Premier League : Mohamed Salah sacré joueur de l'année pour la troisième fois, un record
Mohamed Salah est devenu mardi le premier joueur à remporter pour la troisième fois le titre de joueur de l'année en Premier League, décerné par la PFA (Association des footballeurs professionnels).
L'Égyptien sort d'une saison florissante avec un 20e titre de champion d'Angleterre conquis par les Reds et un total personnel de 29 buts et 18 passes décisives. Salah avait déjà été sacré joueur de l'année lors des saisons 2017/18 et 2021/22. Ces derniers mois, le joueur de 33 ans a également reçu deux autres prix du joueur de l'année, décernés l'un par l'Association des journalistes de football et l'autre par la Premier League.
Outre Salah, l'équipe de l'année 2024/25 de la PFA Premier League compte plusieurs joueurs de Liverpool : Virgil van Dijk, Ryan Gravenberch et Alexis Mac Allister.
Le défenseur hongrois Milos Kerkez complète la liste tout comme le trio d'Arsenal composé de William Saliba, Gabriel Magalhaes et Declan Rice. Matz Sels et Chris Wood y figurent également après leur belle saison à Nottingham Forest (7e de Premier League), tandis que l'attaquant de Newcastle Alexander Isak, qui souhaite quitter le club, figure dans l'équipe après avoir terminé deuxième meilleur buteur derrière Salah.
L'Espagnole Mariona Caldentey, d'Arsenal, a remporté le titre de joueuse de l'année après avoir pris part à la victoire des Gunners en Ligue des champions.
Artisan de l’image et mémoire du cinéma maghrébin, Ahmed Bennys n’est plus
Le Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI) a annoncé le décès d’une figure emblématique du cinéma tunisien et arabe, Ahmed Bennys, directeur de la photographie de grand talent.
Artisan de l’image, regard singulier et visionnaire, le défunt a su, à travers sa caméra, offrir une esthétique visuelle rare, profonde et poétique. Son œuvre a marqué de nombreuses productions tunisiennes, arabes et africaines, devenant une référence majeure dans l’histoire du cinéma de la région.
Par son départ, la scène cinématographique perd non seulement un artiste d’exception, mais aussi un pédagogue généreux, un mentor passionné qui a su transmettre son amour du 7e art aux jeunes générations.
Chef opérateur reconnu, réalisateur, acteur et technicien, Ahmed Bennys fait partie de ces artisans de l’ombre dont la contribution au cinéma maghrébin est aussi précieuse qu’indispensable. Depuis les années 1960, son regard affûté derrière la caméra a façonné certaines des œuvres les plus marquantes du 7e art tunisien et régional.
Un début dans les coulisses du cinéma
La carrière cinématographique d’Ahmed Bennys débute en 1966 comme assistant caméra sur « Hamida », réalisé par Jean Mailland. Cette première expérience technique constitue le point de départ d’un parcours long et éclectique.
Chef opérateur de talent
C’est en tant que chef opérateur qu’il s’impose véritablement dans les années 1970. Il collabore à plusieurs courts et moyens métrages emblématiques, dont « « Le Réverbère (1972) de Hamouda Ben Halima, « Pique-nique » (1972) de Férid Boughedir, ou encore « La Visite » (1972) de Hédi Ben Khalifa.
Sa signature visuelle accompagne ensuite des réalisateurs majeurs : « Les Ambassadeurs » (1975) de Nacer Ktari, « Le Sultan de la médina » (1992) et La Télé arrive (2006) de Moncef Dhouib, ou encore « Keswa, le fil perdu » (1997) de Kalthoum Bornaz.
Il participe aussi à des projets internationaux comme « « Frantz Fanon, peau noire, masque blanc » (1995) du Britannique Isaac Julien, consolidant ainsi son rayonnement au-delà des frontières tunisiennes.
Incursion dans la réalisation et le jeu
En 1974, Ahmed Bennys passe à la réalisation avec un film d’animation intitulé « Mohammedia ». Une œuvre peu connue mais qui témoigne de sa polyvalence. En 2014, il apparaît également devant la caméra dans le court métrage « Et Roméo épousa Juliette » de Hinde Boujemaa, prouvant qu’il n’a jamais cessé d’explorer les multiples facettes du cinéma.
Parcours discret mais riche
Avec une filmographie qui traverse les décennies, Ahmed Bennys reste une mémoire vivante du cinéma tunisien et maghrébin. Il a su accompagner les grands noms du 7e art tout en restant fidèle à une éthique du travail bien fait, souvent loin des projecteurs, mais toujours au cœur de la création.
Lancement de « The Gate » : Un magazine pour promouvoir la destination Tunisie
Aujourd’hui mercredi 20 août 2025, TAV Tunisie a lancé son nouveau magazine The Gate, distribué gratuitement dans les aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir-Habib Bourguiba. Conçu par l’agence Markedia, ce magazine bilingue (français-anglais) met en avant une Tunisie authentique à travers des articles culturels, touristiques et pratiques.
En plus de valoriser les richesses du pays, The Gate sert de guide pour les régions de Sousse, Monastir et Hammamet. Il propose des suggestions de restaurants, festivals, musées, et une rubrique dédiée aux enfants. Il s’adresse aussi bien aux touristes qu’aux Tunisiens résidant à l’étranger.
Publié en édition saisonnière et disponible en version digitale, ce projet s’inscrit dans la stratégie de TAV Tunisie visant à enrichir l’expérience voyageur et promouvoir l’image moderne de la Tunisie.
Festival Cinétoile 2025 à Nabeul : des projections sous les étoiles
Le festival international du court- métrage Cinétoile revient dans une huitième édition du 24 au 29 août 2025. Ce nouveau rendez-vous cinématographique se déroulera au site archéologique Néapolis, au fort de Hammamet et au Centre culturel Néapolis à Nabeul (Cap Bon).
En attendant d’annoncer sa programmation, le festival a dévoilé l’affiche officielle signée par l’artiste Shawki Boukef, une identité visuelle, où l’art et le symbole se rencontrent. Sur fond d’horizon marin constellé d’étoiles, une mouette au regard vif, parée de coquillages, domine les vagues comme une sentinelle du large. Entre l’écume et la lumière, l’oiseau devient métaphore du cinéma tout court : libre, audacieux, prêt à s’élancer vers d’autres rivages. Les marches rouges qui se perdent dans la mer évoquent l’ascension vers l’écran, porte ouverte sur des récits venus du monde entier, invitant à un voyage cinématographique où chaque court métrage est une étoile nouvelle dans le firmament de Cinétoile.
Organisé par la délégation régionale aux affaires culturelles de Nabeul, avec le soutien du Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI), de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (Amvppc) et de la municipalité de Nabeul, le festival rassemble chaque année des cinéphiles, des réalisateurs, des producteurs et des critiques du monde entier, créant ainsi un espace de rencontre et d’échange autour du cinéma.
Depuis sa création en 2017, le festival « Cinétoile » s’est imposé comme un événement culturel offrant dans la région une sélection de films et d’activités variées autour du cinéma. Le surnom « Cinéma sous les étoiles » prend tout son sens avec des projections nocturnes en plein air qui invitent le public à vivre le cinéma autrement, sous le ciel étoilé.
EST: Sasse revient, Boualia en renfort en attendant Mzize
A L'Espérance, les choses commencent à s'éclaircir et à se stabiliser après deux journées mal négociées et deux parités mal accueillies par les supporters. L'effectif vient de retrouver le Brésiliens Yan Sasse qui a repris les entraînements avec ses camarades après une semaine passée avec les Élites, l'Algérien Kouceila Benalia, la nouvelle recrue, ailier droit de 24 ans, qui a effectué avec succès la visite médicale d'usage qui précède la signature du contrat et enfin, l'accord trouvé avec l'avant centre tanzanien de 21 ans, Clément Mzize dont l'atterrissage au Parc B est imminent.
Autant dire qu'à partir de la cinquième journée, le champion sortant devrait trouver un meilleur équilibre et une formation type stable. En attendant, L'Espérance ira à Kairouan, demain, avec la nette détermination de s'imposer pour renouer avec la victoire.
J.B
Ligue 1 : Les arbitres des matches de la 3e journée
La Direction Nationale de l'Arbitrage a communiqué la liste des arbitres qui dirigeront les matches de la 3e journée de Ligue 1 :
Jeudi 21 août :
AS Soliman 16h30 Stade Tunisien
Arbitre : Bacem Belaid
JS Kairouanaise 16h30 Espérance de Tunis
Arbitre : Naim Hosni
US Ben Guerdane 16h30 Etoile Sportive du Sahel
Arbitre : Walid Mansri
Vendredi 22 août :
Club Africain 16h30 Espérance de Zarzis
Arbitre : Aymen Nasri
US Monastirienne 16h30 Olympique de Béja
Arbitre : Montassar Belarbi4
AS Gabés 16h30 AS Marsa
Arbitre : Haythem Trabelsi
ES Métlaoui 16h30 Club Sportif Sfaxien
Arbitre : Seif Ouertani
JS Omrane 16h30 Club Athlétique Bizertin
Arbitre : Fraj Abdellaoui
Ligue 1 : Programme de la quatrième journée
Le marathon du début de saison continue en Ligue 1. Voici le programme des matches de la quatrième journée qui auront lieu la semaine prochaine :
Mercredi 27 août :
Espérance de Zarzis 16h30 US Ben Guerdane
AS Marsa 16h30 US Monastirienne
Stade Tunisien 16h30 ES Métlaoui
Olympique de Béja 16h30 JS Kairouanaise
Jeudi 28 août :
Club Athlétique Bizertin 16h30 Club Africain
Espérance de Tunis 16h30 AS Soliman
Etoile Sportive du Sahel 16h30 AS Gabés
Club Sportif Sfaxien 16h30 JS Omrane
N.B. : Tous les matches débutent à 16h30
Kairouan: Nouveau service d'imagerie et de radiologie à l’hôpital Ibn Al-Jazzar
Un nouveau service d’imagerie médicale et de radiologie a été mis en service le 18 août 2025 à l’unité des spécialités chirurgicales des Aghlabites, rattachée à l’hôpital universitaire Ibn Al – Jazzar de Kairouan. L’investissement global, estimé à 4 millions de dinars, a permis à la fois l’aménagement des locaux et l’acquisition d’équipements modernes.
Le service est doté d’un scanner de dernière génération et d’un appareil d’échographie pour un coût de 3,5 millions de dinars. Ces équipements devraient contribuer à accélérer les diagnostics, améliorer la prise en charge des patients, réduire les délais d’attente et répondre plus efficacement aux urgences.
Le personnel a également été renforcé avec l’affectation de cinq techniciens en radiologie, quatre infirmiers, du personnel paramédical ainsi que des agents de santé et de secrétariat médical.
Cette ouverture représente un renforcement des services hospitaliers à Kairouan et vise à rapprocher les soins spécialisés des habitants de la région.
ESS : Le Libyen Noureddine Al Gleib débarque
L'Etoile sportive du Sahel a annoncé, lundi soir, le recrutement du milieu de terrain libyen Noureddine Al Gleib sous forme de transfert libre en provenance d'Al Ahly Tripoli. Il s’agit d’un renfort considérable et bien accueilli par les supporters sahéliens, déçus par les performances de leur équipe en ce début de saison.
L'ESS affronte, pour le compte de la troisième journée du championnat de Ligue 1, l'Union sportive de Ben Guerdane, ce jeudi à partir de 16 heures.
L'équipe de Lassaad Dridi tentera de décrocher sa première victoire, après deux défaites face à la Jeunesse sportive d'El Omrane et au Club africain.
K.Z.
Korba: 1 mort et plusieurs blessées dans le renversement d’un bus transportant des ouvrières
Malheureusement, les drames sur route pour les femmes ouvrières rurales se poursuivent. Un accident a eu lieu, ce lundi, sur la route reliant Korba et Tunis au niveau de la zone de Djebel Haddad, faisant un mort et plusieurs blessés.
L’accident consiste en le renversement d’un bus transportant des ouvrières d’une usine basée dans la zone industrielle de Henchir Ayed à Korba (gouvernorat de Nabeul), ont indiqué à l’Agence TAP des témoins qui étaient présents au moment de l’incident.
Les blessés ont été transférés aux hôpitaux locaux de Korba et Béni Khaled et à l’hôpital universitaire Mohamed Tahar Maâmouri à Nabeul pour recevoir les soins nécessaires.
Guerre à Gaza : le Hamas a accepté la nouvelle proposition pour un cessez-le-feu
Le Hamas a répondu positivement à une nouvelle proposition de cessez-le-feu avec Israël à Gaza, soumise par les médiateurs égyptien et qatari, a indiqué lundi à l’AFP un responsable du mouvement islamiste palestinien.
«Le Hamas a remis sa réponse aux médiateurs, et confirmé que le mouvement et les factions (palestiniennes) ont accepté la nouvelle proposition de cessez-le-feu sans demander de modifications», a-t-il indiqué sous couvert de l’anonymat. Une délégation du mouvement islamiste a reçu au Caire une nouvelle proposition de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, prévoyant une trêve initiale de 60 jours et la libération en deux étapes des otages, a indiqué lundi un responsable palestinien.
Trêve de 60 jours
Le texte présenté au Hamas au Caire, où le premier ministre qatari a rencontré le président Abdel Fattah al-Sissi, reprend les grandes lignes d’une précédente proposition américaine. Cette nouvelle proposition «se base sur celle de l’envoyé américain (Steve) Witkoff, qui prévoit une trêve de soixante jours et la libération des prisonniers israéliens en deux vagues», selon une source palestinienne proche du dossier.
«La proposition est un accord-cadre pour lancer des négociations sur un cessez-le-feu permanent. Le Hamas tiendra des consultations internes au sein de sa direction» et avec les dirigeants d’autres groupes alliés, a ajouté cette source qui a requis l’anonymat. Selon une source au sein du Jihad islamique, groupe palestinien allié du Hamas, ce plan prévoit un cessez-le-feu de 60 jours en échange de la libération de 10 otages israéliens, et de la restitution d’un certain nombre de corps de captifs.
Selon la source au sein du Jihad islamique, «les captifs restants seraient libérés lors d’une deuxième phase, avec des négociations immédiates à suivre pour un accord plus large» visant à mettre fin à la guerre, avec des garanties internationales. Ceci afin de «contrecarrer le plan de l’occupant visant à occuper Gaza et à en déplacer les habitants».
Les efforts des médiateurs - Égypte, Qatar et États-Unis - ont échoué jusque-là à aboutir à un cessez-le-feu durable dans la guerre qui ravage depuis 22 mois la bande de Gaza, où 19 Palestiniens ont été tués lundi dans des frappes et tirs israéliens. Dans l’après-midi, aucun responsable israélien n’avait encore commenté les discussions en cours en Égypte, où s’est rendu le premier ministre qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani.
Dubaï: Vol déjoué d'un diamant rare de 25 millions de dollars grâce à l’IA !
La police de Dubaï (Emirats arabes unis) a annoncé, ce lundi, avoir arrêté des voleurs ayant dérobé un diamant rose rare, estimé à 25 millions de dollars, quelques heures après le vol, selon l'agence de presse officielle WAM. La police a indiqué que les voleurs avaient demandé à un négociant en diamants d'apporter la pierre précieuse dans une villa, pour un prétendu client.
En moins de huit heures, poursuit WAM, trois personnes originaires d’un pays asiatique qui n'a pas été précisé, ont été arrêtées grâce notamment "à l'utilisation des dernières technologies d'intelligence artificielle".
Des vidéos partagées par le bureau des médias de Dubaï ont montré trois hommes, le visage flouté, après leur arrestation, ainsi que des images de vidéosurveillance du gang.
Ligue 1: Programme de la 3e journée
La Ligue Nationale de Football Professionnel vient de rendre public le programme de la troisième journée de la Ligue 1. Après deux rondes où le football présenté dans des conditions climatiques difficiles avec une chaleur suffocante n'a pas atteint un niveau respectable, nous osons espérer jeudi et vendredi des matches de meilleure qualité même si les coups d'envoi seront donnés aussi à 16h30. Cette troisième journée comportera un duel intéressant entre les deux leaders L'Espérance de Zarzis et le Club Africain. En voici les détails :
-Jeudi 21 août :
JSK -EST
JSO -CAB
ASS- ST
USBG- ESS
-Vendredi 22 août :
CA- ESZ
USM- OB
ASG -ASM
ESM- CSS
J.B
L’héritage d’Oum Kalthoum sublimé par May Farouk
L'amphithéâtre romain de Carthage a vibré, dans la soirée du samedi 16 août 2025, sous un frémissement d’émotion et de nostalgie, au rythme du concert de la chanteuse égyptienne May Farouk, rendant hommage à Oum Kalthoum, pour le cinquantenaire de sa disparition.
Transmise en direct sur la chaîne nationale El Wataniya ainsi que sur trois chaînes égyptiennes, la soirée, rehaussée par la présence de Bassem Hassan, ambassadeur d’Egypte en Tunisie, a été ponctuée par la projection sur grand écran d’extraits de la visite d’Oum Kalthoum en Tunisie, en mai 1968, offrant au grand public un retour dans le temps et un éclairage unique sur le lien de l’astre d’Orient avec la Tunisie.
Accompagnée d'un orchestre tunisien de près de quarante musiciens sous la baguette du maestro Mohamed Lassoued, May Farouk, émue et fière de se produire sur la scène mythique de Carthage, a fait ressurgir les grands classiques de la diva à travers un récital qui restera incontestablement gravé dans la mémoire du Festival International de Carthage et de son public.
Dès son entrée sur scène, May Farouk qui vient d'inscrire son nom dans les annales du FIC, a imposé une présence à la fois sobre et radieuse. Drapée dans une élégance classique qui rappelle celle de l’illustre diva aux années 1960, elle a conquis le public par la maîtrise de sa voix puissante et la profondeur de son interprétation. Son timbre ample, soutenu par un vibrato puissant et nuancé, conférait à chaque morceau une force et une beauté qui allaient droit au cœur.
Tout au long du concert, sur près de deux heures et demi, l'orchestre, maître des nuances et des rythmes, a porté avec grâce la voix de May Farouk, qui enchaînait les mélodies immortelles d’Oum Kalthoum, comme "el hob kollou", "alf lila wlila", "fet el maad", "hadhihi laylati", "siret el hob"...offrant à chaque fois un souffle neuf. Son habilité vocale à habiter chaque mot et chaque silence a donné au public conquis l’impression d’assister à un voyage dans le temps, à la frontière entre passé et présent.
Le moment fort de la soirée demeure sans doute son interprétation finale de "enta omri", ce titre qui est devenu, depuis sa sortie au début des années soixante, un hymne d’amour et de passion. Dans un respect fidèle à l’original, mais avec une touche contemporaine discrète, May Farouk a su raviver la magie de ce chef- d’oeuvre intemporel du tarab.
Au-delà de la performance technique, c’est la maitrise à la perfection de May Farouk qui a marqué l’auditoire. Sa voix, à la fois fidèle à l’école "kalthoumiyet" et empreinte de sa propre identité, a révélé combien cet héritage demeure vivant. Elle n’a pas seulement interprété Oum Kalthoum : elle l’a chantée, portée par le raffinement d’un héritage et l’élégance d’une diva.
Avec ce concert à guichets fermés, la 59ème édition du Festival international de Carthage a revisité, à travers cette programmation, un pan de l’âge d’or de la musique arabe, porté par les voix qui ont marqué le XXème siècle par leur virtuosité et leur répertoire.
Cinquante ans après la disparition de la plus grande voix du monde arabe, le public du FIC, au summum de l'exaltation, a pu revivre la splendeur de cette époque légendaire, celle d'un art qui continue de résonner, porté par des artistes qui trouvent en Oum Kalthoum une source d’inspiration et un horizon d’excellence.
Le Quotidien avec TAP
Avec ses merveilleuses interprétations d’Oum Kalthoum : May Farouk enflamme la scène de Carthage
Elle était très attendue à Carthage et elle n’a pas déçu. Mieux encore, le spectacle était l’un des meilleurs de cette 59e édition du festival de Carthage.
Le samedi 16 août 2025, l'amphithéâtre romain de Carthage a vibré sous les accents éternels de la musique d’Oum Kalthoum, à l’occasion d’un concert exceptionnel de la chanteuse égyptienne May Farouk. Programmé dans le cadre de la 59ᵉ édition du Festival international de Carthage, ce spectacle à guichets fermés a marqué le 50ᵉ anniversaire de la disparition de « El Sett », véritable icône de la chanson arabe et réputée à travers le monde.
En présence de SEM l’Ambassadeur d’Égypte et retransmis en direct sur trois chaînes égyptiennes, l'événement s’est ouvert par une projection rare : une vidéo d’archives de la visite d’Oum Kalthoum en Tunisie, en mai 1968, accompagnée de sa voix en fond sonore. Une introduction émotive qui a plongé le public dans l’univers de l’Astre d’Orient, avant que la magie ne se poursuive en direct sur scène.
Accompagnée de quarante musiciens dirigés par le maestro Mohamed Lassoued, May Farouk a su ressusciter la grandeur des œuvres d’Oum Kalthoum avec puissance et fidélité. Dès les premières notes d’« El Hobbi Kolou », les spectateurs ont chanté à l’unisson, dans une communion presque sacrée. Le second morceau, « Hadhihi Laylati », a confirmé l’aisance de May Farouk à incarner la poésie et l’intensité émotionnelle des grands textes classiques.
La chanteuse, visiblement émue par l’accueil chaleureux, n’a pas pu retenir ses larmes en remerciant le public. Cette sincérité a renforcé la proximité entre l’artiste et une audience enchantée.
Avec « Ala balad el mahboub », au rythme plus enlevé, May Farouk a démontré son aisance à alterner énergie et sensibilité. Elle a ensuite enchaîné avec « Gaddedet Hobbak », « Fat el Miaad » et « Holm », autant de titres emblématiques interprétés avec une maîtrise vocale remarquable du tarab, ce style musical profondément expressif et exigeant. Sa capacité à restituer l’intensité et la justesse des œuvres d’Oum Kalthoum a été saluée par de longs applaudissements.
Le programme s’est poursuivi avec des extraits de « Esseel Rouhak » (sur une musique de Mohammed Al-Mougi), « Baeed Annek », « Sirt el Hob » (composées par Baligh Hamdi) et « Daret el Ayam », signée Mohammed Abdelwahab. Chaque titre a réactivé la mémoire collective et touché des spectateurs de toutes générations, entre nostalgie et magie.
Moment fort du concert, la chanteuse a brièvement quitté la scène avant de réapparaître vêtue d’un cap traditionnel tunisien, enfilé sur sa robe – un geste symbolique qui a suscité une ovation du public. Le spectacle s’est achevé en apothéose avec « Enta Omri », repris en chœur par un amphithéâtre transformé en immense chorale.
Durant plus de deux heures et demie, le public a chanté, dansé et vibré au rythme de ces mélodies intemporelles. À travers cette performance immersive, May Farouk a prouvé que l’héritage d’Oum Kalthoum continue de transcender les époques et les frontières.
Lors de la conférence de presse qui a suivi, l’artiste a souligné la responsabilité des chanteurs d’aujourd’hui à faire vivre ce patrimoine, tout en s’engageant dans la création de nouvelles œuvres. Un équilibre entre mémoire et avenir, à l’image de ce concert inoubliable.















