Les festivals d'été jouent l'exclusion...
Par Imen ABDERRAHMANI
La poésie, la danse, qu'elle soit classique ou contemporaine, la littérature ou plutôt l'édition en général, les arts plastiques dans leur diversité, le cinéma comme le théâtre, tous ont été exclus, cet été, des programmes des festivals, comme si les organisateurs ont déclaré la guerre à tout genre de spectacle qui peut inciter le citoyen à réfléchir, à s'interroger, à découvrir. C'est le temps de divertissement, que le peuple chante et danse, pas besoin de se torturer les méninges et penser aux mots d'une chanson, ou au parcours hors pair, militant socialement, écologiquement ou politiquement d'un artiste. Cet été, les festivals ont joué la carte de divertissement. Pas faux mais faut-il penser à l'équilibre? Pourquoi on n'a pas pensé à introduire des activités: présentation d'un livre, une mini-foire du livre en marge du spectacle, une exposition à l'entrée du théâtre, un film qui passe dans l'après-midi pour enfants ou même adultes... pour donner un aspect culturel à des festivals devenus commerciaux? Pourquoi les organisateurs n'ont pas pensé à un spectacle réunissant des artistes en herbe des différents conservatoires et instituts de la région? Excepté le festival international de Monastir qui, chaque année, offre sa scène aux jeunes talents, c'est toujours la même mentalité du nord au sud, minimisant les efforts et les cmpétences de ces talents en herbe, qui pourraient un jour assurer la relève.
Certes, les festivals d'été continuent leur bon chemin, assurant des entrées importantes et drainant le grand public et pas besoin aujourd'hui de penser à n'importe quel changement puisque la clôture de plusieurs festivals est généralement dans quelques dizaines de jours. Mais il faut que les délégués régionaux des Affaires culturelles assument leur responsabilité pour le reste de l'année, c'est-à-dire pour la rentrée culturelle, pour la nouvelle saison culturelle en misant dans leurs programmes sur la découverte, la diversité, la créativité... Il faut qu'ils encadrent et aident les directeurs à tracer leurs programmes en se posant toujours la question sur la mission de la culture, sur leur rôle et sur les produits culturels qu'ils offrent aux Tunisiens... Il faut frapper à la porte de la Maison du roman, la Maison de la poésie, les maisons des cultures, les conservatoires, les centres culturels privés, les galeries, les maisons d'édition... pour voir clairement et pouvoir sortir des sentiers battus et avancer dans ce flou. Etre organisateur culturel est une responsabilité, être responsable culturel est une responsabilité doublée envers les artistes, tous sans exception, comme envers les Tunisiens de toutes les catégories sociales et culturelles.
A méditer!
I.A.
Reçu au palais de Carthage : Ahmed Jaouadi décoré par Kaïs Saïed
Ignoré et froidement accueilli à son arrivée à Tunis après ses deux exploits lors du championnat du monde de natation, Ahmed Jaouadi a finalement reçu les honneurs qu’il mérite amplement.
Ce mercredi, le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, au palais de Carthage, le champion tunisien Ahmed Jaouadi, qui vient de décrocher avec brio deux médailles d’or aux Championnats du monde de natation à Singapour.
À cette occasion, le chef de l’État lui a décerné l’insigne de premier ordre du Mérite national dans le secteur du sport.
K.Z.
Hichem Aboucherouane, nouveau directeur technique de l'Espérance
C'est presque fait. L'Espérance de Tunis a semble -t- il trouvé en la personne du Marocain Hichem Aboucherouane le directeur technique tant recherché. Il se trouve à Tunis depuis quelques jours et l'accord final est imminent. Il a occupé ce même poste au Raja Casablanca. Rappelons que Hichem Aboucherouane a joué sous les couleurs de l'Espérance en 2008 et a été le héros de la finale de la coupe de Tunisie cette année -là en marquant les deux buts de la victoire contre l'Etoile du Sahel.
J.B.
Le ministère de l’Intérieur dénonce et avertit : Des pages suspectes ciblent l’institution sécuritaire
Le ministère de l’Intérieur a annoncé avoir identifié plusieurs pages suspectes sur les réseaux sociaux diffusant de fausses informations visant à discréditer l’institution sécuritaire.
Dans un communiqué officiel, le ministère a précisé que ces pages n’ont aucun lien avec ses services ou ses unités, et qu’elles s’inscrivent dans une tentative désespérée de saper l’autorité de l’État et de perturber les efforts déployés pour lutter contre la criminalité et garantir la sécurité publique.
En coordination avec les autorités judiciaires, des démarches ont été entamées pour traquer les auteurs de ces campagnes de désinformation, qu’ils se trouvent à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, en raison de la menace directe qu’ils représentent pour la cohésion des institutions étatiques.
A propos du yacht qui a pris feu au large de Kantaoui : on attendra la fin de l’enquête
L’incident a eu lieu il y a deux jours lorsqu’un yacht a pris feu en pleine mer, non loin du port de plaisance d’El Kantaoui.
Selon le porte-parole de la Garde nationale, Houssemeddine Jebabli, le yacht avait quitté le port de Kantaoui le samedi 2 août 2025. Huit Tunisiens se trouvaient à bord. Cependant, la Garde nationale avait été alertée de la présence de fumée près du port de Kantaoui. « Quatre unités de la Garde maritime se sont déployées et ont pu rejoindre le yacht en question, qui était totalement en feu. Les personnes à bord étaient en état de panique totale.Les huit personnes ont été sauvées. La Protection civile a pris en charge six d’entre elles, qui ont subi quelques blessures dont une personne grièvement blessée par des brûlures et transférée à l’hôpital des grands brûlés de Ben Arous.
Une enquête vient d’être ouverte pour dévoiler les raisons de cet incendie même si, selon les premières constatations, la piste d’une panne technique était envisageable.
Ons Jabeur lance une campagne au service des enfants de Gaza
La Tunisienne Ons Jabeur qui vient de mettre entre parenthèses sa carrière tennistique vient de lancer une campagne intitulée " Serve for Gaza". Une initiative qui cherche à venir en aide aux enfants palestiniens qui souffrent de manque de nourriture et qui sont au bord de la famine. Cette campagne vise la sensibilisation du monde du tennis où elle a acquis une grande notoriété , pour soutenir les civils de Gaza à travers la collecte de dons qui serviront ladite cause. Elle a ajouté qu'il est grand temps de passer à la vitesse supérieure pour soutenir les femmes qui sont incapables de nourrir leurs enfants qui ont droit à la vie. La ministre du bonheur, comme se plaisent à l'appeler ses fans, compte beaucoup sur ses partenaires du tennis mondial afin de réussir cette campagne humanitaire, elle qui a déjà exprimé, dans un passé recent, son engagement dans ce domaine et c'est tout à son honneur.
J.B.
Coupes africaines : ce samedi, tirage au sort du premier tour
La Confédération africaine de football à annoncé que le tirage au sort du premier tour de la Ligue des champions et de la couoe de la CAF aura lieu ce samedi à Dar Essalam en Tanzanie. Une nouveauté dans cette édition : L'Espérance de Tunis ne sera pas exemptée du premier tour comme c'était le cas dans les dernières années. Les organisateurs ont décidé de ménager les seuls Al Ahly d'Égypte et Mamelodi Sundowns de ce tour. Rappelons que la Tunisie sera représentée en Ligue des champions par L'Espérance de Tunis et l'USMonadtir et en couoe de la CAF par le Stade Tunisien et l'Etoile du Sahel. Les matches aller et retour du premier tour préliminaire auront lieu dans la deuxième quinzaine du mois de septembre entre les 19, 20 et 22 puis les 28, 29 et 30 du même mois.
Al Qods : Le mufti interdit d’accès à la mosquée d’Al-Aqsa
Les autorités d’occupation israéliennes ont décidé, ce mercredi 6 août 2025, d’éloigner le mufti général de Jérusalem et des territoires palestiniens, cheikh Mohammed Hussein, de la mosquée Al-Aqsa pour une durée de six mois.
Selon la préfecture de Jérusalem, citant l’avocat Khaldoun Najm, cette décision intervient à l’issue d’une première période d’éloignement de huit jours, imposée à la suite d’un sermon du vendredi dans lequel le mufti avait condamné la politique de famine menée par l’entité sioniste contre la population palestinienne dans la bande de Gaza.
Les forces d’occupation avaient convoqué le mufti le 27 juillet dernier, lui remettant une décision d’interdiction d’accès à la mosquée pour huit jours, avec possibilité de prolongation — une mesure désormais prolongée de manière drastique.
CA - ASM: 25 000 places pour les supporters des Rouge et Blanc
Grâce à la décision du Bureau fédéral d’annuler toutes les sanctions du huis clos, le Club Africain, encore sous le coup d’une sanction, va pouvoir disputer le match inaugural de la nouvelle saison, face à l’AS Marsa, en présence de son public.
Lors d’une réunion, tenue ce mercredi 6 août 2025 au siège du gouvernorat de Ben Arous, consacrée aux préparatifs de ce match, programmé pour le samedi 9 août 2025, au stade Hamadi Agrebi de Radès, les autorités sécuritaires ont autorisé la présence de 25 000 supporters du Club Africain, y compris les abonnés.
K.Z.
Coupes africaines : les 4 clubs tunisiens concernés connaitront leurs adversaires le 9 août
La Confédération africaine de football a annoncé, ce mercredi, que le tirage au sort des tours préliminaires de la Ligue des champions et de la Coupe de la Confédération aura lieu ce samedi 9 août à 11h00 (heure tunisienne) et que la cérémonie sera retransmise sur sa chaîne Youtube ,"CAF TV".
Les deux premiers tours préliminaires commencent respectivement les 19 septembre et 17 octobre, tandis que la phase de poules débute le 21 novembre 2025. Quant aux tours à élimination directe, ils commencent le 13 mars 2026.
Rappelons que l’EST et l’USM disputeront la Ligue des champions alors que l’ESS et le ST seront présents en coupe de la CAF.
K.Z.
Koum Tara à Hammamet : une parenthèse enchanteresse
L’amphithéâtre de Hammamet a résonné, avant-hier soir, au rythme de vibrations musicales inédites et éclectiques du groupe franco-algérien Koum Tara qui a littéralement captivé l’auditoire par sa présence scénique magnétique et sa capacité à transformer chaque morceau en une parenthèse enchanteresse.
Le répertoire, profondément immersif, s’est harmonieusement fondu dans l’atmosphère magique du lieu : la brise marine, le scintillement de la lune et le murmure des vagues ont servi d’écrin à une performance pleine de poésie. Sur scène, violoncelle, violons, batterie, piano, oud, contrebasse et darbouka se sont unis pour créer une symphonie aux accents algériens, mêlant avec grâce tradition et innovation. Pendant plus d’une heure et demie, les musiciens ont offert un voyage sonore envoûtant, où chaque morceau invitait à l’évasion.
« Koum Tara » est né d’un projet audacieux imaginé par le compositeur Karim Maurice. Il repose sur l’union de quatre univers distincts : la musique du monde, les sonorités traditionnelles chaâbi, le jazz et le répertoire classique pour quatuor à cordes. Une fusion improbable sur le papier, mais brillamment orchestrée sur scène, où chaque musicien exprime pleinement son talent et son identité artistique, enrichissant un projet collectif à forte singularité.
L’âme du groupe est aussi portée par le chanteur et musicien Hamidou, dont la voix profonde donne vie aux textes et aux compositions de Maurice. Le concert a débuté avec « Zidane », un morceau intense de plus de cinq minutes qui a immédiatement capté l’attention du public. S’en sont suivis des titres comme « Ya Taleb », « Ana Andi « et l’incontournable « Koum Tara », véritable hymne du groupe.
Principalement instrumentales, les compositions célèbrent l’humain, la diversité, les valeurs sociales et l’amour, avec une poésie rare. Chaque chanson est une ode à la vie, une manière d’en magnifier les émotions et les expériences.
« Koum Tara » symbolise l’ouverture du chaâbi algérien vers les musiques du monde, donnant naissance à un métissage musical original et audacieux. Depuis sa création en 2018, le groupe s’inspire des grands noms du chaâbi algérien tels que Mahboub Bati, Mohamed El Badji ou Dahmane El Harrachi, tout en y injectant des influences modernes, électro et légèrement psychédéliques. Une démarche qui lui a permis de se faire un nom en France et à l’international depuis sept ans.
Editorial : Tant qu’il y aura des hommes libres …
Karim Khan est un homme au courage massif et à l’intégrité morale et professionnelle éprouvée. Depuis qu’il a osé faire ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a eu l’audace de le faire, à savoir l’émission d’un mandat d’arrêt contre le premier ministre israélien Netanyahu et son ex-ministre de la Défense, Gallant, pour crime de guerre et crime contre l’humanité, le procureur général de la Cour pénale internationale est la cible d’une campagne de dénigrement sans précédent. Cette offensive politicarde d’une violence inouïe orchestrée par des responsables occidentaux affidés à l’entité sioniste comprend des menaces et des avertissements directs qui n’ont rien à envier aux pratiques criminelles des organisations mafieuses. Les pressions exercées sur Karim Khan, rapporte le Middle East Eye, se sont intensifiées en avril 2024, alors que le juge s’apprêtait à émettre ledit mandat d’arrêt. Selon le média britannique, Khan a reçu une mise en garde persuasive et dissuasive l’informant que si d’aventure les mandats émis contre Netanyahu et Gallant n’étaient pas retirés, la CPI sera détruite et lui-même avec elle. On avait même craint à l’époque pour la vie de M. Khan après le repérage d’une équipe du Mossad à La Haye.
Toujours selon le Middle East Eye, l’ancien ministre britannique des Affaires étrangères, David Cameron, a pis une part active dans cette campagne d’intimidation. Il aurait ainsi menacé Khan que s’il ne faisait pas marche arrière, la Grande-Bretagne cesserait de financer la CPI et s’en retirerait. La même chanson a été égrenée par 12 sénateurs républicains américains dont l’actuel secrétaire d’Etat, Marco Rubio, qui ont également adressé à Karim Khan un message écrit particulièrement agressif du genre : «Ciblez Israël et nous vous ciblerons».
Et ce n’est pas tout : les menaces se sont intensifiées au gré de l’évolution de l’affaire. Pour forcer la main au procureur général de la CPI, on en est arrivé jusqu’à monter à son encontre un dossier scandaleux fabriqué de toutes pièces dans lequel on l’accuse d’avoir agressé sexuellement une fonctionnaire de la CPI. Le Middle East Eye rapporte ainsi qu’un certain Thomas Lynch, assistant spécial de Khan et ami de la famille qui coordonne avec Israël sur la question palestinienne, a joué un rôle essentiel dans la transformation des allégations contre Khan en plainte officielle, avant qu’il ne se rétracte en qualifiant les accusations contenues dans le rapport de «fausses et trompeuses».
Duplicité, complicité, hypocrisie, mensonges, crimes crapuleux : il n’y a pas de termes assez durs pour qualifier le comportement scandaleux des responsables occidentaux dans leurs tentatives désespérées de faire taire la vérité et d’empêcher la CPI d’émettre ces mandats d’arrêts contre les criminels de guerre sionistes. Les masques tombent et l’Occident qui se veut le défenseur farouche des valeurs de justice, de liberté et de démocratie et qui ne cesse, paradoxalement, de donner des leçons de morale aux « pays du Sud global » est pris en flagrant délit. Le délit gravissime s’entend de travestir la vérité et de défendre, bec et ongles dehors, les premiers responsables d’un régime d’Apartheid, coupable d’avoir perpétré les pires atrocités contre les populations civiles palestiniennes. L’histoire retiendra le courage de Karim Khan qui a bravé le système véreux et plus que douteux dominé par l’Occident au péril de sa vie. L’homme force en effet l’estime et la considération pour avoir contribué de manière active et décisive au triomphe de la justice, et ce, malgré toutes les pressions inimaginables qu’il a subies. Le procureur général de la CPI a agi, en fait, en homme réellement libre, affranchi du joug de la servitude que cherchent à imposer au reste du monde ceux qui se croient tout permis. Ceux qui n’hésitent pas à vendre leurs consciences et leurs âmes au diable pour peu qu’ils trouvent leur intérêt pécuniaire strictement personnel ou bassement géopolitique.
L’histoire retiendra le nom de ces responsables qui se sont rendus complices d’un effroyable génocide qui restera gravé et pour très longtemps dans la mémoire collective de l’humanité. Manque de pot pour tout ce beau monde, la vérité finit toujours par éclater, tôt ou tard. Tant qu’il y aura des hommes de la trempe de Karim Khan, les fossoyeurs de la vérité courent en fait derrière des chimères. Ils finissent toujours par achever leur course folle dans les poubelles de l’histoire, le sanctuaire honteux et avilissant réservé aux criminels de guerre et leurs lâches acolytes…
C.B.
Protection des données personnelles : Que faire pour lutter contre le phénomène du piratage ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L’affaire du piratage du système d’orientation universitaire dans le gouvernorat du Kef dit long sur les menaces qui guettent aussi bien le service public que les données personnelles. Que faire, justement, pour nous protéger des hackers ?
Bien que rétabli à temps, l’incident ayant affecté le système d’orientation universitaire dans le gouvernorat du Kef continue de susciter plusieurs interrogations concernant les menaces qui guettent aussi bien le service public que les données personnelles. Cela étant, l’une des grandes affaires ayant secoué la Tunisie ces dernières années est survenue en 2022. Un réseau criminel spécialisé dans le piratage des systèmes informatiques avait été démantelé par l’unité centrale de lutte contre les délits des technologies relevant de la Garde nationale à Al Aouina. Selon les éléments de l’enquête, plusieurs hackers avaient été arrêtés à cette époque suite au vol d’un million 200 mille dinars à une société de télécommunication. Les accusés de ce piratage avaient, en effet, profité d’une faille du système informatique de cette entreprise pour détourner cette importante somme d’argent.
Une année plus tard, une grande banque de la place avait vu son système informatique piraté et tous les services bancaires avaient été paralysés pendant plusieurs jours. L’Agence nationale de la sécurité informatique (ANSI) met, par ailleurs, régulièrement le grand public contre des tentatives de phishing visant à dérober les données personnelles et bancaires des citoyens sur les réseaux sociaux.
Ces cyber attaques exploitent des techniques d’usurpation d’identité en se faisant passer pour des institutions financières ou des fournisseurs de services de télécommunications, en lançant de faux concours, des prix fictifs et des offres trompeuses. Ces arnaques s’accompagnent souvent de témoignages et d’interactions falsifiées pour renforcer leur crédibilité. Les comptes personnels sont aussi la cible des pirates qui usent des données en leur possession pour menacer leurs victimes. Que faire, justement, pour nous protéger des hackers ?
Sensibilisation …
Interrogé à ce sujet, l’ingénieur en informatique, Fakher Karouida, nous a confié : « il faut respecter les consignes que contient le Glossaire de l’Agence nationale de la sécurité informatique. Il faut, par ailleurs, savoir que les attaques par compromission d’emails professionnels (BEC) représentent la menace la plus coûteuse parmi toutes les cyber-attaques visant les entreprises ou les organisations. Ce type d’attaque consiste à envoyer des emails de type BEC donnant l’impression d’émaner de personnes de confiance, et inciter les victimes à envoyer de l’argent ou des informations sensibles de l’entreprise à des cybercriminels, ou encore cliquer sur des liens douteux engendrant des actions malveillantes ( Phishing, infections ransomwares, etc ). On cite, également, le Botnet qui est un ensemble de machines infectées par un malware contrôlé par un pirate ou un groupe de pirates. Le nombre de machines faisant partie d'un Botnet peut varier entre quelques centaines et quelques millions. Une fois la machine infectée, le malware reste inactif tout en transformant son hôte en une "machine zombie". L'objectif du Botmaster (pirate qui contrôle le malware) est de "collecter" le maximum de machines zombies qui seront utilisées par la suite pour réaliser, généralement, des attaques DDoS. Il est donc crucial de planifier et de mettre en place une stratégie de mise à jour de votre architecture logicielle afin de minimiser les risques face aux malwares ».
Au niveau juridique, la loi relative au piratage informatique est contenue dans le Décret-loi n° 2022-54 du 13 septembre 2022, relatif à la lutte contre les infractions liées aux systèmes d'information et de communication. Ce décret-loi vise à encadrer la sécurité informatique et punit les atteintes aux systèmes d'information. Les peines peuvent aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et une amende de 20 000 dinars pour les atteintes à l'intégrité des données, et jusqu'à un an d'emprisonnement et une amende de 10 000 dinars pour l'accès illégal à un système.
M.B.S.M.
Saint Levant au Festival International de Carthage : La solidarité avec la Palestine, à chacun son tempo
Le 5 août 2025, le public du Festival International de Carthage a répondu présent pour accueillir l’artiste palestinien Saint Levant. Connu pour son engagement en faveur de la cause palestinienne, Marwan — de son vrai nom — a conquis le cœur de ses fans, notamment les jeunes, en livrant un spectacle à la fois engagé, émotionnel et festif.
Durant cette soirée exceptionnelle, Saint Levant a interprété plusieurs de ses titres emblématiques tels que « On This Land », « Daloona », « Forgive Me », « Galbi », « Exile », « Deira » ou encore « Kalamantina ». Un show complet mêlant DJing, chorégraphies, chant multilingue, échanges avec ses collaborateurs sur scène, et surtout l’annonce exclusive de son nouveau titre Ya Sabah El Ward.
L’artiste a su offrir au public un concert riche et varié, fusionnant rythmes patriotiques et romantiques, avec des touches musicales algériennes, égyptiennes et même tunisiennes. Le moment fort reste l’interprétation de Sidi Mansour, véritable clin d’œil au patrimoine musical tunisien.
Parmi les moments les plus attendus : la présence surprise de Mabrouka, réclamée tout au long de la soirée par un public enthousiaste. Après un bref échange sur scène avec l’artiste, celle que les fans considèrent comme une figure maternelle emblématique, est montée sur scène, accueillie sous une salve d’applaudissements. La complicité entre elle et Saint Levant, qu’elle considère comme un fils, a ajouté une dimension touchante au concert.
L’artiste n’a pas manqué de saluer l’engagement des Tunisiens envers la cause palestinienne. Il a confié avoir été profondément marqué par l’accueil du peuple tunisien, dès son arrivée : « Même le chauffeur de taxi me parlait de sa peine pour la Palestine et les enfants de Gaza… ». Il a poursuivi : « Je m’appelle Marwan, j’ai grandi à Gaza, et je suis fier de vous avoir à mes côtés. Votre voix compte énormément. Ne nous oubliez pas, faites entendre la nôtre. »
Le soutien indéfectible du public tunisien s’est manifesté tout au long de la soirée par des slogans en faveur de la liberté de la Palestine, scandés dès les premières minutes et sans interruption jusqu’à la fin du concert. Les drapeaux palestiniens, nombreux dans les gradins, ont confirmé une fois de plus la solidarité forte et sincère entre les peuples tunisien et palestinien.
Le Quotidien avec communiqué
du Programme international de Dubaï pour l’écriture
Le second atelier d’écriture créative de littérature enfance et jeunesse s’est clôturé le 3 août à Tunis, une initiative du Programme international de Dubaï pour l’écriture (Emirats arabes Unis) avec la participation de 10 jeunes auteurs en vue de se spécialiser dans ce genre littéraire.
La responsable de l’atelier Wafa Mezghani, professeure d’université et autrice spécialisée en littérature enfance et jeunesse, a expliqué à l’agence TAP, que cet atelier est fait partie du programme de la Fondation Mohamed bin Rashid Al Maktoum pour le savoir, sachant que cette édition est la troisième du genre organisée au Maghreb.
Cette édition a comporté 12 sessions de formations en présentiel organisées durant trois jours comportant des volets théorique et pratique, des sujets intéressant tous les auteurs novices ou bien expérimentés dont, l’histoire de la littérature enfance et jeunesse, la littérature enfance et jeunesse dans le monde arabe, les genres de la littérature enfance et jeunesse et les diverses tranches d’âge.
Une partie de l’atelier a été consacrée à l’importance de la planification avant l’écriture, la construction des personnages, les cadres spatiaux et temporels, l’importance du dialogue, de l’intrigue et de la narration et la construction des évènements avant d’arriver aux principes de la rédaction, au choix du titre et de la couverture de l’œuvre jusqu’à sa commercialisation, a-t-elle fait savoir.
Elle a déclaré qu’elle assurera le suivi de l’atelier en ligne en lisant les manuscrits et en suivant la rédaction jusqu’à la publication des œuvres qui se retrouveront dans les bibliothèques, soulignant, dans ce cadre, l’importance de ce projet en tant qu’investissement dans les jeunes talents afin de les orienter vers l’écriture spécialisée qui constitue une pierre angulaire dans la construction d’une société arabe du savoir capable d’être au diapason des mutations mondiales.
Concernant l’organisation et la participation à ces ateliers, Mezghani a rappelé que l’annonce de l’organisation de cette formation a été faite en janvier 2025, sachant que plus de 70 demandes de participation ont été reçues à Dubaï. Après les avoir étudiées une à une, les 10 talents les plus prometteurs ont retenus par le Comité d’écriture qui, selon elle, possèdent un véritable potentiel capable de se développer et de s’épanouir.
Le Quotidien avec TAP
















