« Call Center Tragedy » : Au-delà d’une simple chronique du mal-être contemporain, une interrogation d’une mémoire collective
La salle du 4ème Art à Tunis a accueilli, samedi 31 mai 2025, la première de « Call Center Tragedy », titre anglais de la pièce tunisienne Jacaranda. Il s’agit de la toute nouvelle création du Jeune Théâtre National, rattaché au Théâtre National Tunisien (TNT). Le texte et la dramaturgie sont signés Abdelhalim Messaoudi. La mise en scène a été assurée par Nizar Saidi. Cette production marque leur deuxième collaboration artistique, après Dark Side, présentée en 2021.
Pendant près de deux heures, « Jacaranda » explore les méandres d’un centre d’appel devenu théâtre de l’absurde et de la douleur : un espace où les lignes téléphoniques se croisent avec des lignes de vie brisées. Les personnages, interprétés notamment par de jeunes diplômés de l’École de l’Acteur, incarnent une jeunesse à la dérive, issue d’une génération qui, selon les mots du texte, « n’a pas hérité d’un pays, mais d’une impasse ».
Le metteur en scène façonne un univers visuel oppressant, où la lumière tamisée et les jeux d’éclairage renforcent le sentiment d’enfermement.
Abdelhalim Messaoudi propose, de son côté, une dramaturgie minutieusement structurée, qui confère au récit un souffle continu tout en ouvrant des brèches vers la mémoire, la douleur et les confessions intimes. Les dialogues sont nourris d’un lexique cru et direct. Ils traduisent, ainsi, une destruction intérieure profonde, faisant de chaque personnage le théâtre de son propre effondrement.
La jacaranda — cet arbre aux fleurs mauves dont la beauté fragile dissimule une profonde vulnérabilité — prête son nom à la pièce, métaphore filée incarnant des êtres traversés par un malaise existentiel profond. « Call Center Tragedy » va au-delà d’une simple chronique du mal-être contemporain : elle interroge une mémoire collective que le théâtre cherche à réhabiliter.
En invitant le spectateur à s’interroger sur sa propre quête de sens dans un monde désenchanté où les voix résonnent en un écho vide, Jacaranda, riche en symboles, se dresse comme un miroir d’une réalité sociale en crise. La pièce soulève cette question lancinante : peut-on réellement surmonter les séquelles d’un passé tragique, ou ne s’agit-il que d’une lueur passagère dans un tunnel sans fin ?
Le Quotidien avec TAP
Prix Abou El Kacem Chebbi : La BT lance un concours pour un trophée innovant
La Banque de Tunisie (BT) annonce l’ouverture d’un concours pour choisir un trophée innovant pour les lauréats du Prix Abou El Kacem Chebbi et pour les personnalités du monde de la culture et des arts qui se sont distinguées par leur apport et leur contribution.
Conditions de participation :
*Le concours est ouvert à tous les artistes tunisiens professionnels et amateurs
* Chaque participant ne peut pas soumettre plus d’une maquette
*Chaque maquette soumise doit respecter les conditions techniques stipulées, le propriétaire de maquette précisant le matériau dans lequel il propose de réaliser son modèle (cristal taillé, métal plaqué, bronze, etc.).
Spécifications requises des modèles participants :
• Le trophée devant symboliser la vie et l’œuvre de l’illustre poète Abou El Kacem Chebbi,
La hauteur du modèle ne doit pas excéder 25 cm, et son socle (base) doit être proportionné à sa hauteur.
Un prix de trois mille dinars (3000 dt) sera attribué à la maquette gagnante par un jury constitué à cet effet. Les maquettes participantes doivent être déposées au siège de l’administration du Prix Abou El Kacem Chebbi au 35, avenue Habib-Bougatfa, 1005 Bab Saadoun, Tunis. Tél: 70 025 029
La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 30 juin 2025. Les résultats du concours seront annoncés dans la presse et sur le site Internet du Prix Abou El Kacem Chebbi/Banque de Tunisie.
N.B. : les maquettes participantes ne seront pas retournées à leurs propriétaires
Institut national du patrimoine (INP) : Fin de la 7ème campagne des fouilles archéologiques du site de Thuburbo Majus
L’Institut national du Patrimoine (INP) a annoncé, dimanche 1er juin, la fin de la septième campagne des fouilles archéologique tuniso-italiennes consacrées au site de Thuburbo Majus, près de la ville d’El Fahs, au gouvernorat de Zaghouan.
La septième campagne de fouilles archéologiques sur le site de Thuburbo Majus, menée dans le cadre du projet tuniso-italien « Thuburbo Majus et sa région dans l’Antiquité », s’est achevée avec des résultats qualifiés de « remarquables » par l’Institut National du Patrimoine (INP).
Conduit en partenariat avec l’Université de La Manouba (Tunisie) et l’Université de Bologne (Italie), ce projet a mobilisé des équipes de chercheurs et de techniciens et une cinquantaine d’étudiants issus des universités de La Manouba, de Tunis, de Carthage et de Bologne. Les travaux ont été complétés par des recherches en laboratoire, en Tunisie et en Italie.
Les investigations se sont concentrées sur plusieurs zones stratégiques du site, notamment la Palestre des Petronii, où un dossier préliminaire a été constitué en vue d’un futur projet de restauration. Ce monument emblématique fait partie d’un ensemble remarquable comprenant un forum, un capitole, des temples, des thermes, des habitations et un amphithéâtre.
Dans un communiqué publié, dimanche 1er juin, l’INP a annoncé que trois axes de recherche structurent désormais les travaux : la verdure urbaine, la gestion de l’eau et l’étude des zones périphériques. Ces thématiques seront au cœur de la prochaine campagne prévue du 19 octobre au 16 novembre 2025.
Situé à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Tunis, près de la ville d’El Fahs, le site de Thuburbo Majus — également connu sous le nom de Henchir Kasbat — couvre une superficie de 120 hectares, dont seulement 7 hectares ont été explorés à ce jour. Ancienne cité prospère de la vallée céréalière de l’Oued Miliane, elle se distinguait par son rôle de carrefour stratégique à l’époque romaine.
La ville antique comptait à l’origine quatre portes monumentales, dont trois ont été identifiées sur le terrain : la porte de Carthage au nord, une à l’est et la porte de Dougga au sud-ouest. Deux d’entre elles ont conservé leurs structures en élévation, construites en calcaire jaune, témoignant du raffinement architectural de la cité.
L’Art Rue propose une formation dans la médiation culturelle
Un 2ème module de formation est lancé en 2025, proposant une approche pratique et immersive de la médiation culturelle dans le contexte d’un festival en espace public. Ce module s’inscrit dans la continuité de la première formation consacrée aux « concepts et enjeux de la médiation culturelle », initiée par la fabrique d’espaces artistiques « L’Art Rue » en 2024, dans le cadre du programme « Massari-Consolider sa trajectoire professionnelle culturelle ».
Prenant comme terrain d’étude le festival « Dream City 2025 », ce nouveau module invite, entre juin et septembre 2025, les participants à explorer en profondeur les rôles, les défis et les dynamiques de la médiation au sein d’un événement artistique profondément inscrit dans son territoire.
L’objectif de cette formation est de permettre aux futurs médiateurs culturels d’appréhender les spécificités de la médiation en espace public et lors d’un festival tel que « Dream City » et les accompagner dans la conception et l’expérimentation de dispositifs de médiation innovants et inclusifs, qui seront testés en conditions réelles lors de la 10e édition du festival prévue du 3 au 19 octobre 2025.
Les participants pourront développer des outils concrets et engager une réflexion approfondie sur les interactions entre art et société.
Ils pourront, ainsi, expérimenter des approches de co-création avec les publics tout en analysant les enjeux sociaux, politiques et culturels qui façonnent les pratiques de médiation contemporaine. Cette formation cible des profils curieux, sensibles aux dynamiques collectives et désireux de nourrir leur pratique en lien étroit avec les territoires. Le module sera animé par deux figures engagées du monde culturel : Aurélie Machghoul, anthropologue et historienne de l’art, forte de vingt ans d’accompagnement de projets à fort impact social, et Hedi Khelil, artiste visuel, universitaire et consultant en management culturel et innovation sociale.
L'Espérance bat le Stade Tunisien et remporte sa 16e coupe de Tunisie
Par Jamel Belhassen
Après le championnat, L'EST ajoute la coupe à son riche palmarès grâce à un but splendide d'Ogbelu sur un tir des trente cinq mètres dans un match tactique et très fermé.
Après les formalités d'usage, Oussama Ben Ishak , l'arbitre a donné le coup d'envoi entre le Stade Tunisien, détenteur du trophée et L'Espérance, championne de l'actuelle saison. Deux équipes disposées en 4-3-3 c'est-à-dire avec des intentions offensives. Cependant, l'assistance n'a pas eu droit à un spectacle de choix car le jeu s'est concentré au milieu avec un trio stadiste, Toure. Bonheur et Ndaw. robuste et agressif qui a empêché les Sasse, Ogbelu et Jebali de développer leur jeu habituel. Les duels étaient durs et serrés. Côté opportunités, seuls un centre tir de Jebali (8e) est repoussé par Hlel ou un tir de Ayari à côté de la cage de Ben Said (20e). Autant dire que l'aspect tactique a dominé la première période. Après la pause, Ayari, de nouveau tente sa chance sans résultat (51e). Le rythme est plus rapide. Khalfa, qui a évité de justesse le carton rouge est remplacé par Riahi.Et à la (63e) Ogbelu, d'un tir lointain trompe Hlel et marqué le but. L'arbitre après consultation de la VAR, accorde le but ( 0-1). Nouvelle donne pour cette finale pas comme les autres.Derbali rate de peu un second but ( 74e). Le dernier quart d'heure est intense. Les Bardolais, se jettent en attaque pour refaire le terrain perdu mais peine perdue. Dame Couoe a choisi l'Espérance malgré les arguments très solides du Stade Tunisien notamment à l'entrejeu. Les Sang et Or remportent ainsi le doublé meritoirement. Félicitations.
Formations
ST: Hlel, Sahraoui, Laifi, Arous ( Atoui 79e), Khalfa ( Riahi 58e) Toure, Bonheur, Ndaw, ( Smaali 79e) Ayari, Kadida, Saafi
EST: Ben Said, Ben Ali, Ben Hamida, Toughai, Jelassi, Guennichi ( Derbali 61e), Ogbelu, Jebali ( Meriah 90+2e), Sasse ( Rodrigues 75e) Jabri ( Hamrouni 76e), Belaili.
J.B.
La corrélation...
Le palais des congrès de Tunis
-30 Avril 1er et 2mai 2025 : le forum Pharmaceutique International 24eme édition
- 16 et 17 mai 2025 : le salon des patients avec pour slogan "nous vous accompagnons"
Oui... Même endroit... Même espace pouvant répondre aux thèmes des évènements.
C'est deux manifestations ont eu un but commun.. à vrai dire noble... Celui d'améliorer le quotidien du souffrant... Du malade... Du patient.
Cette visée va me permettre d'aller droit au but.
Et de m'autoriser à brûle pour point et de but en blanc de reprendre les conférences et débats ceux du 17 mai 2025.
Les salles portaient des noms prestigieux ceux des maîtres de la prise en charge thérapeutique Tunisienne...
Salle Dr Brahim El Gharbi pour les maladies chroniques et lourdes.
Salle Dr Monji Ben Hamida : les seniors sommeil et dépression.
Salle Pr Bachir Hamza : enfants et adolescents.
Salle Pr Khmayes Nagati : la nutrition.
Pour ce mois de mai 2025 deux événements à la foulée du sommet mondial de Johannesburg en août 2002 mais avec un intervalle de 23 années illustrant et démontrant l'incapacité de parvenir aux objectifs du slogan :" la santé pour tous " lancé par l'O.M.S. pour l'an 2000.
Aujourd'hui 2025 nous faisons face à des obstacles.. à des barrières.. à des entraves... Et à des écrans.
Pour améliorer les soins de santé, cela est certe nécessaire mais ne pas occulter la Morale, l'éthique et la déontologie.
Et surtout le serment d'hypocrate lors de la soutenance de la thèse. Ne pas le reléguer au tiroir mais plutôt résister aux chants des sirènes, chants corrupteurs celui des sirènes des laboratoires du commerce de la santé de l'industrie la plus rentable de la planète celle des médicaments pharmaceutiques.
Dont l'appétit financier est pantagruélique et parmis les écrans celui de la certification :
Véritable carotte saignant financièrement les établissements à travers les recours aux experts accrédités étrangers à l'administration locale
Et son obtention tardive mais périmée véritable tonneau des Danaïdes !!
Cette méthodologie de la certification assure la main mise de la colonialité cette culture que nous vivons.
Permettez moi de me limiter à ce sujet et de revenir à Johannesburg en août 2002. Grâce, et, dans la salle portant le nom du Dr Khmayes Nagati dont le thème a été la nutrition et la santé.
Mon bonheur rappeler notre culture alimentaire à travers le régime méditerranéen et nos références historiques médicales celles de l'école médicale de Kairouan, celle de Ishak Ibn Souleymane et de ses 4 manuscrits, ses livres, son travail, ont fait de lui le premier médecin nutritionniste des temps.
Ibn Al Jazzar
Et plus récemment du Dr Boukef et de son ouvrage relatif aux plantes... Une séance ayant également fait saliver l'assistance grâce aux recettes et aux voyages du palais par les évocations des secrets du terroir.
Merci à Chef Wafik Belaid 20h d'échanges... De points de vues... D'expériences... Responsable, conscient et surtout une conviction d'un retour au naturel à l'identité et au respect du souffrant et donc de nous retrouver dans les recommandations de Johannesburg d'août 2002 avec
Cette directive
Cette exhortation
Cet avis
Ce conseil...
Afin que les professionnels de la santé utilisent les remèdes naturels afin d'améliorer l'état de santé de leurs patients.
D'éviter de grever les budgets financiers des états donc du contribuable "patient"
De s'écarter des médicaments chimiques qui ne donnent aucun effet si ce n'est consolider la culture de la colonialité celle de la consommation... Celle du service... Celle des "meilleurs du monde" celle d'Aldous Huxley... La société des alphas des bêtas et des gamas.
Cherifa Ammar née Baouab
Membre honoraire de la S.T.H.M.P.
Tourisme intérieur : La nouvelle loi sur les chèques privera-t-elle les tunisiens de leurs vacances?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Ils sont 2.5 millions de Tunisiens qui passent leurs vacances dans les hôtels. La majorité paye leur séjour par des chèques antidatés et échelonnés. Maintenant que ce mode de paiement n’est plus légal, comment le Tunisien moyen va financer ses vacances?
Lors d’une séance de travail stratégique visant à renforcer le tourisme intérieur organisée par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat au mois de décembre 2024, le ministre, Sofian Tekaya, avait indiqué que «le tourisme intérieur représente plus de 25 % de l’activité touristique en Tunisie». L’objectif du ministère est que ce taux dépasse les 50 % dans les dix prochaines années. Selon certains observateurs, cet objectif est difficile à atteindre à cause de la nouvelle loi des chèques, «une grande partie des touristes dits intérieurs paient leurs vacances à crédit et en utilisant des chèques antidatés et échelonnés. De fait, avec la nouvelle loi des chèques, il est difficile pour le Tunisien moyen de financer autrement ses vacances», nous dira l’universitaire Salem Chérif. Le tourisme n’est pas, par ailleurs, le seul secteur touché par cette loi des chèques. En témoigne cette baisse vertigineuse des commandes enregistrée dans le dernier salon ses meubles. Selon l’expert en économie et en finance, Mohamed Salah Jennadi: «Le taux de cette baisse est estimé à 40% et le chiffre d’affaires du salon a chuté de 40%. Cette chute a des effets graves sur les emplois dans le secteur des meubles et de l’ameublement qui emploie 150 mille ingénieurs, techniciens, menuisiers et ouvriers en plus des commerciaux. Alors, il faut revoir cette loi qui risque de mettre à plat plusieurs secteurs».
Un système à revoir…
Depuis la promulgation de cette nouvelle loi sur les chèques, le cash a explosé en Tunisie. Seulement, il faut avoir de l’argent liquide pour continuer à vivre normalement, «30% des achats se font à crédit en Tunisie et le chèque était le mode de paiement le plus sûr. De fait, avec cette nouvelle loi, le volume des grandes transactions va baisser automatiquement de 30% et avec un coup de frein pour les entreprises et derrière toute l’économie nationale», nous dira l’expert en économie et en finance Mohamed Salah Jennadi. Que faire, alors, pour sortir de cette impasse?
En janvier dernier, l’expert Ahmed Karam s’était prononcé sur la question dans une interview accordée au site Webmanager. Selon lui: «L’un des principaux volets de cette réforme est l’interdiction des chèques antidatés, une pratique pourtant répandue auprès des particuliers et des PME pour la gestion de leur trésorerie. Cette mesure pourrait entraîner des difficultés à court terme, mais Karam souligne que des solutions alternatives doivent être développées pour pallier cet impact». Et d’ajouter: «Parmi ces alternatives, les cartes de paiement, bien qu’en progression, sont encore sous-utilisées, représentant seulement 40% des transactions économiques en Tunisie. Le retrait d’espèces demeure la norme, en raison notamment de la traçabilité qu’implique l’utilisation des cartes, ce qui freine leur adoption par certains commerçants. Karam préconise des incitations fiscales pour encourager l’usage des cartes et des réformes dans le système des commissions bancaires afin de rendre les paiements électroniques plus attractifs. Concernant les PME, Karam recommande de renforcer les crédits d’exploitation pour compenser l’interdiction des chèques antidatés. Les banques travaillent sur des solutions adaptées, mais un cadre de notation plus efficace est nécessaire pour mieux évaluer les risques financiers. La modernisation du cadre légal des effets de commerce est également préconisée afin d’améliorer la protection des créanciers et simplifier les procédures administratives».
M.B.S.M.
Finale Coupe de Tunisie : Un derby, une première et des ambitions partagées
Par Kamel ZAIEM
Il s’agit d’une première. C’est le premier duel entre les deux équipes à un stade aussi avancé de la coupe de Tunisie. Un rendez-vous que les deux équipes aborderont avec de sérieux atouts à faire valoir.
La fête de la finale de la coupe de Tunisie opposera, tout à l’heure au stade de Radès, les deux voisins tunisois dans un duel qui promet beaucoup.
Il s’agit d’une finale qui réunit le Stade Tunisien, le détenteur de la coupe la saison passée, à l’Espérance de Tunis, le tout nouveau champion de la Ligue 1. C’est dire que nous aurons droit à une belle affiche avec deux lauréats qui feront tout pour avoir le dernier mot.
Ils ne lâchent rien
Le Stade Tunisien, auteur d’une belle saison malgré le fléchissement au cours de la seconde moitié du championnat, a confirmé son statut d’équipe difficile à manier dans l’épreuve de la coupe de Tunisie. A ce propos, il suffit de rappeler que les Stadistes ont sorti l’Etoile du Sahel, à Sousse même en quart de finale, avant de s’imposer face à l’US Monastir, également en déplacement. C’est dire que les Rouge et Vert vendront très cher leur peau lorsqu’il s’agit de coupe, d’autant plus qu’il dispose de véritables « guerriers » qui ne lâchent rien, même lorsqu’ils ne figurent pas en tant que favoris.
Au Bardo, les hommes de Chokri Khatoui, un coach qui travaille en silence et qui sait tirer le maximum de son effectif, sont animés d’énormes ambitions pour garder leur titre et se battront jusqu’au bout pour atteindre cet objectif.
Une armada offensive
En face, on trouve des Sang et Or encore revigorés par leur sacre mérité en championnat et prêts à se battre encore pour gagner le doublé. Il faut dire que l’Espérance a montré un visage plus rassurant et plus spectaculaire depuis l’arrivée de Maher Kanzari, l’ex-coach du Stade Tunisien. D’ailleurs, le sort l’a mis en face de son équipe formatrice pour une seconde finale d’affilée après celle qui a opposé les Stadistes au CAB, entraînée par le même Kanzari.
Les Espérantistes ne sont pas à présenter. Ils disposent d’un effectif très riche et d’une véritable armada en attaque capable de faire trembler n’importe ligne défensive. D’ailleurs, les récents champions ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin, d’autant plus qu’ils ambitionnent de faire le plein avant d’aller disputer le mondial des clubs dans quelques semaines.
A Radès, l’affiche est alléchante à plus d’un titre et promet un beau spectacle et même du suspense, en présence de deux équipes capables de faire la différence, chacune à sa manière.
Rappelons également que le match sera arbitré par Oussama Ben Ishak qui sera assisté sur les lignes par Mohamed Trabelsi et Wissam Boughattass. Bassem Belaid officiera en tant que quatrième arbitre, tandis que Bassem Abouda sera l’assistant additionnel. A l’assistance vidéo (VAR), Fraj Abdellaoui tiendra les commandes, épaulé par Majdi Bellagha et Khaled Souayah.
Que le meilleur gagne…
K.Z.
«Prix Mustapha Azzouz de littérature arabe pour enfants» : Un forum au programme, la remise des prix le 4 juin
Par Imen ABDERRAHMANI
Il est le seul rendez-vous consacré aux écrits pour enfants en Tunisie et l’un des rares dans le monde arabe. Le prix Mustapha Azzouz, dans sa 16e édition, livrera ses secrets le 4 juin à la Cité de la culture, avec l’annonce des noms des heureux lauréats.
Écrire pour les enfants n’est jamais une mince affaire. Que dire aujourd’hui de cette génération qui boude la lecture au profit des écrans ? Écrire, c’est résister, c’est faire face à toute une vague de banalisation et de marginalisation du rôle du livre et de la lecture dans le développement mental et psychologique de l’enfant. Le prix Mustapha Azzouz de littérature arabe pour enfants constitue l’un de ces remparts et l’une des plus importantes plateformes d’encouragement et de soutien aux auteurs. C’est aussi une célébration de la mémoire de cet écrivain tunisien qui a marqué de son empreinte la scène littéraire tunisienne, enrichissant la bibliothèque nationale par de nombreuses publications pour enfants, entre poésie et conte.
Soufflant dans quelques jours sa 16e bougie, ce rendez-vous littéraire, ouvert à tous les écrivains arabes sans exception — même aux enfants et adolescents (de 9 à 18 ans) ayant du talent — a enregistré cette année une hausse notable du nombre de candidatures déposées. Lors d’un point de presse tenu récemment, les organisateurs ont annoncé la participation de 117 écrivains professionnels et 22 jeunes plumes (enfants et adolescents) issus de plusieurs pays, parmi lesquels l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Égypte, l’Irak, la Jordanie, le Maroc, la Syrie, la Palestine, la Somalie, le Tchad et bien sûr la Tunisie, sans oublier des écrivains de la diaspora installés en France, en Suède et même aux États-Unis.
Trois prix seront décernés aux lauréats de la compétition des auteurs professionnels, ainsi que trois prix d’encouragement aux jeunes lauréats dans la compétition de littérature jeunesse, destinée aux auteurs âgés de 9 à 18 ans.
D’une valeur globale de 25 000 dinars, les prix sont attribués comme suit : 12 000 dinars pour le premier lauréat, 10 000 dinars pour le deuxième, et 8 000 dinars pour le troisième. Quant aux trois prix d’encouragement, d’une valeur de 1 000 dinars chacun, ils seront attribués aux plumes en herbe, dans la catégorie enfants et adolescents écrivains.
Placée sous le thème «L’humour, le burlesque et le ludique dans la littérature pour enfants», cette édition bénéficie du soutien du ministère des Affaires culturelles et de l’ArabTunisian Bank (ATB).
S’étalant sur deux jours, le programme du «Prix littéraire Mustapha Azzouz de littérature arabe pour enfants» comprend, comme le veut la tradition, un forum annuel qui analysera le thème de l’édition du point de vue littéraire, pédagogique et psychologique. Une dizaine de spécialistes venus de Tunisie et d’autres pays arabes y participeront.
La clôture du forum, qui se tiendra à la Cité de la culture, se fera avec la cérémonie de remise des prix aux heureux lauréats de cette édition.
Place aux jeunes plumes
Trois ateliers de lecture et d’écriture littéraire destinés aux enfants accompagneront les travaux du forum. Une soixantaine d’enfants issus de plusieurs régions de Tunisie participeront à ces ateliers, selon les estimations des organisateurs. Ces ateliers sont organisés en partenariat avec le ministère de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées, ainsi que ses divers commissariats régionaux.
Les enfants y seront initiés aux techniques d’adaptation littéraire, cinématographique et théâtrale. Des exercices qui leur permettront d’affûter leurs talents et de s’ouvrir à de nouveaux horizons.
Au cours de ces ateliers, un focus sera proposé sur l’expérience hors pair de l’un des pionniers de la scène littéraire tunisienne : Mouheddine Khraief (1932–2011), figure majeure de la littérature pour enfants, non seulement en Tunisie, mais dans tout le monde arabe. Son œuvre, riche par sa diversité et sa longévité, s’étend sur plus de trente ans. Elle débute avec ses recueils poétiques «L’Enfant et le papillon doré» et «Chansons de l’enfance» publiés en 1975, suivis de «Dialogues d’enfants» (1979), « Pièces de théâtre pour enfants» (1980), «Bourgeons de l’enfance» (1992), et «Poèmes pour enfants». Il a également conçu des programmes radiophoniques pour enfants. Ses efforts dans ce domaine ont été couronnés par le Prix de la Mairie de Tunis pour la poésie enfantine.
Aujourd’hui, ce prix doit évoluer pour faire la promotion des ouvrages et des auteurs couronnés et trouver la bonne formule pour assurer la distribution de ces livres dans le monde arabe ? A méditer !
I.A.
Editorial : Main à la pâte, main à la poche
Le démantèlement, très médiatisé, des camps de fortune de migrants subsahariens installés à El Amra et Jébéniana a permis de rassurer un tant soit peu les citoyens de ces deux villes relevant du gouvernorat de Sfax et considérées comme l’épicentre de la crise migratoire en Tunisie. Ces opérations, qui se déroulent de manière pacifique dans le strict respect du droit des migrants, ont fait baisser de deux crans les tensions sociales qui avaient pris une ampleur considérable ces derniers mois. Houssemeddine Jebabli, le porte-parole de la Garde nationale, a déclaré jeudi dernier au micro de Radio Sfax, que les « autorités organisent actuellement deux vols de rapatriement volontaire chaque semaine, en plus de nombreux départs individuels». Au total, ce sont « quelque 3400 migrants irréguliers qui ont volontairement quitté depuis le début de l’année la Tunisie », a ajouté Jebabli en précisant que les autorités tunisiennes ont renforcé les mesures de contrôle aux frontières afin d’empêcher l’entrée de migrants irréguliers par voie terrestre et leur départ vers l’Europe par voie maritime sur des embarcations de fortune.
La communication dans la transparence a ceci de particulier, c’est qu’elle permet de couper la route aux surenchères et aux rumeurs dont on ferait certainement l’économie par souci de salubrité publique. Bref, de lever les équivoques et surtout, surtout de rassurer. Et sur ce point, on peut dire que les autorités compétentes font beaucoup mieux que d’habitude depuis quelque temps, même s’il faut reconnaitre qu’on nous laisse quelque part sur notre faim. Pourquoi ? Parce que nos responsables ne disent pas tout sur ce sujet brûlant et ont tendance à distiller l’information au compte-gouttes. On ignore tout, en effet, sur le sort réservé à ces migrants qui ont été déplacés d’El Amra et de Jébéniana. Ont-ils été relocalisés ailleurs dans des espaces spécialement conçus et contrôlés, dotés d’un minimum de commodités qui puissent préserver leur dignité et éviter qu’ils ne squattent d’autres endroits, ce qui est de nature à créer de nouvelles tensions sociales avec les populations locales ? A contrario, s’est-on contenté de les obliger à quitter seulement la région, ce qui revient à dire qu’on n’aura fait qu’un coup d’épée dans l’eau puisqu’on va acculer ces desperados à s’installer ailleurs ?
Selon les statistiques officielles du ministère de l’Intérieur, le nombre des migrants subsahariens installés en Tunisie s’est multiplié par trois entre 2014 et 2021, passant de 7 mille à 21.400. La mobilité de ces migrants rend difficile, cependant, la quantification exacte de ces chiffres. On sait qu’un nombre, assez limité il faut l’avouer, de migrants qui ont exprimé leur désir de retourner volontairement dans leur pays mais beaucoup d’autres refusent justement de se faire rapatrier et réclament soit de les laisser partir vers l’Europe soit le droit de travailler et de vivre en Tunisie avec leur famille. Combien sont-ils et qu’envisagent de faire les autorités tunisiennes à ce propos ?
Autre question importante : aura-t-on les moyens de rapatrier tous les migrants qui désirent retourner volontairement chez eux ? Toutes ces interrogations et non des moindres qui obnubilent l’attention de très nombreux Tunisiens restent sans réponse et donnent l’impression finalement que la crise migratoire qui a créé pas mal de grabuges dans nos murs est loin d’être malheureusement dans le rétroviseur. N’ayons pas peur des mots, la Tunisie n’a pas les moyens de gérer seule ce dossier épineux en raison de ses implications économiques et sociales. Elle ne peut, par conséquent, supporter une charge aussi lourde qui dépasse largement ses capacités. Pour permettre le rapatriement volontaire d’un plus grand nombre de migrants, il est nécessaire que les pays européens mettent davantage la main à la pâte ou plutôt à la poche. Certes, l’Organisation Mondiale de la Migration offre des services d'assistance aux migrants qui souhaitent retourner volontairement dans leur pays d'origine, mais son action est somme toute limitée et insuffisante, car elle requiert des moyens financiers plus conséquents. L’Union européenne, qui cherche à juguler les flux incessants des migrants clandestins sur ses frontières, a tout intérêt à ne pas se dérober à ses obligations financières à l’égard de la Tunisie, un pays qui s’est engagé à lui porter assistance. Le jeu et les enjeux en valent bien la chandelle et c’est la raison pour laquelle l’Europe ne doit nécessairement éviter de s’égarer dans les petits calculs d’épiciers qui ne feront que compliquer davantage la situation et empêcher la résolution espérée de ce sacré problème migratoire…
C.B.
Handball : Insatiable, l'Espérance ajoute la coupe au championnat
Par Jamel Belhassen
Poursuivant sa domination sur le handball tunisien, l'Espérance de Tunis a réussi cet après-midi à remporter la coupe de Tunisie contre le CSSakiet Ezzit (28- 21 ). A la mi-temps les Sang et Or menaient déjà par ( 15-8). Pourtant les Sudistes ont bien entamé le match en prenant une avance de 4-1 grâce aux ellorts des Braham, Nsiri ou Kallel. L'Espérance est rentrée progressivement dans le match pour renverser la tendance en sa faveur ( 7-4) puis ( 12-8) pour finir la première période ( 25-8) avec des buts de Bacha, Boughanmi. Ben Salah, Slama et Jallouz. En seconde période, les Sang et Or vont gérer leur avance . ( 17-9) , (20-12),(23-16), (25-18). Avec la richesse de son effectif, le club de Bab Souika pouvait effectuer les changements voulus sans que le niveau s'en ressente. Finalement, L'Espérance remporte logiquement la énième coupe de Tunisie (28-21) Face à un CSSakiet Ezzit qui n'a pas démérité.
Chez les Féminines, en lever de rideau, le Club Africain a battu le CSMoknine (28-25).
J.B.
Finale ST-EST: Les Stadistes visent une 2e coupe de suite, les Sang et Or veulent le doublé
Par Jamel Belhassen
Les ferus de beau football auront droit à un spectacle de choix demain à Rades à l'occasion de la finale entre le Stade Tunisien, désigné club recevant, et L'Espérance, champion en titre. Avec deux styles différents, les deux clubs se donneront à fond, sans trop de calculs ni de préjugés. Une finale se joue avec un cœur gros comme ça et une confiance inébranlable. Sur un seul match, tout est possible. Donc il n'y aura pas de favori et d'outsider. Chaque formation jouera le jeu de bout en bout pour éviter les regrets d'après match. L'Espérance compte sur une attaque qui crache le feu, le Stade Tunisie compte sur une défense hermétique capable de jouer les pompiers. D'un côté il y aura les Blaili, Sasse et Jebali , dans l'autre, Sahraoui, Khalfa ou Toure. La forme du jour, l'inspiration et l'efficacité feront certainement la différence entre des Stadistes qui visent la seconde coupe de suite et des Esperantistes qui veulent joindre la coupe au championnat. Souhaitons enfin un très beau match pour clôturer la saison 2024-2025 sur une bonne note et ce quel que soit le nom du vainqueur.
Formations probables
S.T. : Hlel, Khalfa, Sahraoui, Laifi. Toure, Bonheur, Ndaw, Kadida, Saafi, Atoui ( Ayari)
E.S.T. : Ben Said. Ben Ali, Ben Hamida, Toughai, Jelassi, Ogbelu, Guennichi, Jebali, Sasse, Blaili et Jabri.
J.B.
Édito : Stopper Netanyahou avant qu’il ne soit trop tard - Par Jalel HAMROUNI
Alors que la communauté internationale se contente de condamner, le gouvernement sioniste, dirigé par Benyamin Netanyahou, poursuit à marche forcée sa politique d’expansion coloniale en Cisjordanie occupée. L’annonce de nouvelles colonies juives dans cette région constitue non seulement une violation flagrante du droit international, mais aussi un coup dur porté aux espoirs de paix. Face à cette fuite en avant, il est plus que jamais urgent de réagir. Il faut stopper la folie de Netanyahou avant qu’elle ne condamne définitivement la possibilité d’une coexistence pacifique entre Israéliens et Palestiniens.
Les nouvelles colonies ne sont pas de simples projets immobiliers. Elles sont des instruments d’annexion de facto, des actes de dépossession qui étouffent un peu plus les espoirs du peuple palestinien d’avoir un jour son propre État viable et souverain. Chaque maison construite, chaque route réservée aux colons, chaque checkpoint ajouté est une brique de plus dans le mur de l’apartheid territorial. Cette politique ne relève pas d’un hasard ni d’un besoin sécuritaire. Elle répond à une logique claire : rendre irréversible le contrôle sioniste sur la Cisjordanie, fragmenter le territoire palestinien et ainsi rendre impossible toute solution basée sur deux États.
En effet, la colonisation en Cisjordanie a commencé avec l’occupation sioniste en 1967, lorsque les systèmes juridiques ont été modifiés par l’adoption d’une combinaison d’ordres militaires illégaux qui ont légitimé la confiscation et la saisie de terres publiques et privées palestiniennes dans le but de construire des colonies, de fournir des services et d’autres objectifs de colonisation.
D’ailleurs, tous les gouvernements sionistes successifs ont adopté une politique de construction et d’expansion des colonies en Cisjordanie, et ont fourni des incitations et des facilités pour encourager l’immigration israélienne dans cette région. Alors que la Cisjordanie était totalement exempte de colonies en 1967, au début de 2025, on y comptait environ 176 colonies et 186 avant-postes, habités par 726 427 colons.
Netanyahou ne s’en cache d’ailleurs pas. Il revendique l’héritage idéologique de la droite expansionniste et affirme, avec ses alliés d’extrême droite, que la Judée-Samarie, nom biblique de la Cisjordanie, fait partie intégrante de l’entité sioniste. C’est un discours dangereux, qui nie le droit des Palestiniens à disposer d’eux-mêmes et qui alimente une dynamique explosive de violence et de répression. Il ne s’agit plus seulement de torpiller les négociations de paix, inexistantes depuis des années, mais bien d’enterrer définitivement toute perspective d’État palestinien.
Face à cette escalade, la communauté internationale reste dramatiquement passive. Les déclarations d’indignation et les résolutions sans effet se succèdent, tandis que sur le terrain les bulldozers avancent. L’Union européenne se contente d’exprimer sa « préoccupation », les États-Unis adoptent une posture ambiguë, oscillant entre soutien inconditionnel à Israël et critique molle des excès de son gouvernement. Ce double discours est non seulement inefficace, mais complice. À quoi sert-il de condamner les colonies si l’on continue à commercer avec elles ? À quoi bon parler de paix si l’on ne sanctionne pas ceux qui sabotent systématiquement les bases mêmes de cette paix ?
Il est temps de passer à l’action. L’expansion coloniale doit être considérée comme une ligne rouge. Cela implique des mesures concrètes : gel des accords commerciaux avec les colonies, suspension de la coopération militaire avec l’entité sioniste tant que le droit international est bafoué, reconnaissance pleine et entière de l’État de Palestine par les nations qui ne l’ont pas encore fait. Il ne s’agit pas d’être antisémiste, mais de faire respecter le droit, et surtout de défendre les principes universels de justice et de dignité humaine.
Car au cœur de ce conflit, il y a une vérité que la propagande tente d’effacer : les Palestiniens ne sont pas des intrus sur leur propre terre. Ils ont droit à la liberté, à la sécurité, à la souveraineté. Ils ont droit à un État. La seule solution réaliste, humaine et durable reste celle des deux États vivant côte à côte, dans des frontières sûres et reconnues, avec Al Qods comme capitale palestinienne. Toutes les alternatives, de l’État unique à la gestion éternelle du conflit, mènent au chaos, à l’occupation permanente et à une violence sans fin.
Benyamin Netanyahou peut croire que sa stratégie d’occupation et de force lui garantira la sécurité de l’entité sioniste. En réalité, elle ne fait qu’exacerber les tensions, nourrir l’extrémisme dans la région du Moyen-Orient et priver ses habitants d’un avenir pacifique. La colonisation est une impasse, une erreur morale, politique et stratégique.
C’est pourquoi la communauté internationale doit cesser de détourner les yeux. Il est temps de faire pression, de conditionner l’aide à l’entité sioniste au respect du droit, d’exiger un arrêt immédiat de la colonisation. L’histoire jugera sévèrement ceux qui, par leur inaction, auront laissé la paix mourir sous les gravats d’une colonie de trop.
J.H.
Au Centre d’art B7L9: « Aisha », le tatouage féminin en question
Le Centre d’Art B7L9 accueille jusqu’au 31 juillet 2025, « Aisha », première exposition en Tunisie et en Afrique de la photographe et cinéaste yéménite-égyptienne-américaine Yumna Al-Arashi.
Pour la première fois, l’ensemble de l’étage supérieur du centre s’est entièrement transformé en un espace où le public sera invité, jusqu’au 31 juillet 2025, à découvrir l’héritage, la mémoire et l’identité à travers l’art ancestral et symbolique du tatouage féminin. L’exposition est un accompagné d’un livre, abordant le même sujet.
« Aisha », première monographie d’Al-Arashi, en hommage à la mémoire de son arrière-grand-mère, est le fruit d’un voyage de trois ans à travers l’Afrique du Nord, des montagnes de Dahar, dans le sud tunisien, jusqu’au massif de l’Atlas, au Maroc. En quête du sens des tatouages qui ornaient le corps de son arrière-grand-mère, l’artiste explore les traces d’une tradition matriarcale marquée par le silence et la résilience.
Rassemblant l’intégralité des images prises au cours de son périple, ce premier livre de la photographe et cinéaste Yumna Al-Arashi rend hommage, à travers 392 pages et 320 photographies en couleurs, à la lignée de femmes dont elle est issue, des femmes originaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord qu’elle a rencontré et photographié : toutes debout, assises, regardant, se déplaçant et riant avec assurance et joie.
« Aisha » comporte également des écrits et des poèmes d’Al-Arashi dans lesquels elle évoque les souvenirs de son arrière-grand-mère.
L’artiste et auteure évoque aussi les archives coloniales, les récits transmis entre générations et les questions liées à l’identité des femmes arabes dans des sociétés marquées notamment par le patriarcat.
Le TNT propose, pour ce soir, en première, un " Jacaranda"
Le Théâtre National Tunisien présente, aujourd’hui, à partir de 19h00, la première de « Call Center Tragedy », texte et dramaturgie de Abdelhalim Messaoudi, scénographie et mise en scène de Nizar Saïdi.
Produite par le « Jeune Théâtre National », la pièce s’interroge sur les relations qu’entretient l’être humain entre le passé et le présent. « La fin de la deuxième décennie du deuxième millénaire. Des personnages épuisés par l’attente, par des rêves sans cesse différés. Des figures qui avancent à pas chancelants entre les décombres du passé et les mines du présent, en quête d’une forme de salut, d’un récit alternatif encore non écrit.
Peut-être sont-ils les fantômes d’une expérience sociale, ou des acteurs d’une tragédie ancienne rejouée encore une fois… Au cœur de ces ruines, surgit un espace étrange mais familier : un centre d’appel (Call Center). « Jacaranda » (Pour son titre arabe) est un interrogatoire de la mémoire collective en crise, de la conscience individuelle impuissante, d’une génération née en temps de doute, et ayant grandi à l’ombre du silence…
Une génération qui n’a pas hérité de la patrie, mais de l’impasse.
Une halte au sein d’une question : Pouvons-nous cesser de ruminer le passé, et oser vivre comme une création nouvelle ? », C’est l’histoire que tente le duo Messaoudi- Saïdi de partager sur la scène du 4ème art avec au casting : Hamouda Ben Hassine, AssalaKouass, Anis Kammoun, ThawebIdoudi, HelmiKhalifi, Meriem Toumi, Mohamed ArafetGuizani et Hasna Gannem.
















