Canicule : Prévenir les scénarios catastrophes
Par Hassan GHEDIRI
Alors que l’Europe suffoque sous une vague de chaleur, causant plusieurs décès, la Tunisie s’apprête à affronter sa canicule sans aucune disposition spéciale.
Le phénomène de grande chaleur n’est plus une simple vague estivale. Il représente une véritable menace aux conséquences sanitaires et économiques graves. Durant l’été 2024, les températures mondiales ont franchi un seuil symbolique avec une hausse estimée à +1,5 °C au-dessus des niveaux enregistrés pendant la période préindustrielle. Du côté de la rive nord de la Méditerranée, les instituts de météorologie estiment que le vieux contient est d’ores et déjà en train de vivre l’été le plus chaud de son histoire. D’ailleurs, le mois de juin 2025 a été le plus chaud jamais enregistré en France, selon Météo-France, tandis que des décès dus à des coups de chaleur sont signalés un peu partout en Espagne, au Portugal et dans le sud de l’Italie.
Pour la Tunisie, les experts croient que le mercure ne tardera pas à s’emballer enclenchant officiellement l’avènement de la saison de canicule exceptionnelle. Ce sera du déjà-vu, ou presque parce que durant les étés 2023 et 2024 des pics dépassant les 48 °C ont été enregistrés dans plusieurs régions. Malgré cette expérience, notre pays ne dispose toujours pas d’un plan national structuré pour affronter les vagues de chaleur. Aucun système d’alerte précoce n’a été mis en place, aucune campagne de sensibilisation n’est menée à grande échelle, et les infrastructures publiques, notamment sanitaires, restent mal préparées. Le manque de climatisation et les pénuries d’eau aggravent l’exposition au danger, notamment pour les personnes âgées, les enfants et les malades chroniques.
Dans beaucoup de pays, des plans d’action spécial canicule sont déployés pour répondre efficacement aux défis que pose le réchauffement du climat. En Espagne, en France et en Italie sévèrement affectés par un épisode caniculaire qui dure depuis plus de dix jours, des dispositifs d’adaptation sont renforcés, bien que parfois mis à rude épreuve par l’ampleur.
Alerte
Dans une publication diffusée le 24 juin dernier sur les réseaux sociaux, le climatologue tunisien Hamdi Hachad a tiré la sonnette tire la sonnette d’alarme, recommandant vivement aux autorités de prendre des mesures d’adaptation appropriées aux nouveaux défis posées par la hausse de chaleur. Il plaide pour une mobilisation coordonnée de tous les acteurs publics, locaux et associatifs, afin d’élaborer des solutions adaptées au contexte tunisien. Il propose de créer des abris climatiques dans les espaces publics, développer des alertes adaptées aux populations vulnérables, former les personnels de santé et mener des actions de proximité dans les régions les plus exposées.
Sans anticipation, la Tunisie risque en effet de subir des pertes économiques très lourdes. Le secteur agricole, qui reste vulnérable aux conditions climatiques extrêmes, pourrait connaître des pertes importantes. La productivité dans le bâtiment, l’industrie ou les services pourrait chuter, notamment pour les métiers exposés à l’extérieur. Même le tourisme, pourtant vital pour l’économie nationale, pourrait être impacté si des mesures d’anticipation n’étaient pas prises pour atténuer les effets des épisodes caniculaires et préserver l’attraction de la destination réputée pour la douceur de son soleil.
H.G.
Editorial : Sauver l’avenir de l’humanité…
Par Chokri BACCOUCHE
Pour avoir un sac de farine leur permettant de vivoter, les Gazaouis se font tirer comme des lapins par les snipers sionistes. On n’en a jamais rien vu de tel dans l’histoire. Ecœurant, lâche, ignoble, abject : il n’y a pas de mots assez durs pour qualifier ces effroyables crimes contre l’humanité délibérément planifiés par les dirigeants et exécutés par leur soldatesque, au vu et au su de la communauté internationale. Depuis le 27 mai, les Etats-Unis et Israël ont instauré un nouveau mode de distribution de l’aide humanitaire, hors du contrôle des agences internationales. Il s’agit en fait d’un piège mortel : tous les Palestiniens en proie à la famine qui viennent chercher un hypothétique sac de farine sont systématiquement pris pour cible par les « valeureux » soldats israéliens qui tirent dans le tas sans aucun état d’âme comme dans une fête foraine. Plus de 600 Gazaouis ont ainsi trouvé la mort et 4000 environ ont été blessés. Ils n’avaient d’autre choix que de mourir de faim ou mourir sous les balles de «l’armée la plus morale du monde».
Que fait la communauté des nations face à cette intenable et indicible tragédie ? Absolument rien ou presque. Exception faite des hommes et femmes épris de justice et de liberté qui expriment leur indignation et leur colère à travers les manifestations organisées un peu partout dans le monde, le reste et plus particulièrement les politiciens assistent en spectateurs passifs aux péripéties de ce drame kafkaïen. L’Union européenne a gagné la palme de l’ineptie calculée. Ses dirigeants sont passés maîtres dans l’art de l’esquive et du faux-fuyant. Faute et lieu de prendre des décisions urgentes et immédiates pour faire pression sur l’entité sioniste afin de faire cesser le massacre, ils tergiversent à n’en plus finir : nous allons voir ce qu’on pourra faire, nous allons nous réunir bientôt et patati et patata… On « déplore », on « s’inquiète », on « condamne », on « dénonce » quelquefois et on parle même de « scandale » pour éviter de dire génocide, mais sans plus. Bref, on ne fait strictement rien dans le sens de la morale, du droit international et du respect des valeurs universelles. Les dirigeants européens, à quelques rares exceptions, s’épuisent en fait à se perdre délibérément en conjecture pour se dérober à leurs obligations morales et historiques.
L’Europe de la Déclaration universelle des droits de l’homme, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, rechigne à décider au moins un embargo sur les armes à destination de l’entité sioniste. Ces mêmes armes qui tuent les femmes et les enfants palestiniens et participent directement à l’épuration ethnique de tout un peuple. Pis encore, les pays membres de l’U.E sont divisés sur la question de suspendre l’accord de coopération avec Israël. Evoquée il y a quelques jours au Parlement européen, la décision relative à cette question a été reportée au 15 juillet. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat dans la logique –absurde - des dirigeants du Vieux continent. Ils ont certainement dû penser que deux semaines de plus ou de moins, c’est du pareil au même. Tout au plus, ce report va se traduire par quelques centaines de morts palestiniens supplémentaires qui viendront meubler les rubriques des chiens écrasés des médias européens.
On l’aura certainement compris, tous les morts dans l’actuel ordre ou plutôt désordre mondial n’ont pas la même valeur. La vie d’un enfant ou d’une femme palestinienne ne valent que dalle. L’Europe qui se veut la gardienne du temple des libertés et de la démocratie s’empêche d’intervenir et préfère faire profil bas pour ne pas s’aliéner le lobby sioniste et le puissant allié américain. Elle se discrédite et se fait complice d’un des plus effroyables génocides de l’histoire.
La guerre à Gaza a fait tomber bien des masques. Elle a mis à nu les double-discours, les politiques des deux poids deux mesures ainsi que l’ineffable hypocrisie des uns et des autres. Elle a sonné, au demeurant et malheureusement, le glas du droit international et démasqué le visage hideux du nouvel ordre mondial, son indicible cruauté et son insoutenable injustice. Elle a surtout levé le voile sur la partie invisible de l’iceberg révélant la face cachée d’un monde plus que jamais régi aujourd’hui par la loi de la jungle. Il appartient aux hommes réellement libres et épris de liberté de s’interposer pour éviter le pire. Dans l’enfer de Gaza la martyre, il s’agit non pas seulement de se porter au secours d’un peuple opprimé qui lutte désespérément pour sa survie, mais de sauver en réalité l’avenir de l’humanité...
C.B.
Coupe du monde des clubs : Le Réal Madrid et Dortmund filent aux quarts de finale
Par Jamel Belhassen
Les deux derniers huitièmes de finale ont vu les Espagnols du Réal Madrid et les Allemands de Borrussia Dortmund réussir à atteindre leur objectif pour passer le tour et poursuivre leur aventure dans cette joute mondiale. Le Réal Madrid a eu raison de la Juventus de Turin (1-0) grâce au but de Garcia de la tête à la 54e minute. Dominateurs, les Madrilènes ont buté sur un gardien juventin De Gregori en super forme. De son côté, Dortmund a éliminé FCMonterry (2-1) . Les Allemands ont vite fait de prendre l'avantage en première période grâce à deux buts de Guirassy avant de voir les Mexicains réduire le score après la pause par Beterame. Ces deux vainqueurs se retrouveront aux quarts de finale. Un tour qui promet avec un certain PSG-Chelsea et qui verra les Saoudiens d'Al Hilal viser un autre exploits contre les Brésiliens de Fuminense.
Programme des quarts de finale
Vendredi 4 juillet
Fluminense- Al Hilal
Samedi 5 juillet
Palmeiras- Chelsea
PSG- Chelsea
Real Madrid- B.Dortmund
J.B.
Amel Guellaty remporte « The Golden Bee Award » du meilleur long- métrage
Le film « Where the Wind Comes From » (D’où vient le vent) de la jeune cinéaste tunisienne Amel Guellaty a remporté la plus haute distinction, « The Golden Bee Award » du meilleur long- métrage, à la troisième édition du Festival du film méditerranéen, qui s’est tenue à La Valette, à Malte, du 21 au 29 juin 2025.
L’actrice Eya Bellagha, qui incarne Alyssa, a également été récompensée par le prix de la Meilleure interprétation.
Grève des jeunes médecins La crise enfle en l’absence d’un compromis…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La grève nationale observée depuis hier par les jeunes médecins marque un nouvel épisode dans cette crise qui semble sans fin. Que faire justement pour rassurer nos internes et nos résidents sur leur avenir?
En plus des salaires dérisoires et des conditions de travail qu’ils jugent inacceptables, la question des stages est venue mettre de l’huile sur le feu avec cette grève nationale observée depuis hier par les jeunes médecins. Dans une lettre ouverte datant du 27 juin, l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) a mis en lumière de graves irrégularités dans l’attribution des postes dans certaines spécialités, notamment la cardiologie et la gynécologie, nous apprend une dépêche relayée par le site Busines news. L’organisation évoque « des pressions exercées sur les résidents grévistes, des délégations réalisées sans procuration, des autorisations délivrées sans vérification préalable », ainsi que « le non-respect du classement académique ». Elle dénonce également «la prolongation abusive de certains stages ». Réponse du ministère de la Santé: «Tous les médecins résidents ayant déjà choisi leur centre de stage doivent rejoindre leur nouvelle affectation à partir de ce mardi. Le ministère a également précisé que ceux n’ayant pas pris part à la procédure de sélection — y compris les spécialistes en médecine de famille — sont tenus de poursuivre leurs fonctions dans leurs centres actuels». Un rappel à l’ordre qui a suscité la colère des jeunes internes et résidents, lesquels ont décidé d’entrer en grève à partir d’hier », rapporte la même source.
A rappeler que ce mouvement de boycott des stages est le cinquième depuis 2024. Le dernier en date a eu lieu le 23 juin dernier. Selon le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM), Wajih Dhokkar, « la seule issue possible pour mettre fin à ce mouvement reste un dialogue sérieux avec l’Organisation tunisienne des jeunes médecins.» Que faire de fait pour rassurer nos internes et nos résidents sur leur avenir?
Dialogue…
Interrogé à ce sujet, l’activiste et universitaire Salem Chérif nous a indiqué: «Il est important de lancer un débat national de nature à mettre fin à tous les maux du secteur de la santé et à leur tête la situation des jeunes médecins. Il faut dire qu’on parle là de 7000 internes et résidents qui constituent le noyau du corps médical en Tunisie. Donc, il y a urgence en la matière et il est impératif de rapprocher les points de vue entre les jeunes médecins et le ministère de la Santé, car il y va de la stabilité de notre système de santé ». Que revendiquent, justement, nos jeunes blouses blanches?
Pour le président de l’Association tunisienne des jeunes médecins, Wajih Dhokkar, «Outre un système d’évaluation des centres de stage et établir un cadre plus transparent et scientifiquement fondé pour l’affectation des médecins résidents, nous espérons trouver un accord concernant le service civil obligatoire, les critères d’exemption, la prime mensuelle (variant entre 750 et 1 200 dinars), la rémunération des gardes, leur revalorisation et le salaire de base des jeunes médecins. Nous appelons ainsi les autorités de tutelle à engager un dialogue plus sérieux et plus transparent afin d’éviter les lourdes conséquences que ces grèves pourraient avoir sur le fonctionnement des hôpitaux. Malheureusement, le ministère de la Santé ne réagisse jusqu’ici concrètement, notamment face à la précarité économique alors que des mesures concrètes devraient être prises pour améliorer le statut professionnel des jeunes internes et résidents et leur niveau de vie, au moment où le système de santé publique fait face à une forte pression et à un manque criant de ressources humaines ».
M.B.S.M.
Tunisie–Italie : nouvelle campagne de restauration des mosaïques à El Jem (Thysdrus)
La deuxième phase du projet de restauration des mosaïques des demeures romaines d’El Jem (Thysdrus) a démarré le 9 juin et se poursuivra jusqu’au 4 juillet 2025. Menée dans le cadre de la coopération archéologique tuniso-italienne entre l’Institut national du patrimoine (INP) et le Parco Archeologico del Colosseo à Rome, cette nouvelle campagne fait suite à une première intervention lancée en avril dernier, mentionne l’INP sur sa page facebook.
La mission a démarré en avril 2025 par une phase initiale de relevé au scanner laser 3D, visant à effectuer le levé topographique et le géo- référencement de l’ensemble de la zone archéologique concernée. Cette étape visait à constituer une base documentaire solide pour les projets de restauration, tout en permettant la création de modèles 3D en vue de leur reconstitution et de la valorisation du site.
La deuxième phase, portée par le Parco Archeologico del Colosseo et l’INP, qui a bénéficié d’un don de la partie italienne, sous forme de produits et équipements spécialisés en restauration, consiste en des travaux de restauration des mosaïques des domus romaines de Thysdrus. Cette mission a été confiée à C.S.R. Restauri de Riccardo Mancinelli, expert en restauration de mosaïques, avec l’assistance et la collaboration de conservateurs et restaurateurs du site archéologique d’El Jem.
Au cours de cette étape, les actions entreprises ont permis jusqu’à présent la documentation et la restauration des mosaïques de trois maisons romaines sur le site archéologique d’El Jem à savoir la Domus Sollertiana, la Maison du Paon et la Maison des Dauphins, selon la même source.
Rencontre-débat autour de l’ouvrage « Les épaves de sous-marins en Tunisie : un patrimoine subaquatique oublié »
L’Alliance Française de Bizerte (AFB), en partenariat avec l’Amicale des anciens élèves de Bizerte, l’Association de Sauvegarde de la Médina, Méditerranée Action Nature et l’Association de Protection et de Sauvegarde du Littoral de Bizerte, a organisé, lundi 30 juin 2025, une rencontre-débat autour de l’ouvrage « Les épaves de sous-marins en Tunisie : un patrimoine subaquatique oublié ».
Coécrit par deux passionnés, aux parcours singuliers et convergents, Mohamed Mehdi Tabbakh et Kamel Ben Noureddine Karoui, le livre invite à découvrir un pan méconnu de l’histoire maritime tunisienne et méditerranéenne.
Cette rencontre a offert l’occasion pour échanger avec les auteurs autour d’un travail de mémoire, de recherche et de sensibilisation sur ces vestiges silencieux, témoins d’une histoire maritime oubliée.
Ce pan méconnu de l’histoire maritime tunisienne et méditerranéenne
Publié en mai 2025, l’ouvrage, préfacé par le plongeur et réalisateur français de films sous-marins René Heuzey, met en lumière le patrimoine immergé le long des côtes tunisiennes, en particulier les épaves de sous-marins naufragés ou sabordés durant les deux Guerres mondiales.
Il révèle ainsi l’importance stratégique du canal de Sicile et la place de la Tunisie dans les équilibres militaires du XXème siècle dans le bassin méditerranéen, théâtre d’affrontements historiques et carrefour de civilisations, qui regorge dans ses profondeurs des fragments négligés de l’Histoire. De Tabarka à Zarzis, ces épaves racontent pourtant une histoire précieuse à documenter, préserver et transmettre.
Approche pluridisciplinaire au fil de cinq chapitres
Le livre se déploie en cinq grands chapitres, mêlant histoire, géographie militaire, archéologie subaquatique et enjeux patrimoniaux. A travers une approche rigoureuse et pluridisciplinaire -historique, scientifique, géopolitique et culturelle- les auteurs dressent un état des lieux tout en proposant une réflexion sur l’avenir de ce patrimoine subaquatique.
Le premier axe analyse le contexte géopolitique du canal de Sicile, carrefour stratégique entre l’Afrique du Nord et l’Europe. De la guerre punico-romaine aux opérations sous-marines du XXe siècle, cette zone a toujours été le théâtre d’affrontements majeurs. Une attention particulière est portée à l’axe Bizerte–Marsala–Messine, essentiel au contrôle des routes maritimes méditerranéennes.
Le deuxième chapitre présente un inventaire minutieux des sous-marins retrouvés, extraits des eaux tunisiennes ou documentés grâce aux archives. Chaque épave est replacée dans son contexte historique, les causes du naufrage -torpillage, bombardement, sabordage- étant rigoureusement analysées.
La troisième partie est consacrée aux épaves encore présentes au fond des mers. Classées par nationalité – française, britannique, italienne, allemande-, elles sont localisées grâce à la croisée des sources : archives militaires, photographies subaquatiques et cartographies 3D. Cette section constitue une base précieuse pour les futures recherches.
Le quatrième axe adopte une perspective comparative, mettant en regard la Tunisie avec d’autres pays du Maghreb comme l’Algérie ou la Libye. Il questionne la place géostratégique du sud méditerranéen, tout en appelant à inscrire ce patrimoine dans les politiques culturelles, éducatives et environnementales.
Enfin, la dernière partie aborde les enjeux contemporains liés à la préservation de ce patrimoine archéologique immergé : méthodes d’identification, défis juridiques, logistiques, risques de pillage, potentiel touristique et éducatif. Les auteurs y formulent des propositions concrètes, allant de la création de centres d’interprétation à la coopération internationale.
Un livre au service de la mémoire et du développement durable
L’objectif de ce livre ne se limite pas au recensement. Il s’agit d’un véritable plaidoyer pour la valorisation de ces épaves en tant que ressources historiques, scientifiques et culturelles. Les auteurs défendent l’idée d’un usage raisonné et encadré, pouvant nourrir à la fois la recherche universitaire, l’éducation environnementale et le développement durable à travers le tourisme subaquatique.
En donnant la parole à ces sous-marins silencieux, l’ouvrage propose une vision prospective, posant les bases d’une réflexion sur le rôle des conflits navals en Méditerranée et les enjeux actuels de la mémoire maritime. Il interpelle autant les spécialistes -plongeurs, chercheurs, conservateurs- que le grand public. A travers ce livre, Mohamed Mehdi Tabbakh et Kamel Ben Noureddine Karoui rappellent que même au fond des mers, l’histoire continue de parler, encore faut-il savoir l’écouter.
Les auteurs en bref
Mehdi Tabbakh est moniteur de plongée (Air/Nitrox) et formateur en premiers secours au Mouja Diving Club (Cap Zebib). Son parcours de plongeur est riche de certifications internationales (CMAS, SSI, PADI, TDI, FRTI). Formé en informatique et en sciences de l’éducation, il s’intéresse autant aux dimensions pédagogiques de la plongée qu’à son histoire et à sa promotion en Tunisie. Il publie régulièrement des articles dans des revues locales et francophones.
Kamel Karoui est maître de conférences à l’INSAT, spécialiste en cybersécurité et systèmes intelligents. Ancien nageur, passionné de mer et fervent défenseur du patrimoine subaquatique tunisien, il a présidé l’Association des Sports Subaquatiques et de l’Environnement de Bizerte (ASSEB). Il milite activement pour la préservation des fonds marins et la biodiversité. Son parcours l’a mené du Canada aux Emirats, toujours au service de l’enseignement et de la recherche.
Des ONG demandent des sanctions européennes contre la Tunisie : Pour qui chassent les chats droit-de-l’hommistes?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La demande adressée à l’Union européenne par des ONG qui sollicitent des sanctions contre le président de la République et d’autres hauts dirigeants a été perçue en Tunisie comme une forme d’ingérence dans les affaires d’un Etat souverain…
Des ONG méditerranéennes ont demandé, mercredi dernier, dans une lettre à la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, de proposer à l’UE des sanctions contre le président tunisien Kaïs Saïed et son entourage, accusés de dérives sur la question des droits humains, ont annoncé vendredi dernier leurs avocats à l’AFP.
En Tunisie, cette demande a été perçue comme forme d’ingérence dans les affaires d’un Etat souverain. En recevant vendredi dernier le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Brahim Bouderbala, et Imed Derbali, président du Conseil national des régions et des districts, le président de la République, Kais Saied, a, en effet, réaffirmé que «le peuple tunisien mène une guerre de libération sur tous les fronts», indiquant au passage que «la politique de l’État tunisien est définie par ses institutions élues, qui expriment la volonté de son peuple, dans le cadre de la Constitution et de l’ensemble de ses lois, quelle qu’en soit la nature».
Le chef de l’Etat a, également, affirmé que «la Tunisie n’a pas à recevoir des témoignages de satisfaction de quelque partie étrangère que ce soit, tout comme elle n’est ni une ferme ni un verger comme certains le perçoivent».
Saied a, par ailleurs, mis en garde «contre certains cercles liés à des puissances étrangères qui alimentent les tensions dans plusieurs régions, tout en se réclamant faussement du patriotisme», signalant, en outre, que «le peuple tunisien connaît la vérité et saura faire échec à toutes les tentatives de déstabilisation».
Pour l’activiste et analyste politique Sahbi Khaldi: «Il est inacceptable, tant sur la forme que sur le fond, de recourir à des parties étrangères pour demander des sanctions contre son propre pays. Il s’agit là d’une ingérence manifeste dans les affaires intérieures de la Tunisie».
Cuisine interne…
Cette lettre adressée à la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a suscité, également, plusieurs réactions sur les réseaux sociaux et certains activistes ont rejeté ce recours à l’étranger, perçu comme une forme d’ingérence dans les affaires d’un Etat souverain. « Ce qui se passe en Tunisie est notre cuisine interne et nous sommes assez mûrs pour régler nos problèmes nous-mêmes », a indiqué l’activiste Rached Mathlouhi. Et d’ajouter: «Il faut savoir qu’en droit international, le principe de non-intervention ne se limite pas seulement à l’interdiction de la menace ou de l’usage de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat (Article 2.4 de la Charte de l’ONU). Le principe de non-intervention dans les affaires intérieures des Etats signifie qu’un Etat ne doit pas intervenir de manière dictatoriale dans les affaires intérieures d’autres Etats. Cela inclut donc les moyens de pression politiques ou économiques, qui peuvent être utilisés par un Etat afin de faire en sorte que les affaires d’un autre Etat se déroulent de la manière qu’il désire, à son profit ou au profit de ses ressortissants».
De son côté, l’activiste Salem Chérif nous a confié: «De quels droits de l’Homme et de quelle liberté d’expression parle-t-on? Pourquoi on garde le silence face aux atrocités commises par l’armée sioniste à l’encontre des Palestiniens de Gaza Pourquoi on interdit aux étudiants de manifester dans les universités européennes et américaines lorsqu’il s’agit de dénoncer les crimes de l’Etat sioniste? A mon sens, il n’est plus un secret pour personne aujourd’hui de comprendre que l’alibi de défense des droits de l’homme n’est qu’un outil pour déstabiliser les pays souverains».
M.B.S.M.
Editorial : Croire en la technologie… - Par Hassan GHEDIRI
L’été s’est à peine installé et déjà plusieurs noyades mortelles ont été recensées dans plusieurs régions du pays. Pas moins de quatre décès ont été déclarés par la Protection civile durant le dernier week-end de juin. Les corps sans vie de trois jeunes ont pu être repêchés entre samedi et dimanche dans une mer très agitée sur la côte de Soliman dans le gouvernorat de Nabeul, alors qu’une jeune fille de 19 ans s’est noyée, dimanche, dans un endroit rocheux de la corniche de Mahdia au centre du pays. Mais c’est la disparition mystérieuse d’une fillette de 3 ans dans une plage très fréquentée de Kélibia qui continue à tenir en haleine tous les Tunisiens. Mariem, qui était équipée d’une bouée de natation lorsqu’elle a été soudainement emportée par le vent, était encore introuvable jusqu’à lundi 30 juin après plus de 72 heures de recherche. Profondément meurtris par leur drame et complètement inconsolables après de longues heures d’attente et d’incertitude, les parents de Mariem ne vont sans doute jamais se pardonner l’imprudence qui, en une fraction de seconde, a fait basculer leur vie. D’aucuns diront, tout simplement, que c’est le destin, non sans appuyer leur avis par une citation attribuée à Solon, un poète athénien qui disait que « si le destin est inévitable, pourquoi chercher à l’éviter ». Une fillette de 3 ans emportée avec sa bouée de natation, on ne sait toujours pas où, est la victime de l’imprudence de ses parents, certes, mais pas tout. Oserons l’affirmer sans détour que ce drame est également synonyme d’une défaillance (impardonnable) au niveau des secours publics. L’efficience du secourisme est souvent mesurée par la rapidité de l’intervention (pour le cas de la disparition de Mariem avec sa bouée de natation, la Protection civile ne s’était intervenue qu’environ 40 minutes après la première alerte lancée, d’après des témoins oculaires). En cas d’accident, en mer ou en terre, chaque minute compte, et le facteur temps peut faire la différence entre la vie et la mort. Les équipes de sauvetages doivent être capables de se déployer rapidement, de prendre les bonnes décisions en un temps record pour une meilleure prise en charge des personnes en détresse. A l’image de la plupart des services publics, la Protection civile en Tunisie est aujourd’hui sous-équipée accablée par des législations archaïques et obligée de fonctionner avec des ressources humaines et matérielles médiocres.
L’Etat, a qui incombe l’essentiel des actions dans le processus de prévention et de protection de la population contre les catastrophes, se doit de déployer tous les moyens permettant de perfectionner la protection civile. L’approche traditionnelle dans laquelle sont employés des équipements de prévention et d’intervention classiques s’avère aujourd’hui insuffisante pour ne pas dire qu’elle appartient à une époque révolue. Dans le monde, il y a aujourd’hui une transformation radicale dans le domaine du sauvetage et du secourisme. En 2024, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la protection civile, le 1er mars, l’Organisation internationale de la protection civile (OIPC) a ainsi mis l’événement sous le thème très spécifique des «technologies innovantes au service de la Protection civile». A travers ce thème, l’OIPC invite les acteurs de la protection civile à s’investir davantage dans le développement et l’intégration des technologies innovantes dans toutes les phases de la gestion des risques des catastrophes. Beaucoup d’expériences montrent aujourd’hui le rôle fondamental que peuvent jouer les technologies dans la prévention et la réduction des risques de catastrophe et la protection des personnes. Elles facilitent les actions sur toute la chaîne et permettent l’anticipation des interventions et des prises de décisions rapides pour une protection maximale. Des drones, des robots et des équipements de localisation géographiques fonctionnant à l’aide des algorithmes de reconnaissance développés par l’IA sont autant d’outils qui sont désormais employés par les services de protection civile dans le monde. Ces drones, largement adoptés ailleurs, et qui suscitent encore une méfiance incompréhensible en Tunisie, auraient, sans doute, aidé à lever le voile sur le sort énigmatique de Mariem toujours introuvable à Kelibia.
Contrairement à une intervention classique par des vedettes de secours et des équipes de plongeurs nécessitant beaucoup de temps pour se déployer, le drone, par sa taille et sa légèreté, peut être rapidement mis en vol, offrant une précieuse longueur d’avance qui pourrait s’avérer cruciale pour le sort des personnes en détresse. Les drones peuvent être équipés de caméras infrarouges pour repérer les personnes dans l’eau, même en cas de visibilité réduite. Ils peuvent également transporter et déposer des bouées auto-gonflables à proximité de la victime, accélérant ainsi l’intervention des sauveteurs. L’on aime bien croire l’Etat qui dit toujours être résolument engagé pour protéger ses citoyens. Son engagement ne peut aboutir aux résultats escomptés qu’en surmontant, d’abord, cette méfiance inexplicable et injustifiable vis-à-vis de la technologie, et en croyant en des milliers de jeunes capables de créer des solutions technologiques à tous les problèmes…
H.G.
Coupe du monde des clubs : Fluminense et Al Hilal créent la sensation et filent en quarts de finale
Les deux huitièmes de finale joués dans la nuit de lundi à mardi ont enregistré deux surprises XXXL. En effet. Dans le premier, les Brésiliens de Fluminense ont éliminé brillamment les Italiens de l'Inter de Milan (2-0) après un match ouvert et disputé de bout en bout. La seconde surprise a été réalisée par les Saoudiens d'Al Hilal qui ont sorti les Anglais de Manchester City sur le score de 4-3 après prolongations.
Le gardien des Saoudiens , le Marocain Bounou a été l'auteur d'arrêts sensationnels devant l'attaque adverse menée par le grand Halland. Ainsi, les deux vainqueurs de ces huitièmes, Fluminense et Al Hlal se retrouveront lors des quarts de finale.
J.B.
Festival international de Hammamet : Le grand retour de Mami et Yuri Buenaventura
Par Imen Abderrahmani
Avec « Ragouj- le spectacle » s’ouvrira la 59ème édition du Festival international de Hammamet prévue du 11 juillet au 13 août 2025. Trente-six spectacles entre musique, théâtre et danse rythmeront l’édition, au grand bonheur des festivaliers.
Mise en scène par Abdelhamid Bouchnak, avec une musique originale de Hamza Bouchnak, « Ragouj- Le spectacle » est une création scénique revisitant la série et rendant hommage au rappeur et acteur Kafon qui a quitté ce monde, le 10 mai 2025. Plusieurs morceaux de Kafon, interprétés dans la série, seront également repris sur scène à travers des tableaux dansés et un montage visuel en hommage à l’artiste.
Un orchestre réunissant une quarantaine de musiciens jouera live dans ce spectacle chorégraphié par Oumaïma Manaï et interprété par 20 danseurs. Plusieurs comédiens qui ont joué dans la série seront sur scène, lors de ce rendez-vous exceptionnel.
Le spectacle qui certes drainera le grand public, surtout les fans de « Ragouj » et de son univers coloré, rythmé et même engagé n’est que le début d’une programmation ambitieuse, destinée à tous les goûts comportant 36 spectacles, tout au long des 33 soirées annoncées. Des artistes provenant de 14 pays : Tunisie, Palestine, Algérie, Maroc, Syrie, Liban, Soudan, Jordanie, Mali, États-Unis d'Amérique, France, Italie, Espagne et Colombie accompagneront le grand public, semant la joie dans la nuit de Hammamet et feront vibrer son théâtre de plein air donnant sur le grand bleu.
Place aux artistes tunisiens
Connu par la place de choix qu’il accorde au 4ème art dans sa programmation estivale, le festival international de Hammamet propose « Mère des pays » de Hafedh Khalifa, « Ad Vitam » de Leila Toubel, « Au violon » de Fadhel Jazirin et « La dame Kerkoine » du duo Wajdi Gaïdi et Houssem Sahli.
Le catalogue des spectacles tunisiens comporte des concerts de Lotfi Bouchnak, Saber Rebaï, Ghazi Ayadi, Balti, « La nuit des chefs » avec l’Orchestre symphonique tunisien, « Dialogue des cordes 2 » sous la direction de Kamel Ferjani et les « 24 Parfums – Les Étoiles Symphoniques » de Mohamed Ali Kammoun. De nouveaux projets musicaux contemporains, de plusieurs styles sont également au programme de cette édition, au bonheur des passionnés de découvertes et du jeune public. « Jadhb », « Soudeni » et « Benjemy » seront ainsi à la rencontre de leur public, proposant une musique dans l’air du temps. Il est à noter que l’artiste-chorégraphe Imed Jemaa présentera sa nouvelle création chorégraphique « Arboune ».
La clôture de la 59ème édition du Festival international de Hammamet sera le 13 août, coïncidant avec la Journée nationale de la femme tunisienne avec à l’affiche la chanteuse Nabiha Karaouli, l’une des figures emblématiques de la scène musicale tunisienne.
Fenêtre sur le monde
S’agissant du catalogue international, il propose aux festivaliers un voyage nocturne à différents rythmes allant du Raï, du Gnawa, au flamenco et à la salsa, en passant par le jazz, l’électro, sans oublier la musique classique, symphonique et le Tarab. Parmi ces voix qui s’élèveront dans les nuits de Hammamet, nous citons la Marocaine Hind Ennaira, l’Algérienne Djazia Satour, le Colombien Yuri Buenaventura, les Espagnols « Las Migas »… A ces soirées s’ajoutent le spectacle « Sinfonica » proposant un bouquet des chansons françaises éternelles, explorant le répertoire de Dalida, Charles Aznavour, et d’autres icônes de la musique française. Toujours s’agissant de spectacles inédits fusionnant héritage musical et modernité, la 59ème édition propose le projet « Osool » de Yacine Boularès, et « Koum Tara », une « création musicale mêlant musique populaire algérienne, classique et jazz, explorera des sonorités de l’Orient et de l’Occident », lit-on sur le site du festival.
Il est à rappeler que la billetterie est cette année n’est accessible qu’en ligne.
I.A.
Programme :
11 juillet : « Ragouj – Le Spectacle » - Abdelhamid Bouchnak & Hamza Bouchnak (Tunisie)
12 juillet : « La Nuit Des Chefs » - Théâtre de l’Opéra de Tunis - Pôle Musique et Opéra - L'Orchestre Symphonique Tunisien (Tunisie)
13 juillet : Hind Ennaira (Maroc) - Djazia Satour (Algérie)
14 juillet : Naïka (Haïti - France)
15 juillet : RUST (Syrie / Liban) - Alsarah & The Nubatones (Soudan)
16 juillet : « Mère des pays » - Hafedh Khalifa (Tunisie)
17 juillet : Jathb (Tunisie) - Soudeni (Tunisie)
18 juillet : « Ad Vitam » - Leila Toubel (Tunisie)
19 juillet : Yuri Buenaventura (Colombie)
20 juillet : Noël Kharman (Palestine)
21 juillet : « Sinouj - Odyssey » - Benjemy (Tunisie)
22 juillet : « Dialogue des cordes 2 » - Kamel Ferjani (Tunisie)
23 juillet : Addict Ameba (Italie)
24 juillet : Siilawy (Jordanie)
25 juillet : « 24 Parfums – Les Étoiles Symphoniques » - Mohamed Ali Kammoun (Tunisie)
26 juillet : Wael Jassar (Liban)
27 juillet : Nass El Ghiwane (Maroc)
28 juillet : « La Dame de Kerkoine » - Wajdi Gaidi & Houssem Sahli (Tunisie)
29 juillet : Al Shami (Syrie)
30 Juillet : Las Migas (Espagne)
31 juillet : Lotfi Bouchnak (Tunisie)
1er Août : « Habit Zamani» - Ghazi Ayadi (Tunisie)
2 août : Saber Rebai (Tunisie)
3 août : Robyn Bennett (USA / France)
4 août : Balti (Tunisie)
5 août : Koum Tara (Algérie / France)
6 août : « Arboune » - Imed Jemaa (Tunisie)
8 août : Cheb Mami (Algérie)
9 août : Sinfonica - Spécial Tubes Français (Tunisie / France)
10 août : « Au violon » - Fadhel Jaziri (Tunisie)
11 août : Bassekou Kouyaté & Ngoni Ba (Mali)
12 août : Osool (Tunisie / France)
13 août : Nabiha Karaouli (Tunisie)
Atelier créatif d’arts plastiques pour enfants
La médiathèque de l’Institut français de Tunisie organise un atelier créatif d’arts plastiques avec la plasticienne Noura Mzoughi et ce le vendredi 18 juillet à 11h. L’atelier est destiné aux enfants âgés entre 7 et 12 ans qui aiment dessiner, découper, coller, inventer et mettre de la couleur partout.
Pinceaux, ciseaux et bonne humeur seront de la partie pour créer des œuvres rigolotes et pleines d’imagination, pour que les enfants puissent se déconnecter pour quelques temps et se libérer des écrans.
Pour prendre à cet atelier, vous n’avez qu’à s’inscrire sur le lien suivant : https://www.institutfrancais-tunisie.com/form/medtunis-atelier#/
Sami Hlel change de club
Le gardien du Stade Tunisien depuis cinq saisons, Sami Hlel en fin de contrat , a décidé de changer d'air. Il vient de se mettre d'accord avec les responsables de l'ASMarsa qui vient de retrouver la Ligue 1. Une nouvelle expérience commence pour ce gardien international avec les Banlieusards du nord qui comptent cette fois- ci réussir une belle saison parmi l'élite et éviter un retour rapide en Ligue 2. Le vécu de Sami Hlel devrait constituer un atout dans le jeu des Marsois.
J.B.
Le Club Africain recrute un nouvel arrière gauche
En pleine préparation à la nouvelle saison sous la fécule de Mohamed Sahli, le Club Africain a trouvé un accord avec le défenseur latéral gauche de l'Etoile du Sahel Houssem Ben Ali qui est en fin de contrat avec le club sahelien. En même temps, l'équipe clubiste effectuera un stage bloqué à An Drahem de dix jours à partir de 8 juillet et qui comprendra quelques matches amicaux contre des adversaires qui restent à déterminer.
J.B.
Tournoi de Wimbledon- 1er tour - Ons Jabeur perd par abandon devant Victoriya Tornova : La traversée du désert continue
Par Jamel Belhassen
Grande déception. Une nouvelle fois, Ons Jabeur quitte la scène après seulement un petit tout. Cette fois, face à la 81e mondiale, elle perd le premier set avant d'abandonner après deux jeux perdus au second pour des problèmes de santé. Et dire que Wimbedon est un tournoi symbolique pour la Tunisienne.
Retrouvant son tournoi fétiche sur gazon, Ons Jabeur, 59e au classement WTA, a entamé ce premier tour avec des ambitions dévorantes, question de rompre avec la série de déconvenues qui la poursuit depuis plusieurs mois. Face à la Bulgare, Victoriya Tornova, 81e, la Tunisienne avait les faveurs des pronostics mais au fil des jeux, chaque joueuse a eu ses moments forts et faibles. Et à chaque fois où on croyait Ons tenir le bon bout , elle rate des coups droits faciles pour se faire rejoindre par son adversaire à 6 jeux à 6. Le tie-break, devenu nécessaire a vu Ons Jabeur prendre l'avantage 5-3 avant de céder inexplicablement le set à la Bulgare (6-7) en 74 mn. Décidément, la Tunisienne excelle dans l'art de perdre bêtement des points à sa portée. Et alors qu'on s'attendait à une réaction de sa part lors du second set, elle décide d'abandonner après avoir été menée par 2 jeux à 0 pour des problèmes d'ordre physique. Ainsi, la traversée du désert continue pour la Tunisienne alors qu'elle a tout misé sur ce tournoi où elle a atteint deux fois de suite, la finale. Dommage.
J.B.
















