Editorial : Se préparer à un été de feu - Par Hassan GHEDIRI
Voilà que débute la saison des incendies en Tunisie avec des feux qui se déclarent brusquement dans les bois et les champs de blé. Ne serait-ce que dimanche dernier, plus d’une trentaine d’hectares de céréales sont partis en fumée à cause d’une moissonneuse-batteuse qui a malencontreusement provoqué un départ de feu. Selon un communiqué publié par la Protection civile, l’incendie qui s’est déclaré vers midi a ravagé 35 hectares de céréales dans un champ situé à Béja. C’est le genre du sinistre que tous les céréaliculteurs redoutent énormément lorsque la campagne des moissons coïncide avec la chaleur. Les feux de récoles ont tendance à se multiplier pendant l’été parce que lorsque les épis sont très secs, la moindre étincelle peut facilement provoquer un incendie ravageur. Il suffit qu’une lame de l’engin heurte une roche et c’est l’incendie. Et c’est vrai-semblablement ce qui s’est passé dans ce champ de blé à Béja. Au cours de la semaine écoulée, d’autres incendies s’étaient déclarés également dans ce bassin céréalier avant d’être maîtrisés par les pompiers. Chaque année, des milliers d’hectares d’exploitations agricoles et de forêts sont dévorés par les feux en Tunisie.
Dans un rapport sur le « Climat et le développement » en Tunisie édité par le la Banque mondiale en 2023, il a été estimé que près 200 mille hectares, soit environ 17% de la superficie forestière de notre pays, pourraient être perdus à cause des incendies. Au cours de la dernière décennie, le risque d’incendie s’est en effet multiplié par deux en Tunisie. Les projections climatiques prévoient en effet une diminution du nombre de jours consécutifs de pluie dans l’ensemble du pays. Cela entraî-nera une augmentation des sécheresses qui auront un impact sur l’humidité des sols et donc sur le risque du déclenchement des feux de forêt. Cette année, l’apport de pluviométrie a été positif sur une grande partie du territoire national, particulièrement où se concentre l’essentiel de la production céréalière et quasiment la part la plus importante du couvert forestier.
Déjà, tous les spécialistes croient qu’en raison de ce contexte de réchauffement climatique, l’été 2025 sera très chaud et ce en se référant à des modèles scientifiques fiables. La végétation, qui a agréablement couvert pendant le printemps quasiment toutes les régions du nord, spécialement les zones forestières et agricoles, est aujourd’hui asséchée augmentant considérablement le risque des incendies. Quand, bientôt, s’installera, pour de bon, la saison de canicule, ce sera l’occasion pour constater à quel point les autorités se sont-elles préparées pour affronter l’épreuve des incendies.
La Tunisie ne peut plus se permettre d’aborder la question du réchauffement climatique avec des politiques conjoncturelles. Il ne s’agit pas seulement de préserver des superficies agricoles ou fores-tières, mais bien de défendre un pan crucial de notre souveraineté alimentaire. Les incendies dans les champs de céréales, en pleine période de moisson, risquent de réduire à néant des efforts entiers de production nationale, déjà mis à mal par les aléas climatiques. Dans un pays où la dépendance aux importations de blé est structurelle et coûteuse, chaque hectare détruit par le feu accentue notre vulnérabilité stratégique. Prévenir, surveiller, intervenir rapidement et équiper convenablement les agriculteurs et les services de la protection civile constituent les piliers d’une politique de préven-tion efficiente face aux risques que représentent aujourd’hui le réchauffement climatique pour la Tunisie.
H.G.
Les autorités ne font rien pour les dépolluer… : Voici les plages (normalement) infréquentables cet été…
Par Hassan GHEDIRI
Avec des municipalités totalement déséquipées obligées de fermer les yeux sur la pollution préméditée de la mer, la liste des plages contaminées sera longue cet été…
Alors que la montée du mercure pousse déjà beaucoup de Tunisiens à partir à la quête d’une brise de fraîcheur au bord de mer créant un léger frémissement de la fréquentation des villes côtières, osons dire d’emblée qu’il est inutile d’espérer un raccourcissement de la fameuse et malheureuse liste noire des plages impropres à la baignade en cet été 2025.
L’on peut déjà affirmer que le traditionnel communiqué diffusé par le ministère de la Santé et qui dresse chaque année une liste noire des plages interdites aux vacanciers, à cause de leur eau contaminée, sera maintenue inchangée pour le énième été consécutif. Il est complètement absurde, en effet, de ne rien faire de radical pour empêcher l’Office national de l’assainissement (ONAS) et les indus-tries de déverser durant toute l’année des millions de mètres cubes d’eau surchargés de bactéries et d’autres substances présentant un risque sanitaire majeur et de s’attendre à voir des plages sortir de ladite liste.
Cela fait déjà plus d’une décennie, en effet, qu’environ une trentaine de plages, quasiment les mêmes, sont déclarées impropres à la baignade puisque transformées au fil des ans en un dépotoir des eaux usées non traitées évacuées par le réseau de l’assainissement. Pour ne citer que les banlieues sud de Tunis où les plages sont rendues infréquentables depuis belle lurette à cause de la pollution, l’on estime à près de 100 mille mètres cubes d’eau usées déversés chaque jour par l’ONAS dans la mer. Cela fait que les analyses microbiologiques effectuées sur les échantillons d’eau prélevés dans les plages de cette région affichent des taux anormalement élevés de pollu-tion fécale. L’absence d’un dispositif de surveillance rigoureux et efficace fait que la fréquenta-tion de ces plages polluées n’a jamais été effectivement interdite aux baigneurs.
Manque d’autorité
Ainsi, le ministère de la Santé qui publiera, sous peu, la liste des plages polluées, et qui sont de ce fait interdites à la baignade pendant l’été 2025, n’a aucune autorité pour mettre en application cette interdiction. Les municipalités censées avoir les prérogatives pour faire respecter les recommandations des autorités sanitaires se trouvent totalement déséquipées et elles sont contraintes de fermer les yeux sur la pollution préméditée de la mer. Cela dit, dans quelques jours, près de 30 plages vont être déclarées infréquentables par le ministère de la Santé.
L’année dernière, le ministère de la Santé a dénombré 29 plages réparties dans 5 gouvernorats du pays. Jusqu’à l’heure actuelle, rien n’est encore officiel, mais considérant les nombreuses défaillances qui entachent la lutte contre la pollution et la dégradation continue de l’environnement côtier dans toutes les régions du pays, l’on peut dire que les résultats des ana-lyses bactériologiques et physicochimiques effectuées ces derniers mois par les services compétents du ministère de la Santé ne pourraient qu’être accablants.
H.G.
Des « Mélodies d’Orient », ce soir à la Cité de la culture
Après une première en mars dernier, le concert « Mélodies d’Orient » revient dans une nouvelle version, ce soir, à 20H00 au Théâtre de l’Opéra de la Cité de la Culture Chedly Klibi qui accueillera cette nouvelle édition intitulée « Lila men Alf Lila », une soirée musicale hors du commun, à la croisée du rêve, de l’hommage et du chef-d’œuvre oriental.
Ce spectacle rend d’abord hommage à la grande diva arabe Oum Kalthoum, mais célèbre également les figures emblématiques de son époque, parmi lesquelles Mohamed Abdelwahab, Farid Al Atrach, Ismahan, Mohamed Al Mougi, Abdelhalim Hafedh, les frères Rahbani et Omar Khairat.
Sur scène, le Carthage Symphony Orchestra (CSO), dirigé par le maestro Hafedh Makni, sera accompagné du chœur mené par Mourad Gaaloul. Le concert comptera un invité d’honneur de renom en l’occurrence le violoniste Mohamed Makni, qui interprétera et dirigera certaines œuvres du programme. Les arrangements symphoniques inédits, spécialement conçus pour l’occasion, sont signés par Mohamed Makni et Wassim Makni.
Cette édition se distingue également par son cadre, le Théâtre de l’Opéra de Tunis. Pour mieux accueillir le public, l’organisation a prévu une nouvelle répartition des places en zones (A,B,C,D,E, F, G,H et I) en orchestre, ainsi que des emplacements en Balcon 1 et 2. Les tarifs sont fixés à 40 dinars pour l’orchestre (toutes zones confondues), 30 dinars pour le Balcon 1 et 20 dinars pour le Balcon 2.
Après « Sh’hili », Habib Ayeb explore les « Vies de femmes »
Après « Sirocco » (Sh’hili), tourné entre la France, l’Italie, la Tunisie et le Maroc, et sorti en 2024, portant sur les enjeux du changement climatique, le géographe et cinéaste Habib Ayeb s’attelle à un nouveau projet documentaire intitulé « Vies de femmes ».
L’objectif du film, selon le réalisateur, est de valoriser et de faire reconnaître l’importance des femmes dans l’ensemble de la chaîne alimentaire et dans l’agriculture en général en mettant en lumière leurs rôles variés et essentiels dans le monde rural et agricole. Que ce soit en tant que « propriétaires, locataires, ouvrières, pêcheuses ou cuisinières nourricières, ces femmes jouent un rôle central dans les chaînes agricoles, alimentaires, sociales, économiques et écologiques ».
Habib Ayeb cherche à donner la parole à cette catégorie de femmes car explique-t-il dans la note d’intention « Les milliers de femmes du monde agricole, qui travaillent sans relâche et sans rien demander en retour, méritent d’être vues et entendues ».
L’origine de ce projet, actuellement en phase de production, puise dans un souvenir personnel. « Quelques années à peine avant sa disparition à un peu moins de 90 ans, ma mère ne ratait jamais la saison de la cueillette des olives. Alors que les plus jeunes se limitaient aux branches à portée de main, ma mère était la première à aller à la recherche des branches les plus hautes… Et de son sommet, elle commandait toute la troupe et grondait les enfants quand ils marchaient sur les olives tombées par terre… », se rappelle-t-il.
Loin de l’oubli
Le nouveau film repose ainsi sur une série de portraits détaillés de femmes engagées dans l’agriculture, la pêche ou la transformation alimentaire, à travers une approche ethnographique mêlant observation directe et immersion participative, pour mettre en évidence l’importance des savoirs agricoles et alimentaires détenus par les femmes dans les milieux ruraux et paysans, notamment les femmes dans les larges steppes du sud, les femmes des bergers, les femmes de Kerkennah (les pêcheuses et les laggatas qui « ramassent les palourdes ») ou encore les femmes de Oued Sbaihiyya à Zaghouan (association de femmes agricultrices) etc. explique le réalisateur, actuellement à la recherche du financement pour poursuivre sa nouvelle aventure filmique.
Il s’agit également d’un travail sur la mémoire. Donner la parole aux femmes âgées, afin d’évoquer leur mémoire de paysannes, d’épouses, de mères, de travailleuses, permettra, selon le réalisateur, de mieux comprendre les mutations sociales engendrées par la marginalisation progressive de l’agriculture paysanne au profit de l’agrobusiness.
Pour ce projet assez spécifique, l’équipe technique sera entièrement féminine et composée de femmes professionnelles tunisiennes : réalisation, prise de son, montage, étalonnage, mixage etc., promet Habib Ayeb qui chapeautera le projet
Géographe et cinéaste, spécialisé en géographie sociale, Habib Ayeb a choisi d’axer ses recherches et ses films sur des thématiques liées à la souveraineté alimentaire, à l’environnement, aux questions paysannes, aux changements climatiques et aux dynamiques de marginalité et de pauvreté, principalement en Tunisie, en Egypte et en Afrique du Nord. Il est le fondateur de « Layoun Prod », une société de production cinématographique qui œuvre pour le soutien à la production et la promotion des films documentaires indépendants et engagés dans des thématiques en relation avec la justice sociale, écologique et climatique, la souveraineté alimentaire, les droits fondamentaux et les libertés individuelles.
Le chercheur tunisien Ahmed Gadhoum reconduit au STAB de l’UNESCO pour un mandat de quatre ans
Ahmed Gadhoum, expert en archéologie subaquatique et représentant de la Tunisie, a été reconduit pour quatre ans au Conseil consultatif scientifique et technique (STAB) de la Convention de l’UNESCO de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique.
Directeur du département des études d’archéologie subaquatique à l’Institut national du patrimoine (INP), Gadhoum a participé à plusieurs missions en Méditerranée et au Moyen-Orient. Il a notamment collaboré à des prospections sous-marines à Qalhat, au Sultanat d’Oman, site inscrit au patrimoine mondial.
Le STAB, composé de 14 experts internationaux, accompagne les États dans la mise en œuvre de la Convention, la protection des sites submergés et le renforcement des capacités techniques.
Cette reconduction confirme l’engagement continu de la Tunisie dans la préservation du patrimoine culturel subaquatique.
Projet de loi portant sur la lutte contre la sorcellerie : Quel est le sort des pratiques religieuses telles que la Roqya?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Un projet de loi portant sur la lutte contre la sorcellerie et le charlatanisme sera examiné pro-chainement par le Parlement. Que prévoit ce projet et quel est le sort des pratiques religieuses telles que la Roqya si cette proposition législative est adoptée?
Un projet de loi portant le n°025/2024, relatif à la criminalisation de la sorcellerie et du charlata-nisme, a été déposé le 6 mars 2024 par treize élus. En effet, «la sorcellerie n’est pas jusqu’ici interdite par une loi spécifique, mais des pratiques liées à la sorcellerie peuvent être poursuivies dans le cadre d’autres lois, notamment celles relatives à l’escroquerie et à l’exercice illégal de la médecine. Il n’existe pas, justement, de législation spécifique visant la sorcellerie en tant que telle. Cependant, des lois existantes peuvent être appliquées en fonction des actes commis», nous dira l’avocat Me Houssem Eddine Ben Atiya. Que prévoit, de fait, cette nouvelle loi et si certaines pratiques religieuses telles que la Roqya seront visées par ce projet de loi?
A l’origine de ce projet de loi, la députée Fatma Mseddi a indiqué: «Les charlatans profitent aujourd’hui du vide juridique existant pour abuser, soustraire de l’argent et arnaquer leurs vic-times. Malheureusement, l’article 291 du code pénal qualifie ce genre de pratiques de délits d’escroquerie, ce qui a créé un flou dans l’interprétation du texte. De fait, cette proposition de loi vise à combler ce vide». Selon certains sondages, 1 Tunisien sur 3 dit avoir consulté au moins une fois un voyant ou une voyante. Les femmes sont les plus concernées par ce fléau qui génère 1 milliard de dinar par an. Entre 3000 et 5000 guérisseurs et voyants exercent en Tunisie et la majorité d’entre eux disposent de patentes et d’un matricule fiscal, ce qui donne à leurs activités un caractère «officiel». N’empêche que les abus sont fréquents allant du viol à la mort...
Exorcisme et violence sexuelle…
Rien que durant l’année 2024, 174 enquêtes ont été ouvertes à l’encontre de charlatans et guérisseurs dont les deux célèbres voyants Kamel Maghrebi et le violeur de l’Ariana. Tout récemment, un individu, se présentant comme «guérisseur spirituel», poursuivi pour viol sans consentement, violences graves, escroquerie et chantage à caractère sexuel, a été arrêté à Sousse. Pour le violeur de l’Ariana, il a dans son actif plus de 800 femmes et jeunes filles qui ont été toutes été abusées sexuellement par ce guérisseur qui leur a fait croire que son «sperme magique» est le seul remède pour leur problème de stérilité pour les femmes mariées et pour leur trouver un mari pour les jeunes filles.
Face à la prolifération de ce fléau et abus commis, le nouveau projet de loi prévoit des peines de prison à l’encontre de ces charlatans. Selon l’avocat Me Houssem Eddine Ben Atia: «L’article 291 reste vague dans ses dispositions et parle beaucoup plus d’escroquerie que d’incrimination du charlatanisme. Alors, ce projet de loi peut constituer un tournant en matière pénale afin de protéger les victimes contre ces pratiques aux conséquences parfois très graves».
Outre les abus à caractère sexuel et physique, certains individus sont victimes aussi d’escroquerie à l’image de ces quatre personnes qui ont été victimes d’une escroquerie de grande ampleur perpétrée par une femme et deux hommes, dont l’un est ressortissant d’un pays arabe. L’affaire a été dévoilée en mai dernier. Les escrocs ont réussi à leur soutirer plus de 500 000 dinars en leur faisant croire qu’ils pouvaient extraire des trésors enfouis à l’aide de rituels de sorcellerie et de pratiques occultes.
M.B.S.M.
Tournoi de Berlin: Ons Jabeur retrouve Jasmine Paolini aux huitièmes
Après sa victoire par 2 sets à 0 face l'Américaine Caroline Dolehide , la Tunisienne Ons Jabeur , 61e au classement WTA, retrouvera sur son chemin, mercredi au stade des huitièmes de finale de Berlin sur gazon, l'italienne Jasmine Paolini, désormais 5e. Un dur morceau pour Ons qui a déjà perdu face cette même Italienne, le mois dernier au tournoi de Rome. Remise en confiance par sa dernière victoire qui intervient après plusieurs déconvenues, Ons saura-t-elle créer la sensation après- demain face à Paolini au summum de sa forme?. C'est tout ce qu'on peut souhaiter à la brave ministre du bonheur qui a déjà remporté ce même tournoi de Berlin en 2022.
J.B.
Coupe du monde des clubs- Flamengo- Espérance ( 2-0) : La loi du plus fort
Par Jamel Belhassen
Après une première mi-temps ratée, le réveil dans la seconde période n'a pas suffi à L'Espérance pour éviter une défaite logique face à un Flamengo en forme optimale.
Jouée devant une forte galerie bresilienne et esperantiste, la partie à été à sens unique en première période avec une domination totale des Carioca, habiles techniquement et pratiquant un football alerte et tout en mouvement face à des Sang et Or vêtus en vert et blanc jouant la prudence et assez timides en attaque. Flamengo n'a pas attendu longtemps pour trouver la faille par son attaquant Arrascaeta qui a trompé Ben Said après un enchaînement collectif bien tracé ( 1-0) à la (17e). Un but qui secoua un peu les Tunisois mais 'ils n'arrivent pas vraiment à poser un jeu offensif clair devant une équipe bien placée. Après la pause, Kanzari incorpore Konate et Mokwana pour remplacer Jebali et Sasse, transparents et animer davantage l'animation offensive. Et c'est Ben Hamida qui effectue le premier tir ( 49e) de son équipe. Ben Said va s'illustrer en sauvant une situation dangereuse ( 52e). Un léger mieux est constaté dans la manœuvre esperantiste. Blaili voit son tir repoussé par le gardien Rossi (67e). Mais, la réussite est encore du côté bresilien. Araujo d'un tir enveloppé trompe Ben Said ( 2-0) à la (70e) ,juste quand les Sang et Or ont commencé à y croire. Blaili , encire lui, tire au-dessus (85e). Il fallait se rendre à l'évidence: la différence de classe était évidente.
Formation de l'Espérance
Ben Said, Ben Ali ( Bouchniba 84e) Ben Hamida, Toughai, Meriah, Ogbelu, Guennich ( Derbali 75e), Jebali ( Konate 46e), Sasse ( Mokwana 46e), Rodrigues ( Jabri 75e) et Blaili.
J.B.
Au cinéma « L’Agora »-La Marsa : Fenêtre sur le cinéma italien contemporain
Par Imen Abderrahmani
Avec « Follemente » de Paolo Genovese, s’ouvrira ce soir à 19h00 le programme « Italian Screens », une initiative spéciale mettant en lumière les récentes productions cinématographiques italiennes et explorant les possibilités de coopération bilatérale.
Organisé par l’Institut Culturel Italien de Tunisie, ce programme offre un panorama des nouvelles voix et approches du cinéma italien contemporain, comme le soulignent les notes de présentation. Le coup d’envoi sera donné avec « Follemente », la dernière comédie de Paolo Genovese.
Dans ce film, le réalisateur met en scène « un premier rendez-vous entre un homme et une femme, accompagnés de toutes les voix qui habitent leur esprit — entre moments de gêne et éclats de rire », précise le synopsis. Le casting du film réunit une pléiade d’acteurs chevronnés : Edoardo Leo, Pilar Fogliati, Emanuela Fanelli, Maria Chiara Giannetta, Claudia Pandolfi, Vittoria Puccini, Marco Giallini, Maurizio Lastrico, Rocco Papaleo et Claudio Santamaria.
Qu’est-ce qui se cache dans nos pensées ? Quelles questions osons-nous poser lors d’un premier rendez-vous ? Que cherchons-nous à comprendre, à ressentir chez l’autre ? Ce sont ces interrogations que les différentes voix porteront tout au long de ce dîner à la fois romantique et décisif.
La présentation de la soirée et du film sera assurée par le réalisateur Mourad Ben Cheikh, dont le dernier long métrage, « Asfour Jenna », est une coproduction tuniso-italienne.
Au programme
Ce rendez-vous du cinéma italien en Tunisie propose également une table ronde, le 18 juin à 10h00, à la salle Taher Cheriaa (Cité de la Culture), autour du thème : « L’audiovisuel entre Italie et Tunisie : état des lieux ».
Participeront à cette rencontre : Chaker Chikhi, chargé de la direction du Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), Habib Attia (producteur, Cinetelefilms), Mohamed Challouf (réalisateur), Badi Chouka (coproducteur du film ‘Breath’), Ilaria Congiu (réalisatrice de ‘Breath’), Francesco Lattarulo (coproducteur de ‘Breath’), Roberto Stabile (responsable pour l’internationalisation à la Direction générale « Cinéma et audiovisuel » du MiC, à Cinecittà – en vidéoconférence), Ginella Vocca (directrice du MedFilm Festival)
Le programme propose également une sélection de films sortis en 2024 : « Breath » d’Ilaria Congiu, « Asfour Jenna » de Mourad Ben Cheikh, « Sulla Terra leggeri » de Sara Fgaier, « Diamanti » de Ferzan Ozpetek et « Vermiglio » de Maura Delpero.
Le cycle s’achèvera le 22 juin à 18h30, à la salle « L’Agora », avec « Il tempo che ci vuole » de Francesca Comencini. Dans ce film, la réalisatrice poursuit son exploration intime de la relation qu’elle entretient avec son père, le grand cinéaste Luigi Comencini.
Bouffée d’oxygène pour les cinéphiles, ce programme permet de découvrir la nouvelle génération de cinéastes italiens et le visage actuel du cinéma italien — un cinéma qui a toujours été au cœur du mouvement cinématographique mondial, enrichissant la cinémathèque internationale par ses chefs-d’œuvre et inspirant des générations de créateurs, de Rossellini à Fellini, de Scola à Moretti.
« Italian Screens » est aussi une plateforme pour promouvoir les synergies entre cinéastes italiens et tunisiens, notamment à travers le Fonds bilatéral d’aide à la promotion d’œuvres cinématographiques en coproduction italo-tunisienne, créé en 2018. Ce fonds alloue chaque année 280 000 euros — dont 180 000 euros côté italien et 300 000 dinars côté tunisien — pour soutenir les coproductions entre les deux pays.
I.A.
Quatre siècles au piano à Ennejma Ezzhara
Dans le cadre de ses Salons artistiques d’Ennejma Ezzahra, le Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes organise un concert musical collectif intitulé : «Quatre siècles au piano», présenté par Sana Trabelsi, Amira Loubiri et Abdelmalek Loubiri et ce le vendredi 20 Juin 2025 à partir de 11h, au Palais d’Ennejma Ezzahra.
« Quatre siècles au piano » est un voyage musical à travers le temps, un dialogue entre générations : générations de compositeurs internationaux et générations de brillants pianistes tunisiens locaux.
C'est une « célébration du répertoire pianistique à la fois dans sa richesse et son évolution. Ce concert réunit sur une même scène de jeunes élèves de conservatoires nationaux et publics tunisiens, ainsi qu’une variété d'artistes Tunisiens de l’Institut Supérieur de Musique de Tunis. Ensemble, ils font résonner les grandes étapes de l’histoire du clavier — du contrepoint baroque aux tourments romantiques, de la clarté classique aux raffinements pré-impressionnistes. À travers les œuvres de Bach, Mozart, Beethoven, Chopin, Mendelssohn, Brahms, Haydn et Fauré, ce sont des idées qui se transmettent, se partagent et se réinventent, portées par l'engagement de chacun et le plaisir d'unir les doigts autour d'un même instrument », lit-on dans les notes de présentation de ce rendez-vous.
Ils participent à cette rencontre musicale Abdelmalek Loubiri, Amira Loubiri, Sana Trabelsi Hong et Yassine Choukani. A ces artistes chevronnés s’ajoutent une pléiade de jeunes et talentueux artistes : Abir Dhaker, Feriel Aouini, Feriel Fliss, Tejelmolk Ben Ouali et Youssef Ezzine.
Editorial : Pourquoi la Chine et le Pakistan volent-ils au secours de l’Iran?
Par Chokri BACCOUCHE
Quelque peu grisé par l’appui inconditionnel de certains pays occidentaux qui le soutiennent à bras-le-corps contre vents et marées, le Premier ministre israélien a déclenché donc une guerre contre l’Iran. Mal lui a pris car il a découvert à ses dépens que l’armée iranienne n’était pas un tigre en papier mais une puissance redoutable qui est en passe de changer radicalement l’équilibre des forces au Moyen-Orient. La pluie de missiles iraniens déversés sur les principales villes et les sites stratégiques de l’entité sioniste ont non seulement fait voler en éclats le mythe hollywoodien de l’invulnérabilité d’Israël mais révélé également une nouvelle réalité dans la région. L’escalade en cours entre les deux belligérants ne prédit rien de bon. Elle se radicalise et atteint au fil des heures un seuil de plus en plus critique. Aux frappes israéliennes sur son territoire, Téhéran répond par de nouvelles salves de missiles. Les dégâts matériels et humains de part et d’autre sont considérables et tout porte à croire à ce stade que la situation va empirer. L’entrée en scène de nouveaux protagonistes poids lourds à savoir la Chine et le Pakistan est un fait nouveau et inédit qui n’écarte pas l’hypothèse d’une probable extension de ce conflit au-delà du Moyen-Orient et ce, pour des considérations géopolitiques et stratégiques évidentes.
Pour la première fois, en effet, Pékin et Islamabad ne se sont pas contentés de condamner la violation par Israël de la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale de L’Iran. Les deux pays ont exprimé, en effet, ouvertement leur pleine solidarité avec Téhéran, livrant ainsi un message sans ambages «à qui veut bien l’entendre» dont la teneur ne laisse aucun doute sur leur détermination de soutenir l’Iran contre son ou plutôt ses ennemis si la situation l’exige. Cette nouvelle donne inédite fausse en fait encore plus les calculs de Benjamin Netanyahu et de ses alliés occidentaux qui ne s’attendaient certainement pas à une telle tournure des événements. Lui qui pensait en finir rapidement avec le dernier régime qui lui tient tête au Moyen-Orient et fait obstacle à ses ambitions expansionnistes, délirantes et démesurées, de mettre sous sa botte l’ensemble de la région, voit de plus en plus son rêve fondre comme beurre au soleil. Le général Mohsen Rezaee, officier supérieur du Corps des gardiens de la révolution islamique et membre du Conseil de sécurité nationale iranien vient d’ailleurs de rappeler que le Premier ministre israélien s’est embarqué dans une aventure à très haut risque. Il a déclaré en effet dans une interview au Daily Mail que « le Pakistan nous a assuré que si Israël utilise une bombe nucléaire contre l’Iran, il attaquera également Israël avec une bombe nucléaire ».
Au grand dam de Netanyahu, l’Iran ne sera pas une proie facile, livrée en pâture à ses velléités déstabilisatrices. Loin d’être isolé, le pays des mollahs compte en effet de puissants alliés, prêts à lui prêter main forte pour face à toute éventualité, y compris d’ailleurs celle d’une intervention directe de certains pays occidentaux, Etats-Unis en tête, dans ce conflit en faveur de leur protégé israélien. Aïe, aïe, on peut dire que la partie chauffe avec des perspectives très incertaines pour l’ensemble des protagonistes, directs et indirects, de cette guerre qui n’est pas près de livrer tous ses secrets et appelés à connaître incessamment de nouveaux rebondissements potentiellement spectaculaires. Qu’est-ce qui a poussé la Chine et le Pakistan à sortir de leur réserve habituelle pour exprimer une position aussi claire et directe en faveur de l’Iran au moment où les tensions atteignent leur paroxysme. ? La réponse à cette question tient du fait que le conflit israélo-iranien n’est que la partie visible de l’iceberg qui cache d’énormes enjeux géopolitiques et stratégiques. On sait en effet que l’entité sioniste est considérée par l’Occident comme le poste avancé qui préserve ses intérêts au Moyen-Orient. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs, quoique Netanyahu fasse, tue, massacre, affame ou agresse tous ses voisins, il est toujours défendu avec acharnement et aveuglément par ses sponsors occidentaux au prétendu motif qu’Israël a le droit de se défendre. La guerre occidentalo-sioniste contre l’Iran fait peser en fait une lourde menace sur les intérêts stratégiques de la Chine et pour cause! Quand on sait que Pékin importe à hauteur de 40% de ses besoins en pétrole de l’Iran, on comprend mieux pourquoi les responsables chinois sont sortis cette fois-ci de leur réserve. Pour faire plus simple, si d’aventure le régime iranien venait à chuter, les Etats-Unis contrôleraient toutes les sources énergétiques du Moyen-Orient, asphyxiant au passage l’économie de son plus grand rival chinois dans la course effréné que se livrent les deux superpuissances pour le leadership mondial.
De la même manière, l’hypothèse d’un changement de régime en Iran est vue, à raison du reste, par les dirigeants pakistanais comme un danger pour la sécurité nationale de leur pays, sans compter le fait que le nucléaire «musulman» pakistanais n’a jamais été porté en odeur de sainteté aussi bien par Israël que par ses alliés occidentaux.
Comment va se terminer cette affaire ? Dieu seul le sait ou plutôt de deux choses l’une: Ou bien tout le monde se rend à l’évidence de régler le problème à «l’amiable» par la voie politique ou bien on va souffler davantage sur le feu de cette guerre qui risque d’ouvrir à moyens termes les portes de l’enfer pour l’ensemble de la communauté internationale. Un enfer potentiellement nucléaire cette fois-ci où tout le monde sera finalement perdant. Plus que jamais, le monde est à deux doigts du précipice. On ose espérer que la raison et le bon sens l’emportent pour éviter le pire avant qu’il ne soit trop tard…
C.B.
La joie et le bonheur en quelques phrases
La médiathèque de l’Institut français de Tunisie propose, le vendredi 20 juin à 17h, un voyage dans des œuvres littéraires majeures abordant le thème « Pouvoir de la joie et autres petits bonheurs ». Des lectures des extraits de ces textes seront assurées par la Compagnie des Vives Voix réunissant Haithem Haouel, Martine Gafsi, Maryvonne Radix, Raouf Medelgi, Michelle Bouffetier et Moncef Ghachem.
Comment quelques écrivains ont décrit et raconté le bonheur et la joie ? Comment ils ont défini le bonheur ? Quels mots pour décrire l’allégresse et le bien-être ? A découvrir lors de ce rendez-vous.
Coupe du monde des clubs - Groupe D : Shelsea bat Los Angeles (2-0) et prend option
Les clubs du groupe D de cette coupe du monde sont entrés en lice ce soir avec une opposition Shelsea- Los Angeles. Favoris, les Blues n'ont pas eu la partie facile face aux Américains qui ont sorti une prestation très honorable et ont fait jeu égal la majorité du temps. Mais, le métier des Anglais, pourtant amoindris, a fait la différence qvec un but de Nato en première période (34e)et un autre de Fernández (80e). Grâce à cette victoire, Shelsea prend option vers la qualification en attendant le match entre l'Espérance de Tunis et Flamengo du Brésil, programmé cette nuit à partir de 02 heures.
J.B.
Démarrage de la saison 2025'2026 le 9 août
C'est désormais officiel. La saison 2025-2026 de la Ligue 1 de football démarrera les 9 et 10 août 2025. C'est ce qu'a affirmé le porte-parole de la FTF au cours de l'émission de télévision Dimanche Sport. Il a été décidé aussi que la formule du championnat sera inchangée, à savoir en poule unique malgré les différents engagements internationaux lors de la prochaine saison. Sage décision de la part du Bureau Fédéral.
La super coupe aura lieu le 3 août
Concernant la super coupe de la saison 2025-2025, elle est programmée pour le 3 août. Elle opposera le champion, L'Espérance de Tunis et le vainqueur d'un match d'appui entre le Stade Tunisien, le finaliste, et l'USMonastir, le dauphin du championnat. Ce match sera joué à la fin du mois de juillet . Ce choix a été dicté par le fait que L'Espérance a remporté le doublé au cours de la saison dernière.
J.B.
Tournoi de Berlin : Ons Jabeur bat Caroline Dolehide (2-0) et passe aux huitièmes
Par Jamel Belhassen
Après des éliminatoires malheureuses et une défaite contre la Chinoise Wang, Ons Jabeur, 61e au classement WTA, a été repêchée dans le tableau final où elle a rencontré aujourd'hui l'Américaine Caroline Dolehide, 64e mondiale au stade des 16/e de finale. Le premier set a été équilibré et disputé de bout en bout. Il a fallu avoir recours au tie break pour voir la Tunisienne remporter la mise (7-6) en 64 mn après bien des souffrances et d'efforts louables. Par contre, le second set a été beaucoup plus facile pour Ons Jabeur qui a battu à plate couture son adversaire ( 6-1). Voilà une victoire qui vient à temps pour la Tunisienne qui a bien besoin d'un succès pour retrouver confiance et aborder les prochains rendez-vous dans une forme mentale optimale après bien des déconvenues lors des derniers tournois joués.
J.B.
















