Les créatrices autodidactes se donnent RDV à Monastir
Elle est à sa 21ème édition. La rencontre nationale des créatrices autodidactes en arts plastiques aura lieu, cette année, comme le veut la tradition à Monastir. Ce rendez-vous démarre demain le 26 juin pour se poursuivre jusqu’au 29 de ce mois.
Cette manifestation qu’accueille et organise le Complexe culturel de Monastir propose un programme sur plusieurs axes alliant expositions, ateliers, rencontres, hommages et également des spectacles.
« Le pinceau et l’identité : manifestations et parcours » ainsi s’intitule la première rencontre, proposée lors de la première journée, et qui verra la participation des universitaires et artistes chevronnés Abdelaziz Krid et Mabrouk El Kamel, avec la modération également de l’universitaire et calligraphe Lamjed Nouri.
« Dans l’atelier du récit : ateliers créatifs en expression plastique » tel est l’intitulé du programme de la 2ème journée, comportant une série d’ateliers animés par des talentueux artistes, à savoir, Younes Ajmi, Raja Zarbout, Sana Jemali, Chorouk Belhaj Salah, Abdelatif Romdhani, lamjed Nouri et Mabrouk El Kamel.
Une exposition collective marque cette rencontre qui se clôture également par une 2ème exposition des œuvres réalisées lors de différents ateliers.
Imen
« Cartographie des politiques publiques du livre dans le monde arabe » : Une douce pensée à la Palestine
Trente maisons d’édition représentant 17 pays ainsi que des institutions publiques et des acteurs et professionnels du secteur du livre du monde arabe et de la francophonie prennent part au lancement de « la Cartographie des politiques publiques du livre dans le monde arabe » qui a eu lieu, hier, le mardi 24 juin, à Tunis.
Organisé du 23 au 27 juin, cet événement se tient à l’initiative de l’Alliance internationale de l'édition indépendante (AIEI), en partenariat notamment avec le ministère des Affaires culturelles, de l’Alecso et de l’OIF.
La cartographie des politiques publiques du livre dans le monde arabe est présentée par Samar Haddad (Atlas Publishing, Syrie), coordinatrice de ce projet pour le monde arabe et du réseau arabophone de l’Alliance, ainsi que par Hani Altelfah, auteur de l’étude. La cartographie a pour objectifs notamment de mettre à disposition des données sur les politiques publiques du livre dans les pays concernés, de favoriser le dialogue et le échanges entre les éditeurs et les institutions et de renforcer la circulation des livres et des idées.
Palestine, des mots et des maux
En solidarité avec les éditeurs palestiniens, empêchés de prendre part à cet évènement en raison de la guerre dans les Territoires occupés, certains représentants de maisons d'édition, réunis dans le cadre de la rencontre professionnelle de ce lundi 23 juin, ont mis à la disposition du reste des éditeurs présents à Tunis une collection de livres d'auteurs palestiniens ou autour de la question palestinienne. Le but étant d'échanger les droits de traduction et de publication ou de réédition.
L’éditeur Yéménite Saleh Salem de « Anaouine Kotob » (titres de livres), une maison née pendant la crise sanitaire de 2020, a présenté « Un pays appelé Jabalia » roman de l'écrivain palestinien Hassan Hamid en vue de sa réédition ou bien sa traduction, sans aucune condition.
Ce roman en arabe est l’histoire d'un directeur d'hôpital à Gaza, le fameux Hopital al-Shifa dans le nord de la Bande dont le bâtiment et les équipements ont été lourdement endommagés quelques mois après le début de la guerre du 07 octobre 2023. Cet opus retrace le calvaire des habitants de la Bande qui continue depuis une quinzaine d'années, bien avant le début de la guerre dans la Bande assiégée.
Son ce livre autobiographique, l’auteur natif de Beit Jala qui a passé une partie de sa vie de pays en pays avant de revenir à Ramallah en 1994, s'exprime sur les questions suivantes: « Comment répondre à une injonction brusque : « Définissez la poésie », « Prose et poésie, la distinction a-t-elle un sens? », « De la forme (et du formel) en temps de crise », « Quel avenir pour la poésie ? », « La part de la prosodie dans l’élaboration du poème » et « La place de la traduction dans l’écriture poétique ».
Le représentant de Dar Jadal books d’Arabie Saoudite, Nawaf Farhan al Ayyashi, a présenté deux livres en arabe: « Portrait collectif d’une femme » de l’autrice palestinienne Amal Ismail et « Le coffre-fort » d'Ismat Mansour, ancien prisonnier palestinien dans les geôles de l'occupant.
Dans le même contexte, l’Egyptienne Dina qabbel (Dar Al-Maraya) a présenté trois livres: « Taupe noire sous le cou » de Jihad al Rantisi, « Questions palestiniennes d'aujourd'hui » de Jamal Abdelfattah et le 23ème numéro du magazine « Maraya » autour du thème « Comment libérer la Palestine? ».
Sa compatriote Fatma al Boudi (éditions Al Aïn) a présenté « Mon ami ou tout autre titre » de la Palestinienne Mira Emad Krayem, un livre qui « reflète la perplexité des Palestiniens vivant dans divers pays arabes ».
L’éditeur égyptien, Mohammed Baali (éd. Safsafa) a présenté « La triste saison des papillons » du romancier et cinéaste indépendant palestinien Oussama Habshi édité pour la première fois en 2010. Ce roman redessine les contours de la question palestinienne à l'issue de Nakba de 1948 marquée par le déplacement forcé de milliers de Palestiniens de leurs villages vers des camps dans l'espoir d'y revenir un jour.
Ces œuvres palestiniennes à promouvoir
L’éditeur algérien Karim Cheikh (éditions APIC) a présenté la version française de « Chants et hymnes » traduction d'un recueil en arabe du poète et journaliste palestinien Ghassan Zaqtan parue dans la Collection poèmes du monde (128 pages, mars 2019).
Pour sa part, l’éditrice et journaliste marocaine Kenza Sifrioui, cofondatrice de « En toutes lettres », a présenté un livre collectif en français intitulé « Les droits culturels à l'œuvre, la personne au cœur » (novembre 2024). Ce livre de 356 pages défend le droit à la reconnaissance des cultures endogènes et les patrimoines intérieurs dont chacun est porteur dans de complémentaires et fertiles dialogues entre les enjeux de démocratisation et de citoyenneté culturelles pour mieux faire humanité.
Sa compatriote Safa Wali de House of Funk a présenté la version arabe de « Souvenirs de Jérusalem » une biographie de Sirine Husseini Shahid parue en janvier 2025 chez le Fennec, et « Je ne partirai pas, mon histoire est celle de la Palestine » de Mohamed El Sabaaneh (éditions Alifbata).
Dans « Souvenirs de Jérusalem », traduction d’un livre en français paru chez Bayard en janvier 2005, Sirine Husseini Shahid brosse le portrait d’une famille palestinienne, la sienne, installée à Jérusalem depuis plusieurs siècles et contrainte en 1936 de prendre la route de l’exil pour se réfugier à Beyrouth. Le livre de Sirine Husseini Shahid est un trésor historique et humain. [...] C’est un témoignage intime, sans doute, mais c’est également de la littérature – familière, humaine, sincère, généreuse et éloquente.», peut -on lire dans le résumé de l'ouvrage signé Edward Said.
« Je ne partirai pas, mon histoire est celle de la Palestine » est une bande dessinée en noir et blanc illustrant la résistance des Palestiniens dans un espace contraint, leur espérance et leur refus de partir…
La Tunisienne Selma Haddad (Dar Al-Kitab) a proposé « Masque de la couleur du ciel » de Bassem khondaqji, ancien prisonnier palestinien et auteur de plusieurs livres dont des essais et recueils de poésie. Ce livre écrit lors de sa détention dans les prisons de l'occupant avant de s'évader ce qui lui a valu de remporter le « Booker du roman arabe » pour l'année 2024.
La Tunisienne Mouna Ben Salem (Mohammed Ali Editions) a présenté deux romans en arabe « Habibati milichia » du Palestinien Taoufik Fayyad paru en 1979 et « Falsafat al ahwaa bayna al kardh wattakridh » de l'autrice tunisienne Tajah Bou Hajja ben Ali.
Faisant partie de la première génération d’écrivains palestiniens, Taoufik Fayyad a été déporté par les autorités de l'occupant vers l’Égypte en 1974 pour ensuite rejoindre la Tunisie en 1984. « Habibati milichia » fait partie des quatre romans publiés en Tunisie de cet écrivain contemporain d'éminents auteurs comme les poètes Mahmoud Darwich et Samih al Qâcim.
Ces rencontres sur la Cartographie des politiques publiques du livre dans le monde arabe sont consacrées aux partenariats éditoriaux solidaires entre maisons d’édition arabes et francophones, avec un accent particulier mis sur les ouvrages consacrés à la Palestine ou publiés par des éditeurs palestiniens. Des ateliers autour de l’intelligence artificielle et de la bibliodiversité sont également au programme.
Le Quotidien avec TAP
Cessez-le-feu entre l’Etat hébreu et l’Iran aux yeux des analystes tunisiens : Une pause ou une paix durable?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le cessez-le-feu entre l’entité sioniste et l’Iran, entré en vigueur hier à l’aube, est tellement fragile que le président français, Emmanuel Macron, l’a qualifié de «volatile». Que vaut dans ces conditions alors ce cessez-le-feu?
La paix entre les deux ennemis historiques, à savoir l’Iran et l’entité sioniste, n’est pas apparemment pour aujourd’hui et c’est le président français, Emmanuel Macron, qui le dit en qualifiant la situation de «volatile et instable». De son côté, le président américain a affirmé que les deux camps ont violé le cessez-le-feu entré en vigueur mardi dernier à l’aube. Il a exprimé sa déception face à la poursuite des attaques, renvoyant les deux adversaires dos à dos. «Les Iraniens ont violé le cessez-le-feu, mais Israël l’a violé aussi», a déclaré le président américain. Il a ajouté: «Je ne suis pas content d’Israël», rapporte ‘’Le Monde’’. Que vaut, dans ces conditions alors, ce cessez-le feu?
Interrogé à ce sujet, l’analyste politique Rached Ben Hcine estime que «les conditions dans lesquelles ce cessez-le feu a été décrété demeurent floues. Les USA et Israël laissent entendre qu’ils ont gagné la guerre et obligé par la même occasion l’Iran à accepter un cessez-le-feu, alors que, du côté iranien, le gouvernement a annoncé, mardi dernier, avoir pris des mesures pour assurer la poursuite du programme nucléaire après les frappes américaines et israéliennes ayant visé ses installations. Mieux encore, un conseiller du Guide suprême de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, a affirmé que son pays possède toujours des stocks d’uranium enrichi et que «la partie n’était pas terminée». Qui croire dans ce cas et peut-on parler d’une paix durable?
Prudence…
Déjà compliquées à comprendre, les dispositions du cessez-le-feu annoncé par le président américain, Donald Trump, devraient se dérouler sur 24 heures en deux temps. En effet, à partir de 5 heures de mardi dernier, heure tunisienne, l’Iran devait arrêter toutes ses opérations. A 13h du même jour, Israël devait en faire de même. Et à la 24e heure, la fin officielle de la guerre. Selon notre interlocuteur du jour, Rached Ben Hcine : «Rien ne s’est passé comme prévu. Il parait que les attaques se sont multipliées des deux côtés après l’annonce de ce cessez-le-feu. Cette confusion a mis le président américain, Donald Trump, en colère, déclarant au passage que les deux camps se battent depuis si longtemps et avec tant d’acharnement qu’ils ne savent même plus ce qu’ils foutent». Et d’ajouter : «A mon avis, c’est l’Etat hébreu qui ne veut pas de ce cessez-le feu». D’ailleurs, le président américain l’a affirmé en laissant entendre que l’Etat hébreu se serait désengagé de l’accord très rapidement après l’avoir accepté.
Selon, également, Radio France : «Plusieurs scénarios sont à prévoir après ce cessez-le feu. Israël peut se prévaloir d’avoir, pendant 12 jours, affaibli et fait reculer très fortement le programme nucléaire iranien. L’Iran peut se vanter d’avoir résisté courageusement à ses ennemis historiques. Les États-Unis, eux, peuvent se glorifier d’offrir au monde une paix durable au Moyen-Orient ».
Toutefois, des incertitudes majeures demeurent néanmoins. L’Iran va-t-il vraiment revenir à la table des négociations pour limiter son enrichissement, ou va-t-il, au contraire, décider de sortir du traité de non-prolifération nucléaire, et d’accélérer encore le rythme vers la bombe? Une chose est sûre : on ne sait pas, à cette heure, où se trouvent les 400 kilos d’uranium enrichi qu’a produits Téhéran ces dernières années.
M.B.S.M.
Walid Tlili, une belle voix s'en va
La scène radiophonique tunisienne a perdu hier l'un de ses grands journalistes et l'une de ses belles voix, le talentueux Walid Tlili qui a accompagné trente ans durant les auditeurs.
Animateur chevronné qui a débuté dans la presse écrite, collaborant avec les journaux « Al Akhbar », « Al-Ayyam » et « Al-Tariq Al-Jadid », Walid Tlili a marqué les auditeurs par ses émissions radiophoniques culturelles, par sa voix chaleureuse et captivante et par la qualité de ses invités, parmi lesquels nous citons: Najet Essaghira et Taher Cheriaa.
Cultivé et éloquent, Walid Tlili est l’une des voix du bon vieux temps, il a marqué par ses choix artistiques et culturelles la scène médiatique, animant de nombreuses émissions à succès tels que « Al Bath Al-Moubasher », « Tounes Al-Warda », « Youm Saïd », « Rahma Lil’Alamine », « Dhayf Min Al-Zaman Al-Jamil ».
Il sera inhumé aujourd’hui au cimetière « Sidi Fraj » à Soukra après une cérémonie d’adieu qu’accueille dans l’après-midi le siège de la Radio Nationale Tunisienne.
Les frappes américaines contre l’Iran sous la loupe des analystes tunisiens : Trois scénarios en perspective
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Alors que les USA menacent de mener de nouvelles frappes contre l’Iran, les observateurs sont unanimes quant à la gravité de cette nouvelle escalade. Quels sont, justement, les scénarios possibles suite aux attaques américaines contre l’Iran?
«L’Iran a le choix entre la paix ou la tragédie», a averti sur un ton extrêmement ferme dimanche dernier le président américain, Donald Trump, menaçant au passage de mener de nouvelles frappes contre l’Iran. De son côté, le président iranien, Masoud Pezeshkian, a exclu samedi dernier tout arrêt du programme nucléaire de Téhéran promettant de représailles contre les intérêts américains au Moyen-Orient.
Au niveau diplomatique, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est également inquiété d’une «dangereuse escalade» et a appelé à éviter d’entrer dans «une spirale de chaos».
Mais la réaction la plus spectaculaire est celle du haut responsable russe, Dmitry Medvedev, lequel a affirmé que «plusieurs pays sont prêts à fournir directement à l’Iran des armes nucléaires après que les États-Unis ont récemment bombardé les sites nucléaires iraniens». Quels sont, de fait, les scénarios à envisager suite à ces attaques américaines?
Auteur d’une multitude de livres de géopolitique, François Heisbourg a publié récemment son nouveau livre intitulé «Le suicide de l’Amérique». Il y développe l’hypothèse que l’empire américain a héritée de la première moitié du 20è siècle serait en train de se déliter depuis des années, Donald Trump, jouant un rôle «d’accélérateur». Le spécialiste estime que «l’attaque sur l’Iran au mépris du droit international s’inscrit dans cette dynamique». Et d’ajouter: «L’agression étasunienne sur les sites nucléaires iraniens – un type d’attaque prohibée au regard du droit international – a été qualifiée de «succès spectaculaire» par le chef du Pentagone. Mais la provocation et l’escalade du conflit qu’elle constitue, auxquelles s’ajoute une escalade verbale de la part des deux régimes, résonnent comme autant d’éléments qui laissent craindre un embrasement général».
Flou et ambiguîté…
Selon des spécialistes en géopolitique interrogés par THE CONVERSATION, on se dirige vers trois options, à savoir: «L’Iran effectue des représailles contre les États-Unis (mais celles-ci seront probablement volontairement minimales), l’Iran dépose les armes et revient à la table des négociations en position d’immense faiblesse ou Washington estime avoir fait sa part du travail et se retire du théâtre iranien, à la suite de quoi le régime, si ses stocks et ses moyens techniques n’ont pas été aussi détériorés que l’affirme Donald Trump, se lance à corps perdu dans la fabrication de l’arme nucléaire».
Interrogé, par ailleurs, à ce sujet, l’analyste politique, Dr Sahbi Khaldi, nous a confié: «II est impensable au moins pour moi d’imaginer que l’Iran se contentera d’une réaction timide face à ces attaques américaines contre ses sites nucléaires. L’acte hostile des Etats-Unis élargira certainement la portée des cibles légitimes des forces armées d’Iran et ouvrira la voie à l’extension de la guerre dans la région. Akbar Velayati, un conseiller du guide suprême d’Iran Ali Khamenei, a menacé de s’en prendre aux bases militaires américaines au Moyen-Orient. Il faut rester tout de même prudent et attendre jusqu’où peuvent aller les alliés de l’Iran dans leur soutien. Même si le haut dirigeant russe, Dmitry Medvedev, a affirmé que plusieurs pays sont prêts à fournir directement à l’Iran des armes nucléaires après que les États-Unis ont récemment bombardé les sites nucléaires iraniens, on voit bien qu’officiellement la Russie et la Chine sont toujours favorables à une solution diplomatique. Cela étant, l’Iran pourrait-elle faire face seule à ces attaques? Attendons pour voir».
M.B.S.M.
Coupe du monde des clubs : L'Espérance en quête d'exploit face à Chelsea
Par Jamel Belhassen
Après sa victoire contre Los Angeles, l'Esperance, le moral au top, s'attaque, cette nuit, à un grand du vieux continent, Chelsea FC. Un adversaire qui n'est pas à présenter, évidemment et les Sang et Or le savent bien. Ayant tout à gagner dans cette confrontation, les hommes de Maher Kanzari aborderont le match en toute confiance sachant que la pression se trouve dans l'autre camp. Bien sûr, il y a une qualification aux huitièmes de finale comme enjeu et l'Espérance aura besoin d'une victoire pour atteindre son objectif. Une tâche délicate en tous points de vue. Mais qu'à cela ne tienne. Les Sang et Or joueront leurs chances jusqu'au bout. Ils tenteront l'exploit. Au cas contraire, ils viseront une bonne prestation. Personne n'exige d'eux la lune. Leur présence dans cette compétition mondiale et les gains financiers font déjà leur bonheur. Au niveau des choix , Maher Kanzari, en l'absence de son attaquant numéro 1, Blaili, suspendu, optera pour un dispositif plus prudent que d'habitude face à un adversaire supérieur. Au cours de la conférence d'avant- match, il a laissé entendre qu'il renforcera le milieu avec l'incorporation de Derbali pour libérer quelque peu Konate sur le flanc gauche. En première ligne, à droite, Sasse et Mokwana seront en ballottage. Derrière, aucun changement n'est annoncé et les mêmes éléments seront reconduits. Reste à espérer que les joueurs alignés seront en forme optimale pour résister à leurs illustres vis-à-vis avant de tenter les surprendre quand l'occasion se présentera. Bonne chance au représentant tunisien.
Formation probable
Ben Said, Ben Ali, Ben Hamida, Meriah, Toughai, Ogbelu, Guennichi, Derbali, Sasse, Rodrigues et Konate.
J.B.
Festival arabe de la radio et de la télévision : Saber Rebai donne le ton
L’amphithéâtre romain de Carthage a vibré, lundi soir, aux rythmes du concert de Saber Rebai, annonçant l’ouverture de la 25ème édition du Festival arabe de la radio et de la télévision organisé par l’Union des radios et télévisions arabes (ASBU).
La cérémonie a été marquée par la présence de Amina Srarfi, ministre des Affaires Culturelles et Mohammed Fahd Al-Harthi et Abderrahim Souleimen, respectivement Président et Directeur général de l’Union des radios et télévisions arabes (ASBU), en plus d'une pléiade de diplomates et ambassadeurs accrédités en Tunisie.
Organisé du 23 au 26 juin 2025, entre Tunis et Hammamet, le festival fête cette année son 44ème anniversaire, proposant une édition spéciale avec comme thème « L’espace de convergence et de créativité ».
Cette soirée d’ouverture a été également une occasion pour que Mohammed Fahd Al-Harthi, également le Président directeur général de l'Autorité de Radiodiffusion saoudienne (SBA), rend un hommage à certaines figures emblématiques du paysage audiovisuel arabe dont la Tunisienne Donia Chaouch, la Yémenite Sonia Mrissi, l'Algérienne Rania Sirouti et le Somalien Abderrachid Moheddine Kalmoy.
Le chanteur égyptien Hamada Helal, l’acteur, metteur en scène, compositeur et chanteur irakien Sami Kaftan, en plus des actrices l'Egyptienne May Omar, la Syrienne Jiana Aneed, la Jordanienne Rania Ismail et la Libanaise Julia Kassar ont été également à l’honneur.
La soirée s’est poursuivie avec un spectacle de la chanson arabe Saber Rebai accompagné par l'Orchestre dirigé par le maestro Kais Melliti. Un public assez nombreux était présent à ce concert au cours duquel Saber Rebai a interprété un cocktail de ses anciennes et nouvelles chansons.
En hommage à la Palestine, l’artiste s’est enveloppé des drapeaux tunisien et palestinien avant d’interpréter une fusion du patrimoine musical palestinien et tunisien. Il s’agit d’une chanson d'après les paroles du poète tunisien Ridha Chair. A l'issue du spectacle un hommage a était rendu à Saber Rebai par les organisateurs du festival de l’ASBU.
Le festival se poursuit à la Médina Yasmine Hammamet qui abrite, sur deux jours, le Salon de la technologie constitue un rendez-vous annuel pour les dernières innovations, notamment dans le domaine de l’équipement audiovisuel. Au total : 80 exposants arabes et étrangers répartis sur 100 stands prennent part à ce salon et au marché des programmes radiophoniques et télévisés qui constitue un espace pour présenter les productions des instances et sociétés de productions.
Des séminaires autour de la production dramatique arabe, l'avenir des médias à l’ère de l’IA et les médias pour enfants sont également au menu de la programmation du festival de l’ASBU à Hammamet.
Le Théâtre de l'Opéra de Tunis, à la Cité de la Culture, accueillera la cérémonie de clôture qui sera marquée par un concert de Karim Thlibi et l’annonce des lauréats de différentes compétitions.
Il est à rappeler que le festival présente une sélection 299 œuvres dont 145 œuvres radiophoniques et 154 œuvres. Dans la compétition radiophonique, 109 chaînes sont dans la compétition officielle et 36 autres dans la compétition parallèle. Parmi les chaînes de radios participantes, 14 chaines membres de l’ASBU dans la compétition officielle et 14 autres chaines privées internationales, diffusant ses programmes en arabe, dans la compétition parallèle.
Sur les 154 œuvres télévisuelles participantes, 107 dans la compétition officielle et 47 autres dans la compétition parallèle. La liste des chaînes de télé participantes comprend 17 établissements télévisuels membres de l’ASBU, 9 chaînes par satellite et 20 sociétés de production.
Le Festival arabe de la radio et de la télévision est organisé par l’Union des radios et télévisions arabes (ASBU- Arab state Broadcasting Union) en partenariat avec le ministère des Affaires Culturelles, les Établissements de la Radio et de la Télévision tunisiennes et l'organisation arabe des satellites de communication (Arabsat).
Opinion : La partie émergée de l’iceberg !
Par Hassan GHEDIRI
Officiellement, le nombre de candidats tricheurs au baccalauréat 2025 pris en flagrant délit au cours de la session principale a été de 647 sur un total de 151 779 élèves inscrits. En comparaison avec l’année passée, ils sont, à première vue, moins nombreux ceux qui ont tenté de duper les surveillants en se servant d’un smartphone caché dans un pull, d’une oreillette planquée dans un foulard ou bien (pour les amateurs des vieilles astuces), par des fausses-copies camouflées on ne sait où. A l’issue de la session principale du bac 2024, le ministère de l’Education avait cérémonieusement annoncé avoir démasqué 821 petits malins. Ainsi, la triche aurait reculé d’un peu plus de 20%. Un constat qui ne peut toutefois pas être confirmé à 100% parce que rien n’indique que les autres candidats (151 132 très exactement) ayant passé les épreuves de la session principale ont été tous honnêtes et disciplinés. Certainement, beaucoup auraient pu frauder sans se faire prendre, d’autant plus que cette année, les autorités n’ont pas déployé de nouveaux instruments techniques capables de circonscrire la triche au bac qui tend à se sophistiquer à l’aide de la technologie et de l’intelligence artificielle.
Certes, le phénomène n’est pas exclusivement tunisien, mais il devient encore plus angoissant parce qu’il n’illustre pas seulement l’effondrement d’un système éducatif mais se manifeste comme un symptôme d’une faillite morale générale. La triche aux examens est aujourd’hui le reflet d’une pratique sociale courante et dangereusement banalisée. D’ailleurs, elle n’est plus un sujet tabou ou honteux pour beaucoup de Tunisiens. Dans la routine quotidienne d’une large frange de notre société, la triche est synonyme de débrouille.
Pour revenir au bac, certains diront que la fraude n’est pas aussi grave pour faire toute une histoire. Un appel à la modération qu’ils justifient par les chiffres. Les 647 cas de fraudes signalés à la session principale du baccalauréat 2025 n’impliquent, selon eux, que moins de 0,5% du nombre total des candidats. D’aucuns sont toutefois convaincus que ce taux infime n’est que la partie émergée de l’iceberg. Dans une société qui semble avoir perdu tous ses repères moraux et où les familles, obsédées maladivement par la réussite scolaire de leurs enfants, ces derniers, du moins beaucoup d’entre eux, ne se soucient plus des moyens pour y parvenir. Depuis l’école, on commence à apprendre qu’il n’est pas interdit de tricher, mais de se faire prendre. La fraude scolaire n’est plus un simple dérapage individuel ou un acte dicté par le stress des examens. Petit à petit, elle s’est malheureusement ancrée dans les mentalités, devenant un comportement collectif presque accepté, voire souvent valorisé. Des élèves, parfois encouragés et financés par leurs familles, s’organisent des mois à l’avance pour acquérir du matériel sophistiqué capable de contourner le dispositif de surveillance et déjouer les plans anti-triche instaurés par l’Etat, comme s’il s’agissait d’une épreuve à part entière. Un dérapage mafieux qui révèle l’ampleur d’un phénomène social alarmant. Et la fraude scolaire n’est qu’un point de départ. Elle se décline ensuite en tricherie universitaire, en falsification de diplômes, en achat de concours, puis, dans la vie professionnelle, en clientélisme, népotisme, contournement des lois et détournement de fonds publics. L’élève qui triche sans jamais être démasqué devient plus tard un adulte pour qui la corruption s’apparente à un réflexe spontané et naturel. C’est ainsi que la société produit des générations entières habituées à la fraude. Un vrai cancer qui gangrène le tissu social et suscite le désespoir au sein de la population et ébranle sa confiance dans l’Etat.
H.G.
Une nuit spéciale avec Semmama et ses artisans
C’est la saison des moissons pour les artisans du Centre culturel du Djebel de Semmama. C’est le temps des récoltes au sens propre qu’au figuré. Et voilà après trois saisons intenses de labeur, de formation et d’engagement communautaire, après des longues nuits et journées pour affûter leurs talents et relever le challenge, les artisans de Semmama, qui sont en fait les habitants de la région, seront à l’honneur, lors d’une soirée spéciale, demain, à partir de 19h00, au cinéma « Le Rio », lors d’une soirée spéciale et exceptionnelle, organisée conjointement par DVV International et le Centre Semmama.
« La moisson festive » ainsi s’intitule cette soirée qui couronne un parcours collectif ancré au cœur du Djebel et où l’artistique, l’humain et l’économique ont été au cœur d’une expérience unique. Cette soirée qui se veut une célébration de la solidarité, de l’entraide, de la coopération et de l’enracinement se veut également un hommage à des hommes et des femmes qui ont tiré leur révérence… C’est aussi une ode d’amour à cette montagne résistance à l’obscurantisme, à l’ignorance et à la marginalisation.
Au programme : une exposition graphique et artisanale comportant des créations issues des ateliers de formation, entre savoir-faire traditionnels et expressions contemporaines, le défilé « CarnaJloud », Un spectacle haut en couleurs conçu par les designers de l’ISMM et interprété par les jeunes de Semmama, devenus pour l’occasion mannequins de leur propre renaissance, des hommages, la diffusion pour la première fois d’un vidéoclip intitulé « 7alfa », œuvre réalisée par le collectif Fikra, « miroir poétique des révolutions silencieuses du Djebel » et la remise des trophées.
La clôture de cette soirée tout en beauté sera avec un concert des « Bergers de Semmama » qui seront à cette occasion accompagnés par les talentueux artistes espagnols Maria Faltri (chant et percussion) et Mauro Sanin Leira (vielle à roue), pour raconter l’amitié et célébrer la culture de pastorale.
Imen Abderrahmani
Des derviches tourneurs, ce soir, au Rio
Une soirée toute en beauté et en spiritualité est à l’affiche du Ciné-Théâtre « Le Rio », aujourd’hui, à partir de 20h30. Soirée aux rythmes des derviches tourneurs turcs qui présenteront un bouquet des chants soufis traditionnels, focalisant sur les cérémonies, connues également sous le nom de Sema, et qui sont des rituels soufis qui symbolisent l’ascension spirituelle et la quête de l’unité avec Dieu. Ces cérémonies, particulièrement associées à l’ordre Mevlevi fondé par Rumi, comprennent une danse rituelle appelée « tourbillonnement » ou « tournoiement » des derviches, accompagnée de musique et de chants spécifiques. Il est à noter que la cérémonie Mevlevi digure sur la liste de l’UNESCO du patrimoine immatériel de l’humanité, depuis 2008.
La soirée sera assurée par l’Ensemble de Musique Soufie Turque et Sema de la Municipalité Métropolitaine de Konya réputé par ses belles performances vocales et instrumentales.
Composé d’une trentaine de musiciens : 15 derviches (semazen), 8 instrumentistes, 6 chantres et un postnisin (le chef spirituel) qui dirige les cérémonies, cet ensemble qui fait la renommée de la ville de Konya est dirigé artistiquement par le musicien et Dr. Musa Kazım Tiglioglu.
Imen
Salon international de la céramique contemporaine : une soixantaine d’œuvres à découvrir
Pour les passionnés des arts plastiques, le calendrier des évènements est très riche. Outre l’exposition de l’artiste Amor Ghedamsi à la galerie « Archivart », visible jusqu’au 14 juillet et l’exposition « murmures zoopoétiques » au siège de l’Association des Amis du Belvédère, le grand public peut également découvrir une importante sélection des œuvres exposées dans le cadre de la 8ème édition du Salon international de la céramique contemporaine qu’abrite le Musée de la Ville de Tunis (Palais Kheireddine), comme le veut la tradition depuis des années. Le visiteur de cette exposition pourra admirer des œuvres des artistes de profils différents et de différentes générations de l’Egypte, l’Arabie Saoudite, l’Irak, la France et de la Tunisie bel et bien présente à ce rendez-vous.
Les œuvres exposées varient les céramiques murales, les sculptures et les installations. Organisée par l’Union des artistes plasticiens tunisiens (UAPT), l’exposition est visible jusqu’au 15 juillet, au grand bonheur des visiteurs.
Imen
Editorial : Boum, boum Tel-Aviv et les youyous de Brigitte…
Par Chokri BACCOUCHE
Ah la belle affaire ! Donald Trump a fini donc par envoyer ses B2 pour larguer des bombes de 14 tonnes sur les sites nucléaires iraniens. Tu peux lancer des youyous Brigitte, le vieux schnoque vient de sauver son honneur et en même temps celui de son alter-égo israélien, Benjamin Netanyahu en l’occurrence, qui est en train de recevoir depuis quelques jours la raclée de sa vie infligée par les Gardiens de la révolution iraniens. Il lui fallait sauter le pas ne serait-ce que pour sauver la face et c’est désormais chose faite. Et qu’est-ce qu’il a gagné après son coup de force aussi brutal qu’illégitime ? Nada, rien, des pipeaux et pour tout dire que dalle. Certes, les bombes ont fait de gros trous mais sans plus. Malin comme ils sont, les Iraniens ont eu le temps de déplacer l’uranium enrichi, les centrifugeuses et tous les équipements et les matériaux sensibles dans un endroit sûr et secret pour les prémunir du mauvais œil. Certes, l’infrastructure des sites nucléaires de Natanz, Fordo et Isphahan ont été détruite mais gageons qu’elle sera retapée à neuf illico.
Benjamin Netanyahu qui respire depuis quelques temps avec une paille n’a vraiment pas de quoi pavoiser, bomber le torse et crier victoire comme il l’avait fait quelques heures après que les bombardiers de chez l’oncle Sam ont largué leurs engins. Il s’est mis en fait le doigt dans l’œil jusqu’à l’ombilic. En effet, et au soir de la même journée, une pluie de missiles iraniens jamais connue depuis le début de la guerre est tombée sur l’entité sioniste. Le Dôme de fer, censé protéger les villes israéliennes, n’y a vu d’ailleurs que du feu. La riposte de Téhéran était tellement violente que ce système antimissile qu’on dit infranchissable s’est transformé en simple agent de la circulation aérienne devant régler le trafic extrêmement dense des missiles iraniens: A droite les « Fattah », à gauche les Qader. Quant à vous les Emad et les Khyber Shakan, vous ne pouvez pas vous tromper, c’est tout droit le nirvana, mais allez y tout doux tout de même, car vous avez fait pas mal de dégâts les gars à Tel-Aviv, Haïfa et Beersheva. Ah la poisse ! Le mythe de l’invulnérabilité de l’armée israélienne « la plus morale du monde » a volé en éclats et s’est effondré comme un château de cartes en Espagne.
Pour avoir voulu jouer aux malins, les Benjamin Netanyahu et autres Ben Gvir et Smotrich découvrent donc, à leurs corps défendant, l’énorme erreur qu’ils ont commise. Habitués à guerroyer contre des adversaires vulnérables et sans défense, ils se sont cette fois-ci cassés les dents contre un ennemi iranien coriace qui leur a fait voir de toutes les couleurs. Du rose fushia au jaune moutarde, les tons en vogue qui montent au ciel après l’impact des missiles et bientôt ça sera, parait-il, toutes les couleurs de l’arc-en-ciel réunies qui vont entrer en transe. De quoi épater feues Claude Monet, Auguste Renoir, Edgar Degas ou Edouard Manet, les maitres incontestés de la peinture impressionniste.
Et maintenant, que va-t-il se passer ? Logiquement, Trump qui a bombardé et « détruit » les sites nucléaires iraniens au mépris de la Constitution américaine et du droit international, n’a plus aucune raison de répéter son coup vicieux puisqu’il admet lui-même que l’objectif qu’il s’était fixé a été atteint. Que compte faire la Maison Blanche ? Se contenter de cette démonstration de farce ou engager réellement l’armée américaine dans le conflit ? La première hypothèse parait la plus plausible et pour cause ! Aux Etats-Unis, la rue est gonflée à bloc. Elle est très en colère contre son Mister Président qui a la manie de mettre non seulement les pieds dans le plat partout où il passe mais de prendre également ses concitoyens pour des canards sauvages. C’est que Mister président a pris la décision grave et anticonstitutionnelle de s’attaquer à l’Iran sans l’aval du Congres, tout juste pour satisfaire son ego démesuré et celui de son alter-ego israélien, Benjamin Netanyahu. Résultat des courses, il s’est mis à dos l’écrasante majorité de l’intelligentsia américaine qui lui reproche son banditisme politique ainsi que l’ensemble de l’opinion publique de son pays qui rejette à l’unanimité l’engagement des Etats-Unis dans une guerre par procuration pour le compte de l’agresseur israélien, le trublion Netanyahu. Sévèrement critiqué en interne et à l’échelle internationale pour son expédition guerrière hasardeuse contre l’Iran, on doute fort que Donald Trump va s’aviser à persévérer sur le même mauvais chemin. Non pas parce qu’il ne le désire pas dans son for intérieur, mais parce qu’il redoute les retombées potentiellement catastrophiques s’il venait à poursuivre la guerre sur les intérêts directs de son pays. Et surtout, surtout parce que les Chinois, les Russes et les Pakistanais notamment sont entrés en scène pour jouer aux « trouble-fête » avec l’intention ferme de ne pas laisser leur allié iranien seul dans sa bataille contre la coalition américano-sioniste. Les mises en garde lancées, tour à tour, par le Kremlin, Pékin et Islamabad contre toute immixtion directe de pays étrangers dans le conflit irano-israélien, fixent une règle du jeu persuasive et dissuasive qui change radicalement la donne. Et ce sont pas d’ailleurs de simples paroles dans l’air si on prend en considération le fait que la Chine a pris l’initiative de dépêcher sur le théâtre des événements deux destroyers high-tech de la nouvelle génération qui mouillent actuellement au large du détroit stratégique d’Ormuz par lequel transitent entre 30 et 40% du trafic mondial d’or noir et de gaz.
Il est bien entendu que Pékin et Moscou ont flairé le mauvais coup des Occidentaux et plus particulièrement les Américains qui cherchent en réalité, au prétendu motif de neutraliser la fausse menace nucléaire iranienne, à torpiller le groupe des Brics dont la montée en puissance est vécue comme un cauchemar par les dirigeants américains et perçue comme un danger pour le leadership mondial des Etats-Unis. Les grandes puissances ne se contentent plus de se regarder en chiens de faïence comme à l’accoutumée. L’enjeu est bien trop grand pour se limiter à quelques critiques ou dénonciations d’une agression injustifiée et contraire au droit international. C’est ce qui explique la position ferme et sans ambages de Moscou, Pékin et Islamabad qui partagent les mêmes convictions et les mêmes préoccupations. Manque de pot pour Trump et Netanyahu, l’Iran n’est plus seul et ne sera pasB une proie facile comme ils l’avaient pensé. Téhéran qui se débrouille déjà à merveille comme une grande avec ses propres moyens, a désormais de sacrés gros bras à sa disposition, prêts à lui prêter main forte en cas de besoin.
Au final, tout le monde se tient en respect en somme, au grand dam de Netanyahu qui sera forcé de trouver seul, une voie de sortie hypothétique de la mélasse dans laquelle il s’est lui-même fourré. Au vu de la tournure des événements, on peut dire qu’il est dans un sacré pétrin. Un bourbier semblable à un sable mouvant qui donnera inévitablement le coup de grâce à sa cauchemardesque carrière politique finissante et engloutira ses délires expansionnistes. Le tout sur fond de « Boum, boum Tel-Aviv » le tube actuellement en vogue chanté ces derniers jours en chœur par des milliers d’apôtres de la liberté aux quatre coins de la planète…
Et maintenant, que va-t-il se passer ? Logiquement, Trump qui a bombardé et « détruit » les sites nucléaires iraniens au mépris de la Constitution américaine et du droit international, n’a plus aucune raison de répéter son coup vicieux puisqu’il admet lui-même que l’objectif qu’il s’était fixé a été atteint.
C.B.
Festival du film arabe de Casablanca : Mohamed Mrad primé et mention spéciale pour Hind Meddeb
L’acteur Mohamed Mrad a remporté le prix du meilleur acteur pour son rôle dans le film de Jamil Najjar « Jad » et ce lors de la 6ème édition du Festival du film arabe de Casablanca, qui s’est tenue du 13 au 20 juin.
La réalisatrice Hend Meddeb a décroché également une mention spéciale du jury pour son film « Soudan ya ghali » (‘Soudan, souviens-toi’ pour son titre français). Le film est le récit de la jeunesse soudanaise espérant à des jours meilleurs.
« Après 30 ans de dictature, le portrait d’une jeunesse soudanaise, qui par ses mots, poèmes et créations défie la répression militaire et lutte pour ses rêves de démocratie. En croisant leurs itinéraires, Hind Meddeb articule les fragments d’une révolution impossible, de ses débuts prometteurs jusqu’à ce que la guerre détruise tout, mettant les Soudanais sur les routes de l’exil. Progressivement, les liens se tissent au fil d’une correspondance entre la réalisatrice et les protagonistes du film », lit-on dans la présentation de ce film.
Pour rappel, cette édition du festival a réuni 31 films en compétition officielle- fiction et documentaire- représentant 13 pays arabes, témoignant ainsi de la richesse et de la diversité du cinéma arabe contemporain.
Coupe du monde des clubs - Gr D : L'Espérance condamnée à vaincre ,demain, contre Chelsea
Par Jamel Belhassen
L'Espérance de Tunis a quitté aujourd'hui Detroit à destination de Philadelphie où elle rencontrera dans la nuit de mardi à mercredi à partir de 02 heures ,le club anglais de Chelsea. Avec trois points chacun, L'Espérance est condamnée à vaincre pour se qualifier aux huitièmes de finale dans la mesure où les Blues disposent d'un goal différence de 0 alors que les Sang et Or ne comptent que -1. Ce soir, la séance d'entraînement permettra à Kanzari de choisir la formation rentrante qui ne pourra pas compter sur son fer de lance Blaili, suspendu pour avoir récolte deux cartons jaunes. Les solutions en attaque existent bien et Mokwana ou Sasse devraient se disputer la place de l'Algérien. Rappelons, enfin, que la rencontre sera dirigée par l'arbitre argentin Yael Façon Perez et on annonce la présence à ce match décisif de 10 000 supporters esperantistes.
J.B.
Le livre et l’édition en Tunisie dans le dernier rapport l’UNESCO sur l’industrie du livre en Afrique
L’UNESCO a dévoilé, le samedi 21 juin, « la toute première cartographie de l’industrie du livre en Afrique, révélant un secteur riche en potentiel aujourd’hui inexploité ». Cette cartographie a été réalisée à partir d’une recherche documentaire et de données recueillies lors d’une consultation auprès des autorités publiques et d’entretiens avec différents acteurs.
La Tunisie est parmi les pays qui figurent dans ce nouveau rapport qui propose une feuille de route pour transformer l’industrie de l’édition sur le continent, avec des revenus qui pourraient atteindre jusqu’à 18,5 milliards de dollars si des réformes clés sont mises en œuvre.
Intitulée « L’industrie du livre en Afrique : tendances, défis et opportunités de croissance », cette analyse approfondie de l'UNESCO montre que le continent dispose de tous les atouts pour développer un secteur lucratif et créateur d'emplois.
Le secteur du livre et de l'édition en Tunisie
Le rapport présente des données historiques et chiffrées sur le secteur du livre en Tunisie dont voici un résumé.
Selon des données, estimées, datant de 2023, le secteur du livre en Tunisie est composé de 356 Maisons d’édition, 3000 Titres édités, 20 librairies, 487 Bibliothèques publiques avec une moyenne d’1 bibliothèque publique pour 25 000 habitant. Le secteur offre 15000 emplois.
Le rapport revient sur l’histoire du secteur de l’édition qui remonte à la deuxième moitié du 19ème siècle et sont liés à la parution du journal Arrayd At-Tounsi (le pionnier tunisien) qui allait devenir Arrayd Ar-Rasmi At-Tounsi (le journal officiel tunisien).
Au début du 20ème siècle, et surtout entre les deux guerres mondiales, l’activité de l’impression s’est accentuée, mais toujours avec des moyens limités.
Après l’indépendance en 1956, le secteur a commencé réellement à naître. Cela s’est traduit notamment par la création de la Société Tunisienne de l’Édition et de la Distribution dès 1956, qui a donné naissance à deux filiales, à savoir la Maison Tunisienne de l’Édition (1966) et la Société Tunisienne de Distribution (1964).
Le rapport présente les divers intervenants dans la chaine du livre et de l’édition.
L’institution chargée de coordonner les politiques et mesures du secteur du livre et de l’édition en Tunisie est le ministère des Affaires Culturelles à travers sa Direction générale du livre qui comprend la Direction des lettres et la Direction de la lecture publique.
Créé en 1994, l’Organisme Tunisien des Droits d’Auteur et Droits voisins (OTDAV) relevant du ministère des Affaires Culturelles est l’organe qui veille sur le respect des droits d’auteur et de la propriété intellectuelle.
Les politiques et mesures publiques mises en œuvre comprennent l’octroi de prix aux écrivains et aux éditeurs ainsi que des subventions d’achat de papier et de copies de livres nouvellement édités afin de dynamiser et encourager l’activité de la création et de la publication. Elles comprennent également la lecture publique à travers un réseau de bibliothèques publiques présent dans toutes les délégations régionales.
Le rapport présente également d’autres ministères qui interviennent dans le secteur du livre et de l’édition: le ministère de l’Éducation nationale, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le ministère de la Famille et de la Femme, ainsi que les centres et les instituts de recherche.
L’État garantit l’accès pour le livre audio pour les non- voyants aux bibliothèques publiques.
L’État accorde des exonérations fiscales relatives à l’importation des produits intervenant dans l’industrie du livre, ainsi qu’aux exposants nationaux dans la Foire Internationale du Livre de Tunis, un prix préférentiel quant à la location des stands.
La Bibliothèque Nationale de Tunisie (BNT) assure officiellement la fonction d’agence ISBN. À ce titre, elle accorde l’autorisation d’édition et le dépôt légal.
Pour ce qui est du nombre des éditeurs, les recherches documentaires indiquent environ 356 éditeurs en Tunisie en 2023. On distingue les éditeurs étatiques ainsi que les centres de publications universitaires (l’Union des Écrivains Tunisiens et l’Académie Tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts (Beit Al Hikma) qui ont, eux aussi, le statut d’éditeur.
Selon les données de la BNT, au cours des trois dernières années, le nombre total de titres publiés était, respectivement, de 3 833 (dont 3 109 en arabe et 724 en français) en 2021, 3 143 (dont 2 441 en arabe et 702 en français) en 2022, et 3 000 (dont 2 263 en arabe et 737 en français) en 2023.
Les recherches documentaires indiquent que le nombre d’exemplaires de livres imprimés varie entre 500 et 3 000 pour la littérature en général, 500 et 1 000 pour les essais et les recherches. Environ 5 000 livres pour enfants sont imprimés.
Il y a actuellement à peine cinq distributeurs de livres en Tunisie, dont la Société tunisienne de Distribution. La réponse de l’autorité nationale à l’enquête indique que les librairies constituent le circuit de distribution et de vente le plus répandu, suivi de près par les salons du livre et festivals littéraires ainsi que la vente au détail. Ceci bien qu’aucune donnée sur les ventes et les revenus générés ne soient disponibles.
Les points de vente au détail sont très importants également, surtout pour les livres scolaires et parascolaires. L’expérience des librairies numériques est débutante.
Bien que la réponse de l’autorité nationale à l’enquête indique l’existence de 50 librairies physiques, d’autres sources en compte à peine une vingtaine et un seul éditeur et bibliothécaire numérique (Kawater) contre 10 mentionnés dans la réponse de l’autorité nationale à l’enquête.
En termes d’emploi, les estimations, basées sur l’ensemble des données disponibles et des recherches complémentaires, font état d’environ 15 000 personnes employées par le secteur en 2023.
Selon la réponse de l’autorité nationale à l’enquête, la Tunisie dispose de 487 bibliothèques publiques, soit environ 4 pour 100 000 habitants.
Une recherche documentaire sur les habitudes de lecture en Tunisie indique qu’en 2023, 25 % des personnes interrogées auraient lu un livre contre 18 % en 2021 et 12 % en 2015. La même source signale que 17 % des personnes interrogées auraient acheté un livre en 2023, contre 14 % en 2021 et 9 % en 20159.
Des recherches documentaires ont montré qu’en 2023, le secteur du livre, englobant les livres imprimés, les brochures, les dépliants et autres documents imprimés similaires était principalement caractérisé par des importations. La valeur totale des importations s’élevait à 10 842 600 USD.
Le montant des exportations était quant à lui de 1 368 000 USD11. De plus, la réponse de l’autorité nationale à l’enquête indique que 50 % des importations proviennent de la France, suivies de l’Égypte (25 %), du Liban (20 %) et d’autre pays d’Afrique (5 %).
Pour ce qui est des exportations, cette même source cite en premier lieu l’Égypte et le Sénégal à hauteur de 25 % chacun, puis le Maroc et l’Algérie (20 %) et les pays du Golf (10 %).
Les principales organisations représentatives et professionnelles du secteur du livre et de l’édition en Tunisie sont l’Union des Écrivains Tunisiens et l’Union des Éditeurs Tunisiens. Il existe également un Syndicat des Importateurs et Distributeurs du Livre.
Le secteur du livre et de l’édition en Afrique
L'industrie africaine du livre est sous-représentée sur la scène mondiale : elle ne représente que 5,4 % des recettes mondiales de l'édition. L'industrie est notamment confrontée à un déficit commercial important.
En 2023, l’importation de livres a atteint une valeur estimée à 597 millions de dollars, contre 81 millions de dollars de livres exportés.
Le rapport révèle également que 90 % des pays africains n'ont toujours pas de législation spécifique pour soutenir l'industrie du livre au-delà des lois de base sur le droit d'auteur et le dépôt légal.
Pourtant, le secteur recèle un immense potentiel, avec un revenu évalué à 18,5 milliards de dollars si des mesures et politiques appropriées sont adoptées. Le secteur lucratif de l'édition scolaire en Afrique, qui représente environ 70 % du marché mondial, offre des possibilités économiques considérables.
Il est possible de consulter le contenu du rapport sur « L'industrie du livre en Afrique » en cliquant sur le lien suivant : https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000394051
Le Quotidien avec TAP
















