Recul du taux de mariages : Pourquoi les jeunes tunisiens rechignent-ils à convoler en justes noces ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
De 110 000 en 2014 à seulement 78 500 en 2023, le nombre de mariages est en net recul en Tunisie. S’agit-il d’un changement au niveau des modèles sociaux ou d’autres contraintes qui empêchent les jeunes à convoler en justes noces ?
Se basant sur les chiffres de l’Institut national de la statistique (INS), le président de la commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Abdeljalil El Hani, a tiré la sonnette d’alarme en indiquant que le nombre de contrats de mariage a chuté de 100 110 en 2014 à 78 500 en 2023, soit une baisse de 30 % en moins d’une décennie. « Cela a un coût démographique assez important puisque le dernier recensement de la population a montré que la tendance est pour le vieillissement de la société tunisienne », a-t-il souligné. Mais pourquoi cette réticence croissante envers le mariage ?
Pour les spécialistes, deux raisons majeures expliquent cette réticence, à savoir les difficultés économiques et l’évolution de mœurs. C’est du moins l’avis de la spécialiste en sociologie et membre de l’Association internationale de défense des droits de l’Homme et des médias, Mariem Letaiem, qui nous a confié : « Le mariage coûte très cher en Tunisie et accompagné du taux élevé du chômage chez les jeunes, c’est le principal facteur qui, à mon avis, explique ce recul du nombre de mariages et la réticence des jeunes envers l’union sacrée».
Dans une étude élaborée par les deux chercheurs France Guérin-Pace et Hassène Kassar, on aboutit, également, au même constat. Dans les sociétés maghrébines, on est passé, justement, en quelques décennies, d’un mariage précoce et imposé par les familles à un mariage tardif pour lequel le choix du conjoint devient plus libre. Par ailleurs, quel que soit le pays, l’âge moyen au mariage a reculé de près de 10 ans en moins d’un demi-siècle. En Tunisie, l’âge du premier mariage est passé ainsi, entre 1966 et 2014, de 21 ans à 29 ans pour les femmes et de 29 à 33 ans pour les hommes ». Cela, par ailleurs, a un coût notamment au niveau démographique.
Célibat et vieillissement …
La même étude montre qu’en dépit d’un accroissement du célibat au sein des jeunes générations, les évolutions n’ont pas été similaires selon les caractéristiques individuelles. Ainsi, le niveau d’études a une incidence notable sur le fait d’être célibataire à un âge donné. Parmi les femmes diplômées du supérieur, la part des célibataires de moins de 36 ans est plus importante. Au-delà de cet âge, les effets du niveau d’études sont moins sensibles, puisque la quasi-totalité des femmes sont mariées. On observe cependant une proportion un peu plus élevée de femmes célibataires chez les plus de 45 ans diplômées du supérieur. Pour les hommes en revanche, le niveau d’études n’a pas d’incidence avant 26 ans, puisque la quasi-totalité d’entre eux sont célibataires à cet âge. Entre 26 et 35 ans, les écarts selon le niveau de diplôme sont moins marqués que pour les femmes mais le sont davantage pour la classe d’âge 36-45 ans, traduisant une propension plus forte à rester célibataire pour les plus diplômés.
Pour notre spécialiste Mariem Letaiem, ce taux élevé du célibat est aggravé par le faible taux de natalité chez les couples mariés. « Du coup, on assiste à un phénomène assez critique, en l’occurrence le vieillissement de la société. Ce phénomène, amorcé depuis longtemps, devrait atteindre 17% de la population d'ici 2029. Ce vieillissement a des implications importantes sur les plans social et économique, notamment en termes de systèmes de retraite et de santé, ainsi que sur la croissance économique ».
M.B.S.M.
Editorial : Un incident et des questions…
Par Chokri BACCOUCHE
Entre le palais de Carthage et l’UGTT, la vie est loin d’être un long fleuve tranquille depuis quelques jours. Les relations entre la présidence de la République et la centrale syndicale, qui ne sont pas au beau fixe depuis quelque temps, se sont en effet dégradées suite à l’incident survenu le 7 août dernier. Ce jour-là, plusieurs personnes s’étaient rassemblées, rappelons-le, devant le siège de l’UGTT, scandant des slogans hostiles au syndicat que les manifestants avaient qualifié de « symbole de corruption » et de « mafia ». Les protestataires ont appelé à la dissolution de l’UGTT et au départ de son secrétaire général, Noureddine Taboubi, qualifié de « lâche ». Ils ont par ailleurs accusé le syndicat de dilapider l’argent des Tunisiens et des contribuables. En réaction à cette marche, l’UGTT a publié un communiqué très sévère, dans lequel elle condamne avec fermeté ce qu’elle a qualifié de « tentative d’intrusion » orchestrée par des « groupes criminels» agissant sur ordre de campagnes de mobilisation. L’organisation a comparé ces agissements aux méthodes des anciennes Ligues de protection de la révolution, en référence aux incidents survenus en 2012 sous le règne de la Troïka dirigée à l’époque par le mouvement islamiste d’Ennahdha, affirmant qu’elle entend poursuivre en justice les auteurs présumés de cette tentative d’intrusion.
«Il s’agit d’une manœuvre visant à semer la discorde et la violence dans le pays. Les syndicalistes doivent se mobiliser pour défendre leur organisation», peut-on lire sur la page officielle de l’UGTT. Le secrétaire général adjoint de la centrale ouvrière, Sami Tahri, y a rajouté une bonne couche. Dans un post sur Facebook, il a précisé que cette attaque avait été préparée à l’avance par des partisans du président de la République. Les organisateurs auraient mobilisé les manifestants sur les réseaux sociaux à travers des vidéos en direct publiées sur plusieurs plateformes. Un repérage des lieux aurait même été effectué, selon Tahri, qui affirme que ce rassemblement se déroulait sous le slogan : « Jeudi noir contre l’Union ».
Le porte-parole de l’UGTT a aussi indiqué que les assaillants étaient des partisans du président ou du «processus», et qu’ils n’avaient aucun lien avec l’activité syndicale, certains n’étant même pas des salariés. Il a accusé le pouvoir d’avoir toléré, voire encouragé, cette attaque par des discours criminalisant la grève des transports qui avait eu lieu quelques jours auparavant et qualifiant les syndicalistes de traîtres. On avait pensé que les choses allaient s’en tenir à ce niveau, mais c’était sans compter la réaction de la Présidence de la République. Visiblement très remonté par les accusations du bureau exécutif de l’UGTT qui lui a fait porter le chapeau de cet incident, Kaïs Saïed a contre-attaqué lors d’une rencontre avec sa cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri. Dans un message sans ambages adressé à la Centrale syndicale publié via une vidéo, le chef de l’Etat a accusé les dirigeants de l’UGTT d’hypocrisie et de mensonges. Tout en précisant que les forces de l’ordre avaient protégé le siège de l’UGTT et évité la confrontation, il a assuré que « les protestataires n’avaient l’intention ni d’agresser ni de s’introduire dans le bâtiment, comme le prétendent les mauvaises langues. Malgré cela, certains ont voulu comparer la manifestation à ce qui s’est passé en 2012 : le jet d’ordures sur la place et l’agression physique de syndicalistes, a-t-il ajouté avant d’annoncer qu’il «n’y aurait pas d’immunité pour quiconque aurait violé la loi».
Le feuilleton est loin de connaître apparemment son épilogue. En effet, piquée au vif par la riposte présidentielle qui n’a pas du tout ménagé ses dirigeants, l’UGTT a annoncé à son tour, hier samedi 9 août, la tenue d’une instance administrative, initialement prévue pour demain lundi 11 août 2025 à son siège. Sur quoi va déboucher cette réunion ? S’agira-t-il d’un simple baroud d’honneur visant à «laver l’affront» ou faut-il s’attendre à une escalade des tensions à travers l’organisation d’une nouvelle grève ? Wait and see.
Ce qui est sûr en revanche, c’est que l’incident survenu jeudi dernier suscite de nombreuses questions légitimes qui méritent une réponse claire. S’agit-il d’une simple marche de protestation contre le bureau actuel de l’UGTT sur lequel pèsent, comme on le sait, de lourds soupçons de corruption ou, au contraire, une « intrusion délibérément orchestrée » par les partisans du président de la République ? Cette affaire a-t-elle été, en fin de compte, un peu trop instrumentalisée à des fins politiques surtout que la direction actuelle de la centrale ouvrière est confrontée à une sévère crise interne sur fond d’une légitimité contestée par de nombreux syndicalistes ? Tout cela pour dire et sans jeter un pavé dans la mare que les apparences sont souvent trompeuses. Raison pour laquelle il importe d’éviter d’aller trop vite en besogne pour tirer des conclusions hâtives, particulièrement dans le domaine politique où les paroles n’engagent que ceux qui leur prêtent une oreille attentive…
C.B.
Comme au bon vieux temps : Cheb Mami conjugue art et nostalgie à Hammamet
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Une soirée dédiée au Rai, celle proposée par le festival international de Hammamet samedi dernier et c'est le prince, Cheb Mami qui nous a emmené dans voyage musicale conjuguant art et nostalgie.
Un retour triomphal du prince du Rai, Cheb Mami, la scène du festival international de Hammamet dans sa 59ème session et c'est guichets fermés que la star s'est produit devant un public déchaîné et passionné.
Alors, dans les gradins, le slogan "One Two, Three", va revenir sans cesse tout au long du spectacle qui a vu le prince, Cheb Mami, enchaîner les grands tubes tels que Azwaw, Fatma, Parisien du nord, Meli Meli ou encore Alech Alik.
Généreux et spontané, Cheb Mami ne refusa rien à ses fans en répétant les refrains et en dansant avec le public composé des générations des années 80 et 90, mais aussi des jeunes d'aujourd'hui.
Et ce n'est pas pour rien que le prestigieux journal Le Monde lui consacra ce long article. Oû on le décrit comme un ambassadeur de la musique Rai dans le monde. Entre Fontenay-sous-Bois, dans la banlieue parisienne, et Oran, l'artiste, star nationale dans son pays à l'âge de quatorze ans, est devenu un des plus célèbres chanteurs de raï. En vingt ans, « Le Môme » est passé des circuits des mariages en Algérie aux scènes d'Europe et d'Amérique du Nord. Produit par Nile Rodgers, ancien cofondateur du groupe de funk new-yorkais Chic, Dellali est un album à visée mondiale, qui propose des duos avec Sting et Ziggy Marley et un titre cosigné avec Charles Aznavour. Concocté pour plaire au plus grand nombre, le disque navigue entre synthétiseurs rétro et orchestrations de cordes, chansons en arabe et textes en français. Son atout reste la voix de Mami, une des plus belles du raï.
M.B.S.M.
Ligue 1- 1ere journée : Le CA et la JSK victorieux, L'EST rate le coche
Par Jamel Belhassen
La première tranche de la première journée de la Ligue 1 a donné à voir des rencontres jouées sous un soleil de plomb et avec des joueurs manquant de jus et d'inspiration. Les premières mi-temps des quatre matches au programme se sont terminées sur des scores vierges. et c'est tout dire. Puis, seuls le CA et la JSK ont réussi à marquer pour empocher les points de la victoire A Gabes, l'Espérance, champion sortant, a fait l'essentiel du jeu à Gabes mais a trouvé en face un gardien, Chouaya, en forme qui a sauvé le but deux fois ( 14e et 21e) sur des essais de Konate et Diakite.Apres la pause, le rythme est monté d'un cran, mais la domination des Sang et Or, privés de Blaili et Sasse, est restée stérile face à une ASG décidée à défendre le point du nul (0-0). A Rades, le Club Africain a attendu longtemps avant de trouver le chemin des filets par Sadok Mahmoud (73e). Quelques minutes avant Jouini de la tête a raté l'occasion de donner l'avantage à l'ASMarsa. A Kairouan, la JSK a lutté avant de trouver le chemin des filets en fin de match contre l'ASSoliman sur un but de Kanou ( 90e). Enfin, à Metlaoui, l'Etoile locale a partagé les points avec le CABizertin ( 0-0) malgré quelques opportunités créées ça et là. La seconde tranche de la première journée aura lieu demain avec au programme un certain USMonastir-Stade Tunisien.
J.B
Enseignement : Ouverture des inscriptions à distance pour les établissements scolaires
L’inscription et la réinscription à distance au titre de l’année scolaire 2025-2026 a commencé ce vendredi à midi pour tous les élèves des écoles, collèges et lycées publics et privés, à l’exception des nouveaux élèves de la première année primaire.
Selon un communiqué du ministère de l’Éducation, les inscriptions pour les nouveaux élèves de la première année primaire dans les écoles primaires publiques et privées seront rouvertes à partir du jeudi 14 août courant à midi.
L’inscription se fait via le site : https://inscription.education.tn
Le paiement des frais d’inscription peut être effectué à travers les portefeuilles électroniques (Wallets), les cartes de paiement bancaires ou postales, l’application mobile de paiement postal D17, le système Paysmart, ou encore via le crédit téléphonique en composant le code #181*.
La procédure d’inscription et de réinscription à distance pour l’année scolaire 2025-2026 débutera le vendredi 8 août à midi pour tous les élèves du primaire, du collège et du lycée, qu’ils soient dans des établissements publics ou privés.
Cette règle ne concerne pas les élèves qui entrent en première année du primaire pour la première fois. Pour ces derniers, les inscriptions rouvriront le jeudi 14 août à midi, pour les écoles publiques et privées.
La procédure se déroule sur le site : https://inscription.education.tn
Le paiement des frais d’inscription peut être effectué de différentes manières :
Portefeuilles électroniques (Wallet)
Cartes de paiement bancaires ou postales
Application de paiement mobile d17
Système paysmart
Crédit de téléphone portable en composant le code #181*.
UGTT : Le conseil administratif se tiendra ce lundi
Dans une déclaration aux médias, le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Salah Eddine Essalmi, a déclaré que « les instances décisionnelles de l’organisation se réuniront pour prendre la décision appropriée en réponse à l’annulation des séances de conciliation prévues les 5 et 6 août en cours », estimant qu’il s’agit d’« un précédent grave dans l’histoire des négociations sociales ».
Cette réunion du conseil administratif, prévue au début de la semaine prochaine, intervient après les événements de jeudi dernier sur la place Mohamed Ali, où plusieurs manifestants se sont rassemblés, brandissant des slogans critiquant la direction syndicale et sa gestion de l’UGTT, et réclamant la dissolution de l’organisation.
Ballon d'Or 2025 : Voici la liste des 30 joueurs nommés
La cérémonie du Ballon d'Or 2025 se déroulera le 22 septembre prochain au Théâtre du Châtelet à Paris. Comme de tradition depuis quelques années maintenant, d'autres catégories de joueuses et joueurs seront au rendez-vous lors de cette grande soirée. Trophée Kopa, Trophée Yachine...
Voici, par ailleurs, la liste des 30 joueurs nommés pour cette distinction :
Gianluigi Donnarumma : 26 ans, Paris Saint-Germain
Mohamed Salah : 33 ans, Liverpool
Lamine Yamal : 18 ans, FC Barcelone
Jude Bellingham : 22 ans, Real Madrid
Désiré Doué : 20 ans, Paris Saint-Germain
Denzel Dumfries : 29 ans, Inter Milan
Serhou Guirassy : 29 ans, Borussia Dortmund
Erling Haaland : 25 ans, Manchester City
Viktor Gyökeres : 27 ans, Sporting Portugal et Arsenal
Achraf Hakimi : 26 ans, Paris Saint-Germain
Harry Kane : 32 ans, Bayern Munich
Khvicha Kvaratskhelia : 24 ans, Napoli et Paris Saint-Germain
Robert Lewandowski : 36 ans, FC Barcelone
Alexis Mac Allister : 26 ans, Liverpool
Lautaro Martinez : 27 ans, Inter Milan
Scott McTominay : 28 ans, Napoli
Kylian Mbappé : 26 ans, Real Madrid
Nuno Mendes : 23 ans, Paris Saint-Germain
Joao Neves : 20 ans, Paris Saint-Germain
Pedri : 22 ans, FC Barcelone
Cole Palmer : 23 ans, Chelsea
Michael Olise : 23 ans, Bayern Munich
Raphinha : 28 ans, FC Barcelone
Declan Rice : 26 ans, Arsenal
Fabian Ruiz : 29 ans, Paris Saint-Germain
Virgil Van Dijk : 34 ans, Liverpool
Vinicius Jr : 25 ans, Real Madrid
Florian Wirtz : 22 ans, Bayer Leverkusen et Liverpool
Vitinha : 25 ans, Paris Saint-Germain
Trophée Kopa (meilleur espoir de moins de 21 ans)
Pau Cubarsi : 18 ans, FC Barcelone
Ayyoub Bouaddi : 17 ans, Lille LOSC
Désiré Doué : 20 ans, Paris Saint-Germain
Estevao : 18 ans, Palmeiras et Chelsea
Dean Huijsen : 20 ans, Bournemouth et Real Madrid
Myles Lewis-Skelly : 18 ans, Arsenal
Rodrigo Mora : 18 ans, FC Porto
Joao Neves : 20 ans, Paris Saint-Germain
Lamine Yamal : 18 ans, FC Barcelone
Kenan Yildiz : 20 ans, Juventus Turin
Trophée Yachine (meilleur gardien)
Alisson Becker : 32 ans, Liverpool
Yassine Bounou : 34 ans, Al-Hilal
Lucas Chevalier : 23 ans, Lille
Thibaut Courtois : 33 ans, Real Madrid
Gianluigi Donnarumma : 26 ans, Paris Saint-Germain
Emiliano Martinez : 32 ans, Aston Villa
Jan Oblak : 32 ans, Atlético de Madrid
David Raya : 29 ans, Arsenal
Matz Sels : 33 ans, Nottingham Forest
Yann Sommer : 36 ans, Inter Milan
Trophée Johan Cruyff (meilleur entraineur de l’année)
Antonio Conte : 56 ans, Napoli
Luis Enrique : 55 ans, Paris Saint-Germain
Hansi Flick : 60 ans, FC Barcelone
Enzo Maresca : 45 ans, Chelsea
Arne Slot : 46 ans, Liverpool.
Ligue des champions et coupe de la CAF: Un premier tour abordable pour les clubs tunisiens
Le tirage au sort des deux premiers tours de la Ligue des champions et de la coupe de la CAF effectué aujourd'hui à Dar Essalem en Tanzanie a mis les clubs tunisiens face à des adversaires à leur portée, notamment au premier tour programmé pour les 19-21 septembre ( matches aller) et 26-28 septembre ( matches retour).
-Ligue des champions :
1er tour:
Forces armées ( Niger)-Espérance de Tunis. En cas de qualification, les Sang et Or rencontreront le vainqueur de l'opposition entre Rahma FC ( Burkina Faso) et AS Mangasport (Gabon).
- Est End Lions ( Sierra Leone) - US Monastir. En cas de qualification, les Monastiriens rencontreront le vainqueur entre Bibiani Gold Stars FC ( Ghana) et JS Kabylie (Algérie).
- Coupe de la CAF
1er tour
Al Ahly Madani ( Soudan)- Etoile du Sahel. En cas de qualification, les Étoilés se mesureront au vainqueur du duel entre NEC FC ( Ouganda)-Nairobi United (Kenya)
- Stade Tunisien- ASC Snim ( Mauritanie). En cas de qualification au second tour, les gars du Bardo croiseront le fer avec le vainqueur du match ASN Nigelec ( Niger) et OC Safi ( Maroc).
J.B
Ligue 1 -1ère journée : Violons encore désaccordés …
Par Wahid SMAOUI
La défunte Super coupe et toutes les facéties y afférentes s’apparentent-elles à un avant-goût de ce que sera le nouvel exercice qui s’invite presque par effraction ? Tout le mal qu’on lui souhaite est que cette ronde inaugurale démente ce scepticisme diffus…
Il n’y a aucun doute que la clownerie de mise aussi bien lors du match barrage de la Super coupe, allusion au pied de nez des Monastiriens à la face de la sphère footballistique nationale, que lors de la finale «agrémentée» par une supercherie arbitrale XXL, a de quoi inspirer des craintes à l’envi. Sans compter l’absence prolongée de la VAR qu’aucune justification ne saurait légitimer et qui est annonciatrice d’un préambule de saison sous le signe du va-t-en-guerre. Quant aux principaux protagonistes de la vaudevillesque pièce de 30 actes (30 journées) à venir, les clubs, la plupart se débattent encore dans un brouillamini dont ils ne sont pas près de voir le bout du tunnel. C’est dans cette ambiance quelque peu chaotique que seront donnés les 3 coups du championnat qui verront le champion sortant, une EST fraîchement auréolée d’un troisième titre pour le compte du dernier exercice, à l’épreuve d’un déplacement apparemment aisément négociable. Les maîtres de céans, en effet, l’infortunée Zliza, pâtissant d’incalculables enquiquinements, comme l’abandon de l’équipe au plus mauvais moment par l’entraîneur, une trésorerie piteusement chiche, un président de club qui vient de faire le quémandeur auprès du ministre des Sports… ne semblent aucunement en mesure de soutenir la comparaison avec les Tunisois.
A Radès, le CA, soumis à un régime quasi militaire depuis l’arrivée de l’inusable Faouzi Benzarti, semble à même, avec l’appui de 25000 supporters annoncés, de refroidir l’ardeur conquérante d’un ASM qui retrouve son giron naturel après un énième séjour au purgatoire. Un autre néo-promu à la stature bien établie, la JSK, enregistre un come-back s’annonçant sous les meilleurs auspices dans les confins de cette première journée. Et ce, à la faveur de la venue d’un AS Soliman, lui aussi confronté à des désagréments de tout acabit, exacerbés par la fugue de ses étrangers, non rassérénés sur leur devenir sous les cieux slimanis. Enfin à Metlaoui, le duel ESM-CAB est ouvert à toutes les contingences. Pas encore en selle, les deux clubs se cherchent toujours, les Miniers après le départ de la plupart de leurs piliers, les Nordistes après une intersaison cahoteuse dont le point d’orgue fut la désertion de l’entraîneur, Sofiène Hidoussi, qui a vite fait de tourner casaque. C’est donc dans un véritable amphigouri que débutera une saison de tous les impondérables. Espérons que la réalité du terrain nous démentira.
WS.
Éditorial : Comédie humaine - Par Jalel HAMROUNI
Depuis des mois, les bombes pleuvent sur la bande de Gaza, réduisant en poussière des quartiers entiers, transformant écoles et hôpitaux en cibles militaires, et condamnant plus de deux millions de Palestiniens à une existence marquée par la peur, la faim et l’exil forcé. Derrière les prétextes sécuritaires brandis par l’entité sioniste, se dessine désormais au grand jour un plan précis et cynique: occuper Gaza, l’annexer de facto, et effacer toute possibilité d’un avenir palestinien libre sur cette terre.
Ce projet, qui n’a rien de nouveau, s’inscrit dans une logique coloniale vieille de plus de soixante-quinze ans. La bande de Gaza, déjà assiégée depuis 2007, est aujourd’hui victime d’une offensive qui vise bien plus que la neutralisation d’une résistance armée: elle cherche à briser la volonté d’un peuple, à le vider de sa population par la terreur, la famine et l’exode forcé. Les déclarations récentes de plusieurs responsables sionistes, appelant à «réinstaller» Gaza avec des colonies et à «réorganiser» la démographie locale, ne laissent plus de place au doute.
Il s’agit là d’un nettoyage ethnique planifié. Chaque jour, les images et témoignages qui filtrent de l’enclave rappellent les pires pages de l’histoire humaine: enfants errant parmi les décombres à la recherche de leurs parents, vieillards affamés, blessés, mourants faute de soins, et colonnes de familles entières forcées de marcher vers un sud déjà saturé et sans refuge. Cette tragédie est vécue en direct par la planète entière, et pourtant, la communauté internationale semble figée dans un mutisme coupable.
L’ONU se contente de résolutions non contraignantes et de déclarations creuses. Les grandes puissances occidentales, qui aiment se présenter comme les garantes des droits humains, jouent une partition hypocrite: elles condamnent mollement les «excès» tout en continuant d’armer et de soutenir l’occupant. Quant aux pays arabes, ils oscillent entre indignation de façade et calculs géopolitiques, laissant les Palestiniens seuls face à leur destin. Cette inertie n’est pas seulement une trahison morale, c’est une complicité.
Car Gaza n’est pas qu’une question régionale, c’est un test pour l’humanité toute entière. Tolérer qu’un peuple soit ainsi dépossédé, affamé et massacré sous les yeux du monde, c’est accepter que le droit international ne soit qu’un outil à géométrie variable, utilisé uniquement lorsque les intérêts des puissants le permettent. C’est transformer la déclaration universelle des droits de l’homme en une simple vitrine diplomatique, vidée de tous sens.
Il est temps de cesser cette comédie humaine où l’on prétend «œuvrer pour la paix» tout en tolérant, voire en facilitant, l’expansion coloniale et l’occupation militaire. La paix ne naîtra jamais sur les ruines d’une population affamée et exilée. Elle exige d’abord que cesse l’agression, que soit levé le blocus inhumain, et que les Palestiniens puissent vivre libres sur leur terre, avec des frontières reconnues et la pleine maîtrise de leurs ressources.
La communauté internationale ne peut plus se cacher derrière l’argument stérile de «la complexité du conflit». Elle dispose de moyens concrets pour agir: sanctions économiques, embargo sur les armes, reconnaissance immédiate de l’État palestinien dans ses frontières de 1967, et saisine de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Ces mesures, si elles étaient appliquées avec détermination, feraient rapidement comprendre à l’occupant que la loi du plus fort ne saurait prévaloir indéfiniment.
Il ne s’agit pas seulement d’un devoir de solidarité envers les Palestiniens, mais aussi d’un impératif pour la stabilité mondiale. Car l’injustice prolongée nourrit les extrémismes, fracture les sociétés, et mine l’idée même d’un ordre international fondé sur des règles. En laissant Gaza tomber sous occupation totale, le monde envoie un message dangereux: certaines vies valent moins que d’autres, et certains peuples peuvent être effacés sans conséquence.
Mais il est encore temps de changer le cours des choses. Les peuples, par leur mobilisation, peuvent contraindre leurs gouvernements à rompre le cercle vicieux de l’inaction.
Les organisations de la société civile, les mouvements de solidarité, les voix libres dans les médias doivent redoubler d’efforts pour briser le mur du silence et rappeler que Gaza n’est pas une zone abstraite de conflit, mais une communauté humaine en danger de mort.
Les Palestiniens de Gaza ne demandent pas la pitié: ils réclament justice, dignité et liberté. Il appartient au reste du monde de répondre à cet appel, non par des discours creux, mais par des actes fermes. Tant que l’occupation et la colonisation seront tolérées, il ne pourra y avoir de paix véritable. Et tant que cette comédie humaine continuera, c’est l’honneur même de l’humanité qui restera sali.
J.H.
Incidents de la Place Mohamed Ali : Simple rassemblement ou agression préméditée?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
« Un simple rassemblement » pour les uns, « une agression » pour les autres, l’incident survenu avant-hier à la Place Mohamed Ali, là où siège l’UGTT, témoigne de l’endurcissement de la crise entre l’actuel bureau exécutif et ses rétracteurs. Jusqu’où peut aller ce bras de fer ?
Nous sommes le mercredi 6 août 2025. Quelques dizaines de personnes, après avoir scandé des slogans hostiles à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), se dirigent vers la Place Mohamed Ali, là où se trouve le siège central de la Centrale syndicale. Les manifestants se mettent, alors, à scander des slogans versant tous dans le même sens, à savoir : « Le peuple veut le gel de l’UGTT » ou encore « Dégage » voire «Assignation en justice des dirigeants de l’organisation syndicale ».
Quelques heures plus tard, le secrétaire général adjoint chargé de la Communication et porte-parole de l’Union générale tunisienne du travail, Sami Tahri, donna une première déclaration à l’agence TAP qualifiant cet incident d’« agression », tenant au passage les autorités pour responsables de son déroulement. Et d’ajouter : « A la suite de la récente grève observée dans le secteur des transports, des appels à l’assaut des locaux de l’UGTT et à l’expulsion de ses responsables ont circulé sur les réseaux sociaux. Certains de ces messages appelaient également à la dissolution de l’organisation syndicale ». Ces appels, selon lui, ont « coïncidé avec le rassemblement d’environ 100 personnes devant le théâtre municipal de Tunis, avant qu’elles ne se dirigent vers la place Mohamed Ali, où se situe le siège de l’UGTT ».
Les sympathisants de ce rassemblement ont rejeté, en revanche, ces accusations, « A ma connaissance, l’une des principales causes que défend l’UGTT est la liberté d’expression. Pourquoi, alors, priver les opposants de l’actuel bureau exécutif de ce droit et les qualifier en plus d’agresseurs. Un paradoxe dont seuls les dirigeants de la Centrale syndicale en ont le secret », écrira l’activiste de gauche, Kamel Comba, de son surnom, sur sa page Facebook.
En tout état de cause, cet incident témoigne de l’endurcissement de la crise entre l’actuel bureau exécutif et ses rétracteurs. Jusqu’où peut aller, par ailleurs, ce bras de fer ?
Inquiétudes …
Selon certains observateurs, plus qu’une crise conjoncturelle, l’Union générale tunisienne du travail est au cœur d’un vrai cataclysme politico-syndicaliste, « les communiqués publiés par certaines organisations nationales et internationales et des partis politiques donnent un caractère politique à cet incident survenu mercredi dernier. Il se peut même que cet incident fasse reléguer la crise interne de l’UGTT au second rang. C’est pourquoi, il faut rester prudent sur la suite des événements », nous dira l’activiste et universitaire Salem Chérif. Et d’ajouter : « Ce que je souhaite personnellement est que les syndicalistes profitent de ce nouveau rebondissement et s’assoient autour de la même table avec un seul but, à savoir : dénouer la crise actuelle sur la base d’une nouvelle approche pour l’action syndicale qui doit prendre en compte les intérêts stratégiques du pays dans ce contexte mondial assez compliqué et tendu. Il est plus qu’urgent aujourd’hui d’opérer un recadrage qui vise à réorienter l'action syndicale à sa mission première, en l'occurrence la défense des intérêts des travailleurs, dans un cadre légal. Désormais, action politique et lutte syndicale ne peuvent plus se confondre. Cette refonte de l’action syndicale doit s'articuler impérativement autour de la nécessité de s'éloigner définitivement — dans le cadre de la loi — des pratiques politiciennes et du lien organique entre les syndicats et les partis et d'entamer un large débat autour des propositions inhérentes aux modalités d'exercice du droit syndical ».
M.B.S.M.
Coup d'envoi de la saison 2025-2026 : L'Espérance face à une rude concurrence
A tout seigneur, tout honneur. L'Espérance de Tunis, championne de Tunisie en titre, remettra à partir d'aujourd'hui son trophée en jeu. Détentrice des deux derniers championnats, elle ne veut sûrement pas s'arrêter en si bon chemin. Avec quelques nouvelles recrues et sans ses deux Brésiliens Sasse et Rodrigues, l'équipe de Bab Souika ouvre à Gabes face à l'association locale en butte à des problèmes internes. Son dauphin de la saison écoulée, l'USMonastir, dirigée cette fois-ci par Montacer Louhichi recevra dimanche le Stade Tunisien. Entre deux clubs qualifiés en coupes africaines, le match s'annonce intéressant à plus d'un titre. L'Etoile du Sahel, troisième la saison dernière, a perdu son buteur , Chawat parti au Club Africain, mais se présente avec des arguments solides dès le premier match à Tunis contre la JSOmrane. Le Club Africain de son côté, à connu un été mouvementé après le départ de plusieurs titulaires habituels et l'arrivée de quelques renforts de taille dont le doyen de nos entraîneurs, Faouzi Benzarti avec comme objectif premier, jouer sérieusement les premiers rôles après des années de disette. A Kairouan,la JSK, neo-promu, recevra l'ASSoliman avec beaucoup d'enthousiasme et d'ambition. L'ESMetlaoui offrira l'hospitalité au CABizertin qui a connu une inter-saison quelque peu perturbée. L'USBGuerdane, de son côté, recevra l'O.Beja et compte profiter des problèmes administratifs des Cigognes pour signer une belle victoire. Enfin, le CSSfaxien , bien renforcé par le retour de Ali Maaloul et Mathlouthi outre quelques étrangers de valeur, recevra l'ESZarzis, la surprise delà saison écoulée. Un beau match en perspective. La saison commence sans la technique de la VAR pour des raisons de logistique et il faudra attendra la cinquième journée pour la voir à l'œuvre. C'est bien dommage qu'on réagisse toujours en retard . Il ne faudrait pas aussi s'étonner de voir nos referees commettre des erreurs d'appréciation de taille lors des quatre premières journées. Enfin, il est important de rappeler qu'à la fin de cette saison, les trois derniers classés descendront en Ligue 2. Bonne saison à tous.
J.B.
Conférence de presse de la FTF : La VAR, la relégation et les nouveaux règlements au menu
La Fédération Tunisienne de Football (FTF) a tenu ce vendredi une conférence de presse pour présenter les nouveautés de la saison 2025-2026, qui démarre ce week-end. De nombreuses réformes ont été annoncées, touchant aussi bien le système disciplinaire, les compétitions que la couverture télévisée en plus de la VAR dont l’absence pourrait poser problème.
En l’absence du président de la FTF, c’est Rim Bejaoui, la membre du bureau fédéral chargée du football féminin qui a dirigé cette rencontre avec la presse. Elle a présenté les changements apportés au code disciplinaire. Désormais, aucune équipe ne sera sanctionnée d’un forfait pour non-paiement d’amende disciplinaire. En cas de sanction visant un dirigeant, un délai d’un mois sera accordé au club, à l’issue duquel un seul point sera retiré sans autre conséquence. Il s’agit de réformes très discutables qui servent les intérêts, en premier lieu, des clubs financièrement b mieux lotis.
Les amendes seront relevées et les sanctions allégées, tout en élargissant la marge d’appréciation des commissions disciplinaires. Le nouveau barème sera communiqué avant le lancement de la saison. En outre, de nouvelles sanctions s’appliqueront aux clubs qui refusent de fournir des déclarations aux médias après les matches. Chaque équipe devra assurer la présence de l’entraîneur (ou de son adjoint) et d’au moins trois joueurs.
3 clubs de la Ligue 1 relégués en fin de saison
Belhassan Bessamra a annoncé que les huis clos seront désormais remplacés par un système de zones dans les tribunes, afin de cibler les fauteurs de troubles sans priver l’ensemble des supporters. Là, également, il y a beaucoup de flou car les zones diffèrent d’un stade à l’autre, alors que pour la levée de la sanction du huis clos de la saison passée ne fera plaisir qu’aux clubs concernés qui ont réussi à arracher cette annulation !
Concernant la Ligue 1, trois clubs seront relégués en fin de saison et remplacés par les premiers des poules A et B de la Ligue 2 alors que les classés 2e ou 3e disputeront des barrages en demi-finale sur le terrain du classé second puis une finale entre les deux vainqueurs sur terrain neutre.
En Ligue 2, le découpage géographique est supprimé. Deux scénarios sont à l’étude pour la répartition des groupes : soit un classement basé sur les positions paires/impaires de la saison écoulée, soit un tirage au sort par niveaux. Les clubs seront consultés avant décision finale.
VAR, droits TV et finances des clubs
Il s’agit d’un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre. A ce propos, Moez Mestiri a confirmé qu’un nouvel appel d’offres a été lancé pour la VAR, après l’annulation des précédents jugés imprécis. La Fédération souhaite éviter tout conflit d’intérêts avec les anciens fournisseurs et garantir l’intégrité du processus. Le déploiement est prévu, en principe, à partir de la cinquième journée. Le coût global est estimé à 8 millions d’euros, cofinancé par la FIFA et la FTF.
Le partenariat avec la Télévision tunisienne a été reconduit : cinq matches de la première journée seront diffusés sur Al-Wataniya 1 et 2. Un appel d’offres sera lancé prochainement pour la diffusion numérique, dans un cadre transparent et ouvert.
Kamel ZAIEM
Rassemblement devant le siège de l’UGTT : Des partis politiques réagissent
Le rassemblement qui a eu lieu hier jeudi devant le siège de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), à Tunis, a suscité une nouvelle vague de condamnations de la part de quelques partis politiques et composantes de la société civile.
Des dizaines de personnes s’étaient rassemblées hier, jeudi, devant le siège de la Centrale ouvrière, brandissant des slogans hostiles à l’organisation et à ses dirigeants et appelant à sa dissolution. Les syndicalistes présents sur les lieux ont fait barrière devant les protestataires pour les empêcher de pénétrer dans le bâtiment, selon un communiqué de l’UGTT.
La Coalition « Soumoud » a condamné, dans une déclaration publiée vendredi, ce qu’elle a qualifié de « tentatives de restreindre le travail syndical indépendant », estimant que cette « agression ayant ciblé une organisation nationale historique ayant contribué à la construction de l’État national et à la défense des droits des travailleurs, porte atteinte au climat des libertés dans le pays ».
De son côté, le Parti des Démocrates Unifiés (clan dirigé par Zied Lakhdhar) a, vivement, condamné cet incident qui s’inscrit, selon le parti, dans le cadre de tout un processus ciblant l’activité syndicale et les droits des travailleurs en Tunisie.
Pour sa part, le bureau exécutif de l’UGTT a appelé hier le parquet à « ouvrir une enquête sur l’agression de son siège et enquêter sur les crimes d’agression, de diffamation, de calomnie et d’incitation à la violence ».
Gaza: Condamnation internationale unanime du plan Netanyahu
Après l’approbation, ce vendredi matin, par le Conseil des ministres de l’occupation israélienne du plan visant à occuper la bande de Gaza –quelques heures après que le Premier ministre de l’occupant, Benyamin Netanyahu, a annoncé son intention de prendre le contrôle militaire total de l’enclave–, les réactions internationales se sont multipliées, appelant dans leur majorité l’occupant à renoncer à ce projet.
En Israël même, la contestation s’intensifie. Yair Lapid, chef de l’opposition, qualifie ce projet de «désastre qui en engendrera d’autres» et accuse Netanyahu de céder aux extrémistes de sa coalition.
À l’international, les critiques sont tout aussi sévères. Des responsables palestiniens dénoncent un «crime de guerre» et un «génocide». L’Australie avertit que cette politique «ne fera qu’aggraver la catastrophe humanitaire» et réaffirme que la coexistence de deux États reste la seule issue viable.
Les analystes rappellent que la précédente occupation de Gaza (1967-2005) s’était soldée par un échec, Israël ayant été confronté à une résistance continue. La stratégie actuelle risque d’alimenter un cycle sans fin de violence, nourri par des générations privées de terres, de droits et d’avenir.
Chine : Une grave inquiétude
La Chine a quant à elle exprimé, ce vendredi, sa «grave inquiétude» face au plan israélien visant à prendre le contrôle militaire de Gaza-Ville, exhortant Israël à «cesser immédiatement ses actions dangereuses».
«Gaza appartient au peuple palestinien et constitue une partie intégrante du territoire palestinien», a déclaré un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, dans une réponse écrite transmise à l’AFP.
Turquie : Appel à stopper le plan israélien
La Turquie a elle aussi exhorté, ce vendredi, la communauté internationale à «empêcher» la mise en œuvre du plan présenté par le Premier ministre israélien visant à prendre le contrôle militaire de Gaza-Ville.
«Nous appelons la communauté internationale à assumer ses responsabilités afin de bloquer cette décision, qui cherche à déplacer de force les Palestiniens de leur terre et à rendre Gaza inhabitable», déclare le ministère turc des Affaires étrangères, dans un communiqué.
ONU : appel urgent à stopper le plan militaire
Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé, ce vendredi, à l’arrêt immédiat du plan israélien visant à la prise de contrôle militaire totale de la bande de Gaza. Selon lui, ce plan viole la décision de la Cour internationale de justice, compromet la solution à deux États et le droit des Palestiniens à l’autodétermination.
Türk met en garde contre une escalade qui entraînera davantage de déplacements forcés, de morts et de souffrances, tout en dénonçant la destruction massive et les crimes potentiels. Il appelle aussi Israël à permettre un accès humanitaire sans entrave pour sauver des vies, plutôt que d’intensifier le conflit.
Par ailleurs, il demande la libération immédiate et inconditionnelle des otages israéliens ainsi que celle des Palestiniens détenus arbitrairement par Israël.
Londres dénonce...
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné le plan israélien d’intensifier son offensive à Gaza, le qualifiant de «grave erreur» qui ne fera qu’aggraver le conflit et provoquer davantage de victimes civiles. Il a appelé Israël à reconsidérer cette décision et demandé un cessez-le-feu immédiat, une augmentation de l’aide humanitaire et la libération des otages.
Starmer a rappelé l’engagement du Royaume-Uni en faveur d’une solution à deux États et souligné que le Hamas doit être désarmé et exclu de tout rôle futur.
















