Nouvelles découvertes lors des fouilles au temple de Tanit et Baal Hammon à Carthage
L’Institut national du patrimoine (INP) a annoncé dans une publication sur sa page officielle sur facebook la découverte d’ un nombre important de jarres et d’offrandes votives dont certaines remontent au Vème siècle, voire à la fin du VIe siècle avant J.-C., et d’autres au IIIe siècle avant J.-C, lors des fouilles au temple de Tanit et Baal Hammon. Ces fouilles s’inscrivent dans le cadre du projet d’aménagement et de mise en valeur de « tophet» à Carthage. Le même communiqué de l’INP précise que « ces jarres contiennent des ossements calcinés de prématurés, de nourrissons et d’animaux divers qui ont été enterrés dans le temple selon les rites religieux en vigueur à Carthage à cette époque », ajoutant que
« Ces fouilles ont permis de mettre en lumière les transformations qu’a connues cet espace sacré pendant la période romaine, avec la découverte de murs datant des IIe et IIIe siècles après J.-C. et d’autres murs appartenant à la fin de l’époque romaine »
L’Institut souligne que les travaux scientifiques sur le terrain se poursuivent par l’équipe scientifique travaillant sur le projet d’aménagement et de mise en valeur de « tophet» à Carthage, afin de bien étudier « les composantes du temple carthaginois et les changements qu’il a connus au cours des périodes suivantes, afin de les valoriser et de les présenter de manière scientifique et moderne aux spécialistes et aux différents visiteurs ».
Houssem Boulares arbitre de la super coupe EST -ST
La super coupe de Tunisie 2025 qui opposera L'Espérance de Tunis, détentrice du doublé, au Stade Tunisien, finaliste de la coupe est programmée pour ce dimanche 3 août à partir de 17h40 au stade de Rades. La FTF a accordé 12500 billets pour chaque public. De son côté la Direction Nationale d'arbitrage a désigné Houssem Boulares pour officier cette super coupe. Il sera assisté par Wassim Hanachi et Riadh Bouchlaghem.
J.B.
Du flamenco avec les sublimes « Las Migas », hier, à Hammamet
Le théâtre de plein air de Hammamet a accueilli, mercredi soir, le quatuor espagnol féminin « Las Migas » pour une soirée spéciale de près d’une heure trente au rythme du flamenco moderne.
Le quatuor est aujourd’hui une référence en matière de Flamenco moderne, un genre très sollicité, et arpente les scènes du monde entier. Ses artistes sont lauréates des "Latin Grammy Awards", prestigieux prix annuels récompensant les artistes de la musique latine dans diverses catégories (meilleur album, chanson, nouvel artiste).
Par cette nuit venteuse de fin juillet sur le golfe de Hammamet, Les Las Migas, cheveux dans le vent, étaient vêtues sobrement en un style décontracté, dégageant un charisme avenant. Elles ont offert des mélodies qui chantent les quatre éléments de la nature, mais aussi des thématiques autour de la vie, la nostalgie, l’amour et l’égalité.
Le quatuor de musiciennes-compositrices-interprètes se produit pour la première fois en Tunisie dans une performance alliant jazz, musique gitane, flamenco ancien et moderne et « La Bossa Nova ».
Après avoir salué, en leur langue natale, le public du Festival International de Hammamet, la formation musicale composée de quatre interprètes et autres musiciens, a enchainé avec "Grito", une mélodie somptueuse en guise d'ouverture.
De leur répertoire et leur musique ouverte sur le monde, elles ont interprété des morceaux hautement rythmés et bouleversant, comme « Pena, Penita, Pena », « Una, Mica, Mès », ou encore « La Trincheda Helada », « Agua », « Mediterráneo » et « Antonia ». Pétillant et hors du temps, leur aura sublime grâce à la Country urbaine qu'elles jouent et aux thématiques engagées qu'elles prônent.
S’exprimant en un charmant accent français, le quatuor avec à sa tête Marta Robles, la leader du groupe, a rendu hommage à la Tunisie, ou « Tunez » en espagnol, rappelant les relations culturelles et historiques séculaires unissant la Tunisie et l’Espagne.
Les Las Migas sont issues de différentes villes espagnoles, de l’Andalousie à la Catalogne jusqu’à la province de l’Estrémadure. Fortes de leurs origines diverses, leur musique est une fusion de genre entre flamenco, tango, rumba et les sonorités urbaines (pop, du folk, jazz ...).
Elles tirent leur nom du mot espagnol Las Migas qui signifie les miettes qui est aussi en lien avec un nom d’un plat espagnol traditionnel du même nom. Las Migas est aussi le titre de l’un de leurs tubes.
Créée en 2004, la formation de flamenco barcelonaise a réussi à s’imposer dans ce style musical -inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité depuis 2010,- brisant ainsi les codes de ce genre traditionnellement dominé par des groupes masculins.
Las Migas, dirigé par la guitariste et compositrice Marta Robles, basée à Minorque, a 20 ans d'expérience et six albums studio. Sa musique a joué dans plus de 50 pays sur tous les continents, avec des concerts dans des endroits aussi divers, indique le site de Las Migas.
Tout au long de sa carrière, le quatuor a été nominé à trois reprises pour le Latin Grammy dans la catégorie du meilleur album de musique flamenco (2016, 2022 et 2024), un prix qu'il a remporté en 2022. Il a également reçu le prix MIN du meilleur album de musique du monde en 2019 et 2023 pour leurs œuvres Rumberas yLibres.
En mai 2025, Las Migas a présenté son nouvel album « Flamencas », un hommage à l'essence et à la pureté du flamenco, dans lequel le groupe reformule son langage vers un regard plus contemporain et puissant. L'album a été produit par Marta Robles, avec Sebastián Merlín et Oriol Riart, et a la collaboration stellaire de Tanxugueiras sur la chanson « Grito », une pièce qui transcende les frontières musicales et géographiques.
Après une tournée intense aux États-Unis et au Canada en 2024, avec plus de 25 concerts, le groupe continue de miser sur le nouveau flamenco lors de sa tournée mondiale 2025-26, sur des scènes aussi emblématiques que le Palau de la Música Catalana ou le Gran Teatro Príncipe Pío de Madrid.
Les Las migas ont collaboré avec des artistes espagnols comme les chanteuses Estrella Morente et Rozalén, les chanteurs et musiciens El Kanka et Miguel Poveda, Josemi Carmona et Tomatito qui s’est produit à Hammamet en 2024, ou encore le groupe rock Viva Suecia Raül Refree et le chanteur-compositeur américano- argentin Kevin Johansen.
La Tunisie est une nouvelle étape de la tournée de ce groupe de référence grâce à sa musique et ses multiples collaborations avec des artistes de renom et de styles divers, ce qui « confirme sa capacité unique à jeter des ponts entre les genres et les générations », comme mentionné sur le site officiel des Las Migas.
Le Quotidien avec TAP
Chroniques : L'image
L'ère de la représentation...
Celle de l'époque caractérisée par la civilisation du digital...
Par le règne du pixel dans les arts graphiques...
Dans les arts plastiques...
Dans la photographie.
Enfantant la période sans peur et sans reproche de l'image. Mettant en évidence les réalités du terrain la matérialité du vécu confirmant les faits... La chorégraphie de l'effigie !
Cette danse...
Cette valse tanguante et vacillante à travers les échanges : la valse de l'illustration du ballet du bien et de la figure du mal.
Lame de fond de la circulation et de la diffusion actuelle de la conversation de la véritable communication.
Ce raz de marée remontant historiquement et se situant géographiquement vers 600 ans avant JC dans les Nord Est de l'Iran lié en fait à l'existence historique de ZARATHOUSTRA.
Zarathoustra prophète de la religion d'Ahura Mazda : le Mazdéisme.
Mais, qui est Zarathoustra ??
Le réformateur du Mazdéisme et le fondateur du Zoroastrisme qui a mis l'accent sur la transcendance divine tout en prêchant une morale d'action fondée sur la certitude du triomphe de la justice il prôna et prône donc le monothéisme sur le plan métaphysique, il tenta de résoudre les questions du Bien et du Mal et de la liberté de l'homme.
L'impact de ses assertions a été très grand à l'époque Sassanide en Iran.
Sa doctrine, en fait pousse à une dualité opposant les principes du bien et du mal.
Ce mal décrié par :
Al Moutanabi
Al Maari
Hojjat Al Islam, Imam Al Ghazali
Pascal
Descartes
Beaumarchais...
Ces maîtres à penser de l'humanité pour ne me limiter qu'à ces références.
Mais pour l'être humain il serait légitime de vivre le bien-fondé social et non de faire le mal pour le mal.
Aujourd'hui où se situer ??
Le Bien... ?
Le Mal... ?
La Frontière ???
À en perdre la raison !!
Car et dans cet empire actuel de la technologie du dialogue social la destruction progressive des notions, des valeurs, et des principes... De la morale a avancé et progresse de façon insidieuse sournoise et traître aboutissant à la banalisation de tout fait, de toute chose et notamment de la banalisation du mal !
Cherifa Ammar née Baouab
Membre honoraire de la Société Tunisienne d'Histoire et de la Pharmacie
25,4 milliards en cash circulent en Tunisie : Comment expliquer l’explosion de liquidité ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Avec 25,4 milliards de cash, la Tunisie est l’un des pays les plus exposés aux effets pernicieux de l’importante planche à billets en circulation. Comment expliquer cette explosion de l’argent en liquide et quel est son impact sur l’économie ?
Avec un pourcentage de 47%, le cash consolide sa prédominance comme le principal moyen de paiement en Tunisie. Pourtant, lorsqu’en février dernier, la nouvelle loi relative aux chèques est entrée en vigueur, les spécialistes estimaient que « l’un des principaux objectifs des législateurs était précisément la modernisation des échanges commerciaux, vers davantage de numérisation et de recours aux paiements électroniques».
Selon, en effet, une enquête publiée le 27 mai dernier, par l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) : « Avant la mise en application de la nouvelle réglementation sur les chèques, les paiements scripturaux étaient dominés par le virement bancaire, suivi du chèque, puis du prélèvement automatique et enfin de la lettre de change. le classement des paiements scripturaux s’est inversé aujourd’hui. Ainsi, les lettres de change et les virements (16%) partagent, désormais, la première place, devant la carte bancaire (14%), le nouveau chèque (7%) et la domiciliation (0,4%) ». Pour l’IACE, « ce changement témoigne d’un bouleversement des habitudes de paiement scriptural suite à la réforme ». Quel est, de fait, l’impact de l’explosion du cash sur l’économie tunisienne ?
Pour l’expert en économie et en finance, Mohamed Salah Jennadi : « L’Etat est le premier perdant avec un manque à gagner fiscal colossal. L’explosion des transactions en espèces favorise, en effet, l'évasion fiscale et prive ainsi l'État de recettes importantes ». Et d’ajouter : «Cette tendance entraîne, également, des défis significatifs, notamment l’augmentation du risque de fraude et de blanchiment de capitaux, ainsi qu’une prévalence accrue de l’économie informelle voire l’atténuation de la baisse des comptes à terme, le ralentissement de la croissance des dépôts à vue et l’accentuation du repli des détentions en titres monétaires ».
Investissements freinés
Zakaria Garti, analyste économique et financier, estime que « cette thésaurisation prive l’économie de financement, ce qui se traduit par un déficit de liquidité bancaire de plus en plus important. Ainsi, le cash n’est pas uniquement injecté dans l’économie, mais est en grande partie thésaurisé. Du coup, la monnaie fiduciaire est non transactionnelle ». C’est aussi l’avis de l’expert Mohamed Salah Jennadi qui nous a indiqué : « Une étude récente publiée par le centre de recherche CAIRN. INFO, a montré que le numéraire serait coûteux, inefficace et dépassé. En second lieu, il faciliterait l'activité criminelle, le blanchiment d'argent et la fraude fiscale. Enfin, il limiterait la possibilité, pour la politique monétaire, d'abaisser les taux d'intérêt nominaux dans la zone négative pour lutter contre les récessions et la déflation. Cela est de nature à éroder l'épargne et entraîne une mauvaise allocation des ressources et des bulles sur les prix des actifs. Cette étude a, également, révélé l'utilisation du numéraire, crée des coûts considérables pour les banques centrales émettrices, les banques commerciales distributrices, les commerçants (temps de manipulation, coût de la sécurité), les consommateurs (déplacements pour s'approvisionner en liquide, risques de vol, etc.) et les Etats (coût de l'évasion fiscale et d'autres délits). Certains de ces coûts sont explicitement facturés : par exemple, les banques centrales font payer aux banques commerciales la logistique liée au numéraire, les commerçants paient les banques pour la gestion de leurs dépôts en liquide, les clients paient, dans certains pays, pour les retraits d'espèces. Alors, c’est à l’Etat d’intervenir pour pousser les banques à améliorer les modes de paiement électronique, les virements et les lettres de crédits tout en soutenant le consommateur et l’aider à préserver son pouvoir d’achat».
M.B.S.M.
Matches amicaux : victoires de L'EST et de l'ASM, le match OB-MCA interrompu
La série des matches de préparation se poursuit à l'approche du démarrage de la nouvelle saison. Hier, L'Espérance de Tunis a battu l'ASSoliman (3-0) avec des buts de Rached, Blaili et Diakite. De son côté. L'ASMarsa a pris le dessus sur le CABizertin (3-2). Mansour et Ojanugwa (2) ont inscrit les buts des Banlieusards alors que Dridi et Khlifi ont marqué pour les Nordistes. Enfin. à Beja, le match entre les Cigognes et les Algérois du MCA a été interrompu à la mi-temps alors que le score était de (0-0). Et pour cause, les Bajaois se sont retirés pour protester contre la décision des forces de l'ordre d'interdire l'accès aux supporters de l'O.B et du service de presse du club.
J.B.
Éditorial : S’offrir un luxe - Par Hassan GHEDIRI
Minuit trente-cinq. La chaussée obscure s’écrase sous les roues et les feux des véhicules qui courent comme dans une course improvisée. Il n’était pas du tout facile de se tenir droit dans la voie du milieu au volant d’un véhicule doté de vieux phares de ceux que l’on croise par centaines chaque jour sur les routes de Tunisie. Le trajet qui vient juste de débuter prend d’emblée l’allure d’une aventure qui durera jusqu’à ce qu’émerger l’aurore. Car long, très long ce voyage qui s’étalera sur plus de cinq cents kilomètres pour joindre le nord du pays à son sud. En fait, très nombreux sont ceux qui préfèrent conduire la nuit et fuir le soleil brûlant qui grille l’asphalte. La nuit, cependant, c’est un noir ténébreux qui enveloppe à chaque tombée de la nuit ce tronçon de l’autoroute qui se prolonge sur plusieurs dizaines de kilomètres depuis la sortie sud de Tunis.
Les habitués de cette voie express ont sans doute constaté que, la nuit, les centaines de lampadaires implantés sur ce tronçon et censés éclairer le chemin des conducteurs restent désespérément éteints pour on ne sait quelle raison. Aucun prétexte ne pouvait toutefois justifier le fait de laisser une autoroute très fréquentée sombrer dans l’obscurité dans un pays qui, de surcroît, se classe tristement au top 10 du palmarès mondial de l’insécurité routière. Mais il faut l’avouer: éclairer toutes les autoroutes du pays est quelque chose qui peut facilement coûter plusieurs milliards de dinars si l’on utilise les solutions classiques. Il serait absurde d’imaginer des millions de lampes s’allumer toutes les nuits sur des milliers de kilomètres d’autoroutes au moment où l’on peine à satisfaire une demande croissante en électricité surtout et que la facture de l’énergie est en passe de rendre les déficits complètement irrémédiables. Ceci n’empêche toutefois que les solutions existent. Notre pays qui dispose d’un potentiel solaire exceptionnel peut bel et bien s’offrir le luxe d’éclairer toutes ses autoroutes, quasiment gratuitement.
Avec plus 3.000 heures d’ensoleillement annuel, notre pays se classe parmi les meilleures régions de la Méditerranée ayant l’opportunité d’exploiter l’énergie solaire. Se contentant de quelques expériences très timides, l’Etat tunisien manque encore à promouvoir cette énergie renouvelable dans le secteur routier. Au Sénégal par exemple qui possède un taux d’ensoleillement important, l’on vient de lancer des projets très ambitieux tel que le programme baptisé «les autoroutes du solaire». Ce programme innovant prévoit l’installation de systèmes photovoltaïques le long du réseau autoroutier de ce pays de l’Afrique de l’ouest. L’objectif étant de produire jusqu’à 1 gigawatt d’énergie solaire. En effet, Dakar compte utiliser l’énergie produite dans l’alimentation des gares de péage, des bâtiments d’exploitation, ainsi que l’éclairage des autoroutes et des aires de service. Ce projet inclut également l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques, contribuant ainsi à la transition énergétique du secteur des transports. Une partie de l’énergie générée sera par ailleurs injectée dans le réseau national, permettant de diversifier les sources d’énergie et de renforcer l’approvisionnement en électricité du pays.
Ce modèle doit inspirer la Tunisie qui tarde bizarrement à mettre en œuvre des projets programmés depuis environ deux décennies et qui visent à réduire considérablement la dépendance aux énergies fossiles importées à coup des milliards de dinars et faire du solaire une ressource fondamentale dans le mixte énergétique du pays.
H.G.
« La voix de Hind Rajab » de Kaouther Ben Hania à Venise : Un cri de Gaza et pour Gaza
Par Imen ABDERRAHMANI
Avec son nouveau film «La voix de Hind Rajab», la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania concourt dans la compétition officielle du Festival de Venise, espérant décrocher le Lion d’or.
Le film est un cri qui vient de Gaza qui continue à saigner et dont ses enfants tombent jour après jour à cause non seulement des bombardements sauvages de l’entité sioniste mais à cause aussi de la famine. «La voix de Hind Rajab» explore la tragédie de la fillette palestinienne Hind Rajab, qui a été tuée par les forces israéliennes à Gaza en 2024, avec six membres de sa famille qui fuyaient la ville de Gaza lorsque leur véhicule a été la cible du tir d’un char israélien qui a tué sur le coup son oncle, sa tante et trois cousins. Hind Rajab, dont la mort a bouleversé le monde, n’est pas le seul enfant palestinien à mourir sous les bombardements. Les chiffres sont toujours à la hausse. Ils sont des milliers et des milliers d’enfants à tomber sous les missiles sionistes. Lors de la conférence de presse, tenue le 22 juillet 2025, pour présenter la sélection officielle, le directeur artistique de la Mostra, Alberto Barbera, a salué la puissance émotionnelle de ce film, qu’il considère comme l’un des moments les plus marquants de cette 82è édition qui se tiendra du 27 août au 6 septembre 2025.
La cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania qui a crié haut et fort, lors de la cérémonie de César, en recevant le César du meilleur documentaire pour son film « Les filles d’Olga », pour arrêt immédiat du génocide à Gaza, n’a pas caché sa joie de voir son film dans la sélection officielle de Venise et de pouvoir encore une fois lever sa voix pour sauver Gaza et ses enfants.
«Je suis profondément honoré que ‘’The voice of Hind Rajab’’ ait été sélectionné pour le concours au Festival du film de Venise de cette année. Mes sincères remerciements à Alberto Barbera et à tout le comité de sélection pour avoir offert cet incroyable coup de projecteur sur le film», a-t-elle écrit dans un long post sur son facebook. La réalisatrice a dit qu’elle n’a jamais imaginé qu’elle puisse dans 12 mois mener jusqu’au bout un projet. Mais ce film a été pour elle différent et elle a trouvé de l’énergie pour l’achever.
Ce silence qui tue…
Pour le déclic, Kaouther Ben Hania a été au cœur de la campagne des Oscars et en pleine préparation pour son nouveau film quand elle « a entendu un enregistrement audio de Hind Rajab suppliant de l’aide. À ce moment-là, sa voix s’était déjà répandue sur internet.
J'ai immédiatement ressenti un mélange d’impuissance et d’une tristesse écrasante. Une réaction physique, comme si le sol avait changé sous moi. Je ne pouvais pas continuer comme prévu. J’ai contacté le Croissant-Rouge et leur ai demandé de me faire entendre l’audio complet. Ça durait environ 70 minutes, et c’était terrible», a-t-elle souligné dans ce post.
«Après l’avoir écouté, j'ai su, sans aucun doute, que je devais laisser tomber tout le reste. Je devais faire ce film. J’ai longuement parlé avec la mère de Hind, avec les vraies personnes qui étaient à l'autre bout de cet appel, ceux qui ont essayé de l'aider. J’ai écouté, j’ai pleuré j’ai écrit. Puis j’ai tissé une histoire autour de leurs témoignages, en utilisant le véritable enregistrement audio de la voix de Hind, et en construisant un film à un seul endroit où la violence reste hors-écran… Ce que je voulais, c'était me concentrer sur l’invisible : l’attente, la peur, le bruit insupportable du silence quand les secours ne viennent pas. Parfois, ce que vous ne voyez pas est plus dévastateur que ce que vous faites», raconte Kaouther Ben Hania, expliquant quelques étapes de la genèse de ce film fait à chaud mais avec beaucoup d’émotions.
Long-métrage de fiction (89’), inspiré de faits réels, le film réunit au casting Amer Hlehel, Clara Khoury, Motaz Malhees et Saja Kilani.
Coproduction tuniso-française de Tanit Films, Film4 Productions et Film Four, le film a élégamment bénéficié, selon le Centre national du cinéma et de l’Image (CNCI), d’une bourse d’aide du Fonds d’encouragement à la création littéraire et artistique, relevant du ministère des Affaires culturelles.
Avec ce film, la réalisatrice espère faire entendre la voix des enfants de Gaza et de tous les enfants qui souffrent à cause des guerres et des conflits.
I.A.
Festival international des arts populaires d’Oudhna : l’Egyptien Mahmoud Al Leithy enflamme le théâtre antique de la Cité
Dans le cadre de la première édition du Festival International des Arts Populaires, l’amphithéâtre romain d’Oudhna a accueilli, le mardi 29 juillet 2025, un concert exceptionnel du chanteur égyptien Mahmoud Al Leithy, figure emblématique de la musique populaire en Égypte. Organisé sous l’égide du ministère des Affaires culturelles et avec le soutien de plusieurs institutions notamment l’Etablissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles et Artistiques (ENPFMCA) et l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC), l’événement a attiré un public nombreux et enthousiaste.
Le spectacle, marqué par une ambiance festive et une interaction chaleureuse entre l’artiste et les spectateurs, a débuté avec la chanson « Bonbonaya », suivie de plusieurs de ses tubes populaires, repris en chœur par le public tunisien. Al Leithy a également interprété des classiques de la chanson arabe, rendant hommage à des légendes comme Abdel Halim Hafedh, Oum Kalthoum et George Wassouf.
Par sa prestance et sa spontanéité, le chanteur a conquis la scène d’Oudhna, proposant un programme mêlant ses chansons les populaires et d’autres du répertoire arabe au grand bonheur des nostalgiques. La soirée s’est terminée par un point de presse au cours de laquelle Al Leithy a remercié le public tunisien pour son accueil chaleureux et les organisateurs pour l’excellent travail qu’ils ont mené, qualifiant le théâtre antique d’« œuvre d’art unique ».
Après 30 ans, La Tunisie récupère des pièces archéologiques de l’Institut du Monde Arabe (IMA)
L’Institut National du Patrimoine (INP) a annoncé, hier le mercredi, la restitution à la Tunisie de six artefacts archéologiques et ethnographiques conservés depuis 1995 dans les réserves du musée de l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris. Trente ans déjà!
Selon un communiqué publié dans l’après-midi sur la page Facebook de l’INP, les pièces restituées ont été réceptionnées, hier le mercredi 30 juillet à la station de fret de l’aéroport de Tunis-Carthage par une équipe d’experts de l’Institut.
La collection comprend deux objets archéologiques provenant des sites de Carthage et de Sabra al-Mansuriya à Kairouan, ainsi que quatre objets ethnographiques issus des collections du Musée des Arts et Traditions Populaires de la Médina de Tunis.
Selon le communiqué de presse, cette restitution s’inscrit dans le cadre d’un accord conclu entre l’INP et la partie française, à la suite d’une visite effectuée en octobre 2024 au siège de l’IMA, qui visait à examiner le statut des artefacts tunisiens mis en dépôt depuis 1995 dans le cadre du projet « Le musée des musées arabes ». Toujours, selon la même source, l’accord prévoit également la prolongation du prêt des autres pièces tunisiennes actuellement exposées au musée de l’IMA. Leur restitution est annoncée pour fin 2026.
Ahmed Jaouadi remporte la médaille d'or aux championnats du monde aux 800 m nage libre
Bon sang ne saurait mentir. Âgeé de seulement 20 ans, le Tunisien Ahmed Jaouadi vient de remporter la médaille d'or aux championnats du monde des sports aquatiques qui se déroulent actuellement à Singapour. Il a terminé premier avec un temps de 7'36"88. Il a devancé les Allemands Sven Shwarz et Lukas Martens. Il aura aussi le 2 août à tenter un nouvel exploit aux 1500 mètres nage libre.
J.B.
Diaspora tunisienne à l’étranger : Comment mieux exploiter un filon en or encore en friche ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le Tunis Global Forum s’est tenu le 21 juillet à Tunis et a été l’occasion pour les compétences tunisiennes à l’étranger de s’exprimer sur l’avenir de leur pays. Que peuvent, justement, apporter ces compétences à la Tunisie ?
De l’avis de toute la présence, jamais la Tunisie n’a connu un tel succès comme c’était le cas à l’occasion de la tenue du «Tunis Global Forum», cet événement annuel dédié aux compétences tunisiennes à l’étranger. Organisée par l’Association des Tunisiens des Grandes Écoles (ATUGE), membre de la World Alliance of Tunisian Talents (WATT), la deuxième édition du Tunisia Global Forum (TGF) a regroupé pour la première fois 2 500 participants sur site, dont 600 chefs d’entreprise, cadres dirigeants et universitaires de haut niveau. Cet échantillon représente, en effet, 90% des Tunisiens résidant à l’étranger venus de 33 pays différents, 150 entreprises et start-up et institutions ont également participé à cet événement qui a abordé un thème très suggestif, à savoir : « Connecting our talents, Connecting to the future ». A noter que le Forum va se déployer en régions avec une tournée dans 7 villes, en l’occurrence Sfax, Siliana, Hammamet, Sousse, Le Kef, Djerba et Béja. Comment, justement, encourager ces compétences à contribuer au développement de leur pays ?
Pour la présidente de l’Association « Existence » et animatrice à la radio Stream basée à Marseille en France, Hafsa Guerchi: « Ce forum constitue une grande opportunité pour les entrepreneurs, les porteurs de projets et les talents locaux d’échanger directement avec les membres de la diaspora, de nouer des partenariats stratégiques et de contribuer activement à la croissance de leur région». Et d’ajouter : «Nous sommes plus de 1.8 million de Tunisiens qui vivent à l’étranger et chacun de nous peut apporter sa pierre à l’édifice à condition de mettre en place une stratégie fiable de nature à inciter la diaspora à s’investir humainement, scientifiquement, socialement et économiquement à l’essor de la Tunisie». Comment, alors, la Tunisie peut inciter les Tunisiens de l’étranger à investir dans leur pays d’origine ? Diaspora tunisienne à l’étranger : Comment mieux exploiter un filon en or encore en friche ?
Une panoplie d’obstacles …
Pour notre interlocutrice du jour, à savoir l’activiste et animatrice Hafsa Guerchi: «Malheureusement, nous sommes face à une panoplie d’obstacles qui freine l’implication de la diaspora dans l’essor de la Tunisie. Les deux chercheurs Lotfi Slimane et Wafa Khlif ont d’ailleurs conclu que la dynamique migratoire est fortement imprégnée par la mondialisation des économies dont la compétitivité serait davantage mesurée par le capital compétence mobilisé. Cette compétence «à l’étranger» forme la base d’une diaspora scientifique. Toutefois, le niveau d’implication de cette dernière, dans le développement de la Tunisie, est marqué par une certaine ambivalence. Les résultats d’une enquête menée auprès de compétences tunisiennes expatriées identifient une panoplie d’obstacles expliquant un niveau d’engagement relativement limité. Ces compétences n’ont pas toujours bénéficié de conditions favorables à l’émergence d’une diaspora. Des pesanteurs culturelles, organisationnelles et administratives, associées à l’absence de vision claire et affirmée de l’Etat, constituent les freins les plus saillants à leur implication. Nous espérons, alors, que ce genre d’événements se traduira par la mise en place de stratégies plus fiables en matière d’encouragement de la diaspora, notamment au niveau des législations et des procédures ».
L’activiste insiste aussi sur le rôle de l’Etat à lever d’autres obstacles qui concernent la cherté du transport et les contraintes administratives qui freinent les investissements des Tunisiens résidant à l’étranger à investir dans leur pays et contribuer au transfert de leurs compétences, « Tout cela demande une nouvelle approche à ouvrir des perspectives de renforcement d’un engagement dans l’effort de développement de la Tunisie ».
M.B.S.M.
Editorial : Pour que la caisse ne soit pas un casse…
Par Chokri Baccouche
Les vidéos publiées par un ressortissant tunisien installé en Allemagne font le buzz depuis quelque temps sur les réseaux sociaux. L’homme, qui passe le plus clair de son temps à sillonner les dépôts spécialisés dans la vente des voitures d’occasion, a pris l’habitude de rapporter par le son et l’image tous les détails concernant les véhicules de seconde main disponibles au pays d’Angela Merkel. On y trouve de toutes les marques : de la petite citadine à la grosse berline en passant par les SUV et les décapotables. Bref, il y a de quoi titiller les rétines et faire rêver les amateurs des quatre roues qui se comptent par millions chez nous en Tunisie. Et ce qui met davantage l’eau à la bouche c’est que toutes ces voitures qui sont dans un excellent état sont proposées à des prix défiant toute concurrence. Il y en a en fait pour toutes les bourses : de la « petite caisse » à 1500 euros, soit l’équivalent de 5 mille dinars environ à la BMW ou la Mercedes ayant quatre ans d’âge et dont le prix est fixé aux alentours de 45 à 50 mille dinars tunisiens. Avec ce modeste prix, on peut tout juste se permettre en Tunisie une toute petite cylindrée bas de gamme quand on a la chance d’en trouver une disponible sur le marché bien évidemment. Les vidéos de ce créateur de contenu connaissent un franc succès auprès du public tunisien.
Elles suscitent à chaque publication la réaction de nombreux internautes qui commentent avec un pincement au cœur cet étalage de bagnoles presque neuves, proposées à la vente à des prix défiant toute concurrence. Beaucoup se demandent ainsi pourquoi les voitures sont-elles aussi chères en Tunisie au point de devenir pratiquement inaccessibles pour l’écrasante majorité des citoyens de la classe moyenne ou ce qui en reste. Le constat dressé par ces internautes reflète, en tout cas, la réalité des choses, car, chez nous, devenir propriétaire de son propre véhicule est un véritable parcours du combattant, voire une pure souffrance, tant les prix sont devenus, au fil des années, prohibitifs. Même les voitures dites populaires, qui n’ont de populaire que leur appellation, sont généralement inabordables pour bon nombre de Tunisiens.
Les chiffres fournis par les concessionnaires révèlent d’ailleurs que le prix d’un véhicule neuf a augmenté depuis 12 ans de 63%, et ce, de 2003 à 2015. Cette flambée intempestive des tarifs est due à la hausse annuelle de 2% imposée par les constructeurs. Elle résulte également du glissement du dinar par rapport à l’euro et au dollar. A cela, il faut ajouter bien évidemment les impôts et autres taxes perçus par l’Etat à travers le droit de consommation et la TVA qui représentent au moins 40% du prix final du véhicule, sans oublier bien évidemment la marge bénéficiaire des concessionnaires. Au final, c’est le consommateur qui paie les pots cassés, car il est saigné aux quatre veines pour se permettre le « luxe suprême » - qui n’en est pas un en fait - de réaliser son rêve d’acquérir un véhicule en propriété au prix d’énormes sacrifices.
Le comble dans tout cela c’est que la même tendance se vérifie également sur le marché des voitures d’occasion où les prix valsent régulièrement à la hausse. Même les tacots qui ont rendu leur âme depuis belle lurette coûtent cher. A « souk el kraheb » d’El Mourouj, haut lieu spécialisé dans la vente des voitures de seconde main, il faut compter plus de 22 mille dinars pour une vieille voiture qui affiche plus de 300 mille km au compteur. Comment sortir de ce cercle vicieux et faire en sorte que l’acquisition d’une voiture, qui n’est plus considérée de nos jours comme un luxe, soit plus accessible pour les citoyens tunisiens, sachant que dans d’autres pays comparables au nôtre, la situation est bien différente ? L’idée que vient de soumettre Abdelkader Achour Ammar parait intéressante. Le député de la circonscription Sousse Ville - Sidi Abdelhamid a annoncé, en effet, le dépôt d’une proposition de loi visant à accorder aux résidents tunisiens, une fois dans leur vie, des privilèges fiscaux pour l’importation ou l’achat d’une voiture sur le marché local en Tunisie. Dans la pratique, ce projet de loi vise à permettre à tout Tunisien remplissant les conditions requises de bénéficier de la suspension des impôts et taxes, tels que les droits de consommation, les droits de douane et la taxe sur la valeur ajoutée. La suppression de ces taxes qui représentent, mine de rien, plus de 40% du prix final des véhicules neufs permettra, à coup sûr, d’alléger considérablement la facture. La proposition du député Abdelkader Achour mérite en tout cas qu’on s’y attarde et s’impose comme un moyen idoine de rendre le rêve de posséder une voiture plus accessible pour le Tunisien moyen. Un rêve d’autant plus légitime qu’il permettra aux plus chanceux d’éviter les désagréments de plus en plus insupportables des moyens de transport public…
C.B.
Festival international de Hammamet - « La Dame de Kerkoine » : Une brève leçon d’histoire sur scène
Le théâtre de plein air de Hammamet a accueilli, lundi soir, « La Dame de Kerkoine », une pièce de théâtre qui met en lumière l’histoire de « Kerkouane », véritable joyau patrimonial au Cap Bon tunisien classé sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1986.
Cette pièce est dans la continuité d’une performance scénique éponyme, sur l’histoire de la cité punique de Kerkouane, présentée sur le site archéologique de Kerkouane lors de la cérémonie d’ouverture de la 34è session du Mois du patrimoine (18 avril au 18 mai 2025).
« La Dame de Kerkoine » est mise en scène par le duo Wajdi Gaidi & Houssem Sahli d’après un texte d’Amine Khammassi avec l’aide d’historiens et en puisant dans plusieurs références littéraires comme « Salammbô » de Gustave Flaubert.
Cette œuvre alliant théâtre, musique, danse et chant en langue punique qui se déroule presque entièrement en langue punique ancienne, accompagnée d'un sur-titrage en anglais et en arabe.
La « Dame » de Kerkouane incarne l’une des pièces maîtresses et uniques de ce même lieu. La trame se situe vers l’an 256 av. J.-C, pendant la première guerre romano-carthaginoise et plus précisément au moment de l’assaut destructeur de l’armée romaine sous le commandement des consuls Lucius Manlius Vulso Longus et Marcus Atilius Regulus.
Une période exceptionnelle reconstituée notamment à travers des costumes punico-phéniciens, réalisés à partir de données iconographiques et plus encore par l’utilisation de la langue phénicienne.
De l’art et de l’histoire
La création s’ouvre sur une chorégraphie de jeunes danseuses avant d’embarquer éminemment dans un voyage historique au cœur d’une ville où règnent les croyances ancestrales et les traditions sociales naissantes.
La danse, le théâtre et un mapping qui raconte quelques aspects de la cité antique de Kerkouane fusionnent, afin de donner vie à la pièce et d'entretenir les faits qui se succèdent sur 1h20 de temps. Une narration en langue arabe ponctue les actes de la création.
Le langage est un élément central de la pièce : l’arabe littéraire et le dialecte tunisien se sont confondus, tout le long de la performance. Des intermèdes en arabe littéraire ou en dialecte tunisien aèrent la pièce. Une cinquantaine d’acteurs ont occupé la scène, en alternant ou en rassemblant rôles phares, secondaires ou même en assurant des apparitions ou en dansant.
Initialement chanteurs, Mariem Larayedh et Montassar Bezzez sont à l’affiche de cette pièce réunissant des acteurs professionnels et amateurs. Deema Sahli, 12 ans, plus jeune actrice dans le casting, est parmi d’autres jeunes issus de Nabeul et des régions qui se sont engagés dans ce projet.
Cette création immersive, portée par les technologies numériques et les jeux de lumière, a offert une relecture sensorielle du quotidien des habitants de la cité punique de Kerkouane, tout en retraçant les bouleversements historiques qu'elle a connus au fil des siècles.
S’exprimant lors d'un point de presse organisé à l’issue du spectacle, Houssem Sahli a présenté une œuvre composée d’acteurs professionnels et amateurs, qui a été mise en scène avec l’aide d'historiens et de spécialistes ». Wajdi Gaidi a évoqué de sa part « une volonté de valoriser le patrimoine de la ville de Kerkouane ». L’équipe artistique de « La Dame de Kerkoine » aspire à investir d’autres sites et monuments historiques aussi bien que les salles de théâtre en Tunisie et à l’étranger.
Journées cinématographiques de Carthage : l’appel à films pour la compétition officielle lancé
Le comité général des Journées Cinématographiques de Carthage a annoncé, hier, sur sa page officielle sur facebook l’ouverture des inscriptions de la Compétition officielle des longs-métrages, avec comme date limite : le 15 septembre 2025. Les films doivent être inscrits obligatoirement sur : https://inscription.jcctunisie.org
Il est à rappeler que la 36ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) aura lieu du 13 au 20 décembre 2025 et qu’elle est dirigée par l’universitaire, critique de cinéma et scénariste Tarek Ben Chaabane.
















