Maroc-Tunisie (2-0): Supériorité manifeste des Lions de l'Atlas
Par Jamel Belhassen
A court de solutions offensives, la Tunisie qui n'a fait que subir le jeu a fini par craquer sur deux but de Hakimi et Kaabi en fin de match.
Jouée dans un stade de Fes plein comme un œuf, la rencontre entre les Lions de l'Atlas et les Aigles de Carthage n'avait rien d'amical. En effet, l'engagement physique et les duels serrés ont caractérisé le début des débats. Abdi à failli tromper son gardien ( 3e), puis El Khannous de la tête a raté de peu la cage de Dahmen (9e) avant de voir Hakimi centrer vers AlNesyri qui voit sa reprise de la tête effleurer le poteau du keeper tunisien (31e). Dans l'autre camp, l'attaque composée de Majbri, Achouri et Chawat n'a jamais trouvé la faille dans la défense marocaine adossée au gardien Bounou. Après la pause, Mastouri remplace Chawat à la pointe de l'attaque sans résultat. A la (63e), le Marocain Rahimi raté de peu la cage après un service de Kaabi. C'est que les Tunisiens éprouvent encore des difficultés en attaque. Dahmen va sauver en corner une balle arrêtée de Hakimi (67e). La première alerte Tunisienne a eu lieu à la(74e) quand sur corner de Mjbri, Mastouri a failli tromper Bounou de la tête. Et ce qui devait arriver arriva à la (80e) . Un corner finit dans les pieds de Hakimi qui trompe Dahmen (1-0). Abdi se fait exclure en fin de match pour somme d'avertissements. A la(90+3), Kaabi ajoute un second but ( 2-0) donnant plus d'éclat à la victoire des siens, du reste amplement méritée.
Formation de la Tunisie : Dahmen, Valery, Abdi, Talbi, Ghram, Sassi, Laidouni ( Ben Arbi 87e), Ben Slimane ( Letaief 69e), Majbri, Achouri ( Tounekti 83e) et Chawat ( Mastouri 46e)
J.B.
Ce soir Maroc-Tunisie en amical: un test grandeur nature
Les Aigles de Carthage poursuivent leur série de matches de préparation pour les prochaines échéances internationales. Après la victoire contre Burkina Fasa, à Rades, les hommes de Sami Trabelsi se mesureront ce soir au grand stade de Fes à partir de 21 heures aux Marocains. Un rest grandeur nature vu la valeur des Lions de l'Atlas et la rivalité historique qui lié les deux sélections. A cette occasion, Sami Trabelsi cherchera une bonne prestation de ses joueurs et pourquoi pas un résultat positif qui donnerait des ailes aux camarades de Dahmen dans la perspective des éliminatoires de la coupe du monde 2026, de la Coupe d'Afrique des Nations ainsi que de la coupe arabe des nations qui revoit le jour.
J.B.
Editorial : Trembler pour son «or vert» - Par Hassan GHEDIRI
Prévenir avec force une future crise phytosanitaire inédite et irréversible dans le secteur oléicole en Tunisie. La bactérie Xylella fastidiosa, qui a fait des ravages dans les oliveraies en Europe, menace sérieusement de s’installer dans notre pays, mettant en péril des millions d’arbres et risquant de détruire une filière agricole des plus stratégiques pour l’économie nationale. Une filière qui, rappelons-le, constitue l’un des piliers de nos exportations agricoles et pèse lourdement dans la balance commerciale alimentaire.
Le ministre chargé de l’Agriculture assure avoir pris ses dispositions pour faire front à cette bactérie. Très récemment, des spécialistes venus de plus d’une vingtaine de pays de la région euro-méditerranéenne ont échangé leur expérience lors d’une conférence organisée à Tunis. L’objectif : renforcer les capacités de détection et de prévention pour freiner la propagation de Xylella fastidiosa dans le bassin méditerranéen, où sont cultivés 95 % des oliviers du monde. Comme souvent, c’est à la faveur de la mondialisation des échanges que cette bactérie, originaire du continent américain, a pu voyager jusqu’à nos rives.
Cela fait aujourd’hui plus de dix ans que Xylella fastidiosa a été identifiée en Italie. En 2015, près de 10 % des quelque 11 millions d’arbres d’une des plus importantes régions de production oléicole étaient déjà touchées. La réponse fut radicale : les scientifiques de l’Institut agronomique ont recommandé la mise en place d’un cordon sanitaire et l’abattage systématique de tout arbre infecté ou suspect. Environ 60 millions d’oliviers avaient été sacrifiés. Une tragédie agricole dont les séquelles sont encore visibles aujourd’hui.
La Tunisie, qui possède l’un des plus anciens patrimoines oléicoles au monde, risque de devoir payer le même tribut exorbitant si elle échoue à dresser une barrière efficace contre cette «peste de l’olivier». Le danger ne vient pas seulement des oliviers : la bactérie peut contaminer près de 600 espèces végétales, dont certaines sont cultivées à des fins ornementales ou alimentaires. Cela complique considérablement le contrôle des vecteurs de la maladie, en particulier les insectes piqueurs-suceurs qui en assurent la propagation.
Si l’Italie a agi tardivement, sa riposte a été radicale. La Tunisie doit s’y inspirer et en tirer les leçons en commençant à mettre en œuvre un système de surveillance rigoureux à ses frontières. Car dans un contexte marqué par le relâchement des contrôles phytosanitaires et l’entrée anarchique de plantes et de semences d’origine incertaine, souvent transportées par des voyageurs ou introduites sans contrôle, le pays reste très vulnérable.
Le moindre relâchement est fatal. La responsabilité est générale et ne concerne pas uniquement les autorités. Agriculteurs, pépiniéristes, importateurs de végétaux, transporteurs, mais aussi les simples citoyens doivent tous être conscients des risques encourus. Une plante en apparence anodine peut en effet être le cheval de Troie d’un désastre agricole. Il ne faut laisser rien au hasard et ne pas lésiner sur les moyens. Les ravages causés par la bactérie des oliviers en Europe sont une alerte rouge pour la Tunisie. Si nous voulons préserver ce patrimoine séculaire, cette ressource économique vitale, nous devons trembler, et surtout agir avant qu’il ne soit trop tard.
H.G.
L'auteur tunisien Hassouna Mosbahi quitte ce monde
Défiant la mort par l'écriture et la créativité, Hassouna Mosbahi a choisi de publier, il y a juste quelques jours son roman "Le jour de la mort de Selma", c'était son dernier roman, sa façon de dieu adieu à ses lecteurs. Publié chez la Maison du livre de Tunis, le roman résulte de tout un combat qu'a mené l'écrivain et l'intellectuel ces dernières années avec la maladie.
Ecrivain tunisien d’expression arabe, Hassouna Mosbahi (1950-2025), a tiré hier sa révérence, à l’âge de 75 ans, après avoir vu et touché son roman, dans sa maison à "Dhibet" à Kairouan. Tenant toujours à l'écriture, l'auteur a posté de nombreuses photos immortalisant l'événement et illustrant sa victoire. Malgré la souffrance, il a su achever son livre et également le publier. Acte de courage. Acte de résistance. Hassouna Mosbahi qui a voué sa vie à l'écriture semble choisir sa fin comme il le fait pour les héros de ses romans publiés au fil d'un long et riche parcours.
Dans un faire-part publié dans la soirée de mercredi, le ministère des Affaires culturelles a regretté la perte d’un grand écrivain pluridisciplinaire qui était romancier, nouvelliste, essayiste, critique littéraire et traducteur.
Enseignant de français de son état, avant d'être licencié dans les années 90, pour des raisons politiques, Hassouna Mosbahi a choisi de quitter son village et son pays pour s'installer en Allemagne, là où il a passé vingt ans, décidant en 2004 de retourner définitivement.
Durant son séjour en Allemagne, il s'est installé à Munich où il "a occupé le poste de secrétaire de rédaction dans un magazine arabophone (Fikr wa fan). Il a également écrit collaboré avec les principaux journaux et magazines allemands à travers des articles et des études sur la culture arabe et ses éminents écrivains à l’instar de Taha Houssine, Nejib Mahfoudh, Taieb Saleh et Adonis", lit-on, dans le communiqué du ministère des Affaires culturelles.
Il a publié des romans et nouvelles comme "Retour à Tarchich" (1995), "Les autres" (1998), "Adieu Rosalie" (2001) et "Histoire tunisienne" (2008), "L’histoire de folie de ma cousine Hnia" (1985), "Pas de deuil pour ma mère" (2019), "Les Chroniques de Hammamet" (2021) et "Le jour de la mort de Selma" (2025).
De retour en Tunisie, l'auteur a eu une escale de dix ans à Hammamet pour s'installer définitivement dans son village natal "Dehibet" à Kairouan, passant sa journée à contempler les oliviers, à écouter la musique, à écrire et surtout à accueillir les visites de la famille et des amis.
Hassouna Mosbahi, dont certains ouvrages ont été traduits en anglais, en allemand et en français, est lauréat de divers prix littéraires dont le prix de la nouvelle décerné par le ministère des Affaires Culturelles (1986) , le prix Toucan du meilleur roman décerné par la ville de Munich pour "Retour de Tarchich" et le prix marocain Mohammed Zafzaf du roman arabe (2016) pour l’ensemble de son œuvre littéraire. Il est également lauréat du Prix Ibn Battouta de la littérature de voyage dans sa 22ème édition au titre de l'année 2023-2024 pour son livre "Des jours à Istanbul".
La rédaction
Bac 2025 - Session principale (jour 3) : Les épreuves du français et des mathématiques divisent les candidats
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La troisième journée des examens du baccalauréat version 2025 a été consacrée aux épreuves du français, des sciences de la terre et de la vie, des sciences physiques et des mathématiques. Comment ont réagi les 151.000 candidats aux sujets proposés?
Le français était au menu pour toutes les sections lors de cette troisième journée des examens du baccalauréat dans sa session principale. Les candidats du bac maths, quant à eux, ont passé l’épreuve des sciences de la terre et de la vie, alors que leurs homologues du bac sciences expérimentales, sciences techniques, sport et économie et gestion avaient au programme du jour l’épreuve des mathématiques. L’épreuve des sciences physiques était, en revanche, réservée aux candidats du bac Informatique.
Concernant l’épreuve du français, les candidats avaient à traiter un texte de l’auteure Laetitia Colombani tiré de son livre: «Le cerf volant». Pour Mouna Bel Haj: «Il s’agit d’un texte au caractère humain et il faut avoir une certaine sensibilité pour pouvoir réagir aux différentes questions proposées par les examinateurs. Un roman généreux et courageux sur l’émancipation des femmes, puisque, brisée par un drame personnel, Léna, l’héroïne de ce livre, abandonne la France et son poste d’enseignante pour partir en Inde, au bord du golfe du Bengale. Un matin, alors qu’elle nage dans l’océan, elle manque de se noyer. Une petite fille qui jouait au cerf-volant court chercher de l’aide.
Comment la remercier?... Âgée de dix ans, la petite travaille dans un restaurant et ne sait ni lire ni écrire. Entourée d’un groupe de filles du village et de leur cheffe, la tumultueuse Preeti, Léna se lance dans un incroyable projet: fonder une école pour tous les enfants du quartier qui en sont privés. Au cœur d’une Inde tourmentée commence une aventure où se mêlent l’espoir et les désillusions, la volonté face aux traditions, et le rêve de changer la vie par l’éducation».
Réactions
Concernant l’épreuve des mathématiques proposée aux candidats du bac Economie et Gestion, les réactions ont été mitigées. Entre facile et compliquée, cette épreuve portait sur les QCM et la probabilité. A cet égard, Zoubeïda Ben Ali estime que le devoir est à la portée de tous les candidats.
Suite par ailleurs au démantèlement à Sousse, d’une organisation spécialisée dans la vente d’équipements électroniques de provenance inconnue, destinés à la fraude aux examens, le ministère de l’Education a rappelé que toute tentative de tricherie à l’aide d’appareils électroniques lors de l’examen du baccalauréat expose le candidat à des sanctions sévères et strictes. Les sanctions comptent l’arrêt immédiat de l’épreuve, en plus de l’annulation de la session et de l’interdiction d’inscription. Dans son communiqué, le ministère de l’Education a précisé que dans d’autres cas de fraude, l’auteur s’expose à la peine d’annuler le cours et d’interdire l’inscription pour une période allant d’un à trois ans. Les cas de tricherie commis par des candidats individuellement seront, en outre, sanctionnés par l’annulation de la session et l’interdiction d’inscription pour une durée de cinq ans, en plus d’aller devant la justice.
A rappeler que lors d’une opération de surveillance ciblée, les agents de la brigade de recherche et d’investigation de la Garde nationale de Sousse ont réussi à localiser un groupe de personnes au sein de la maison en question. Suite à une autorisation délivrée par le parquet, les forces de l’ordre ont procédé à une perquisition des lieux. Quatre individus ont été interpellés. Lors de la fouille, les agents ont découvert plusieurs dispositifs électroniques conçus pour tricher au baccalauréat, ainsi que des téléphones intelligents. Plus inquiétant encore, une quantité de cannabis a également été saisie sur place.
M.B.S.M.
L'ASMarsa, champion de la Ligue 2
Dans un match joué cet après-midi à Sousse pour désigner le champion de la Ligue deux entre les deux premiers des deux poules A et B, l'avenir de la Marsa a étrillé la JSKairouanaise 3 à 1
Les buts ont été marqués par Triter en première période avant de voir Ben Hamida et Khaloui corser la note. Avant la fin de ls rencontre, Naffati a réduit le score pour les Aghlabides sur penalty.
J.B.
Les matches de l'Espérance en coupe du monde des clubs
La compétition nationale pliée avec un doublé coupe et championnat en poche, L'Espérance se tourne vers un palier supérieur, à savoir la coupe du monde des clubs aux États-Unis à partir du 15 juin courant. Le club Sang et Or rencontrera le club Brésilien de Flamengo, le 17 à partir de 02 heures du matin puis croisera le fer avec Los Angeles le 20 à 23 heures et enfin contre Chelsea le 25 à partir de 23 heures.
Bonne chance à notre représentant dans ce rendez-vous mondial.
J.B.
Un match à huis clos pour L'Espérance et amende pour le Stade Tunisien
La Commission de discipline de la FTF a infligé au cours de ss réunion un match à huis clos et une amende de dix mille dinars après les événements qui ont émaillé la finale de la coupe de dimanche dernier. De son côté, le Stade Tunisien est redevable d'une amende de sept mille cinq cents dinars.
J.B.
Editorial : Au nom du Père, de la justice et de la sainte absolution …
Par Chokri BACCOUCHE
Marc Botenga aime dire la vérité toute crue et pour cela il a la langue bien pendue. Une langue aussi aiguisée qu’une lame de rasoir, surtout quand il s’agit de dénoncer les injustices, l’hypocrisie et l’ineptie calculée de ceux qui prétendent être les farouches défenseurs des libertés et de la démocratie. Né en 1980, cet homme politique belge, membre du Parti du travail de Belgique et député européen depuis 2019, joue souvent les «trouble-fêtes» du côté de Bruxelles où ses missiles «langue portée» dans l’enceinte du Parlement européen contre les surprofits des multinationales pharmaceutiques, militaires ou de l’énergie, créent régulièrement l’événement. Il y a quelques jours, Marc Botenga a tiré sa dernière salve en date pour critiquer vertement et ouvertement la duplicité des pays européens et leur partialité à l’égard de l’entité sioniste. «L’Union européenne finance Israël Aerospace Industries, le plus grand groupe de défense israélien, Rafael Advanced Defense Systems, entreprise publique de défense, et même le ministère de la Défense israélien, avec nos impôts via les fonds dits Horizon pour la recherche. La Com-mission refuse de couper ces fonds pour Israël. Pourtant, elle l’a fait pour la Russie en 2022. Ce deux poids deux mesures nous rend complices. Il doit cesser», a déclaré Marc Botenga dans ce réquisitoire qui en dit long sur le double jeu et la double face de l’U.E concernant le drame qui se déroule actuellement dans les territoires occupés.
C’est un véritable ticket pour le Hammam ou bain maure qu’offre en fait Marc Botenga aux pays de l’U.E, là où ils auront l’opportunité d’expier ou plutôt décrasser leurs péchés et remettre leur pendule à l’heure de la justice et du respect des valeurs universelles dont ils prétendent être paradoxalement les champions incontestables et in-contestés. On savait déjà que de nombreux pays européens ont pris fait et cause pour l’entité sioniste depuis le déclenchement de la guerre à Gaza. Mais face aux horreurs indicibles perpétrées par l’armée sioniste «la plus mo-rale du monde» contre les populations civiles palestiniennes, on avait pensé que ces pays seraient tentés, par souci de sauver la face au moins, de réviser leur position pour faire pression sur le Néron du Moyen-Orient, le Premier ministre sioniste en l’occurrence, afin de l’inciter à faire cesser son génocide. Il n’en fut rien malheureusement: l’Europe continue à financer et armer le bourreau israélien comme si de rien n’était avec la même ardeur, le même dévouement et le même engagement.
Dix-neuf mois après le déclenchement de ce conflit meurtrier qui a ravagé Gaza et fait plus de 50 mille morts palestiniens, l’Europe sort quelque peu de son ineptie et sa léthargie, du moins en apparence. Face à ce désastre sans nul autre pareil depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale qui prend les allures d’un véritable séisme dont l’onde de choc s’est répercutée aux quatre coins de la planète, les pays européens ont décidé, par acquit de cons-cience, de réagir enfin. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a marqué en effet les esprits en annon-çant officiellement, mardi 20 mai dernier, le réexamen de l’accord d’association avec Israël, dans l’espoir d’inciter les dirigeants sionistes à revenir à de meilleures intentions et mettre un terme à la guerre. Cause toujours Maxo, tu intéresses Bibi l’atone qui ne prête une oreille attentive qu’aux appels aux meurtres des Palestiniens et aux sons des canons. Israël a illico déclaré, en effet, par la voix de son ministre des Affaires étrangères qu’il rejetait la décision de l’Union européenne, soutenue pourtant par l’écrasante majorité des pays membres.
Comme il fallait s’y attendre donc, l’ultimatum européen a fait l’effet d’un coup d’épée dans l’eau. Non sans raison d’ailleurs, car Netanyahu et les sbires extrémistes de son gouvernement n’en ont cure de ces «gesticulations» vaines et stériles qui manquent de punch et dont l’impact est aussi inoffensif que la piqûre d’un vulgaire mous-tique sur le dos d’un pachyderme. Plus exactement, il en faut beaucoup plus que de simples paroles en l’air pour contraindre les dirigeants sionistes à faire cesser leur holocauste contre les Palestiniens. Comme l’a si bien déclaré Marc Botenga dans son dernier discours au Parlement européen qui a fait sensation, il faut des actes concrets, sans ambages ni fioritures. C’est un fait, l’Europe a les moyens politiques, économiques et médiatiques de faire cesser cette sordide guerre. Mais encore faut-il que ses dirigeants aient réellement la volonté de s’y mettre pour réaliser cet objectif, ce qui ne semble pas être malheureusement le cas actuellement, et ce, malgré les déclarations de bonnes intentions des uns et des autres. En tout état de cause, le Vieux continent serait bien inspiré de se rattraper pour réparer une erreur historique dont il a été l’un des principaux instigateurs et qui a causé l’une des plus grandes in-justices de l’histoire. Seuls les actes concrets dans le bon sens permettent au fautif de faire amende honorable et d’expier un péché qui a généré tant de souffrances, de heurts et de malheurs…
C.B.
Bac 2025-Session principale (jour 2) : A la portée pour les matheux et les économistes....
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Huit épreuves étaient au menu hier lors de la deuxième journée de la session des examens du baccalauréat version 2025. Une journée plutôt calme pour les uns et longue pour les autres.
Alors que les candidats du bac Lettres avaient à passer l’épreuve de la pensée islamique, les matheux avaient l’épreuve des Mathématiques au menu. Pour les candidats de Sciences expérimentales, l’épreuve des Sciences de la terre et de la vie était, également, au menu. Les autres sections avaient à répondre tour à tour aux sujets proposés aux épreuves portant sur l’Economie, la Technologie, les Logarithmes et la Programmation et les Sciences biologiques ainsi que l’Informatique comme matière optionnelle pour les candidats de la section Economie et Gestion. Concernant l’épreuve des Mathématiques (Bac Maths), pour la majorité de ceux que nous avons interrogés, les questions proposées étaient à la portée. A cet égard, Rawen Soltani a indiqué que le sujet est «très facile et on peut le résoudre en moins d’une heure». Idem pour Sarra Khidhr, laquelle estime que c’est un devoir facile qu’on peut résoudre les yeux fermés. C’est aussi l’avis de Chedi Anizi qui a déclaré qu’un élève d’un niveau moyen peut décrocher facilement la moyenne.
Pour la section Economie et Gestion, les candidats avaient à passer l’épreuve de l’Economie. A cet égard, Mohieddine Chalchoul a écrit sur sa page Facebook: «Autant que les questions étaient faciles et à la portée, autant elles demandent une bonne concentration afin de ne pas tomber dans le piège de la facilité». Les candidats du bac Sciences expérimentales avaient à passer quant à eux l’épreuve des Sciences de la terre et de la vie. De fait, pour Ameur Hajji: «Je ne comprends pas pourquoi certains ont trouvé le devoir facile. A mon avis, c’est très long et très compliqué notamment dans la partie portant sur la génétique». Pour les littéraires, l’examen de l’éducation islamique portait sur deux sujets au choix. Le premier évoquait «la conception islamique de l’existence, l’invisible et le visible sont deux mondes de nature différente, mais unis dans leur cheminement et leur finalité». L’objectif du premier sujet est d’analyser cette affirmation et la discuter dans le contexte de la relation entre ces deux mondes en islam. Quant au deuxième sujet (texte) de l’écrivain Hmaïda Ennaifer, dans lequel il parlait de « la reconnaissance du saint Coran de la différence entre les peuples». La candidate Sabrine Hmidi estime: «J’ai choisi le texte, accessible à mon avis et parce que durant l’année scolaire on a bien traité la question de l’extrême diversité des peuples. Cette diversité voulue par Dieu est sublimée dans les versets du Coran où il est demandé à ces différents peuples justement de se connaître mutuellement afin de ne jamais oublier leur origine commune».
Vigilance…
Tout en renforçant les mesures de contrôle et en sensibilisant les élèves aux règles à respecter, notamment l’interdiction des appareils électroniques, le ministère de l’Education vise le zéro cas de fraude cette année pour la session principale du bac version 2025. Des sessions de formation ont été, en effet, organisées pour les surveillants afin de les sensibiliser aux nouvelles techniques de triche utilisées par les élèves. Le ministère a, par ailleurs, rappelé aux élèves les règles à respecter et les sanctions encourues en cas de triche. Le ministère a, également, mis en place un système de contrôle pour détecter et prévenir les fraudes, notamment en utilisant des technologies de surveillance. C’est alors à l’occasion du lancement officiel lundi dernier de la session principale du baccalauréat 2025 que le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, a effectué une série de visites de terrain destinées à superviser les conditions de déroulement des épreuves et à s’assurer de la bonne organisation logistique dans les différents centres d’examen.
Dès les premières heures de la matinée, le ministre a supervisé le transfert sécurisé des sujets d’examen depuis le centre régional de dépôt vers les différents centres de passation des épreuves écrites. La visite a permis de constater la mobilisation de l’ensemble des intervenants, du personnel éducatif aux agents de santé, en passant par les forces de sécurité et les autorités locales, tous mobilisés pour assurer un accueil optimal aux élèves candidats dans les centres d’examen.
M.B.S.M.
« To a land unknown » de Mahdi Fleifel au « Rio » : Un exil sans fin et une souffrance sans limites
Par Imen Abderrahmani
Œuvre politiquement engagée sans tomber dans les slogans. « To a land unknown » de Mahdi Fleifel est le récit d’un exil sans fin, d’une humanité perdue réduite à des papiers et des procédures… Le film est sur l’écran du « Rio », ce soir, à partir de 18h00.
Présenté en première à la Quinzaine des cinéastes de Cannes, primé dans de nombreux festivals, lauréat du Tanit d’argent des Journées cinématographiques 2024, « To a land unkonown » (Vers un pays inconnu) de Mehdi Fleifel mérite le détour.
Programmé par le Ciné- Club de Tunis, le film raconte les Palestiniens exilés d’une autre vision, mettant en lumière la souffrance de ceux qui ont grandi dans les camps des réfugiés… des êtres humains qui sont devenus jour après jour des simples chiffres, des statistiques dans des rapports sur les conditions des exilés…
L’histoire est celle de deux cousins palestiniens Chatila (Mahmoud Bakri) et Reda (Aram Sabbah) qui quittent un camp de réfugiés au Liban, portés par l’espoir et le rêve d’une nouvelle vie, d’un nouveau début. Ils espèrent arriver à Berlin, ouvrir un restaurant et faire parvenir Nabila, la femme de Chatila pour tenir la cuisine… Dans la tête de ce dernier, le plan est clair mais il faut d’abord pouvoir atteindre l’Allemagne. Alors une première escale à Athènes s’impose pour avoir les moyens nécessaires pour mener jusqu’au bout leur projet. Il leur faut des passeports et de nouvelles identités. Alors sous les yeux « étonnés » d’Athéna, la déesse grecque de la sagesse, de la guerre stratégique et des arts, le duo recourt à tous les moyens pour gagner de l’argent. Tout est permis : Drogue, vol, abus, prostitution… tous les moyens sont bons pour eux. Les fins justifient les moyens, disait un vieux dicton.
Si Chatila tient à son rêve et compte les jours pour quitter la capitale grecque, Reda, toxicomane, sombre jour après jour dans la drogue…
Œuvre rude, profondément humaine, racontant l’exil autrement et l’impact de la vie misérable dans les camps sur les psychologies des individus, « Vers un pays inconnu » ne manque pas de poésie. Le poème de Mahmoud Darwich, « Le masque est tombé » résonne, rappelant la tragédie des Palestiniens.
Né à Dubaï, élevé dans le camp de réfugiés de Aïn el-Héloué au Liban, Mahdi Fleifel contrairement aux deux héros de son film, a pu avoir un nouveau début. Formé au Danemark et à la Cinéfondation de Cannes, diplômé de la National Film and Television School de Londres, où il vit et travaille, Mehdi Fleifel a pu s’imposer à l’échelle internationale. « Vers un pays inconnu » est son premier long-métrage. Le film a valu à son réalisateur de nombreux prix et lui a ouvert les portes des grands festivals.
La projection du film sera suivie d’un débat touchant aux aspects technique et artistique. A suivre !
I.A.
Festival international d’El Jem 2025 : l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie au rendez-vous, le 24 juillet
La 38ème édition du Festival international de musique symphonique « Les Nocturnes d’El Jem » se tiendra du 12 juillet au 16 août 2025, a annoncé le comité d’organisation sur la page officielle du festival. La programmation qui prévoit pas moins de huit soirées aux couleurs de plusieurs pays, dont la Tunisie, l’Italie et la Wallonie, sera dévoilée lors d’une conférence de presse prévue le 10 juin prochain.
La soirée du 24 juillet 2025 marquera un moment fort de cette édition avec le concert de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie (ORCW) intitulé « Alors on danse » comme l’a mentionné l’Orchestre sur sa page officielle.
Organisé en collaboration avec la Délégation Générale Wallonie-Bruxelles en Tunisie, le concert qui débutera à 21H30 sera placé sous la direction de Jean-Frédéric Molard, violon solo de l’Orchestre.
Un clin d’œil à Hédi Jouini
Les mélomanes auront rendez-vous selon le programme de la soirée avec les Cinq danses allemandes D.90 de Franz Schubert, suivies de la célèbre Valse, deuxième mouvement de la Sérénade op. 48 de Piotr Ilitch Tchaïkovski. L’Orchestre interprétera également les Cinq danses grecques du compositeur Nikos Skalkottas, ainsi qu’une incursion dans l’univers d’Astor Piazzolla avec Oblivion et Grand Tango, deux pièces interprétées par Jean-Frédéric Molard au violon.
Seront également jouées Trois miniatures de Komitas, arrangées par Sergeï Aslamazyan, ainsi que The Old Masters of Speyside de Michel Lysight. La soirée se poursuivra avec un extrait des Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi, à savoir le Concerto pour violon op. 8 n°3 « L’Automne », interprété par Jean-Frédéric Molard.
Enfin, un clin d’œil à la musique tunisienne viendra en apothéose conclure le programme de la soirée avec le morceau « Lyoum galetli zine ezzine » du grand Hédi Jouini, précise l’agence TAP.
Fondé en 1958, l’ORCW a régulièrement collaboré avec les plus grands artistes, sur les scènes internationales les plus importantes ainsi qu’à Mons, Capitale culturelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Capitale européenne de la culture 2015.
L’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie est partenaire du Concours Musical International Reine Elisabeth depuis plus de 20 ans et un complice régulier de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, de Bozar, de Flagey et de nombreux festivals belges.
Il présente des concerts pour le jeune public et collabore avec de jeunes artistes. Il offre des micro-prestations aux élèves des académies de musique et des concerts en académie d’orchestre aux étudiants des Conservatoires royaux.
Il se produit régulièrement sous la direction de son violon solo, Jean-Frédéric Molard qui joue sur un violon du luthier français Jean-Baptiste Vuillaume de 1840.
Depuis sa création en 1986, le Festival international de Musique symphonique d’El Jem a réussi à s’imposer en tant qu’événement artistique de dimension internationale. Le festival se tient dans un lieu unique en son genre à savoir l’écrin historique de l’amphithéâtre romain d’El Jem, classé Patrimoine mondial de l’Unesco, où les plus grands orchestres symphoniques internationaux investissent les pierres millénaires du Colisée, créant un dialogue entre musique classique et patrimoine architectural.
Le Quotidien avec TAP
Festival international de Dougga 2025 : Voici le programme
Organisée du 28 juin au 8 juillet 2025, la 49ème édition du Festival international de Dougga vient de dévoiler son programme sur sa page officielle sur facebook.
Le programme :
- Samedi 28 juin : Fi Hadhrat Attarab – Aya Daghnouj
- Dimanche 29 juin : Tul8te (Égypte)
- Lundi 30 juin : Odes à Oum Kalthoum (Kalthoumiyét)– Cindy Latty & orchestre dirigé par Mohamed Lassoued
- Mardi 1er juillet : Jenjoun
- Mercredi 2 juillet : Amel Mathlouthi
- Vendredi 4 juillet : Afro Arabik Walzer Orchestra (Autriche / Lilly Lyons(Royaume-Uni)
- Samedi 5 juillet : NorBe & The Philharmonic Orchestra of Barcelona(Espagne)
- Mardi 8 juillet : Ragouj – Abdelhamid Bouchnak & Hamza Bouchnak
L'Espérance prolonge le contrat d'Ogbelu
L'auteur du but décisif de la finale de la coupe, dimanche contre le Stade Tunisien et qui a permis à L'Espérance de remporter le Trophée. Onuche Ogbelu, milieu de terrain nigerian, âgé de 22 ans et dont le contrat expire en juin 2026 , vient de voir les responsables Sang et Or prolonger son bail jusqu'en 2028. Ainsi, après Jabri et Guennichi, voilà qu'Ogbelu signe son nouveau contrat, assez juteux faut-il le signaler. Quant à l'arrière gauche de l'ESMetlaoui, Ahmed Mazhoud, il est sur le point de devenir esperantiste. La signature du contrat est imminente.
J.B.
Les Aigles de Carthage s'envolent ce soir au Maroc
Par Jamel belhassen
Après avoir remporté une victoire par deux à zéro contre Burkina Faso, hier soir à Rades, une victoire qui intervient trente ans après, la sélection tunisienne s'envole ce soir au Maroc et plus particulièrement à Fes où elle rencontrera toujours en amical, son homologue marocaine ,ce vendredi à partir de 20 heures. Les Protégés de Sami Trabelsi se déplaceront après à Casablanca pour y rencontrer la Zambie, mardi prochain. Voilà deux autres matches qui devraient permettre au staff technique d'améliorer les automatismes et de donner du temps de jeu à tous les joueurs, notamment les nouveaux venus.
J.B.
















