Festival « Il Cinema Ritrovato » à Bologne (Italie) : Trois œuvres majeures du cinéma tunisien, récemment restaurées, à l’affiche
« L’Homme de Cendres » de Nouri Bouzid, « La Noce » du Nouveau Théâtre et « Camera Arabe » de Férid Boughedir, feront leur première mondiale en version restaurée à la 39ème édition du festival « Il Cinema Ritrovato » à Bologne (Italie).
Le festival, qui se tiendra du 21 juin au 29 juin 2025, verra la projection de « L’Homme de Cendres »(1986) et « La Noce » (1978), longs métrages de fiction, dans leur version restaurée dans la section « Cinemalibero ». Quant au film « Camera Arabe », il sera projeté dans la section « Les documentaires retrouvés ».
Ces trois œuvres majeures du patrimoine cinématographique tunisien seront projetées, entre le 21 et le 28 juin.
« Il Cinema Ritrovato » est le plus grand festival au monde consacré aux archives cinématographiques et aux œuvres classiques restaurées. Organisé par la Cineteca di Bologna, « Il Cinema Ritrovato » est axé sur les films restaurés et le cinéma de l’époque.
Le festival propose une programmation de neuf jours avec plus de 400 projections dans plusieurs salles du centre historique de Bologne. Il constitue un rassemblement d’envergure dédié au cinéma du patrimoine qui réunit au-delà des cinéphiles, un grand nombre de spécialistes dans la restauration des films majoritairement les dirigeants des Cinémathèques issus des cinq Continents.
Partenariat tuniso-européenne
La restauration de « L’Homme de Cendres » et « La Noce » a été rendue possible « grâce à une coopération fructueuse entre des producteurs tunisiens et plusieurs cinémathèques et centres d’archives européens, avec le soutien du ministère des Affaires Culturelles et l’engagement constant de l’Association "Ciné-Sud Patrimoine", a déclaré, dimanche, à l’agence TAP, Mohamed Challouf, vice-président de Ciné-Sud Patrimoine.
Il a annoncé que la contribution du ministère a mis à disposition à ces projets de restauration les négatifs, image et son, des films dans leur version originale.
La Cinemateca Portuguesa de Lisbonne a pris en charge une restauration complète, à la fois numérique et photochimique, image et son, du film « La Noce » (‘Al-Urs’, titre en arabe), un classique du cinéma tunisien.
En plus de la version numérique (DCP 4K) qui sera projeté lors du festival « Il Cinema Ritrovato », la cinémathèque de Lisbonne offrira une copie 35 mm entièrement restaurée au producteur (Nouveau Film) ainsi qu’à la Tunisie.
Le film sera présenté le 27 juin, à 14h00, en présence de l’actrice et coréalisatrice Jalila Baccar, représentante du Nouveau Théâtre, un collectif artistique remarquable, -composé de Jalila Baccar, Fadhel Jaibi, Mohamed Driss, Habib Masrouki et Fadhel Jaziri-, à l’origine de la réalisation et la production de ce film sorti en 1978.
« L’Homme de cendres » (‘Rih Es-Sed’, titre en arabe), écrit et réalisé par Nouri Bouzid, est un long- métrage de fiction (1 h 49 min) sorti en 1986. Ce film est une production tunisienne de Cinétéléfilms dont Ahmed Baha Eddine Attia est le cofondateur et la Société Anonyme Tunisienne de Production et d'Expansion (SATPEC).
Ce chef-d’œuvre du cinéaste engagé Nouri Bouzid a fait l’objet d’une restauration conduite par la Cineteca di Bologna en collaboration avec la CINEMATEK de Bruxelles. Ces deux institutions majeures, membres de la FIAF, unissent leurs soutiens pour redonner vie à ce film emblématique du cinéma tunisien. Le film dans sa version restaurée fera sa première projection mondiale, le 22 juin prochain, à 16h30.
Mémoire cinématographique, mémoire collective
« Préserver ces œuvres, c’est protéger ce qui nous raconte, nous définit et nous inspire. C’est également affirmer notre identité collective et renforcer le rayonnement culturel de la Tunisie à l’échelle régionale et internationale », a déclaré Challouf.
Il souligne que les films du patrimoine restaurés connaissent « une seconde vie en rencontrant de nouvelles générations. Leur ressortie, parfois 40 ou 50 ans après leur création, dans des versions numériques 2K ou 4K, offre au public l’opportunité de se reconnecter à sa culture et à son histoire cinématographique ».
La sélection de « La Noce », « L’Homme de Cendres » et « Camera Arabe » au festival Il Cinema Ritrovato de Bologne met en lumière la richesse du cinéma tunisien, affirme le cinéaste. « Ces œuvres emblématiques bénéficieront ainsi d’une visibilité internationale, permettant à des centaines de programmateurs spécialisés dans le cinéma de patrimoine de les redécouvrir et, potentiellement, de les faire rayonner auprès de cinéphiles du monde entier », ajoute-t-il.
Mohamed Challouf est le cofondateur, avec Kahena Attia, Fayza M'rabet Daldoul, de l’association « Ciné-Sud Patrimoine » qui œuvre depuis plusieurs années à la sauvegarde, la restauration et la valorisation du patrimoine cinématographique tunisien, arabe et africain. L’association a su tisser, au fil des années, un solide réseau de coopération avec plusieurs institutions européennes prestigieuses : la Cinematek de Bruxelles, la Cinemateca Portuguesa de Lisbonne, la Cinémathèque de Toulouse, la Cineteca di Bologna ou encore la DEFA Stiftung de Berlin.
Ces collaborations ont permis, grâce au soutien du ministère des Affaires Culturelles et à la sensibilité de quelques producteurs privés, de restaurer de nombreuses autres œuvres emblématiques de notre mémoire collective telles que « Les Baliseurs du désert », « Viva la Muerta », « Les Dupes », « Traversées », « Camp de Thiaroye », « L’ombre de la terre ». Plusieurs de ces films ont été projetés dans de grands festivals internationaux tels que Venise, Cannes, Bologne, Lyon et bien d'autres, témoignant ainsi de leur valeur patrimoniale et de leur portée universelle.
Mohamed Challouf est derrière tout ce travail de restauration avec les partenaires italiens. Le cinéaste et documentariste est habité par la cause des cinémas du Sud et œuvre pour la promotion du cinéma tunisien aussi bien que ceux du Continent africain.
Il est lauréat du prix Vittorio Boarini fondateur de la Cinémathèque de Bologne, décerné à l’occasion d’« Il Cinema Ritrovato» 2023. Ce prix lui a été attribué en reconnaissance à son « engagement dans la préservation et la promotion du patrimoine cinématographique ».
Mohamed Challouf est également directeur artistique de « Ciné-Musée » dont la 8ème édition aura lieu en Octobre 2025. « Ciné-Musée » est la seule manifestation en Afrique et dans le monde arabe entièrement consacrée à la valorisation du patrimoine cinématographique tunisien et mondial », a-t-il indiqué.
Les « Bâtisseurs » demain sur l’écran du Rio
Le documentaire « Bâtisseurs », réalisé par la cinéaste Hinde Boujemaa, pour l’Association des Tunisiens des Grandes Ecoles (ATUGE), sera projeté demain, le 21 juin à 17h00, à Tunis, au cinéma Le Rio.
A travers son tout premier long-métrage documentaire, l’ATUGE rend un hommage vibrant à une génération d’ingénieurs tunisiens formés dans les grandes écoles et qui a à l’aube de l’indépendance, se sont engagés dans la construction nationale, occupant des postes clés de ministres, gouverneurs, et dirigeants d’entreprises.
« Bâtisseurs » retrace, selon la note de présentation, les trajectoires de sept figures, souvent méconnues qui ont œuvré dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, la finance, l’énergie, les télécommunications, l’agriculture ou encore l’industrie chimique. Ces personnalités -Mokhtar Latiri, Ali Boukhris, Mansour Moalla, Brahim Khouaja, Ameur Horchani, Mekki Zidi et Abdelwaheb Ben Ayed- sont racontées à travers les témoignages de leurs proches, de leurs collaborateurs ou de membres de leurs familles, enrichis de traces d’archives et d’images rares.
Le film qui porte un éclairage sur leurs réalisations et les obstacles qu’ils ont surmontés dans un contexte souvent difficile, vise, par devoir de mémoire, à faire découvrir aux nouvelles générations ces « bâtisseurs » qui se sont investis, dès les premières décennies après l’indépendance de la Tunisie, à jeter les fondements de l’Etat moderne.
Il est à noter qu’une projection est prévue aujourd’hui, le 20 juin 2025, à 20h00, à la Maison de Tunisie (Pavillon Habib Bourguiba, Paris).
Il permettra de dégager environ 500 millions de dinars d’économies : Vers un coup de balai des agences publiques «inutiles»
Par Hassan GHEDIRI
L’Etat, qui cherche par tous les moyens à réduire ses dépenses, croit pouvoir économiser plusieurs milliards en supprimant des agences et organismes publics «inutiles»…
Cela fait un bon bout de temps que le Président de la république évoque la nécessité de faire du « ménage » dans l’organisation des entreprises et établissements publics. Il ne cesse en effet de pointer du doigt les agences et institutions publiques jugées trop nombreuse, onéreuses et parfois clonées sur d’autres structures. En recevant, avant-hier mercredi, la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zanzri, Kaïs Saïed a, une nouvelle fois, insisté sur la nécessité de reformer certains établis-sements et de se passer des agences et organismes devenus, selon lui « inutiles ».
En janvier dernier, après la promulgation du budget de l’Etat 2025, Saïed a révélé son intention d’engager « une purge » dans les agences publiques. Ces dizaines d’entités dont la mission est par-fois très ambiguë et auxquelles sont allouées chaque année des sommes considérables d’argent pu-blic sans pour autant avoir un impact réel sur le développement et la réduction des disparités. «Nombreuses sont les institutions devenues inefficaces tout en épuisant les fonds publics, à l’image d’agences et d’organismes affiliés à certains ministères dont le budget alloué avoisine les 500 mil-lions de dinars», avait-il souligné le 21 janvier en recevant au palais de Carthage l’ex-chef du gou-vernement, Kamel Maddouri, et les ministres chargés des Finances et des Affaires sociales.
Argent public dilapidé
Ce sont les agences et organismes opérant dans le domaine de la promotion des investissements qui semblent être particulièrement visés par les critiques du président. Alors que la plupart des pays se contentent d’un interlocuteur unique en ce qui concerne la gestion des investissements, la Tunisie dispose, rappelle-t-il, d’un Conseil supérieur de l’investissement, d’une Instance tunisienne de l’investissement, d’un Fonds tunisien de l’investissement, et de quatre agences distinctes: la pre-mière dédiée à l’investissement extérieur, l’autre à l’investissement agricole, une troisième à la pro-motion des exportations, et une quatrième à la promotion des investissements industriels. « Des structures destinées à stimuler l’investissement, auxquelles sont attachées des dizaines de filiales à l’étranger mais qui ne remplissent pas leur mission », avait-il martelé soulignant qu’au final c’est l’argent des contribuables qui est délibérément dilapidé.
Attaché comme il est à la préservation du secteur public, le coup de balai que le chef de l’Etat en-tend donner à l’organisation des établissements et structures publics ne comprend nullement un projet de privatisation. L’objectif annoncé étant de préserver les fonds publics et de réduire la proli-fération institutionnelle. Le gouvernement Zanzri va donc devoir se dépêcher pour concevoir et élaborer un projet de réforme de l’organisation des agences publiques. Il s’agit, en premier lieu, de passer au crible la liste d’établissements publics pour ensuite répertorier les organismes et agences qui leur sont attachés et proposer les meilleurs modèles de gouvernance à travers des fusions, des rapprochements ou des suppressions.
Ce vaste chantier de rationalisation de l’administration publique s’inscrit dans une logique de bonne gouvernance et de redéploiement stratégique des ressources. Il vise à mettre fin à une gestion fragmentée et inefficace, marquée par la redondance des missions et la dispersion des moyens. En réorganisant ces structures, l’État espère non seulement alléger le fardeau budgétaire, mais aussi rendre l’action publique plus cohérente et performante.
H.G.
Qui sera le meilleur établissement culturel éco-friendly de l’année 2025 ?
La Direction générale de l’action culturelle au ministère des Affaires Culturelles a annoncé le lancement d’une compétition nationale, dotée de trois prix, pour « le meilleur établissement culturel eco -friendly » au titre de l’année 2025.
Placée sous le slogan « Faites partie de la solution: un environnement sain et durable », cette compétition est destinée aux établissements culturels respectueux de l’environnement, peut-on lire dans un communiqué publié, sur la page facebook du ministère des Affaires Culturelles.
Cette nouvelle compétition s’inscrit dans le cadre de la mise en place du plan national de leadership des institutions à vocation culturelle afin de sensibiliser les adhérents aux institutions à vocation culturelles de l’importance de préserver les acquis environnementaux ainsi que leur droit à un environnement sain. L’objectif est également d’encourager les institutions œuvrant dans le secteur culturel à inclure la dimension environnementale dans leurs activités quotidiennes, opter pour des équipements économes en énergie et adopter les mécanismes de recyclage et de réutilisation, indique la même source.
Les établissements éligibles à cette compétition peuvent envoyer leurs candidatures, au plus tard le 01 décembre 2025, au nom de la Direction générale de l’action culturelle, à l’adresse e-mail suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Les candidatures seront évaluées par un comité composé de spécialistes de l’Agence Nationale de protection de l’environnement (ANPE) et de Direction générale de l’action culturelle, selon un calendrier fixé à cet effet.
L’établissement d’action culturelle répondant aux conditions régissant cette compétition sera labellisé « eco-friendly ».
Les meilleurs établissements se verront décerner un premier, un deuxième et un troisième prix. Le lieu et la date de l’annonce des lauréats et la remise des prix seront fixés ultérieurement.
Tous les détails sur les modalités de participation et les documents à fournir sont consultables sur le site du ministère des Affaires Culturelles.
Les établissements d’action culturelle qui souhaitent participer à cette compétition sont appelés à candidater en présentant des projets participatifs et des programmes spécifiques dans le cadre de leurs responsabilités environnementales qui consistent en particulier à créer des espaces de créativités respectueux de l’environnement.
Chaque établissement est invité à présenter le contenu de sa participation dans une capsule vidéo qui ne dépasse les 5 minutes.
Il s’agit de projets autour des activités et services indoor et outdoor offerts par les établissements candidats et s’inscrivant dans le cadre d’une initiative lancée par les ministères de l’Environnement et des Affaires Culturelles.
Le recyclage des déchets organiques par le biais du compostage et la rationalisation de la consommation d’eau sont au cœur de cette initiative ouverte à tout établissement d’action culturelle ouvert sur son environnement social à travers l’implication notamment des familles et de la société civile.
Coupe du monde des clubs : Espérance de Tunis : des changements en vue face à Los Angeles
Par Jamel Belhassen
Tirant les enseignements nécessaires de la défaite de la première journée contre Flamengo, Maher Kanzari compte apporter des changements à sa formation rentrante contre Los Angeles, ce jeudi à partir de 23 heures( heure de Tunis). En effet, prenant en compte l'amélioration de la prestation lors de la seconde mi-temps contre les Brésiliens, certains éléments qui ont commencé le match sur le banc avant d'entrer en cours de jeu, seront cette fois-ci titularisés. Et ces changements concerneront les trois compartiments du jeu. Ainsi, en défense, Bouchniba remplacerait Ben Ali, à l'entrejeu, Konate et Derbali seraient rentrants alors qu'en attaque, Sasse céderais sa place à Mokwana tout comme Rodrigues qui sera remplacé par Jabri. Même Derbali, il aurait une chance de faire partie de l'équipe rentrante. Ainsi, pour les Sang et Or, réaliser un bon résultat est impératif lors de ce second match avant de croiser le fer avec Shelsea, lors de ls troisième journée. Le discours du président du club et de l'entraîneur juste après le match perdu contre Flamengo à été très positif et surtout motivant pour pousser les joueurs à donner le meilleur d'eux-mêmes ce jeudi soir contre Los Angeles.
Formation probable :
Ben Said, Bouchniba, Ben Hamida, Meriah, Toughai, Ogbelu, Guennichi, Konate, Mokwana, Jabri et Blaili.
J.B.
Reportage à Souk El Berka : Ces bijoux qui brûlent les doigts et les poches
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Alors que l’or est par ces temps de guerre plus que jamais une valeur refuge, le souk Al Berka, le temple des bijoutiers en Tunisie, n’affiche pas une grande fréquentation même si nous sommes en pleine saison de mariage. Reportage...
Jusqu’à un passé récent, le mois de juin est connu pour être l’annonce de l’ouverture de la saison de l’or en Tunisie. Saison de mariages oblige, les familles tunisiennes, et dans le respect de la tradition, se ruent vers les bijouteries pour acheter alliances, solitaires et autres colliers et gourmettes. Le souk Al Berka, situé en pleine Medina de Tunis, constitue, de fait, un baromètre pour les prix de l’or et aussi pour les tendances en matière de nouvelles créations. Seulement depuis 2022 et avec la pandémie du Covid, les affaires ne sont plus aussi rentables et les artisans de l’or peinent à faire face à la montée des prix des matières primaires. Pour le bijoutier Lotfi Rihani: «L’été n’est plus la saison préférée pour les mariés. Ils choisis-sent la fin de la saison septembre, octobre ou bien l’hiver pour convoler en justes noces. Les prix de location des salles de fête connaissent une certaine accalmie. On voit alors moins de clients en été qu’en hiver au marché de l’or ». Et d’ajouter : «Il faut compter au minimum 3500 D pour acheter la collection de bijoux pour la future mariée. Elle est tout simplement composée d’un collier, de boucles d’oreilles et de bracelet. Avec la bague, il faut mettre 500 D et ce pour la gamme de 18 carats à 350 D le gramme. Pour la même collection en 9 carats, cela peut atteindre 2000 D».
Ce constat est confirmé par Hatem Ben Youssef, président de la Chambre nationale des bijou-tiers : «Les ventes ont chuté de 50 %, un signal alarmant pour un secteur déjà sous tension». Intervenant, en effet, en début de semaine sur les ondes d’Express FM, le représentant de la profession a, justement, pointé plusieurs facteurs à l’origine de cette crise, «en premier lieu, la flambée des prix de l’or sur les marchés mondiaux, aggravée localement par la dépréciation continue du dinar tunisien. Le gramme d’or dépasse désormais la barre des 300 dinars, rendant l’achat de bijoux de plus en plus inaccessible pour la majorité des Tunisiens», a-t-il précisé.
Nous avons de notre côté posé la question à Islam et Youssef, deux fiancés qui s’apprêtent à convoler en justes noces cet été. Pour notre jeune couple: «Face à cette flambée des pris de l’or, on va se contenter du minimum, à savoir l’alliance et le solitaire». Mais pourquoi, de fait, le cours de l’or a connu cette hausse vertigineuse?
La guerre de l’or…
N’étant pas un pays producteur, la Tunisie compte sur ses réserves en or de la Banque centrale pour faire face à la demande du marché local. Selon l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi: «Les réserves de la Banque centrale de Tunisie sont estimées à 6.833.551 tonnes avec une valeur marchande de l’ordre de 1.110.7 milliards de dinars. A sa-voir que seulement 2.73 tonnes sont stockées en Tunisie. Les autres 4.135 tonnes d’or sont stockées à la Banque d’Angleterre, et ce, pour des raisons purement sécuritaires. L’on comprend ainsi que les besoins du marché local ne dépassent pas les 2.5 tonnes. Alors pour comprendre cette montée des prix, il faut également savoir que la Tunisie a gagné entre 2023 et 2024 l’équivalent de 270 millions de dinars grâce à la revalorisation des cours internationaux. En effet, l’once d’or est passée en une année de 2062 à 2610 dollars. Cela a eu des répercussions sur le prix du gramme d’or sur le marché local qui est passé de 200 D en 2022 à 300 D en 2025. Aussi, la demande mondiale d’or a été forte en 2024, atteignant un niveau record de 4 976,5 tonnes, malgré des prix élevés. Les banques centrales ont renforcé leurs achats d’or, considérant cela comme une valeur refuge, en particulier dans un contexte géopolitique incertain. Avec un prix de l’once d’or au plus haut, c’est la joaillerie, en revanche, qui s’essouffle. Quand le coût de la matière première principale d’un bijou augmente, le prix final aussi. Les consommateurs hésitent à acheter. La demande au niveau mondial a baissé de 11% avec un total de 1 877,1 tonnes d’or. Donc, le phénomène ne concerne pas uniquement la Tunisie».
M.B.S.M.
Editorial : Jeux aux allumettes dans un baril de poudre…
Par Chokri BACCOUCHE
Décidément, les protocoles et les règles de bienséance diplomatique ne sont pas les dadas de Donald Trump qui n’hésite pas, au besoin, de froisser la dignité de ses pairs. Lundi dernier, en effet, le président américain n’a pas pris de gants en quittant précipitamment le sommet du G7 qui se tenait au Canada laissant les gentils membres de ce «club des grandes démocraties» complètement ébahis. Cette dérobade subite du locataire de la Maison Blanche a été non seulement ressentie comme un affront mais interprétée également par les observateurs avertis comme une initiative délibérée de la part du chef de l’Exécutif U.S de saborder cette réunion au sommet pour des raisons liées à des convenances personnelles. Elle a laissé notamment sur le carreau le président ukrainien, Volodymir Zelensky, qui piaffait d’impatience pour rencontrer son homologue américain afin de l’inciter à prendre de nouvelles sanctions contre Moscou, voire plus «si affinités». Mal lui a pris, son arrivée sur les lieux dans un cortège de voitures de golf, censé charmer un Donald Trump qu’on dit fan de ce sport, est finalement tombée dans le «trou».
Deux raisons essentielles peuvent donner un élément d’explication logique au retour précipité de Donald Trump à Washington. Le président américain veut vraisemblablement éviter d’être confronté aux nombreuses doléances que ne manqueront pas d’exprimer ses interlocuteurs du G7, liées à la hausse intempestive des taxes douanières américaines à l’importation qui n’ont même pas épargné les alliés des Etats-Unis. L’autre raison, la plus importante en fait, concerne la guerre Iran-Israël. La réunion de crise tenue à huis-clos par le président américain à la Maison-Blanche reflète, à bien des égards, l’inquiétude des dirigeants U.S face à cette escalade militaire qui tourne actuellement à l’avantage de Téhéran. Cette hypothèse est d’ailleurs corroborée par des faits concrets et des preuves formelles.
L’entité sioniste et ses alliés occidentaux ont été surpris en effet par l’ampleur de la riposte iranienne. Les salves de missiles tirés du territoire iranien ont non seulement provoqué d’énormes dégâts dans les plus grandes villes israéliennes en paralysant l’économie du pays, mais ont poussé également de très nombreux Israéliens à l’exode. Les scènes de chaos et de destructions de l’infrastructure diffusées sur les réseaux sociaux, malgré le strict embargo sur l’image et le son décrété par les autorités israéliennes, confirment de manière on ne peut plus évidente la débandade prévalant actuellement en Israël, dont les dirigeants ne savent plus à quel saint se vouer pour sortir du terrible mauvais pas. Le principal architecte et instigateur de cette catastrophe inédite n’est autre que Benjamin Netanyahu, l’incorrigible va-t-en guerre Premier ministre israélien.
La réunion d’urgence à la Maison Blanche sonne apparemment comme une réunion de panique qui aurait poussé le président américain à prendre la décision, selon certaines rumeurs persistantes, d’impliquer directement les Etats-Unis dans ce conflit afin de voler au secours du trublion protégé israélien. Autant dire que la situation s’aggrave au fil des heures avec des perspectives très incertaines sur fond d’une extension probable du conflit au-delà du Moyen-Orient.
La guerre Iran-Israël ressemble à s’y méprendre à la sordide guerre déclenchée par l’Amérique de Bush qui a ravagé l’Irak de Saddam Hussein. L’une et l’autre sont motivées par des prétextes fallacieux et visent en réalité à servir des intérêts politiques et géostratégiques. L’arnaque du siècle de Colin Powell montrant dans l’enceinte du Conseil de sécurité de l’ONU une fiole censée contenir la preuve de la détention par l’Irak d’armes de destruction massive, alors qu’elle contenait en réalité de l’eau selon les propres aveux du cynique ancien chef d’état-major américain, en donne la preuve formelle. De la même manière, les Etats-Unis sont en passe de rééditer aujourd’hui le même scénario avec l’Iran. Le régime des mollahs est d’abord diabolisé dans le cadre de la rituelle guerre de propagande visant à convaincre l’opinion publique internationale du prétendu danger qu’il représente pour la sécurité dans le monde. Ironie de l’histoire, l’entité sioniste détient réellement l’arme nucléaire, agresse tous ses voisins et ne cesse de semer le chaos et la désolation au Moyen-Orient, mais c’est toujours l’Iran qui menace la paix et la stabilité de la région. Dernier rempart qui s’érige en obstacle contre les velléités expansionnistes d’Israël, l’Iran est, en réalité, le parfait bouc-émissaire de cette guerre aux relents à la fois néocolonialiste et bassement géopolitiques. En plus de permettre à Benjamin Netanyahu de réaliser son rêve de neutraliser définitivement son ennemi juré iranien, la chute du régime des mollahs est considérée par les stratèges washingtoniens comme un moyen idoine de torpiller le groupe des Brics, la nouvelle alliance montante qui menace directement le leadership américain dans le monde. La dédollarisation rampante des transactions commerciales internationales prônée par les Brics, qui plaident par ail-leurs en faveur de l’émergence d’un nouvel ordre mondial multipolaire, est vécue par les dirigeants américains comme un véritable cauchemar. C’est la raison pour laquelle ces derniers tentent par tous les moyens de saborder cette alliance en s’attaquant à l’un de ses membres les plus stratégiques, l’Iran en l’occurrence. Pourquoi l’Iran ? Parce que le pays des mollahs est considéré, à juste titre, comme l’un des principaux réservoirs de combustible qui alimente le moteur des Brics de par ses immenses ressources énergétiques en gaz et en pétrole. En Installant en Iran un régime résolument pro-occidental, les Etats-Unis seront ainsi capables non seulement de contrôler tout le pétrole du Moyen-Orient mais également de tarir les sources énergétiques de son grand rival chinois dans la course au leadership mondial. Il est bon d’ailleurs de rappeler à cet effet que Pékin importe actuellement près de 40% de ses besoins en pétrole de l’Iran.
Derrière le faux problème du nucléaire iranien, qui n’en a jamais été un en fait, se cachent donc des enjeux géopolitiques et stratégiques énormes. L’Occident qui a bien du mal à accepter l’émergence d’un monde multipolaire est tenté apparemment de jouer son va tout, dans l’espoir hypothétique de saborder cette perspective. Quitte en cela à permettre à leur pyromane attitré, Benjamin Netanyahu en l’occurrence, à jouer avec des allumettes à côté d‘un grand baril de poudre. Encouragé par ses protecteurs américains et européens à agir comme un électron libre, le Premier ministre israélien pourrait être le vecteur d’une guerre mondiale nucléarisée dont les signes avant-coureurs commencent à se faire sentir. A part cela, tout va pour le mieux dans un monde plus que jamais aux abois…
C.B.
La fête de la musique : Il y en aura pour tous les goûts...
Par Imen Abderrahmani
Où aller pour la fête de la musique ? Trois grands rendez-vous, dans trois lieux différents, sont annoncés au Centre international de la culture et des arts (Palais El Abdelliya), à la Cité de la culture et au Centre culturel international de Hammamet. Détails.
A sa 43ème édition, la Fête de la musique, cette manifestation française qui a essaimer l’Europe puis le monde entier, continue à faire danser et chanter les rues dans différentes villes de la planète y compris la Tunisie où chaque an, le 21 juin, résonnent dans ses différentes scènes, des airs de musique en tous genres.
Créée officiellement en France en 1982 par Maurice Fleuret, directeur de la musique et de la danse, sur une proposition de Jack Lang, alors ministre de la Culture, cette fête a été adoptée par la Tunisie comme par de nombreux pays du monde, qui ont vu dans ce rendez-vous une belle opportunité pour célébrer la musique et les musiciens au-delà des salles de spectacles et des concerts payants pour la populariser, à travers des concerts dans les rues et les places.
Du Malouf à El Abdelliya
Pour cette année, trois rendez-vous sont annoncés. Le 1er aura lieu au Centre international de la culture et des arts (CICA) au Palais El Abdelliya qui vient d’annoncer le lancement de la première édition de son festival dédié au malouf. Organisée du 21 au 24 juin, dans le jardin du somptueux palais, cette manifestation se veut une occasion pour célébrer le malouf comme un héritage musical vivant tunisien et maghrébin. Ainsi, le coup d’envoi de ce festival qui accompagne la célébration de la Fête de la musique, sera donné par l’artiste Sofien Zaïdi, l’une des voix majeures de la musique tunisienne et l’un des spécialistes du malouf.
Deux concerts l’un de la Libye et l’autre de l’Algérie rythmeront cette manifestation dont la clôture verra défiler le jeune et talentueux artiste Nadhir Baouab.
Avec ce premier rendez-vous annoncé à la Marsa, la Fête de la musique devient synonyme de la tradition, de l’héritage commun, de la mémoire.
Des notes symphoniques
Pas loin, le Théâtre de l’Opéra de Tunis a choisi de mettre en lumière les « prouesses » artistiques de l’Orchestre Symphonique Tunisien (OST). Le concert qui aura lieu au Théâtre des Régions, à 20h00, et qui sera dirigé par le maestro Shady Garfi fera voyager les mélomanes dans le répertoire des « grands compositeurs classiques dont les œuvres ont marqué l’histoire universelle de la musique.
Georges Bizet, Johannes Brahms, Edward Grieg…dont le célèbre concerto pour piano sera interprété par Bassem Makni ». Les musiques d’aujourd’hui seront également présentes, notamment à travers les créations de Bruno Coulais, compositeur français de musique de film et de musique contemporaine, surtout connu pour sa bande originale de « Microcosmos : Le Peuple de l’herbe ». C’est « les Choristes » qui sera interprété par le chœur d'enfants polyphonique de l'Orchestre symphonique tunisien qui fera, à cette occasion, sa première apparition sur scène », précise le communiqué de Théâtre de l’Opéra.
Les lauréats d'Elyssa au RDV
Au Centre international de Hammamet, la Fête de la musique sera placée sous le signe de la créativité et des nouveaux projets. Deux concerts gratuits sont ainsi annoncés, les 20 et 21 juin, de 19h00 à minuit, à Dar Sébastien, au Centre culturel international de Hammamet (CCIH).
Organisés dans le cadre du programme "Elyssa", ces deux concerts se veulent une occasion pour présenter les voix et les créations des douze artistes lauréats de ce programme.
"Les artistes présenteront le résultat de leurs diverses phases de résidence qui se sont déroulées au Centre Culturel International de Hammamet, depuis janvier 2025, et durant lesquelles ils ont créé, peaufiné, répété et développé leurs compositions", lit-on dans le communiqué de l'Institut français de Tunisie (IFT), initiateur du programme "Elyssa".
Il est à rappeler que "Elyssa" est un fonds d’aide à la création visant à soutenir les artistes résidant en Tunisie dans les domaines des arts visuels et des musiques. Soutenu par le Fonds Équipe France (FEF), ce projet innovant a pour ambition d’accompagner la scène artistique tunisienne en offrant un soutien personnalisé à des artistes émergents et confirmés, rappelle le communiqué de presse.
Lancé au mois d’octobre 2024, le programme "Elyssa" d’une durée d’un an est demi, a été pensé comme un espace où se rencontrent création artistique et entreprenariat culturel. Conçu comme un véritable tremplin à la création, ce projet accompagne les artistes visuels et les musiciens tunisiens depuis la conception de leurs projets jusqu’à la réalisation concrète de leurs initiatives, ajoute la même source.
Il est juste à noter qu'excepté les deux concerts de Hammamet et le festival du malouf à El Badelliya qui sont gratuits, le concert de l'Orchestre symphonique Tunisien (OST), contrairement à l'esprit de la fête de la musique axé sur les scènes libres et les concerts non-payants. N'est-il pas temps de faire sortir la Fête de la musique des salles de spectacles pour investir les quartiers défavorisés afin que la musique dans sa diversité soit pour tous et partout? A méditer!
I.A.
Programme des deux concerts (Centre culturel international de Hammamet) :
-Vendredi 20 juin
19h00-19h45 : Nejia
19h50-20h35 : Broua
20h40-21h25 : Soudeni
21h30-22h15 : Ayman Boujlida – Mabrouka
22h20-23h05 : Islem Jemai
23h10-23h55 : Benjemy – Haï
- Samedi 21 juin
19h00-19h45 : Hadra
19h50-20h35 : Jathb
20h40-21h25 : Laimanprod (Aymen Goubaa)
21h30-22h15 : Ahmed Litaeim – Pyschedelic Winds
22h20-23h05 : Chaima Mahmoud
23h10-23h55 : Dendri Stambeli Movement
Le 3ème numéro de la revue cinématographique « Notre regard sur les cinémas arabes et africains » est déjà disponible
Une riche sélection d’articles est au menu de la revue en langue française « Notre regard sur les cinémas arabes et africains » parue dans son troisième numéro en juin 2025.
Cette revue numérique semestrielle est dédiée au cinéma tunisien et africain. Son premier numéro est paru il y a un an, en juin 2024.
L’éditorial intitulé « Avec des bases solides, le cinéma peut devenir créateur d’emplois » aborde la question de l’emploi dans les pays arabes et africains « qui constitue souvent une problématique difficile à résoudre ».
Le dossier de ce numéro intitulé « Besoin de réforme » présente trois articles autour de l’industrie cinématographique tunisienne, le financement de la production cinématographique en Tunisie et la relation entre la production cinématographique et le financement public.
Le chapitre dédié au « Cinéma tunisien » présente les articles sur le rôle du chef monteur, la poésie filmique à travers l’œuvre de Moufida Tlatli et Kahéna Attia, Thalathoun de Fadhel Al-Jaziri, un entretien avec Selma Baccar et les films «La maison dorée » de Selma Baccar et « Les enfants rouges » de Lotfi Achour.
Le chapitre « Cinémas arabes » présente des articles consacrés à Assia Djebar et « La Nouba », en plus d’une interview du réalisateur palestinien Rachid Masharawi.
Le chapitre « Cinémas Africains », présente des articles autour de la Cinémathèque Africaine de Ouagadougou et Souleymane Cissé. La revue présente également un article autour de « l’enfant spect-acteur ».
Cette revue numérique de critique cinématographique en langue française est dédiée aux cinémas arabes et africains, généralement représentés dans les médias internationaux. Son objectif principal est de « leur donner la place qu’ils méritent et de procéder à une sérieuse exploration de leurs richesses culturelles, artistiques et thématiques ».
«Notre Regard» présente un contenu assez varié, avec notamment des critiques de films, des entretiens exclusifs, des dossiers thématiques et des réflexions approfondies sur l’actualité et l’évolution à venir des cinémas arabes et africains.
La revue est en vente sur le lien suivant : https://www.helloasso.com/.../boutiques/notre-regard-2
« Le nom «Notre Regard» a été choisi pour dire simplement qu’il est temps que nos films cessent d’être vus, commentés et interprétés uniquement à travers un regard étranger, en l’occurrence celui des critiques de cinéma occidentaux, avec en plus une lecture souvent paternaliste et ou folklorique », lit-on dans la présentation de cette revue spécialisée.
Le but est de donner aux cinéastes arabes et africains l’opportunité de voir enfin leurs productions jugées et analysées à travers un regard critique, mais émanant de leurs propres compatriotes, précise-t-on.
« Notre Regard» est une revue semestrielle, indépendante éditée à Paris en partenariat avec l’Association «Ciné-Sud Patrimoine» (Tunisie). Elle a été créée par le site basé à Paris « cinéma tunisien » qui constitue une référence pour les professionnels du cinéma et les cinéphiles.
« Cinéma tunisien » offre de nombreuses rubriques (actualités, activités, festivals, films en salle, castings) et des articles sur les nouveautés dans le secteur du cinéma qui sont généralement parus dans les principaux médias tunisiens.
Festival arabe de la radio et de la télévision : Une sélection de 299 œuvres à l’affiche
Organisée du 23 au 26 juin, à Tunis et Hammamet, la 25ème édition du Festival arabe de la radio et de la télévision organisé par l’Union des radios et télévisions arabes (ASBU) verra la présentation de 299 œuvres dont 145 œuvres radiophoniques et 154 œuvres télévisuelles, dans ses différentes sections.
Dans la compétition radiophonique, 109 chaînes sont dans la compétition officielle et 36 autres dans la compétition parallèle. Parmi les chaînes de radios participantes, 14 chaines membres de l’ASBU dans la compétition officielle et 14 autres chaines privées internationales, diffusant ses programmes en arabe, dans la compétition parallèle.
Sur les 154 œuvres télévisuelles participantes, 107 dans la compétition officielle et 47 autres dans la compétition parallèle. La liste des chaînes de télé participantes comprend 17 établissements télévisuels membres de l’ASBU, 9 chaînes par satellite et 20 sociétés de production.
La liste détaillée, par catégorie, des œuvres (séries, programmes, documentaires, sports…) sélectionnés a été dévoilée au terme d’un marathon de deux semaines qui s’est déroulée à distance, indique un communiqué publié, mardi, sur le site du festival de l’ASBU.
« Le volume et la qualité de la participation à cette édition reflète de l’évolution de la performance professionnelle au sein des institutions médiatiques dans le Monde arabe », a annoncé le festival soulignant que la sélection a été effectuée par un comité d’experts indépendants.
Les préparatifs sont en cours pour l’organisation de la 25ème édition du Festival arabe de la radio et de la télévision, prévue du 23 au 26 juin 2025, à la Cité de la culture et à Yasmine Hammamet. Le festival fêtera cette année son 44ème anniversaire dans une édition spécial qui aura pour thème « L’espace de rencontre et créativité ».
Au programme
La cérémonie d’ouverture est prévue le lundi 23 juin, à l’amphithéâtre romain de Carthage. Elle sera animée par le chanteur Saber Rebai. La cérémonie de clôture, prévue le jeudi 26 juin, sera organisée au Théâtre de l’Opéra de Tunis, à la Cité de la Culture.
La Médina Yasmine Hammamet abritera le Salon de la technologie au cours duquel des exposants arabes et étrangers présenteront les dernières innovations, notamment dans le domaine de l’équipement audiovisuel.
Les dernières innovations technologiques dans la production audiovisuelle, le marché des programmes radiophoniques et télévisés ainsi que des séminaires scientifiques sur l’Intelligence Artificielle (IA) et l’information sont également au cœur de ce rendez-vous à Hammamet.
Le Festival arabe de la radio et de la télévision est organisé par l’Arab state Broadcasting Union en partenariat avec le ministère des Affaires Culturelles, les Établissements de la Radio et de la Télévision tunisiennes et l’organisation arabe des satellites de communication (Arabsat).
Habituellement, un concert animé par une star de la chanson arabe est organisé à Carthage lors de la cérémonie d’ouverture qui est retransmise en direct sur différentes chaînes de télévision et stations de radio arabes, publiques et privées.
Un méga concert panarabe est organisé à la soirée de clôture, au théâtre de l’opéra, suivi par l’annonce du palmarès des compétitions télévisées et radiophoniques.
Chaque année, des figures emblématiques du paysage audiovisuel arabe sont à l’honneur au Festival de l’ASBU. Le festival organise quatre compétitions dont deux officielles et deux parallèles ouvertes aux professionnels des médias de l’audiovisuel, au terme desquelles plusieurs prix sont décernés aux lauréats et leurs œuvres télévisées et radiophoniques.
Objectifs
Depuis sa création en 1981, le Festival arabe de la radio et de la télévision est organisé à Tunis abritant le siège de l’Union des radios et télévisions arabes (ASBU), une organisation professionnelle arabe, fondée en 1969, en vue de renforcer la coopération interarabe dans le secteur de l’audiovisuel, Radio et télévision. En 2015, le Festival est devenu un évènement annuel.
Le festival vise à promouvoir la production radiophonique et télévisée arabes et à présenter les dernières innovations technologiques dans la production audiovisuelle. Il œuvre à contribuer au développement de la production radiophonique et télévisée arabes et à améliorer la qualité des contenus audiovisuels.
Chaque année, il accueille les instances membres de l’ASBU parmi les chaines de télévision et stations de radio arabes publiques et celles des radions et télévisions privées, les sociétés de productions et les agences de presse arabes. Les sociétés de production et les chaines et les stations de radio, non arabes, qui produisent et diffusent en langue arabe y sont également invitées.
Les programmes retenus sont répartis dans les catégories suivantes:
· Compétitions radiophoniques
- Compétition radiophonique officielle
Drama (Littérature mondiale)
Programme pour les jeunes (offres d’emplois dans l’univers numérique)
Programme sociaux (la cohésion sociale)
Environnement (les énergies alternatives)
Spots de sensibilisation (le respect du voisin)
Programmes Scientifiques (l’Intelligence artificielle et son rôle dans la société), documentaires (le trafic humain)
- Compétition radiophonique parallèle
Programmes interactifs (Services)
Programmes de santé (la santé préventive)
Programmes sportifs (sport féminin)
Spots de sensibilisation (l’alimentation saine)
Programmes culturels (la littérature d’enfance)
· Compétitions télévisuelles
- Compétition télévisuelle officielle
- 1- Drama : Séries sociales/ Séries comiques
- 2- programmes télévisés :
- Films ou programmes documentaires sur la question palestinienne
- Programmes du film documentaire
- Variétés et Talkshows
- Programmes pour enfants
- Programmes culturels
- 3- Programme d’information à la Télé : Reportages/ Talkshows
- Compétition télévisuelle parallèle
- 1-Drama : Séries sociales
- 2- Programmes télévisés : Films ou programmes documentaires sur la question palestinienne/ Programmes du film documentaire/ Programmes scientifiques et technologiques
- 3- Catégorie news : Reportages/ Talkshows
Opinion : Il n’est jamais trop tard pour bien faire - Par Hassan GHEDIRI
La guerre entre l’Iran et Israël laisse présager le risque d’un conflit dévastateur dans un Proche-Orient profondément déchiré et fait émerger des scénarios improbables, sales et plus désastreux les uns que les autres. Si les attaques contre des installations nucléaires iraniennes par l’entité sioniste auxquelles le régime des mollahs tente de riposter par l’usage d’un arsenal de missiles balistiques inédit, un éventuel effondrement des rapports de force entre acteurs opposés plongera tous les pays de la région dans une instabilité grave dont les retombées dépasseront les frontières qui dessinent la carte du Proche-Orient pour affecter la planète toute entière. Dans ces deux colonnes, nous n’allons pas étaler les conséquences géographiques et géostratégiques d’un très possible futur embrasement de cette région du monde. Concentrons-nous sur les conséquences probables de cette guerre susceptible de bouleverser l’économie mondiale comme aucun événement n’a fait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Quand on dit une guerre dévastatrice dans le Proche-Orient, tous les regards se tournent vers le pétrole, le vrai nerf de la guerre. Malgré les investissements colossaux con-sacrés dans le monde aux sources d’énergies renouvelables, l’or noir continuera pendant encore plusieurs années à être la ressource la plus convoitée. Si depuis plus d’un siècle, les hydrocarbures ont toujours été une matière première incontournable pour faire tourner l’économie mondiale, la perturbation de la chaîne d’approvisionnement à cause des conflits constitue un défi majeur pour tous les pays et représente un enjeu de souveraineté pour les économies vulnérables.
Depuis le début de l’offensive sioniste contre l’Iran, les cours du pétrole se sont mis à grimper, doucement certes, mais l’évolution des prix trace déjà les perspectives d’une flambée presque inéluctable. Face aux grandes incertitudes entourant l’évolution du conflit, les prix du pétrole sont en passe d’être dopés par les craintes d’un possible blocage par l’Iran de l’une des plus importantes voies de transit du pétrole dans le monde : le détroit d’Ormuz. Une carte que Téhéran n’hésitera, certainement pas, à jouer au moment opportun.
Se situant pourtant à des milliers de kilomètres des champs de bataille de cette guerre, la Tunisie, très fragile économiquement, est tristement habituée à subir de plein fouet l’onde de choc des crises qui déstabilisent les cours du pétrole et des matières premières. Avec un prix du baril frôlant les 76 dollars, la Tunisie doit déjà chercher à combler un déficit budgétaire supplémentaire se chiffrant à plusieurs centaines de millions de dinars équivalents à la compensation qu’impliquent les nouveaux prix en comparaison avec le prix de référence adopté dans le budget de l’Etat de 2025. Car comme on ne cesse de le crier sur tous les toits, depuis très longtemps en Tunisie: « Chaque dollar d’augmentation du prix du baril de pétrole coûte à l’Etat environ 140 millions de dinars». Un embrasement dans la région du Golfe d’où sort plus de 36% du pétrole approvisionnant le monde fera enflammer les marchés de l’énergie et entraînera l’économie mondiale dans l’inconnu. La Tunisie risque d’être sévèrement affectée par un tel scénario. Il y a vingt ans, lorsque le baril du pétrole avait atteint 150 dollars, c’est tout le secteur de l’industrie plastique et chimique qui s’est effondré avec des fermetures en cascades et des milliers d’emplois perdus. A cette époque, l’économie nationale était beaucoup plus solide et les finances publiques assez puissantes comparé à la situation actuelle.
Les dégâts collatéraux d’une grande guerre dans le Golfe persique seront énormes pour la Tunisie pour ne citer que les conséquences d’une flambée historique des cours du pétrole. Les dégâts se-raient certainement plus supportables si l’on avait commencé depuis longtemps à abandonner progressivement les combustibles fossiles dans tous les secteurs en s’engageant dans une vraie transition vers les sources d’énergies propres. Notre seule consolation est qu’il n’est jamais trop tard pour s’engager enfin dans la transition énergétique!
H.G.
C.A: Mohsen Trabelsi présente sa candidature pour la présidence
Finalement.le Club Africain a un candidat pour la présidence. Il s'agit de Mohsen Trabelsi qui a décidé in-extremis de se présenter au poste de président en l'absence d'autres candidats. Ainsi. 'l'assemblé générale élective aura lieu à sa date initiale ce samedi 21 juin. Trabelsi aura à gérer bien des dossiers en tous genres.
J.B.
Mohamed Kouki, nouvel entraîneur du CSSfaxien
Le club phare du Sud, le CSSfaxien qui s'est séparé de Lassaad Dridi tient son nouvel entraîneur. Il s'agit de Mohamed Kouki. L'accord entre les deux parties à été conclu hier. Kouki conduira sa première séance d'entraînement, mardi prochain. Il aura à gérer un effectif jeune et ambitieux mais qui sera certainement renforcé par quelques recrues tunisiennes et étrangères.
J.B.
Tournoi de Berlin : Brillante victoire de Ons Jabeur contre Jasmine Paolini (2-0)
Par Jamel Belhassen
Revoilà enfin la meilleure Ons Jabeur. Contre Paolini, qui fait partie du top 5, elle a dominé le match de bout en bout pour passer aux quarts de finale dans un tournoi sur gazon qu'elle affectionne bien.Nous nous attendions à un premier set équilibré et très serré ou du moins à l'avantage de l'italienne Jasmine Paolini, 5e au classement WTA et nous eumes droit à une domination sans partage de la part de la Tunisienne Ons Jsbeur, classée 61e mondiale. C'était donc une belle surprise pour les fans de Ons qui voulaient rompre avec la série de déconvenues essuyées ces derniers temps. Un net (6-1) en 38 mn a illustré la supériorité de la Tunisienne devant Paolini qui a perdu de sa verve habituelle contre toute attente. La musique allait-elle changer au second set ? Sur le même tempo, Ons Jsbeur continue sur sa lancée grâce à une sérénité étonnante et une efficacité retrouvée comme par magie. Des revers et des coups droits réussis ont mis à mal Paolini qui n'en revenait pas. A 4 jeux à 1,Ons était sur la bonne voie vers une victoire éclatante contre un adversaire de premier plan. Paolini revient à 3-5. Mais, en meilleure forme, Ons Jabeur remporta le second set (6-3) en 39 mn. Voilà une brillante victoire pour la Tunisienne contre Paolini qui était bien loin de sa forme habituelle. De bon augure.
J.B.
Sous-traitance : Que faire pour éviter des licenciements massifs…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Mettre fin à la sous-traitance, c’est bien, mais que faut-il faire par ces temps de crises pour accompagner les entreprises dans l’application de la nouvelle loi et surtout éviter les licenciements en masse?
Pas de demi-mesures pour le chef de l’Etat concernant l’abolition de la sous-traitance qui a, en effet, plaidé lundi dernier pour une rupture franche avec cette pratique. Le président de la République a, également, insisté sur la clarté et la portée du projet de décret interdisant le recours à la sous-traitance dans le secteur public. Il a, dans ce sens, évoqué la dissolution prochaine de la société Itissalia Services «L’Itissalia Lilkhadamat» et l’intégration de ses agents dans les structures où ils travaillent.
ITISSALA est une entreprise détenue principalement par des sociétés publiques. Elle est spécialisée dans les prestations de services aux entreprises et aux particuliers. Elle met à la disposition de ses clients plusieurs prestations. Il s’agit d’un sous-traitant de main-d’œuvre, peut-on lire dans une dé-pêche de l’agence officielle TAP. Pour certains observateurs, cette volonté doit être accompagnée de mesures de nature à aider les entreprises à ne pas licencier en masse les employés sous contrat à durée déterminée.
Interrogé à ce sujet, l’expert en économie et en gestion, Mohamed Salah Jennadi, nous a confié : «Accorder des avantages fiscaux aux entreprises et alléger les charges sociales sont le seul moyen pour éviter des licenciements en masse. Il faut, en effet, savoir que d’après les statistiques dévoilées par l’Association tunisienne des petites et moyennes entreprises (Anpme), environ 200.000 PME sont en faillite en 2023 contre 120.000 en 2022. 35,6% des PME tunisiennes n’ont pas, égale-ment, recruté de personnel pour des raisons financières. Le recours à la sous-traitance est, alors, pour la majorité des entreprises qui n’arrivent pas à supporter les charges sociales dues au recrutement direct
Un nouveau modèle économique
La Tunisie a besoin, et ce selon plusieurs spécialistes, d’un nouveau modèle économique, «du coup, la réforme du Code du travail doit s’inscrire dans le cadre de cet nouvel élan économique», nous dira, alors, notre interlocuteur du jour, en l’occurrence l’expert Mohamed Salah Jennadi. Et d’ajouter : « Il faut, en effet, savoir qu’une stratégie économique qui ne résout pas les problèmes sous-jacents à l’origine des difficultés économiques du pays a peu de chances de réussir. Et l’un de ces problèmes est certainement le manque de qualification des travailleurs tunisiens. Les compétences relativement modestes produites dans les écoles tunisiennes, en particulier dans les régions les plus reculées, risquent au final d’entraver la croissance du pays. Cela étant, le fait d’investir beaucoup plus de ressources pour élever le niveau de qualification et d’éducation aujourd’hui ne suffira pas en soi à accélérer la croissance. Il apparaît clairement d’après les tests existants que les coûts élevés de nature budgétaire et réglementaire de l’emploi sont également des obstacles à la croissance. Malgré l’intention qui prévaut derrière les exigences du marché du travail tunisien, le système en place nuit à l’emploi dans toute l’économie, à la productivité de la main-d’œuvre et à l’augmentation des salaires, tout en favorisant l’apparition d’activités informelles à petite échelle et à faible rendement, et finit par limiter une croissance dont la répartition est inégale. Beaucoup de travailleurs ne sont pas déclarés, et les entreprises tunisiennes utilisent d’autres mesures de façon inhabituelle pour contourner certaines obligations liées à l’embauche de travailleurs, notamment la sous-traitance et le travail à temps partiel. En outre, la taille des entreprises tunisiennes ne cadre pas avec les comparateurs internationaux, notamment par rapport au niveau du PNB du pays: la forte proportion d’entreprises de moins de six employés montre que l’économie tunisienne n’est pas propice aux entreprises de plus grande taille. Au vu des exigences formelles d’embauche, il n’est pas rentable pour les entreprises de recruter plus de personnel ni même, dans de nombreux cas, d’investir».
M.B.S.M.















