A L’IMA : les multiples facettes de Abdelwahab Meddeb
L’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris explore du 13 au 16 juin l’œuvre et la vie du penseur et écrivain Abdelwahab Meddeb à travers performances musicales, projections, rencontre littéraire...
A l’occasion de la parution au mois de mai 2025 de ses carnets de notes inédites « Vers l’Orient. Carnets de voyage de Tanger à Kyoto » (Editions Stock-France) , l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris organise du 13 au 16 juin 2025 un hommage à la mémoire de l’écrivain, romancier, poète et homme de radio Abdelwahab Meddeb (1946-2014), en vue de redécouvrir l’universalité de sa pensée et la pertinence de ses œuvres à travers des rencontres littéraires, des projections de films et des performances musicales.
Né à Tunis en 1946 et décédé dans la nuit du 5 au 6 novembre 2014 à Paris, Abdelwahab Meddeb était connu du grand public pour son émission « Cultures d’Islam » sur France Culture et son livre « La Maladie de l’Islam », paru au lendemain des attentats du 11 septembre.
Poète, romancier, critique de cinéma, commissaire d’exposition, éditeur, traducteur, historien de l’art, il incarnait cette rencontre singulière entre érudition, réflexion philosophique et sensibilité littéraire et artistique. Imprégnée de Dante et d’Ibn Arabi, son œuvre foisonnante témoigne de sa grande ouverture et puise autant dans les sources européennes -de la philosophie présocratique à la poésie romane médiévale- que dans le patrimoine islamique, entre mystique soufie et poésie arabe et persane.
Abdelwahab Meddeb en courts- métrages
L’hommage débutera par la projection le 13 juin prochain, d’une sélection de courts- métrages auxquels Abdelwahab Meddeb a participé, soit en tant que protagoniste soit en tant que contributeur à leur réalisation. « Meddeb, éclaireur d’Islam » (2002), zoome sur l’écrivain comme un passeur entre les cultures de l’Orient et de l’Occident. Le court- métrage « L’Occident vu de l’Orient » (2005) est inspiré de l’exposition du même nom, inaugurée en juin 2005 au Centre de culture contemporaine de Barcelone. Marquée par une actualité dramatique après le choc du 11 septembre et la guerre en Irak, cette exposition avait été conçue par Abdelwahab Meddeb. « De page en page » (1999) est un film-essai sur la naissance des pages, leur traversée des jours et des siècles. Le film est réalisé à l’occasion de l’exposition « L’aventure des écritures » à la Bibliothèque nationale de France (BNF) avec la participation notamment de Jean Bottéro, Edwy Plenel, Plantu, Jean-Claude Carrière et Abdelwahab Meddeb.
Sera projeté également un extrait du long-métrage documentaire « La parole ou la mort » (2009) qui donne la parole à plusieurs témoignages dont celui d’Abdelwahab Meddeb pour parler des liens tissés par l’art, la culture et la foi.
Un ciné-débat est également au programme autour du film documentaire « Miroirs de Tunis : La Transe et la Pierre », réalisé par le cinéaste chilien Raoul Ruiz avec Abdelwahab Meddeb comme coscénariste. Le film revient sur l’histoire d’un cinéaste chilien et d’un écrivain tunisien qui se rencontrent à Paris et qui décident de voyager ensemble à Tunis. L’un découvre la ville en étranger, l’autre retrouve sa ville natale où il a grandi, où il a passé son enfance et son adolescence avant de la quitter à l’âge de vingt ans. Les lieux visités deviennent emblématiques à travers deux regards croisés pour évoquer les grandes questions constitutives de cette enfance et qui continuent d’interroger le monde et son avenir : l’islam, le monothéisme, la dispute théologique, la prière, la transe, l’étrangeté, l’exil, la liberté, l’errance etc.
Ces carnets de voyages retrouvés après son décès
Dans le cadre des Rencontres littéraires de l’IMA, une discussion est prévue le 14 juin autour de ses 79 carnets de notes et de voyages, partant de l’Occident musulman et allant jusqu’à l’Extrême-Orient, en passant par Le Caire. Ces carnets retrouvés après son décès par sa famille montrent qu’il écrivait sur tout, et partout. Avec Benjamin Stora, historien français, Tiphaine Samoyault, critique littéraire et romancière et Jean-Hubert Martin, historien de l’art, cette rencontre sera l’occasion de mettre en valeur ces manuscrits qui, à eux seuls, constituent des œuvres : d’une graphie minutieuse et appliquée, allant de l’arabe au français, parsemés de croquis architecturaux, de dessins de paysage et de fleurs séchées dénotent son émerveillement face aux lieux visités et témoignent de l’artiste complet qu’il fut.
Une lecture musicale de « Vers l’Orient » sera donnée le 14 juin par le musicien et auteur-compositeur-interprète français Arthur H, fin lecteur de l’œuvre de Meddeb. Il lira des extraits des Carnets de voyage sur une création sonore signée Alejandro Van Zandt-Escobar, monteur son français.
Le 16 juin, le rappeur, auteur-compositeur-interprète français Abd al Malik offrira une performance musicale, accompagné du musicien Izo Dio et. Il interprétera des extraits de « Vers l’Orient » à travers un croisement entre la guitare et le texte permettant de livrer une interprétation singulière des textes intimes de feu Abdelwahab Meddeb.
Commémoration du 40ème jour du décès de l’artiste Anouar Chaaâfi : Seuls les écrits restent…
Par Imen Abderrahmani
Son départ a bel et bien attristé la scène artistique nationale. Anouar Chaâfi qui a voué sa vie au 4ème art sera au cœur d’une célébration qu’accueille aujourd’hui le Centre des Arts dramatiques et scéniques de Médenine. Un livre sera présenté à l’occasion.
Artiste généreux, ayant voué sa vie au 4ème art, Anouar Chaâfi a pu, au fil de sa carrière, développer un style propre à lui, à avoir sa propre touche, partageant à cœur joie avec la nouvelle génération sa vision et son approche de l’exercice théâtral. Lui qui s’est spécialisé dans le théâtre expérimental et qui a lancé les assises d’un festival dédié à ce genre afin qu’il soit une plateforme favorisant l’échange et brisant le « blocus » culturel que vit le sud tunisien.
Figure emblématique du théâtre tunisien et arabe, Anouar Chaâfi qui nous a quittés, le 30 avril 2025, sera au cœur d’une célébration mettant en lumière son riche héritage artistique et ce à l’occasion de la commémoration du 40ème jour de son décès.
Organisée par le Centre des arts dramatiques et scéniques de Médenine, en collaboration avec le Commissariat régional aux Affaires culturelles de Médenine, cette cérémonie d’hommage est prévue aujourd’hui, à partir de 17h30.
Le programme de cette cérémonie de commémoration comprend la présentation du livre d’Anouar Chaâfi, publié quelques semaines avant sa mort, aux Editions Khraief, intitulé « Explorations scéniques », ainsi que la présentation du nouveau numéro de la revue non périodique publiée par le centre, « Warakat Masrahiya » (Feuillets théâtraux), un numéro spécial dédié au défunt, préparé par l’écrivain et journaliste Noureddine Bettaieb, contenant des documents, des photos et des témoignages sur son parcours.
Un livre et des souvenirs
Edité également par les Editions Khraief, ce nouveau numéro de « Feuillets théâtraux » propose au fil de ses 128 pages des lectures croisées du parcours et de l’œuvre théâtrale de Anoaur Chaâfi. Ces lectures sont assurées par nombreux de ses contemporains : des artistes, des chercheurs et des critiques qui l’ont connu de près ou qui ont collaboré avec lui.
Premier directeur fondateur du Centre des arts scéniques et dramatiques de Médenine, en 2011, directeur également du Théâtre National Tunisien, jury dans plusieurs festivals, Anouar Chaâfi a à son actif plus d’une vingtaine de pièces dont la plus récente « Le Cauchemar d’Einstein ».
Cette nouvelle publication qui célèbre la mémoire de l’artiste comporte au total 14 textes signés par Jamel Chandoul (Directeur du Centre des arts dramatiques et scéniques de Médenine), Moez M’rabet (Directeur du théâtre National Tunisien), Mansour Seghaïer (Président de l’association de la Troupe de théâtre de Douz), Nissaf Ben Hafsia (Directrice du département des arts scéniques au ministère des Affaires culturelles), Mounir Argui (Directeur des Journées théâtrales de Carthage), Faouzia Belhaj Mezzi (Présidente de l’association tunisienne des critiques de théâtre), Zouheïr Ben Terdeyet (Dramaturge),Samir Atigui (universitaire), kamel Ayadi (Ecrivain), Ghazi Zaghbani (metteur en scène, scénariste et acteur)… et Noureddine Bettaïeb (journaliste et écrivain) qui a côtoyé le défunt tout au long de 35 ans de sa carrière.
La publication offre à voir quelques photos et articles marquant les débuts de Anouar Chaâfi dont le parcours s’étale sur près de quatre décennies. Outre cette publication qui apporte des éclairages sur un artiste qui a marqué de son empreinte la scène culturelle et qui a contribué à la formation de nombreuses générations et au développement de l’expérience théâtrale expérimentale tunisienne, le Centre des arts dramatiques et scéniques de Médenine propose également une exposition documentaire et des témoignages de ceux qui ont accompagné l’artiste tout au long de son parcours, avec des enregistrements audio et vidéo mettant en lumière le rôle d’Anouar Chaâfi dans le rayonnement culturel de la ville de Médenine, que ce soit à travers sa direction du Centre des arts dramatiques et scéniques de Médenine ou lors de son passage au Théâtre National Tunisien.
I.A.
La productrice tunisienne Dorra Bouchoucha au jury de « Amman Film Industry Day » et un film tunisien dans la sélection
La productrice tunisienne Dorra Bouchoucha est au jury de la plateforme « Amman Film Industry Days » (AFID) du Festival international du film d’Amman – Awal Film (AIFF), qui se déroulera dans sa 6ème édition du 2 au 10 juillet 2025, dans la Capitale jordanienne Amman.
Figure incontournable du 7ème art en Afrique et dans le monde arabe, Dorra Bouchoucha figure dans un jury international composé de Joseph Bitamba (cinéaste burundais), Eduardo Guillot (programmateur et critique de cinéma espagnol), Linda Mutawi (productrice jordanienne) et Abdulaziz Alshlahei (réalisateur saoudien).
Prévue dans sa 6ème édition, l’AFID a annoncé une sélection de 18 projets sélectionnés, parmi 170 candidatures, par un comité d’experts de l’industrie « pour leur originalité, leur vision artistique et leur potentiel de production ».
« You Don’t Die Two Times » (80′), projet de film coproduit entre l’Algérie, la Tunisie, l’Allemagne et la Franc, figure dans cette sélection de projets prometteurs des plateformes AFID.
Ce documentaire réalisé par Ager Oueslati et produit par Raouf Oueslati, Thomas Kaske et Dhia Jerbi. Synopsis : « Une nuit, un rêve étrange réveille Gift : est-ce le signe avant-coureur d’une fin, et qu’est-ce que c’est ? Lancée dans la périlleuse odyssée de la recherche de l’Europe, Gift raconte les souvenirs qui l’ont poussée à partir. Gift raconte les souvenirs qui l’ont poussée à partir ».
Ager Oueslati est journaliste, photographe et réalisatrice de films documentaires franco-algéro- tunisienne. Enfant, elle s’initie à la photographie analogique, commence par capturer des images de son quartier et réalise ses premiers reportages et travaux artistiques. À l’âge de 18 ans, elle commence à écrire comme journaliste pour le magazine municipal Choisy-le-Roi, parallèlement à ses études d’histoire à Paris1.
En 2013, elle rejoint la rédaction de France Télévisions et l’École supérieure de journalisme professionnel Lille-Montpellier (ESJ-PRO) en apprentissage, obtenant son diplôme en janvier 2015. Après avoir passé quelques années au sein de la rédaction de France Télévisions, il s’est installé en Tunisie. Là, il collabore avec la presse étrangère. En septembre 2019, il réalise son premier court-métrage, « Exilée », une œuvre de 14 minutes sélectionnée dans plusieurs festivals internationaux.
Raouf Weslati est producteur cofondateur de la société de production Taswir en 2021 avec sa sœur Ager Oueslati. Ensemble, ils coproduisent « You don’t die two times », le premier long- métrage documentaire d’Ager Oueslati.
La plateforme « Amman Film Industry Days » offre aux cinéastes et producteurs arabes un espace pour présenter leurs projets en développement ou en post-production aux professionnels membres du jury et concourir pour des services en nature et des prix financiers.
L’AFID accueillera également une riche sélection d’ateliers, de master-classes et de panels conçus pour favoriser des échanges significatifs et une croissance professionnelle.
La nouveauté de l’AFID, cette année, sont « The Spark Series ». Cette première initiative du genre dans le monde arabe mettra en lumière les séries Web en tant que forme de narration innovante et accessible.
Le festival a récemment dévoilé les jurys des sections pour films arabes de fiction, documentaire, court métrage, prix FIPRESCI et la section professionnelle « Amman Film Industry Days » (AFID).
Créé en 2023, le prix FIPRESCI, International Film Critics Awards, est destiné aux longs métrages documentaires arabes en vue de promouvoir le cinéma d’art et encourager le nouveau et le jeune cinéma. En 2024, le festival a lancé la section hors compétition « Spotlight » qui met en lumière des histoires réalisées par des cinéastes arabes, chevronnés et jeunes.
Organisé sous l’égide de la Royal Film Commission (RFC, Jordanie), le Festival international du film d’Amman, Awal Film, constitue une vitrine pour les premiers films arabes et internationaux.
Le Quotidien avec TAP
Départ de la caravane «Soumoud» à destination de Gaza : Soutien total des Tunisiens à la marche de la liberté
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La carvane «Soumoud» a quitté hier Tunis avec pour objectif briser le blocus imposé par les sionistes à Gaza. Comment les Tunisiens ont réagi à cette initiative? Témoignages…
Houssine Chalghaf, activiste politique et civil : Plus courageux que les dirigeants …
«Hormis la Tunisie, l’Algérie et l’Irak, le reste du Monde arabe a choisi le silence alors que des milliers de Palestiniens subissent l’une des guerres les plus sanguinaires de l’histoire. C’est aux peuples, alors, de briser à la fois ce silence et ce blocus imposé à Gaza où si on ne meurt pas par les bombes, c’est par la faim et la soif que les vies sont décimées. Cette caravane est un message fort adressé à toutes les consciences libres de ce monde pour agir en faveur des Palestiniens contre toutes les formes d’occupation et de génocide».
Chiheb Boughedir, universitaire : Les flottilles de la conscience…
«Bien que le vent soit en train de tourner dans le Grand Marghreb en faveur de la liberté et de la bravoure avec cette caravane de solidarité et de soutien aux Palestiniens partie hier de Tunis, et qui vient s’ajouter aux flottilles parties d’Italie pour briser le blocus génocidaire imposé par les sionistes à Gaza, la France bien-pensante, celle des amis du CRIF et des génocidaires, n’a pas cessé de dénigrer ces militants, les accusant de profiter de la tragédie vécue par les gazaouis, pour faire le buzz... Les idiots utiles du sionisme ont parlé de croisière, de bronzage, de plongée sous-marine... alors qu’ils plongeaient tous dans les caniveaux de l’horreur et de l’abjection morale... Il est vrai que le courage est une affaire de convictions et que ceux qui en sont dépourvus utilisent le sarcasme mesquin pour cacher leur misérable détresse morale. Le sens de l’honneur et de la dignité, on l’a ou on ne l’a pas, et quand on ne l’a pas... il vaut mieux garder le silence. »
Fethi Hdhiri, fonctionnaire : Historique…
«C’est un moment historique pour moi. Ces Tunisiens et ces Algériens, qui probablement seront rejoints en cours de route par des Libyens et des Egyptiens, incarnent la conscience de tous les peuples du monde. Cette action tout comme les autres flottilles parties d’Italie incarnent aussi l’attachement de l’homme aux valeurs universelles de la liberté et de la dignité. On ne doit pas oublier que ces militants risquent leur vie et pourtant ils n’ont pas hésité à prendre part à cette caravane qui se veut la voix de la liberté».
Hanane Ben Hedi, cadre : Ces Tunisiens qui nous rendent si fiers
«Cette caravane est à mon sens un message fort à tous les dirigeants du monde qui ferment les yeux sur ce génocide perpétré contre les Palestiniens de Gaza. Tous, comme les flottilles parties d’Italie, représentent aussi la conscience de toute l’humanité qui refuse aujourd’hui de s’aligner aux positions indignes de leurs dirigeants politiques. Donc, je ne peux personnellement qu’en être fière et solidaire. Avec l’espoir de voir ces caravanes arriver à bon port, l’espère que briser le blocus ne se limitera pas à l’acheminement de l’aide, mais implique, en outre, l’évacuation des blessés pour qu’ils puissent être soignés hors des territoires occupées».
Samir Abidi, enseignant : Bon vent …
«Comme l’ont indiqué les organisateurs, cette caravane veut se diriger vers le point de passage de Rafah, dans l’ambitieux objectif de briser le blocus et d’entrer dans la bande de Gaza pour en finir avec l’attentisme des pouvoirs arabes. D’ailleurs, la militante Jaouaher Chamma, membre de la Coordination de cette caravane, l’a bien précisé en rappelant que le but est de créer un pont humanitaire en soutien au peuple palestinien, en coordination avec ceux qui défendent la cause palestinienne en Algérie, en Libye et quiconque est partant et volontaire».
Pensée comme un dernier recours, cette caravane principalement terrestre entend enfin mobiliser les efforts pour faire parvenir l’aide humanitaire actuellement entassée au point de passage de Rafah en Egypte».
M.B.S.M.
Annulation du match Tunisie- République centrafricaine
Programmée pour ce soir à Casablanca, la rencontre amicale entre la Tunisie et la République centrafricaine à été finalement annulée, et pour cause. L'adversaire avait des problèmes de primes avec sa fédération ce qui a poussé les joueurs à refuser de jouer. A rappeler quece soir les Aigles de Carthage devaient dans un premier temps rencontrer la Guinée Équatoriale, puis la Zambie avant de programmer un match avec la République centrafricaine. Ainsi, les Protégés de Sami Trabelsi se sont contentés en cette période de préparation des deux rencontres contre le Burkina Faso ( 2-0) puis devant le Maroc (0-2).
J.B.
Festival « Matera Fiction » décerne à « Ragouj » le prix de la meilleure série internationale…
« Ragouj- Le trésor » de Abdelhamid Bouchnak a remporté le prix de la meilleure série internationale au Festival international des séries télévisées « Matera Fiction » (Italie) qui s’est déroulé du 4 au 8 juin 2025.
« Ragouj se distingue comme l’une des séries les plus innovantes du panorama international grâce à une narration profonde, une esthétique visionnaire et des personnages intenses et originaux.
Avec une réalisation impeccable et un scénario riche en tension, elle explore des thèmes universels comme l’identité, le pouvoir et le destin, tout en restant toujours surprenante.
Pour sa qualité artistique et technique, sa capacité à parler au monde sans perdre ses propres racines, Ragouji reçoit le prix de la Meilleure Série Étrangère » a souligné le jury.
« Loading » de Anis Lassoued au Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK)
Le court-métrage tunisien de fiction « Loading », réalisé par Anis Lassoued, concourra dans la sélection officielle des courts- métrages lors de la 25ème édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK), qui se déroulera au Maroc du 21 au 28 juin 2025.
Projeté en avant-première mondiale lors de la 35ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) en 2024, dans la compétition nationale, le film raconte les aventures de Bilel. « Arrêté par un policier, pour une infraction du code de la route, Bilel, un jeune trentenaire, se retrouve impliqué dans une situation où l’argent s’impose comme la seule solution salvatrice », lit-on dans le synopsis. Le film a remporté le 2ème prix du Festival du film africain de Louxor (Egypte) qui s’est déroulé en janvier 2025.
Pour la 1ère fois dans un festival marocain, « Loading » concourt parmi 15 courts- métrages de 13 pays pour les prix du FICAK.
Prix Mustapha Azzouz de littérature arabe pour l'enfant : quatre écrivains tunisiens primés
Quatre écrivains tunisiens dont trois auteurs professionnels et une jeune autrice en plus de deux jeunes auteurs algériens sont au palmarès de la 16ème édition du "Prix Mustapha Azouz de littérature arabe pour l'enfant".
Les noms des heureux lauréats ont été dévoilés, le mercredi après-midi, au cours d'une cérémonie organisée à la Cité de la Culture, suite à la clôture du forum.
Trois écrivains tunisiens dont deux autrices et un auteur de nouvelles, sont les lauréats de la compétition dédiée aux auteurs professionnels. Le premier prix a été attribué à Ichraf Ben Mrad pour "Rihlat Nour" (Le voyage de Nour).
Le deuxième prix a été décerné à Besma Gandouzi pour "Alwane alhayat" (Les couleurs de la vie) alors que le troisième prix est revenu à Ibrahim Riahi pour "Al fata dhou al-ayn al kassoula" (l’enfant à l’oeil paresseux).
Dans la compétition de la littérature de jeunesse destinée aux auteurs âgés de 9 à 18 ans, la liste des lauréats comprend une Tunisienne Islam Majoul (Tunis) pour "Haythou takounou alhouriatou yakounou alwatan" (Là où il Y a la liberté, il y A la Patrie).
Les deux autres lauréats sont Algériens dont Nourcine Charfik (Sétif) pour "Boudhour Azzaytoun" (Les graines d'Olivier) et Al Motassem Bellah Wathek Midani (Alger) pour "Linaech bihtiram" (Vivre dans le respect).
Le jury de cette édition a réunit les auteurs et autrices Nafela Dhhab (présidente), Amel Mokhtar, Mohamed el Kadi, Hedi Khadraoui et Fathi Ben Maammer.
La compétition de la Littérature de jeunesse est dotée de 3000 dinars à départager entre les trois lauréats.
A cette occasion, un hommage posthume a été également rendu au célèbre homme de culture Fradj Chouchène disparu en décembre 2024. L'écrivaine Jalila Tritar a prononcé une allocution en hommage à cette grande icône du paysage culturel et audiovisuel, décédée après une long parcours de près de six décennies en tant que producteur à la Radio et Télévision nationales, écrivain et dramaturge.
La 16ème édition du "prix Mustapha Azouz de littérature arabe pour l'enfant" a été marquée par la participation de 117 écrivains représentant divers pays arabes en plus d'auteurs de la diaspora arabe, installés en France, en Suède et, pour la première fois, aux Etats-Unis d'Amériques.
Ce concours annuel est organisé par le forum de littérature arabe pour l'enfant, en partenariat avec l'ATB-Tunis et avec le soutien du ministère des Affaires Culturelles. Il est ouvert aux écrivains d'expression arabe présentant un récit pour les lecteurs de 12 à 16 ans, ainsi qu'aux jeunes et aux enfants âgés de 9 à 18 ans.
"Ciné-Jnina": Lumières sur les films muets allemands
La 4ème édition du rendez-vous estival dédié au cinéma en plein air, "Ciné-Jnina”, se tiendra chaque mercredi du 11 juin au 16 juillet 2025 dans le Jardin du Goethe-Institut de Tunis.
Cette année, la programmation cinématographique estivale du "Filmklub" met à l’honneur le cinéma de la République de Weimar (1918–1933), berceau de l’expressionnisme allemand et du cinéma avant-gardiste pendant l’une des périodes les plus riches et les plus influentes de l’histoire du cinéma mondial.
Cette rétrospective propose de découvrir six films emblématiques du cinéma muet allemand, reconnus pour leur puissance esthétique, leur innovation narrative et leur portée symbolique. Les projections seront présentées en version muette avec des intertitres en anglais.
Le cycle offre un voyage dans un univers où expressionnisme et réalisme social se rencontrent à travers des œuvres d’une richesse visuelle et thématique incomparable.
Les cinéphiles auront notamment rendez-vous avec "Le Cabinet du Dr. Caligari" (1920), film culte du cinéma muet expressionniste, considéré comme l’un des premiers films d’horreur, avec ses effets sonores reconstruits.
"L’Inconnu" (1924), réalisé par F.W. Murnau avec Emil Jannings et Maly Delschaft, marque une révolution dans l’histoire du cinéma par son utilisation novatrice de la caméra subjective. Le thriller iconique "M" (1931) de Fritz Lang, est l’un des premiers films à explorer la psychologie criminelle avec un sens du suspense saisissant.
"La Boîte de Pandore" (1929) de G.W. Pabst est un drame muet audacieux, porté par des personnages profonds et une mise en scène d’avant-garde. "Les Mains d’Orlac" (1924) de Robert Wiene, film d’horreur et thriller psychologique, explore les thèmes de la possession et du contrôle avec une intensité visuelle marquante. Quant au film "La Rue" (1923) de Karl Grune, il est considéré un exemple typique du cinéma expressionniste allemand.
Départ demain matin de la caravane « Soumoud » de Tunis vers Gaza
La caravane "Soumoud" pour briser le blocus de Gaza" partira ce lundi de Tunisie en direction de la bande de Gaza, en passant par la Libye et l'Égypte, annonce la Coordination de l'action commune pour la Palestine".
Cette initiative vise à exprimer la solidarité avec le peuple palestinien assiégé dans la bande de Gaza et à lui acheminer de l'aide humanitaire.
Cette "caravane populaire terrestre", organisée par la coordination précitée, réunit des figures issues de la société civile, du milieu syndical et politique, ainsi que des défenseurs des droits humains, des avocats, des médecins, des journalistes et des membres d'organisations de jeunesse, selon les organisateurs.
Les participants se rendront au poste frontalier de Ras Jedir à la frontière tuniso-libyenne, suivront la route côtière libyenne jusqu'au Caire, puis rejoindront le poste-frontière de Rafah à la frontière égypto-palestinienne, pour remettre des messages de solidarité et l'aide destinée aux Palestiniens de Gaza.
Plusieurs organisations ont exprimé leur soutien à la caravane et y prendront part, notamment l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), l'Ordre national des avocats de Tunisie, la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH), le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), l'Ordre des médecins de Tunisie ainsi que l'Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM).
La coordination a publié sur sa page officielle Facebook le programme de départ depuis Tunis et les principales villes tunisiennes, ainsi que les points de rassemblement et l'itinéraire à travers ces villes.
Rendez-vous à partir de 18 juin à Monastir pour « L’Odyssée de la Posidonie », festival international de photographie et de vidéographie sous-marine
Connue pour sa proximité avec les Iles Kuriat, véritables refuges marins d’une richesse exceptionnelle, entre champs de posidonies, bancs de poissons et paysages sous-marins à couper le souffle, Monastir, ville côtière du Sahel tunisien, dotée d’un écosystème marin unique, accueillera, du 18 au 22 juin 2025, le festival international de photographie et de vidéographie sous-marine "L’Odyssée de la Posidonie".
Organisé par la Confédération Mondiale des Activités Subaquatiques CMAS-Afrique, en partenariat notamment avec la Fédération des Activités Subaquatiques et de Sauvetage de Tunisie (FASST), la Fédération Arabe de Plongée et de Sauvetage et l’association Notre Grand Bleu, le festival se positionne comme un rendez-vous international singulier, alliant compétition artistique, engagement environnemental et sensibilisation à la préservation des herbiers de posidonie, une plante à fleurs sous-marine typique de la Méditerranée.
L’image un moyen de sensibilisation pour la conservation de l’écosystème marin
Cet événement vise à valoriser la richesse des fonds marins méditerranéens, particulièrement à Monastir et dans l’aire marine et côtière protégée de Kuriat, à travers la photographie et la vidéo sous-marines en utilisant l’image comme outil de sensibilisation à l’importance des écosystèmes marins et en mobilisant plongeurs, photographes, vidéastes, artistes et citoyens autour de la conservation marine, dans un moment de rencontre entre professionnels, passionnés, scientifiques et associations.
Encadré par des experts reconnus et soutenu par des partenaires engagés, l’événement offre aux participants l’opportunité de révéler leur talent, de partager leur passion et de s’immerger dans l’univers fascinant de la posidonie.
En accueillant des plongeurs talentueux venant de différents pays, ce rendez-vous offre une occasion unique aux photographes chevronnés comme pour les vidéastes passionnés, de capter, à travers leurs regards, les secrets et mystères du monde sous-marin.
Une compétition, un jury et des prix
La compétition s’articule autour de trois catégories: photographie, vidéographie et créativité. Les meilleures œuvres, sélectionnées selon des critères artistiques et techniques, seront annoncées et récompensées le 22 juin lors de la cérémonie de clôture. Les trois premiers lauréats de chaque catégorie recevront des médailles et des certificats à l’issue de la délibération du jury, composé de deux experts : Adnan Drnda et Yacine Fates. Adnan Drnda, photographe et vidéaste sous-marin de renommée, est fondateur du SCUBA Sarajevo Diving Club et instructeur CMAS. Plusieurs fois champion national en Bosnie-Herzégovine, il a représenté son pays dans de nombreuses compétitions internationales, notamment lors du Championnat européen CMAS.
Yacine Fates, photographe sous-marin passionné et instructeur CMAS, président du club de plongée MANTA RAY, s’est distingué par son engagement pour la biodiversité marine et le respect de l’environnement. Il a notamment remporté le premier prix du concours de photographie sur la biodiversité en Algérie en 2021.
Au-delà de la compétition, "L’Odyssée de la Posidonie" est avant tout une célébration de la passion pour la photographie sous-marine et de la préservation des merveilles marines. Né du désir de rassembler amateurs, professionnels et amoureux de la mer, cet événement met en lumière l’art de capturer les trésors invisibles des profondeurs, tout en sensibilisant à la fragilité des écosystèmes marins, dont la posidonie. Présente sur Terre depuis des millions d’années, la posidonie, appelée "dhrii" en dialecte tunisien, compte parmi les plantes les plus anciennes du monde. Fragilisée par l’activité humaine, elle reste un trésor marin essentiel, dont la préservation relève d'une responsabilité collective et partagée.
Après Maroc-Tunisie (2-0) : On n’est pas sorti de l’auberge!
Par Kamel ZAIEM
La Tunisie s’est logiquement inclinée vendredi soir face au Maroc, dans un match amical disputé à Fès. Un match qui a confirmé les difficultés des Aigles à faire le jeu et à trouver des mécanismes pour améliorer l’animation offensive.
Le match a cruellement mis en lumière les limites du plan de jeu de Sami Trabelsi. D’ailleurs, il faut bien le reconnaître : nous avons l’impression que le sélectionneur tunisien n’a fait que gérer un groupe sans tenter de changer le principe de jeu, du reste défaillant depuis un bon bout de temps.
Et le match d’avant-hier est venu le confirmer : face à une équipe marocaine mieux organisée, plus dynamique et techniquement plus affûtée, le sélectionneur n’a pas su proposer de réponse tactique convaincante et il a juste fait de retarder l’échéance.
Certes, Trabelsi n’a pas disposé de beaucoup de temps pour préparer une équipe plus robuste et plus technique. Conséquence : les failles ont été nombreuses malgré la bonne volonté des joueurs et leur engagement.
Sans véritable personnalité
Tout d’abord, il y a eu beaucoup de problèmes dans la récupération que dans la relance et le milieu tunisien a paru courir beaucoup pour peu d’efficacité. D’ailleurs, c’est pour cette raison que le pressing, arme nécessaire pour bloquer un adversaire qui aime construire depuis l’arrière, a été parfois inutile et en panne car désorganisé.
En phase offensive, les Aigles n’ont pas varié leur jeu et seul Hannibal Majbri a tenté d’organiser le jeu d’attaque, mais il était presque toujours esseulé et sans réel soutien. Isolés et privés de ballons exploitables, les attaquants ont beaucoup couru pour rien tout au long du match. L’équipe a manqué cruellement d’idées collectives et de variété dans les phases offensives.
Il est vrai qu’il s’agit d’un match amical et très utile pour juger et évaluer la forme et les disponibilités des joueurs, mais certains aspects du jeu doivent s’améliorer et Sami Trabelsi va devoir revoir sa copie et imposer un nouveau cachet qui donnera plus de force et de personnalité à l’équipe et qui lui permet de mieux s’exprimer, surtout en phase offensive.
Ali Abdi: «Savoir tirer les enseignements qui s’imposent»
À l’issue du match amical perdu face au Maroc (2-0), vendredi soir à Fès, le défenseur international tunisien Ali Abdi ne s’est pas montré satisfait du résultat et même de la manière, appelant à rectifier le titre lors des prochaines sorties : “Bien sûr, une défaite dans un match de ce calibre affecte le moral. Nous avons abordé la rencontre avec l’objectif de gagner, mais certains détails ont fait la différence, comme cette occasion manquée sur coup de pied arrêté pour la Tunisie, suivie de l’ouverture du score marocaine sur corner, suite à une erreur de placement défensif. Abdi se montre, tout de même, optimiste : “Le staff technique doit tirer les leçons de ce match et travailler davantage pour corriger les faiblesses observées dans notre jeu. Je reste optimiste pour l’avenir. Nous ferons tout pour être prêts pour le prochain match amical, prévu lundi”.
K.Z.
Aïd El Kebir et la canicule : Quand les Tunisiens délaissent le méchoui pour la plage
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Avec un pic de 39° à l’ombre, les températures enregistrées lors de ces vacances de l’Aïd El Kébir ont contraint les Tunisiens à aller chercher un peu de fraîcheur, notamment au bord de la mer…
«Sitôt égorgé sitôt abandonné», nous dira Bouraoui Ramdhane, en parlant du rituel du sacrifice du mouton de l’Aïd. Et d’ajouter : «Il a fait ce vendredi tellement chaud que même le braséro n’a pas été allumé. Personnellement, j’ai enveloppé la carcasse du mouton d’un drap pour aller ensuite le garder au frais avant de mettre un short et direction la plage. L’incontournable méchoui peut, en effet, attendre, car il a fait l’une de ces chaleurs que l’on ne peut supporter».
D’ores et déjà, l’Institut national de la météorologie (INM) a, dans son bulletin du 30 mai, averti que la période à venir sera marquée par une augmentation remarquable et hors norme des températures. Ces prévisions ont été, justement, confirmées au cours de ces deux derniers jours qui ont coïncidé avec les 1er et le 2è jours de l’Aïd El Kébir. Le thermomètre a, en effet, affiché 39° et même 41° à l’ombre dans certaines régions, dont la capitale Tunis. Du coup, les Tunisiens se sont précipités à s’acquitter du rituel du sacrifice avant d’aller chercher, chacun à sa façon, un peu de fraîcheur. Certains ont, alors, envahi les plages alors que d’autres ont mis les climatiseurs.
Un petit tour du côté de la plage la plus proche du centre-ville de la capitale Tunis, en l’occurrence la très populaire station balnéaire de La Goulette, et vous allez découvrir le flux des estivants, notamment ceux qui viennent des quartiers populaires là où la chaleur se fait ressentir beaucoup plus qu’ailleurs.
A fond les climatiseurs…
Si du côté des régions côtières, les plages constituent un bon refuge par ces chaleurs excessivement fortes, dans les régions intérieures, les climatiseurs ont tourné ces deux derniers jours à plein régime. Saida Ferchichi, originaire du Kef, nous a confié dans un appel téléphonique que «la ville a enregistré des températures avoisinant les 38° accompagnées de sirocco, ce qui a rendu l’air irrespirable ».
Notre interlocutrice nous a, également, indiqué : «Rares sont ceux qui ont osé s’aventurer à l’extérieur. La majorité des gens ont préféré rester chez eux et les climatiseurs fonctionnaient à plein régime de jour comme de nuit».
Face, alors, à cette vague de chaleur, Dr Ahmed Fouad Rekik nous met en garde contre les douches froides, «lorsqu’il fait très chaud, il est vraiment tentant de prendre une douche froide pour se rafraîchir… Mais attention au choc thermique et au phénomène d’hydrocution ! En utilisant une eau à une vingtaine de degrés, vous sentirez déjà une sensation de fraîcheur, sans aucun risque. Pensez à bien mouiller votre tête et vos cheveux pour abaisser encore plus votre température corporelle. Pour finir, oubliez le sèche-cheveux : laissez sécher vos cheveux à l’air libre», nous a-t-il conseillé. Et d’ajouter : «Il est très important de se hydrater et de boire au minimum 1.5 l d’eau par jour. Les boissons fraîches sont un moyen de se sésaltérer tout en se rafraîchissant. Évitez les boissons sucrées et l’alcool, qui soulagent temporairement la soif. Il est aussi important de se mouiller régulièrement le corps pour abaisser la température corporelle (par exemple en s’appliquant des linges ou un gant humide sur le visage, les bras, le cou) et en se vaporisant de l’eau sur le visage. A l’intérieur, ne pas hésiter à laisser les bébés en simple couche, particulièrement pendant le sommeil, et les jeunes enfants en sous-vêtements en leur proposant des bains dans la journée ».
M.B.S.M.
Editorial : Quand les secrets se dévoilent - Par Jalel HAMROUNI
La récente annonce par les services de renseignement iraniens concernant l’obtention de documents ultra-sensibles sur le programme nucléaire israélien a provoqué un véritable séisme géopolitique au Moyen-Orient. Cette révélation, encore à l’étude mais largement relayée par les médias, remet sur le devant de la scène une vérité longtemps tue, voire délibérément ignorée: Israël, tout en refusant de reconnaître officiellement sa capacité nucléaire, détient depuis des décennies un arsenal sophistiqué en totale contradiction avec les appels au désarmement dans la région. L’Iran, en exposant ce double discours, vient bouleverser un équilibre déjà instable.
Ces documents, selon les autorités iraniennes, contiendraient des preuves détaillées du nombre d’ogives, des sites de stockage, des moyens de déploiement, et même des projets de modernisation du système nucléaire israélien. Bien que l’entité sioniste n’ait ni confirmé ni infirmé l’authenticité de ces informations, le silence embarrassé de Tel-Aviv laisse penser qu’il y a au moins un fond de vérité dans ces fuites.
L’impact de cette révélation est multiple. D’abord, elle met à nu l’hypocrisie de la communauté internationale, notamment celle des puissances occidentales, qui ont toujours fermé les yeux sur l’arsenal israélien tout en exerçant une pression maximale sur l’Iran et d’autres pays arabes soupçonnés de vouloir développer des capacités similaires. Cette politique des deux poids, deux mesures, dénoncée depuis des années par les pays non alignés, prend ici une dimension encore plus flagrante. Comment peut-on prôner un Moyen-Orient dénucléarisé en tolérant qu’un seul État, non signataire du Traité sur la non-prolifération, dispose d’armes atomiques en toute impunité ?
Sur le plan diplomatique, l’Iran sort renforcé. Cette opération de renseignement, si elle se confirme, marque un coup magistral. Non seulement Téhéran réussit à mettre en lumière l’arsenal de son principal ennemi, mais il parvient aussi à repositionner le débat sur la sécurité régionale. Les pays du Golfe, traditionnellement alignés sur les positions israélo-américaines par peur de l’hégémonie iranienne, se retrouvent dans une position inconfortable. Peut-on encore ignorer qu’Israël constitue une menace existentielle pour la stabilité régionale, non pas seulement à cause de sa politique coloniale ou militaire, mais aussi en raison de sa supériorité nucléaire non déclarée ?
Ensuite, cette fuite pourrait provoquer un tournant dans le conflit israélo-palestinien. Pour les mouvements de résistance comme le Hamas ou le Hezbollah, ces révélations sont une aubaine. Elles permettent de remettre en cause la légitimité morale d’un État qui se dit menacé mais qui détient les moyens de destruction les plus puissants au monde. De plus, les alliés d’Israël, notamment les États-Unis, pourraient être contraints de réévaluer publiquement leur soutien inconditionnel, au moins symboliquement, sous la pression de leurs opinions publiques et d’une communauté internationale de plus en plus critique.
L’Agence internationale de l’énergie atomique, souvent accusée de faire preuve de partialité, se retrouve également mise au défi. Sa crédibilité est en jeu. Si les documents iraniens sont jugés authentiques, un audit du programme israélien pourrait devenir une exigence politique dans les prochaines années, surtout si les pays du Sud global se mobilisent sur cette question. Dans ce contexte, des voix pourraient s’élever pour proposer une conférence internationale sur la dénucléarisation du Moyen-Orient, incluant tous les acteurs, Israël en tête.
Enfin, au niveau militaire, cette révélation pourrait avoir des conséquences concrètes. Les adversaires d’Israël dans la région pourraient revoir leurs doctrines de dissuasion et accélérer leur propre course à l’armement. Certains pays pourraient chercher à se doter rapidement d’une capacité nucléaire, via des accords secrets avec le Pakistan ou d’autres partenaires, en invoquant le besoin de parité stratégique. Cela ouvrirait une ère encore plus dangereuse dans une région déjà ravagée par les guerres, les occupations et les tensions confessionnelles.
En somme, la divulgation de ces documents marque peut-être le début d’une nouvelle ère. Celle où l’équation de la sécurité au Moyen-Orient ne pourra plus faire l’impasse sur l’arsenal israélien. Ce que les activistes, les diplomates et certains analystes osaient à peine évoquer dans les cénacles internationaux est désormais exposé aux yeux du monde. À Tel-Aviv, on parle de cyberattaque, à Téhéran on parle de victoire stratégique. Mais ce sont surtout les peuples de la région, pris en étau entre les ambitions des puissants et la réalité des bombes, qui paient le prix de cette guerre des secrets.
Le tabou nucléaire israélien est fissuré. Reste à savoir si la communauté internationale aura le courage de regarder la vérité en face, ou si elle choisira, une fois de plus, de détourner le regard.
J.H.
La Tunisie change d'adversaire pour le 9 juin
Après voir rencontré le Burkina Faso ( 2-0) puis le Maroc, hier à Fes ( 0-2), la Tunisie qui devait croiser le fer le 9 juin contre la Zambie voit son programme changer et aura comme adversaire, la République Centrafricaine à Casablanca à partir de 20 heures. Rappelons que ces trois rencontres entre dans la préparation des prochains grands rendez-vous internationaux dans les éliminatoires de la coupe du monde 2026, la Coupe d'Afrique des Nations et la coupe arabe des nations.
J.B.
















