Basket - Championnat arabe des nations : Les ultimes corrections en Turquie
Par Wahid Smaoui
Avant de rallier Manama, la capitale du Bahreïn, pour y prendre part à la 25e édition du Championnat arabe des nations du 25 juillet au 2 août, le Cinq national s’est rendu à Istanbul pour une paisible mise au vert. Avec dans la mire, l’engrangement d’un cinquième sacre.
Force est de rappeler avant tout que cette joute arabe devait se dérouler en Tunisie, à Nabeul dans un premier temps, puis à la salle pluridisciplinaire de Radès après la visite de supervision des installations sportives à même d’accueillir cet événement, effectuée par le secrétaire général de l’Union arabe de basketball (UAB), Abdallah Chalabi. Contre toute attente toutefois, le bureau de gestion provisoire de la FTBB s’est désisté au dernier moment, ce qui a contraint les responsables arabes à jeter leur dévolu sur un autre pays hôte, le Bahreïn en l’occurrence. S’il est vrai que ce forfait n’honore aucunement une nation sportive comme la Tunisie, du moins dans les confins arabo-africains, qui passe experte dans l’art de l’organisation d’événements de ce genre, il n’y a pas lieu d’en faire tout un plat, l’équipe fédérale actuellement en place ayant hérité d’un lourd legs et déjà heureuse de pouvoir s’acquitter des affaires courantes en attendant l’élection d’un nouveau bureau fédéral seul susceptible d’être sur la sellette et jugé le plus draconiennement possible. Cela dit, le Cinq national, qui a joui d’excellentes conditions de préparation durant une bonne vingtaine de jours avec comme théâtre des entraînements la salle omnisports de Radès, a mis le cap sur Istanbul pour un séjour d’une semaine consacré aux ajustements finaux à apporter. Dans la capitale turque, Mehdy Mary pourra d’autant plus peaufiner à loisir la préparation qu’il disputera en une semaine pas moins de trois tests amicaux contre des clubs ou sélections locales. Une belle opportunité d’éprouver tous les schémas aussi bien défensifs qu’offensifs concoctés depuis Tunis.
Quid de la passation de flambeau ?
A éplucher la liste des joueurs convoqués, nous sommes tentés de croire que cette fois-ci, la passation de témoin entre l’ancienne génération et la nouvelle n’est plus un vain mot. La relève en question aurait dû à vrai dire se réaliser depuis un bon bail maintenant, du temps de l’ancien bureau fédéral et avant même la venue du Franco-Algérien. Ce dernier a du reste, lors d’une récente déclaration faite à l’aéroport, juste avant le départ de notre Cinq national pour Istanbul, rappelé que la mission qui lui a été initialement confiée, consistait à «renouveler l’élite». Projection qui a été indéfiniment reportée à cause d’une recherche effrénée et irrassasiable des résultats immédiats érigée en règle absolue par les anciens responsables. Chose qui n’a pas permis aux rares jeunes pousses convoquées alors de parachever leur éclosion. Pour l’actuel groupe, il n’y a a priori que trois trentenaires, Mehdi Sayeh, 35 ans, Mohamed Abassi, 34 ans, et Omar Abada, 32 ans, le minimum requis en fait, pour un encadrement porteur des autres joueurs qui, malgré leur âge relativement jeune, se prévalent d’un vécu international des plus respectables, celui des Marnaoui, Gannouni, Jaouadi, Ben Yahia, Methnani et autres Ochi à titre indicatif. Cela dit, et quand bien même le Cinq national aurait une obligation de résultat à honorer à Manama, entendons un cinquième sacre à moissonner après ceux de 1981, 1983, 2008 et 2009, il est tout indiqué qu’il faudra faire preuve de patience et laisser le temps faire son œuvre de mûrissement en cas de défaut de consécration. L’essentiel étant que ce groupe monte en puissance et donne des signes patents de progrès, et ce, avant la défense de notre couronne africaine pour le compte de la 31e édition de l’Afrobasket dont la phase finale se tiendra du 12 au 24 août prochain en Angola avec comme adversaires initiaux dans le cadre de la phase de poules des rivaux à l’aura continentale avérée, à savoir le Nigeria, le Cameroun et à un degré moindre le Madagascar.
Les 14 convoqués
Mehdi Sayeh, Omar Abada, Achraf Gannouni, Oussama Marnaoui, Jawhar Jaouadi, Skander Berrached, Bilel Jaziri, Mohamed Abassi, Yacine Toumi, Mohamed Ali Soualhia, Ahmed Addami, Wassef Methnani, Bechir Ben Yahia et Fares Ochi
W.S.
Malbouffe : Quand les sandwichs coûtent à l’Etat des milliards en soins …
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Tellement ses effets sont néfastes que l’humanité lui a consacré toute une journée mondiale. Il s’agit de la malbouffe qui est à l’origine de plusieurs maladies. Quel est le rôle des autorités publiques dans la lutte contre ce fléau ?
Alors que nous célébrons ce lundi la Journée mondiale de la malbouffe, les chiffres de l’institut national de la consommation (INC) nous apprennent que 57% des Tunisiens sont annoncés obèses ou bien en surpoids. Ce phénomène est dû à une alimentation très industrielle, mais aussi au manque d'activité physique et à la consommation excessive de pain et de pâtes alimentaires. Les Tunisiens figurent, en effet, parmi les plus gros consommateurs de pâtes au monde, selon l'Union des associations de fabricants de pâtes alimentaires. Un autre chiffre aussi alarmant avancé cette fois-ci par le ministère de la Santé. En dix ans, le nombre de fast-foods a explosé dans le pays et notamment dans la capitale, Tunis pour atteindre les 20 mille commerces pour une population estimée à 12 million d’habitants soit un fastfood pour 600 habitants. Selon Dr Ahmed Fouad Rkik : « La responsabilité est générale et incombe notamment aux parents, aux industrielles de l’agro-alimentaire et aux médias. Alors, ce sont ces cibles qu’il faut viser dans toute campagne de sensibilisation contre les effets néfastes de la malbouffe. C’est également le rôle des autorités publiques qui doivent agir contre la publicité excessive relayée par les médias concernant certains produits dangereux tels que les sodas, les chips et les aliments industriels. Les parents doivent aussi être impliqués dans cette lutte contre la malbouffe en contrôlant ce qu’ils mangent eux-mêmes et ce que bouffent leurs enfants. Enfin, engager une lutte contre les aliments industriels qui doit impliquer des efforts pour réduire la consommation d'aliments ultra-transformés et promouvoir une alimentation plus saine et durable. Cela inclut des initiatives pour informer les consommateurs, soutenir les producteurs locaux et minimiser le gaspillage alimentaire dans toute la chaîne voire orienter les fastfoods vers une cuisine plus équilibrée ».
Victime et bourreau…
Même s’il faut prendre le problème dans son ensemble et ne pas reporter toute la responsabilité sur l'industriel, l’individu est aussi responsable de son environnement alimentaire, « du coup, il devient à la fois victime et bourreau », nous dira notre interlocuteur du jour, en l’occurrence Dr Ahmed Fouad Rkik. Et d’ajouter : « Toutes les études ont montré que les problèmes de santé liés à une mauvaise alimentation découlent surtout d’une consommation insuffisante d’aliments sains, tels que les fruits et légumes, les céréales complètes ou les légumineuses, pourtant primordiaux pour notre santé. Trop riches en sel, en sucre ou en gras saturés, mais aussi contenant trop d’additifs, de colorants et de conservateurs chimiques, ces aliments sont généralement pauvres en nutriments essentiels, c’est-à-dire en vitamines et minéraux, en fibres alimentaires et en oligo-éléments, ce qui fait qu’ils procurent ce qu’on appelle des calories vides. Il faut savoir par ailleurs qu’une consommation excessive de ces aliments augmente le risque de surpoids, d’obésité, de maladies cardio-vasculaires, de diabète de type 2, d’hypertension artérielle, de problèmes digestifs, de carences nutritionnelles, de mauvaise santé bucco-dentaires, de dépendance alimentaire et problèmes de santé mentale. En effet, une étude parue dans le Journal of Physiology démontre un nouveau phénomène. Les scientifiques démontrent que les voies neurologiques seraient modifiées, ce qui réduirait la capacité du cerveau à réguler l’apport calorique. L’appétit à long terme étant perturbé, ce qui mène à une suralimentation. L’alerte est lancée par les spécialistes et l’OMS. Et comme nous le conseillent les spécialistes : l’heure n’est plus à jouer la politique de l’autruche, ni même à faire allégeance aux chaînes de télévision et industriels agroalimentaires. Un projet de loi contre la publicité pour la malbouffe s’impose aujourd’hui afin de préserver la santé des Tunisiens ».
M.B.S.M.
Ad Vitam" de Leila Toubel : Que reste-t-il de notre humanité?
La metteure en scène Leila Toubel continue à creuser dans le quotidien, soulevant, à sa façon, des questions existentielles, s'interrogeant sur cet homme qui mène des guerres au nom de la paix. "Ad Vitam"; un nouveau récit présenté avant-hier à Hammamet.
"Kima Lyoum" (Ad Vitam), titre révélateur en langue arabe, en dit long sur l'intrigue de la pièce. Un titre qui s'inscrit dans son époque et qui l'interroge. Un titre annonciateur de l'histoire disséquée... La pièce résonne comme un cri face à l'humanité en déliquescence. Dans un monde plongé dans le chaos, les guerres et les disparités, "Ad Vitam" tend de nous concilier avec notre dimension humaine. Notre "Humanité" menacée. Fruit d’une coproduction entre le Théâtre national tunisien (TNT) et la compagnie “Resist’Art”, cette pièce est une œuvre onirique et engagée où Leila Toubel entraîne son public dans les méandres d'une disparition, celle de Donia, une petite fille. Une disparition qui bouleverse son entourage, commence alors une quête initiatique où se mêlent rêve, espoir et noirceur. Leila Toubel offre un traitement immersif et poétique de sa dernière création, portée par une musique originale signée Mehdi Trabelsi et par la voix envoûtante d’Abir Derbel. Sur scène, les comédiens Assala Najjar, Dina Weslati, Faten Chroudi, Khadija Mahjoub, Amenallah Toukabri et la petite princesse Maya Saidane donnent vie à une palette de personnages diversifiés et qui assurent un spectacle de qualité. Sur le plan visuel, la chorégraphie est signée Ammar Ltifi, les costumes sont conçus par Marwa Mansouri et le travail de lumière de Sabri Atrous mettent en valeur la mise en scène visuellement attractive de Leila Toubel, et accompagnée d’un mapping original créé par Mohamed Badr Ben Ali. Récit fictif, "Ad Vitam" explore le quotidien, tout en ayant une interrogation centrale : méritons-nous encore cette humanité que nous avons tant malmenée ? Toubel nous propose une introspection théâtrale lucide, où chaque personnage, chaque silence et chaque cri raconte une perte de soi, une dérive. Loin d’être une fresque pessimiste, la pièce cède la voie à la résilience, à la transformation, et c'est dans la noirceur du chaos que l'espoir d'un lendemain meilleur naisse.
Chroniques : La voie de l'investigation
Le chemin...
L'autoroute...
De toutes recherches notamment historiques...
L'artère radiale et... Pénétrante est celle des manuscrits.
Le chemin de la littérature sociale celle du type Almanach, soit en quelque sorte celle du modèle de la représentation...
De la personnification...
De la variété et de l'originalité.
Dans ce cheminement les œuvres des sages, des philosophes, des érudits, des Hakims Orientaux ont été d'un apport inestimable pour l'humanité ; mais surtout et spécialement pour l'Occident.
Cette contribution orientale est donc, de, et par ce fait, la catapulte de la Renaissance en Occident à compter du 14eme siècle après J.C. grâce aux écrivains et aux chroniqueurs. Et aujourd'hui il me semble revivre certaines époques et retrouver certains profils en ayant la conviction intime de leurs actualités.
Conciliant la culture savante et la tradition populaire l'écrivain français François Rabelais 15eme siècle avant J.C. s'inscrit en tant qu'auteur du type de littérature cité ci-dessus.... De cette littérature Agenda.
Étudiant voyageur, médecin, Franciscain bénédictin et philosophe. Et, en sa qualité de Sage il fut par la suite Curé de Meudon.
Et en parfait modèle humaniste de la Renaissance il a lutté, à travers son œuvre pour mettre en lumière l'idéal moral et philosophique social.
Étrangement il me semble que certains de ses personnages, de son temps, sont parmi nous.
Oui sont actuels... Oui sont contemporains... Et en pleine vigueur ...!
"La vie inestimable du Grand Gargantua" titre du livre écrit en 1534 reprenant son insatiable voracité...
Son avidité...
Sa boulimie...
Et sa cupidité dans les guerres et dans la gestion de l'Abbaye de Thélème.
Pantagruel autre personnage du livre écrit en 1532 qui relate " les horribles et épouvantables faits..." de son père Gargantua exemple en matière de conduite et à bonne école de son fils également Panurge son fidèle compagnon
Panurge coquin... Polisson... Garnement... Fripon... Cynique... Poltron... Mais d'esprit fertile.
Et c'est étrangement que je retrouve Gargantua en matière de géopolitique et en cette hégémonie Sanguinaire.
Pantagruel en ce qui concerne la morale les principes et les valeurs perdues.
Et en Panurge en fait de l'exploitation du domaine commercial de la consolidation de la destruction des facultés cognitives de l'être humain.
L'histoire se vit, s'écrit, et se réécrit et son recommencement... Sa répétition... Son renouveau cet espèce de stoppage du témoignage social s'accomplit aujourd'hui dans une langue culturelle " Melting-pot" followers, influenceurs, et voilà que les bipèdes humains deviennent éléments de l'ensemble des quadrupèdes du troupeau.
Gargantua...
Pantagruel...
Panurge
À méditer.
Chérifa Ammar née Baouab
Membre honoraire de la société Tunisienne d’Histoire de la Médecine et de la Pharmacie
Editorial : Un dernier verre pour la déroute
Par Chokri Baccouche
Entre les Tunisiens et la dive bouteille, il y a une longue histoire d’amour qui s’est tissée au fil des générations et que confirment les chiffres. En effet et selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé, la Tunisie est le pays qui consomme le plus d’alcool parmi les Etats arabes et se classe à la 56è place à l’échelle mondiale avec une moyenne de 12.92 litres par an et par personne. Il faut dire que la consommation d’alcool chez nous remonte à la nuit des temps. Nos ancêtres se sifflaient régulièrement des canons et entretenaient une tradition que confirme d’ailleurs le riche patrimoine viticole national. Bref, Bacchus a non seulement droit de cité dans nos murs, mais il fait l’objet d’un véritable culte que l’usure du temps n’a pas du tout réussi à altérer. Bien au contraire, la consommation de vin et de bière augmente et s’inscrit régulièrement sur une trajectoire ascendante, et ce, malgré les prix sans cesse révisés à la hausse. Les taxes de plus en plus prohibitives imposées par les différentes lois de finances ces dernières années n’ont pas réussi pour autant à casser cette dynamique, encore moins à freiner l’ardeur des Tunisiens de lever le coude pour vider une douzaine de bouteilles vertes ou se rincer la dalle avec trois ou quatre litres de nectar rouge ou blanc dans le cadre d’une soirée bien arrosée avec des potes.
Les goûts et les couleurs ne se discutant pas, tout comme d’ailleurs l’hygiène de vie qui relève quoi qu’on le dise ou le pense de la liberté individuelle, la consommation abusive de l’alcool nuit bien évidemment à la santé physique et budgétaire. Quand on se saoule régulièrement et immodérément la gueule, on perd forcément son nord et c’est le foie notamment qui accuse le coup. Les grands buveurs sont menacés ainsi par la cirrhose, cette maladie grave qui se caractérise par une altération irréversible de la structure du foie qui représente en Tunisie une des causes majeures de morbidité et de mortalité. Une consommation effrénée d’alcool porte gravement préjudice également et bien évidemment à l’équilibre budgétaire des ménages et génère souvent des tensions familiales. L’argent, devant être consacré pour subvenir aux besoins de la famille, est détourné ainsi de sa vocation initiale et termine sa course dans les tiroirs caisses des bars et des bistrots. A la longue, le ras-le-bol de Madame s’installe et bonjour les engueulades et les scènes de ménage qui rendent la vie au sein des couples un véritable enfer.
L’alcool fait beaucoup de dégâts ailleurs et plus précisément sur la route. Selon l’Observatoire de la sécurité routière, entre 15 et 20% des conducteurs contrôlés lors des campagnes sécuritaires anti-alcoolémie menées cet été 2025 ont été détectés positifs à l’alcool. Ce chiffre parle de lui-même et confirme en fait ce que l’on savait déjà, à savoir que la consommation des boissons alcoolisées est monnaie courante en Tunisie. Une tradition bien ancrée qui est à l’origine malheureusement d’un nombre croissant d’accidents de la circulation mortels. Les amateurs de la dive bouteille éprouvent un malin plaisir à transgresser la loi en vigueur qui fixe la limite d’alcoolémie à 0,3 g/l pour les conducteurs ordinaires et à zéro pour les professionnels et stagiaires. Lors de l’alcooltest, certains d’entre eux ont dix fois plus d’alcool dans le sang que la norme tolérée. Résultat des courses, ils voient le monde à l’envers dans le sens propre du terme et au moindre obstacle, ils sont bons pour un tonneau quand ils ne sont pas la cause principale d’un gigantesque carambolage.
Bière qui coule à flots amasse mousse, dit-on, mais également une montagne de problèmes qui coûtent cher aussi bien aux individus qu’à la collectivité nationale. Pas plus tard que lundi denier, le ministre de l’Intérieur a dévoilé les grandes lignes du « Plan national intégré de sécurité routière » visant à réduire de 50% le nombre des accidents de la route d’ici 2034. Ce plan ambitionne l’intensification des campagnes sur le terrain, notamment aux heures de pointe et dans les zones à risque ainsi que l’extension du système radar. Le bien-fondé de ce projet n’est pas à discuter bien sûr, mais on serait bien inspiré de commencer d’ores et déjà par des choses simples qui pourraient donner des résultats tangibles en un laps de temps très court. Comme celle d’empêcher par exemple qu’un tronçon de la route-express reliant Tunis à La Goulette ne soit transformé, comme c’est le cas actuellement, en un parking pour véhicules en tout genre dont les proprios ont pris l’habitude de s’installer sur la rive du bras de mer situé en face du port de Radés la plupart du temps pour vider quelques bouteilles.
Le site qui offre un cadre assez agréable attire les amateurs de la dive bouteille comme des mouches et le nombre croissant des voitures stationnées sur le bas côté gène énormément la circulation. Pis encore, on déplore des accidents mortels survenus sur ce tronçon comme c’était le cas l’autre jour où un individu éméché a été fauché de plein fouet par une voiture roulant à tombeau ouvert en traversant la chaussée. Certes, au plus grand bar à ciel ouvert de la Tunisie voguent les bateaux, le paysage est beau et la bière coule à flots mais la médaille a un sinistre revers qui se mesure à l’aune de drames de la route qu’on aurait pu éviter en veillant tout simplement à l’application de la loi...
C.B.
Festival international du malouf et de la musique traditionnelle arabe à Testour : La mémoire musicale arabo-andalouse loin de l'oubli
Par Imen Abderrahmani
Testour, cette ville andalouse, à l’histoire riche, située à 80 km de la capitale, poursuit sa mission de sauvegarde de l’héritage musical tunisien. Son festival du malouf qui soufflera dans quelques jours sa 59è édition en témoigne.
Il est l’un des rares festivals tunisiens spécialisés. Comme le Festival international de musique symphonique d’El Jem, le Festival international du malouf et de la musique traditionnelle arabe de Testour se veut l’une des rares destinations des artistes qui ont choisi d’explorer la mémoire et de préserver ce genre musical arabo-andalou, ce trésor aux racines profondes et à l’histoire riche.
Organisé annuellement, chaque été, le festival international du malouf et de la musique traditionnelle arabe à Testour est axé sur deux volets. Le premier compétitif, pédagogique, destiné aux jeunes musiciens et aux troupes et il vise à assurer la relève en créant une nouvelle génération des chanteurs et des musiciens qui connaissent bien les différentes noubas et les modes (maqamat) et qui sont prêts pour monter sur scène et lever leurs voix interprétant « Chouchana », « Alifya Soltani » ou encore « Yala Qawmi Dhayaouni" et d’autres perles du répertoire tunisien.
Quant au 2è, il repose sur une série de concerts assurés par des artistes tunisiens et maghrébins, notamment libyens et algériens, qui ont brillé dans l’interprétation de ce genre musical spécial.
L’édition 2025 de ce festival bien ancré dans la scène artistique nationale ne déroge pas à la règle. Organisé du 21 au 30 juillet 2025, le festival continue sa mission de préservation et de transmission de ce précieux héritage musical.
Avec comme slogan « Ya zaman el wasl »- qui rappelle l’un des plus célèbres mouachah arabes, écrit par le médecin, poète, philosophe et l’un des grands savants ayant marqué l’histoire de l'Andalousie musulmane, Lissan Eddine Ibn Al Khatib (1313- 1374), et chanté par Fayrouz, l’édition 2025 a été conçue, proposant un programme fidèle à l’âme du malouf et à l’identité de ce festival qui a réussi à résister contre vents et marées, défiant le manque des moyens financiers et tournant le dos à ces festivals « tendance » qui se ressemblent partout, avec comme priorité le souci commercial et non jamais culturel.
Le programme offre à voir et à écouter surtout, cette année, de nombreux talentueux artistes tunisiens connus, primo, par leurs performances vocales et leurs connaissances profondes du malouf et, secundo, qui jouissent d’une popularité et d’une notoriété auprès du public. Parmi ces noms, nous citons Zied Gharsa qui ouvrira le bal demain, Mohamed Ali Chebil, Dorsaf Hamdani, MehreziaTouil, Sofiène Zaydi et l’artiste montant Nadhir Bawab.
Seule participation étrangère, il s’agit de la Troupe Al Maqam du malouf et des maouchahat qui vient directement de la Libye.
Presque soixante ans depuis la création de ce festival gardien d’une partie de la mémoire musicale, les autorités culturelles sont aujourd’hui invitées à investir davantage dans ce rendez-vous musical qui préserve la mémoire de l’oubli et de toutes les formes de défiguration, de penser à documenter cette manifestation…
A bon entendeur …!
I.A.
Le programme
- Le 21 juillet : Zied Gharsa
- Le 22 juillet : Concert de la Rachidia de Sousse/ Concours du malouf (jeunes talents)
- Le 23 juillet : Spectacle des Cheikhs du malouf de Testour
- Le 24 juillet : Meherzia Touil
- Le 25 juillet : Mohamed Ali Chebil
- Le 26 juillet : Deuxième journée de concours du malouf/ Concert du Club Abdelaziz Jemil de La Marsa et du Jouq de Sousse du malouf
- Le 27 juillet : La troupe Al Maqam du malouf et des mouchahat (Libye)
- Le 28 juillet : SofièneZaydi
- Le 29 juillet : NadhirBawab
- Le 30 juillet : DorsafHamdani
Banque postale : Un projet à vocation sociale ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L’initiative présentée par certains députés portant sur la reconversion de la Poste tunisienne en banque a-t-elle une chance d’aboutir face au monopole exercé par les banques classiques ?
Le Bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a officiellement transmis à la Commission des finances et du budget, le projet de loi n°82 de l’année 2025, portant création de la Banque postale, après avoir validé sa conformité aux exigences légales. « Ce projet de loi s’inscrit dans le droit fil de la stratégie censée améliorer l’accès des catégories vulnérables et des petites entreprises à des services financiers adaptés à leurs besoins, tout en luttant contre les différentes formes de marginalisation et d’exclusion ». La Commission des finances et du budget sera ainsi appelée à examiner le projet et à établir un calendrier d’auditions, lesquelles concernent notamment la Banque centrale de Tunisie (BCT), l’Association professionnelle des banques (APB), la Présidence du gouvernement, le ministère des Transports, le ministère des Technologies de la Communication, la Poste tunisienne ainsi que l’Autorité de la micro-finance, nous apprend une dépêche publiée sur Univers news. Selon la même source : « La création d’une banque postale, ardemment attendue par de nombreux citoyens, permettra de proposer des services financiers à des tarifs préférentiels et symboliques au profit des catégories fragiles ciblées par la stratégie nationale d’inclusion financière, mais également des artisans et travailleurs opérant dans l’informel. Cette banque postale sera une entreprise publique, soumise aux directives et recommandations de la Banque centrale de Tunisie ». A noter, par ailleurs, qu’après avoir cumulé durant la dernière décennie un déficit estimé à 120 MD, la Poste tunisienne a réussi à se redresser en enregistrant un résultat net estimé à 200 MD durant l’exercice de 2023. Un exploit qui la place largement devant les trois banques publiques, à savoir la STB, la BNA et la BH. Cette initiative a-t-elle une chance d’aboutir face au monopole exercé par les banques classiques ?
Démocratisation…
Interrogé à ce sujet, le cadre bancaire Houssine Chalghaf nous a confié : « Certes, une banque postale a une vocation sociale, mais elle doit s’adapter à la réalité du marché qui souffre déjà de plusieurs anomalies dues à la conjoncture économique, notamment aux risques de crédit élevés, une faible capitalisation et une dépendance accrue au financement de l'Etat. Alors, il faut que cette reconvention doive prendre en compte ces données afin de mieux intégrer le marché bancaire et financier ». Et d’ajouter : « Cela étant, la poste tunisienne a plusieurs atouts dont notamment son réseau postal qui est constitué de plusieurs points de contact dont plus de 1100 agences et bureaux, contre 5800 agences pour tout le secteur bancaire. Aussi, la Poste tunisienne est une entité financière qui tire parti de sa présence géographique et de sa notoriété pour offrir des services bancaires, notamment aux populations sous-bancarisées. Elle vise généralement à faciliter l'accès aux services financiers pour tous et à promouvoir le développement économique local ».
Intervenant, également, sur les ondes de radio Jawhara fm, le député de Monastir et représentant des initiateurs de la proposition relative à la création d'une banque postale, Mohamed Zied Maher, a indiqué : « La Poste tunisienne dispose déjà de l’infrastructure, des bureaux, du personnel, des distributeurs et des cartes de retrait nécessaires à l’exercice d’une activité bancaire ». Et d’ajouter : « Pour donner à la Poste tunisienne outre une solidité financière, nous proposons une augmentation du capital de soixante millions de dinars, le projet de loi définira, également, les services que la banque postale sera autorisée à fournir, ainsi que ses prérogatives. Selon ce projet, les règles applicables aux institutions privées de micro-finance s’appliqueront, en principe, aussi à la banque postale ».
M.B.S.M.
Editorial : La reproduction de l’horreur - Par Jalel Hamrouni
Alors que les images d’enfants faméliques, de mères désespérées et de villes transformées en cimetières à ciel ouvert affluent chaque jour de la bande de Gaza, le silence de la communauté internationale résonne comme un aveu de complicité. L’inaction devant les crimes contre l’humanité perpétrés par l’entité sioniste n’est pas seulement une honte morale ; elle constitue un abandon flagrant des principes fondamentaux du droit international et de la dignité humaine.
Depuis des mois, Gaza vit sous un siège impitoyable, où la famine est utilisée comme arme de guerre. Les convois humanitaires sont bloqués, les hôpitaux détruits, les infrastructures civiles réduites à néant. Les enfants meurent non pas d’un mal naturel, mais de la faim, de la soif, du manque de soins, sous les bombes et dans l’indifférence presque totale d’un monde qui prétend pourtant défendre les droits de l’homme. Comment peut-on encore, avec un minimum de décence, parler de « droit à se défendre » face à ce qui s’apparente clairement à une stratégie d’anéantissement ?
Il ne s’agit plus de conflits, mais de massacres méthodiques, planifiés, documentés. Les Nations unies, Amnesty International, Human Rights Watch et d'autres organisations ont sonné l’alarme. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : des milliers de morts civils, dont une majorité de femmes et d’enfants ; des quartiers entiers rayés de la carte ; une population affamée, prise au piège dans une enclave assiégée. Et pourtant, aucune sanction, aucun embargo, aucune rupture de relations diplomatiques. L’impunité règne.
Le deux poids deux mesures de la diplomatie internationale est aujourd’hui plus flagrant que jamais. Lorsqu’un autre pays, souvent non aligné ou hors du cercle des puissances occidentales, commet des exactions, les condamnations pleuvent, les résolutions s’enchaînent, les pressions économiques se déchaînent. Mais lorsqu’il s’agit d’Israël, toutes les lignes rouges deviennent floues, toutes les valeurs sont suspendues. On évoque la «complexité» du conflit, on détourne les yeux, on temporise, on ménage. Ce relativisme moral est insoutenable.
La souffrance des Palestiniens est devenue un bruit de fond dans le discours diplomatique global, un simple sujet de «préoccupation» dans les déclarations creuses des chancelleries. Pire encore, certaines grandes puissances apportent un soutien indéfectible à l’entité sioniste, allant jusqu’à fournir armes, technologies et couverture politique à ses opérations meurtrières. Ce soutien actif, dans un contexte de violations manifestes du droit humanitaire, équivaut à une participation indirecte aux crimes commis.
Le droit international est aujourd’hui piétiné. La Convention de Genève, qui interdit expressément le recours à la famine comme méthode de guerre, est ignorée. La protection des civils, principe fondamental de tout conflit armé, est bafouée. Les enfants de Gaza, réduits à l’état de spectres errants entre les décombres, ne sont plus que des statistiques anonymes dans les bilans macabres. Pourtant, chaque vie volée est une tragédie, chaque nom oublié est un échec pour l’humanité tout entière.
Il est temps de briser ce silence complice. Il est temps que les peuples, les citoyens du monde, les intellectuels, les artistes, les élus de conscience élèvent la voix, pressent leurs gouvernements, dénoncent cette hypocrisie institutionnalisée. Car se taire aujourd’hui, c’est cautionner. C’est accepter que la justice soit conditionnelle, que la vie de certains enfants vaille moins que celle d’autres. C’est permettre la reproduction de l’horreur.
L’histoire jugera. Elle retiendra que face à la famine imposée, aux hôpitaux bombardés, aux enfants enterrés sous les gravats, ceux qui pouvaient agir ont choisi de détourner les yeux. Mais il est encore temps de ne pas être du mauvais côté de l’histoire. Il est encore temps d’appeler les choses par leur nom : ce qui se passe à Gaza est un crime contre l’humanité. Et chaque jour de silence est un jour de plus où l’on trahit l’idéal même d’humanité.
Ne laissons pas Gaza mourir dans l’indifférence. Ne laissons pas les enfants mourir sans que justice ne soit rendue. Car au-delà des frontières, au-delà des calculs géopolitiques, il y a une vérité qui s’impose : celle du droit à la vie, inaliénable, sacré, et aujourd’hui foulé aux pieds dans le sang et la poussière de Gaza.
J.H.
Calendrier de la saison 2025-2026 : EST-USM et ESS-CA dès la 2e j, une chaude 5e j , et le derby CA-EST à la 14e j
Par Jamel Belhassen
Le tirage au sort du calendrier de la saison 2024-2025 tiré ce matin au siège de la FTF a donné lieu à une première journée plutôt calme si on excepte le match USM- ST. Le champion sortant, L'Espérance de Tunis ouvrira contre l'ASG à Gabes. On aura ainsi les matches suivants: ASG- EST /USBG -OB /ESM -CAB /JSK- ASS/ CSS -ESZ /JSO -ESS /USM- ST et CA- ASM. Mais dès la seconde ronde, on aura un classique ESS -CA et un duel EST- USM. La cinquième journée nous offrira deux derbies ST-- EST et USM -ESS outre le classique CA- CSS.Enfin le toujours très attendu derby tunisois CA -EST est programmé pour la 14e journée. Rappelons que le coup d'evoi de la nouvelle saison sera donné les 9 et 10 août prochain. Bonne chance à tous et que cet exercice se déroulera dans un bon esprit sportif et qu'il y aura moins réserves et d'évolutions que la saison dernière et que le meilleur gagne. Quant à la Direction Nationale d'arbitrage qui comptera des le début de la compétition sur la technique de la VAR n'aura plus droit à l'erreur dans la désignation après les ratés de la saison écoulée.
J.B.
Réaménagement du temps scolaire : Cette délicate vieille réforme qui manque de voir le jour…
Par Hassan GHEDIRI
Une nouvelle proposition de loi émanant d’un groupe de députés portant réaménagement de l’horaire scolaire tente de ressusciter une réforme vieille de plus de trente ans…
Alors que la plupart des députés s’apprêtent déjà à plier leurs affaires en attendant de partir en vacances le 1er août prochain et profiter des vacances estivales (deux longs mois), très nombreux sont les parlementaires qui se précipitent ces dernières semaines pour déposer des propositions législatives avant de prendre congé de leur hémicycle. Des projets de loi qui touchent à quasiment tous les domaines et qui visent, selon leurs auteurs, à créer une dynamique de réforme qui permette de corriger les dysfonctionnements qui entravent plusieurs secteurs. C’est, en effet, dans ce même cadre que s’inscrivait la proposition d’un nombre de députés portant réforme des horaires scolaires. Les initiateurs de cette proposition de loi croient qu’il est temps de modifier l’aménagement du temps scolaire dans le cadre d’une réforme globale du système éducatif national qui tarde à voir le jour. L’initiative vise ainsi à relancer le débat autour de cette problématique qui constitue une préoccupation scolaire et sociale majeure. L’initiative, conformément aux dispositions du règlement intérieur de l’ARP, nécessite d’être présentée par au moins dix députés. Elle propose l’allègement de l’horaires scolaire à travers l’application du régime d’une séance unique composée de 5 heures. Ce n’est point la première fois que le temps scolaire en Tunisie fait l’objet d’une proportion de réforme. D’ailleurs, l’idée ne peut qu’être encouragée d’autant plus que le régime de la séance unique est appliqué depuis de très longues années dans beaucoup de pays dans le monde et a démontré un impact positif sur le rendement scolaire des élèves. Déjà, il y a 10 ans, Néji Jalloul, alors ministre de l’Education, a solennellement annoncé l’application du régime de la séance unique dans un certain nombre d’écoles en Tunisie. Cette décision devait en principe prendre effet à partir de la rentrée scolaire 2015/2016. Elle est censée être appliquée dans un premier temps dans les écoles disposant d’une infrastructure permettant l’organisation des études en une seule séance continue. Ensuite, il était question de généraliser progressivement ce régime à toutes les écoles primaires du pays soit un peu plus de 6000 établissements. Le projet vise à permettre aux élèves de consacrer les après-midi aux activités sportives et culturelles. Bien sûr, ce projet est resté lettre morte.
Circulaire
Il est toutefois important de souligner que le réaménagement du temps scolaire est une idée qui ne date pas de l’époque de Néji Jalloul. Elle remonte à plus de trois décennies. Le 14 juillet 1992, soit depuis exactement 33 ans et cinq jours, le ministère chargé de l’Education et des sciences, a adressé une circulaire aux directeurs régionaux et aux directeurs des instituts supérieurs de formation des maitres ordonnant l’application de la séance unique dans les écoles primaires « où les heures de travail pourront être réparties entre les salles sur la base de huit heures par salle ». La circulaire signée par Hatem Ben Othman, qui était alors secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education et des sciences, détaille la répartition des heures de classe pour les élèves de première et de deuxième année primaire conformément au nouvel aménagement horaire selon lequel les élèves font une seule séance de quatre heures les matins ou bien les après-midi pendant cinq jours, et une dernière séance de deux heures et demie tous les samedis. Soit au total 22 heures et 30 minutes. Pour les autres niveaux, la circulaire suggère l’application d’une séance de quatre heures pendant six jours complétée par deux séances de 3 heures pour obtenir un total de 30 heures. La circulaire appelle, par ailleurs, les directeurs des établissements concernés à bien étudier au cas par cas les écoles qui sont de leur ressort en vue d’établir une liste des institutions dans lesquelles il est possible d’appliquer le régime de la séance unique à compter de l’année scolaire 1992/1993. Cette circulaire fut la première initiative visant à appliquer le régime de la séance unique dans les écoles primaires en Tunisie. Plus de trois décennies après la diffusion de cette circulaire, l’on ignore toujours les retombées de ce temps scolaire et son effet sur la qualité d’apprentissage et les acquis des élèves dans les écoles qui l’avaient appliqué.
Aujourd’hui, il est important de relancer le débat sur le temps scolaire. Sauf que l’instauration du régime de la séance unique nécessite la réflexion et beaucoup de coordination. Il faut toute une préparation, en amont, car cela va perturber toute une organisation qui est en place depuis des décennies. Si l’un des parents ne travaille pas, cela ne pose pas de problème, mais il en va autrement quand les deux parents travaillent. Il faut donc tout réorganiser et créer des infrastructures pour un encadrement utile et effectif de plusieurs centaines de milliers d’élèves libres les après-midis. Ce n’est pas impossible, mais il faut du temps et de l’argent.
H.G.
Signature partenariat : Tunisie Telecom et le Club Sportif Sfaxien renforcent leur alliance stratégique pour trois nouvelles années
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Prolongation pour 3 ans du partenariat qui remonte à 2014.
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Plus grande intégration de CSS Mobile dans les initiatives digitales, commerciales et événementielles du club.
Tunisie Telecom et le Club Sportif Sfaxien ont annoncé, hier, vendredi 18 Juillet à Sfax, la prolongation de leur partenariat historique pour une durée de trois ans. Ce renouvellement vient consolider une collaboration solide et ininterrompue depuis 2014, articulée autour d’une vision commune : promouvoir un modèle d’engagement entre un acteur national de premier plan et une institution sportive d'envergure, profondément enracinée dans son territoire.
Cette nouvelle phase de partenariat favorise notamment une plus grande intégration de la marque CSS Mobile dans les initiatives digitales, commerciales et événementielles du club.
« Le lien entre Tunisie Telecom et le CSS repose sur des valeurs fortes, consolidées par l’histoire et par la fidélité des deux parties », a déclaré Lassâad Ben Dhiab, Président-Directeur Général de Tunisie Telecom lors de la signature du contrat de partenariat. « Au-delà de notre rôle de sponsor, nous nous inscrivons dans un projet global, qui vise à renforcer les ponts entre les institutions économiques et le sport tunisien .»
Le président du comité de pilotage du Club Sportif Sfaxien, Mehdi Frikha, a salué ce partenariat pérenne, soulignant qu’il constitue un levier de stabilité, de développement et de rayonnement pour le club : « Lorsque notre bureau directeur a pris la responsabilité de gérer le Club Sportif Sfaxien en février dernier, nous avons érigé au rang de priorité la reconduction du partenariat avec Tunisie Telecom, un partenariat stratégique pour lequel nous comptons mettre en œuvre les moyens nécessaires pour le renforcer durablement. »
En effet, CSS Mobile, la marque dérivée née de ce partenariat, commercialisée via le réseau de Tunisie Telecom, offre depuis plus d'une décennie aux supporters sfaxiens une gamme d’offres mobiles alignées à leurs attentes, dans l’esprit et les couleurs du club.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence des dirigeants des deux institutions, des cadres techniques, des partenaires et de nombreux représentants des médias sportifs régionaux et nationaux.
Festival international de Carthage : Mohamed Garfi donne, ce soir, le la
Par Imen Abderrahmani
Sous la baguette du chef d’orchestre Mohamed Garfi s’ouvrira, ce soir, la 59ème édition du Festival international de Carthage. Une lecture et une mise en lumière de la scène artistique tunisienne du 20ème siècle. Détails.
Avec une création tunisienne, le Festival international de Carthage retrouve son public. Et c’est le maestro Mohamed Garfi, figure éminente de la scène musicale tunisiene, qui donnera le la avec une création intitulée « Min Qaâ El Khabia » (qu’on peut traduire par « Du fond de la jarre »). Conçu et élaboré par le musicien Mohamed Garfi, le spectacle s’inscrit dans la continuité avec des précédents projets menés par l’artiste connu pour être une encyclopédie vivante de la scène musicale tunisienne et arabe et un fin connaisseur de la musique d’ici et d’Orient.
Comme son titre l’indique, le projet se veut une exploration de la mémoire artistique nationale. Le spectacle « retrace certaines étapes majeures du parcours artistique tunisien, à travers les œuvres de compositeurs, peintres et poètes ayant enrichi la scène nationale tout au long du 20ème siècle et au-delà », lit-on dans la brève présentation de ce spectacle d’ouverture.
Musicalement, le programme sera assuré par l’Orchestre Symphonique Tunisien du Théâtre de l’Opéra qui interprétera avec une lecture contemporaine et fraîche les chefs-d’œuvre de Khemaies Tarnane, Mohamed Triki, Mohamed Jamoussi, Ali Riahi, Hédi Jouini, Abdelhamid Sliti et Salah Khemissi. Une restitution de quelques pages de la mémoire musicale tunisienne et une mise en lumière des œuvres qui ont marqué la mémoire des Tunisiens, contribuant également à l’enrichissement du catalogue musical tunisien.
Participent également à cette célébration artistique: Hamza Fadhlaoui, Mehrezia Touil et Chokri Omar Hannachi. Chedli Hajji sera l’invité d’honneur de ce spectacle qui verra également la participation du célèbre acteur Jamel Madani et de la Troupe Nationale des arts populaires.
Célébration de la mémoire, de la création, de l’authenticité, ce spectacle n’est pas le premier à l’actif de ce chef d’orchestre, musicologue et compositeur tunisien qui a déjà assuré auparavant les ouvertures et les clôtures du Festival international de Carthage et du Festival de la médina… et qui a collaboré avec plusieurs musiciens tels que Noureddine Béji, Dorsaf Hamdani, Sonia M’Barek, Asma Ben Ahmed …
Il est à rappeler qu’en février 2025, l’artiste Mohamed Garfi a fait son retour sur scène, après 15 ans d’éclipse, présentant « Zakharef 25 », qui s’inscrit dans la continuité avec le projet «Zakharef Arabia » entamé en 1993 et qui reprend les grands classiques de musique orientale.
I.A.
Enquête mondiale de l’UNESCO : Femmes, culture et situations d’urgence
L’Unesco appelle les professionnels de la culture, les décideurs politiques, les acteurs de l’aide humanitaire, les membres de la société civile et les communautés du monde entier à participer à une nouvelle enquête mondiale sur les liens entre égalité des genres, culture et situations d’urgence.
La date limite de participation est fixée au 20 août 2025, précise le site de l’Unesco : https://www.unesco.org/fr/articles/enquete-mondiale-de-lunesco-femmes-culture-et-situations-durgence
L’enquête est disponible dans toutes les langues officielles des Nations Unies. Le Temps estimé de réponse est de 10 à 15 minutes.
Afin d’élargir la portée de cette initiative mondiale, l’UNESCO a conçu un kit de communication contenant des publications prêtes à l’emploi pour les réseaux sociaux, des visuels et des messages clés.
Destinée à la fois aux individus et aux organisations, l’enquête vise à examiner comment les situations d’urgence — telles que les conflits armés ou les catastrophes dues à des aléas d’origine naturelle (tremblements de terre, incendies, typhons, etc.) — affectent les femmes dans le secteur culturel, et à identifier des stratégies pour garantir leur inclusion significative et leur leadership dans les efforts de préparation, de réponse et de relèvement.
Les données recueillies alimenteront la prochaine publication de l’UNESCO intitulée « Analyse mondiale sur les femmes, la culture et les situations d’urgence », qui fournira des informations basées sur des preuves, des bonnes pratiques et des recommandations concrètes pour promouvoir les droits et le bien-être des femmes dans le secteur culturel et intégrer l’égalité des genres dans les politiques culturelles et les mécanismes de réponse aux situations d’urgence.
Les crises et les situations d’urgence aggravent souvent les inégalités de genre existantes, et rendent les femmes du secteur culturel particulièrement vulnérables. Malgré leurs contributions essentielles, les artistes, professionnelles du patrimoine et de la culture se heurtent fréquemment à des défis tels que la perte de revenus, le déplacement ou un accès limité aux postes de décision pendant les urgences, lit-on sur le site de l’UNESCO.
Le soutien à la diffusion de cette enquête, aidera à recueillir une diversité de points de vue et à générer des preuves solides pour influencer les politiques, indique l’organisation onusienne, ajoute la même source.
Clôture du Programme TACIR – Nadhour : pour des perspectives durables
Le programme TACIR – Nadhour, lancé depuis février 2024, vient de se clôturer. Conduit par l’Association du Multimédia et de l’Audiovisuel (AMAVI) en partenariat avec l’Association Culturelle Nadhour (ACN), ce projet a tenté de renforcer les capacités des jeunes créateurs dans le domaine des Industries Culturelles et Créatives dans la région de Zaghouane.
Durant la journée de clôture, un aperçu des réalisations, des chiffres clés et des témoignages a mis en lumière l’impact significatif de cette initiative au sein de la communauté locale.
Il est ainsi à rappeler que le programme a été initié par la signature d’un protocole d’accord entre l’ACN et AMAVI, s’étalant sur 17 mois. Entre février et avril 2024, un des jalons majeurs du projet a été l’aménagement du TACIR-Lab El Nadhour, un espace conçu pour stimuler la créativité, l’innovation et l’inclusion locale.
Au total, 51 jours de formation ont été dispensés, articulés autour de plusieurs axes majeurs : médiation culturelle, écriture créative, design créatif et métiers des ICC. Le programme s’est enrichi de l’expertise de 13 formateurs et 11 mentors, qui ont animé 6 ateliers pratiques. Parmi les 15 projets accueillis en début de parcours, 4 ont été incubés, traduisant le haut niveau d’exigence et d’accompagnement appliqué aux idées créatives.
Le TACIR-Lab, au-delà d’être un simple lieu d’activité, représente désormais un outil structurant pour l’avenir de l’association et de la jeunesse locale.
Pensé dès le départ comme un espace ouvert, accessible et modulable, il est destiné à devenir un lieu d’accueil et de soutien aux jeunes créateurs et créatrices de la région ainsi qu’un espace de travail partagé pour les porteurs de projets culturels et un point de convergence pour les acteurs culturels et les initiatives collaboratives locales.
Les retours des bénéficiaires et les productions des ateliers (présentées dans une vidéo récapitulative) ont bel et bien témoigné des transformations individuelles et des compétences concrètes acquises grâce au programme. Le TACIR – Nadhour a su conjuguer formation, accompagnement et infrastructure pérenne, répondant de manière fine aux besoins réels de la jeunesse locale.
Grâce à cette initiative, l’AMAVI confirme son positionnement en tant qu’acteur clé du développement culturel en Tunisie, en offrant une plateforme tangible et évolutive pour l’épanouissement des ICC dans les zones périphériques.
Festival international de Sfax : Kammoun à l’ouverture, Rebaï à la clôture
La 45ème édition du Festival international de Sfax aura lieu du 21 juillet au 19 août 2025. En avant-goût, les organisateurs proposent aujourd’hui et demain des spectacles d’animation pour enfants, et un tournoi d’échec.
Mêlant musique, théâtre, cinéma et arts du cirque, la 45ème édition s’ouvrira avec le spectacle « Les 24 parfums » de Mohamed Ali Kammoun. Projet qui explore le patrimoine musical de nombreuses régions tunisiennes. Le spectacle offrira à la présence l’occasion de découvrir ou redécouvrir quelques musiques du patrimoine sfaxien et kerkenien. Pour la clôture, elle sera avec Saber Rebaï. Avec ce choix, les organisateurs mettent à l’honneur deux enfants de la région, deux artistes de talents, Mohamed Ali Kammoun et Saber Rebaï.
Le programme
- Le 21 juillet : ouverture avec « 24 parfums» de Mohamed Ali Kammoun
- Le 23 juillet : spectacle « Vintage » par le cirque Paporoni
- Le 24 juillet : Concert Kaso
- Le 26 juillet : projection du film tunisien « Sahibek Rajel », avec un hommage à Sofiane Dahech
- Le 28 juillet : concert du groupe « Erkiz Hip-hop »
- Le 30 juillet : spectacle « Zouar El Hadra wal Nouba » de Cheikh Mourchid Boulila
- Le 1er août : Concert « Al Chami » (Syrie)
- Le 3 août : concert de Raouf Maher
- Le 5 août : concert du rappeur Balti
- Le 6 août : spectacle folklorique de Serbie
- Le 7 août : concert de Lotfi Bouchnak
- Le 8 août : prestation de l’artiste Mortadha
- Le 9 août : « El Mahfel Ettounsi » avec Riyadh Chaâbi, Imed Aziz, Moez, Jawaher, Hassan Nagy, Houssem Ben Romdhane
- Le 11 août : Concert de Nordo
- Le 12 août : pièce théâtrale « Binoumi » de Aziz Jebali
- Le 13 août : spectacle « le public chante »
- Le 14 août : spectacle « Ziara » de Sami Lajmi
- Le 16 août : « Hadhihi Laylati », hommage à Oum Kalthoum
- Le 17 août : spectacle « Ragouj » de Abdelhamid Bouchnak
Le 19 août : clôture avec Saber Rebai
















