies et toutes les incartades du monde.
Et tout le tralala …
Que dire d’un match dont l’unique but est une pasquinade arbitrale, génératrice de résultat frelaté ? Allons-y quand même, histoire de faire durer la momerie en question et faire comme nos vénérables glossateurs des plateaux qui rivalisent de pitreries analytiques. Ainsi l’EST a-t-elle joué en 4-4-2 pour le troquer après la pause contre un 4-3-3 quand Dhaou a supplanté Rached. Les Sang et Or ont, comme à leur accoutumée, eu la possession du ballon avec par intermittences des occasions nettes de scorer, comme celles de Konaté, Tka et Diakité. Quant au ST, il a misé sur un jeu en transition et s’est à son tour créé de sérieuses opportunités, celles de Ayari et Touré en particulier. Les fans «vert et rouge» escomptaient en fait une meilleure prestation de leurs favoris, notamment Ayari et Khemissi, d’autant plus que l’association Guenichi-Derbali, qui s’est caractérisée par sa lenteur dans la reconversion du jeu, était parfaitement prenable et, derrière elle, l’arrière-garde adverse. Et patati et patata qui ne changerait rien à la nature abâtardie du résultat. Au fait, où était passée la VAR ? Ah, oui, comme on nous l’a signifié, elle est encore en butte à cette histoire sans queue ni tête d’appel d’offres… Laisse béton (t’inquiète mon frère), elle refera «miraculeusement» surface quand les tribuns de notre guenilleux foot, les vrais décideurs, silhouettes indiscernables, jugeront le moment opportun.
W.S.
« Mawjaat » : appel à candidatures pour un projet méditerranéen sur les tiers-lieux culturels
L’Institut Français de Tunisie (IFT) a annoncé, jeudi, l’ouverture de l’appel à candidatures pour participer au projet de coopération « Mawjaat : Tiers-lieux pour les transitions culturelles en Méditerranée ».
Ce projet s’inscrit dans une dynamique de renforcement des liens entre les tiers-lieux culturels de cinq pays de la rive sud de la Méditerranée : Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, Liban, ainsi que la France.
Piloté par La Friche la Belle de Mai s’associe à l’Iméra – Institut d’études avancées d’Aix-Marseille Université, ce projet de coopération sera réalisé en partenariat avec le réseau culturel français à l’étranger et le soutien du ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères.
D’une durée de deux ans (mai 2025- mai 2027), « Mawjaat » participe à la création d’une expertise méditerranéenne régionale et entend soutenir cette communauté de tiers-lieux dans son rôle de laboratoire créatif et innovateur, via, notamment la mise en œuvre d’un programme de subventions d’expérimentation et l’organisation de workshops thématiques.
La recherche-action en année 1 (janvier 2026 à janvier 2027) associera des enquêtes de terrain dans les cinq pays partenaires, une analyse de l’écosystème régional des tiers-lieux et la production d’un livrable présentant les résultats de la recherche. Cette recherche s’achèvera par une résidence de 5 mois à l’Iméra (Marseille), prévue en année 2 (février à juin 2027).
Il est attendu du candidat ou de la candidate de développer une recherche en co-construction avec les tiers-lieux partenaires et en dialogue avec l’équipe scientifique (programmes « Méditerranée » et « Arts & Sciences : savoirs indisciplinés ») et la communauté de l’Iméra. Cette dimension collective et les enquêtes de terrain devront être explicitées dans le projet. Ce dernier fera apparaître les méthodes de travail envisagées dans le cadre de cette recherche en immersion.
La date limite de candidature est fixée au lundi 22 septembre 2025. Toutes les informations sur ce projet, les critères de sélection et les conditions d’éligibilité sont consultables sur le lien suivant : urlz.fr/uHBz
Dans un contexte de solidarité culturelle dans la région sud méditerranéenne, ce projet vise à soutenir et renforcer mais également nourrir une réflexion commune autour des transitions culturelles à partir d’une communauté de tiers lieux, espaces hybrides, hubs créatifs.
« Mawjaat » encourage la coopération régionale entre ces acteurs décisifs du paysage culturel de la rive sud de la Méditerranée, véritables lieux de réflexion et d’expérimentation, autour d’enjeux de développement communs : innovation sociale, participation citoyenne, culture numérique, transformation écologique.
Théâtre National Tunisien : L’Ecole de l’acteur : une nouvelle formation dans l’Art du comédien
Le Théâtre National Tunisien (TNT) vient d’annoncer l’ouverture d’un appel à candidatures pour la 12ème promotion de l’Ecole Pratique des Métiers du Théâtre optant pour la spécialité «Art du comédien ». Le dernier délai de dépôt des candidatures est le 1er septembre 2025.
Le diplôme délivré en fin de parcours est le Brevet de Technicien Supérieur des métiers du Théâtre (BTS), spécialité « l’Ecole de l’Acteur », permettra aux lauréats l’obtention d’une carte professionnelle.
Les apprenants ayant validé deux années de formation peuvent postuler à un contrat de préprofessionnalisation dans le cadre du « Jeune Théâtre National » en vue de participer à la création et à la diffusion d’une production théâtrale.
Comme critères d’admission, le TNT requiert la passion pour le théâtre, la pratique du théâtre dans un cadre professionnel ou amateur, l’obtention du baccalauréat ou son équivalent (ou plus).
Les candidats doivent être âgés de moins de 32 ans mais l’Ecole peut accepter des candidats ayant dépassé la limite d’âge mentionnée, en tant qu’auditeurs libres s’ils remplissent le reste des critères requis.
Outre le talent, une motivation réelle, une intelligence vive, une habilité d’ordre pratique, un sens du travail en groupe et un sens artistique affirmé, le candidat doit faire valoir d’un bon niveau d’instruction, avoir une bonne santé physique, d’un équilibre psychologique, tout en étant capable de travailler en s’imposant une auto- discipline.
L’école procède à des auditions d’admission et organise un stage pratique de deux semaines pour la sélection finale des candidats. Les épreuves de sélection comprennent une audition, des épreuves pratiques et un stage de sélection finale.
Le stage pratique de sélection finale, quant-à-lui, dure deux semaines. Il servira à évaluer les aptitudes et les capacités des postulants (corps, voix, espace, interprétation…..).
Les candidats doivent préparer un dossier de candidature comprenant une demande écrite au nom du Directeur Général du TNT, et notamment remplir le formulaire de candidature en ligne sachant que les frais d’inscription annuels sont de 100 TND pour les apprenants tunisiens et 1000 TND de frais pour les non-tunisiens.
Les candidats tunisiens sélectionnés peuvent bénéficier de l’octroi d’une bourse d’études après la présentation d’un dossier justifiant leurs situations sociales.
Le dépôt de candidatures peut se faire au Palais du Théâtre 1006 Tunis, ou en ligne Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par courrier recommandé. Le dernier délai de dépôt des candidatures est le 1er septembre 2025.
Le cursus de formation s’étale sur 2 ans, soit 4 semestres d’octobre 2025 à fin juillet 2027 à raison de 37 heures par semaine.
Pour rappel, l’Ecole pratique des métiers du Théâtre « L’Ecole de l’acteur » dispense une formation dirigée par des enseignants spécialisés et des formateurs de renommée, et comprenant des cours théoriques, des ateliers pratiques, des stages, des workshops, des MasterClass et des projets artistiques individuels et collectifs.
L’Ecole procède à une évaluation des aptitudes des apprenants à chaque semestre avec contrôle continu qui est associé aux examens semestriels.
Un établissement, une histoire
Fondé en 1983, Le Théâtre National Tunisien a deux espaces à savoir : « Le palais du théâtre » dans le quartier de Halfaouine, à la Médina de Tunis et « Le 4ème Art », avenue de Paris au centre- ville de Tunis.
Cet établissement public a pour mission le développement du théâtre tunisien à travers la formation, la production et la distribution. Il bénéficie d’une autonomie financière sous la tutelle du ministère des affaires culturelles.
Le Palais du Théâtre, pour sa part, est le siège social du Théâtre National Tunisien. Il s’agit de l’ancien Palais de Mustapha Khaznadar, ministre des finances et grand vizir du Bey au 19ème siècle. Ce monument est situé place Halfaouine, quartier de la médina de Tunis qui était un véritable théâtre des arts populaires au début du 20e siècle.
En plus de l’administration du Théâtre National Tunisien, le Palais du Théâtre possède plusieurs salles de répétition dont la grande salle construite dans le jardin du palais en 1994 qui peut accueillir représentations de théâtre, danse ou cirque… On y trouve également une bibliothèque du théâtre et des arts vivants ainsi qu’un atelier de couture, un atelier de menuiserie et un atelier de ferronnerie pour la création de costumes, décors et accessoires. C’est un lieu dédié à la création, où sont produits les spectacles du Théâtre National Tunisien, à la formation également et à la recherche sur le développement du théâtre.
Fadhel Jaïbi, alors directeur général du Théâtre National Tunisien crée l’École de l’Acteur en 2014 qui offre un enseignement professionnel approfondi sous forme d’ateliers pratiques et de séminaires théoriques. Elle confronte les élèves-acteurs à la réalité du théâtre afin de les préparer à acquérir les rudiments du métier avant de se lancer dans la profession. Le but étant de contribuer à l’évolution qualitative du théâtre tunisien et à le rendre plus présent au sein du marché international.
Fadhel Jaïbi fonde également une troupe permanente, le Jeune Théâtre National, qui intègre des jeunes comédiens admis au bout de leur formation à l’École de l’Acteur. Cette troupe doit créer et diffuser des productions du Théâtre National Tunisien sur une durée d’une année renouvelable sous la direction de metteurs en scène de renommée. Au bout de cette période, les pensionnaires auront acquis le métier nécessaire à leurs parcours d’artiste.
Le Quotidien avec TAP
Ahmed Jaouadi double champion du monde : chronique d’un exploit qu’on…voyait venir
Il l’a fait. Après un premier titre mondial aux 800m nage libre, Ahmed Jaouadi a récidivé en remportant celui des 1500m au championnat du monde de natation à Singapour. Un succès historique qui n’a pas beaucoup surpris tellement l’ascension de notre champion était évidente et très prometteuse.
Sur le toit du monde, le jeune nageur tunisien Ahmed Jaouadi devient double champion du monde ! Déjà vainqueur sur le 800 m, Ahmed Jaouadi (20 ans) s’est offert en ce dimanche 3 août le doublé avec l’or au 1500 m nage libre, au terme d’un beau duel au coude à coude avec l’Allemand Sven Schwarz et l’Américain Bobby Finke.
C’est historique et exceptionnel ! Confortable large vainqueur du 800 m le 30 juillet dernier, Ahmed Jaouadi a cette fois été bousculé par son dauphin Sven Schwarz tout au long de l’épreuve. Mais le mano a mano entre le Tunisien et l’Allemand, qui se sont échangé la première et la deuxième position à plusieurs reprises au cours des trente longueurs du 1 500 m, a de nouveau tourné à l’avantage du Tunisien ce dimanche aux Championnats du monde de Singapour.
Grâce à une savante gestion du dosage de son effort sur ce type de longueur plus conséquente, lJaouadi a placé une irrésistible accélération en « donnant tout » sur les derniers 100 mètres, à la surprise y compris des commentateurs qui décrivent un mental d’acier. A l’arrivée, avant de brandir le drapeau national tunisien, Jaouadi fait un signe mimant un repas à la cuillère, signifiant son appétit désormais insatiable pour les titres mondiaux.
On le voyait venir
Ahmed Jaouadi avait manqué le podium lors des JO de Paris, il y a un an, sur 800 m. Mais le Tunisien avait pris rendez-vous. Les connaisseurs avaient compris qu’il allait désormais falloir compter sur Ahmed Jaouadi lors des grands rendez-vous de la natation mondiale. Tôt ou tard, il allait se faire un nom.
Eh bien c’est désormais chose faite : ce mercredi 30 juillet, le Tunisien de 20 ans a frappé un grand coup en devenant champion du monde du 800 nage libre lors des Mondiaux de Singapour en signant un chrono historique : 7’36’’88 ! Il avait déjà signé la meilleure performance des séries avec un 7’41’’58. Très prometteur. Il a régalé en finale en réalisant un authentique exploit. Le nageur de 20 ans a devancé assez nettement l’Allemand Sven Schwartz (7’39’’96) et son compatriote Lukas Märtens (7’40’’19), sacré dimanche sur 400 m.
Rebelotte ce dimanche 3 août 2025, avec une nouvelle belle performance lors du 1500 m, qu’il a survolé, en remportant une deuxième médaille d’or en l’espace de quatre jours.
Quatrième aux JO de Paris l’an dernier en 7’42’’07, le voilà avec deux médailles mondiales désormais. Champion olympique et champion du monde en titre, l’Irlandais Daniel Wiffen a terminé 8e et dernier de la finale, sur le 800 m. C’est dire le niveau affiché par le jeune nageur tunisien…
En effet, Ahmed Jaouadi n’a pas cessé de confirmer son talent au plus haut niveau. En 2024, lors des Championnats du monde en petit bassin à Budapest, il avait remporté la médaille d’or du 1500 m et la médaille de bronze du 800 m. La même année, aux Jeux olympiques de Paris, il s’était classé quatrième sur 800 m et sixième sur 1500 m nage libre, à seulement quelques secondes du podium. Avec cette nouvelle performance, Jaouadi confirme sa place parmi les grands espoirs de la natation mondiale.
Auteur d’une course spectaculaire au 800m, le jeune Tunisien a fait parler sa puissance, sa vitesse et son endurance pour décrocher son premier sacre d’envergure en grand bassin. Sans jamais faiblir, avec un dernier 50m bouclé en 27’’22, qui a laissé sur place les Allemands Sven Schwarz et Lukas Maertens, recordman d’Europe du 400m.
De quoi permettre à Ahmed Jaouadi de signer le troisième chrono de l’histoire sur 800m en 7’36’’88, derrière ceux du Chinois Li Zhang (7’32’’12) et de son compatriote Oussama Mellouli en 2009 (7’35’’27). Mieux qu’un autre Tunisien dont il partage le prénom : Ahmed Hafnaoui (22 ans), titré en 2023 à Fukuoka (7’37’’00).
Jaouadi a d’ailleurs dédié sa victoire du jour au champion olympique 2021 du 400m nage libre, suspendu vingt-et-un mois par l’Unité d’intégrité des sports aquatiques en avril dernier pour avoir commis trois manquements aux obligations de localisation…
Revenant sur sa performance de dimanche, Jaouadi pense avoir saisi sa chance au moment opportun : «Pendant la course, j’ai essayé de gérer ça, 50m par 50m, voir ce que les autres allaient faire. Et puis personne ne voulait passer devant, je me suis dit que c’était là ou jamais… Ça fait plaisir.»
Après avoir débuté à l’Avenir sportif de La Marsa, Ahmed Jaouadi a rallié la France afin de poursuivre ses études et développer sa carrière de nageur. D’abord à Grenoble, avant de s’installer à Martigues. « C’est un garçon que j’ai récupéré il y a deux ans et qui avait un niveau national, a confié son coach Philippe Lucas sur RMC . Je l’avais vu nager plusieurs fois en compétition. Il avait un talent, c’était un beau nageur. Je l’ai contacté et il a pris la décision de venir s’entraîner avec moi. » Bien lui en a pris. La suite, vous la connaissez…
On peut dire, sans douter, que cette double consécration est un sacre pour l’école tunisienne de natation dorénavant mondialement reconnue au plus haut niveau, ayant produit plus d’un champion olympique ou mondial (Mellouli, Hafnaoui puis Jaouadi).
Kamel ZAIEM
Du nouveau au Microcred SA : Une baisse historique de 8 points sur le taux d’intérêt
Microcred SA, acteur de référence de la microfinance en Tunisie, vient d’annoncer, aujourd'hui lundi, une mesure exceptionnelle au service de l'inclusion économique : une tarification unique à tous ses crédits en réduction de 8 points comparé à ceux en vigueur. Cette nouvelle tarification unifiée à tous les types de crédits conçus en amont de cette mesure, place Microcred SA parmi les institutions les plus compétitives du marché, en couvriront l'ensemble de ses produits de crédit déboursés à compter de ce lundi 4 août 2025.
Cette baisse massive du taux est le résultat direct du plan de transformation "NEXTT", initié en octobre 2022 suite au passage de l'entreprise sous un actionnariat 100% tunisien. Ce plan a permis de moderniser en profondeur les opérations, d'améliorer significativement la productivité et de réduire les coûts de fonctionnement.
En parallèle de cette baisse de taux généralisée, Microcred SA enrichit son catalogue avec plus de 50 nouvelles formules de crédit conçues pour répondre aux besoins spécifiques :
- Des jeunes diplômés et des femmes en milieu rural porteurs de projets à fort impact (économie verte, circulaire, solidaire).
- Des salariés à faibles revenus et non bancarisés ayant besoin d'un financement pour des projets personnels ou familiaux.
Ces nouvelles offres bénéficient également de modalités de remboursement flexibles (mensuelles, trimestrielles, semestrielles ou annuelles), adaptées à la saisonnalité et à la capacité financière réelle de chaque projet.
Rentrée scolaire 2025-2026 : Pas de craintes pour les manuels et pour le cahier subventionné !
Les premiers indices sont bons pour la prochaine rentrée scolaire. Plus de problème de retard pour le CNP et moins de soucis pour le cahier subventionné, croit-on savoir.
En effet, la Société nationale de cellulose et de papier alfa (SNCPA) a fourni, pour la rentrée scolaire 2025-2026, la quantité nécessaire pour l’édition des outils pédagogiques. On prévoit près de 5.000 tonnes de papier pour les cahiers subventionnés et plus du double pour les manuels scolaires.
L’année dernière, environ 16 millions de cahiers subventionnés ont été mis sur le marché. Cette année, le Centre national pédagogique (CNP) a programmé l’édition de 314 titres en 16 millions d’exemplaires.
Parmi ceux-ci, on compte 206 titres destinés aux élèves de l’enseignement de base et du secondaire en 15.09 millions d’exemplaires, 93 titres destinés aux enseignants en 68.8 mille exemplaires et 15 titres destinés aux élèves résidant à l’étranger en 26.2 mille exemplaires.
K.Z.
Festival international de Hammamet : Robyn Bennett électrise le public
La chanteuse franco-américaine Robyn Bennett a conquis le public du théâtre de plein air de Hammamet, dimanche 3 août, lors d’un concert vibrant mêlant jazz, soul, blues et rock. Une performance puissante, au cœur de cette 59ème édition.
Ce 3 août, la scène du Festival international de Hammamet a résonné au rythme d’une musique sans frontières, portée par la voix chaleureuse et l’énergie débordante de Robyn Bennett. Invitée de marque de cette 59ème édition (11 juillet – 13 août 2025), l’artiste franco-américaine a livré un spectacle intense, tant sur le plan musical qu’émotionnel.
Dès les premières mesures, le public a été emporté dans l’univers singulier de la chanteuse, où le jazz rencontre le blues, la soul flirte avec le rock, et où chaque note raconte une histoire. Entourée de musiciens complices et talentueux, Robyn Bennett a déployé toute la richesse de son répertoire avec une authenticité rare.
Une voix, un message
Sa voix ample et vibrante, sa présence scénique assumée et sa sincérité ont donné vie à une série de titres extraits de ses différents albums, dont « Higher Ground », « Too Hot », « I’m Not Cool », « Little Pieces of You » et « Stuck ». Parmi les moments forts du concert, les titres « Take It Slow » et « Fight Song » ont particulièrement touché le public par leur message universel autour de la résilience, de la paix et des droits humains.
Véritable bête de scène, tambourin à la main, Robyn Bennett n’a cessé d’interagir avec son public, dansant, improvisant et lançant des appels à l’unité. Le refrain entraînant de « OK All Right », repris en chœur par les spectateurs, a transformé le théâtre en une grande scène de communion musicale.
Un pont entre les cultures
Originaire de Pennsylvanie et installée en France depuis 2006, Robyn Bennett incarne une nouvelle génération d’artistes cosmopolites, à l’identité plurielle. Inspirée par l’héritage du jazz de La Nouvelle-Orléans, elle le réinvente avec une esthétique contemporaine nourrie de valeurs fortes : amour, liberté, humanité, espoir.
Au-delà de la performance vocale, c’est une vision du monde qu’elle partage sur scène : une invitation à croire en l’autre, à résister par la musique, et à célébrer la diversité.
Centre Culturel International de Hammamet : Des projections sous les étoiles
Le Centre Culturel International de Hammamet (CCIH) propose, les 5 et 6 août 2025, demain et après-demain, deux soirées entièrement consacrées au cinéma tunisien, dans le cadre enchanteur du Jardin des Arts.
Sous le titre évocateur « Regards cinématographiques », cet événement en plein air mêle projections et échanges avec les cinéastes, mettant en lumière une scène locale bouillonnante de créativité.
Cette initiative vise à valoriser la richesse narrative et esthétique du cinéma tunisien contemporain, tout en suscitant le dialogue entre créateurs et publics. Les films choisis, courts et longs- métrages, reflètent des préoccupations sociales, politiques et humaines profondément ancrées dans la réalité du pays.
La première soirée, celle du 5 août, s’ouvrira à 20h00 avec la projection de trois courts métrages récents : « Le Sentier de Aïcha » de Selma Hobbi (26’, 2024), lauréat du Tanit d'or du meilleur court-métrage aux JCC 2024. Le film suit le combat silencieux d’une jeune femme face à la violence conjugale, dans un récit d’émancipation sobre et poignant.
Le 2ème film à l'affiche de cette soirée est « Makun » de Farès Naânaâ (26’, 2024), œuvre de fiction politique dont les évènements se déroulent dans un restaurant et qui met en lumière le quotidien d'une employée qui subit quotidiennement des actes et des propos racistes. Le 3ème film à l’affiche de cette première soirée est « Chair et Sang » d’Inès Arsi (19’, 2022). Film qui raconte la détresse d’une adolescente enceinte à la suite d’un viol. Une dénonciation frontale de l’hypocrisie du système et du poids des normes patriarcales. La projection sera suivie à 21h30 d’un débat en présence des réalisateurs et réalisatrices. Quant à la 2ème soirée, celle du mercredi 6 août, les organisateurs proposent, en avant-première, « Wed », long-métrage de Habib Mestiri, présenté pour la première fois dans la section « Panorama 35 » des Journées Cinématographiques de Carthage. Durant 75 minutes, le film suit le parcours de Khalil, journaliste et militant désabusé, confronté à une société tunisienne en mutation, où les idéaux s’effritent au contact de la répression et des compromis. Entre mémoire collective et désillusions personnelles, « Wed » explore avec intensité les contradictions d’un pays en quête de sens. La soirée se clôturera par une rencontre-débat avec l’équipe du film, prévue à 21h30.
Chantal Goya enchante les petits comme les grands à Carthage
Le 3 août, la scène du Festival international de Carthage a accueilli la légendaire Chantal Goya. Devant un public familial conquis, l’artiste française a livré un spectacle haut en couleur, mêlant nostalgie et féérie.
Le Festival international de Carthage a offert, pour sa 59ème édition, une parenthèse enchantée avec la venue de Chantal Goya. À 82 ans, l’icône des spectacles pour enfants continue de faire rêver plusieurs générations. Son spectacle « Sur la route enchantée », soutenu par le Ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, a réuni un large public et a été marquée par la présence des ministres Asma Jebri et Amina Srarfi.
Depuis près de cinq décennies, Chantal Goya incarne un univers candide et magique, sans jamais céder aux sirènes de la modernité. À Carthage, elle a renoué avec son public tunisien en revêtant sa robe rose emblématique pour guider petits et grands à travers les sentiers féeriques de la forêt de Brocéliande.
Une comédie musicale intemporelle
Dès les premières minutes, le ton était donné : costumes colorés, décors imaginatifs, jouets géants et chorégraphies rythmées ont transporté l’assistance dans un monde où l’imaginaire règne en maître. Les personnages emblématiques se sont succédé sur scène : Jeannot Lapin, Maître Renard, Lou Lou, Bécassine ou encore le Chat Botté. Tous ont offert des moments de joie ponctués de chansons cultes et de danses entraînantes.
Dans une ambiance participative, Chantal Goya a interpellé les enfants avec tendresse : « J’ai connu vos parents quand ils étaient petits », lançait-elle avec humour. Un clin d’œil intergénérationnel bien accueilli par un public conquis, autant composé d’enfants émerveillés que d’adultes nostalgiques.
Une artiste proche de son public
L’interprète de Bécassine a également partagé ses souvenirs, évoquant sa découverte de la Tunisie, pays qu’elle affectionne particulièrement. Elle est revenue sur ses débuts, rappelant avec émotion avoir remplacé Brigitte Bardot dans un film, et sa collaboration avec Jean-Jacques Debout, son mari et compositeur. Ensemble, ils ont créé en 1975 « Adieu les jolis foulards », repris ce soir-là dans une atmosphère chargée d’émotion.
Le spectacle a alterné moments drôles, séquences dansées et épisodes plus mystérieux comme l’apparition des « fantômes du château », ou la quête vers le palais du Chat Botté, projeté sur des écrans géants. Le tout porté par une mise en scène soignée, des effets visuels simples mais efficaces, et une narration fluide.
Un moment suspendu
Le public, nombreux, a chanté, ri et applaudi au rythme des chansons. Les voix des enfants se mêlaient à celles des adultes, unies par la mémoire collective des refrains joyeux qui ont traversé les décennies.
Fidèle à son univers, Chantal Goya a prouvé que la magie opère toujours. Sans artifices numériques ni effets grandiloquents, elle offre un spectacle sincère, presque hors du temps, où l’on prend plaisir à rêver et à s’émerveiller.
















