Le Théâtre National Tunisien (TNT) présente ce soir sa nouvelle version de « La Mouette » de Tchekhov
La salle « Le 4ème Art » à Tunis accueillera, ce soir à 19h00, la présentation du projet de fin de formation de la dixième promotion de l’Ecole de l’Acteur. Intitulée et inspirée de la pièce tragique « La Mouette » du dramaturge russe Anton Tchekhov, la nouvelle création sera présentée sous la direction artistique de Moez Mrabet, metteur en scène et actuel directeur du Théâtre National Tunisien (TNT).
Cette représentation marque l’aboutissement du parcours des jeunes comédiennes et comédiens formés au sein de l’Ecole Pratique des Métiers du Théâtre, relevant du Théâtre National Tunisien. Créée pour professionnaliser les métiers de la scène, l’école accueille chaque année une sélection d’élèves-comédiens qui suivent un enseignement mêlant cours théoriques, ateliers pratiques et stages dirigés par des artistes et pédagogues tunisiens et internationaux. Elle forme ainsi une génération de créateurs capables d’affronter les exigences de la scène théâtrale contemporaine.
Plus de dix comédiens et comédiennes monteront sur les planches: Skander Hentati, Sami Fakhet, Hajer Zaidi, Nebras Khalafallah, Zeineb Henana, Maryem Bougoffa, Fatma Goutali, Aziz Nawi, Fatma Bennour, Ghada Jebali et Mohamed Abidi, qui incarneront les figures complexes de Tchekhov. A travers cette œuvre, ils questionneront les rêves, les désillusions et la quête d’expression artistique, en résonance avec leur cursus de formation.
Basket - Championnat arabe des nations : Terminer en beauté
Par Wahid Smaoui
Qatar-Tunisie (Salle Khalifa Sports Hall de Manama à 14h00)
C’est ce soir que le rideau tombera sur la 26e édition du Championnat arabe des nations. Avec comme adversaire final un Qatar apprivoisable à souhait. A quelle place terminera le Cinq national ? Réponse après l’apothéose de la joute entre l’Algérie et l’Egypte.
Les Tunisiens n’en finiront pas de se mordre les doigts d’avoir manqué le coche lors de la rencontre inaugurale contre l’Algérie. Des regrets d’autant plus vifs que la défaite était tout à fait évitable, malgré l’indéniable valeur intrinsèque et l’irrécusable mérite des Fennecs. Peut-être ce match face aux Algériens était-il venu plus tôt qu’escompté, attendu qu’avec deux ou trois matchs dans les jambes, les Tunisiens auraient arboré un tout autre visage. Comme par exemple celui affiché lors de la dernière rencontre qui a consacré une quatrième victoire d’affilée des protégés de Mehdy Mary, prouvant leur belle montée en puissance, un état de grâce dont a fait les frais l’Egypte. Il est vrai que les Egyptiens ont pris part à ce rassemblement arabe avec leur équipe olympique, mais quoi qu’il en soit, cette jeune et pimpante équipe des Pharaons a fière allure et constitue l’antichambre du Cinq majeur égyptien, appelée à prendre la relève, un peu comme c’est le cas présentement du Cinq national, devenu l’équipe fanion des Aigles de Carthage. Pour plus de précisions, l’Egypte A a participé, concomitamment à ce Championnat arabe des nations, du 21 au 27 juillet dernier, à la Coupe de Beyrouth qu’a abritée la ville de Zouk Mikael située dans le Mont-Liban, aux côtés de la Jordanie, de la Syrie et, bien entendu, du pays du Cèdre en tant qu’organisateur. C’est ce dernier qui a remporté au final le trophée aux dépens justement des Egyptiens. Pour ces quatre équipes, ce fut une excellente répétition générale avant l’Afrobasket qui débute le 12 courant en Angola et ce, pour les Pharaons, et la Coupe d’Asie pour les autres et qu’organise l’Arabie saoudite à partir de mardi prochain, 5 août.
Pour revenir à notre Cinq national, il a fourni face à l’Egypte sa meilleure prestation depuis l’exorde de ce rassemblement arabe, un match plein pour ainsi dire. Et ce, sur tous les plans, à commencer par le volet physique au vu du rythme infernal imprimé par les deux équipes du reste, à ce duel au sommet de la hiérarchie arabe. Au niveau tactique ensuite, les troufions de Mary ont été très appliqués, hormis quelques menus déchets, outre la teneur nerveuse et mentale qui a donné à voir une belle robustesse des nôtres. Comme le prouve la supériorité des Abada et consorts, exhibée au grand jour lors du money-time final. C’est ainsi qu’après avoir été régulièrement devant (23-17 à la 10’), (45-39 à la pause), menant même de 13 points avant la fin du troisième QT (61-48), les Tunisiens durent essuyer un retour en force tonitruant des Pharaons, soit (64-60 à la 30’), (+1 seulement à l’entame du dernier QT , soit 68-67) et (+2 à 4’ de la fin à la lumière de la marque 74-72). Comme c’est pratiquement la règle en basket, le plus costaud finit par dicter sa loi lors du money-time final, 4 dernières minutes qui ont vu les nôtres survoler les débats, à la faveur d’une fraîcheur physique irréprochable, d’une solidité mentale manifeste et d’une discipline tactique de bon aloi, le tout affolant les compteurs, allusion à l’écart de 12 points moissonné en un tournemain au gong final (85-73).
Sur la 2e marche du podium
Cela dit, le Cinq national devrait terminer cet après-midi en beauté face à l’avant-dernier du classement, des Qataris parfaitement domesticables mais à ne point traiter de haut et à aborder avec tout le sérieux requis, comme il nous a du reste toujours habitués. Concernant le classement final, les Tunisiens devraient terminer sur la deuxième marche du podium, soit à égalité de points avec l’Algérie en cas de défaite des Fennecs contre l’Egypte (à partir, ce soir, de 18h00), tout pénalisés que nous serons en considération de la confrontation directe, soit à 1 point des Verts au cas où ils battraient les Pharaons. Tout en cultivant, comme signalé plus haut, les plus âcres regrets quant à ce malencontreux revers de départ. Quoi qu’il en soit, très déplacé, incongru, voire indécent serait le fait de tancer cette équipe de Tunisie à laquelle les (nouveaux) responsables ont eu enfin le courage d’insuffler à titre intangible cette fois-ci un sang véritablement juvénile. Par ailleurs, la copie rendue à Manama, à un tournant aussi crucial du basket national, est des plus appréciables, ce qui augure un parcours honorable en Angola, dans quelques jours. Et quelle que soit, par anticipation, l’issue de l’Afrobasket, il faudra faire preuve de patience pour laisser le fruit mûrir à son gré, un impératif à prendre d’autant plus en compte qu’un nouveau bureau fédéral devrait être élu le 10 courant, date de la tenue de l’AG élective de la FTBB. C’est dire que l’heure est à l’union sacrée et non aux relents d’une époque révolue qui s’exhalent encore par-ci, par-là, attisés par un rampant et servile passéisme.
W.S.
Lancement de l’appel à candidatures pour le Prix national « Zoubeida Béchir » 2025
Le Centre de Recherches, d’Études, de Documentation et d’Information sur la Femme (CREDIF) a annoncé, vendredi, l’ouverture de l’appel à candidatures pour l’édition 2025 du Prix national « Zoubeida Béchir », destiné à récompenser les meilleurs écrits féminins de l’année, conformément au décret gouvernemental n°585-2020 du 25 août 2020.
Ce prix prestigieux vise à valoriser la production intellectuelle, littéraire et artistique des femmes, et comprend six catégories :
- -Création littéraire en langue arabe (5 000 dinars)
- -Création littéraire en langue latine (5 000 dinars)
- - Recherche scientifique en langue arabe (7 000 dinars)
- - Recherche scientifique en langue latine (7 000 dinars)
- -Recherche sur la femme et l’approche genre (10 000 dinars)
- - Meilleur scénario de court métrage (5 000 dinars)
Les candidatures sont ouvertes du 1er au 30 septembre 2025. Les œuvres soumises doivent avoir été publiées en 2025, en arabe ou en langue latine, que ce soit en Tunisie ou à l’étranger. Seuls les écrits individuels sont éligibles. Ne sont pas admises les œuvres scolaires, pour enfants, universitaires, ou ayant déjà été primées.
Le dossier de candidature, adressé à la Directrice générale du CREDIF, doit comporter :
- -Une demande écrite de participation
- -Quatre exemplaires de l’œuvre
- - Une copie du contrat d’édition
- - Une copie du dépôt légal
Le Prix national « Zoubeida Béchir » rend hommage à une pionnière de la poésie féminine tunisienne et s’inscrit dans une volonté de soutenir la créativité féminine dans toutes ses formes.
Festival international de Carthage : Une symphonie des cultures dirigée par cinq maestros
Le Festival international de Carthage a vibré au rythme d’un concert exceptionnel dirigé par cinq chefs d’orchestre venus de différentes régions du monde : le Tunisien Chady Garfi, l’Italien Andrea Tarantino, la Palestinienne Lamar Elyes, l’Algérien Lotfi Saïdi et le Turc Ahmet Baran. Une soirée de haute facture artistique, portée par l’Orchestre symphonique tunisien.
Chaque maestro a imprimé sa marque à un programme éclectique mêlant œuvres classiques, airs populaires et créations revisitées. Le répertoire, soigneusement élaboré, reflétait une mosaïque de cultures et de sensibilités artistiques.
Le concert a démarré avec « Funk Malouf » de Fawzi Chekili, dirigé par Chady Garfi, accompagné du guitariste Hedi Fahem. Andrea Tarantino a ensuite ouvert une parenthèse italienne, magnifiée par la voix de Goar Faradzhian dans des classiques tels que « ’O sole mio » et « Con te partirò ».
Lotfi Saïdi a mis à l’honneur la musique algérienne avec « Chahlet laayani » et « Ya Rayah », interprétés par la chorale du Théâtre de l’Opéra de Tunis. Lamar Elyes, quant à elle, a livré un moment empreint d’émotion avec des chants patriotiques palestiniens, dont « Mawtini » et « Bahlef bi samaaha », sur fond d’images d’Al-Qods.
Retour aux sonorités tunisiennes avec Mongia Sfaxi et Chady Garfi, avant une envolée virtuose au qanun signée Ahmet Baran. Celui-ci a surpris avec une version orientale du thème de « Pulp Fiction » et une interprétation audacieuse de la Symphonie n° 40 de Mozart. La chanteuse turque Mine Bitmez a ensuite interprété des titres en langue turque, chaleureusement accueillis par le public.
La soirée s’est conclue en apothéose avec « Lila », interprété par les choristes sous la direction de Chady Garfi.
Une prestation magistrale pour l’Orchestre symphonique tunisien, qui a su épouser cinq styles musicaux distincts, sous la conduite de chefs aux parcours artistiques variés. Une ode à la diversité et à la rencontre des cultures.
Le Quotidien
EST : Rodrigo Rodrigues s'en va, Peter Chalilule arrive
A l'Espérance , le mercato continue son cours notamment au niveau des joueurs étrangers. Aujourd'hui, un accord a été trouvé avec le Brésilien Rodrigo Rodrigues pour qu'il plie bagage après une saison 2024-2025 en dents de scie et marquée par des mois d'absence pour blessure. Son départ ouvre la porte à un autre attaquant étranger. On vient d'apprendre que le Namibien de Mamelodie Sundowns, Peter Chalilule a débarqué à Tunis pour négocier un contrat avec L'Espérance. Âgé de 31 ans, il a joué 24 matches avec Sundowns lors de la dernière saison et a marqué 6 buts. Il occupe le poste d'avant - centre.
J.B
Affaire Achraf Hakimi : Le parquet réclame un procès pour viol
Le parquet de Nanterre a tranché ce vendredi. Dans son réquisitoire, il réclame, selon Le Parisien, le renvoi d'Achraf Hakimi devant la cour criminelle. Le latéral du PSG est soupçonné de viol après les accusations portées par une jeune femme en février 2023. Mis en examen en mars dernier, le Marocain, lui, a toujours nié les faits. C'est désormais au juge d'instruction de décider de la tenue ou non d'un procès.
L'affaire date du début d'année. La plaignante s'était d'abord rendue dans un commissariat du Val-de-Marne, où elle a déclaré avoir été violée, sans porter plainte. Elle a alors raconté avoir fait connaissance avec Achraf Hakimi en janvier sur le réseau social Instagram et s'être rendue samedi chez lui dans un VTC commandé par le joueur. Sur place, elle rapporte qu'Achraf Hakimi l'a embrassée et commis des attouchements sans son consentement, avant de la violer. Parvenant à le repousser, elle a dit qu'une amie, contactée par SMS, était venue la récupérer.
En cas de procès pour viol, Hakimi risque jusqu'à 15 ans de prison.
Opinion : Les festivals d’été : Tant d’anomalies à remédier
Par Imen ABDERRAHMANI
Ici et là, c’est la fête totale ou presque. Les directeurs des festivals, la majorité cette année, ont choisi de jouer la carte de la « facilité » et de répondre au goût du public pour avoir la paix et pour ne pas faire l’objet des contestations. « Ce que veut le public » semble être la phrase magique qui a guidé les pas et les idées des programmateurs, qui aussi cette année, ont cherché « le gain facile », misant sur un concept qui fait ces derniers jours des ravages, le « sold out », synonyme d’une affluence publique massive et des caisses bien remplies. Alors au lieu de concourir pour présenter un programme différent, riche, original, certains programmateurs ont focalisé sur les spectacles qui peuvent être joués à guichets fermés et qui ne nécessitent pas un travail médiatique. L’essentiel pour eux est d’avoir des gradins remplis et que le public rentre heureux. Pour la découverte, l’originalité, c’est une autre question qui ne figure pas cette année sur la priorité des programmateurs et qui ne figurerait peut-être pas même pour des années encore parmi les critères de sélection de spectacles et de programmation. Le résultat : des festivals qui se ressemblent. Et c’est cette « logique » qui plane depuis quelques temps sur la scène artistique qui a fait que le public boude certains spectacles où il y a de la recherche.
Parmi également les autres anomalies à signaler pour les festivals d’été est ce volet international annoncé dans l’appellation, absent de la programmation. Nombreux ainsi sont les festivals cette année où il n’y a aucun spectacle international ou encore il n’y a qu’un, d’un artiste d’un pays voisin. Vous dites que c’est une question budgétaire. Oui, c’est vrai. Mais, c’est aussi une question relevant de la coopération culturelle et des innombrables accords signés avec tant de pays qui n’ont pas malheureusement donné leurs fruits. Et c’est à revoir pour pouvoir avoir ces beaux spectacles qui figuraient auparavant dans les programmes des festivals d’été et qui ont été une occasion pour que le grand public découvre d’autres musiques et d’autres cultures.
Avec cette ruée vers le commercial, et cette course effrénée pour remplir les caisses et non plus nourrir les esprits et bien faire des têtes, il est important de s’interroger sur la « vision » des directeurs des festivals qui semblent ne jamais penser à ces bouquets de films et de pièces de théâtre qui ont été couronnés à maintes reprises à l’étranger et qui méritent qu’ils soient programmés dans les festivals. Primo, pour affirmer le droit de ce Tunisien, là où il est à la culture. Secundo, pour encourager ces artistes et les aider à entrer en interactivité avec le public. Tertio, parce que ces œuvres sont réalisées avec l’appui du ministère des Affaires culturelles, c’est-à- dire avec l’argent du contribuable. Où sont passés ces beaux films tunisiens qui meublent chaque année les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) ? Où sont passées ces pièces de théâtre pour adultes comme pour enfants, primées et applaudies, dans les plus prestigieux festivals internationaux ?
Les festivals d’été ont été créés n’ont seulement pour divertir et animer mais aussi pour éduquer, pour élargir les horizons intellectuels du spectateur, pour lui donner l’occasion de découvrir d’autres alternatives culturelles, d’autres produits artistiques qui très souvent ne circulent pas durant l’année. Un festival, c’est toute une vision et une culture. Programmer, n’est jamais un travail administratif, mais un travail créatif !
A bon entendeur !
I.A.
CA : Benzarti peaufine son effectif
Le staff technique du Club africain, dirigé par Faouzi Benzarti, est à pied d’œuvre et a déjà entamé l’essentiel de cette étape de préparation. Le coach clubiste, soucieux de fixer son effectif pour la saison prochaine, vient de faire ses choix concernant certains joueurs.
Ainsi, une liste préliminaire des joueurs appelés à aller jouer ailleurs vient d’être dressée. Elle comprend Ammar Abdelhak, Oussama Sayari, Rayen Zouabi, Talel Guizani et Naizek Ellili.
D’autres jeunes joueurs auront une nouvelle chance pour convaincre le staff technique. Il s’agit de Hamza Laabidi, Youssef Mrad et l'attaquant Fadi Tayachi, tous maintenus parmi l’effectif actuel.
K.Z.
Premier League : Newcastle rejette une offre de Liverpool pour Alexander Isak
D'après une information de Sky Sport, confirmée par The Athletic, Newcastle a rejeté une offre officielle de Liverpool pour Alexander Isak. L'offre s'élèverait à 126 millions d'euros hors bonus. Mais les Magpies estiment qu'elle n'atteint pas le montant qui a été fixé pour le joueur. La direction de Newcastle ne souhaite pas vendre Isak à ce prix et l'évalue plutôt à un montant avoisinant les 173 millions d'euros.
K.Z
Editorial : Eveil des consciences ?
Par Chokri Baccouche
Une lueur d’espoir se profile à l’horizon, même si le chemin est encore long et parsemé d’embûches : des dizaines d’Etats membres de l’organisation onusienne sont venus exprimer leur soutien à la solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien. C’est ce qui ressort de la Conférence internationale de haut niveau pour le règlement pacifique de la question palestinienne qui vient d’avoir lieu au siège des Nations unies à New York. Plus d’une centaine de délégations ont pris la parole dans le cadre de cette conférence coorganisée par la France et l’Arabie saoudite et qui se tient dans un contexte dramatique à Gaza où les exactions israéliennes et la famine, transformée en arme de guerre par les dirigeants sionistes, ont décimé des pans entiers de la population palestinienne. La solution à deux Etats qui fait l’objet d’une unanimité quasi universelle marque à bien des égards un tournant diplomatique majeur même si l’idée en soi n’est pas nouvelle. On peut dire que la détermination du peuple palestinien à Gaza, qui a fait preuve d’une résistance résiliente qui force l’estime, malgré la brutalité de l’occupant israélien, a été déterminante.
Elle a suscité, en effet, un éveil des consciences particulièrement en Occident mais a permis également et surtout de remettre au-devant de la scène internationale la question palestinienne. Les mobilisations pro-palestiniennes massives dans les principales capitales occidentales, bien appuyées par des intellectuels de tous bords et des artistes, ont contraint de nombreux gouvernements à revoir leur position. Ces derniers ne pouvaient, moralement parlant, rester éternellement indifférents face aux massacres de masse délibérément orchestrés par le gouvernement extrémiste du premier ministre israélien Netanyahu et exécutés par son armée. Avec plus de 60 mille morts palestiniens, des civils pour la plupart, dont de nombreux enfants et femmes, la guerre à Gaza a suscité un changement majeur de l’opinion publique occidentale.
Ce changement de bon aloi se vérifie notamment à l’aune des décisions prises par certains pays de reconnaître l’Etat palestinien. L’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont sauté il y a quelques mois le pas au plus fort de la crise. La France, par la voix de son Président Emmanuel Macron, s’apprête à leur emboiter le pas courant septembre prochain au même titre que le Canada et la Grande-Bretagne qui viennent d’annoncer à leur tour, mercredi dernier, leur intention de reconnaître l’Etat de Palestine.
La conférence de New York a été marquée, dans ce cadre, par un fait historique d’une portée politique majeure qui cristallise une évolution de l’état d’esprit positive en Occident. Le ministre britannique des Affaires étrangères a surpris en effet agréablement son auditoire en présentant en effet des excuses tout en reconnaissant que la Déclaration de Balfour de 1917, censée garantir dans le même temps les droits nationaux du peuple palestinien, n’avait jamais été appliquée par la puissance mandataire. Cet aveu inédit, qui remonte à la source du drame moyen-oriental, sonne comme une expiation par le pays de sa Majesté d’un vieux péché dont les victimes expiatoires ne sont autres que les Palestiniens. Réparer justement cette injustice et faire prévaloir la légalité et le droit international reste la seule solution viable pouvant mettre fin au sempiternel conflit israélo-palestinien et favoriser une paix durable dans la région. La conférence de New York a mis en lumière une évidence à savoir que la justice ne peut être occultée éternellement, car elle finit tôt ou tard par éclater au grand jour. La communauté internationale doit faire en sorte que cette précieuse justice ne soit plus l’otage de ceux qui cherchent par tous les moyens de l’étouffer. Elle doit surtout renforcer la mobilisation et veiller à l’application stricte des résolutions onusiennes visant la création d’un Etat palestinien indépendant qui reste l’unique option pouvant mettre un terme au drame moyen-oriental.
La conférence de l'ONU sur la Palestine s’est donc achevée avec l'espoir d'avoir créé une dynamique diplomatique. Plus que jamais, le monde dit libre est confronté au devoir moral et historique d’agir en conséquence et de toute urgence pour permettre aux Palestiniens de recouvrer leur liberté et leurs droits spoliés et mettre fin aux souffrances indicibles qu’ils subissent depuis voilà plus de 70 ans…
C.B.
Présidente du Conseil italien Giorgia Meloni en Tunisie : Les raisons d’une nouvelle visite surprise ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
A chaque fois que Meloni est en visite en Tunisie, l’émigration est avancée comme l’objet principal de ce déplacement. Ce n’est pas apparemment le cas cette fois-ci et d’autres sujets ont été abordés hier dans son entretien avec le chef de l’Etat…
Il s'agit de la cinquième visite officielle de Meloni en Tunisie depuis son entrée en fonction en octobre 2022. Une visite, annoncée par la présidence de la République sur sa page Facebook, qui survient dans un contexte régional et international assez particulier.
Après avoir reçu le 23 juillet le président algérien Abdelmadjid Tebboune, devant lequel elle a vanté une relation bilatérale d'un niveau "jamais atteint auparavant", qui s'est traduite par la signature d'accords, notamment dans le domaine énergétique, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, se rend à Tunis non pas apparemment pour parler uniquement « émigration », mais aussi économie et sécurité, « Premier partenaire économique de la Tunisie, l’Italie veut renforcer son leadership dans la région », nous dira l’expert en économie et en finance, Mohamed Salah Jennadi.
Justement, Sandro Fratini, président du Comité des Italiens de l'étranger (Comites) Tunisie, est aussi de cet avis. Dans une déclaration donnée mercredi dernier à l’agence Nova News, il a indiqué : « Les liens entre la Tunisie et l'Italie se resserrent de plus en plus, grâce à des gestes concrets et à un partage croissant de stratégies en matière de coopération industrielle et commerciale ». Et d’ajouter : « Dans un moment historique où il est crucial de renforcer les alliances économiques euro-méditerranéennes, il est essentiel de créer des espaces de dialogue opérationnel entre les entreprises et les institutions».
Idem pour l’expert Mohamed Salah Jennadi, qui a souligné l’importance de cette visite en estimant que « la Tunisie est bien placée géographiquement pour devenir une plateforme pour le commerce et l'investissement entre l’Italie et l’Afrique ».
Investment Africa 2025…
Pour notre interlocuteur du jour, en l’occurrence Mohamed Salah Jennadi : « L’ émigration est à l’ordre du jour. A cet effet, je pense que le gouvernement tunisien tentera de conclure un nouvel accord avec l’Italie en encourageant l’émigration légale. Nous devons, en effet, tirer profit du nouveau programme italien d’émigration légale 2026-2028, récemment approuvé par le Conseil des ministres italien. Ce programme prévoit l’accueil de 497 550 travailleurs originaires de pays hors Union européenne sur trois ans, répartis comme suit : 164 850 en 2026, 165 500 en 2027, et 166 500 en 20283. Et d’ajouter : « Cette visite servira aussi à la présidente du Conseil, Georgia Meloni, pour faire la promotion pour un grand événement d'envergure internationale, à savoir « l’Investment Africa 2025 » qui se tiendra au mois de septembre prochain à Tunis et qui devrait confirmer les ambitions de l’Italie qui cherche à devenir l’un des principaux partenaires économiques pour les pays africains ».
Idem pour Sandro Fratini, président du Comité des Italiens de l'étranger (Comites) Tunisie, lequel estime que «ce n'est pas un hasard si la Tunisie s'impose de plus en plus comme un pôle stratégique pour les entreprises italiennes, qui ont intensifié leur présence ou annoncé d'importants projets d'expansion en Afrique pour la période 2024-2025. Les opportunités offertes par le marché local, les réformes profondes mises en œuvre par le gouvernement tunisien, combinées à un sentiment accru de sécurité et à un regain d'élan en faveur de la coopération bilatérale, font de ce pays d'Afrique du Nord une destination de choix pour les investissements italiens dans des secteurs clés tels que l'automobile, le textile, l'énergie et les technologies. Les secteurs automobile et manufacturier connaissent un renforcement significatif de l’empreinte italienne ».
M.B.S.M.
Journées théâtrales de Carthage (JTC) : rendez-vous du 22 au 29 novembre 2025
Le Comité directeur des Journées Théâtrales de Carthage (JTC) a annoncé, hier dans un communiqué publié sur facebook, l’organisation de la 26ème édition du festival du 22 novembre au 29 novembre 2025, et l’ouverture des candidatures pour la participation à l’une des sections suivantes :
- Compétition officielle et représentations parallèles : Ouverte aux structures théâtrales professionnelles tunisiennes, arabes et africaines.
- Expressions théâtrales de l’immigration : Ouverte aux dramaturges tunisiens, arabes et Africains de la diaspora.
- Théâtre du Monde : Ouverte aux spectacles de théâtre et performances artistiques professionnels non arabes et africains.
Pour les conditions de participation, les organisateurs précisent que :
-L’œuvre nominée doit avoir été réalisée après la clôture des candidatures de l’édition précédente (15 août 2024) (Uniquement pour les œuvres participantes de la Tunisie, des pays arabes et de l’Afrique.)
- Les troupes sélectionnées pour participer à la compétition officielle du festival sont tenues de présenter deux spectacles le même jour et dans le même espace proposé par la direction du festival. Pour plus de détails sur les conditions de participation et le déroulement des représentations, les compagnies et les artistes qui désirent participer sont conviés à consulter la page officielle de l’Etablissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles et Artistiques: https://www.facebook.com/ENPFMCA ou la page des Journées théâtrales de Carthage : https://www.facebook.com/JTCTunisie
Il est à noter que le dernier délai pour le dépôt de candidatures est le 31 août 2025.
Ligue 1 : Programme de la première journée
C'est parti. La Ligue Nationale de Football Professionnel a arrêté le programme de la première journée de la Ligue 1 qui se jouera les 9 et 10 août. Seul hic: les coups d'envoi des matches seront donnés à 16h30 en pleine canicule. A signaler aussi que la technique de la VAR sera absente pour au moins les quatre premières journée. Voici le programme de la journée inaugurale:
Samedi 9 août 2025 - 16h30
CA- ASM
JSK -ASS
ASG- EST
ESM- CAB
Dimanche 10 août 2025 - 16h30
USM- ST
USBG- OB
CSS -ESZ
JSO -ESS
J.B.
Ligue 1 : Programme de la première journée
C'est parti. La Ligue Nationale de Football Professionnel a arrêté le programme de la première journée de la Ligue 1 qui se jouera les 9 et 10 août. Seul hic: les coups d'envoi des matches seront donnés à 16h30 en pleine canicule. A signaler aussi que la technique de la VAR sera absente pour au moins les quatre premières journée. Voici le programme de la journée inaugurale:
Samedi 9 août 2025 - 16h30
CA- ASM
JSK -ASS
ASG- EST
ESM- CAB
Dimanche 10 août 2025 - 16h30
USM- ST
USBG- OB
CSS -ESZ
JSO -ESS
J.B.
Festival de la Mine de Moularès : au grand bonheur des habitants
Le théâtre de plein air de la ville minière de Moularès, près de Gafsa, au Sud-Est tunisien, abritera à partir du mardi prochain la 36ème édition du Festival de la Mine de Moularès.
Huit spectacles dans divers genres de musique (pop, populaire et rap) en plus de pièces de théâtres et un spectacle de cirque pour enfants sont au menu de cette 36ème édition prévue du 5 au 13 août 2025.
L’ouverture sera avec un spectacle de musique populaire de Cheb Bachir alors que la clôture prévoit un concert du rappeur Stou.
L’affiche du festival porte l’image d’un train minier où il est inscrit, en arabe, le nom de Moularès, le numéro du train et la date 1921, en référence au passé de la ville qui est l’une des quatre villes du bassin minier du gouvernorat de Gafsa, avec Redeyef, Metlaoui et Mdhilla.
Le patrimoine urbain du bassin minier de Gafsa date de l’époque coloniale sachant que l’exploitation des gisements de phosphate a commencé dès la fin du XIXème siècle.
Le festival de la Mine de Moularès est organisé par l’association du festival de mine de Moulares en partenariat avec la délégation aux Affaires Culturelles de Gafsa.
Le programme:
- Le 05 août : Cheb Bachir
- Le 06 août : « Casting » pièce de Faycel Lahdhiri
- Le 07 août : « Eddouar » pièce de Kamel Bouzidi
- Le 08 août : « Khizanat Adam » pièce de Samira M’sikh
- Le 09 août : Le chanteur Jawhar Saidi
- Le 10 août : Le chanteur Mortadha Fetiti
- Le 11 août : Le rappeur Sanfara
- Le 12 août : Spectacle de cirque «Hal Taalam» de Ramzi Abdeljawed
Le 13 Août : Le rappeur Stou















