Zoubeir Baya officiellement président de l'Etoile du Sahel
L'assemblée générale élective de l'Etoile a élu aujourd'hui Zoubeir Baya président pour un mandat de trois ans. Il était le seul candidat à la présidence Après avoir occupé le poste de président du comité provisoire depuis 2024. Une année au cours de laquelle il a cherché d'abord à éponger beaucoup de dettes et à assainir un tant soit peu la situation financière en limitant au maximum les dépenses.
J.B.
Festival international de Kébili: Ghazi Ayadi, Wajiha Jendoubi et Iheb Taoufik à l'affiche
Les organisateurs du Festival international de Kébili (FIK), au Sud de la Tunisie, ont dévoilé le programme et les préparatifs pour la 17ème édition qui se déroulera du 27 juillet au 5 août 2025.
Lors d’un point de presse organisé, mercredi, dans un espace de la ville de Kébili, le directeur du festival, Mohamed Boubaker, a notamment évoqué les difficultés ayant entouré la tenue de cette édition qui se rapportent au retard dans la mise en place de l’Association du festival. Cette situation a mis la pression sur les organisateurs soucieux de trouver les financements nécessaires pour préparer un programme qui répond aux attentes des festivaliers, a-t-il expliqué.
Le directeur du festival a souligné que la région ne dispose pas d’un théâtre de plein air pour abriter ce genre de manifestations. Les organisateurs comptent sur la présence du public aux différents spectacles prévus et qui se dérouleront au club Maracana ayant également abrité l’édition précédente, a-t-il dit.
La programmation de cette 17ème édition prévoit la participation d’artistes tunisiens et étrangers. L’ouverture sera avec un spectacle gratuit de la troupe d’Omar Saber, alors que la clôture sera avec la "Habbit Zamani" du chanteur Ghazi Ayadi.
Les autres soirées seront animées par le chanteur Jenjoon (29 juillet), un spectacle musical tuniso-canadien gratuit "Violon autour du monde" (30 juillet), un spectacle Karaoké gratuit "Notre public l’artiste" (2 août), du rai avec l’Algérien Moh Milano (3 août) et un spectacle de la star arabe l’Egyptien Iheb Taoufik (4 août).
Le public aura deux rendez-vous avec le quatrième art : "Big Bossa" pièce de Wajiha Jendoubi (28 juillet) et "Kasr Ethara" spectacle de Hafedh Khlifa (1er août).
Le Festival international de Kébili est soutenu par le ministère des Affaires Culturelles, indique l’affiche du festival.
Le Quotidien avec TAP
Fête de la République: Gratuité d'accès aux musées et aux sites aujourd'hui
L’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC) a annoncé que ce vendredi le 25 juillet 2025, l’accès aux sites, monuments et musées ouverts et dépendant de l’Agence de mise en valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle sera gratuit.
Bénéficient de la gratuité d’entrée tous les Tunisiens ainsi que les personnes étrangères résidentes en Tunisie sur présentation de la carte d’identité nationale ou de la carte de séjour durant les jours suivants :Le premier dimanche de chaque mois, le 18 avril : Journée internationale des sites et monuments,le 18 mai : Journée internationale des musées et les jours fériés
Pour avoir une idée sur les musées, les sites archéologiques et les monuments historiques ouverts et accessibles aujourd'hui, vous n'avez qu'à visiter le site de l'AMVPCC, ou sa page officielle sur facebook ou simplement taper: https://drive.google.com/.../1_-w74WU.../view...
Manifestation du 25 juillet : L’opposition a-t-elle cherché à mettre l’UGTT dans l’embarras?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Il a suffi de citer « la Place Mohamed Ali » dans le communiqué de l’opposition appelant à manifester le 25 juillet prochain pour voir cette coalition s’effriter et l’UGTT embarrassée…
Finalement, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) est sortie de son silence pour nier toute implication dans la manifestation que devrait organiser le Front du salut et le Réseau tunisien des droits et des libertés le 25 juillet à l’occasion de la célébration de la fête de la République. Dans un communiqué publié tard lundi dernier, la Centrale syndicale s’est dite pas concernée par cette manifestation et le fait que ses organisateurs ont cité la Place Mohamed Ali comme point de rassemblement pour les manifestants ne veut pas dire que l’UGTT est concernée par ce mouvement.
A rappeler que la Place Mohamed Ali est un lieu symbolique connu pour avoir abrité depuis l’indépendance des milliers de mouvements et d’actions politiques et syndicales. La place abrite également le siège central de l’Union générale tunisienne du travail. Interrogé, par ailleurs, à ce sujet, l’activiste et universitaire Salem Chérif nous a indiqué : « Je pense qu’il s’agit-là de manipulation de la part de l’opposition qui a cherché à impliquer la direction de la Centrale syndicale dans un conflit qui n’est pas le sien. D’ailleurs, dans le communiqué publié lundi dernier, l’UGTT a implicitement accusé cette coalition de manipulation en citant la Place Mohamed Ali comme point de départ de ladite manifestation ».
Secouée par une grave crise, l’Union générale tunisienne du travail a perdu beaucoup de son prestige et de sa popularité. Pour les analystes et autres observateurs, la Centrale syndicale ne peut pas, en effet, aujourd’hui « s’offrir le luxe d’être en conflit avec l’exécutif », nous dira l’universitaire Salem Chérif. Quel rôle peut jouer alors dans ce contexte l’UGTT,
Flou …
Même si l’opposition a finalement annulé cette manifestation qui devrait avoir lieu le 25 juillet, certains observateurs estiment que l’Union générale tunisienne du travail est aujourd’hui appelée à résoudre ses problèmes internes afin de retrouver sa crédibilité et sa popularité.
Dans une déclaration accordée aux journalistes de l’International Trade Union Confederation, Tarek Kahlaoui, professeur de sciences politiques à la South Mediterranean University de Tunis, estime que « l’UGTT se trouve en position de faiblesse après avoir perdu le soutien de la population. Une partie importante de l’opinion la considère comme faisant partie de l’élite au gouvernement pendant la transition et qui n’a pas réussi à apporter la prospérité au pays». Et d’ajouter : «Depuis plusieurs années, l’Union générale tunisienne du travail fait l’objet d’une campagne qui impute à ses mouvements de grèves la responsabilité de la crise économique et de la corruption. Des poursuites judiciaires ont également été engagées contre certains de ses dirigeants». Le chercheur au Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), Romdhane Ben Amor, cité par la même source, invoque cependant un autre facteur pour expliquer la faiblesse du syndicat : « il s’agit de sa crise interne. En 2021, la direction actuelle a modifié les règles internes de l’organisation relatives à l’élection de ses dirigeants. Une grande partie de syndicalistes a rejeté ce changement et s’est constituée en opposition interne. Il en résulte un blocage dans la prise de décision». Ben Amor pointe du doigt un autre désaccord entre les dirigeants les plus anciens et les plus jeunes, qui défendent des valeurs et des points de vue différents sur le rôle et les stratégies du syndicat. Bien que les désaccords internes aient eu par le passé des causes politiques, notamment avec le soutien d’une faction au président de la République, Kais Saïed».
M.B.S.M.
Éditorial : Convaincre les Tunisiens du monde à investir chez eux - Par Hassan GHEDIRI
Bien qu’elle soit devenue ces dernières années le principal pourvoyeur, constant et durable de devises pour le pays, la diaspora tunisienne continue de susciter des avis très partagés. De plus en plus perçue comme un générateur de «fuite des cerveaux», elle est également vue comme un levier de développement d’une puissance inestimable… mais encore trop peu mobilisé.
Profitant du retour massif des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) durant la période estivale, l’Association des Tunisiens des Grandes Écoles (ATUGE) a lancé, le 15 juillet, «Le mois de la diaspora». Au programme de cet événement qui se poursuivra jusqu’au 15 août 2025, une série de rencontres organisées dans les régions du nord, du centre et du sud du pays. L’objectif affiché étant clair: renouer les liens avec les talents expatriés, répartis aux quatre coins du monde, et les impliquer dans les défis et les nouvelles aspirations de la Tunisie. L’initiative vise aussi à favoriser les échanges entre experts, mentors et investisseurs tunisiens de l’étranger et les écosystèmes entrepreneuriaux locaux. Il s’agit de créer des passerelles concrètes entre les compétences de la diaspora et les dynamiques régionales.
Avec près de 1,8 million de citoyens installés principalement en Europe et dans les pays du Golfe, la diaspora tunisienne reste incontestablement une des principales sources de financement de l’économie nationale. En 2024, les transferts en devises générés par les TRE ont ainsi représenté près de 30 % des réserves de change de la Banque centrale de Tunisie (BCT), soit l’équivalent de 6,5 % du PIB. Un poids considérable qui confirme le rôle fondamental que joue la diaspora dans la stimulation de la consommation et dans la croissance économique.
Lors d’un forum organisé au début de la semaine à Tunis par l’ATUGE, Fethi Zouhair Nouri, patron de la BCT, a rappelé que la diaspora constitue un capital humain qu’il est urgent d’impliquer davantage dans les politiques de développement durable du pays. Il a insisté sur l’importance de mettre en place des instruments d’investissement innovants, adaptés aux besoins spécifiques des TRE, en s’inspirant des meilleures pratiques internationales.
Parmi ces instruments, le chef de la banque des banques cite l’introduction des «obligations de la diaspora» (diaspora bonds pour les intimes). Cet instrument, déjà expérimenté avec succès dans plusieurs pays africains comme l’Éthiopie, figure en bonne place parmi les pistes envisagées par la BCT. Une fois mis en place, il permettrait de mobiliser l’épargne de la diaspora pour financer les priorités nationales.
Dans un contexte où la rémunération de l’épargne reste faible dans les pays d’accueil, à l’instar de la France où elle peine à dépasser les 2 %, les diaspora bonds proposées par le chef de la BCT pourraient séduire nombre de TRE à la recherche de placements à la fois rentables et utiles à leur pays d’origine. Pour l’État tunisien, ce serait un moyen de lever des fonds importants, de réduire sa dépendance à l’aide extérieure, et de financer son développement de manière plus autonome. A plus long terme, ces obligations pourraient également contribuer à rendre la dette publique plus soutenable. Encore faut-il que cette dynamique s’accompagne d’une véritable volonté politique et d’un cadre incitatif clair. Car la diaspora tunisienne, riche en compétences et d’engagement, attend surtout qu’on lui tende la main avec gratitude et confiance...
H.G.
A l’occasion de la Fête de la République : « Ana Chaabek », plus qu’une opérette, c’est une ode d’amour à la Tunisie
Par Imen Abderrahmani
Pour la célébration de la Fête de la République, demain, le 25 juillet, le musicien chevronné et le talentueux violoniste Zied Zouari a pensé « Ana chaabak » (Je suis ton peuple), opérette réunissant une pléiade de belles voix tunisiennes. Détails.
Artiste généreux, créatif, Zied Zouari multiplie les expériences et les rencontres, partageant à cœur joie une musique qui fuit les frontières et fait dialoguer les cultures, les musiques, le présent et le passé. Ainsi, parallèlement à sa tournée avec son nouvel album « Made in Africa », l’artiste présente un nouveau projet intitulé « Ana chaabek ». Titre évocateur à cette fête ô combien symbolique et colossal dans l’histoire de la Tunisie. Il s’agit d’une opérette dont la présentation (diffusion) est annoncée pour le 68ème anniversaire de la Fête de la république. Plus qu’une opérette, c’est une ode d’amour à la Tunisie du nord au sud, de l’est à l’ouest.
Alors, pour mener bien et jusqu’au bout ce projet musical, l’artiste s’est entouré d’un bouquet de belles voix tunisiennes qui chanteront la République, différemment. Il y a de quoi ! Cette fois-ci, le texte qu’ils chanteront vient directement de Douz, cette ville saharienne, connue pour être le fief de la poésie populaire.
La poésie populaire à l’honneur
Signé par Ayoub Ali Lassoued, l’une des voix majeures de la poésie populaire à Douz et en Tunisie et lauréat du prix du meilleur poète lors de nombreuses éditions du Festival international du Sahara de Douz, le texte chante et raconte la Tunisie dans sa richesse et sa diversité, dans toute sa splendeur. « Vraiment, je suis ravi de me retrouver entourer de toutes ces belles voix tunisiennes. J’ai beaucoup apprécié le travail méticuleux et créatif de l’artiste Zied Zouari. C’est un artiste à l’écoute, attentif à tous les détails, dévoué… », nous a confié Ayoub Ali Lassoued, soulignant qui, soutenu par Zied Zouari, il a débarqué à Tunis, pour accompagner les artistes lors de l’enregistrement. « Parfois, il a fallu que j’intervienne pour rectifier la prononciation d’un mot ou pour mieux expliquer sa signification surtout que le texte est écrit en dialecte tunisien et comme vous savez il y a également la charge émotionnelle du texte d’origine que j’ai essayé à transmettre à toute l’équipe, en reliant des extraits du poème. Je tiens à remercier l’artiste Zied Zouari qui m’a permis d’être au cœur de ce grand et beau projet artistique dédié à la Tunisie et qui en choisissant mon texte a rendu justice à la poésie populaire et aux poètes populaires, loin de cette image folklorique et archaïque véhiculée depuis des années et qui continue à dominer la scène culturelle et artistique », ajoute le poète sur un ton enthousiaste, attendant avec impatience les échos de la première diffusion annoncée le jour de la Fête de la République.
Ils sont les enfants de la Tunisie…
Touché par les mots qui ont résonné pendant plusieurs jours dans sa mémoire, Zied Zouari, comme il participe à de nombreux projets et concerts, a établi sa liste des voix qui feront partie de cette création.
D’une durée de six minutes, l’opérette réunit Najet Attia, Mohamed Jebali, Asma Ben Ahmed, Sofiène Zaydi, Mohamed Ali Chebil, Ahmed Rebaï, Lilia Ben Chikha, Rihab Sghaïer, Saber Radhouani, Mongia Sfaxi, Moatasem Amir, Samia Hammi, Zoubeida Ben Mahmoud et Hamdi Chalghami. A cette belle sélection de voix s’ajoute la Chorale de Sidi Sami et 32 musiciens chevronnés qui ont bel et bien assurés l’exécution musicale. Au total : l’opérette a réussi à réunir une centaine d’artistes tunisiens, de différentes générations, qui ont levé la voix pour chanter cette Tunisie qu’on aime et qu’on est fier d’être l’un de ses enfants.
Quant à l’enregistrement, il a eu au « Studio 8 » de la Radio Nationale. S’agissant du tournage, il a eu lieu dans le majestueux site archéologique d’Uthina (Oudhna).
Encore une journée pour que l’opérette sera dévoilée. « Ana Chaabek », un nouveau projet que porte l’artiste Zied Zouari avec beaucoup de passion et qui s’ajoute à son parcours riche de créations, bien rythmé de musiques et de rêves.
I.A.
Les Italiens, les « Addict Ameba », rendent hommage à Gaza et dénoncent le génocide
Pour les « Addict Ameba », le concert d’hier au Festival international de Hammamet est inoubliable. Pour le public aussi. Bien rythmé, le concert s’est clôturé par un hommage vibrant aux Gazaouis…
Ils ont été dix musiciens à investir la scène du Festival international de Hammamet. La bande puise avec audace dans la fusion des genres et des styles. Une musique du monde a retenti, florilège de jazz, de funk et de sons alternatifs, avec un zeste de rythmes rock, de danses spontanées et d'énergie scénique inégalée.
La scène s’est transformée en berceau d’instruments musicaux comme le saxophone, la trompette, la percussion africaine, sud-américaine, du Tam Tam, de la batterie, basse, guitares, claviers et bongos, garantissant ainsi un véritable voyage musical qui traverse les cultures et les contrées.
Le groupe a entamé son show, entièrement instrumental, avec des pistes sonores envoûtantes et des morceaux joués comme « Furiosa », « Panamor » ou encore « Panorama ». Le leader du groupe Paolo Cerruto n’a cessé de rappeler les points communs qui unissent les Tunisiens et les Italiens, à commencer par la musique des deux rives, le patrimoine sicilien, la richesse linguistique et la proximité géographique et historique des deux pays.
La grande surprise du concert, c’est bien l’artiste musicien Rabii Brahim, qui rejoint sur scène le groupe en plein Live, ajoutant ainsi une touche musicale, propre à lui et une empreinte tunisienne. Sa voix retentissante a conquis les spectateurs présents. L’artiste tunisien revient sur sa rencontre fructueuse avec les membres d’ « Addict Ameba », et exprime sa joie quant à cette performance italo - tunisienne qui s’est magistralement tenue en Tunisie, spécialement dans le cadre de la 59ème édition du FIH. Le concert a définitivement pris une tournure plus dansante et rythmée, au fil des performances et des mélodies interprétées.
Le concert s’est achevé sur un hommage aux Gazaouis : une dénonciation du génocide en cours et des remerciements lancés à l’encontre des mélomanes présents, à l’équipe technique, ces artisans de l'ombre qui veillent au bon déroulement des nuits festives de la ville au quotidien et avec morceau dansant, en guise de clap de fin.
Le festival « Les Contes des quartiers » se poursuit jusqu’au 03 août
Un nouveau festival baptisé « Les Contes des quartiers » a investi dans sa première édition nombreux quartiers populaires de la Capitale. Le festival qui a démarré le 19 juillet se poursuivra jusqu’ 03 août 2025.
Ce festival offre une expérience culturelle innovante et unique, pour les habitants de quartiers comme Sidi Hussein, Harairia, Attaiaran, Ibn Sina (Avicenne) et Mallassine, peut-on lire dans un communiqué publié, sur le site du ministère des Affaires Culturelles.
La même source inique un « événement unique qui vise à restaurer l’art des contes populaires et de l’utiliser pour raviver la mémoire collective et lutter contre la marginalisation culturelle et sociale dans les quartiers à forte densité démographique », a-t-on indiqué.
« Loin d’être un évènement éphémère, ce festival des Contes des quartiers est un projet culturel citoyen qui mise sur la participation des habitants dans le développement culturel et la revalorisation de la place de l’art du conte dans la rue et à l’école », ajoute la même source.
Le ministère a dévoilé une « programmation, riche et diversifiée alliant art, pédagogie, documentation et divertissement ». Des performances artistiques, alliant conte, théâtre, spectacles folkloriques et musique alternative ont lieu dans divers espaces dont les places publiques et les écoles.
Des ateliers et des concours entre conte, écriture créative, dessin et monologues populaires sont organisés au profit des enfants et des jeunes.
Des rencontres intellectuelles auxquelles participent des chercheurs et des créateurs sont consacrées à l’examen du rôle de la mémoire populaire orale et de l’art du conte dans la lutte contre la marginalisation culturelle, indique le ministère.
La transmission est au cœur de ce rendez-vous où les séniors racontent aux jeunes l’histoire de certains personnages et les événements historiques ayant marqué la vie dans les quartiers dans une volonté de réhabiliter l’identité locale et la mémoire collective.
Chaque quartier a une histoire qui mériterait d’être racontée dans ce festival des « Contes des quartiers » offrant une expérience collective qui reconnecte la culture et la société.
Le Jordanien Siilawy, ce soir, à Hammamet, à guichets fermés
Chanteur, auteur, compositeur jordanien d’origine palestinienne, Hossam Siilawy sera ce soir, à la rencontre du public du Festival international de Hammamet.
Siilawy est célèbre pour des titres tels que « Oddam Elkol », « La Tensani », « Jamila », et « Achanak », cette dernière ayant été élue meilleure chanson arabe aux « Arab Music Awards » en 2023.
Avec plus d'un milliard d'écoutes sur ses plateformes musicales, Siilawy s’est démarqué, s’imposant comme l’une des jeunes stars les plus prometteuses et les plus influentes.
Matches de préparation : l'Etoile du Sahel bat Al Masry, le CSS et la JSK se neutralisent
En pleine préparation à la nouvelle saison, l'Etoile du Sahel a rencontré cet après-midi à Sousse le club égyptien d'Al Masry. Les Saheliens ont remporté le match sur le score de 2 buts à 1. Kante et Karoui ont inscrit les buts des Étoilés. A Sfax, au Mhiri, le CSSfaxien a fait match nul avec le neo-promu, la JSKairounaise (1-1). Deux oppositions qui ont permis aux coaches d'effectuer une bonne revue d'effectif en donnant du temps de jeu à la majorité des joueurs à leur disposition.
J.B.
C.A. : Qui succédera à Mohamed Sahli? Le BD dans l'embarras
Par Jamel Belhassen
Maintenant que le divorce entre le Club Africain et Mohamed Sahli est consommé avant même le début de la nouvelle saison , les Clubistes s'interrogent sur le desstin de l'équipe à quelques dix-sept jours du coup d'envoi. Les responsables sont en contact avec quelques techniciens dont Faouzi Benzarti, Abdelhak Ben Chikha, Mohamed Mkacher et deux ou trois autres. En attendant la nomination du nouvel entraîneur, les Responsables doivent payer 220 mille dinars à Mohamed Sahli ( le salaire d'un mois + le total de trois salaires, comme convenu dans le contrat). Mais au delà de toutes ces considérations, toutes ces hésitations de la part du Bureau Directeur ne font pas honneur à un club qui compte beaucoup sur la nouvelle saison. Au départ, Sahli a été recrutée en tant que directeur technique pour collaborer avec Bettoni. Puis, il a été désigné premier entraîneur de l'équipe. Qu'est-ce qui a changé ces derniers jours? Il aurait eu des contacts avec un club au Maroc sans oublier qu'il a renoncé à un match de préparation contre Al Ahly d'Égypte tout étant chargé de plusieurs tâches administratives et techniques. Il a été aussi accusé d'avoir informé la chaîne radio de la possible séparation avec le CA. Certaines sources évoquent aussi un désaccord au niveau des responsables quant à sa nomination. Toutes ces données ont précipité le divorce surtout que certains lui reprochent la qualité du travail sur le plan technique. Autant dire que tout ce qui se passe au sein du Bureau Directeur ne peut que nuire à l'image du club et à la bonne marche de l'équipe seniors à quelques encablures du coup d'envoi de la compétition. Les supporters clubistes ne peuvent aujourd'hui qu'espérer un dénouement rapide à cette affaire d'entraîneur pour repartir sur des bases solides et entamer le nouvel exercice avec une certaine sérénité.
J.B.
Projet de loi relatif à la protection des données personnelles : Mettre fin aux dérapages des réseaux sociaux et de l’IA …
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La protection des données personnelles est l’objet d’un projet d’une loi fondamentale qui sera examiné bientôt à l’ARP. Comment sont justement gérées ces données et que faire pour rassurer les citoyens quant à la protection de leur vie privée ?
L’Assemblée des représentants du peuple examinera prochainement un projet de loi sur la protection des données personnelles, visant à instaurer un cadre légal moderne conforme aux normes internationales et à créer une nouvelle autorité indépendante de régulation, et ce, selon une dépêche de l’agence officielle TAP relayée par Radio Tunis Internationale.
Selon cette même source, ce projet de loi fondamentale relatif à la protection des données personnelles a été soumis d’ores et déjà par le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) à la commission des droits et libertés pour étude. Composé de 132 articles répartis en six chapitres, le texte entend moderniser le cadre légal existant jugé, par ailleurs, obsolète et inadapté aux mutations technologiques actuelles.
Le nouveau texte prévoit, alors, la création d’une Autorité de protection des données personnelles (ADP), entité publique indépendante dotée de la personnalité morale et de l’autonomie administrative et financière. Elle sera placée sous la tutelle du ministère des Technologies de la Communication et composée de juges, de représentants ministériels et d’experts du domaine numérique. Selon, en outre, les initiateurs de ce projet de loi, « cette réforme est justifiée par l’échec du cadre juridique actuel, hérité de la loi de 2004, à répondre aux enjeux de l’intelligence artificielle, de la biométrie, de la vidéosurveillance ou encore du traitement transfrontalier des données ».
Les signataires de ce projet de loi dénoncent également « l’inaction prolongée de l’actuelle Autorité nationale de protection des données personnelles, incapable de remplir sa mission ni d’imposer des sanctions ». Et d’ajouter : « Pionnière dans le monde arabe en matière de législation sur les données personnelles en 2004, la Tunisie n’a pas su maintenir son avance. Le vide institutionnel, l’absence de régulation sur les secteurs sensibles (presse, IA, surveillance…), ainsi que la non-conformité aux standards internationaux (UE, ONU, initiatives africaines) ont fragilisé sa position sur la scène numérique ». Comment sont justement gérées ces données en Tunisie et que faire pour rassurer les citoyens quant à la protection de leur vie privée ?
Moderniser et maîtriser …
Interrogé à ce sujet, l’activiste au sein de l’Association internationale de défense des droits de l’homme et des médias, Rached Ben Hcine nous a confié : « Vu les dérapages et les atteintes à la vie privée constatés ces dernières années concernant l’utilisation des données personnelles, notamment sur les réseaux sociaux, le législateur a l’obligation d’intervenir pour recadrer la loi actuelle et définir la gouvernance et les mesures de sécurité à mettre en place pour les traitements de données personnelles. Il faut savoir que nous devons aujourd’hui faire face à une nouvelle réalité imposée par l’usage abusif de l’IA. Les préoccupations liées à la fiabilité des systèmes d'IA sont multiples et énormes, notamment au niveau de la sécurité, la sûreté, l’équité, la transparence et la qualité des données et des systèmes tout au long du cycle de vie ». Et d’ajouter : « Il faut savoir, par ailleurs, que les normes internationales exigent aujourd’hui la protection des données dès la conception et par défaut. Pour respecter ce principe, nous devons, alors, prendre en compte les questions de protection des données dès le départ, dans tout ce que nous faisons. Cette approche nous aide, ainsi, à nous assurer que nous répondons aux exigences internationales fondamentales et démontre notre engagement en matière de responsabilité. En intégrant également les questions de protection des données dans chaque aspect de nos activités de traitement, nous pouvons mieux protéger les droits et libertés des personnes ».
M.B.S.M.
Ali Maaloul retourne au CSSfaxien
Après neuf ans passés dans les rangs du club cairote, Al Ahly , Ali Maaloul, l'arrière gauche international tunisien a décidé de retourner à son club d'origine, le CSSfaxien. Avec Al Ahly, il a inscrit 53 buts avec 85 passes decisives et 22 trophées. Excusez du peu!. Pour un défenseur latéral, le chiffre est bien éloquent. Dernièrement, un accord a été conclu avec le club Noir et Blanc pour un nouveau contrat qui sera signé incessamment, juste après la visite médicale d'usage.
J.B.
Editorial : Quand l’Europe tourne le dos à son devoir moral…
Par Chokri Baccouche
La France demande que la presse libre puisse accéder à Gaza pour montrer ce qu’il se passe dans le territoire en danger de famine, après 21 mois d’offensive, a déclaré hier le ministre français des Affaires étrangères, Jean Noël Barrot. 660 jours après le déclenchement de cette sordide guerre, les responsables français n’ont pas encore une idée exhaustive sur la tragédie qui se déroule dans l’enclave palestinienne sinistrée. Raison pour laquelle l’Hexagone demande solennellement au Premier ministre sioniste, Netanyahu, l’autorisation de permettre aux médias français de se rendre sur place pour faire éclater la vérité. Les propos du chef de la diplomatie française laissent tout de même perplexe, et pour cause ! Après tout ce temps, tous ces massacres et toutes ces horreurs israéliennes diffusés en boucle au quotidien sur les chaines télé du monde entier, on ne s’est pas fait encore une idée objective sur ce qui se passe dans ce territoire palestinien occupé, livré à la barbarie sioniste ?!!! Certes, il y a des personnes qui ont un retard dans l’allumage, inconsciemment ou délibérément, cela dépend de leur réelle intention, mais là on peut dire qu’on dépasse toutes les bornes. Les déclarations de M. Barrot prêtent, en tout cas, au rire surtout si l’on sait que les services de renseignements français sont connus pour leur résilience et leur compétence. Ils sont capables, dit-on, de déterminer avec précision le sexe d’une mouche en plein vol. Une façon de dire que rien ne leur échappe et qu’ils sont au fait de tout ce qui se déroule aux quatre coins de la planète. Curieux tout de même que M. Barrot, qui a à portée de main une logistique aussi impressionnante, ne connaît que dalle sur la méga-tragédie qui fait la une de l’actualité dans l’univers des médias à l’échelle internationale, et ce, depuis près de deux années successives.
Des journalistes français vont donc être dépêchés incessamment pour livrer leur témoignage sur les événements sanglants qui secouent Gaza. On leur souhaite beaucoup de chance, on salue d’ores et déjà leur courage et on prie pour qu’ils retournent sains et saufs à leurs familles. Pourquoi ? Parce que le journalisme est un métier à très haut risque, particulièrement dans cette partie du monde. Beaucoup plus que dans n’importe quel autre conflit, la guerre à Gaza est devenue, en effet, une véritable hécatombe pour les hommes des médias. Les dirigeants sionistes ont donné ordre à leurs nervis en brodequins de les abattre à vue sans sommation. Environ 200 journalistes palestiniens ont péri ainsi sous les balles des snipers sionistes qui leur ont tiré dessus comme dans un stand d’une fête foraine. La raison de ces tueries avalisées par le gouvernement Netanyahu est bien sûr de faire en sorte que le génocide contre les Palestiniens se déroule à huis clos et que la vérité sur les atrocités de l’armée israélienne ne soit jamais connue par l’opinion publique internationale. Depuis des mois, la France «réclame un cessez-le-feu» et dénonce une situation humanitaire « inacceptable » à Gaza. La partition que rejoue inlassablement le Quai d’Orsay a quelque peu changé cette fois-ci mais le fond reste en définitive le même. La France se contente en effet du moins que le smig face au drame gazaoui. Certes, il lui arrive de temps à autre de critiquer gentiment les dérives génocidaires du Premier ministre israélien et de la clique extrémiste de son gouvernement, mais elle s’empêche d’agir véritablement sur le cours des événements pour faire cesser ces massacres de masse. Elle est en fait à l’image de cette Europe divisée et qui n’arrive pas à trouver le moindre compromis entre les pays membres de l’U.E pour adopter au moins une position commune pour faire pression sur les dirigeants sionistes afin de les inciter à mettre un terme à leur pogrom dans les territoires occupés.
Malgré un rapport faisant état d'"indications" selon lesquelles Israël a violé ses obligations en matière de droits de l'homme à Gaza, les dirigeants européens ne sont pas parvenus jusqu’à aujourd’hui à se mettre d'accord sur ce qu'il convient de faire. Pis encore, une majorité de pays de l'UE a ordonné la révision de l'accord conclu entre l'Union et Israël, mais cette requête n’a abouti à rien. Bref, le Vieux continent, qui n’a pas réussi à exorciser les démons du passé particulièrement durant l’épisode tragique de la Seconde Guerre mondiale, continue à tourner en rond. Le plus pathétique et dramatique dans tout cela, c’est que les Européens expient leurs péchés et soldent leurs mauvais comptes sur le dos des Palestiniens. Par acquit de conscience et par souci de justice, les dirigeants européens doivent et peuvent faire beaucoup mieux pour faire cesser l’holocauste des Palestiniens. Ils gagneraient à se rendre à l’évidence qu’on ne peut jamais soigner un mal par un mal encore plus grand, encore moins se dédouaner sur le dos d’un peuple innocent qui lutte pour sa survie et qui est menacé aujourd’hui d’extermination. L’Europe ne peut continuer à tourner le dos à son devoir moral et aux valeurs de liberté et de démocratie dont elle s’est faite l’avocate attitrée. Sa crédibilité aux yeux des peuples du « Sud global » est, aujourd’hui, plus que jamais mise à l’épreuve…
C.B.
La cinéaste Erige Sehiri parmi le jury de « Luigi De Laurentiis » à Venise
Erige Sehiri a été désignée membre du jury du prix de Venise « Luigi De Laurentiis » du meilleur premier film, de la 82ème édition du Festival international du film de Venise, La Mostra de Venise, prévue du 27 août au 6 septembre 2025.
La Mostra internationale du cinéma de Venise, créée en 1932 est le plus ancien festival de cinéma au monde. La manifestation s'inscrit dans le cadre de l'organisation plus vaste de la Biennale de Venise, festival culturel d'art contemporain dont elle constitue la section cinéma.
Avec le festival de Cannes et le Festival de Berlin, Venise est l’un des festivals de catégorie « A » les plus importants au monde. Pour cette 82ème édition, 21 films sont en compétition.
Présidé par la cinéaste écossaise Charlotte Wells, le jury du prix « Luigi De Laurentiis » comprend également le réalisateur et scénariste italien Silvio Soldini.
La réalisatrice et productrice franco-tunisienne Erige Sehiri a débuté sa carrière cinématographique avec « La voie normale » (2018), un documentaire salué par la critique qui met en lumière les luttes quotidiennes des cheminots tunisiens. En 2022, elle écrit, réalise et produit son premier long métrage de fiction, « Sous les figues », un portrait sensible de la jeunesse rurale.
Son deuxième long-métrage « Promis le ciel » (Promised Sky) était en compétition dans Un Certain Regard, section de la sélection officielle de la 78ème édition du Festival de Cannes (13-24 mai 2025). Cette fiction (92mn) sur le phénomène migratoire qui met en scène trois jeunes femmes ivoiriennes vivant en Tunisie, a fait sa première mondiale à Cannes.
Le Quotidien avec TAP
















