Ligue 1 : Clément Mzize proche de l'Espérance
Devant les difficultés rencontrées pour finaliser le recrutement du Namibien Peter Shalulule, sociétaire de Mamelodi Sundowns, l'Espérance s'est tournée vers un attaquant Tanzanien de 21 ans qui évolue à Young Africans, Clément Mzize. Il est doté d'une très bonne technique et d'une force physique impressionnante. Les Sang et Or sont en train de mettre le paquet pour s'assurer les services de cet attaquant.
J.B
QNB Tunisia s’engage pour la protection des océans à travers la campagne internationale lancée du Groupe QNB "Le Pacte Bleu"
Dans le cadre de l’initiative internationale"Le Pacte Bleu" lancée par le Groupe QNB, QNB Tunisia a organisé une série d’activités de sensibilisation à l’importance de la protection de l’environnement marin, dédiées aux enfants des collaborateurs de la banque.
Placée sous le thème "Les Petits Gardiens de la Mer", cette action vise à éveiller dès le plus jeune âge une conscience écologique, à travers des ateliers ludiques et créatifs conçus pour stimuler l’imagination des enfants tout en les sensibilisant aux enjeux environnementaux marins.
Encadrés par des spécialistes de l’association "Abysse Plongée", les enfants ont participé à des activités éducatives et artistiques, réalisant de magnifiques œuvres inspirées du monde marin. Ces moments de partage ont permis d’explorer, de manière pédagogique, les défis liés à la préservation des océans et à la protection de la biodiversité marine.
Le point fort de l'événement fut la signature symbolique du Pacte Bleu par les enfants, marquant leur engagement à adopter des gestes simples mais significatifs pour la sauvegarde de l’environnement marin. Par ce geste, ils deviennent de véritables ambassadeurs de demain, porteurs d’un message fort en faveur de la planète.
Al Qods : Graffiti pro-Gaza sur le mur des lamentations
Un graffiti proclamant « Il y a une Shoah à Gaza » a été découvert lundi sur le mur des lamentations à Al Qods occupée, puis sur la façade de la grande synagogue.
La police a arrêté un suspect de 27 ans, résident d’Al Qods.
Le rabbin du mur a dénoncé une « profanation » et le marquage a été rapidement effacé.
Pour rappel, shoah est synonyme d’holocauste. C'est-à-dire que ce graffiti vient rappeler à tout le monde l’existence d’un génocide à Gaza.
Gaza : Mohamed Salah tacle l'UEFA sur la mort du « Pelé palestinien »
L'attaquant égyptien de Liverpool, Mohamed Salah, a suscité une polémique sur les réseaux sociaux, en réagissant à l'hommage rendu par l'UEFA à l'ancien football palestinien Suleiman Al-Obeid, dit le "Pelé palestinien".
"Adieu à Suleiman Al-Obeid, le Pelé palestinien. Un talent qui a donné de l’espoir à un nombre incalculable d’enfants, même dans les périodes les plus sombres", a écrit l'instance dirigeante du football européen, sur son compte X.
En réponse à ce tweet, Mohamed Salah a réagi, en publiant le message suivant: "Pouvez-vous nous dire comment il est mort, où, et pourquoi ?", critiquant le fait que l'UEFA n'a pas mentionné les circonstances de la mort de l'ex-footballeur palestinien, tué par des tirs israéliens qui ont visé des civils qui attendaient de l'aide humanitaire, au Sud de la Bande de Gaza.
Contrairement à ce qu’affirment les rumeurs : La Tunisie ne recense aucun cas de virus Chikungunya
Face aux rumeurs circulant sur une prétendue propagation du virus Chikungunya en Tunisie, le ministère de la Santé a tenu à clarifier la situation. Dans un communiqué officiel, il affirme qu’aucun cas d’infection n’a été enregistré à ce jour sur le territoire national.
L’autorité sanitaire précise avoir renforcé la surveillance épidémiologique sur l’ensemble du pays, notamment aux points de passage frontaliers, où les équipes de contrôle sanitaire sont pleinement mobilisées.
Les structures médicales, aux niveaux national et régional, sont en état de vigilance maximale et prêtes à appliquer toutes les mesures préventives nécessaires en cas d’évolution de la situation.
Le ministère invite les citoyens et les médias à s’informer uniquement auprès de sources officielles, afin d’éviter la diffusion de fausses informations.
Il rappelle également que le virus Chikungunya n’est pas nouveau : il sévit depuis des années, principalement dans les zones tropicales, et se transmet par la piqûre du moustique tigre (Aedes). Les voyageurs se rendant dans ces régions sont appelés à prendre toutes les précautions nécessaires avant leur départ.
Le ministère réitère son appel à la prudence face aux rumeurs et souligne que la page officielle de l’institution demeure la source fiable pour toute mise à jour sanitaire.
Stade Tunisien : Deux attaquants étrangers en renfort
Après avoir laissé partir quasiment tout son arsenal offensif (Mejri, Khadhraoui, Jouini, Oumarou, Kadida et très probablement Ayari), les dirigeants stadistes font tout, actuellement, pour reconstruire une ligne offensive efficace et percutante. Selon les derniers échos parvenant du Bardo, ils viennent de trouver un accord de principe pour engager deux joueurs étrangers.
Le premier est un attaquant sénégalais qui répond au nom de Amadou Dia Ndiaye et qui joue avec le club marocain Union Touarga sports. Le second est l'international tchadien Mahamat Thiam qui évolue avec le club divisionnaire espagnol Castuera. Ce milieu défensif a été récemment soumis aux tests d'usage avec l'Etoile sportive du Sahel mais son transfert a finalement capoté.
K.Z.
« Au violon » de Fadhel Jaziri au Festival International de Hammamet : L'adieu à la scène
La date du 10 août 2025 a été marquée par la représentation exceptionnelle de « Au Violon » de feu Fadhel Jaziri, qui vient de nous quitter le 11 août 2025, quelques heures après ce clap de fin scénique. Une dernière représentation offerte à Hammamet avant l'éternel voyage.
Cette récente création prend les allures d'un couronnement, celui d'une carrière prolifique de plus de 50 ans consacrée au théâtre, au cinéma et à la musique.
L’homme de théâtre, pionnier des arts en Tunisie et dans le monde arabe, signe une œuvre profonde, hybride, lyrique, qui fait échos chez les férues du théâtre depuis son avant-première phare aux Journées Théâtrales de Carthage (2024). Au fil des représentations, jusqu’à celle programmée au FIH, l’œuvre n’a cessé de muter. Jaziri a voué sa vie au 4ème art jusqu'au dernier souffle ... avec ce dernier spectacle.
« Au violon » mêle, théâtre et musique, acteurs et musiciens sur scène, afin de raconter un récit qui oscille entre l’intime et le public, le citoyen et la patrie. La création raconte l’histoire de la Tunisie, reflète un cheminement personnel, et prend la forme d’un testament bouleversant.
Dans un décor épuré, Fadhel Jaziri a mis en scène dans « Au violon », un violoniste vieillissant, autrefois membre de l’orchestre national, qui se remémore les grandes heures de sa vie musicale, entre espoirs, désillusions et souvenirs fragmentés. Ce personnage fictif solaire, humain, devient le miroir d’une Tunisie en constante mutation, traversée par des bouleversements politiques, sociaux et artistiques. Ce saut dans le temps est grandement vécu par un luthiste et deux violonistes, dont l’un est l’époux d’une prétendue chanteuse célèbre.
Musicalement, la création est dense : elle s’ouvre sur « Shahrazade » de Korsakov. Au fil des évènements, d’autres morceaux comme ceux d’Oum Kalthoum « Enta Omri » et un autre de Mohamed Abdelwaheb ou de Naâma, séduisent les plus mélomanes des spectateurs présents. Le personnage central de la pièce se remémore sa jeunesse et spécialement de ses années au conservatoire de musique de Tunis, autrefois dirigé par Ahmed Achour. « El Rachidia » occupe aussi ses souvenirs. Un hommage est rendu à un professeur tchèque qui lui a enseigné un morceau de Beethoven « Claire de Lune ».
La nostalgie exprimée dans cette pièce prend vie sur scène dans une succession d’évènement marquants, de créations et de personnalités, qui ont fait et défait les 60 ans de la Tunisie : Mohamed Driss et son « Mourad III », Habib Boularès, Fredj Chouchane, Ridha Kalai, Zoubeir Turki et les chansons de l’egyptienne, Leila Mourad, le chanteur et compositeur italien, Adriano Celentano, les célébrités qui sont passées par la Coupole d’El Menzah, à l’instar d’Oum Kalthoum, Sabah, Abdel Halim Hafez… La troupe de musique de la Radio Nationale sous la direction de Ben Algia, Sayed Chatta venu d’Egypte, le chanteur espagnol Julio Iglesias, Hédi Jouini, Hédi Guella etc. Sans oublier les succès du Nouveau Théâtre « Arab » et « El Awada ». Puis la guerre du Golfe, la destitution de Bourguiba et l’arrivée au pouvoir de Ben Ali. « Nouba », « El Hadhra », et pour finir, la révolution et son fameux « Dégage » à Ben Ali.
La musique dans « Au Violon » alimente la mémoire collective avec comme fil conducteur une histoire attachante et une narration qui capte de bout en bout. Les interprètes sont Ichraq Matar, Slim Dhib, Ilyes Blagui, Mahdi Dhaker, Lotfi Safi et Ghaith Nafati.
Cette dernière œuvre englobe tout ce qu'a créé l'artiste : accomplissements, œuvres diverses incontournables, projets. Le grand Fadhel Jaziri a évoqué toute une époque, celle dont il était le témoin. L'histoire, ses tournants et ses tourments y sont grandement étalés, avec une saisissante maîtrise.
Créée contre l'oubli, « Au Violon » a la vocation d'une archive qui compile une vie monumentale, truffée de succès, de réussites, et totalement consacrée aux arts et à la culture. Son départ, qui a coïncidé avec sa représentation à l'amphithéâtre de Hammamet, résonne comme un dernier cadeau à un festival et à une scène qu'il chérissait particulièrement. Ce lieu magique, à qui il a consacré une immense partie de ses accomplissements, vivra désormais à sa mémoire et à celles et ceux qui l'ont traversé avant de partir vers l'éternité.
Najwa Karam au Festival international de Carthage : un retour triomphal
La star libanaise Najwa Karam a retrouvé la scène de Carthage après une longue absence lors de la soirée du 9 août.
Attendue avec impatience par un public fidèle et passionné, son spectacle a déjà été annoncé Sold out quelques jours après la mise en vente des billets.
Sur plus de deux heures, elle a chanté l’amour et ses variations en partageant plus de 20 ans de tubes inoubliables.
Le concert a été transmis en direct sur la Chaine nationale Watania, Rotana music et LBC Liban.
Acclamations et applaudissements se faisaient déjà entendre même avant l’arrivée de Najwa Karam sur scène. Lorsque les spectateurs l’ont finalement vue débarquer sur les airs de « Ezzik deyem ye Carthage », ils se sont instantanément levés d’un bond pour l’accompagner en chœur et danser.
Cette chanson fait l’éloge de la Cité historique de Carthage ainsi que les liens étroits avec Sidon et Tyr au Liban.
La diva a poursuivi tout de suite son spectacle avec sa voix puissante et maîtrisée qu’on lui connaît.
« Bi gharamak masloube », célèbre titre indémodable, a été entamé avec un mawel avant que le rythme ne monte en crescendo.
Des tubes rythmés aux mélodies douces, Najwa Karam a offert au public un survol exhaustif de son répertoire truffé de succès. La voix de la star libanaise est toujours porteuse de grandes émotions qu’elle transmet avec beaucoup d’intensité, en mawel ou en rythme plus entrainant. Sur « Hayda haki », « Achega », « Khalini choufak belayl », « tahamouni » et bien d’autres titres, le public a témoigné toute son affection à la chanteuse, saluant avec enthousiasme les notes assurées et solides qu’elle a poussées tout au long de la soirée.
D’autres titres bien connus ont été intégrés dans des medleys, dont « Saharni », « Taa janbi », « Ana ma fii » et « Khayarouni ».
Najwa Karam a introduit ses chansons avec des paragraphes poétiques qui situaient le contexte pour que chacun puisse s’y identifier. Une complicité était bien palpable entre la star et les spectateurs qui ont repris par cœur tous les titres de son ancien et son nouveau répertoire.
La majorité des chansons étaient dansantes et le public de Najwa Karam l’a suivie, voguant d’un titre à un autre et l’accompagnant au chant et à la danse.
Un musicien à la tabla libanaise traditionnelle a fait partie intégrante du show avec son énergie et les notes de son instrument. Certains tubes évoquaient en effet le Liban avec ses cèdres et un pan de son patrimoine. « W kberna ya bayi» , « Damaa », « Tnoub », « Khalik al ardh », « Ouyoun albi » ainsi que d’autres mélodies émouvantes ont pris le relais pour une ambiance plus calme.
Lors de la conférence de presse, la star a réapparu en abaya tunisienne. Elle est revenue sur l’amour partagé qu’elle vous au public de Carthage, comme il s’agit, selon elle, de son 10ème passage sur cette scène mythique.
Elle a souligné son attachement à son style musical où elle se considère comme pionnière, et surtout à son dialecte libanais.
Elle a évoqué également que cette soirée représente pour elle l’un de ses meilleurs souvenirs, chaque spectacle à Carthage étant, comme elle l’a indiqué, l’occasion de se créer de nouveaux souvenirs d’exception.
Festival international de Hammamet : « Sinfonica », deux voix de deux pays
Deux voix venant de deux pays, la Tunisie et la France, se sont réunies, dans la soirée du 9 août 2025, dans le cadre de la 59ème édition du Festival international de Hammamet (FIH), autour d'un public cosmopolite pour une odyssée musicale autour des grandes icônes de la chanson française. Intitulé « Sinfonica-Spécial tubes français », le spectacle musical a été animé par l’artiste interprète tunisienne Zeineb Oueslati et le Français Philippe Cavaillès, un duo accompagné par un orchestre sous la baguette du maestro Jihed Jbara, dans un hommage à Edith Piaf, Dalida, Charles Aznavour et Jacques Brel.
La soirée s’est ouverte avec la voix de Zeineb Oueslati qui a interprété un florilège des oeuvres les plus célèbres d’Edith Piaf, dont « Hymne à l’amour », « La vie en rose », « La foule" et « Padam padam », livrant une interprétation fidèle à la sensibilité et à l’intensité des morceaux.
Dans la partie consacrée à Dalida, Zeineb Oueslati a adopté un style plus dynamique notamment sur des titres tels que « Paroles, paroles » et « Gigi l’amoroso », avant de conclure avec la célèbre chanson « salma ya salama ».
L’entrée sur scène de Philippe Cavaillès, dont la ressemblance vocale avec Charles Aznavour lui a valu la reconnaissance comme principal interprète officiel de ses chansons en France, a été remarquablement visible dans « Il faut savoir », enchaînant avec « Hier encore », « For me formidable », « Comme ils disent », jusqu’à « Emmenez-moi », emportant le public dans un voyage à travers le temps et l’espace.
Par ailleurs, Philippe Cavaillès, qui a prêté sa voix à la bande originale du film à succès « Monsieur Aznavour », réalisé par Grand Corps Malade et Mehdi Idir, a clôturé la partie dédiée à Aznavour avec une interprétation de « La bohème », avant d'interpréter plusieurs chefs d'œuvre de Jacques Brel dont « Quand on n’a que l’amour » et « Ne me quitte pas ».
Pour conclure la soirée, les deux artistes ont repris en duo « La bohème », répondant à la forte demande d’un public de plus en plus avide de revivre les éternelles d’Aznavour.
Lors de la conférence de presse après le spectacle, le chef d'orchestre Jihed Jbara a expliqué que la réorchestration de ces œuvres classiques a nécessité un travail minutieux pour préserver leur authenticité tout en les présentant sous une forme nouvelle.
De son côté, Zeineb Oueslati a exprimé sa joie d’avoir été associée à cette expérience unique en interprétant des chansons de figures emblématiques telles qu’Edith Piaf et Dalida.
Quant à Philippe Cavaillès, il s'est montré séduit par le charme singulier de la scène du Théâtre de plein air de Hammamet, qu’il a qualifié d'un « lieu de rêve ». Il a par ailleurs, souligné en tant qu'interprète, l'importance qu'il accorde à chaque souffle pour transmettre avec sincérité l’esprit et l’émotion des chansons, en particulier celles d’Aznavour.
Il a, dans ce sens, précisé avoir déjà interprété ces œuvres en France, accompagné de quatre à cinq musiciens ayant collaboré avec Aznavour, mais « l’expérience » à Hammamet, avec un orchestre complet, était différente, a-t-il confié.
Partageant quelques étapes clés de son parcours, il a indiqué que son spectacle hommage à Aznavour en France, réalisé en collaboration avec le dernier chef d’orchestre du chanteur disparu et plusieurs de ses musiciens, est un projet qu’il a financé lui-même malgré son coût élevé. « J’aime tellement les chansons d’Aznavour que je pourrais les chanter cinq heures d’affilée si c’était possible » a-t-il conclu.
Fadhel Jaziri : Retour sur une carrière hors-pair
L’annonce, tôt dans la matinée de ce lundi 11 août 2025, du décès de l’artiste, comédien, metteur en scène, producteur de théâtre, de spectacles musicaux et d'œuvres cinématographiques Fadhel Jaziri, a immédiatement mobilisé l’attention notamment sur les réseaux sociaux, où de nombreuses publications et témoignages ont inondé la toile, traduisant une profonde douleur face à la perte de ce monument du théâtre, du cinéma, de la musique et de l'art en Tunisie. Sa dernière création théâtre-danse, « Au violon », donnée hier soir, la veille de son décès, vient de marquer ainsi le dernier acte d’un parcours artistique exceptionnel de plus de cinquante ans.
Avec des expressions telles que « Fadhel Jaziri baisse le rideau, le spectacle continue », « Une légende s’éteint », « L’adieu à un maître de la scène » ou encore « La culture tunisienne perd un grand artiste », artistes, intellectuels, journalistes, acteurs culturels, ministère de tutelle, institutions culturelles et artistiques… endeuillés et sous le choc de la nouvelle, ont partagé publications, photos et souvenirs pour rendre hommage à la mémoire d’un homme dont l’oeuvre a profondément marqué plusieurs générations.
Le défunt a marqué une étape majeure dans l’histoire du théâtre et du cinéma en Tunisie, après une carrière de plus de cinquante ans d’innovation et de créativité.
Fadhel Jaziri laisse derrière lui une œuvre riche et variée qui a profondément marqué la culture tunisienne. Artiste engagé, intellectuel et visionnaire, il a su, à travers ses pièces, ses films et ses spectacles, aborder avec justesse et force les grandes questions de la société.
Né en 1948 à Tunis, il a grandi dans un milieu imprégné de culture aux côtés de son père, vendeur de livres reconnu à Bab Souika, et directeur du café Ramsis ainsi que de l’auberge Zitouna, lieux de rencontre d’écrivains, d’artistes et de comédiens qui ont profondément façonné sa personnalité dès son plus jeune âge, lui qui fut l'élève du peintre Zoubeir Turki.
Au fil de ses études au collège Sadiki, à la fin des années soixante, il rejoint la troupe dramatique scolaire aux côtés de figures majeures qui allaient devenir des icônes de la culture tunisienne, notamment Abderraouf El Basti et Raouf Ben Amor.
Engagé et activement impliqué dans le milieu estudiantin, il participe aux manifestations de 1968 et aux grèves de la faculté des lettres avant de partir à Londres et Paris pour poursuivre ses études.
La grande passion pour le théâtre
A son retour, il crée, au sein de l’Association de sauvegarde de la médina de Tunis, le premier Festival de la Médina en 1971. En 1972, il fonde avec un groupe de jeunes créateurs « Le Théâtre du Sud de Gafsa », contribuant ainsi au mouvement de décentralisation de la culture et des arts impulsé dans la jeune Tunisie indépendante. De 1972 à 1974, avec les pièces « J’Ha », « L’Orient en désarroi », « La geste » de Mohamed-Ali El-Hammi et « La geste hilalienne », le Théâtre de Gafsa suscite l’enthousiasme et l’adhésion du public dans tout le pays.
« El-Karrita », produite par Masrah Ennas (Fadhel Jaziri, Fadhel Jaibi et Habib Masrouki) en 1975, tiendra la scène en Tunisie et à l’étranger pendant plusieurs années.
En 1976, Fadhel Jaziri cofonde avec Mohamed Driss, Fadhel Jaibi et Habib Masrouki le Nouveau Théâtre, une compagnie privée. Les pièces « Al Ors » (La Noce) et « El Wartha » (L’Héritage) en 1976, « Attahqiq » (L’Instruction) en 1977, et Ghassalet Ennawader (Orage d’Automne) en 1980 font école et constituent depuis un répertoire de référence. Fadhel Jaziri y participe comme co-auteur et tient, en tant que comédien, les rôles principaux dans la plupart des pièces, aux côtés de Jalila Baccar, Mohamed Driss, Taoufik Jebali et Raja Ben Ammar.
Tout en s’orientant progressivement vers le cinéma et les spectacles musicaux, Fadhel Jaziri poursuit la production de pièces de théâtre: « Lem » en 1983 et « Arab » en 1987. Entre les deux, le projet cinématographique « Kahla Hamra » restera, après deux années d’efforts, à l’état de projet. Suivront la reprise de « Attahqiq », « Saba » (1997) -qui se heurtera à la censure et ne rencontrera jamais le public-, puis « Saheb el himar » (2011) d’après Ezzedine El Madani, présentée aux Journées théâtrales de Carthage (2012).
Avec « El Awada » (La répétition) , qui ouvre le Festival international de Hammamet en 1989 et obtient le Prix de la mise en scène aux Journées théâtrales de Carthage 1990, Fadhel Jaziri inaugure une nouvelle étape : celle du spectacle musical, sans jamais abandonner le théâtre ni le cinéma.
La griffe musicale
En 1991, en tant que producteur et metteur en scène de « Nouba », il revalorise toute une tradition musicale populaire jusque-là marginalisée par les canaux officiels. Présenté en ouverture du Festival international de Carthage, ce spectacle est donné au Zénith à Paris en 1992, diffusé la même année sur Antenne 2 puis rediffusé sur TV5 Monde.
En 1993, il crée « Hadhra », un spectacle de chants inspirés de la tradition soufie tunisienne. Présenté pour la première fois au Palais des Sports d’El Menzah en ouverture du Festival de la Médina, il est joué en France en 1995 au Théâtre Gérard-Philipe à Saint-Denis et au festival Marseille Méditerranée, puis au Festival de Rabat en 1999. La bande originale est éditée en CD (Philips/Universal) en 2000, et le film de 90 minutes sort en 2001.
Parallèlement, ses créations se multiplient : « Nujum » (1994), fresque musicale sur le renouvellement du répertoire arabe du XXᵉ siècle, « Zghonda et Azzouz » (1995), inspiré du café chantant tunisien des années 1960, « Bani Bani » (1995) qui clôture la Saison tunisienne en France et ouvre le Festival de Hammamet, « Mezoued » (2003), « Zaza » (2005), « Arboun » (2018), « Hob Zamen el harb » et « Caligula » (2018).
Fadhel et la caméra
Fadhel Jaziri a abordé la caméra avec « Al Ors » (La Noce 1976), puis adapte « Ghassalet Ennawader » pour la télévision. En 1981, il est coauteur et interprète du long métrage « Traversée » de Mahmoud Ben Mahmoud. En 1984, il cofonde la société Nouveau Film avec Jalila Baccar et Fadhel Jaibi, qui produit « Arab », projeté en ouverture des JCC 1988 et couronné du Tanit de Bronze, avant d’être sélectionné au Festival de Cannes 1989 (Semaine Internationale de la Critique / Section Caméra d’Or).
Il tourne « Thalathoun » (2007), son premier long métrage en tant que réalisateur, puis « Khoussouf » (Eclipse 2014), qui obtient le Prix du meilleur scénario au Festival du Cinéma Méditerranéen d’Alexandrie (2016), et « El Guirra » (2016), sélectionné aux JCC 2019.
Fervent défenseur des expressions culturelles dans toute leur diversité, il a fondé son projet de rêve, le Centre des Arts de Djerba, inauguré le 10 novembre 2022, dans l’esprit de contribuer à la décentralisation de l'offre artistique et culturelle.
Fadhel Jaziri, qui vient de tirer sa révérence au lendemain de la présentation de sa dernière création « Jranti el aziza » (Au Violon) dans le cadre de la 59ème édition du Festival international de Hammamet (FIH 2025), s’en est allé, d’une certaine manière, sur scène, avec une dernière œuvre, témoin d'une passion portée jusqu’au bout, pour l'art, celle d'une icône qui vient de faire son ultime adieu.
Icône de la scène artistique tunisienne : Fadhel Jaziri n’est plus
La scène culturelle et artistique tunisienne vient de perdre l’illustre artiste, comédien, dramaturge et metteur en scène Fadhel Jaziri, décédé à l’âge de 77 ans après un long combat contre la maladie.
Avec sa disparition, la Tunisie perd l’une de ses plus grandes icônes dans les domaines du théâtre, de la musique et du cinéma. Le défunt était un artiste exceptionnel, polyvalent et profondément ancré dans la scène culturelle tunisienne et arabe.
Fadhel Jaziri a laissé un précieux héritage artistique, fruit de plus de quatre décennies de contributions à la scène culturelle et artistique. Il a interprété des rôles dans plusieurs œuvres cinématographiques et réalisé de nombreux films, dont « Thalathoun » (Trente) et « Khousouf » (Eclipse).
Son nom est profondément ancré dans la mémoire du public grâce à de nombreux spectacles musicaux marquants, notamment « Nouba » (1991), qui a réuni des centaines de voix remarquables, ainsi que « la Hadhra », présenté en plusieurs versions au fil des années, ou encore « Mahfel », spectacle d’ouverture de la 57ème édition du Festival international de Carthage (FIC 2023). Mais aussi d’autres productions théâtrales et musicales ayant rencontré un immense succès populaire, dont la plus récente, « Au Violon », présentée dans la soirée du dimanche 10 août 2025 dans le cadre de la 59ème édition du Festival international de Hammamet (FIH2025).
Ligue 1 (1e journée) : L’ESS et le CSS commencent mal leur saison
La deuxième moitié de cette première journée a été beaucoup plus prolifique que celle jouée samedi avec onze buts en quatre matches. Et les sensations n’ont pas manqué avec la belle victoire de la JSO face à l’Etoile et la confirmation de l’ES Zarzis, vainqueur avec panache du CSS à Sfax même.
Le match le plus équilibré a eu lieu à Monastir avec un Stade Tunisien venu pour s’imposer et qui a mené au score après le but de Arous avant de voir les Usémistes revenir au score grâce à Haj Ali. Une parité qui a satisfait les deux équipes.
Le CSS et l’ESS ont mal entamé leur saison. Les Sfaxiens ont été battus à domicile par une étincelante ES Zarzis (1-2) alors que les Etoilés ont été nettement battus, au Zouiten, par une JS Omranienne volontaire à souhait.
Le dernier match de la journée a vu l’US Ben Guerdane battre sans trop forcer un Olympique de Béja pas encore au point.
K.Z.
Ligue 1: Les arbitres accorderont deux pauses fraîcheur
La Fédération tunisienne de football a annoncé, ce dimanche, qu’à l’issue des consultations entre la Commission fédérale médicale et la Direction nationale d'arbitrage, il a été décidé d'accorder deux pauses fraîcheur aux joueurs dans tous les matches de Ligue 1, compte tenu de la canicule qui sévit.
La FTF a souligné que ces dispositions ont été prises pour préserver la santé des joueurs, conformément aux recommandations de la FIFA et de la CAF.
L'instance a précisé que les pauses fraîcheurs seront données aux 30e et 75e minutes de chaque match...
Basketball : Sofiène Jribi nouveau président de la FTBB
Les élections de la Fédération tunisienne de basketball, qui ont eu lieu ce matin, a débouché, comme attendu, sur la victoire de la liste de Sofiène Jribi face à celle de Jalel Ben Tekaya.
Il y a lieu de rappeler que la liste de Sofiène Jribi est composée des noms suivants:
Sofiène Jribi (président), Mohamed Raouf Rekik (vice-président), Salah Mejri, Mahdi Sami Ajimi, Amel Daoud, Wajih Alouini, Slim Chebbi, Olfa Marsaoui, Marouane Hammami, Habib Sâadoun, Tarek Hasouna, Najmeddine Fayadhi (membres).
K.Z.
Ligue 1 - 1ère journée : Esprit revanchard et… traquenard
Par Wahid SMAOUI
Même si elle n’existe pas dans sa forme traditionnelle, la valse à deux temps dans sa dimension informelle ne peut l’être que dans notre vénérable championnat. Place donc à la deuxième partie d’une ronde inaugurale dominée par un USM-ST aux miasmes revanchards.
L’empoignade du «Ben Jannet» tient irrécusablement l’affiche pour plusieurs raisons. Outre l’étincelant classement que les deux équipes ont moissonné la saison écoulée, notamment les Ribatiens, tout parés qu’ils sont toujours de l’auréole de dauphin qui les a propulsés en Ligue des champions africaine, Usémistes et Stadistes restent sur deux confrontations cyclopéennes, toutes deux méritoirement remportées par les Beylicaux. La première le fut dans le cadre de la demi-finale de coupe, la seconde dans les confins du match barrage qualificatif à la Super coupe pour le compte du défunt exercice. Ce dernier duel n’en était pas vraiment un du fait que les Bleus ont «mandaté» ce jour-là, au mépris de l’éthique sportive et prétextant de captieux arguments, leur deuxième équipe, battue à son tour le plus logiquement. Autant donc d’aiguillons de nature à fouetter l’ardeur sportivement vindicative des Usémistes. Au même titre que des Bardolais qui auront à cœur de confirmer cet ascendant, quoiqu’il leur faille pour y parvenir un surpassement d’autant plus astronomique qu’ils seront sevrés pour la première fois de leur plaque tournante, Bonheur Mughisha, parti sous d’autres cieux, et probablement de Khalil Ayari qui vient de séjourner en Suisse pour un possible transfert. Et quand bien même elle serait de retour, la pépite stadiste pourrait avoir l’esprit quelque peu troublé par cette posture à califourchon qui caractérise son présent footballistique.
Pour un autre costard de départ
Au Zouiten, tous les ingrédients d’un match-piège sont réunis, pour peu que la JSO refasse un peu son exorde de saison du dernier exercice. La possibilité de réaliser un haut fait est d’autant plus plausible que les Omraniens ont effectué une intersaison plutôt feutrée, dont pas grand-chose a filtré. Une impression d’opacité accentuée par la nature de l’apport que peut leur offrir leur nouvel entraîneur, un Mohamed Arouri, enfant de l’ASA, ayant évolué à l’ASM et à… l’ESS qu’il bravera tout à l’heure, qui a fait le plus clair de sa carrière jusqu’ici dans des championnats abscons, à la limite de l’ésotérique pour nous autres Tunisiens, à savoir au Kazakhstan, en Ukraine et en Lituanie. Quant aux Sahéliens, ils peuvent légitimement se targuer d’avoir mené une préparation au pas de charge, allusion à l’intronisation de Zoubaïer Baya à la présidence du club, à l’enrôlement de Lassaâd Dridi à la barre technique, ainsi qu’à une opération-recrutement des plus pointilleuses. Plus jamais une entame de saison aussi calamiteuse que celle de l’exercice écoulé, la plus catastrophique de toute leur histoire, tel sera le credo majeur qui éperonnera les Etoilés au premier coup de sifflet de la saison.
C’est un peu cette même profession de foi que déclamera le CSS en guise d’entrée en matière après l’une des saisons les plus poussives qu’il a vécues. Mohamed Kouki, qui a laissé les meilleures impressions de par le passé, de retour, Ali Maâloul, le capitaine emblématique également, une réception aux enivrantes fragrances nostalgiques récemment vécue, quoi de plus motivant pour un prologue victorieux. Le hic toutefois est qu’en face, il y aura une ESZ qui a pris une envergure d’autant plus imposante que l’artisan de cette métamorphose est, de nouveau, au timon technique, Anis Boujelbène, le minouchet justement de Sfax qui n’a pour lui aucun secret. Au 7 mars de Ben Guerdane enfin, ce sera un saut dans l’inconnu entre une Union sudiste et des Cigognes nordistes ayant mené une préparation plus ou moins boitillante au vu des incommensurables déboires endurés. Un duel aux contours d’autant plus indiscernables que les deux entraîneurs, Nidhal Khiari et Wajdi Bouazzi, n’ont pas encore eu l’heur de nous gratifier de leur potentiel. Avoir la haute main technique dès l’entame de la saison est une belle opportunité pour démontrer toute l’étendue de leur expertise.
W.S.
















