Coupe du monde des clubs- 1/4 de finale : Al Hilal vise un nouvel exploit
Par Jamel Belhassen
Après une courte trêve, la coupe du monde des clubs reprend ses droits, ce soir, au stade des quarts de finale. Deux rencontres sont au programme: à 20h il y aura Fluminense - Al Hilal et à 02h00 Chelsea- Palmeiras. Il va sans dire que les yeux de tous les arabes se tournent vers le premier quart où Al Hilal qui a mis dehors Manchester City ( 4-3) aura à cœur de récidiver. Les gars de Inzaghi qui jouent sans pression aucune compteront encore une fois sur leur vivacité et la forme de leur gardien Bounou. Face aux Brésiliens de Fluminense , ils auront à jouer leurs chances jusqu'au bout. A cœur vaillant, rien d'impossible, dit-on. Tard dans la nuit, Chelsea croisera le fer avec l'autre club du Brésil, Palmeiras. Voilà un duel équilibré même si les faveurs des pronostics penchent pour les Blues. Bonne vision à tous.
J.B.
Festival international de Hammamet : des chiffres, des voix et des ambitions
Du 11 juillet au 13 août 2025, l’amphithéâtre de Hammamet se pare de ses plus beaux atours pour accueillir la 59ème édition du Festival International de Hammamet (FIH). Une édition placée sous le signe de « Continuous Vibes », en écho à son souffle artistique continu depuis près de six décennies.
L’édition 2025 en chiffres
Cette année, ce sont 36 spectacles qui rythmeront les 33 soirées du festival, dans une alchimie parfaite entre musique, théâtre et danse contemporaine, rappelle le directeur du festival Nejib Kasraoui lors de la rencontre presse organisée hier dans l’écrin de la Maison de la Méditerranée pour la Culture et les Arts, en présence de nombreux artistes. La direction artistique de cette édition mise sur une ligne à la fois moderne, cosmopolite et enracinée, affirmant l’identité du festival comme un carrefour méditerranéen et international des arts vivants.
L’édition 2025 en chiffres, c’est 18 spectacles tunisiens, dont 5 créations théâtrales, une seule chorégraphique et 11 concerts musicaux, outre 11 spectacles arabes et 7 internationaux.
Langages artistiques du monde et retrouvailles
Porté par sa notoriété, le festival accueille cette année des artistes venant de différentes contrées, de la Tunisie à la Colombie, en passant par le Liban, l’Algérie, l’Espagne, la France, les Etats-Unis, ou encore la Syrie, le Mali, Chili, l’Italie... Une diversité géographique qui reflète les orientations du festival à favoriser les échanges culturels et à faire dialoguer les langues artistiques du monde entier.
Parmi les invités phares l'on citre notamment Yuri Buenaventura (Colombie), Las Migas (Espagne), Djazia Satour (Algérie), Hind Ennaira (Maroc), mais aussi des projets à découvrir comme « Osool » de Yacine Boularès (fusion jazz/musiques arabes) ou « Koum Tara », entre musique populaire algérienne, jazz et classique.
La nouvelle édition est celle aussi des retrouvailles après une longue absence avec des artistes qui ont marqué de leur passage les annales du festival comme Cheb Mami, Wael Jassar et Nass El Ghiwane du Maroc.
Célébration des talents tunisiens
Le festival n’omet pas sa vocation de valorisation de la création tunisienne. Le public aura ainsi rendez- vous avec des voix célèbres pour ne citer que Lotfi Bouchnak, Saber Rebai, Balti ou encore Ghazi Ayadi mais aussi avec des découvertes de la nouvelle génération comme « Jadhb », « Soudeni » ou « Benjemy », porteurs d’esthétiques visuelles et sonores contemporaines.
Diversité et mémoire
Salsa, flamenco, gnawa, électro, jazz, tarab, symphonique, musique classique... Des genres multiples pour répondre à tous les goûts et pour composer une expérience sonore sans frontières. Parmi les temps forts, une soirée spéciale intitulée « Sinfonica » dans un hommage aux grandes voix de la chanson française, de Dalida à Aznavour. Le spectacle d’ouverture « Ragouj » de Abdelhamid et Hamza Bouchnak, avec un hommage vibrant à la mémoire du rappeur Kafon, disparu en mai 2025. Le théâtre sera également à l’honneur avec « Mère des pays » de Hafedh Khalifa, « Ad Vitam » de Leila Toubel, « Au violon » de Fadhel Jaziri, ou encore « La dame de Kerkoine » du duo Gaïdi-Sahli, sans oublier la chorégraphie contemporaine qui s’invite aussi sur scène avec « Arboune » d’Imed Jemaa.
Le 13 août, la voix entraînante de Nabiha Karaouli résonnera sur la scène du festival, dans une soirée de clôture qui coïncide avec la Journée nationale de la femme. Un clin d’œil qui rappelle la place des artistes femmes dans le paysage culturel tunisien.
Billetterie 100 % en ligne
Autre nouveauté marquante, la billetterie du festival est désormais exclusivement accessible via le site officiel festivaldehammamet.com.
A ce sujet, la direction a informé dans un communiqué avoir mis en place des mesures strictes pour lutter contre la revente illégale de billets, pour éviter toute forme de fraude et de vente illégale, invitant le public à n'acheter des billets que via les canaux officiels, pour éviter les mauvaises surprises et les risques de billets invalides.
Depuis l’ouverture de la billetterie dans la soirée du dimanche 29 juin 2025 et jusqu’à la date de la conférence de presse jeudi 3 juillet, six soirées ont été annoncées sold out : Ragouj, Saber Rebai, Lotfi Bouchnak, Al-Shami, Wael Jassar et Cheb Mami.
2.683 élèves seulement orientés vers les collèges pilotes : Les raisons d’une déplorable moisson
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Les résultats du dernier concours de la «Sixième» ont, encore une fois, montré les défaillances de notre système scolaire. Comment justement rectifier le tir et s’adapter aux exigences d’un monde en pleine mutation, notamment au niveau de l’emploi?
Le concours d’entrée dans les collèges pilotes communément connus sous l’appellation de la «Sixième» ne cesse de montrer d’année en année les défaillances de notre système scolaire. La preuve, lors de ce concours national ayant eu lieu entre le 16 et le 18 juin dernier, le pourcentage des élèves ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20, selon les statistiques publiées par le ministère sur sa page officielle sur le réseau social Meta/Facebook, est de 34,32 % parmi les 51 584 candidats présents au concours, sur un total de 64 079 inscrits. Au total, 2.683 élèves seulement ont été orientés vers les collèges pilotes pour l’année scolaire prochaine. Ces chiffres ont tout naturellement suscité plusieurs réactions et interpellé au passage les experts.
Pour le pédagogue Ahmed Ben Saada: «De nombreux spécialistes se sont penchés sur l’utilité de l’examen de passage aux cycles primaire et secondaire. Est-ce un moyen de vérifier les acquis cognitifs ou les compétences des élèves? Est-ce un instrument pour s’assurer que les enseignants dispensent effectivement la totalité des contenus notionnels prescrits par les programmes? Est-ce une méthode pour s’assurer de l’uniformité d’un système éducatif dans un pays? Est-ce une façon de limiter l’accès aux niveaux subséquents? Est-ce une manière de valoriser un diplôme? Où est-ce un procédé de ségrégation entre les bons et les mauvais élèves?». Ces interrogations reviennent chaque année également en Tunisie et les faibles taux des admis dans ces concours remettent la question de la qualité de notre enseignement au-devant de la scène. Comment justement rectifier le tir et s’adapter aux exigences d’un monde en pleine mutation, notamment au niveau de l’emploi?
Un enseignement au service de l’emploi…
La Tunisie a misé dès l’indépendance sur l’enseignement pour bâtir un pays orienté vers la science et le savoir, «soixante-dix après, il est temps de réformer notre système scolaire et l’adapter aux exigences d’un monde en pleine mutation, notamment au niveau du marché de l’emploi», nous dira l’enseignant Abdessattar Missaoui. Et d’ajouter: «Malheureusement, les réformes se suivent sans que l’on arrive à sauver notre école de ses maux. Cela veut dire tout simplement que nous sommes en train d’hypothéquer l’avenir de notre pays qui ne dispose que des ressources humaines pour assurer son essor et son rayonnement».
Justement, au moment où le monde vit une révolution numérique et technologique sans précédent, les experts estiment, qu’aussi bien au niveau du contenu que des méthodes, notre système a besoin d’une réforme en profondeur de nature à lui permettre de continuer à former les futures compétences.
Selon Abdessattar Missaoui, enseignant à la retraite: «L’un des principaux problèmes de ce système est l’inadaptation des diplômes aux besoins du marché de l’emploi et aux réalités socioéconomiques dans la Tunisie d’aujourd’hui. Et comme le souligne un rapport de la Banque mondiale, la répartition géographique inégale des écoles et universités constitue aussi l’obstacle le plus important, et le plus épineux, qui doit être levé pour moderniser le système et améliorer la qualité de l’éducation en Tunisie. Elle compromet le développement des autres régions du pays et accroît les difficultés des élèves et étudiants qui ont des frais de transport et de logement qu’ils auraient pu s’en passer s’ils avaient trouvé un établissement dans leur ville, ou dans une ville voisine. Ils pourraient ainsi rester à proximité de leur lieu d’origine pour contribuer à son développement. Par exemple, on trouve sur la côte deux facultés de médecine, à Monastir et à Sousse, qui ne sont distantes que d’une quinzaine de kilomètres, alors que le Centre, le Nord-Ouest et le Sud en manquent cruellement. Il faudra peut-être alors s’appuyer sur les expériences comparatives et s’attacher à nouer des partenariats qui permettront d’attirer les compétences ainsi que l’expertise en matière d’élaboration et de modernisation du système d’éducation».
M.B.S.M.
Un dollar vaut moins de 2,9 dinars tunisiens… Les conséquences d’une dégringolade sur l’économie tunisienne
Par Hassan GHEDIRI
Hier, jeudi 3 juillet 2025, la BCT affiche un taux de change de 2,889 dinars tunisiens pour un dollar américain, c’est-à-dire le taux le plus bas depuis plus de 3 ans…
La dégringolade du billet vert se poursuit et semble, jusque-là, donner raison à tous ceux qui pensent cette tendance se maintiendra tant que l’administration Trump reste campée sur sa politique de durcissement tarifaire destinée à réduire les importations et à doper les exportations. Mohsen Hassan, analyste économique et ancien ministre du Commerce a été parmi les rares qui ont considéré que la dévaluation de la monnaie américaine se sera pas un fait conjoncturel. Au mois de mai dernier, lorsqu’ à peine quelques semaines après son investiture, Donald Trum avait déclaré la guerre tarifaire à ses plus proches alliés commerciaux, Hassan avait en effet estimé que contrairement à ce que beaucoup d’observateurs pensaient, la chute du dollar se «va durer dans le temps».
L’ancien ministre du commerce pense même que la nouvelle administration américaine cherche délibérément à faire baisser le taux de change du billet vert face aux principales monnaies et ce pour booster les exportations et améliorer la compétitivité de l’économie américaine. Résultat: le dollar qui était considéré comme la monnaie la plus crédible à l’international, cet donc la plus stabile, a commencé petit à petit perdu à susciter les inquiétudes des investisseurs qui se trouvent acculés à chercher des alternatives à la monnaie américaine. En effet, au cours du premier semestre 2025, le dollar a connu sa baisse la plus spectaculaire depuis plus d’un demi siècle, en perdant 10,8% de sa valeur. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, le dollar a connu sa chute la plus sévère depuis les années 1970.
En Tunisie, la chute du dollar est clairement perceptible dans les indicateurs publiés par la Banque centrale. Hier, jeudi 3 juillet 2025, la BCT affiche un taux de change de 2,889 dinars tunisiens pour un dollar américain, soit le taux le plus bas depuis plus de 3 ans. Il faut rappeler que suite aux restrictions douanières engagées par l’administration américaine au mois de février dernier, la Tunisie a vu sa monnaie reprendre le poil à la bête grâce à la chute du dollar, pour la première fois depuis une décennie, au-dessous de la barre de 3 dinars tunisiens.
A côté du fléchissement des prix des hydrocarbures sur le marché international, la perte de vitesse de la monnaie américaine par rapport aux principales devises internationales, principalement l’euro, est la deuxième chose la plus positive que puisse se produire dans l’économie mondiale en faveur de la Tunisie. Toute dépréciation du dollar face à l’euro se conjugue quasi-instantanément par un taux de change avantageux pour la Tunisie par rapport au billet vert.
Une conjoncture à double tranchant
La chute du dollar entraîne une réduction systématique de la facture d’importation d’une panoplie de produits, en particulier les hydrocarbures payés en dollar, ce qui aide à rationaliser les dépenses de la compensation et à réduire les déficits budgétaires et commerciaux, outre son impact positif sur le service de la dette extérieure et sur le court terme, sur les réserves en devises. Si l’on se réfère aux chiffres de l’Institut National de la Statistique (INS), la baisse du dollar aurait d’ores et déjà permis de modérer le déficit commercial qui a reculé de 18,5% au premier semestre 2025, atteignant 8,9 milliards de dinars, contre 10,9 milliards à fin juin 2024. Simultanément, les importations libellées en dollar, notamment les carburants, les matières premières chimiques, les équipements industriels et certains produits alimentaires, ont vu leur coût diminuer, ce qui a réduit la pression sur le système de compensation.
Ce soulagement apparent reste, toutefois, fragile. Le dinar ne s’est pas renforcé contre l’euro, monnaie avec laquelle plus de 60 % des échanges tunisiens sont réalisés. Le taux de change euro/dinar reste désavantageusement stable, oscillant autour de 3,06 dinars en juin 2025, contre 3,09 en début d’année. En même temps, plusieurs secteurs industriels tournés vers l’exportation, tels que les composants automobiles ou les produits textiles, pourraient pâtir d’un dinar plus fort face au dollar, qui a tendance à réduire leur compétitivité sur certains marchés.
H.G.
BNA Assurances entame une nouvelle étape stratégique
Communiqué de presse
BNA Assurances a obtenu l’accord de principe de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) pour son passage du marché hors-cote au marché principal. Ce jalon important reflète l’engagement de la compagnie en faveur de la transparence, de la conformité réglementaire et d’un développement durable.
En attente du visa du Conseil du Marché Financier (CMF), BNA Assurances réaffirme sa position en tant qu’entreprise citoyenne, responsable et rigoureusement alignée sur l’ensemble des dispositions fixées par les autorités de régulation et les institutions de contrôle.
La compagnie appelle le public à se référer uniquement à ses canaux officiels – communiqués, site web, pages certifiées – pour une information fiable. Toute communication non officielle est à considérer comme infondée.
La direction de BNA Assurances remercie ses collaborateurs, partenaires et actionnaires pour leur confiance, et réaffirme sa volonté de poursuivre une stratégiefondée sur la performance, la gouvernance et l’excellence.
Festival international de Bizerte : "Ragouj", Balti, Al Shami...les premières révélations
En attendant la présentation du programme de la 42ème édition qui se déroulera du 15 juillet au 19 août, officiellement, aujourd’hui, lors d’une conférence de presse, le Festival international de Bizerte a déjà levé le voile sur les têtes d’affiche de quatre soirées via sa page officielle.
Après le succès de « Ocheg Edenia », présenté en 2023 par les frères Bouchnak, le duo Abdelhamid et Hamza revient cette année avec « Ragouj », un spectacle-événement qui marquera la clôture du festival, le 19 août 2025.
De son côté, le jeune chanteur tunisien Mortadha Ftiti, habitué des concerts à guichets fermés, retrouve son public pour la deuxième année consécutive.
Le public aura également le plaisir de revoir le chanteur libanais Wael Jassar, de retour à Bizerte après sa dernière apparition en 2022 lors de la 39ème édition, et de découvrir pour la première fois sur cette scène le jeune chanteur syrien Al-Shami, déjà à l’affiche du Festival international de Hammamet.
Par ailleurs, le directeur du festival international de Bizerte, Lotfi Sfaxi, a annoncé sur les ondes de la Radio nationale que 18 à 19 spectacles sont prévus pour cette édition. L’ouverture sera marquée par une création originale du festival, la première depuis 2010, intitulée « Rehlet Ajyel » (Périple de générations). Ce spectacle puise dans le riche patrimoine musical de la région de Bizerte, de Khemaies Tarnane à feu Fayçal Rjiba, et réunira près de 70 interprètes originaires de Mateur, Ras Jbal, Menzel Abderrahmane, entre autres, sous la direction de Yosri Mokdad.
Lotfi Sfaxi a également confirmé la présence du rappeur tunisien Balti. Tout en précisant que cette 42ème édition accueillera quatre spectacles internationaux, dont deux inscrits dans le cadre de la coopération internationale. Parmi eux, un concert de jazz et blues venu du Sénégal.
Dans le cadre du partenariat culturel entre la Tunisie et le Canada, la Chorale du Patrimoine Oriental du Canada a annoncé sur sa page officielle qu’elle entamera sa tournée estivale le 6 août au Festival international de Bizerte, avant de se produire au Festival international de Monastir, puis aux Nocturnes d’El Jem, festival international de musique symphonique.
Enfin, le festival, c’est aussi une identité visuelle. Cette année, le choix s’est porté sur une création graphique à la fois singulière et symbolique : un épi de blé doré faisant face à une sirène. En plaçant au cœur de son logo ce symbole d’abondance et de bénédiction, le festival rend hommage à la mémoire, à l’imaginaire et à l’énergie d’une ville qui, entre ports et champs, entre mythe et réalité, se raconte à travers ces deux figures : la sirène surgie des flots et l’épi de blé enraciné dans sa terre nourricière.
Le Quotidien avec TAP
Les Rencontres internationales de la Photographie de Ghar El Melh de retour, du 8 au 11 septembre 2025
Après une éclipse de dix ans depuis la dernière édition (la neuvième s’est tenue du 7 au 13 juin 2015), la 10ème édition des Rencontres internationales de la Photographie de Ghar El Melh signe son grand retour, du 8 au 11 septembre 2025, au fort ottoman Lazaret.
Organisé par l’Association Club Photo de Tunis, avec le soutien notamment de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie et de l’équipe Europe, l’événement est parrainé par l’association ADERC, en partenariat avec la galerie Le 32BIS. Il proposera une exposition principale, une participation internationale, des master-classes, des ateliers, ainsi que des activités récréatives.
Un programme d’animation riche et varié sera à la disposition des visiteurs, des passionnés et des participants au fort Lazaret et dans le village de Ghar El Melh : ateliers pour enfants, workshops, master-classes, projections nocturnes, animations pour jeunes photographes, spectacles, etc.
Après Ghar El Melh, l’exposition principale sera prolongée dans une galerie de la capitale, où sera présentée, en plus des œuvres de cette 10ème édition, une rétrospective des neuf éditions précédentes, depuis la toute première en 2003.
A cet effet, les photographes de tous horizons souhaitant exposer dans ce festival d’envergure internationale sont invités à soumettre leur candidature avant le 11 août 2025 à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..Le dossier doit comporter au minimum 15 photographies.
Ce retour est également marqué par un jumelage avec la campagne de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, « Sawer Bel Akhdhar » (Peins en vert), dédiée à la durabilité et à la lutte contre les changements climatiques.
Créées en 2003, les Rencontres de Ghar El Melh se sont tenues chaque année jusqu’en 2009, portées par l’engagement de quelques photographes bénévoles. Après une interruption de quatre ans, elles sont revenues avec deux éditions, les 8ème et 9ème en 2014 et 2015.
Seul grand rendez-vous culturel consacré à la photographie en Tunisie, cette manifestation se tient au fort ottoman du Lazaret, principal lieu d’exposition, qui héberge à chaque édition une trentaine d’expositions de photographes professionnels et amateurs, tunisiens et étrangers, couvrant diverses disciplines photographiques. Un catalogue est édité à chaque édition afin de garder une trace des expositions et des moments forts de chaque Rencontre.
Grand Prix Livres Hebdo des Librairies : Al Kitab (Tunis), prix spécial de la librairie francophone 2025
Les lauréats du 7e Grand Prix Livres Hebdo des Librairies ont été dévoilés ce 3 juillet au Théâtre Debussy de Maisons-Alfort dans le cadre de l’Université d’été de l’École de la librairie. La librairie Al Kitab, à Tunis (Tunisie), a été de la fête, remportant le prix spécial de la librairie francophone 2025.
Décerné par un jury interprofessionnel et paritaire présidé par Inès de la Motte Saint-Pierre, ce prix distingue des librairies francophones indépendantes proposant des services particulièrement efficaces et novateurs.
L’événement, organisé en partenariat avec la Sofia, qui dote la librairie lauréate du Grand prix de 3 000 euros, s'est déroulé au Théâtre Debussy de Maisons-Alfort dans le cadre de l’Université d’été de l’École de la librairie.
La librairie Al Kitab (Tunisie) s’est distinguée, remportant le prix de la meilleure librairie francophone.
Ouverte à Tunis en 1967, la librairie Al Kitab présente la particularité d'être la première du monde arabe à avoir été fondée par une femme, Lilia Kabadou. Près de soixante ans plus tard, c'est le petit-fils de la fondatrice, Skander Jabbes, qui a repris l'affaire avec l’ambition de donner un second souffle à la tradition livresque dans le nouveau siècle tunisien.
Outre sa richesse et la diversité de ses collections, la création d’une galerie d’art dédiée au livre, située au-dessus de la librairie, a permis également à la littérature d'être sublimée par d'autres formes d'expression, au moyen d'expositions picturales et d'événements réguliers et d’accueillir d’autres publics, créant une belle synergie. Innovante, Al Kitab est une librairie qui a réussi à s’imposer, devenant le refuge des lecteurs, des éditeurs et des auteurs…
USMonastir : Montacer Louhichi, nouvel entraîneur
Après la rupture avec Faouzi Benzarti, la Direction de l'USMonastir a vite fait de lui chercher un successeur. Des contacts ont été établis entre autres avec Khaled Ben Yahia et Mondher Kebaier mais finalement, le choix s'est porté sur Montacer Louhichi. L'accord a eu lieu aujourd'hui et l'annonce officielle ne devrait pas tarder. Rappelons que le club sahelien est engagé en Ligue des champions d'Afrique en plus du match d'appui contre le Stade Tunisien à la fin de ce mois pour désigner l'adversaire de L'Espérance en super coupe de Tunisie.
J.B.
Amendement de l’article 96: La fin de l’épée de Damoclès au-dessus de la tête des fonctionnaires?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Finalement, le fameux article 96 va faire l’objet d’un amendement et une version consensuelle sera prochainement soumise au vote à l’ARP. Que prévoit le nouveau texte et que disent les spécialistes?
La Commission de la législation générale de l’Assemblée des représentants du peuple a finalement réussi à rapprocher les différents points de vue concernant l’amendement de l’article 96 avec l’élaboration d’une version consensuelle, laquelle sera soumise au vote lors de sa prochaine réunion, selon un communiqué publié par le secrétariat de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP.
L’on apprend également que plusieurs juristes, spécialistes en droit pénal, ont été consultés dont notamment les professeurs Mongi Lakhdhar, Hatem Bellahmar et Najet Brahmi, qui, auditionnés par la commission, ont salué cette initiative. L’une des principales nouveautés de ce nouveau texte est la réduction de la peine d’emprisonnement à six ans, contre dix actuellement, et d’y introduire explicitement l’élément intentionnel pour caractériser les infractions liées à l’abus de fonction au profit d’un tiers de manière illégitime.
A rappeler que ce fameux article 96 stipule dans sa version actuelle qu’il «est puni de dix ans d’emprisonnement et d’une amende égale à l’avantage reçu ou le préjudice subi par l’administration tout fonctionnaire public ou assimilé, tout directeur, membre ou employé d’une collectivité publique locale, d’une association d’intérêt national, d’un établissement public à caractère industriel et commercial, d’une société dans laquelle l’État détient directement ou indirectement une part quelconque du capital, ou d’une société appartenant à une collectivité publique locale, chargé de par sa fonction de la vente, l’achat, la fabrication, l’administration ou la garde de biens quelconques, qui use de sa qualité et de ce fait se procure pour lui-même ou procure à un tiers un avantage injustifié, cause un préjudice à l’administration ou contrevient aux règlements régissant ces opérations en vue de la réalisation de l’avantage ou de préjudice précités».
Epée de Damoclès…
Tous les observateurs sont unanimes quant aux effets néfastes de cet article sur le bon fonctionnement de l’administration et après la révolution de 2011, plusieurs fonctionnaires ont été jugés sur la base de ce texte qui a longuement freiné l’initiative administrative et l’investissement. C’est du moins l’avis de l’avocat, Me Houssem Eddine Ben Atiya, qui nous a indiqué : « Le nouveau texte comporte plusieurs propositions assez intéressantes au niveau pénal comme la clarification des éléments constitutifs de l’infraction et la suppression du volet relatif au préjudice causé à l’administration, jugé trop flou, au profit de la seule notion de recherche d’un avantage indu. Parmi les autres nouveautés, on cite également le recours aux peines alternatives telles les amendes et le sursis pour limiter l’impact pénal ainsi que la protection des agents contre les plaintes abusives, en exigeant des expertises préalables à toute détention provisoire ».
Officiellement et au niveau de l’exécutif, le président de la République, Kais Saied, a laissé entendre à maintes reprises qu’il est favorable à une réforme visant l’amendement de cet article 96. Néanmoins, le Chef de l’Etat rappelle que « la redevabilité est une revendication populaire et que les lois doivent être appliquées dans un esprit de redevabilité et non de règlement de comptes», et d’ajouter : « Cet article et le reste des réformes législatives visent à instaurer une «conciliation entre les objectifs ultimes de la politique pénale de l’Etat et l’impératif de continuité et de l’efficience de l’action administrative », rappelant au passage que « cette disposition législative vise, entre autres, à barrer la route aux personnes qui n’ont de cesse de se servir de l’article 96 comme subterfuge et alibi pour se délier du devoir qui leur incombe d’accomplir les tâches qui leur sont assignées », précise-t-on de même source.
M.B.S.M.
Faouzi Benzarti quitte l'USMonastir
Décision inattendue. Alors que tout semblait réglé entre Faouzi Benzarti et l'USMonastir pour la poursuite de l'aventure commencée la saison dernière et qui a été ponctuée par une qualification en Ligue des champions, voilà que la séparation a lieu en commun accord entre les deux parties. Et pour cause: le doyen des entraîneurs tunisien n'a pas été d'accord avec les recrutements effectués jusque-là par les dirigeants du club et qui ne correspondent pas aux exigences de la nouvelle saison. Le divorce à l'amiable à eu lieu hier soir. Il appartient aujourd'hui aux responsables de trouver au plus vite un successeur à Benzarti surtout que le couo d'envoi du nouvel exercice est programmé pour le 9 août prochain.
J.B.
Editorial : Basta ! - Par Hassan GHEDIRI
Mercredi 2 juillet 2025, environ 9h50, sous un soleil de plomb, des centaines de passagers ont été obligés de marcher sur les rails en évitant de trébucher dans les cailloux du ballast. Un spectacle surréaliste mais devenu tristement banal de nos jours à cause du (grâce au !) comportement d’un nombre de cheminots de la SNCFT rémunérés par l’argent des contribuables. Tout marchait, en effet, normalement jusqu’au moment où l’on s’engageait dans le dernier kilomètre des rails avant la gare centrale de place Barcelone quand, brusquement, le train s’est arrêté. Une, deux… quatre…six minutes qui passent et pas le moindre son ne jaillit des mégaphones pour rassurer les passagers et apaiser un malaise qui enfle et se répand dans les wagons. Soudain, se déclenche le fameux bip qui précède l’ouverture des portes. Toujours sans aucun commentaire du conducteur qui reste muet dans sa cabine de commande. Irrités par le comportement dangereux d’une foule de passagers qui commencent à descendre et à s’aventurer sur environ un kilomètre de rails les séparant de la gare, des voyageurs ont frappé sur la porte du « commandant de bord » pour demander des éclaircissements. Ce n’est qu’après plusieurs coups que l’homme apparaît, l’air nerveux, pour signifier à ses interlocuteurs qu’une panne bloque l’engin avant de se refermer sans attendre son reste. Vite transmise de bouche à oreille, la (fausse !) information sur la panne et des centaines de passagers, pressés et impatients, qui se déversent sur les rails. Et surprise : le conducteur referme les portes et reprend tranquillement son chemin, feignant de ne pas voir les centaines de mains qui s’agitent dans l’air espérant d’être aidés à se sortir de leur pétrin. Arrivés à la gare, furieux - victimes de l’abandon du service public et d’un laisser-aller qui règne dans une SNCFT livrée à des agents-bandits se croyant intouchables et au-dessus de la loi, se sont vus infliger une autre humiliation, absurde et cruelle. Tels les membres d’une meute qui se défendent mutuellement (et aveuglement), des cheminots présents dans la gare ont tout simplement balayé d’un revers de main les contestations des passagers en colère.
Un cas de nonchalance et de négligence qui, dans les pays qui se respectent, ne passerait jamais sans faire l’objet de poursuite et de prise des sanctions les plus sévères à l’encontre de l’agent fautif. Dans nos murs, néanmoins, le corporatisme est un phénomène qui a la peau dure, voire une pathologie incurable infectant quasiment l’ensemble du service public et privant des millions de Tunisiens de leurs droits fondamentaux.
À force de tolérer l’intolérable, la société tunisienne s’est, malheureusement, accoutumée à l’humiliation. Le citoyen n’est plus qu’un figurant dans une tragi-comédie quotidienne où tous ses droits sont bafoués sous les yeux d’un pouvoir impuissant, et dans un pays où l’intérêt général s’efface et les privilèges des corporations l’emportent sur l’obligation de servir. Ce qui s’est passé aux usagers de ce train de la SNCFT, ce mercredi 2 juillet, n’est guère un incident isolé, mais le symptôme d’un effondrement généralisé de l’éthique professionnelle, du sens des responsabilités et du respect élémentaire envers les citoyens. Il ne s’agit plus de dysfonctionnements ponctuels mais d’un système devenu défectueux dans son essence même. Tout semble grippé, détraqué, abandonné. L’exemplarité n’existe plus, le mérite est sanctionné, la médiocrité érigée en norme. Quant au Tunisien, il continuera de payer, en argent, en temps, en dignité, les frais de cette décadence rampante. Mais jusqu’à quand? Combien de frustrations faut-il endurer encore, combien d’atteintes au bon sens faudra-t-il accumuler avant que l’Etat ne dise basta ! et s’attaque, enfin, à cette lente asphyxie du service public?
H.G.
Six films bénéficieront du soutien tuniso-italien
Le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI) a publié sur sa page les projets de films retenus par la commission tuniso-italienne d’aide au développement d’œuvres cinématographiques pour la session 2024-2025.
La liste comprend six projets de co-production à savoir trois documentaires et trois fictions avec une subvention pour chacun de 50.000 dinars tunisiens : «Sadok et ses frères» un documentaire de Oumeyma Trabelsi (Hania Production de Tunisie et Arteri afilms d’Italie), «Les sept jours», une fiction d’Ines Ben Othman (Yol Films house de Tunisie et Flicktales d’Italie), «Maurizio Valenzi et les Italiens de Tunis», un documentaire de Mohamed Challouf (Caravane Production de Tunisie et Casa Del vision SRL d’Italie), «Malentendu», une fiction de Sarah Abidi (Synergie Production de Tunisie et Momotty SRL d’Italie), «Cirta», un documentaire de Seif Eddine Chedda (Muja Films Sirrocco de Tunisie et Slingshot films d’Italie), et «Takallam», une fiction de Nejib Kethiri (Mesanges Films de Tunisie et Samarcanda films d’Italie).
Doc House : les projets primés
Le rideau est tombé sur la 5ème édition de « Doc House » avec le couronnement de ces trois projets de films documentaires en post- production. Le prix Wallonie-Bruxelles a été décerné à Sally Abobasha pour son film « A butterfly hug ». Quant aux prix « Al Jazeera Documentary Industry Days » et « Doc House », ils ont été attribués à Marwen El Hechkel pour son film « This is my heaven ».
Programme d’aide à la publication (PAP): ouverture des candidatures
L’Institut français de Tunisie (IFT) a annoncé l’ouverture de la deuxième session du Programme d’aide à la publication (PAP) au titre de l’année 2025. La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 31 août 2025 et la proclamation des résultats est prévue le 30 septembre 2025, informe l’IFT.
Une attention particulière sera accordée aux projets de traduction du français vers l’arabe ou de l’arabe vers le français. La priorité sera donnée à la fiction contemporaine et au débat d’idées favorisant le rapprochement des espaces francophones et arabophones, précise le communiqué de presse, soulignant que les candidatures sont ouvertes à tous les types d’ouvrages, à l’exception des manuels scolaires, des ouvrages techniques, des guides ou des livres pratiques.
Pour les projets de traduction, seules sont éligibles les traductions d’un ouvrage depuis sa langue originale (français ou arabe). Les traductions relais ou intermédiaires, précise l’IFT, ne sont donc pas acceptées.
Il est à rappeler que le Programme d’aide à la publication (PAP) « Abdelwahab Meddeb » vise à favoriser des projets éditoriaux innovants tant dans leur contenu que dans leur forme notamment en matière de littérature contemporaine, de littérature jeunesse et/ou de bande dessinée ayant l’ambition de s’adresser à un large public. Il ambitionne également d’accompagner l’émergence de jeunes talents et le renouveau des éditeurs tunisiens.
Il est à rappeler que jusqu’à 2023, 300 projets de publication et/ou de traduction ont été soutenus par l’Institut français de Tunisie, dans le cadre du PAP local, lancé il y a plus de 20 ans.
I.A.
















